‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 591 sur 828 · AVEZAC-MACAYA · texte numérisé non relu

AVEZAC-MACAYA

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AviANIUS EvANDER, sculpteur et toreulicicn grco (l"s.av. J.-C.)Ii fut conduit d'Athènes àAloxandrio par Antoine, puis amené à Rome, où il fut vendu comino usclavo à M. .(îimilius Avianianus, qui l'alfranchit. Nous savcns

Su'il fut chargé de restaurer une Artémis dans un trni)>!<' 'Apollon. Il exerçait aussi lo métier de marchand d'univri-^. d'art; Cicéron s'adressa à lui pour des acquisitions.

AVIATEUR, TRICE adj. Qui sert à l'aviation : Appareil AViATiiDR. Machine aviatrice.

— n. m. Machine volante; ingénieur qui s'occupe do l'aviation.

AVIATION [si — du lat. avis, oiseau) n. f. Système de locomotion aérienne, fondé sur l'emploi d'un véhicule plu:: lourd que l'air, et imitant en cela le vol des oiseaux.

— Encycl. L'idée de s'élever, de se mouvoir, de se diriger dans l'air comme les oiseaux, les insectes, les chauves-souris ou les poissons volants, a dû hanter depuis longtemps l'esprit de l'homme. La fable de Dédale et d'Icare ne peut guère être considérée que comme une preuve do cette préoccupation, car tout est invraisemblable dans la version des poètes à ce sujet.

Au point de vue pratique, si l'on mot à part les aéi'oslats (v. ce mot), appareils plus légers que l'air. Variation est encore à l'état (le problème non résolu, quoi([uc maintes fois aborde par les savants, notamment par Roger Bacon ot Léonard do Vinci, Borelli et Lalande. Ce deniicr estima que l'homme aurait besoin, pour voler, d'ailes ayant 180 pieas de longueur!

Marey, qui a oien étudié le vol des oiseaux, a conclu récemment à la possibilité do faire des machines volantes.

Los tentatives expérimentales, plus ou moins sérieuses. sont d'ailleurs fort nombreuses. On peut les diviser en deux catégories : l" celles qui ne font intervenir d'autre force motrice que celle des muscles de l'homme (hommes volants), dont l'issue fut trop souvent fatale à leurs auteurs; 2** celles (lui empruntent un moteur mécaniipio (machines volantes).

— Hommes volants. Le premier homme volant dont l'histoire ait conservé le nom est J.-B. Dante de Péronne, que ses ailes trahirent et qui se cassa les jambes (xv* siècle). Olivier de Malmesbury, bénédictin anglais (xvi« siècle), s'ùtant conformé à la description donnée par Ovide des ailes de Dédale, se cassa aussi les jambes et resta infirme. De ses essais à Saint-Germain, sous Louis XIV, Allard sortit estropié, après un insuccès complet. Peu après, le marquis de Bacqueville se cassa la jambe sur un bateaulavoir, en traversant la Seine à l'aide d'une sorte de parachute. En 1G79, un mécanicien do Sablé, dans le Maine, nommé Besnier, se construisit des voiles à leviers, destinées à être mues par le jeu alternatif des mains et des piods, puis, s'étant jeté du haut d'un toit, affublé do ces sortes d'ailes, il put ralentir sa chute et tomber doucement à une certaine aistance. Son appareil fut, dit-on, acheté par un baladin qui l'utilisa dans les foires. De l7oy à 1720, un jésuite de Lisbonne, P. Guamao, eut, parait-il, un certain succès, mais on manque de détails sur ses expériences. Un insuccès complet fut réservé au chanoine Desforges, qui, en 1772, s'élança du haut de la tour Guitct, à Etampes, avec un cabriolet volant de son invention.

En 1800, Calais se lance du haut d'un niàt au jardin didalie (Paris), et sa machine se brise en tombant.

Après les tentatives infructueuses de Blanchard, un habilo mécanicien de Vienne. Deghen, tenta à Paris, en 1812, do réaliser un moyen terme entre l'aéroslation. qui faisait fureur, ol l'aviation. U essaya de se mouvoir dans l'air après s'èire suspendu par la ceinture à un petit ballon destiné à l'alléger. Il échoua et faillit être écharpé par la loulc. En 1854, Leturr, à Londres, trouva la mort dans une

oxpérionco do parachute prétondu dirigeable. Do Groof, on 1871, revient ù. l'aviation propremont dite, ot se tuo dans une expérience à Crémone (1874). Les ailos do sa machine étaient mues au moyen do bras ot d'un ressort antagoniste on caoutchouc. En 1804, un nommé Dolprat songea, pour actionner les ailes, à transformer lo mouvement alternatif des membres, ot construisit une bicyclette, dite fl aérienne ■> qui, comme ses congénères, no quitta jamais le sol.

Do 1893 à 1896, un savant allemand, O. Lilionthal, doué d'une force peu commune et entraîné par un long exercice, réussit, dans une série d'expériences, en prenant son élan sur un tertre, à quitter le sol ot à planer sur un parcours do 250 m., mais il Unit par so tuer en I82C. Son appareil consistait, en somme, on doux voiles inclinées, légèrement concaves, dont il pouvait régler l'inclinaison, et une voile verticale servant do gouvernail. C'est lo principe do Vaéj'oplane.

Ces expériences, aussi bien que lo calcul selon Holmoltz, démontrent quo la force musculaire de l'homme est insuflisante pour obtenir un vol continu do quelque durée. D'ailleurs, Lilionthal ne les avait pas entreprises en vue do voler, mais bien d'étudier les conditions de stabilité dos aéroplanes en général, pour arriver à. la construction dos machines volantes, puisque l'hommo volant n'a jamais uu être, au fond, et paraît ne devoir jamais être qu'un homme muni d'un parachute pins ou moins dirigeable.

— Machines volanlca. Peut-on construire un appareil et un moteur tels que le premier, actionné par lo second, enlève tout le système, le soutienne et lo dirige dans l'air ù la manière des animaux volants? Cela parait probable, en principe ; maintes expériences l'ont établi dans une certaine mesure, au moins pour les appareils de petites dimensions. Tout lo monde connaît de nom la colombe volante d'Architas do Tarento (iv* siècle av. J.-C), la moue ke de fer et Vaif/le artificiel construits par J. Muller, a.stronomo franconien, au xv« siècle. Mais la provision d'onergio que l'on peut emmagasiner est forcément limitée, ot, partant, aussi la duré© du mouvement possible. Dans les expériences réalisées jusqu'ici, cette durée est mémo fort courte. On a classé les appareils d'aviation en trois catégories, d'ailleurs beaucoup moins tranchées dans la pratique quo dans la théorie : les hélicoptères, les orthoptères et les aéroplanes.

Les hélicoptères ont pour organes des ailes hélico'idalcs, actionnées soit par un ressort, soit par un petit moteur à vapeur ou électrique. Launay^ et Bienvenu présentèrent à I Académie, en 1784, un hélicoptère empruntant sa force à une lame de baleine fléchie. En 1842, Philipps en construisit un à quatre ailes qui était un véritable tourniquet à vapeur, et qui s'éleva. En 1863 paraissent les héhco-

Ltères à ressort de montre de de Ponton d'Amécourt, de aLandelle et Nadar; en 1870, celui de Penaud, à ressort do caoutchouc, jouet amusant et peu coûteux.

Les hélicoptères, qui s'éloignent beaucoup du vol des oiseaux, et dont l'équilibre est très instable, ne semblent pas pouvoir, dans l'état actuel, être appropriés à l'aviation humaine.

Les orthoptères sont des appareils analogues à celui do Degiien, destinés à imiter le vol ramé (v. vol), au moyen d'ailes battantes qui s'appuient sur l'air en s'abaissant et s'inclinent de manière à rencontrer la moindre résistance possible do l'airen se relevant. Là ne parait pas être encore la solution du problème. Les oiseaux eux-mêmes ne se soutiennent pas uniquement par le battement des ailes. Ce mode d'effort est utilisé par eux au départ et ensuite à intervalles plus ou moins rapprochés. Le volateur de Du Temple, inventeur d'une chaudière spéciale, était un orthoptère. 11 fut essayé sans grand succès à Brest en 1861. On peut encore citer les oiseaux mécaniques de Hureau de Villeneuve, de Gaston Tissandier, et d'Ader. La machine de G. Wellner, professeur à Briinn (Autriche/ [1894], sorte de bateau aérien à hélices et à roues, était une combinaison do l'orthoptère et de l'hélicoptère.

Les aéroplanes ont pour objet d'imiter le vol plané, au moyen de surfaces planes ou presque planes, immobiles, légèrement inclinées sur l'horizon, et animées dans leur ensemble d'un mouvement de propulsion horizontale , comme celles d'un oiseau planant. Ici la sustentation est le résultat de la propulsion. En réalité, les hélicoptères et orthoptères qui ont donné quelques résultats ont toujours fonctionné en partie comme aéroplanes. C'est vers le type aéroplane que se sont portées les recherches. Pour en comprendre lo principe, il suffit (y i.

dose représenter un *^" -^

cerf - volant libre, pour lequel la composante horizontale do la tension du lU serait remplacée par une force propre lui imprimant une propulsion horizontale.

La résistance opposée par l'air au déplacement du plan se traduit en un point quelconque par un glissement do l'air parallèle au plan et une pression normale N. Celle-ci peut se décomposer en une composante horizontale, qui tend à ralentir le mouvement, et une composante verticale opposée au poids P, qui tend à soulever l'appareil. Pour éviter l'amortissement de la vitesse par la composante horizontale de la résistance, il faut une force motrice. Supposons que la vitesse a été rendue constante par une force T, que la résistance horizontale des autres parties de l'appareil soit R, et que l'inclinaison des plans soit r, les équations de l'équilibre sont :

1] N sin a=:T — R, équil. des forces horizontales,

^ iN cûSa = P, — — verticales,

d'où, par division, tg a= — ^ — . L'équilibre exige que

l'angle a ne dépasse pas quelques degrés.

Dans les essais, on a souvent remplacé les surfaces planes et rigides par des surfaces un peu flexibles et légèrement concaves. Pour obtenir au déout une vitesse suffisante sans le secours de la machine destinée à l'entretenir, on lance toujours l'engin.

En 1843, Henson lança un aéroplane à voiles lîxes, muni en outre, pour la propulsion, d'hélices mues par une machine à vapeur.

Springfellow, conformément aux indications do "Wonham, remplaça, en 1868, lo cadre unique d'Honson par une série do plans superposés, sans plus do succès.

Depuis 1889, l'ingénieur américain Ilîram Maxim acon- Htruit divers types d'aéroplano)»-iiavircs, avec moteurs légers, d'un type analogue à la chaudière Sorpollct. Ces aéroplanes devaient, selon les calculs do l'auteur, atteindre une vitesse do ICO kilom. Â l'heuro ; mais ils no purent fonctionner, à cause du défaut do stabilité. (Quelques chiffres donneront une idée do l'importance do ces essais. Dans le type représenté (1894), la surface do voilure était ri22 m. carr.; le poids, y compris trois hommes d'é(|uipago,2.cl2kilogr.; la puissance motrice, loo chevaux-vapeur: la poussée dos doux hélices, 450 kilogr. Les rails à glissières* sur lesquels s'est fait le lancement, ont été aoulovés par la machine.

L'aéroplane de H. Phillips difTèro de celui de Maxim on co que les grandes voiles sont remplacées par de nombreuses petites voiles disposées à peu près comme des lames do persiennes.

Do son côté, le célèbre professeur américain Langley a expérimenté, depuis 1893, un aéroplane (dit at-rodrome) en aluminium, mais de beaucoup moindres dimensions. L'appareil pesait seulement 10 kilogr. ; il parcourut 900 m. à la vitesse de U m. par seconde, le 28 novembre 1896, près de la baie du Potomac.

Enfin, depuis 1890, Tatin ot Richet perfectionnent la construction d un petit aéroplane à vapeur qui pèse 33 kilogr. ot a 6", 60 d'envergure, et qui, en juin 1897, fut expérimenté à Sainte-Adresse, près du Havre. Lancé sur la piste, il s'éleva, puis s'abaissa, se releva encore, et tomba dans la mer à une distance de 140 m., parcourue à raison do 18 m. par seconde. De tous ces essais il résulte que la difficulté consiste plutôt à obtenir la stabilité qu'à créer des machines motrices puissantes et assez légères. Sans parler des moteurs électriques, des moteurs à acide carbonique, oui ont été proposés, les générateurs à vapeur suffisent déjà pour donner, pendant quelque temps, au moyen d'hélices, une propulsion suffisante.

II reste nien, en dehors des sentiers explorés par les inventeurs, une voie ouverte aux recherches, c'est celle du vol dit "à la voile », sorte do vol plané que soutiennent certains oiseaux, comme l'albatros, pendant des heures entières, sans faire aucun mouvement d'ailes, et qui semble utiliser, grâce à un simple balancement instinctif et à une modification opportune de l'inclinaison générale du corps, l'énergie intérieure des ondes aériennes. Il est peu probable que l'on puisse construire des appareils propres à imiter ce genre de vol, qui exige une sensibilité et une souplesse dont les machines les plus perfectionnées sont encore loin d'approcher. V., p. 624» le tableau.

A'VIBUS (Gaspard.-A.-B.). Biogr. V. Osello (Casparo).

A'VICÉBRON. philosoj)hc arabe, souvent cité parmi les scolasti([ues, mais dont 1 existence même était restée un problème jusqu'à nos jours. Munk a établi quo ce nom désigne en réalité le juif espagnol Salomon ben Gabirol, né à Malaga, qui vécut à Saragosse vers l'an 1045 et qui mourut en 1070. Il composa des commentaires allégorisant l'Ancien Testament et des hymnes mystiques qm furent admises dans la liturgie des synagogues. Sa doctrine était une sorte de panthéisme, fondée sur l'interprétation d'Aristote. Il l'avait exposée dans trn ouvrage intitulé Source de vie {Fons vitx).

AviGENNE r Abou-Aii-al-Hosein-ibn-Abdallah Ibn-Sinâ). célèbre philosophe et médecin arabe, né en 980 à Afsbéna, près de Bokhara, mort à Hamadan en 1037. A dix ans, il connaissait le Coran et le droit musulman ; bientôt, il s'initia seul aux mathématiques, à la physique, à la médecine et à la philosophie. A dix-sept ans. Il guérit d'une grave maladie le prince de Bokhara, qui lui ouvrit l'accès de sa vaste bibliothèque. Après la chute des Sassanides et la mort do son père, il voyagea dans le Khàrezm et lo Khorassan ; à Djouzdjân, il acquit un puissant protecteur, Abou-Mohammed Chirâzi, qui lui fit don d'une maison pour ouvrir des cours publics : c'est dans cette ville qu'il commença son fameux Canon. Il fut ensuite le protégé du souverain do Hamadan, qui le nomma vizir. Victime d'intrigues politiques, il fut emprisonné; mais il parvînt à s'enfuir auprès du prince dlspahan. II mourut dune maladie d'estomac, contractée à la suite d'excès de travail et de plaisirs.

Ses principaux ouvrages sont : le Canon de ta médecine, qui. traduit en latin, devint rapidement populaire en Europe : Ach-Chafa, encyclopédie des sciences philosophiques, dont un extrait (Al\adja) contient la logique, la phy sique et la métaphi^siquc.

La philosophie d'Avicenne était un mélange deperipatétisme et de théories orientales. Malheureusement, co dernier élément de la doctrine, lo plus important au diro d'Avicenne lui-même, et qu'il avait exposé dans l'ouvrage aujourd'hui perdu de la Philosophie orientale, nous est mal connu : on sait au moins que c'était une sorte de panthéisme. Comme méthode, Avicenno a donné une classification des sciences assez rigoureuse : il les divise en : l' science supérieure, ou des choses qui sont hors de la matière (philosopliie première) : 2* sctence infih-ieure, ou des choses matérielles (physique); 3' science moyennt, ou des choses qui sont en relation à la fois avec ce qui est matériel et ce qui ne l'est pas. Dans sa théorie de l'être, il distingue : 1» le possible, dont l'existence n'est pas nécessaire (les choses qui naissent et s'anéantissent) ; 2* ce qui est possible en lui-même et nécessaire par une cause extérieure (les sphères et les intelligences) : 3» ce qui est nécessaire en lui-même (Dieu). De Dieu, un et éternel, émane la première sphère, qui sert de premier moteur; intelligence éternelle, et double parce qu'elle pense Dicn et elle-même, elle sert d'intermédiaire entre 1 unité et la multiplicité, entre l'intelligence universelle et celle des choses accidentelles. — Sa tliéorie de l'âme est très voisine do celle d'Aristote. L'àme doit se rendre indépendante de la matière, et se livrer à la spéculation ; pénétrer l'ordre des choses éternelles et le reproduire en soi, tel est le bien parfait.

— BiBLiOGR. : Munk. article Ibn-Sina du Dictionnaire philosophimie (1875) : Mehrens, Philosophie d'Avicenne dans le Musée fLouvain, 1SS2V

AVICENNIE ou AVICENNIA (de Avicenne, n. pr.) n. f. Genre do plantes voisin des verbénacécs, et pour lequel ou a établi la famille des ancenniées.

— Encycl. Les avicennies sont, pour la plupart, des arbres qui croissent dans la vase des plages do la zone équar

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