ATTELLE
ATTELABLE adj. Qui peut être artelé : On rend certains zèbres at-
TELABLKS. AlUrucheS ATTELABLES.
ATTELABUS {té, buss — du gr.
attélabos, sorte de sauterelle) n. m.
Genre d'insectes coléoptères rhyn- Attelabus [gr. 3 fois), ohophores, famille des curculioni-
(lés, sous-famille des orthocérinés, renfermant des charançons de taille moyenne, ordinairement roux ou rouges, répandus surtout dans l'hémisphère boréal, et dont l'espèce type {atlelabus curculionoides) vit, dans nos pays, sur les c"liénes, dont sa larve dévore les feuilles.
ATTELAGE n. m. Action ou manière d'atteler des bêtes de somme : S'entendi-e à /'attelage. Attelage bien fait.
— Par est- Bétes de somme, bœufs, chevaux appareillés, etc., et employés ensemble : Un bel attelage.
Ij'aitelage suait, soufflait, était rendu.
La Fontaine.
— Attelage en arbalète. Attelage de trois chevaux, dont deux de timon et un de volée, ou de cinq chevaux dont
sont attelées : On éonduît les brrnfs dans les pâturages le matin, et quelquefois le soir après /'attelée. (Magne.)
ATTELER (rad. attel. — Double le / devant un e muet : J'attelle. J'attellerai) v. a. Attacher des animaux à une charrue ou à une voiture que l'on veut faire traîner : Atteler des chevaux. Atteler des bœufs à la charrue.
— Se dit du véhicule lui-même : Atteler une voiture.
Le fromeot répandu, l'homme attelle la herse.
Lauartinb.
— Poôtiquem. Atteler à son char, Vaincre et faire servir à sa gloire, à son triomphe.
Attelé, ée part. pass. du v. Atteler.
— Traîné par des animaux. Prend alors la préposit. de) : Le char de Vénus était attelé de colombes.
— Fig. Conduit, réglé, gouverné : La vie est attelée DE deux mauvais chevaux: te boire et le manger. (Ronsard.)
Assujetti, condamné à quelque fonction pénible, â ixie rude labeur : Etre attelé à un travail ingrat, ïapeur attelé. Vapeur accouplé à un bâtiment pour le remorquer.
— Loc. poét. Etre attelé au char de, Etre entraîné par, ou à la poursuite de :
Lps grands et les pellts sont d'une ardeur commune Attelés jour et nuit au char de la fortune.
Reonard.
— pRov. : C'est une charrue ou C'est une charrette mal attelée. Se dit en parlant d'époux qui vivent en mauvaise intelligence, d'associés qui ne sont point d'accord.
S'afte/er, v. pr. Etre attelé : Les animaux ne doivent s'atteler qu'avec des compagiions de même allure et de même force, il S'attachera une voiture pour la traîner.
— Fam. Se lier, s'associer : // faut mxXrement réfléchir
quelque
ATTELLEMENT n. m. Actîon d'atteler, résultat do cette action : Procéder à /'attellement des chevau.r, dfs bœufs.
ATTELOIRE OU ATELLOIRE (rad. atteler) n. f. Cheville mobile qui sert à fixer les traits du cheval au timon ou aux brancards, il Poignée pour saisir un outil ou un instrument.
ATTENANCE (rad. attenir) n. f. Syn. de dépendance : Vendre une ferme, une maison et ses attenances.
ATTENANT (rad. attenir) prép. Auprès, à côté de : Une prairie attenant la rivière.
— Attenant de, loc. prép. Près de, touchant à : // loge
tout ATTENANT DU palaiS.
— Adverbial. Dans le voisinage immédiat : Connaissezvous telle maison ? — Je loge tout attenant.
ATTENANT, ANTE (rad. attenir) adj. Contigu, adjacent : Cour attenante à une maison.
— Syn. Attenant, adjacent, contigu, Joignant, proche, prochain, voisin. V. adj-acent.
ATTENDANT, ANTE adj. Qui attend. (Peu usité.)
— Hibt. Sots attendants. Membres de la société la Sottise, qui existait à Paris, rue Groneta, et dont lo chef portait le nom de « prince » .
— Mus. Cadence attendante. Cadence imparfaite qui se fait en montant d'une quinte, et ainsi nommée parce que, loin d'achever la phrase, elle est particulièrement propre à l'interrogation, qui oblige d'attendre une réponse.
ATTENDANTS n. m. pi. Membres d'une secte clirétîcnn© qui soutenait qolil fallait attendre une nouvelle Eglise, parce qu'il n'y en avait pas encore une véritable. — Un attendant-
Attendez-moi sous Porme, comédie de Rcgnard,
deux de timon et trois de volée, il Attelage à quatre. Attelage de quatre chevaux, dont deux de timon et deux do volée, conduits à longues guides, ii Attelage à la Daumont^ Attelage de quatre chevaux montés par des postillons. Il Attelage en flèche. Attelage de deux chevaux placés l'un devant l''autre, l'un en timon, l'autre en volée. (On dit aussi EN tandem.)
— Enctcl. En agriculture, on nomme attelage l'ensemble des animaux attelés à un môme véhicule pour les charrois, ou à une même machine (charrue ou toute autre) pour le travail de la terre. Les animaux sont le plus souvent accouplés, et, s'il est nécessaire, on dispose plusieurs couples à la ii!e. 11 y a tout intérêt à n'employer dans un attelage déterminé que des animaux de même espèce, afin que, travaillant de même manière, les efforts individuels de ces animaux s'unissent plus facilement en un effort total simultané. Il y a intérêt aussi à toujours accoupler les mêmes animaux et à n'accoupler que des animaux qui se plaisent mutuellement.
C'est, cependant, souvent une nécessité pour le petit cultivateur d'atteler ensemble des animaux d'espèces différentes ; mais il est inévitable que le travail accompli s'en ressente d'une façon désavantageuse.
Le désavantage des attelages multiples, surtout d'animaux d'espèces différentes, provient de l'inégalité dans la taille dos animaux, des angles que forment les traits dans tous les sens, du poids des cordes, de leur extensibilité, de la résistance qu'offrent les animaux placés en arrière, à la force qui tend à les amener sur la ligne de tirage des premiers, de la fatigue qu'éprouve le limonier par la pression des brancards, et de ce que tous les animaux n'agissent pas en même temps. En plaçant les traits en ligne droite et en les employant aussi courts que possible, on diminue ces inconvénients.
ATTELÉE n. f. Temp<: Dendant lequel les bêtes de trait
avant de s'atteler avec quelqu'un, n Se dévouer, s'appli quer : L'utopiste s'attelle « toutes les chimères.
— Anton. Dételer.
ATTELET 0 U
HATTELET(/^du lat. bas ta, hampe, bâton) n. m. Sorte de petite broche :
Les petits gibiers rôtis se seriwnt avec leurs attklets d'argent,
ATTELLE n. f. ou ATTEL n. m. (du lat. hasta, lance, ou de tclum. trait, dardi, morceau de fer arrondi que l'on adapte sur les côtés du collier d'un cheval pour supporter l'attache des traits.
— // est comme une attelle. Se dit d'une personne très maigre. (Fam.)
— Chir. Eclisse, lame de fer-blanc, dp bois, de carton, etc., que l'on garnir 1 ■ linge, et que l'on applique le long d in membre fracturé ou luxé, pour le nKimtenir dans l'immobilité : Souvent on emploie, pour faire des attelles, un carton épais qu'on mouille, afin quil se moule sur A. attelle de
le membre fracturé. (Focillon.) F^n"^'^""" T.flif.^Z
rr.,'-., ^JL- j. telle OU mounette
— Techn. Morceau de bois creux dont ^^ vitrierse servent les plombiers pour prendre le
fer à souder. Il Les vitriers appellent leurs attelles moufiettes.
en un acte et en prose, avec un divertissement, représ<ntée au Théâtre-Français (1694). — Une petite intrigue villageoise et quelques couplets forment un badinage qui remplit l'idée attachée a ces mots passés en proverbe : Attendez-moi sous l'orme. Cette comédie a quelquefois été attribuée à Dufresny. L'erreur provient de ce que ce dernier a fait jouer au "Théâtre-Italien une autre pièce ayant également pour titre : Attendez-moi sous l'orme.
AtteNDOLO (Jean-Baptiste), savant littérateur italien, né à Capoue, mort vers 1592. Il était prêtre séculier <i membre de l'académie délia Crusca. Dans la famouM> querelle au sujet de la Jérusalem délivrée, il prit paru pour le grand poète. Il était fort instruit dans les langues .Ses œuvres comprennent des Discours sur divers suji(>, des commentaires, des poésies, etc.
AtTENDORN, petite ville de Prusse (prov. de W.-stphalie), sur la Bigge, affluent de la Lenne; 2.700 hab. Jadis, Attendorn faisait partie de la ligue hanséatique.
ATTENDRE (lat. attendere ; de ad, vers, et tenderr^ tendre : proprem., avoir l'esprit tendu vers) v. a. Restor, demeurer dans un lieu jusqu'à ce qu'arrive une personn.' ou une chose, ou qu'un fait se réalise : Attendre l'ennemi. Attkndre l'omnibus. L'homme faible craint la mort, le malheureux l'appelle, le brave la provoque, et le sage /"attend. (Franklin.)
— Se promettre une chose, l'espérer : U n'y a rien ih: bon à attendre d'une coquette.
— Attendre, suivi d'un infinitif, s'est employé avec la préposition X : Il y a des hommes qui attendent à être dévots que tout le monde se déclare impie et libertin. (Boss.)' Mais il ne s'emploie plus qu'avec les préposit. de ou pour :
Vivre seul, c'est languir, c'est attendre de vivre.