AUBIN
il quitta le service en 1797, avec le grade de lieutenant général. On lui doit des Mémoires sur la guerre de la Vendée en 1793 et 1794, où l'on trouve des particularités intéressantes. On les a imprimés dans le premier volume des Mémoires du général Hugo (Paris, 1823).
AuBERTIN (Charles), professeur et écrivain français» né à Saint-Dizier (Haute-Marne) en 1825. Les principaux ouvrages de cet écrivain estimé sont ; Etude critique sur les rapports supposés entre saint Paul et Sénéque 0,857), thèse do doctorat; Sénèque et saint Paul (i869j; l'Esprit public au -X.VU1* siècle {IS12) ; les Origines de la langue et de la poésie /"rançaises (1875); Histoire de la langue et de la littérature françaises au moyen âge (1876) ; l'Eloquence politique et parlementaire en France avant (789 (1882); Origine et formation de la langue et de la métrique françaises (1882); etc.
ÂuBERViLLiERS(autref.Notre-Dame-des-Vertus), comm. du départ, de la Seine, dans la plaine de Saint- Denis ; 27.332 hab. {Albertivilliariens, ennes.)Ch. de f. Nord. Fabriques. Pèlerinage autrefois fréquenté. Henri IV y séjourna pendant le siège de Paris. En 1814, combat entra les Français et les alliés.
AuBERT (Claude), médecin et philosophe français, mort à Dijon en 1596. Il embrassa le protestantisme, et se réfugia à Lausanne. Il revint ensuite en France, et rentra dans le sein de l'Eglise romaine. Parmi ses écrits, on connaît surtout : Tractatus de concordia medicorum (Berne, 1585), où il soutient la doctrine de Paracelso.
AuBERY (Antoine), historien, avocat au parlement, né à Paris en 1616, mort dans cette ville en 1695. On a de lui différents ouvrages historiques, parmi lescjuels on remarque un Traité des justes prétentions des rois de France sur i empire, qui le fit mettre pendant quelque temps à la Bastille, sur les réclamations des princes de l'Allemagne.
AUBERY DU Maurier (Jacques), mort ou 1556, avocat général au parlement de Paris, lieutenant civil du Conseil d'en haut sous Henri II; négocia un traité entre Henri II et Edouard VI d'Angleterre.
AUBERYDuMAURIER(Benjamin), diplomate français, né en 1566, mort en 1636, petit-neveu du précédent. Il fut ambassadeur en Hollande (1613), puis en Angleterre sous Elisabeth et .Jacques P^ On lui doit quelques ouvrages; entre autres : Instructions sur l'art de négocier, etc.
AuBERY DU MauRIER (Louis), historien, fils du précédent, mort en 1687. Ses principaux écrits sont : Mémoires pour servir à l'histoire de la République des Provinces- Unies fi680); Mémoires de Hambourg, de Lubeck, de Holstein (1735), etc.
AUBESPINE (Claude DE L') , baron de Châteauneuf, diplomate français, mort en »567. Secrétaire d'Etat sous François I", Henri II, François XI et Charles IX, il fut chargé de négociations importantes, et prit part, comme
Elénipotontiaire de la France, au traité de Cateau-Camrésis (1559).
AUBESPINE (Gabriel de L'), petit-fils du précédent, évêque d'Orléans, né en 1579, mort en 1630. Sacré évéque à Tàgo de vingt ans, il fut employé dans diverses négociations. On a de lui : De vcteribus ecclesise ritibus ^1623); De l'ancienne police de l'Eglise sur l'administration de l'eucharistie ; etc.
AuBESPINE (Charles de L'), marquis do Châteauneuf, diplomate, frère du précédent, né à Paris en 1580, mort en 1653. Il remplit avec talent plusieurs ambassades, fut nommé garde des sceaux par Richelieu (1630), puis disgracié et jeté en prison en 1633. Anne d'Autriche lui rendit en 1650 les sceaux, que lui enleva de nouveau Mazarin, en 1651. Il prit une part active à la Fronde.
AuBESPINE (Madeleine de L'), tante des deux précédents, épouse de Nicolas de Neufville, secrétaire d'Etat, fut célébrée par Ronsard et les autres poètes du temps, pour son esprit et sa beauté. Elle-même avait composé quelques poésies.
AUBETERRE, ch.-l. de cant. de la Charente, arrond. et à 39 kilom. do Barbezieux, sur la Dronne; 705 hab. Truffes, papeterie, fabriques de grosses toiles; commerce de bestiaux et de grains. Ruines féodales. Eglise souterraine de Saint-Jean. — Le cant. a 11 comm, et 6.111 hab.
AuBETERRE (François d'Esparbès de Lussan, vicomte d"), maréchal de France, mort en 1628. Il servit Henri IV, fut nommé gouverneur de Blaye, conseiller d'Etat (1611), enfin gouverneur et sénéchal de l'Agénois et du Condomois. En 1620, il fut nommé maréchal, et servit sous le duc de Mayenne aux sièges de Caumont et de Nérac.
AuBETERRE (Joseph-Henri Bodchard d'Esparbès, d'), maréchal de France, né en 1714, mort en 1788. Colonel à ving-t-quatre ans, il fut blessé à Dettingen. puis à l'attaque de Château-Dauphin. Sous Louis XV, il fut ambassadeur à Vienne, à Madrid et à Rome, et reçut le bâton de maréchal en 1783.
AUBETTE ou AUBÈTE (dimin. de aube, parce qu'on va à l'ordre de bon matin) n. f. Ancien nom du bureau où les sous-officiers d'une garnison allaient à l'ordre, ii Guérite de planclies élevée, formant poste d'observation.
AUBEVOIE, comm. de l'Eure, arrond. et à 15 kilom. do Louviers; 587 hab. Aux environs, restes de la chartreuse de GaiUon, où Lesueur a composé la belle galerie de Saint- Bruno pour les chartreux de Paris.
AUBIAT, comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et à 11 kilom. de Riom, sur la Morges," affluent de l'Allier; l.iOO hab.
AUBIER [é — du lat. nlbus, blanc) n. m. Partie tendre ot blanchâtre qui, dans les arbres dicotylédones, est interposée entre le bois dur et l'écorce, et forme, chaque année, un de ces cercles concentriques que l'on voit quand on coupe horizontalement le tronc ou les grosses branches.
— Double aubier ou Faux aubier, Aubier recouvert accidentellement d'une couche de bois dur, sur laquelle se forme un nouvel aubier, li L'aubier s'appelle aussi faux bois, parce qu'il ne peut être employé dans les arts, à cause de son peu de consistance.
— Nom vulgaire du saule dans le centre de la France.
— Encycl. La distinction entre les deux parties du tissu ligneux est importante pour tous les arts, et surtout
A, Aubier,
pour les arts de construction. En effet, l'aubier doit presque toujours être rejeté, non spulomcnt parre qu'il est moins beau, moins dur et moins résistant, mais encore parce qu'il est tout imprégné de sucs qui le rendent plus propre à être attaqué par les insectes.
Employé comme combustible, il brûle plus vite, donne moins do chaleur et laisse moins de charbon.
Enfin, l'humidité le fait promptement pourrir.
— Dans les bois blancs, il n'y a pas de caractères apparents qui puissent indiquer jusqu'où s'étendent les couches de l'aubier.
Néanmoins, il est évident que, môme dans ces arbres, toutes les couches ne peuvent avoir la même solidité, et que celle-ci s'accroît à mesure que l'on se rapproche du centre delà tige.
AdbiÈRE, comm. du Puy-de-Dume, arrond. et à 4 kil. de Clermont, sur l'Artière.'affl. de l'Allier; 3. 24S hab. Défaite des Romains près de ce bourg, lors de l'attaque de Gergovia.
Aubiers (Les), comm. des Deux-Sèvres, arrond. et â 1 7 kilom . de Bressuire ; 2.626 hab. Oh. de f. Etat. Toiles fines et mouclioirs.
Aubiet, comm. du Gers, arr. et à 16 kilom. d'Auch, près de l'Arrals, affinent de la Garonne; 1.214 hab.
AUBIFOIN (lat. aîbiffenum ; de albus, blanc, c\ fomum, foin) n. m. Nom vulgaire du bluet.
AuBiGNAC (François Hkdelin, abbÔD'), littérateur, né â Pans en lùû4, mort à Nemours en 1676. Il fut précepteur du duc de Fronsac, neveu du cardinal de Richelieu. Sermonnaire assez renommé, il composa et fit jouer, sans aucun succès d'ailleurs, quatre tragédies en prose : Cyminde ou les Deux victimes (lG4i)\ la Pucelle d'Orléans ; Zénobie {I6il)^ et le Martyre de sainte Catlierine (1650), écrites pour mettre en oeuvre ses théories dramatiques, qu'il no devait codifier que plus tard, en 1657, dans sa.Pratique du théâtre, en quatre livres. Dans cet ouvrage, capital pour l'histoire du théâtre français au xvii" siècle, l'auteur fait reposer le poème dramatique sur la vraisemblance et pose les règles des trois unités. Ses Conjectures académiques sur /'Iliade d'Humère {V éd., 1715) annoncent déjà les théories de Wolf.
AUBIGNAN, comm. du dép. de Vaucluse, arr. et à 6 kilom. de Carpentras, sur le Brégoux, sous-affluent de la Sorgues par la Grande-Levade ; 1.543 hab.
AuBIGNÉ, comm. de la Sarthe, arrond. et à 31 kilom. do La Flèche, près du Loir; 1.932 hab. Ch. do f. Orléans.
AuBIGNÉ (Théodore- A (/rïp/îa n'), historien, littérateur, et capitainecalviniste,néprèsdePons(Saintûnge)en 1552, d'une famille noble, mort à Genève en 1630. Dès ses premières années, il révéla la trempe do son esprit ot de son caractère : avant l'âge de dix ans, il lisait le latin, le grec et l'hébreu. A huit ans à peine, en passant sur la place publique d'Amboise, devant une potence où étaient suspendues les têtes d'un certain nombre de ses coreligionnaires, il fit à son père le serment de vouer sa vie à la cause de ces martyrs. A treize ans, il refusait d'abjurer sa religion, assistait au siège d'Orléans, puis courait à Genève étudier sous Théodore de Bèze, et s'échappait bientôt pour rentrer '^ en France, où il était condamné à mort. Il combattit sous les drapeaux du prince de Condé, s'attacha peu après à la cause du roi de Na.varre, et ne déposa plus Tépée qu'après la dissolution de la Ligue et l'avènement de Henri IV, qu'il servit av
les champs de bataille et dans les négociations. H en fut, au reste, fort mal récompensé.
Il ne voulut jamais descendre du rôle de conseiller à celui de complaisant servile, et refusa nettement de favoriser les galanteries de son maître. Aussi paya-t^il sa rude franchise et son austérité calviniste de deux disgrâces. Mais le roi, qui connaissait sa loyauté, finissait toujours par lui pardonner, et, lors môme qu'il était le plus irrité contre lui, il rendait hommage à sa droiture et à sa probité. D'Aubigué avait donné, pendant les guerres civiles, de nombreux exemples d'un admirable caractère. Surpris un jour et fait prisonnier (1585) par Saint-Luc, gouverneur de Saintonge, il obtint sur parole d'aller passer (quelques jours à La Rochelle. A peine était^il parti que Saint-Luc, admirateur de son courage, le fit prévenir que Catherine de Médicis avait résolu sa mort, et l'engagea à ne point revenir. Mais (juelles ne furent pas sa surprise et son admiration, lorsqu'il vit son prisonnier venir se remettre entre ses mains ! « Je sais que ma mort est résolue, dit le nouveau Régulus, à Dieu ne plaise que j'achète la vie au prix d'un parjure ! » Après la mort de Henri IV, d'Aubigné passa plusieurs années dans la retraite, livré à la composition de ses ouvrages, dont le plus remarquable, malgré la sécheresse et la confusion qui y régnent, est l'Histoire universelle, depuis f550 jusqu'en fOOf. Il y montre une hardiesse dans les idées et une indépendance d'opinions qui firent condamner cet écrit aux flammes. Réfugié à Genève (1620), il employa à la réparation des bastions de cette ville les matériaux' d'une église ruinée depuis quarante ans. Ses ennemis prirent prétexte de cette imprudence pour le faire condamner, en France, â la peine de mort. C'était la quatrième sentence capitale qui était rendue contre lui, et il s'en inquiéta si peu, qu'il se remaria l'an-
Agrippa d Aubi^iié
i dévouement absolu, ;
née suivante en secondes noces. — On a encore de d'Aubigné, écrivain aussi vigoureux que capitaine intrépide, et que Sainte-Beuve appelle le Juvénal du XVIe siècle : les Tragiques, satires en vers incultes, mais d'uiin éuorgio passionnée. On a publié, longtemps après sa mort, s.-i i)i^'[irr Inographie, sous le titre de Histoire secrète de Th.-\i;.-. ■/ \ a bigné, des Lettres, des Œuvres mêlées, deux lu \ j- 1 amphiets : la Confession du sieur de Sancy ; le Ihi <,r.:. s'i!i/'-/,jue de la reine Marguerite. Ce n'est que sous le voile de 1 anonyme qu'il donna lui-même au public (1617) un autre pamphlet ou roman satirique plein d'esprit et non sans crudité : les Aventitres du baron de Feneste. Lalanne en 1857, Mérimée et Read en 1872, Réaume et Caussade en 1876 ont publie des éditions critiques dos Tragiques.
AUBiGNÉ (Constant d'), baron de Scrineau, fils du précédent, né vers 1584, mort à Orange en 1645. Il se livra à une vie de désordres, abjura le protestantisme dans un but intéressé, puis, pour rentrer en grâce avec son père, il fit semblant de revenir à la religion réformée. Pendant un voyage en Angleterre, il parvint â connaître les projets du gouvernement anglais sur La Rochelle, assiégée par 1 es catholiques, et s'empressa de les dévoiler à ceux-ci . Le vieil Agrippa rompit complètement alors avec » ce fripon et misérable fils n. Constant d'Aubigné fut enfermé au château Trompette, après avoir été détenu, par ordre de la cour, à Niort, où sa femme, Jeanne de Cadillac, vint le rejoindre. D'Aubigné sortit de prison en 1639, et, après avoir perdu au jeu tout ce qu'il avait, il mourut dans la misère. Il laissait 'deux enfants : Charles, qui fut le père de la duchesse de NoaiUes, et une fille qui devait être plus tard M"*" do Maintenon. Sa femme, revenue à Paris, fut obligée de vivre du travail de ses mains et de confier la fille qui lui restait â M"»* de VîUette.
AuBiGNÉ DE La Fosse (Nathan) [en latin A Ibinseus], médecin, frère du précédent, vivait à Genève dans la première moitié du xvii' siècle. Il a publié : Bibliotheca chemica (Genève, 1654); c'est un recueil de divers traités. — Son fils, TiTE d'Aubigné, né à Genève en 1634, fut médecin, puis ingénieur au service delaHollande.il a donné : la Défense droite, qui est la fortification défensive establie sur les principes fixes et nouveaux de M. de Ccehom (Bréda, 1705).
AUBIGNY, comm. de la Vendée, arr. et à 7 kilom. do La Roche-sur-Yon, sur un affluent de l'Yon ; 1.265 hab.
AuBIGNY (Robert Stewart, seigneur d"), maréchal de France, mort en 1544. D'origine anglaise, il entra au service de Charles VIII, qu'il accompagna dans ses guerres d'Italie. Nommé commandant du Milanais, il assista aux sièges de Bologne (1506), et de Gênes (1507); reçut le commandement des gardes écossaises(1512), puis le bâton de maréchal (1514), combattit à Marignan et â Pavie, et enfin contribua â la défense de la Provence contre Charles-Quint (1526).
AUBIGNY-AU-BAC, comm. du Nord, arr. et à 14 kilom. de Douai, sur la Sensée, affl. de l'Escaut; 1.723 hab, Tourl)e.
AUBIGNY-EN- Artois, ch.-l. de cant. du Pas-de-Calais, arrond. et à 19 kilom. de Saint-Po!, sur laScarpe; 776 hab. Ch. de f. Nord. — Le cant. a 30 comm. et 11.020 hab.
AUBIGNY-VILLAGE, comm. du Cher, arr. et à 41 kilom. de Sancerre, sur la Nère, affl. do la Sauldre ; 1.807 hab.
AUBIGNY-VILLE ou AUBIGNY-SUR-NÈRE, ch.-l. dô cant. du Cher, arrond. et â 41 kilom. de Sancerre, sur la Nère, affl. de la Sauldre; 2.552 hab. Ch. de f. Orléans. Commerce de laine blanche, dite « de Sologne ». — Le cam. a 5 comm. et 6.899 hab.
— Histoire. Acquise, en 1180, parle roi Philippe-Augu-^' du chapitre de Saint-Martin de Tours, cette petite vill • devint, en 1298, l'apanage de Louis, comte d'Evrcux, froro de Philippe le Bel, puis fit retour à la couronne. Elle fut ensuite donnée comme apanage à Jean, duc de Berry, troisième fils du roi Jean, en 1360, et, après sa mort sans liéritiers, retourna une seconde fois â la couronne. Chut les VII, en 1423, en fit don à Jean Stuart, connétable i Ecossais en France, dont les descendants mâles l'ont ] > sédée jusqu'en 1672. Aubigny, retournée une troisième i à la couronne, fut alors donnée par Louis XTV à la duclu-ide Portsmouth, maîtresse du roi Charles II d'Angleterr. , et érigée en duché-patrie en 1684. Elle passa à Charles h,i Lenoy, duc de Richemont, fils naturel de Charles II et de la duchesse de Portsmouth, et fut définitivement réunie â la couronne à la "mort du fils de ce dernier, décédé sans postérité mâle. Patrie du chirurgien Blandin.
AUBIN (angl. hobby, petit cheval d'Ecosse ou d'Irlande. On disait autrefois hobin pour un cheval qui avait cette allure) n. m. Allure du cheval qui galope avec les jambes de devant et trotte avec les jambes de derrière. On l'observe chez les chevaux vieux et usés, qui cherchent souvent à se dégager par l'allure du galop, lorsqu'ils sont pressés par le fouet et qu'ils ne peuvent plus soutenir un trot accéléré. Ils élèvent l'avant-main pour galoper ; mais, trahis par leurs forces, les membres postérieurs continuent le trot. Cette allure ne peut durer que pendant quelques pas.
Aubin, écrivain et ministre protestant, né à Loudun vers le milieu du xvn" siècle, se réfugia en Hollande après la révocation de l'édit de Nantes, et y publia l'Histoire des diables de Loudun, ou de la Possession des religieuses ursulines, et de la Condamnation et du supplice d'Crbain GraHrfier (Amsterdam, 1693). On en a donné, depuis, de nouvelles éditions, sous le titre de Histoire d'Urbain Grandier. Le même écrivain a donné aussi une Vie de Rmjter (1698), et un Dictionnaire de marine (1702).
Aubin, ch.-l. de cant. (Aveyron), arrond. et à 35 kil. de Villefranche, sur l'Enne, soùs-affl. du Lot; 9.781 hab. Ch. de f. Orléans. Exploitation de houille et usines métallurgiques; tout près se trouve l'importante usine de Decazeville. Eglise du xii" siècle, ruines de l'ancien château des comtes de Rouergue. — Le cant. a 4 comm. et 19.944 hab.
Cette ville, qui existait déjà au ix' siècle, donne son nom à un des bassins houillers les plus importants do France par sa position et par les richesses minérales qu'il renferme ou qui l'environnent. (V. l'art, suivant.) On trouve aussi dans le bassin des mines de fer, des carrières de calcaire, des gisements d'argile réfractairo, des mines de soufre et d'alun.
Aubin (DASSIN d). Aubin est lo centre d'un bassin hoiiiller do premier ordre et le contre d'exploitation desconi-cssionri do Combes, Cransac, N(^grin et ]a Planquetto. L'exploitation s'y l'ait à la fois il ciol ouvert et en galorio. Plusieurs sociôtos exploitent ces gisements, oiï se trouvent trois couches puissantes dans lesquelles travaillent plus do 5.000 ouvriers (Cumpajinio dos mines do Cainpa(;nac, à Cransac ; Sociiitii dos aciéries do Franco, à Aubin). La production du bassin houiUor d'Aubin est do 950.000 tonnes.
AOBlNERv.n.Manèp. Aller laubin, en parlantd'unchoval.
— .^rboric. Kxprossion synonyme do « mottro on jauge «. (Celle-ci est plus oniployôe.)
— Vitic. Planter on popiniôro, dans do petites tranchées parallOles préparées soigneusement, dos oouturos simples ou dos boutures grotfées, afin qu'elles se développent vigoiirousoment, tout en prenant racine. L'année suivante, on les transplante à demeure. L'expression ici définie n'ost pas bien usitée; mais l'opération culturaio on olle-mi^mo a pris une grando importance, depuis qu'on reconstitue nos vignobles avec cépages français grolTés sur boutures de cépages américains, v. grefkage.
— Encycl. Un ieuno arbro est « mis on jaugo » avant sa mise on placo aétinitivo quand on vient do lo déplanter ot qu'on ne peut lo replanter tout do suite. Alors (en principe du moins), on crouso un trou suffisant pour pliicor en un tas, côte â côto, un peu obliquement et les racines dans lo trou, les arbres déplantés. Les racines sout onsuito recouvertes do terre, et même on dispose quelquefois du paillis au-dessus de la terre recouvrante.
AUBINET {ni<) n. m. Sorte do portion de pont volant, qu'on faisait avec des cordages entrelacés sur des traversins établis sur les plats-bords de l'avant do certains vaisseau.x marchands ot que l'on rôtirait pendant les gros temps. (Vieux.) Il On disait aussi saint-adbiniît.
AUBITON n. m. Bot. Un des nomsdubluct. Syn. aubifoin.
AUBLET (J.-B.-Christophe Fdsée), botaniste, né à Sillon en 1720, mort à Paris en 1778. Il étudia à Montpellier, puis à Lyon, sous Christophe do Jussieu, enfin à Paris; fut chargé d'établir une pharmacie et un jardin botanique â l'Ile de France, puis fut envoyé on Guyane en 1762. Pondant ses deux années de séjour dans ce pays, il forma uno riche collection de plantes. Ht dos voyages dans l'intérieur et recueillit tous les matériaux d'une Histoire des plantes de la Guyane française, qu'il rédigea après soa retour en Franco,' et publia en 1775.
AUBLÉTIE [si — do AuMct. n. pr.) n. .'. Bot. Svn. do
S0NNERAT1E. ■le VERVEINE, do PALIORE, de RUELLIE, d'c MON- NIERIE, do AI'ÉIBA.
AUBONNE, petite ville de Suisse (cant. de Vaud), à IRkiloni. do Lausanne, sur la rivière d'AKÔonne; 1.800 bab. Ancien château habité par le voyageur Tavernier, puis par l'amiral Diniuesne, dont l'église renferme le tombeau. — Pop. du district : 8.540 bah.
AUBOUR ou AUBOURS {boi(r) a. m. Bot. Nom donné parfois au ci/tisus laàiirnum et à la viorne {viàurnu mopulus).
— Mar. Portion du bois qui, étant trop jeune, se trouve incomplètement formée, et que les charpentiers retranchent comme susceptible do se gâter promptement.
— Fig. Fraude do ceux qui vendent des marchandises de mauvaise qualité, et les font payer comme celles de qualités supérieures.
AuBRAC (monts d'), montagnes granitiques et schisteuses, revêtues de matières volcaniques, recouvrant un large triangle délimité par les vallées do la Truyère et du Lot. Elles so relient aux monts de la Margeride, et s'étendent sur une partie des dép. du Cantal, de l'Avoyron et de la Lozère. Le point culminant est le signal de Mailhebiau (1.471 m.). Quelques lacs, restes do nombreuses nappes lacustres, subsistent encore dans ces montagnes, où viennent estiver 40 à 50.000 moutons transhumants du Languedoc, et plus de 30.000 bœufs.
— Encycl. Bœufs d'Aubrae. Cette race, qui s'est formée sur les montagnes d'Aubrae, paraît être originaire du Cantal. On la désigne quelquefois sous le nom de race de (o Guiole. Elle prospère sur les plateaux et les montagnes situées à l'E. du département du Cantal, au nord de rAveyron,et dans une partie de la Lozère. Ces animaux ont le corps trapu, l'encolure courte, les cornes contournées et noires au sommet, la peau épaisse, le poil long, fauve clair,
fris sur le dos, noirâtre à la tète, aux membres et à la queue. Is ont des dispositions remarquables à l'engraissement. Les vaches donnent un lait qui sert à la confection des fromages dits de la Guiole.
AuBRAC (frères hospitaliers d'), congrégation fondée on 1031, dans le diocèse de Rodez (Aveyron), par Adalard, comte de Flandre. Cet ordre se composait do chevaliers pour escorter les voyageurs et les pèlerins, de prêtres pour le service de l'église, et de frères lais qui remplissaient diverses fonctions de charité. Il fut remplacé, dans le xvn' siècle, car les chanoines réguliers de la Cbancollado. Aujourd'hui, leur église sort d'égliso paroissiale à Saint-Chély.
AUBRAIS (I.KsI, ii^uc très importante du chemin do fer d'Orloans, ;, u;, kil.Mii, .1.- Paris, dans lo Loiret (comm. do Flcuryi, biiinr.rii.in ,l,>s ||.ii,.s du centre, de Bordeaux, de Naiitfs, de Malli,>»l)crb.-s, de .Montargis.
AUBRÉE (Konc), général français, no à Rennes en 17C;i, mort en 1S08. U servit dans les armées du Nord ot fut nommé génrTal après la bataille de Bergen (1700). Au combat do Castcl-Nuovo, il chassa à la baïonnotto deux bataillons russes et uno troupo do Monténégrins. Il alla onsuito prendre part â la guerre d'Espaguo, et tut tué au siège de Saragosso.
AUBRELLE (do l'ital. albero) n. f. Nom vulgaire, dans
lo iciiiiv de la France, du po
AUBRIETlCI.ludo), p.-intr
à Chàlons-siirM.ini.- \, i. i,
upli
■ et
3r et du saulo.
Ic-ssiualeur fra
occupales I'.)m, ii,,m ,|, |n , .n
1 ,il.|n.-l /l ,|„
pillo
i cabinet des cstaui-
Aubriéi
pus àla Bibliothèque nationale. \ . Inventaire dea richesses d'an de la France, Paris, monuments einiU (Paris, 1888).
AUBRIÊTIE (»l — de Auhriel, n. pr.) n. f. Genre do cruciféres-lunariéoH, formé aux dépens des alyssos, ot comnronant des herbes vivacos â tigo sulTrutosconto. — Encycl. L'espèce principale, Vaubriétie deltoïde, est une jolie petite plante â fleurs violettes, très répandue dans les jardins d'agrément. Elle est indigène do ritalio méridionale, do la Grèce, do l'Asie Mineure ot de la Syrie.
Adbrion (.loan), chroniqueur, né en Lorraine on 1440, mort à Metz en 1.501. Il occupait â .Metz la charge de n procureur en la cité ". ^on Journal ot ses Cfironif/ues contiennent l'histoiro do Metz, depuis 1464 jusqu'à 1501.
AUBRIOT (Hugues), célèbre prévôt do Paris , né à Dijon, mort on 1382. 11 fut nommé par Charles "V surintendant des linances, puis prévôt et capitaine do Paris (1364). Les dix-sept années do son administration furent marquées par d'immenses travaux. Il termina d'abord la partie des fortifications commencée par Etienne Marcel. Lo 22 juillet 1370, il posa la première pierre de la Bastille, puis il fit construire le jetit Châtelot, le pont Saint-Michel, le petit pont de l'Hôtel-Dieu, les premiers égouts voiltés, une partie des qiiais, etc. Son intégrité dans les fonctions judiciaires qui s'attachaient à sa charge lui fit un grand nombre d'ennemis. Après la mort de Charles 'V, on Te cita devant le tribunal de l'évéquo sous l'accusation d'impiété, d'hérésie, etc. Abandonné par la cour, il dut se soumettre à la sentence de l'évéquo, qui le condamna à la pénitence perpétuelle, en la fosse, au pain de tristesse et à l'eau de douleur {l'SS\}. Lo malheureux prévôt fut jeté dans les cachots de la Bastille. L'année suivante, il fut délivré par les maillotins, qui voulurent le mettre à leur tète. Mais il échappa â ce dangereux honneur, et se retira en Bourgogne, où il mourut peu de temps après. Sa statue ligure à la façade de l'Hôtel do Ville do Paris.
— Bibliogr. : Leroux de Lincv, Hugues Aubriot, prévôt de Paris snus Chxirles V. (« Bibl. École des chartes n.)
AUBRY, comm. du dép. du Nord, arr. et à 7 kilom. de Douai, sur le canal de la Haute-Deule; 2. «85 hab. Houille.
AuBRY, comm. du dép. du Nord, arrond. et à 5 kilom. de Valenciennes; 1.123 hab.
AuBRY (,Iean), médecin et alchimiste, né à Montpellier, mort vers 1667. C'était un moine défroqué, visionnaire et charlatan. Il publia à Paris des ouvrages extravagants, qui donnèrent à son nom une sorte de célébrité : l'Admirable Quintessence de Raymond Lidle ; la Merveille du monde ou la Médecine véritable ressuscitée (1665); la Médecine universelle, etc.
AUBRY (Jean-Baptiste), savant bénédictin, né à Dapviller, près d'Epinal, en 1736, mort en 180D. On connaît de ce laborieux érudit : l'Ami philosophe et politique (1776); Théorie de l'dme des bétes (1780 et 1790); Questions philosophiques sur la religion naturelle, réfutation des doctrines matérialistes, déistes, athées, etc. (1783); l'Anti-Condillac, ou Harangue aux idéologues modernes (1801), etc. C'est à l'abbé Aubry qu'on doit, dit-on, l'expression faire des livres avec des livres, qui est généralement attribuée à Voltaire.
Aubry (Charles-Louis), économiste, né à La Ferté- Milon en 1746, mort en 1817. Ses principau.x ouvrages sont les suivants : Métrologie universelle (1799); Cour* publics sur l'application du calcul décimal à toutes les opérations de finances (1800) ; Nouvelle Manière de coter le change et les effets publics (1801).
Aubry (François), conventionnel, né à Paris en 1750, mort probablement en Angleterre en 1802. Capitaine d'artillerie avant la Révolution, il fut nommé député du Gard â la Convention nationale. Il vota la mort du roi avec sursis, signales protestations des soixante-treize contre la révolution du 31 mai, et fut emprisonné jusqu'après la chute de Robespierre. Rappelé dans la Convention, il entra au Comité de salut public en remplacement de Carnot, et désorganisa tous les services en destituant comme terroristes une foule d'excellents officiers; entre autres, Ma-sséna et Bonaparte. II siégea ensuite aux Cinq-Cents, fut déporté au 18 fructidor, mais s'échappa de Cayenne. On ne sait s'il mourut à Demerari (1799), ou en Angleterre (1802).
Aubry (M"'), danseuse do l'Opéra, fut chargée de représenter la déesse Raison dans les fêtes par lesquelles on essaya, en 1793, de remplacer les cérémonies du culte catholique. Elle était, dit-on, d'une beauté ravissante. En représentant la Gloire, à l'Opéra, elle tomba et se cassa le bras. Une souscription fut faite en sa faveur, et l'Académie de musiquo lui accorda une pension de retraite.
AuBRY(Charlos-Marie-Barbe-Antoino), jurisconsulte et magistrat français, né â Saverne (Bas-Rhin) en 1803, mort à Paris en 1883. Professeur de code civil à la faculté do droit do Strasbourg, dont il devint doyen, il fut nommé, on 1S72, conseillera la cour de cissation. Aubry a publié un Cours de droit riril (.-n collabiir.ition avec Râu), d'après la mèlb.iao d.. Za.-liariœ (1S1.;-1,S16).
Aubry de Gouges (Mario-Olympe). Biogr. V. Gouges il)lyni|.c i.i/i.
Aubry de La Boucharderie (lo comte Claude-
CbarK-s), -cil. rai darlillen.-, n,. à Bourg( Ain) en 1773, mort :i Leipzig en iSKi. Il lit avec liunneur les campagnes do la Révolution, dirigea le transport do rartillorie au passage du mont Saint-Bernard (ISOO), prit part à l'expédition de Saint-Domingue (1802), et so couvrit de gloire à la bataille i i: 'in • (1809). Nommé, en 1812, général de division, il
Il ! n Russie, et construisit, avec uno rapidité qui
I' l'iedigc, le fameux pont do la Bérésina. Sa con-
Mi , , 1,11 (/en, en 1S13, lui valut lo titre do. .comte». Enfin, il -e II imt en héros ù Leipzig, où il fut blessé morteUcnient |.,a- un boulet.
Aubry de Montdidier, gentilhomme de la cour do t'barles \'. a->sassiné en 1371." près de Montargis, par Richard Macairc, qui était envieux de la faveur dont il jouissait auprès du roi. Le chien de la victime s'acharna depuis cette époque contre le meurtrier. Cette animosité