ACADÉMIES ÉTRANGÈRES
Parmi les académies étrangères, les plus célèbres sont : Académie ou Société royale de Londres, Une réunion de disciples de Bacon tenue à Oxford, pendant la guerre civile, fut l'origine de la célèbre Société roiiale de Londres. Lorsqu'il remonta sur le trône, Charles II lui accorda une charte (1662). Elle compta bientôt, à coté de boaucouj) de grands seigneurs, les célébrités scientifiques et littéraires de l'Angleterre. Les travaux de ses membres jouirent partout d'une grande considération. Depuis 1665, la Société royale de Londres publie des mémoires sous le titre de Philosophical Transactions.
— Parmi les établissements analogues les plus importants, il faut encore citer : !a Beal Academia espanola, de Madrid; VAcadémie royale de Belgique, à Bruxelles; l'Académie royale des beaux-arts, d'Anvers \ VAcadémie impériale de Vienne; VAcadémie des sciences de Stockholm, et en Amérique : VAcademy ofna'ural sciences of Philadelpliia, et la Smithsonian Institution de Washington.
Académie de Saint-Luc de Paris. V. Académie
POYALE DE PEINTURE ET DE SCULPTLRE.
Académie de Saint-Luc de Rome. Au moyen âge. il existait à Rome, comme à Venise, comme à Florence, une corporation de peintres portant le titre de Confrérie do Saint-Luc. Au xv siècle, cette compagnie s'érigea en Université des arts et compta comme membres plusieurs centaines d'artistes de tous les pays. En 1577, le pa;pe Grégoire XIII créa à Rome une Académie des beaux-arts. C'était à la fois une académie proprement dite, en même temps qu'une université d'études artistiques, et elle a servi de modèle à toutes les institutions du même genre et une chambre syndicale pour l'expertise do travaux artistiques. Elle n'a cessé de recevoir des legs nombreux et importants. Ces fonds sont employés, aujourd'hui comme autrefois, à enseigner les beaux-arts et à distribuer des prix. Au xvii" siècle, plusieurs académies de la Péninsule et du reste de l'Europe demandèrent à être agrégées à l'institution romaine.
La compagnie est dirigée par un conseil académique, comprenant douze dignitaires et nommant, parmi ses membres, un président qui porte le titre de prince. Quelques-uns de nos meilleurs artistes résidant à Rome furent élevés au principal, dignité qui était annuelle : Simon Vouet est le premier (vers 1620). Errard, directeur de l'Académie do France à Rome, fut ensuite élu prince de l'Académie de Saint-Luc en 1672 et en 1678; Lebrun le fut en 1676; Poerson, en 1716; do Troy, en 1744. Le dernier pj-ince fut Canova, en 1818. L'Académie de Saint-Luc est encore aujourd'hui sous la protection du pape.
On peut consulter VAcadémie de Saint-Luc à Borne, par Jean Arnaud (Rome, 1866).
Académie del cimsnto, fondée à Florence, en 1657, sous la protection du prince Léopold, depuis cardinal de Médicis. Elle s'occupait spécialement des sciences physiques, mais n'eut quune très courte existence.
Académie delà crusca (l'j, fondée à Florence en 1582, dans le but d'épurer la langue et la littérature italiennes. C;-(wca signifie en italien le son qui reste quand la farine est blutée. Ses armes étaient un blutoir avec cette légende : Jl più bel fior ne coqlie. (Elle en recueille la plus fine fleur.) Son vocabulaire de la langue italienne, dont la prcmicro édition est de 1612, est resté le modèle des ouvrages de ce genre.
Académie des Arcades (ou mieux des Arcadiens) établie à Rome en 1690, par Crescimbeni, dans le but do remettre en honneur l'étude de la poésie. Chaque membre ôtait inscrit sous lo nom d'un borner d'Ai-cadie.
Académie des curieux de la nature, fondée en Bavière, vers 1C52, par le médecin Bausch, et qui reçut depuis lo nom de Léopoldîne. Elle a pour objet do solliciter des médecins communication do tous les cas exlraordiaaires qu'ils peuvent rencontrer dans la pratique.
Académie des sciences de Berlin. La Société des sciences de Berlin, fondée en 1700 par Frédéric 1er, à 1 instigation de Leibniz, prit sous Frédéric II (1743)' le litre de Académie royale des sciences et belles-lettres de Prusse. Elle avait pour président le Français Maupertuis. Pendant cette période, ses mémoires, jusque-là rédigés on latin, furent écrits en français. Sous les règnes suivants, elle ne jeta pas grand éclat, mais elle se releva NOUS Frédénc-GuillaumeIV(i840-l86l)etGuilIaumeI", qui lui accordèrent leur protection et des subsides. L'Académie de Berlin prit une part importante au développement
i. iDsî^e doflîcier
d'Académie.