‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 597 sur 828 · CHIENDENT À CHAPELET · texte numérisé non relu

CHIENDENT À CHAPELET

— Loc. PROV. ; Il a bien gagné son avoine. Se dit d un homme qui a beaucoup travaillé, et qui est très fatigué quand arrive l'heure du repas.

Il 11 mange son avoine dans un

Se dit d'i

qui

point part aux autres de qu il a, par allusion au sac rempli d'avoine que l'on attache à la tête des chevaiLx qui mangent tout attelés, il Ecouter à l'avoine, Perdre son temps, il Piquer l'avoine. Etre en seutinclie. I! Etre entre l'orge et l'avoine, Etre entre doux positions ée-alement fâcheuses.

— Encycl. Ce genre de graminées, qui a donné son nom à la tribu des avenacées, et dont les principaux caractères sont :

épiUots à trois fleurs hermaphrodites, dont la supérieure est stérile ; trois étamines et un ovaire sessile avec deux styles écartés et plumeux ; un caryopse arrondi, sillonné sur une des faces, velu au sommet, et adhérent à la glumelle supérieure. Ces plantes abondent dans les ré-

fions tempérées de l'hémisphère oréal, et sont assez rares dans les régions intertropicales et dans toute l'Amérique. On en compte environ 80 espèces.

L'avoine commune [avena saliva), cultivée en grand, offre beaucoup de variétés. Cette plante sert, en France surtout.

6, épillet.

à la nourriture des chevaux ; mais, dans les pays du Nord où le froment ne mûrit pas facilement, elle sert aussi à l'alimentation de l'homme.

— Culture. Les variétés de l'avoine cultivée comme céréale se classent pratiquement en deux groupes : les avoines de printemps et les ai'oines d'hiver.

Aux environs de Paris et dans le nord-ouest, le nord, l'est et les parties montagneuses du centre de la France (hivers relativement rigoureux), on cultive surtout des variétés de printemps. A l'ouest (climat doux et brumeux) et dans les régions méridionales, des variétés d'hiver et de printemps. Les avoines d'hiver se sèment en automne, les avoines de printemps en mars ou avril, en lignes (150 litres ou plus de semence à l'hectare) ou à la volée (de 220 litres à 300 litres ou beaucoup plus sur les mauvaises terres). Un semis de printemps trop tardif est très préjudiciable. La terre est généralement préparée par un seul labour. La culture d'entretien consiste d'ordinaire en un hersage qui peut être suivi de roulages (terres légères). Les avoines d'hiver se récoltent au commencement de juin dans le Midi , au commencement de juillet dans l'Ouest. Sous le climat de Paris, les avoines de printemps se récoltent aux premiers jours d'août, à fin août et commencement de septembre dans les régions moins favorisées. On fauche avant maturité complète pour éviter l'égrenage. L'avoine fauchée est disposée en javelles, puis bottelée, une fois sèche, et disposée en moyettes avant d'être rentrée en grange ou mise en meule.

Dans l'assolement, l'avoine suit généralement un blé, une plante sarclée ou une prairie artificielle (trèfle, luzerne, sainfoin). Dans le premier cas, qui est celui de l'assolement triennal (betterave, blé, avoine), elle reçoit une demi-fumure. Les rendements varient en moyenne de 40 à 70 hectolitres à l'hectare, et le poids moyen de l'hectolitre oscille entre 38 et 52 kilogrammes. A'VOINERIE n. f. En T. d'agric. Terre semée en avoine. AVOIR (lat. habere. — J'ai, lu as, il a, nous avons, vous ave:, ils ont. J'aiws, tu avais, il avait, nous avions, vous aviez, ils avaient. J'eus, tu eus, il eut, nous eûmes, vous eûtes, ils eurent. J'aurai, tu auras, il aura, nous aurons, vous aurez, ils auront. J'aurais, tu aurais, il aurait, nous aurions, vous auriez, ils auraient. Aie, ayons, ayez. Que j'aie, que tu aies, qu'il ait, que nous ayons, que vous ayez, qu'ils aient. Que j'eusse, que tu eusses, qu'il eût, que nous eussions, que vous eussiez, qu'ils eussent. Ayant. Eu, eue) v. a. Posséder, être maître, propriétaire de : Celui qui a est celui à qui Dieu a prêté. (Alex. Dum.)

Quoiqu'une fille soit sage, bien faite, belle.

On débute d'abord par demander ; ■■ Qu'a-t-elle?»

Destouches-

— Sert à indiquer le rapport de position des personnes ou des choses : Avoir quelqu'un à sa droite. Avoir sa canne à la main. Il Indique aussi la manière d'être des êtres ou des choses, la disposition des parties qui les composent : Avoir de bons yeux. Avoir l'oreille fine.

— Désigne l'état d'une personne ou d'une chose par rapport au temps : Les nègres ne savent presque jamais iàf/e qu'ils ont.

— Eprouver, ressentir, au physique ou au moral : Avoir la fièvre. Avoir soif. Avoir de l'honneur, de l'espoir.

— Recevoir, obtenir, jouir de : Avoir des prix, n Particulièrom. en ce sens. Obtenir les faveurs de : Les fats seuls nomment les femmes qu'ils ont eues. Il Acquérir, se procurer : Certains livres sont devenus si rares qu'il est presque impossible de les avoir.

— Etre dans le cas ou dans la nécessité de s'occuper de : Avoir un procès. Avoir un duel, il Se livrer à : Avoir une conversation, une discussion. Il Avoir raison de quelqu'un, de quelque chose, S'en rendre maître.

— Avoir pour. Avoir en qualité de : Ayom quelqu'un povr chef, POU."* protecteur, pour ami. il Regarder comme ; Les sceptiques o;lT pour suspecte la vertu même. Il Avoir pour soi. Avoir en sa faveur, à son avantage : C'est beaucoup d'AVoiR POUR soi le témoignage de sa conscience. (Fléch.)

Il En avoir pour cinq, dix, vingt ans. En avoir pour la vie. Sert à exprimer le temps que doit durer une chose. Il En avoir pour son argent. Se dit, quelquefois ironiquement, pour faire entendre qu'une chose vaut ce q^u'elle a coûté.

— Avoir en. Apprécier d'une certaine façon, avec certains sentiments : Avoir en horreur. Avoir en grande estime.

— Avoir à, suivi d'un infinitif. Etre dans l'obligation, dans l'intention de : Avoir X faire une visite. Avoir à parler, n

Il Trouver quelque chose pour. (Ne s'emploie guère alors qu'avec une négation ou une interrogation, ou toute autre forme qui renferme implicitement la négation) : N'avoir rien k répondre. Qu'AVEZ-votcs k dire à cela ?

— Avoir de. Recevoir, tenir de : De qui avez-vous cette nouvelle? Il Engendrer ou concevoir : Napoléon I" n'evr pas d'enfant DE Joséphine. Il Ressembler par : Beaucoup d enfants ONT à la fois DE (eiir père et de leur mère.

— JVavoir qu à suivi d'un infinitif, U suffit de : Louis XIV n'avait qu'à parler pour être obéi. Il Exprime aussi : i" la menace : Tu n'as qu'à recommencerl 11 n'a qu'à venir, il verrai ; 2» la crainte ; Vous me conseillez de le provoquer, il n'a qu'à me tuer, il Tu n'avais, il n'avait qu'à. Se dit quelquefois par reproche, pour faire sentir à quelqu'un qu'il a manqué à ses devoirs, ou qu'il a fait quelque faute : Vous avez échoué par maladresse, vous n'aviez qu'à mieux prendre vos mesures.

— N'avoir plus qu'à. Se dit d'une personne à qui il ne reste plus qu'une chose à faire ; Quand on a tort, on n'a plus qu'à se taire.

— Avoir quelqu'un avec soi. En être accompagné, ou l'avoir pour partisan, pour soutien, il .4i'oîr quelqu'un à déjeuner, à dîner, etc.. Lui donner à déjeuner, à dîner, etc.

— Avoir' la parole. Avoir, obtenir la permission do parler dans une réunion, u Avoir pour but, pour objet. Se proposer quelque chose pour but, pour objet, u Avoir pour agréable. Etre satisfait d'une chose, l'approuver : Les enfants doivent faire ce que leurs parents ot<T pour agréable.

— Avoir entre encore dans un grand nombre de locutions familières ;

— ^tioir de quoi. Etre dans l'aisance, n Avoir de quoi suivi d'un infinitif. Posséder ce qu'il faut pour : Avoir de QUOI vivre, de quoi manger. Il Avoir beau, ovl Avoir beau faire, Perdre sa peine à : Vous aurez beau faire, la vie, c'est du théâtre non écrit. (J. Claretie.) Il Avoir l'air, Paraître, sembler : Le dindon a l'air fanfaron. (Bufif.) n Avoir en tête, Etre dans le dessein de faire quelque chose, n Avoir dans la tête. Avoir le iJan formé de : J'xi dans la tète le sujet d'une vingtaine de lettres sur l'Italie. (Chateaubr.) Il Avoir dans la main. Disposer à son gré do : Un bon capitaine a tous ses soldats dans la main. Il Avoir sous la main ou en main, Avoir à son usage, à sa disposition : Le savant doit AVOIR ses. livres socs la main, ii Qu'a-t-il ? Qu'avezvous? Dans quelle disposition est-il, êtes-vous? Il Avoir que. En réponse à ces phrases : Qu'a-t-il ? Qu'avez-vous, on dit quelquefois, dans le langage familier. Il a que, J'ai que : Qu'avez-1'Ou.î donc ? — J'ki que je m'ennuie. Il 7( a cela de bon. Il a cette qualité.]] En avoir par-dessus la tête. Etre excédé ou excessivement ennuyé, il En avoir assez. En avoir autant, plus qu'il n'en faut. Se dit de chagrins, de désagréments ou de toute autre chose qu'on ne peut plus supporter. Il Nous avons, vous avez des gens qui... II est, existe, on trouve dos gens qui... n Avoir son soûl, tout son soûl d'une chose. En être rassasié, dégoûté. (S'emploie au pr. et au flg.) Il En avoir dans l'aile. Etre très amoureux, très épris d'une personne. — Signif. aussi Etre atteint de quelque perte, de quelque accident fâcheux, n Quoi qu'il en ait. Gallicisme très vague qui signifie Quoi qu'il puisse dire, et quelquefois. Quoi qu'il en soit. Il Vous en aurez. Vous serez châtié, maltraité, il Contre qui ou à qui en a-t-il, en ai'ez-vous ? Contre qui et pourquoi est-il de mauvaise humeur, courroucé?

— Avoir s'emploie unipersonnellement dans le sens du verbe être; dans ce cas, il est toujours accompagné de t :

De bien des gens, il n'r A que

le

lilïe quelque

Avon

■hose. (La Bruy.) «Ilij a est souvent accompagné du pronom en, servant à rappeler un substantif précédemment exprimé : Quelque nombre, quelque espace que ce soit, il t EN A toujours un plus grand et un moindre. (Pasc.) Il Le pronom il se supprime quelquefois familièrement : Madame, puisque madame Y A. (Mol.) Il Elliptiq. /( y en a, U y a des gens : Il Y en A qui disent que les étoiles sont habitées. Il Tant il y a que. Tant y a que. Quoi qu'il en soit, ou Bref, pour en finir. — Cette locution signifie aussi En conséquence, si bien que : Ils se querellèrent, se dirent des^ injures, tant il y a Qxj'ils finirent par se battre. Il II n'y a 'qu'à parler, Il suffit de parler : Commandez, IL n'y a qu à parler. Il Quand il n'y en a plus, il y ai a encore. Se dit pour faire entendre qu'une chose est inépuisable.

— Il y a de quoi, Locution le plus souvent ironique, pour II n'y a aucune raison : Vous fâcher de cela?... il Y A bien de quoi ! n S'empl. aussi d'une manière affirmative : Vous avez eu raison de vous fâcher; il y avait de quoi.

— Jeux. Avoir la main. Etre le premier à donner les cartes. Il .ivoir le dé. Etre le premier à jouer les dés.

Il .\voir la boule, Etre le premier à jouer la boule. Il Avoir la corne ou le cornet. Etre, au jeu de creps, l'adversaire des joueurs qui parient, n Avoir la parole, A la bouillotte, '"■ le droit d exprimer ce qu'on veut faire sur le coup présente. — A la manille. Avoir le droit, au moment

de jouer, de demander à son partenaire des explications sur son jeu.

— Gramm. Employé seul avec le participe d un autre verbe, avoir forme les temps composés, comme Tai aime. J'avais reçu, etc. II forme également un temps composé avec son propre participe : J'ai eu. J'avais eu. J'aurais eu. Joint à son propre participe et au participe d un autre verbe, il forme de même un autre temps surcompose ; Jaurais eu le temps d'aller vous voir «i j'avais eu FiNiiiia»

làt. Il 1,0 part. pass. du vorbo avoir iloit ordinairom. rosier invuriablu lorsqu'il est suivi do la prûp. à ot d'un iiiiinitil', paruo (|U0, dans co cas, lo substarilit' ou lo prouoni (|ui prociNdo lo vorbo moir ost complément, non <lo co vorlio, mais de l'inlinitif ; Quels travaux n\-l-ellc pas ko à xu/iporterl Les livres que f\l ED À lire. Voilà les ennemis iiuc 7«a pairie A ku K combattre,

— Loc. raov. I II en veut avoir, à quelque prix que ce soit, C'est un hoinnio cupide, âpro au ^'aiii. li II n'est rien tel que d'en avoir, l'our 6tro considoré, il n'est rien tel ciuo d'fltr» ri.-bo. '

— Pour les autres locutions dans losquollos ontro lo verbe Avoir ot qui no liguront pas ici, v. lo mot principal do la locution.

— Syn. Avoir, posséder. Avoir ot possikler^ bien que parfaitomont .syuoiiynios, no doivent pas être employés indiiréromniont l'un pour l'autro. Ainsi, on dira : Cette femme k de beaux yeux. (Assurément, cette femme possède ses youx, ot lo verbe posséder rendrait ici la même idéo DUO lo verbe avoir; cost, cependant, ce dernier seul que 1 usage permet d'employer. ) Quelquefois , posséder renchérit sur avoir; c'est amsi que Bourdaloue a dit : « C'est dans l'élut religieux que, par choix et même par vœu, on se fait un bonheur de n avoir rien, de ne posskdkr rien. » (Souvent aussi ces doux mots se distinguent par uno sorte d'antithèso: Un mari peut ne pas posséder la femme qu'il a.) — Avoir so dit en général do toutes sortes de biens, ot en particulier de ce qui so rapporte à la personne physique ou morale, tandis que ;)o.!s.-(?e7-so dit plutôt des bions-fonds, de ceux dont on a véritablomont le domaine, la propriété.

— Syn. n y a. Il est. Il y a marque quelque chose do positif, do précis, do déterminé ; Il n'Y A rien qui rafraic'iisse le saîif/ connue une bonne action. (La Bruy.) — // est a un sens plus vague, plus général :

H est dea coutretemps qu'il faut qu'un sage essuie.

Racine.

AVOIR n. m. Ce qu'on possède de bien ; propriété : Les ■oueurs obstinés perdent tout leur avoir.

— Comm. Partie d'un compte où l'on porte les sommes dues à quelqu'un, ii Doit et avoir. Le passif et l'actif : Etablir un compte par doit et avoir.

'—Philos. Une des dix catégories d'Aristote, celle qui exprime la relation du contenant au contenu, du possesseur à la chose possédée.

AVOIRA n. m. Bot. Nom vulgaire de l'elxis gtiineensis.

AVOIRDUPOIS ou AVERDEPOIS n. m. Nom donné à un système de poids et mesures appliqué, en Grande-Bretagne, en Irlande et aux Etats-Unis, à toutes les marchandises, excepté les métaux, les pierreries et les médicaments : Ziere avoirddpois. Once avoirdopois (ou avkkdepois).

AVOISINANT, ANTE adi. Qui est situé dans le voisiii;i'.;i' : un lieu infesté de chenilles devient un danger pour

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