AUFRESNE — AUGEREAU
travailler 4 la conversion des protestants dan» Is midi de la France. Ilonri III lo choisit pour son confesseur. L'affection du roi pour lui le rendit odieux aux li(.'ucurs,ot il fut obligé do rotoiirner en Italie. Il a laissé quelques écrits.
AUOER (l'abbé Ailiaoaxo), littérateur, né à Paris en 1734, mort on 1792. Il »o passionna pour iJémosthène, à ce point qu'il refusa uno cure lucrative on disant : Oui est-ce qui traduirait bémotlhine ? M" do Noé, évênue do Lescars (B.-Pyrénées), qui l'avait nommé son grand vicaire, l'appelait on plaisantant son grand vicaire in partibut Athenientium. On a de lui des traductions françaises asnez exactes, mais sans couleur, des Œuvre* complètes de bémotthène et d'Eschine, i'Isocrate, do Lysia», des homélies do saint Jean Chrysostome, etc. On lui doit également : Delà constitmtion des Romains sous tes rois et au temps de ta république (1792).
AuGER (Louis-Simon), critique et littérateur, né i Paris en 1772, mort on 1829. Il collabora à un grand nombre de recueils ot de journaux, et publia divers écrits, dont le» principaux ont paru sous le titre de Mélange» philosophiques et littéraires (1828). Sous la Restauration, il entra à l'Académie française par ordonnance royale, et en devint secrétaire perpétuel. Atteint d'une maladie ncr%ouse, il disparut un jour do son domicile et se noya dans la Seine. AuGER (Hippolyte-Nicolas-Just), littérateur et autear dramatique, né à Auxerre en 1797, mèrt en 1881. II a écrit des romans, des drames, dont quelques-uns, comme Pauvre mèret (1838), ont eu un grand succès; deux pièce» représentées aux Français, Plus de peur que de mal (1833), ot Un dévouement (1834) ; quelques morceaux historiques ; enfin, une Physiologie du Théâtre (1839-1840), ouvrage considérable ot estimé, qui contient l'histoire des théâtres do Paris. Il a signé plusieurs de ses œuvres des pseudonymes de Saint-Hippolyte, et de Gbran.
AuGER (Lazare), dit Auge, écrivain français, né i Au.xerre en 1798, mort à Paris en 1874. Il était frère du littérateur Ilippolvte Auger. Etant entré en relation avec Hoéné Wronski, il devint un fervent disciple do ce philosophe, qui s'était jeté dans les rêveries de l'illuminisme. C'est sous l'inspiration de ces idées qu'Auge écrivit la plupart de ses ouvrages, dont les principaux sont : Cacodémonisme (IS'il); Philosophie de la religion ou 5o(iilion des problèmes de l'existence de Dieu et de l'immortalité de l'âme (1860); Constitution philosophique de l'immortalité fondée sur l'hiérolugie chrétienne (1802) ; A'od'ce sur Hoéné Wronski (1865); Documents pour servir à l'histoire du messianisme (1868).
AuGER (Charles), général français, né à La Charité-sur- Loire en 1809, mort en 1859. Oftfcier d'artillerie, il se distingua en Algérie, en Crimée, où il prit part, comme colonel chef d'état-major de l'artillerie, aux affaires du Mamelon- Vert et de Malakov, et fut promu général de brigade en 1857. Lors de la guerre d'Italie (1859), Auger se signala à Turbigo, à Magenta, où il contribua au succès de la journée, enfin, à la bataille de Solferino, où il fut atteint par un boulet ennemi qui lui enleva le bras gauche. Il mourut de sa blessure, le 30 juin. Il avait été promu général de division sur le champ do bataille.
AuGEREAU (Antoine) [en latin Augerellus], imprimeurlibraire de Paris, vivait dans lo xvi' siècle. Les éditions sorties de ses presses datent de 1531 à 1534. Elles sont estimées pou^ la pureté des caractères. II fut un des premiers à employer les caractères romains.
AuGEREAU (Pierre-François-Charles), duc de Casti- GLIONE, maréchal et pair de France, né à Paris en 1757, mort en 1816. Fils d'un domestique et d'une fruitière, il servit dans les troupes napolitaines jusqu'en 1787, et exerça ensuite à Naples la profession de maître d'à Rentré en France en 1792, il s'engagea comme volontaire. Sa conduit© en Vendée et à-l'arméo des Pyrénées fut si brillante, qu'en 1793 il était général de division. Envoyé à l'armée d'Italie, il força lo pont de Lodi,
firit Castiglione et Boogne, et partagea avec Bonaparte l'honneur do la victoire d'Arcoie (1796).
Envoyé à Paris, après le traité de Campo-Forinio, pour y porter les drapeaux enlevés aux Autrichiens, il exécuta, peu après, de concert avec le Directoire, et dans l'es-
fioir d'en faire partie, 0 coup d'Etat du 18 fructidor. Envoyé à l'armée de Rhin-et-Sloselle, pour remplacer Hoche , puis à Perpignan, il considéra ces missions comme uno sorte d'exil, et se fit
Cinq-Cents dans la Haute-Garonne. Il arriva à Paris prc que en mémo temps que Bonaparte, dont il se rapprocha après le 18 brumaire, ot qui lui donna lo commandement de l'armée de Hollande. Augereau, lors de la proclamation de l'Empire, fut créé maréciial, grand-aigle do la Légion d'honneur et duc do Ca^itiglione. U prit la part la plus glorieuse aux batailles d'Iéna et d'EyIau; pa^sa en Ëspogno en 1809 ; reçut un commandement dans la campagne de Russie, et lit des prodiges de valeur à la bataille de Leipzig. A l'arrivée de LouisXVIII, il sehàtade faire sasoumission. et reçut le titre do « pair «. Pendant les Cent-Jours, il fit de vains efforts pour rentrer en faveur auprès de Napoléon. Les Bourbons restaurés refusèrent ses services, et il se retira alors dans sa terre de La Houssayc, où il mourut. Soldat de fortune, .Augereau avait do grands talents, uno intrépidité irrésistible, de la décision, et des inspirations qui n'étaient qu'à lui ; mais il se décourageait facilement. Son caractère ne fut pas toujours honorable ; toutefois, il refusa de faire partie du tribunal militaire chargé de juger Ney. L'histoire lui reproche ses dilapidations; toute l'armée connaissait les fourgons d'.Augereau.
Augereau avait un frère, qui devint baron, lieutenant général, et chevalier de Saint-Louis à la Restauration.
membre du conseil des
AUGEROLLES