‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 535 sur 828 · AUGUSTE — AUGUSTIN · texte numérisé non relu

AUGUSTE — AUGUSTIN

clown nommé Tom Bcllings, qui acquit une grande célébrité. Il vint chez Franconi en 1874, mais son flegme britaiiiii que n'obtint aucun succès. C'est en 1878 sculcmeot qu'un l'raii'.ais, nommé Guyon, reprit à l'Hippodrome, on 1 accommodant mieux au goût parisien, lo type d' • auguste., qui. dès lors, se popularisa rapidement. Il y a aujourd'hui, dans tous les cirques, au moins un auguste, que l'on appelle familièrement Guguaae.

AUGU8TEMENT igu») adv. D'une manière auguste Augustenboubo (ducs D). i^os ducs d'Augustenbourg foriiiciit un rameau de la branche royalo de Danemark. Ils ont pour souche Jean, frère puîné do Frédéric U, roi do Danemark, dont les fils formèrent quatre lignes. Celle de Sondorbourg, qui seule subsista, se divisa en six rameaux, dont deux se sont perpétués et portent les nom» do Glucksbourg et d'Augustenbourg. Lo premier est arrivé au trône do Danemark. Le second a fourni lo prince Chrétien-Charles-Auguste, élu prince royal de Suède, et mort en 1810 ; ce fut pour le remplacer que lo maréchal Bornadotto fut appelé en Suède.

Augustenbourg (Frédéric-Christian-Augnsle, duc D j, fils du duc Christian, né en 1829, mort en 1880. Il était major au service de la Prusse, lors de l'invasion du Danemark par les troupes des deux grandes puissances allemandes. La branche aînée do sa famille s'éunt éteinte en I8G3, dans la personne de Frédéric VII, roi de Danemark et duc de Slesvig-Ilolstein, le duc d'Augustenbourg lit valoir, mais sans aucun succès, les droits qu'il prétendait tenir de son père, le duc Christian, sur les duchés de Slesvig-Holstcin. Toutefois, le 15 novembre 1885, le gouvernement prussien reconnut à Ernest Gonihier, né à Dolzig en 1863 et fils de Frédéric-Christian, le titre de • duc do Slesvig-Holstein ».

Augusti (Frédéric-Albert), théologien protestant, né à Francfort-sur-l'Oder en 1696, mort en 1782. Juif converti, il a écrit des apologies de la religion chrétienne contre les juifs ; notamment : De adventua Chriati necesaitate, lempore templi seeundi (Leipzig, 1794) ; Aphoriami de atudiisjudxorum hodiemia (Gotha, 1731).

Augusti (Jean-Chrétien-Guillaume), théologien allemand, petit-fils du précédent, né à Eschenbcrg (Gotha) en 1772, mort à Coblentz en 1841. Il a publié (en allemand) ; Manuel d'archéologie chrétienne (Leipzig, 1836 et 1837) : Manuel de l'histoire dea dogmea chréitena (Leipzie, 1805 et 1835) ; etc.

AUGUSTIN, INE (guas) adj. De saint Augustin, qui est conforme aux doctrines do saint Augustin : La grâce An-

AUGUSTIN (saint), le plus célèbre des Pères de l'Eglise latine, né à Tagaste (Afrique romaine) en 354, mort à Hippone en 430. Il professa l'éloquence à Tagaste, à Madaure, à Carthage, puis à Milan. Il était alors manichéen ; et ses Confessions exposent avec une franchise et une humilité admirables les erreurs et les fautes de toute sa jeunesse. Les prédications de saint Ambroise. qui occupait alors le siège de Milan, attirèrent Augustin, qui se sentit peu à peu touché par la doctrine, après n'avoir admiré d'abord que l'orateur. U commença de réformer sa vie, et, après de douloureuses agitations, revint enfin à la foi de sa mère, sainte Monique. Celle. ci, qui avait pleuré amèrement sur ses erreurs, eut le bonheur, avant de mourir, de le voir baptiser par saint Ambroise. Il était dans sa trente-troisième année (387). Le nouveau baptisé retourna à Tagaste, donna ses biens aux pauvres, et se rendit à Hippone, où l'évêque Valère l'ordonna prêtre, malgré sa résistance. En 395, un concile l'adjoignit à Valère en qualité de coadjuteur, et, quelque temps après, il lui succéda sur le siège d'Hippone, où il se signala par ses vertus et par son autorité sur tout le monde chrétien. Il combattit avec un zèle infatigable, et réfuta les doctrines des manichéens, des donatistes et des pélagicns, instruisit son peuple par ses discours et ses écrits, et, dans le plus éloquent de ses ouvrages, la Cité de Dieu, justifia la religion chrétienne du reproche de causer, par son mépris pour les dieux de l'Olympe, les irruptions des barbares et les malheurs de l'empire. Il mourut à soixante-seize ans, pendant le siège d'Hippone par les Vandales.

Outre la Cité de Dieu, son chef-dœuvre, les principaux ouvrages de saint Augustin sont ses Confessions, ses Itétractations, qui se rapportent à un usage de l'antiquité, et qui sont une critique de ses propres ouvraces ; les Traités sur la grâce et le libre arbitre, écrits centré les donatistes et les pélagiens, et qui le firent surnommer le = docteur de la grâce ■; des Traités sur l'Ecriture ; un Commentaire sur les psaumes; un nombre considérable de Lettres et de Sermons, ainsi que d'autres écrits contre les hérétiques de son temps. La meilleure édition est celle des bénédictins (Paris, 1679-1700). Les ouvrages les plus importants ont été traduits en français.

Au point do vue philosophique, on trouve dans les œuvres de saint Augustin un conflit constant, d'où naissent bien des contradictions, entre les théories platoniciennes et le dogme chrétien. C'est que le point de vue de saint .\ugustin est tout diff'éront de celui d'un Teriullien. Sa maxime estCredo,ut intelligam{Je crois, afin de comprendre) ; il s'est pénétré de philosophie pendant sa jeunesse, et il lui en reste un vrai rationalisme. Mais U comprend aussi (et c'est pourquoi il peut tenter une conciliation do la foi et de l'intelligence) qu il n'est pas de science sans un acte de foi préalable. Il faut à la raison une matière — du donné — et c'est la fol qui lalui fournit. Maintenant, quel est cet objet sur lequel va s'exercer l'intelligence philosophique"? — Deum et aniniam scire cupio (Je désire connaître Dieu et l'àme). — Xihil ne plus? (Rien de plus?) — Xihil omnino (Rien absolument). Théologie et psychologie, voilà toute la philosophie.

Ce que l'esprit connaît lo mieux, ce qui lui est le plus présent, c'est lui-même : et il ne peut douter de sa propre existence sans la prouver en même temps. C'est déjà presque littéralement le Cogito de Descartes: et les formules abondent {Si fallor, sum fSi je me trompe, j'existe] ; 5i dubilat, vii'il [S'il doute (l'homme), c'est qu il vît] ; etc.). De plus, douter, c'est croire implicitement à l'existence de la vérité, et en désirer la connaissance ; or la vérité, c'est Dieu, raison dernière de toutes choses, être des êtres, bien suprême; et nous rencontrons ici le platonisme. Même, saint Augustin reprend les formules de l'école d'Alexandrie pour exprimer la transcendance de Dion, qui est supérieur à toutes déterminations, en qui

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