ACADÉMIE — ACADEMIQUES
deux : l'un pour la section do mathématiques, l'autre poui la section de physique. La Restauration, en 1816, se Dornait à donner à fa première classe d'e l'Institut, qui passa an rang: de troisième classe, le titre d'Académie royale des sciences, et à l'augmenter de dix membres libres. V. Institut.
Académie des sciences morales et politiques. Elle fut fondée par la Révolution française en 1795, lors do la création de l'Institut, dont elle était la deuxième classe. Supprimée par Napoléon en 1803, elle fut rétablie par le gouvernement de Louis-Philippe, en 1832. Elle fut alors composée de trente membres et divisée en cing sections : i" philosophie ; 2" morale ; 3" législation, droit public et jurisprudence ; 4* économie politique et statistique; 5* histoire générale et philosophique. On adjoignit aux membres titulaires cinq académiciens libres, cinq associés étrangers et trente correspondants au moins, quarante au plus, français ou étrangers. Un décret de 1855 ajouta une sis^ème section portant le titre de : politique, aiuninistration, finances. Cette section fut supprimée par un autre décret de 1857, et la (Quatrième section reçut le titre d'économie politique et finances, statistique. Les membres de la sixième section furent répartis dans les cinq autres, et le nombre des titulaires porté à huit pour chacune d'elles. Le 14 juillet 1872, un décret de Thiers abrogea tous les décrets impériaux et en revint aux sections de 1832. Eu outre, les cadres furent légèrement modifiés : le nombre des titulaires resta fixé à quarante, mais le nombre des académiciens libres fut porté à dix, et celui des associés à six, les correspondants restant de trente à quarante.
Ainsi que les autres classes de l'Iastitut, l'Académie des sciences morales et politiques a reçu des dons et legs et des subsides budgétaires, qui lui permettent de décerner des prix aux auteurs de mémoires ou d'ouvrag^js, presque toujours à la suite de concours. V. Institut. Académies (prix décernés par les). V. Institut. Académie de médecine, fondée en 1820, avec la mission d'éclairer le gouvernement sur toutes les questions d'hygiène publique et de continuer les travaux de la Société de médecine et de V Académie de chirurgie, dissoutes en 1793. Elle publie des Mémoires. Elle a quarante membres titulaires, plus des associés libres, français et étrangers. Elle se divise en onze sections : 1° anatomie et physiologie ; 2" pathologie médicale; 3" pathologie chirurgicale; 4" thérapeutique et histoire naturelle médicale; S"* médecine opératoire; 6" anatomie pathologique; T*» accouchements; 8" hygiène publique, médecine légale et police médicale ; 9° médecine vétérinaire ; 10» physique et chimie médicales; 11° pharmacie.
Académie de musique. Beaux-arts. V. Opéra. Académie de France à Rome, école supérieure des beaux-arts, fondée à Rome parColberten 16G6, et où sont envoyés chaque année, aux frais de l'Etat, les jeunes artistes, peintres, sculpteurs, architectes, graveurs, musiciens, qui ont obtenu les grands prix au jugement de TAcadémie des beaux-arts de Paris. Au début do l'institution, les artistes » à la pension du Roi » étaient envoyés à Rome à des intervalles irréguliers, et ni les graveurs ni les musiciens n'étaient bénéficiaires de cette libéralité.
Placée d'abord sur le Corso, dans le palais Mancini presque en ruine, elle échangea ce dernier, en 1803, contre la ravissante villa Médicis où elle est toujours. Les élèves, autrefois, y restaient un temps indéterminé ; la durée de leur séjour est, depuis 1863, fixée à quatre ans. Ils touchent une pension de 3.500 francs brut, et une indemnité de voyage de 1.200 francs pour l'aller et le retour.
— BiBLiOGR. : A. de Moniaiglon, Correspondance des directeurs de l'Académie de France à Borne avec les surintendants des Bâtiments (Paris, 1887-1S95).
Académie palatine. On donne ce nom à une réunion de lettrés, qui siégeaient dans les conseils de Charlemagne et le secondaient dans l'administration de l'Etat. Les membres de cette réunion, dont Alcuin est le plus connu, empruntaient des surnoms à la Bible et à l'anti-
Îuité selon la mode anglo-saxonne : Alcuin s'appelait Joratius Flaccus, Charlemagne David, etc. Us dirigeaient dans ce palais une école qui avait pris de cette circonstance le nom d'École palatine. Ils ont donc contribué, malgré le pédantisme de leurs productions, à conserver la tradition scientifique et littéraire, à provoquer une véritable Renaissance intellectuelle.
Académie royale d'architecture. Elle fut fondée par Colbert en 1671 et, comme la précédente, elle disparut le 8 août Î793, conformément au décret de la Convention en date de ce jour. A l'instar do l'Académie de peinture, l'Académie d'architecture eut son école et ses professeurs, mais seulement à dater du 31 décembre 1671. François Blondel fut le premier professeur en date. Lors de la réouverture, en 1793, de l'Ecole de peinture, qui
Ion renferma les morceaux de réception des membres do l'Académie. En effet, jusc[u'à la suppression de l'Académie, le 8 août 1793, on n était pas nommé académicien d'emblée : un stage était imposé aux candidats. On était tout d'abord agréé; puis, pour d'agréé passer académicien, il fallait exécuter une œuvre dont le sujet était indiqué par l'Académie, et sur le vu de laquelle on était définitivement reçu membre de la compagnie. Après plusieurs essais, en 1667 s'ouvrit la première exposition que l'on considère comme le premier Salon de peinture; les expositions se continuèrend ainsi à dos intervalles irréguliers jusqu'à la Révolution, mais elles ne comprenaient que des œuvres des membres de l'Académie. Les livrets ne commencèrent à être imprimés qu'à dater de 1673.
— BiBLloGR. : CoUect. des livrets des anc. expositions depuis 1673 Jusqu'en fSOO (Paris, 1869-1873); Charles Le Brun rt les arts sous Louis XIV, par H. Jouin (Paris, 1889).
Académies d'armes. Sous l'ancien régime, il existait dans les villes de province des institutions où étaient 'enseignés aux jeunes nobles les exercices du corps, l'art ■le la natation, de l'équitation, de l'escrime, du tir, de la danse qui faisaient partie d'une éducation soignée. C'était ':e qu'on appelait des académies et l'on disait d'un jeune iiomme : a II a fait ses académies i>, pour indiquer qu'il avait reçu le complément de son éducation. V. escrime
et MAITRES d'armes.
Académies protestantes. Ces compagnies, oui n'ont fonctionné que de 1598 à la révocation de l'édit de Nantes, étaient au nombre de huit, et siégeaient à Saumur, -Montauban, Montpellier, Nîmes, Die, Sedan, Orange et Orthez. Exclus de l'Université de Paris, les protesla,nts avaient dû pourvoir eux-mêmes au service de l'enseignement. Leur histoire a été écrite par Bourchenin : Étude sur les académies protestantes en France au xvi" et au \vn« siècle [lSi5).