ATTRISTANT
— Anton. Consolant, réjouissant.
ATTRISTER {triss) v. a. Rendre triste, affliger : On cesse bientôt de voir les gens gui vous attristent. (Alex. Dum.)
— Par ext. Assombrir, donner un air de tristesse à : L'hiver attriste la nature.
S'aitrister, v. pr. Devenir triste ; s'affliger :
Sous les lois des tyrans, tout gémit, tout s'attriste-
Voltaire.
— Par ext. S'assombrir, prendre un air de tristesse : En hiver, le ciel se voile et s'attriste.
— Anton. Charmer, consoler, , contenter, désattrister, égayer, enchanter, ravir, réjouir, satisfaire, transporter.
ATTRIT [tri), ITE (du lat. attritus, broyé) adj. En T. do théol., Qui a l'attrition : Une âme attrite-
ATTRITION [si — lat. attritio; de ad, à, et ierere, broyer) n. f. Phys. Action de deux corps durs qui s'usent par un frottement mutuel : C'est par Î'attrition que l'on aiguise, que l'on polit les métaux.
— Chirurg. Broiement, écorchure, résultant d'un frottement. (On a aussi donné ce nom au plus haut degré de la contusion, à l'écrasement d'une partie quelconque.) il Fnc-
tion énergique, exercée sur le corps pour y réveiller ou y e.xalter la chaleur animale.
— Théol. Regret d'avoir offensé Dieu, causé par la crainte du châtiment : Z'attrition est la contrition impar faite. Z'attrition ne suffit pas sans la confession, il Dans le langage commun. Repentir, regret, chagrin. (Inusité.)
— Encycl. Tbéol. Le mot attrition a été fréquemment employé dans les discussions théolo^iques à partir du xiii° siècle, quand on voulut déterminer avec précision les conditions intérieures de la rémission des péchés par le sacrement de pénitence. Ce fut surtout l'école de Scot qui défendit la suffisance de l'attrition avec l'absolution sacramentelle. Le concile de Trente déclare que l'attrition, pourvu qu'elle exclue la volonté de pécher, et qu'elle soit jointe à 1 espérance du pardon, dispose le pécheur à recevoir la grâce de Dieu dans le sacrement de pénitence. ,'Vu x\'ii'' siècle et depuis, certains théologiens ont soutenu que l'attrition requise pour le sacrement doit impliquer un commencement d'amour de Dieu. L'opinion communément acceptée aujourd'hui est que cette disposition n'est point nécessaire, à moins que Ion n'entende par là le bon propos d'éviter le péché et la confiance dans la bonté de Dieu.
— SyN- Attrition, componction, contrition, remords, repentir. La contrition est, en général, le regret des péchés que l'on a commis ; si elle a pour motif principal 1 amour de Dieu, elle est dite contrition parfaite ; si elle est causée par la considération de la laideur du péché et la crainte des peines éternelles, elle est dite contrition imparfaite ou attrition. On entend par componction le sentiment vif et habituel de la contrition. Le mot repentir s'applique à tout regret profond d'une faute. Le remords est le reproclie douloureux que sa conscience adresse à celui qui s'o.st rendu coupable d'un crime.
ATTRITIONNAIRE [si) n. m. Théologien qui soudent que l'attrition est suffisante pour justifier le pécheur sans le sacrement de pénitence, opinion aujcurd'hui condamnée. II On dit aussi attritionniste.
ATTRITIONNISME [si, niss) u. m. OpiuioQ des attritionnaires.
ATTROUPEMENT (rad. attrouper) n. m. Rassemblement presque toujours tumultueux, et dont le but, en gom-ral, est de manifester des intentions séditieuses ou hostiles : Les émeutes commencent toujours par des attroupi.mi'nts.
— Encycl. La loi du 21 octobre 17S9, dite loi marli.ilr. est la première qui ait prescrit des mesures spéciales ot édicté des peines pour le cas d'attroupements. On doit citer ensuite celles des 27 juillet-3 août 1791, du 10 avril 1S3I, et du 7 juin 1S48. Lorsque l'attroupement est armé, le magistrat (revêtu de son écharpe) lui fait deux sommations de se dissoudre, précédées chacune d'un roulement de tambour; si ces sommations restent sans résultat, l'attroupement est dissous par la force; s'il est sans armes, le magistrat, après une exhortation de se retirer, fait trois sommations, après lesquelles, s'il y a lieu, il est fait «sage de la force. La loi du 7 juin 184S ne s'explique pas sur le nombre de personnes nécessaire pour constituer un attroupement. La loi de 1791 fixait ce nombre à quinze. Ce point est laissé à l'appréciation du juge.
Les peines sont graduées selon que l'attroupement était ou non armé, et selon qu'il s'est réuni le jouroula nuit, qu il a fait ou non usage de ses armes (loi du 7 juin 1848, art. 4 et 5). Les provocations à un attroupement, arme ou non armé, faites par voie de discours proférés publiquement, et d'écrits ou imprimés affichés ou distribués, sont aussi punies de diverses j)eines (iW., art. 6). Les crimes et délits d'attroupement étaient déférés aux cours d'assises avant le décret du 25 février 1852, qui en a donne la connaissance aux tribunaux correctionnels.
ATTROUPER V. a. Assembler en troupe, plus ou moins tumultueuse : Le bœuf gras attroui'i; le peuple sur son passage .
S'attrouper, v. pr. S'assembler, tumultueusement ou non : Presque tous les oiseaux voyageurs s'attroui'ënt avant de partir.
Attwel (Hugues), acteur anglais, mort en 1621. Bien que contemporain de Shakspeare, il ne semble pas qu'il ait joué dans les pièces du grand poète. Il itarut dans VEpicœne de Ben Jonson, en 1609, et fut un dos acteurs i'avoris de la cour.
Attuarh ou ChassuARH, peuple de l'anc. Germanie, vivant, au moment où il faisait partie de la confédération franque, entre le Rhin et la Meuse. — Vn Attua-
RIUS ou CHASSCARirS [uSS).
Atuatiques , Aduatiques ou Aduatuques ,
peuple de la Gaule-Belgique, établi entre le Rhin et la Meuse, et descendant des barbares laissés sur le Rhin par les Cimbres et les Teutons à la garde des bagages. Ils furent vaincus et vendus comme esclaves par Jules César, en 51 av. J.-C. — Un Atuatique, Aduatique (ou Aduatuque).
— BiBLioGR. : de Vlamink, les Aduatuques, les Ménapiens et leurs voisins (Gand, 1SS3).
AtuATUCA TungrORUM ou AduatucA, cité et forteresse des Eburons, et non des Aduatiques. oii deux lieutenants de César, Cotta et Sabinus, furent massacrés avec quinze cohortes. C'est aujourd'hui Tongres, ou Emhovr. village situé au S.-E, de Liège, au confluent de rOurthe et de la Vesdre.
ATUN n. m. Bot. Syn» de heritiera.
ATUFIEN [in — de Adour, nom de cours d'eau) n. m. Nom donné par de Lapparent à la partie supérieure du terrain sénonien. L'étage aturien se divise en deux sousétages : le campanien à la base, et le maëstrichtien ou dordonien au-dessus.
AtwOOD (George), physicien anglais, né vers 1745 mort en 1807. Il fut professeur de physique à Cambridge, puis appelé à Londres par Pitt, qui l'employa au ministère des finances. Il imagina, pour démontrer les lois de la chute des corps, un appareil simple et ingénieux. V. l'article suivant.
Il a publié plusieurs traités estimés : Traité sur le mouvement rectiligne et la rotation des corps, avec une description d'expériences relatives à ce sjy'ei (Cambridge, 1784); Analyse d'un cours sur les principes de la physique, fait à l'université de Cambridge (Londres, 1784) ; etc.
Atwood [aft-ououd] (machine d"), appareil ingénieux inventé par le physicien anglais Atwooa, pour démontrer les lois de la chute des corps.
— Encycl. La chute des corps est soumise aux deux lois suivantes : 1° La vitesse d'un corps qui tombe librement est proportionnelle au temps écoulé depuis le corn- 7nencement de la chute; 2*" Les espaces parcourus sont proportionnels aux carrés des temps employés à les parcourir. Ces deux lois peuvent être vérifiées au moyen de la machine d'Atwooa. Voici en quoi elle consiste : une poulie A, très légère et rendue parfaitement mobile par la disposition de son axe, qui repose sur les jantes croisées deux à deux de quatre roues égales, reçoit dans sa gorge un fil do soie très fin, qui supporte, à chaque extrémité, un même poids dont la masse est M. Le poids du fil étant négligeable, les deux masses M sont toujours en équilibre. Mais, si sur l'une d'elles on pose une petite masse P, l'équilibre est troublé ; le poids qui a reçu la masse P descend ; mais ce mouvement sera moins rapide que si le corps P tombait seul, puisqu'il n'y a que le poids de ce corps additionnel pour entraîner la masse M-î M-|-P. Appelons g la vitessp, au bout d'une seconde, du poids additionnel tombant litin^ment et seul; et g' la vitesse de ce même poids lorsqu il entraîne les deux masses M. La force qui agit dans les deux cas étant la même, c'est-à-dire étant égale au poids du corps additionnel, les quantités de mouvement sont égales, et Ton a :
ffP=g' (2 M -h P), d'où g' = g X-^~^'
Ainsi, la vitesse g' est une fraction déterminée de la vitesse g; et cette fraction peut être rendue aussi petite qu'on voudra par l'augmentation des masses M. Ce ralentissement permet d'évaluer, avec assez d'exactitude, la durée de la chute d'un corps et les espaces parcourus. A cet effet, le long du chemin que doit suivre la masse M-|-P, est dressée une règle verticale divisée en millimètres, et munie de deux curseurs B et C, pouvant être lixës à volonté à des hauteurs difi'érentes. Le curseur B a la forme d'un anneau, de manière à laisser passer la masse M, mais à retenir la masse P, que l'on a faite plus allongée dans le sens horizontal. Le curseur C est une simple plaque métallique, pouvant arrêter la masse M veut. Une détente soutient, visà-vis du zéro, la masse M -f- P.
Un mécanisme, adapté à une horloge à secondes, fait jouer la détente et commencer la chute.
Pour vérifier la première loi énoncée plus haut, on place le poids M-i-P sur la détente, au niveau du zéi'o de la règle, le curseur B un peu au-dessous, et le curseur C au-dessous du curseur B, mais à une distance telle que l'intervalle BC soit parcouru en une seconde par le poids M, après avoir traversé l'anneau où sera resté le poids P. Cette distance s'obtient parime suite d'essais. Maintenant, on fait partir la détente ; le corps P tombe ; on note le temps qu il lui faut pour aller de zéro en B, où il s'arrête.
Cependant le mouvement des deux masses M continue en vertu de la vitesse acquise ; seulement, .
à partir du point B, il devient uniforme, puisqu'il n'est plus soumis à l'action qui l'a déterminé.
L'intervalle BC, que le corps M parcourt uniformément en une seconde, représente la vitesse du
système au point B. (V. vitesse.) Machine d'Atu-ood-
En répétant cette expérience autant de fois qu'on voudra, et déplaçant à chaque fois le curseur B, en ayant toujours soin que l'intervalle BC soit parcouru en une seconde, on reconnaîtra que les vitesses sont proportionnelles aux temps.
Pour vérifier la seconde des lois relatives à la chute des corps, on enlève le curseur B, et on compare le temps qu'il faut au poids M+P pour tomber de 0 en C, avec la distance OC parcourue pendant ce temps. On constate ainsi que les espaces sont proportionnels aux carrés des temps.
Atwood (Thomas), compositeur anglais, joueur de trompette, violiste et organiste, né en 17G7, mort à Chelsea (Londres) en 1838. Fils d'un charbonnier, il fit son éducation musicale en Italie, où l'envoya son protecteur le prince de Galles. De retour en Angleterre, il devint organiste de Saint-Paul et compositeur de la chapelle royale, ce qui ne l'empêcha pas d'écrire une quinzaine d'opéras; entre autres, le Prisonnier, le Château de Caemarron. le Pauvre Matelot, les Chevaliers de la Croix-Bouge, les Pauvres Amis, etc.
Atwood (Thomas), homme politique, banquier anglais, né à Birmingliam en 1773, mort en 1856. Il dirigeait à Birmingham, une riche maison de banque fondée par son père, lorsque, en 1816, fut agitée la question de revenir aux payements en espèces : il publia en faveur du papier-monnaie des écrits qui eurent du retentissement. Ses idées ayant été repoussées par le gouvernement, il organisa (1829), sous le nom do Utiion politique de Birmingham, une formidable machine d'agitation politique qui contribua puissamment au succès définitif de la réforme parlementaire. Sous la pression de l'opinion, les Chambres finirent par céder. Une fois la réforme accomplie, Atwood entra au parlement. Au bout de trois ans, il renonça à la vie publique, découragé do ne pouvoir faire adopter ses idées financières.
ATYA n. m. Genre de crustacés décapodes macroures, type de la sous-fa- Atya.
mille des atyinés, et
renfermant quelques espèces propres aux mers chaudes. Citons Valya moluccensis (océans Indien et Pacifique).
AtTADES, nom de la plus ancienne dynastie lydienne, qui régna environ du xvi" au xiii' siècle av. X.-C. Ces princes descendaient d'Atys, premier roi do Lydie, et ratr tachaient aussi leur origine au berger plirygien Atys, aimé de Cybèle et associé à son culte. — Un Atyade.
ATYINÉS 11. m. pi. Sous-famillo do crustacôs dûcapodos < < l'iiiri-s, raïuillo dos carididés, roufcrmaal loï» gonros , 'uriUitia, Iroif tueur is, etc. — f/n atyink.
Ai'YLE ou ATYLUS {tu8S — du gr. apriv., ot tiilos, i.(;cm-odo
Uphif.ud.'
Atyle.
Alype (g
Citons V ait/lus bicasni, (Groonlaïui).
ATYLINÉS D. m. pi.
Sous-lamilio do crustacés amphipodos, sous-ordro dcscrovottinos, tainille des ganimaridés, ronfermant do potitos crovottos rôpartios dans los genres atyle., dcTaminc, callio-
pC, OtC. — Un ATYLINÊ.
ATYLOSIE fdu gr. a priv., ot tulos, oallosito) n. f. Oonro do l(^L'uininousos papilionacoes, tribu dos phaséoléos, com?)ronant dos herbes ou dos arbrisseaux dressés ou volubiles, do rindo ou do l'Australie.
AtymnuS, tlls do Phœuico et do Zous, otdont lo culte, célébré on Crète, est d'origine phoiiicienne.
ATTOLÂTRE {doAtijs, n. myth., ot du gr. tatris, adorateur) adj. Se disait des adorateurs d'Atys.
ATYPB {du gr. a priv., ot tupos, forme) n. m. Genre d'arachiùdos, araoéides tôtrapneumones, famille des théraphosidés, dont l'ospèco type, qui vit Atylosie.
dans nos pays, a les mœurs des mygales fouisseuses. lu'atypHS piceus est une assez grande araignée, qui vil dans un tube de soie enfoncé trù.s profondément dans la terro.
ATYPIQUE (du gr. a priv., ot tupos, typejadj. Qui n'a point de type régulier; qui ne présente pas la suite des symptômes communément observes dans un type do maladie :
Maladie atypique. (Se dit surtout des fièvres intermittentes, dont les accès ne reviennent pas à. époque fixe.)
ATYPOMORPHOSE [du gr. a priv. ; tupos, type, et morphè, forme) n. f. Mode do métamorphose, dans lequel les nymphes ne présentent à l'intérieur aucun indice, ni do leur état primitif, ni de celui d'insecte parfait, comme chez les diptères.
Atyr. Astron. V. Atin.
AtYS. Antiq. Nom de plusieurs personnages plus ou moins historiques, dont voici les principaux : fils d'Hercule et d'Omphale ; — jeune prince tué par Tydée lorsqu'il allait épouser Ismène, fillo d'Œdipe ; — fils de Lymnlace, tué par Persée aux noces d'Andromède ; — fils do Crésus, roi de Lydie. (Ce jeune prince, muet de naissance, voyant un soldat prêt à percer son père dans une bataille, fit ae si
trands efforts, qu'il parvint à dire distinctement : « Solat, ne frappe pas Crésus » ; et U sauva la vie à son père) ; — fils d'Alce et de Cotys, et roi de Lydie ; — un des compagnons d'Ascagne, d'après \' Enéide; — septième roi d'Albe.
Mais le personnar^e le plus célèbre de ce nom est l'Atys mythologique, celui que los poètes ont chanté, et dont les artistes se sont emparés. Son culte et sa légende se rattachent à la religion phrygienne de Cybèle. Ils correspondent à ceux d'Adonis dans la religion syrienne d'Aphrodite. Atys, aussi bien qu'Adonis, est un bel adolescent qui meurt dans sa fleur : c'est le printemps dans son jeune et brillant éclat et dans son éphémère durée. Mais la belle saison ne tarde pas à renaître. Atys sort do son tombeau, il ressuscite. Los légendes (|ui le concernent présentent beaucoup de variantes ; mais elles ont un fond commun. Chez los Lydiens, Atys, jeune prêtre de la Grande Déesse, leur a enseigné ses mystères. Par la vénération dont il est l'objet, il excite la haine do Zeus, qui le fait périr sous les coups d'un sanglier A Pessinonto, centre du culte de C\bèle, on racontait une autre légende Atvs est lamant à. Aqdi'iti'i iC>bèlo), qui, dans un aet i b de jalousie, le force A se mufilti, et qui, piise de remords, le nu tamorphose en pin La mutiUtion d At\s est le sujet d un poème de Catulle Les ti tes d At\s, pai les alternatnes de dt uil et de joie délirante quelks prt sentent, révèlent bien la signification de la légende EUe^ semblent avoir eu pour bert eau Pes^inonte, où, chaque annte a 1 equmove du printemps, on célébrait la It te d At> s, perdu et retrouvé Matrobe nous apprend que les représentations d Atys avaient ordinairement pour .symboles le pedum, on bâton pastoral, et la flûte ii sept tuyaux, qui se trouve quelquefois remplacée par le tympanum des prêtres de Cybèle. Le jeune dieu est souvent coi If é du bonnet phrygien et vêtu d' ride, sorte de pantalon flottant.
— Archéol. Un bronze antique représentant ce personna£:e mythologique est au musée du Louvre. Une curieuse statue d'Atys est reproduite dans les Momimenti anticki de Guattani en 17S5. La collection Lansdowne, à Londres, renfermait deux marbres représentant Atys, et se rapprochant par lo style de VApollino de Florence.
Atys, tragédie lyrique en cinq actes et un proloîue, paroles de gumault, musique de Luili, représentée à la
3 anaxy-
cour devant Louis XIV, à Saint -Germain- on -Laye, le 10 janvier 1070, ot â Paris, ù l'Opéra, au moiu d'avril .suivant. Los rôles principaux do Sangarido ot do C^'bèle étaient tonus par Clédière, M"' Aubry ot M"' baint- Ciiristophlo, et la cour et la ville, charmés par la musique, crièrent au chef-d'œuvre ot classèrent Atya au-dessus •le tout co que le compositeur avait écrit jusqu'alors. Louis XIV lui-mémo s'en était montré à. co point satisfait i\\\vt Atys reçut la qualiflcation de !'<■ opéra du Roy ». L'air: AtyH est trop heureux, chanté par Sangarido, est l'un des morcoaux les plus importants do la partition. Atys so maintint victoriousouiont au répertoire, pondant plus do soixanto ans.
Atys, tragédie lyrique on trois actes, d'après le poème do <,>uinault, réduit et arrangé par Marmontol, musique d<) Piccinui (Opéra, 22 févr. 1780). La partition contient dos morcoaux charmants, tels que le duo dos amants : fhHas! si dans ma peine...: la délicieuse scène du sommeil d'Atys : Quel trouble agite non cœur? l'air enchanteur et passionné do Sangarido : Malheureuse l hélas! j'aime encore ; le second duo : Jurons de nous aimer toujours, ot lo beau ([iiatuor qui vient ensuite.
Atzel (ou Etzel, suivant quolques érudils allemands), forme primitive du nom do Aï^i/a. (Cotte assertion douteuse se fonde sur certains passages dos Ntebelungen et autres poèmes germaniques.)
Atzgersdorf, ville de la Basse- Au triche, sur la Liesing, affluent du Danube; 5.800 hab. Fabriques d'étoffes do jute, de soieries, etc.
AU, pi. AUX (d), art. contracté : m. au sing., des deux genres au pi., et signifiant A te, à les :
Le soir, au coin du feu, j'ai pensé bien de» fois A la mort d'un oiseau, quelque part, dans les bois.
K. COPI'ÉE.
— S'emploie popul. pour do : La fille au père Jérôme. \\ Abusiv. pour difi'érontes prépositions suivies de l'article, telles que par, sur, vers, dans, etc. : Qu'on se laisse aisément persuader AUX personnes qu'on aime! (Mol.)
Nous saurons toutes deux imiter notre mère, Vous, aux productions d'esprit et de lumiore. Moi, dans celles, ma sœur, qui sont de la matière.
Molière.
— Sert à former un grand nombre do locutions adverbiales ou prépositives que l'on trouvera au mot principal : Au dedans, au dehors, au delà, etc. V. dedans, dehors, DEL-V. Il Au mieux, au naturel, etc. V. miedx, naturel, etc.
AUBADE (rad. aube) n. f. Sorte de concert que l'on donne le matin, do bonne heure, en plein air, et pour lui faire honneur, à un personnage, à une corporation quelconque : Béffiment qui donne une aubade à son colonel.
— Par ext. Se dit du même concert donné à une heure quelconque.
— Ironiq^. Fâcheux accueil, vacarme produit dans l'intention de iaire une avanio : Le Franc fait bien tout ce qu'il peut pour m'attirer cette aubade (les sifflets). [Voltairej.
AUBAGE n. m. Planches minces dont on se sert, en eharronnage, pour les panneaux et les enfonçures do (diarrettes, etc.
AUBAGNE ( lat. A/6anîa), ch.-I. de cant. (Bouchesdu-Rhôno), arrond. et à 16 kilom. de Marseille, sur l'Huveaune; 8.400 hab. {Aubains ou Aubaiiiens.) Ch. do f. P.-L.-M. Poteries, tanneries; vins renommés ; fabriques de gros draps ; magnaneries. — Le cant. a 4 comm.
et 11.748 hab.
La fondation d'Aubagne parait remonter à une époque reculée. Kilo fut souvent prise et saccagée; en ir.s.i, les ligueurs s'en emparèrent et massacrèrent une grande partie do ses habitants. Puis la ville descendit peu à peu dans la plaine et y prit do l'extension. Aux environs de la ville, so trouve la montagne do Gardelaban, aux flancs creusés de grottes spacieuses, mais peu profondes.
AUBAIN (selon Cujas, du bas lat. albanus, dérivé de advena, étranger; d'après Loisel, de alibi natus, né ailleurs; selon Caseneuve et Dacange, de Albanus, ancien nom des habitants de l'Albanie lEcosse], parce qu'ils quittaient fréquemment leur pays pour aller s'établir ailleurs) a. m. Ethnogr. Celui qui est fixe hors de son pays, et qui, n'étant pas naturalisé dans celui qu'il habite, est, ou était, soumis à un droit particulier appelé « droit d'aubaine » : Les Genevois ne sont pas aubains en France. (Volt.)
— Manôg. Se met quelquefois pour acbin.
— Encycl. Dr. On a appelé en France aubains ceux qu'à Rome on nommait barbares : leur condition, dans l'origine, diff'éra peu de celle des serfs ; l'étranger qui passait un an et un jour siu* les terres d'un seigneur devenait l'homme de celui-ci. On le considérait comme une épave jetée sur une terre féodale, au point que quel- (jnes coutumes lo désignaient sous ce nom. Les aubains arrivèrent insensiblement à faire tous les actes du droit des gens, à posséder et à acquérir, mais ils ne purent transmettre leurs biens par succession, étant soumis au droit d'aubaine. On leur enleva aussi le droit de tester. Ils ne purent non plus recueillir en France les successions i|ui venaient à leur échoir sans laisser le fisc s'en attribuer une partie, en vertu du droit de détraction. La situation juri-liiiuo des aubains ne s'est véritablement améliorée qu'îl l'éiioque de la Révolution. Y. aubaine {droit d').
AUBAINAGE n.m. Dr. anc. Exercice du droit d'aubaine.
AUBAINE (rad. aubain) n. f. Dr. anc. Droit en vertu duquel la succession d'un étranger non naturalisé était attribuée soit au seigneur du lieu, soit au roi : /.'aubaine appartenait au roi. \\ On dit aussi droit d'aubaine.
— Par extens. Aubaine ou Droit d'aubaine, Se dit de tout ce que l'on s'arroge d'une manière quelconque : L'héritage du génie tombe par droit d'aubaine à ta plèbe, qui le grignote et plante un chou où croissait un cèdre. (Chateaubr.)
— Par anal. Profit inattendu : Les valeurs à lots permettent d'espérer toujours une aubaine.
— Enctcl. Anc. dr. Droit d'aubaine. Le droit d'aubaine atteignait la succession de tout aubain décédé sans enfants nés en Franco. Il frappait aussi les Frani;ais qui quittaient leur patrie ; car tous les bieus qu'ils laissaient eu France
Armes d'Âubagn
ATYINÉS — AUBARET
deveuaicDtt à. leur mort, la propriété des soigneurs sous la domination dtrsquol.H ils étaient Hitués.
Quand l'autorit^j royale eut accru sa puiHsanco, les rois s'approprièrent exclusivement lo droit d'aubaine, et mémo ils exigèrent do tout étranger une rcdovaoce annaello; mais auiisi, dès co moment, on ne soumit a l'aubaine, ot on no regarda comme étrangers quo ceux qui étaient nés hors du territoire français.
En vertu du droit d'aubaine, los étrangers étaient encore forcés do payer uno redevance lumqu'iU se mariaient.
Co fut vers lo xcir siècle que fut établi lo principe que la succession dos étrangers qui mouraient en France était dévolue au domaine royal. Plus tard, tme ordonnance de Charles VI, en i38C, portait qu'en quelque lieu que fus&enC situés les biens des aubain.s, ils appartiendraient au roi. Un certain nombre d'exceptions furent apportées pourtaoC à ces règles rigoureu.ses. Dès MOC, on commença à faire avec les çouvornoments étrangers des conventions pour abolir réciproquement lo droit d'aubaine entre les Français et les nationaux de ces pays. En 1G08, le Parlement enregistra un édit do Henri iV oui défendait aux procureurs fiscaux do s'emparer pour le roi, en vertu du droit d'aubaine, dos biens des Genevois qui mouraient en France. Ensuite on exempta du droit d'aubaine les étrangers naturalisés. On donnait aussi des lettres de naturalité à ceux qui introduisaient on Franco quelque industrie non voile.
Enfin, le droit d'aubaine fut aboli lo c août 1790 par l'Assemblée constituante, et cette abolition étendue à toutes les colonies françaises par un nouveau décret des 13-17 août 1791 ; mais, lors de la rédaction du Code civil, le droit d'aubaine fut rétabli, par représailles, pour les étrangers chezquicedroitétait en vigueur (C.civ., art. Il,726et912j. Il fut définitivement aboli par la loi du 14 juillet 1819.
— Dr. actuel. V. étrangers.
AUBAINE (du lat. albus, blanc) n. f. Qualification do deux variétés do blé : l'aubaine blanche, blé poulard blanc de la Touraine, et Vaubaine rouge, blé dur du Languedoc.
AUBAINETÉ n. f. Droit d'aubaine (vieux).
AUBAIS, comm. du Gard, arrond. et à 20 kilom. do Niines, non loin du fleuve cûtier le Vidourle; 1.429 bab. Ch. de f. P.-L.-M. — Patrie d'Alphonse do Vignolles.
AUBAIS (marquis d'). V. Bascbi.
AUBAN (rad. aubain) n. m. Dr. féod. Droit que l'on payait au seigneur ou aux officiers de police pour obtenir la permission d'ouvrir boutique, u On appelait aussi AUBAN cette permission môme.
AuBANEL (Théodore), poète, né et mort à Avignon (1829-1886). Aubauel continua d'exercer la profession f éditeur, très ancienne dans sa famille ; mais il se consacra surtout au développement de la poésie provençale et do la renaissance féîiDréenne, dont il fut, avec Mistral ot Roumanille, l'un des chefs les plus renommés.
Presque au lendemain du jour où. paraissait Mirèio, il publia son premier recueil de poésies :
la Afiougrano entreduberto (la Grenade entr'ouverte) [1860], avec une curieuse préface do Mistral, qui analyse la trilogie amoureuse dont l'ouvrago est formé : le Livre de l'Amour, l'Entre-Lueur, le Livre de la Mort, odes, élégies ou sonnets, inspirés, la plupart, par une amante mystique devenn<> nonne, Zani.
Le poète fut aussi un hori ; d'action et un orateur provuj i très puissant : dans dos lil^cours enflammés, notamment à Forcalquier (1874), et à Paris à la Tamejado de la Cigalo, il traça magistralement le programme du mouvement félibréen, ot se sépara nettement, en 1878, des intransigeants du félibrige, en répudiant tout esprit de particularisme. Il eut, à cette époque, avec Mistral, sur le but et l'origine du félibrige, une vive polémique, et, après une violente altercation avec Roumanille, il donna sa démission do syndic de la « Maintenance de Provence •.
Son second recueil de poésies, ti Fiho d'Avignoun (les Filles d'Avignon), parut en 1885. Il contient sa célèbre et très belle invocation A la \'émis d'Arles, dite, pour la première fois, entre les colonnes du théâtre antique arlésien, lors des fêtes do la Cigale, en 1877.
La seule pièce d'Aubauel qui ait été jouée est lou Pan don Pecat (le Pain du Péché), représentée en provençal à Montpellier et en français à. Paris (Théàtre-Libre, trad. en vers français par Paul Arène). Mais il a laissé un autre drame d'un puissant effet, lou Pastre (le Pâtre).
Aubanel fut dénoncé à l'archevêché comme enclin à uno sorte do néo-paganisme. Chrétien, il s'inclina, et détruisit la plupart des exemplaires des Filles d'Avignon; mais le poète éprouva uno si forte émotion, qu'il i'ut, peu de temps après, frappé de dciLX attaques d'apoplexie, dont la seconde fut moriello.
Deux monuments ont été élevés à la mémoire d'Aubanel : l'un à Sceaux, auprès de celui de Florian, par le féhbrige do Paris; l'autre à Avignon, sur la place Saint- Pierre.
— BiBLiOGR. : Saint-René Taillandier, îa Renaissance de la poésie provençale (Paris, 1881) ; Ludovic Legré, le Poète Théodore Aubanel (Paris, 1894).
AUBARESTRIÈRE {rèss) n. f. Anc. mar. Planche do sapin qui arc-bouie les potences des bancs, sur les galères du xvi* siècle ot du xvu» siècle : Par une de leurs extrémités, les aubarestribres por/enf con/re tes potences. (Jurien do La Gravière, les Derniers Jours de Ut marine à rames [Paris, 1835].)
AuBARET (Louis-Gabriel-Galdéric), marin et orientaliste français, né à Montpellier en ISS5, mort en 1S94. II fit la guerre de Chine, puis entra dans la carrière des consulats. Il a traduit du chinois : Histoire et Description de la basse Cochinchine (Paris, 1SÔ4), et Code annamite, lois et règlements du royaume d'Annam (Ï865): de l'annamite : le Luc Van Tien. (V. A.vnam). On lui doit aussi : Grammaire annamite, avec un Vocabulaire (1867).
Aubanel.
AÛBAZINES — AUBER
AUBAZINES ou ObazINES, comm. de la Corrèze, arr. etàl5kilom. de Bnvo;977 hab. C!i. de f. Orléans. Ruines de Ja célèbre abbaye dAubazines.
AUBE (du !at. albus, blanc) n. f. Intervalle de clarté douteuse qui suit la nuit et précède l'aurore ; cette clarté elle-même : De confuses rumeurs s'éveillent dans les bois aux premières clartés de Z'adbk.
Déjà Vaube du jour, s'éloignant par degrés, Brise ses rayons d'or sur les Ilots azurés.
Legouvé.
— Par est. Se dit en parlant des choses qui évoluent comme le jour : Z'aube aune réputation, de la civilisation.
— Aube des mouches (Rabelais), L'heure de midi, où les mouches commencent à piquer, ii Les Italiens disent Aube des taons.
— Syn. Aube, aurore, h'aube, ce sont les premières lueurs du iour ; l'aurore, c'est le moment où Vhorizon prend une teinte rougeâtre.
AUBE (du lat. albus, blanc) n. f.
Longue robe de toile blanche que le prêtre et un certain nombre de personnes qui l'assistent portent à la messe et dans quelques autres cérémonies : X'aube du sousdiacre. Il Dans la primitive Eglise, Vêtement blanc que ceux qui avaient été baptisés le samedi saint portaient jusqu'au samedi suivant. De là l'expression in albis^ par laquelle on désigne ces huit jours dans les livres d'office.
— A signifié lange : Maudite soit l'heure Que je suis 07)C née, et que je ne mourus pas eti mes aubes, (a Les Quinze Joyes du mariage ", xv" siècle.)
AUBE {du lat. albus, blanc) n. f. Planche fixée à la circonférence d'uQO roue hydraulique, et sur laquelle s'exerce l'action de
Aube.
vapeur
i position tangentielle à la direction des rayons de !a roue. Il Nom donné aux palettes des roues des bateaux à vapeur.
Aube (lat. Alba), rivière de France, affl. droit de la Seine, qui baigne, en Champagne et en Bourgogne, les quatre dép. de la Haute-Marne, de la Côte-d'Or, de l'Aube et de la Marne. Née dans la Haute-Marne, dans des collines qui tracent la ligne de faîte entre Seine et Saône, l'Aube coule d'abord parallèlement à la Seine dans la direction de l'O. pendant 248 kilom., drainant des eaux do terrains d'abord oolithiques, ensuite crayeux. Elle coni mence par serpenter entre des forêts dans un vallon profond, qui s'élargit en prairies, puis dans la Champagne pouilleuse, en plaine, et finit dans la Seine, par 71 m. d'altitude, à Marcilly (Marne), après avoir reçu l'Aubette, l'Aujon, l'Amance, la Voire et la Superbe ou rivière des Auges, après avoir arrosé Auberive, Aubepierre, La Ferté, Clairvaux, Bar-sur-Aube, Brienne-la-Vieille, Arcis-sur-Aube, Anglure. A son confluent avec la Seine, l'Aube est de quelques kilom. plus longue que le fleuve même, plus large, et très transparente ; elle débite seulement de 0°", 15 à 0°,20 à l'étiage, do 20 à 25 m. cubes aux eaux ordinaires, et jus-
âu'à 348 m. cubes dans les très grandes crues. Elle est ottable pendant 62 kilom., entre Brienne-la-Vieille et Arcis, où elle devient navigable, à 45 kilom. de son confluent. Améliorée par des travaux, l'Aube serait susceptible de rendre de réels services à la navigation fluviale.
— Il existe en France quelques petites rivières du nom de Aube, dans les Ardennes et dans le dép. de l'Àveyron. Aube (département de l'), formé de la basse Champagne, d'une partie du Vallage, de quelques enclaves du duché de Bourg:ogne, et de iragments de l'ancienne généralité de Pans. Superf., 600.139 hect.
Le département est divisé en 5 arrond. {Troyes. chef-lieu, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, Arcis-sur-Aube, Nogent-sur- Scine), 26 cant-, 446 comm. ; et une population de 251.435 hab. Il fait partie du 6" corps d'armée, de la 4' inspection des ponts et chaussées, de la 8^ conservation des forêts, et do l'arrond. minéralogique du Nord-Est (Troyes) ; il ressortit à la cour d'appel do Paris, à l'académie de Dijon, à l'archevêché de Sens.
Le département de l'Aube présente une surface plate : nulle montagne, mais quelques coteaux ou pentes de plateaux (pays d'Othe). Le département appartient au crétacé (Champagne pouilleuse et Champagne humide), et au jurassique.
Le territoire de l'Aube est inégalement fertile. Dans les régions Nord et Nord-Ouest s'étendent de vastes plaines crayeuses, à peine propres à la culture de l'avoine, du sarrasui, du seigle ; c'est la Champagne pouilleuse, pays nu et misérable, qu'on veut améliorer par des pinèdes, comme dans les Landes. La région du Nord-Est, dont le sol profond est si argileux qu'on a peine à le labourer, produit abondamment toutes les espèces de céréales, des fruits, des légumes, de la navette, du foin ; les bois v ofî"rent une végétation luxuriante et fournissent tant à la consommation intérieure qu'à l'approvisionnement do Paris. Le sol rocailleux des vallées de l'Est doit sa fortune à la vigno, <|ui y prospère fcrus de Bar-sur-Aube, de Bouilly, des Riceys, etc.). Autres richesses : la culture maraîchère (navets, ail et échalote de Saint-Andrél, et les prairies naturelles des vallées de la Seine, de l'Aube, de l'Armanci', de la Voire, de l'Aujon et de la Barsc.
Les bêtes à cornes ne trouvent que de maigres pâturages: mais les moutons, croisés avec les mérinos et les races anglaises, fournissent de belles laines. La cavalerie achète beaucoup de chevaux dans l'Aube. Les porcs, très
nombreux, ne suffisent pas à la charcuterie de Troyes. Dans les vallées de la Voire et de la Barse, on produit des oies, qu'on envoie s'engraisser en Beauce, après la Le Nord-Est et le Sud-Ouest, très boisés, donnent
d'excellent bois pour la charpente et le rharbonnap:e (fo rets deClairvaux, Chaource, Othe, Soulaines, etc.). Le département est assez giboyeux.
L'industrie de l'Aube consiste surtout en tissus de coton, bonneterie (Troyes en est le grand centre, commerce hors de France), en distilleries, tanneries, tuileries, minoteries, labriques de draps et de couvertures. Le commerce consiste surtout en vins, en grams, en eau-de-vie de marc, en charcuterie, en bois de chauffage et charbon de bois. L'Aube est très pauvre en minéraux : carrières de pierre de taille, de grès à paver dans les territoires de Nogcnt, Crancey, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Seine, etc., des carrières à craie friable à Aix-en-Othe, Ramerupt, avec laquelle on fait le blanc d'Espagne.
Le département de l'Aube possède peu de ruines antiques; mais beaucoup de maisons du moyen âge et de la Renaissance : à Troyes, la catliédrale, les églises de Saint- Urbain, de Sainte-Madeleine, de Saint-Joan,Thôte] do Mau-
dustrie occupe près de trois mille ouvriers. — Le cant. a 17 comm. ot 23.188 hab.
Centre d'exploitation de minos .lo fi^r of d'un bassin houiller. Ville industrielle très flo rissante, près de laquelle les eau de l'Ardèche, divisées en béalUrei font mouvoirun grand nombre d us
nés, et surtout de moulins à soie
Aubenas est même le marcIié ré- p^^i^^'^'^y ^ gulateur du commerce des soies, que l'on y apporte de la Drôme, du Gard, de l'Ardèche, de l'Hérault, et même de Naples et de Milan.
— Histoire. Aubenas, la plus importante ville du Vivarais après Annonay , prétend , concurremment Armes d \iih<>i] is avec Aps, avoir remplacé YAWa
Angusta. détruite par les Vandales. Elle eut une certaino importance au moyen âge. Ce fut la première ville du Vivarais qui se déclara pour la Réforme. Assiégée inutilement par les catholiques en 1562, prise par les lic^-iiours en 1587, elle fut reprise par los protestants en 1593. En 1670,
Saint-Etienne, à Ar is bur \ ib Sa t MaUo t s t Pierre, à Bar-sur-Aube , les églises de Musi.y-sur-Seine, de Chaource, do Rumilly-les-Vaudes, etc.
— BiBLioGR. : Lcscuyer, Géographie du département de l'Aube (Troyes, 1884).
Aube (Hyacinthe-Laurent-Théophilo), marin français, né à Toulon "en 1820, mort en 1890. Capitaine de vaisseau en 1870, 'il prit part aux combats do 1 armée de la Loire, devint gouverneur de la Martinique (1879), contre-amiral (1880) et vice-amiral en 1886. Ministre de la marine, de janvier 1886 à mars 1887, il s'attacha à créer des torpilleurs et des croiseurs à grande vitesse. Ecrivain distingué, il a publié : un Nouveau Droit maritime international (1875) ; Entre deux campagnes, notes d'un marin fl881) ; la Martinique, son présent et son avenir {liS2) ; la Guette maritime et les Ports militaires de la France (1882) ; Italie et Levant (1884) ; A terre et à bord (1884) ; Marine et Colonies (1886), etc.
AUBÉ (Benjamin), né à Paris en 1826, mort en 1887, professeur de philosophie et critique d'histoire religieuse. Son principal ouvrage est l'Histoire des Persécutions de l'Eglise (1875-1878), où il étudie les rapports de l'Eglise et de l'Etat romain pendant les trois premiers siècles, et les
entions. Son étude sur Julien l'Apostat fut également re-
polémiques religieuses qui naquirent au cours des porsé-
' Julit marquée.
AuBÉ (Jean-Paul), sculpteur français, né à Longwy on 1837, est élève de Duret et de Dantan aîné. On lui doit le monument de Gambetta sur la place du Carrousel (1884), la statue de Dante, celles de Bailly, du général Joubert, à Bourg, etc. Aube a été décoré en 1883.
ÂUBEL, cli.-l. de cant. de Belgique (prov. de Liège, arrond. adm. et judic. de Verviers) ; 3.071 hab. Fabriques de draps, toiles, cuirs ; filatures, etc. — Pop. du cant. ; 15.100 hab.
AUBENAGE (rad. aubain) n. m. Dans certaines provinces, Droit payé pour l'inhumation d'un étranger décédé sur la terre d'un seigneur.
Aubenas (Albcnates), ch.-!. do cant. de l'Ardèche, arrond. et à 30 kilom. de Privas, près de l'Ardèche ; 8.224 hab. {Albejiassie7is.) Ch. do f. P.-L.-M. Commerce de vins, marrons, irufl'os, fruits, et surtout de soie, dont l'in-
l Homo
te ]
AUBENTON, ch.-l. do cant. de l'Aisne, arrond. ot à 24 kilom. de Vervins, sur le Tlion, affl. de l'Oise ; 1 .404 bal). Ch. de f. Est. Filature de laine cardée. — Le cant. a 13 comm. et 7.991 hab.
La situation d'Aubenton, pourvu d'une charte de commune on 1238, sur la frontière, l'a exposé bien souvent aux malheurs de la guerre. En 1340, en 1521, en 1591, en 1648, en 1650, en 1814 jhj. et en 1815, cette localité a souflcrt ^ay y/ c^[^ des pillages qui ont entravé son dé- "^^f^'^a " veloppement. * *;'
AUBENTONIE n. f. Bol. Syn. de ^ r' ;^' ..
WALTHERIE. "
AUBÉPIN (autref. Aubespin) n. m. ?
Aubépine : Les plus utiles plaît tes poulies haies sont les aubespins blancs.
(01. de Serres.) [Vieux.]
Sur les gazons et sur les verts sapins,
Sous cabinets de fleuris aubépJns,
Pour reposer Diane s'esloit mise.
AUBÉPINE (du lat. albus, blanc, ot de épine) n. f. Nom vulgaire du cratasgus oxyacantha. Arbrisseau de la famille lies rosacées, tribu des pomacées, à rameaux épineux, à fleurs blanches, odorantes, et à fruits rouges. Il y a aussi des variétés à fleurs roses, à fruits noirs, etc. : Z'aubè- PINE s'accommode de tous les climats, mais elle est siD'lout répandue dans le centre et le nord de l'Europe. V. crat^gcs.
AUBER ou AUBERT (de haubert, cotte do maille ; la maille était aussi une petite monnaie do valeur variable) n. m. En argot des malfaiteurs. Argent, monnaie : Plus rf'ADBEBT n'était en fouillouse. (Rabelais.)
AUBER (Daniel-François-Esprit), compositeur français, né à Caen en 1782, mort à Paris en 1871. Destiné au commerce, il fut envoyé à Londres, pour achever de so former à la pratique des aff'airos. La rupture de la paix d'Amiens le ramona dans sa famille; il rapportait â Paris
Aubépine : a, fruit.
dos (/«'l'f'O''* ot divers essais lyriques qui lui ni(^rit6rnnt des cucuuraKemouts. Il écrivit, à cotte ojmquL', le» cuneertos pour basse, parvint à faire exécuter, au Conservatoire, un concerto de violon qui eut du rotentissonieut. Chorubini le remarqua, et c'est sous la direction do ce maître quo lo jeune compositeur acheva, ou plutôt relit ses études musicales. Los débuts d'Aubor au théû.tro eurout Hou par un opéra on un acto, le St'jour militaire. On lui dovait, on outre, divers morceaux do musique rcligieuso, parmi lesquels fut remarquée uno messe à quatre voix, dont VAynus Vei devint plus tard la prière de la Muette. Il tenta do nouveau les hasards de la scôno, on 1819, on donnant à rOpéra-Comlmio le Testament et les DUleta doux, et la Derijôve châtelaine, qui ouvrit la série de ses succès. Bientôt so succédèrent : Emma ou la Promesse imprudente (itiai) ; Leiccstcr {1823), qui marque lo commencement do cotte longue association de Scribe et d'Aubor ; la Ncifio (1824) ; le Concert à la cour; Uocadte ( 182 1); le Mni;on fis-.»:,) ; le Timidect Fiorella (182.'.). Ces œuvres, rapidcnioiit cclosos, avaient placé Auber au premier rang des pourvoyeurs aimés do l'Opéra-Comique.
Auber so complaît dans les choses enjouées et faciles : son insniration court après les petits airs, les motifs, les traits d'esprit do la musique. Uno fois, pourtant, il est sorti do son cercle, pour donner la Aluetle de Porlici. La Muette, roprésentéo à l'Académie do musiquoen 1828,eutuno vogue européenne , et lo fameux duo :
Aynour sacré de la patrie, fut lo signal, À Bruxelles, de la révolution do 1830.
Auber avait déjà donné à l'Opéra, en 1823, on société avec Hérold, un acte officiel : Vendàine en Espagne, pour le retour du duc d'Angouiêmo à Paris. Le Dieu et la Daijadère^ opcraballet "(1830), succéda à la Muette. Puis vinrent le Philtre (lfi:U) : le Serment (1832); Gustave in (isn); le Lac rfes /•Vv.s- . is;;s ; Vf-:, .faut pj^odigue (IS^O) ; Zerline on la Corbeille <rvr,in,irs \s'.\,-J,-s Premiers Pas ou les Deux Gétiies, avec II jlr \ \ . i ai ala et Adam. En même temps, au théâtre de lOp.Ta-i i'nii'|ne. il marchait de succès en succès. Sur cette scène, où son talent était plus à l'aise, il a donné la Fiancée (1829); Fra Diavolo (1830) ; la Marquise de Brinvilliers, en société avec Batton, Chorubini, Paër, Blangini, Hérold, Carafa, etc., en tout neuf compositeurs ; Lestocq (1834); le Cheval de é?-OHïe(1835), remonté plus tard au grand Opéra; Âc^'on. les Chaperons blancs, l'Ambassadrice (1836) ; le Domino noir (1837): Zanetta (18-10); les Diamants de la couronne (1811); le Duc d'Olonne (1842); la Part du Diable (1813): la Sirène (\%%\)\ la Barcarolle (1845); Baydèe {\9,M) \ Marci» Spada (1853) ; Jcnmf Bell (1855) ; Manon Lescaut (1856) ; lo ■-- 'e duroi de Ôarbe{\^&%); le Premier Jour de bonheur
AUBERCmcOURT — AUBERTIN
Aubel
(1868); et onliii fl,
vres auxtju
jours un 1»
cédés t't Ir
côté du ni.i
douxtalrii
son libi-cili
sique, lègàro et frivoJo en général, est aussi plt
finesse et de grâce.
Auber remplaça Gossec à l'Institut en 1829. Nommé, dès 1830, directeur des concerts de la cour, il succéda, en 1842. comme directeur du Conservatoire, à Cherubini, et devint plus tard directeur de la musinuo de la chapelle impériale.
Un monument funéraire lui a été élevé au cimetière du Père-Lai;liaise, non loin des tombeaux de Rossiiii oi d'Alfred do Musset.
AUBERCHICOURT, comn; 13 kil. de Douai; 2.739 hab.
(1869). Dans toutes les œuatiache le nom d'Auber, on retrouve touirme pièce et la même musique ; les proiinaisons, tant du côté du poète que du !■ changent pas. Scribe et Auber étaient p'Mir s'entendre. Le compositeur, comme extraordinaire fécondité. Sa mu-
du dép. du Nord, arr. et à
AUBÈRE (du lat. albus, blanc) adj. Se dit d'un cheval dont la robe est couleur de fleur do pocher, entre le i)Ianc et lo bai : Z.e cheval aubèkk c.!< peu estimé; il est, dit-on, sujet à devenir aveugle. Il On écrit aussi aubert.
— n. m. Couleur de la robe du cheval aubère : Auuèrk clair, foncé.
AUBERGADE (rad. auberge) n. f. Droit de gîte, pour le roi et certains trrands seigneurs, chez des vassaux, dans les couvonis ([u'ils avaient fondés, etc.
AUBERGE 'du provenç. aubergo, ancienn. atberna, qui correspond 4 l'anc. franc, héberge [V. héberger)) n. f. Maison où, en payant, on trouve à boire, à manger et à coucher : Les riches sont en vénération dans toutes les ai - BERGES du monde. (G. Sand.)
— Tenir auberge. Avoir table ouverte, recevoir beaucoup do monde à sa table, ll Prendre la maison de qiul- (ju'un jioiir une auberge, S'v établir pour longtemps, ou aller v dmor lr.-.|u. un, u.|,i sans être invité.
— Hist. NiHu r,ur I In,,uait, daus l'ordre do Malte.
aitx couvents ,.u |.al,ii, miih, en divers points de MaUc, Oliaque langue avait ses aulj.u-ges où les chevaliers trouvaient assistance et abri, et lo chef, ou pilier de l'auber-o recevait du trésor de l'Ordre l'argent ou les vivres nécessaires à cette dépense. Le pi//er était en même temps bailli de la langue; souvent, il était obligé d'entretenir son auberge de ses propres ileniers.
— Hortic. >om que l'on donne quelquefois à Yalbm/e.
— bYN. Auberge, cabaret, gargote, guinguette, hôtellerie, taverne. Dans le ca6are(, on i iiiiinruLent (|ue du vin. La taverne, ancien', il, n,., ,-,^■^ 1 on ne buvait qu'à l'excès. La , - . iiirot où l'on prend des repas i"! li.a- ,v,- est un cabaret hors de la ville ■ a Imn-e danser et se divertir les jours d.- : ,i„„ne surto'utle vivre. L hôtellerie fournit I vivre. - Quelquesuns de ces mots ont un i . , ; .a , i„ sens, dans la langue courante moderne, l'esi ai.iM qu'à Paris l'on voit de luxueijses tavernes et do somptueux cabarets, ciui sont en réalité des brasseries ou des restaurants de premier ordre.
u violettes. Les noms n, mayenne, béringène.
Auberge des Adrets (l), mélodrame en trui.i actes, do Benjamin Antior, Sainl-Amaiid et Paul^aiithe (Ambigu-Comique, 2 juin. 1823). — L'auberge dos Adrets est sur la roule do Grenoble a Chambéry. Ciiarles, llisadoptif do l'aubergisto, so marie, quand arrivent deux scélérats, échappes dos prisons do Ljon, Kobert Macaire et Uorlrand. Ceux-ci, sous des noms d'emprunt, entrent dans l'auberge, assassinent et volent pondant la nuit un riche convive. Uno pauvre femme, Mario, abandonnée depuis dix-huit ans par Macaire, et quo les gens do l'auhcrgeent rocuoillio, est accusée; mais elle so justide; puis, reconnaissant son (ils dans Charles, et son mari dans Macaire, elle veut aider lo meurtrier à fuir, afin que lo nom do leur enfant no soit pas porté sur l'échafaud. Macaire, arrêté, reporte l'horreur du crime sur Bertrand, et celui-ci, exaspéré, le blesse dangereusement d'un coup do pistolet. Krédérick-Lemaitre lit de Macaire un type plein d'audace et d'originalité. La réputation du grand artiste date de cette création saisissante, et le succès do ce mélodrame, médiocrement écrit, est dft tout entier à son remarquable talent. "V. Ma< AIRE i-t UouERT Macaire (comédie).
AuBERGIER (Hector), savant français, mort en 1881. Ii'.ilicacl clevr [liiarmacicn, il devint, en 1850, professeur à la l'anilié des sciences do Clermont-Forrand. On lui doit lo superbe édilice de la Faculté des sciences de cette villo ; en outre, il fonda l'Association des pharmaciens de Paris, et créa l'industrie de la culture du pavot pour la production de l'opium indigène.
AUBERGINE n. f. Fruit du solanum esculentum, plante annuelle de la famille des solanées : Au Japon, river de
trois AUBERGINES C«/liH
signe de bonheur.
— adj. invar. Qui a la belle couleur violette de l'aubergine : Des tentures aubergine.
— Encvcl. Hortic. Lo solanum esculentum est une plante originaire de l'Inde. Son fruit, grosse baie ovoïde allongée, d'un violet plus oumoins foncé, parfois marbré de jaune, est d'un usage général, comme aliment, surtout dans le midi de la France. Sa tige est cylindrique, velue et rameuse, d'une couleur verte ou violette, selon l'espèce; ses feuilles sont ovales, sinuées , cotonneuses ; ses fleurs sont larges, blanches vulgaires sont : bringèle, marigm mélanzanne, etc.
— Art. culin. Aubergines farcies. Couper les aubergines en deux dans le sens de la longueur, enlever une partie de la chair intérieure. Hacher cette chair, et, après l'avoir laissée pendant une heure dans un plat, avec du sel, la retirer et la presser. Hacher ensuite même quantité de champignons, un morceau do gras de lard, deux gousses d'ail, quelques échalotes et un peu de persil ; y joindre la chair des aubergines, et passer le tout au feu, en y ajoutant gros comme un œuf de beurre frais et un peu d'huile d'olives. A défaut de champignons, on se sert de mie do pain, trempée dans du lait ou du bouillon. Lorsque lo tout est bien revenu sur le feu, ajouter de la farce cuite ou du godiveau dans la proportion d'un quart, et, quand le mélange est com plet, en remplir l'intérieur des aubergines, qu'on pane avec de la mie do pain, et que l'on met au four ou sur le gril, avec le four de campagne par-dessus, on donnant environ une demi-heure de cuisson.
Aubergines frites. Couper les aubergines en tranches minces, qu'on met dans un plat, en les saupoudrant de sel, et en les laissant ainsi pendant une heure. Ensuite, les faire égoutter, les essuyer et les faire frire dans de l'huile d'olives, à laquelle on pourra ajouter un peu d'ail et do [lersil hachés. Les aubergines ainsi frites peuvent se servir soit avec une sauce à la poulette, soit avec une sauce aux tomates.
Aubergines grillées. Les couper on deux dans le sens de leur longueur, les assaisonner de poivre, de sel, d'huile, et d'un peu d'ail haché, et les faire griller des deux côtés sur des cendres chaudes, ou sur un feu très doux.
AUBERGISTE (jiss) n. m. Celui, celle qui tient uno auliergo.
— Encycl. Dr. Y. hôtelier.
Auberi le Bourgoing (ou le Bourguignon), chanson de geste du xii' siècle, appartenant au cvclo carolingien. Les épisodes dont ce poème se composo'ne sont pas tous imaginaires, et quelques-uns relatent des traditions historiques se rattachant à l'établissement des Burgondes sur les deux rives du Rhin ; mais les faits ne peuvent plus so discerner des éléments romauestjues. .\uberi le Bourgoing n'a p,-is été édité ; il en existe trois manuscrits à la Bibliotlièque nationale.
AUBEBIVE, ch.-l. de cant. de la Haute-Marne, arrond. et à 21 kilum. de Langres, sur l'Aube; -inhab. — Le cant. u 211 comni. et 4.G01 bab.
AuBERLEN (Samuel Gottlob), organiste et compositeur allemand, né à Fell- _____' ^, bacli en 1758, mort à Ulm ^ -^-^^ -^ vers 1840. Il devint di- , l, recteur do musique et ^^.^^^. ^ ^:^^ organiste de la catlié- — ■''^' drale d'Ulm. C'était un artiste distingué , il qui \ l'on doit de nombreux re " "^ cueils de chansons aile- ' , ■ r mandes, et des valses, allemandes et contredanses pour le clavecin .
AUBERON n. m. Cramponnel lixé à l'extréniile libre de la lame do fer, appelée « moraillon», qui est attachée au couvercle
d'unemalle oud'uncoffre a ^
le muraillou ewt abattu, l'auboron eutro dans In serrure
en d'une charnière. Quand
par uno fonte pratiquée au palastro , et reçoit lo pAno, qui rempécho do ressortir.
AUBERONNIËRC n. m. Plaque do fer quo l'on vis.<io oa que Ion cloue sur lo couvercle d'un colTro, d'une malle, etc., et i rcxliémilé do lafjuollo, à l'aide d'une charnière, est assemblé lo moraillon, qui porto Xauberon.
AUBERS, comm. do dép. du Nord, arr. et i 17 kilom. de Lille; 1.730 hab.
AUBERT ailj. Maotg. V. adbère.
AuBERT (saint), év<>nuo d'Avranches aa commencement du vui- siècle. Il éleva, en 708-7(i9, à saint Michel, qui lui était plusieurs fois apparu on songe, une cliapcllo, puis la célèbre abbaye du .Mont-Saint-Michol, où ses roliquesattirèrentdo nombreux pèlerins, et notamm. Louis XI, qui institua il cette occasion l'ordre de Saint-Michel.
AuBERT ou Gaubert DE PuiCIBOT, troubadour, nd près de Limoges (xiii- siècle;. Entré fort jeune chez les bénédictins, ilquitta son couvent, so maria, mena une vio d'aventures, et linit ses jours dans la pénitence. II reste do ce troubadour des pièces assez curieuses, mais médiocres comme poésie, et dont (|uolquos-uoos ont été publiées dans lo recueil do Kaynouard.
AUBERT (Guillaume), sieur de Massoicnes, littérateur, né à Poitiers vers 1534, mort à Paris en 1601. Il fut avocat général à la cour dos aides. Parmi les ouvrages do cet érudit, on cite : Discours sur les moyens d'entretenir la paix entre les princes chrétiens ; Histoire des guerres faites par les chrétiens contre les Turcs, sous la conduite de Godefroy de Bouillon; des poésies, etc.
Aubert (Pierre), jurisconsulte et littérateur, né & Lyon en 1642, mort en 1735. 11 a contribué à rétablissement de l'académie do Lyon, et légué àcettevillesa riche bibliothèque.
AuBERT(Jacques), musicien français, chef des premiers violons de la musique du roi et surintendant de la musique du duc de Bourbon, mort en 1753. II a composé des ballets et divertissements : ta Paix triomphante (1713); la Beine des Péris (1725), la Fête champêtre et guerrière, etc., ainsi quo trois livres de sonates. — Son lils Louis, né en 1720, mort vers 1800, fut chef des premiers violons do rO|)éi-a, et composa de nombreux morceaux pour violon.
Aubert (l'abbé Jean-Louis), littérateur et fabuliste, né à Paris en 1731, mort dans cette ville en 1814. Critique érudit et judicieux, mais un peu acerbe, il dirigea pendant plusieurs années la Gazette de France, et devint professeur de littérature au Collège de France. On trouve dans ses Fables du naturel, un style élégant, et quelquefois même de la poésie : Fables et œuvres diverses (1774).
Aubert (Pierre-François-Olivior), compositeur de musique, né à Amiens en 17G3, mort vers 1830. Ses compositions sont principalement destinées au violoncelle. Il a aussi donné deux méthodes de violoncelle et une Histoire abrégée de la musique ancienne et moderne (Paris, 1827).
Aubert (Anaïs). Biogr. V. Anaïs.
Aubert (Constance Junot d'Adrastès, M"»), femme de lettres, tille ainée de la duchese d'Abrantès, née à Paris en 1803. Elle se maria avec un ancien capitaine, Louis Aubert, qui fut préfet lorsque Cavaignac était chef du pouvoir exécutif. Elle collabora à divers journaux, puis fonda et rédigea un recueil intitulé d'abord les Abeilles parisiennes (1843), puis tes Abeilles illustrées. On lui doit, en outre, quelques ouvrages : le Dévouement (1842) ; les Femmes sages et les Femmes folles (18G5), etc.
Aubert de Vitry (François-Jean-Philibert), économiste et littérateur, né à Paris en 1765, mort dans cette villo eu 18-19. Il remplit des fonctions administratives sous le Directoire et l'Empire, et se livra ensuite aux études économiques. On cite de lui : Becherches sur les vraies causes de la misère et de la félicité publiques [ISli) ; Essais d'économie politique et sociale; etc.
AUBERT-DUBAYET (Jean-Baptiste-Annibal), homme politique et général, né à la Louisiane en 1759, mort à Constantinople en 1797. Il prit part à la guerre de l'Indépendance américaine, puis habita près de Grenoble, où il lut élu député à la Législative (1791). Il défendit La Fayette après le 20 juin 1792. La session terminée, il reprit du service, combattit à Valmy, devint général do division, et s'illustra par la défense do Mayence. Général en chef des armées de la Vendée et des côtes de l'Océan, il subit quelques mois de détention comme suspect avant lo 9 thermidor, reçut en 1794 le commandement en chef de l'armée des côtes de Cherbourg, occupa, en 1795, lo ministère de la guerre pendant quatre mois, et obtint ensuite l'ambassade de Constantinople (179S). C'est là qu'il mourut.
AuBERT-ROCBE (Louis-Remy), médecin français, aê à Vitry-le-François ou 1810, mort en 1874. Il était médecin do l'hôpital d'Ale.xandrie pendant l'épidémie de pesto de 1834. Il publia à ce sujet : De la peste ou typhus d'Orient, documents et observations recueillis pendant les années I8S4 à IS3S (Paris, 1880). Partisan convaincu de la non-contagiosité de la peste, il réclama contre les quarantaines, et publia en 1845, à Paris, une Enquête sur les quarantaines de la peste, sur leurs résultats et sur les obstacles qui s'opposent à toute réforme sanitaire. On lui doit encore un Essai sur l'acclimatation des Européens dans les pays chauds (Paris, 1854). Médecin de la Société du canal de Suez, il réussit, pendant les travaux, à rendre la mortalité des ouvriers presque insigaitiante. Ce fut lui qui, avec Amédée Latour et Riclielot, fonda X'Union médicale.
Aubert le Mire, jésuite et littérateur belge, plus connu sous le nom de MlE.«us. V. ce mot.
AUBERTIE (du bot. Aubert Dupetit-Thouars) n. f. Bot. Syn. do evooia.
AUBERTIN (Edme), théologien protestant, né à Cfaàlons-sur-Marne en 1595, mort en 1658. Son ouvrage, Con.' furmité de la croyance de l'Eglise et de saint Augustin sur l'eucharistie , publié en 1626 et réimprimé en 1633, sous le titre de l'Eucharistie de l'ancienne Eglise, souleva do violents débats, et fut plus tard réfuté par Arnaud dans la Perpétuité de la foi.
AuBERTIN (Dominiqnel, officier français, né à Lnnéville eu 1751, mort dans cette ville en 1SS5. Engagé en 1767,