VANTES
AVOISINEMENT n. m. Voisinage, état de ce qui avoi-
AVOISINER (du lat- ad, auprès, et de voisin) v. a. Etre voism de : la Belrjique avoisine la France.
— Poétiq. et par exag. Avoisiner le ciel, Avoisiner les nuages, Etre très élevé.
T ^'S' S'approcher de, toucher à, ressembler à, avoir de 1 analogie avec : Une qualité attire à elle, par une sorte d aimant, celles qui /'a voisinent. (Méry.)
S'avo/s/nei", v. pr. Se toucher : La ,>iuisse et la France s AvoisiNENT. Il Se rapprocher de, s'avancer vers : Pour .^'apprivoiser à la mort, H n'y a qu'à s'en avoisiner. (Montaig.)
AVOLA, ville et port de Sicile (prov. de Syracuse); 12.280 hab. Vins et fruits.
Avon, nom de plusieurs rivières ou fleuves côtiers d Angleterre. Une, dans le comté de Warwiolî, canalisée en 1793, passe à Bradford, Bristol, et se jette dans la Severn ; une autre Avon, comté de 'Wilts, se jette dans la Manche à Christ-Church ; deux autres coulent dans la principauté de Galles. — On a donné le nom de Cygne de lAvon à Shakspeare, né à Stratford-on-Avon.
Avon, comm. d'Indre-et-Loire, arrond. et à 8 kilom. de Chmon; SIS hab. Camp du Ruchard.
Avon, comm. de Seine-et-Marne, arrond. et à 3 kilora.
■1" Friiitamobleau, près de la Seine; 2.680 hab. (Avonnais,
Manufacture de porcelaine d'art. Viaduc de Clian-
iir la Semo, pour le ch. de f. P.-L.-M. Dans l'église,
:iux de Monaldescbi et de Daubenton.
AvoRD (l'AMP d'), écart de la comm. de Farges-en- Septaine, dép. du Cher; 305 hab. Quartier général d'un régmient duifanterie, etc.
AVORTEMENT (rad. avorter) a. m. Expulsion spontanée ou provoquée du produit de la conception avant qu'il soit viable, dite aussi fausse couche.
— Bot. Dépérissement d'un germe, arrivé avant son entier développement : Avortement d'une fleur, d'ime graine. La coulure est un avortement des grappes de la vigne.
— Par anal. Développement incomplet : ^'avortement dun grand talent, il Insuccès : Condorcet s'indignait de l avortement de ses théories idéales. (Lamart.) '
— Encycl. Ilist. Le mot avortement [abortus) était, en général, appliqué par les Romains à un accouchement prématuré, mais sans intervention criminelle; il avait cependant aussi le sons de avortement criminel, car cette p<-atiquo coupable était, à une certaine époque, très en usage parmi les Romains. D n'a pas été possible de déterminer exactement l'époque à laquelle on a commencé à établir une pénalité contre l'avortement. Du reste, les Orecs ot les Romains ne semblent pas avoir envisagé 1.?™''";''"^^"' .■■^" m'"m,<^ point do vue que les nations mo-
aiiN s,T l\J'-. ,■!,,■ \ii, 11. AnsiMte le regarde l'nii.. I "-'>■' .'i' ' 'II!, tu' Il III jM-- riicore atteint
"'■■ '■''■ ■ ■ ■■ ' " ■■''' ' il 'iit. A Athènes,
iii;' 'I I I 'Il 'I' Il riiiiiii' 1 ;i\nniMiient d'un enfant
"■; "'"l'ii ■' ■ r'i'in iinÇ'iùOfi.Sio';) était passible d'une
^'-"''■"^■" '' ''■"" 'iiii'i'e (i«i*e).ûotoiî Yf"='<): mais nous ne coniiru- I I - I ' I l'inoqui lui étaitapplicabledansle cas
0"<'li' I' : ee n'était certainement pas la mort.
, ~. ' 'i( est distingué par les médecins
"'' ' -aturé. La différence consiste en ce
'1'"' "1 le fœtus n'est pas censé viable,
''■}'"'" 1 -•» ^"uchement prématuré il est censé
viable. La loi admet que le fœtus est viable à partir du septième mois de la grossesse, c'est-à-dire après iso iom-s de gestation. L'avortement est spontané ou provoqué
la péri une p<
— Avortement SPONTANÉ. 1,'avortomont spontané parait se produire environ uno l'ois sur cinq ou six grossesses; les femmes très jeunes ou très ûgéos y sont les plus sujettes. Il faut tenir grand compte, on outre, do la prédisposition naturelle aux avortements, qui est souvent héréditaire.
Les causes de l'avortement spontané so rattachent à trois chefs : 1» du pôro; 2» do la niéro ; 3" do l'œuf.
Du chef du père, les causes de l'avortement sont : la syphilis, qui agit d'autant plus si^roment qu'elle est plus récente; l'igo avancé, le surmenage génital, les maladies infectiousos, comme la tuberculose, les intoxications, comme lo saturnisme, l'alcoolisme, l'arscnicisnie, et on général tout co qui peut altérer la vitalité dos spermatozoïdes. Du chef do la mère, les causes sont, en promicro ligne : la syphilis, l'albuminurie, l'insertion du placenta sur lo segment inférieur do l'utérus, les maladies infectieuses, puis les intoxications par l'oxyde do carbone, le traumatisme conjugal, les excès génésiques, les grossesses trop rapprochées, l'allaitement, les maladies de l'utérus, ot notamment les fibromes elles métrites, les déchirures du col. Les chutes, les trépidations éprouvées on voiture, en chemin de fer, les émotions, outre qu'elles so rapportent plutôt à l'avortement provoqué qu à l'avortement spontané, sont invoquées plus souvent que do raison.
Symptômes. Pendant le premier mois, les signes de la grossesse faisant souvent défaut, l'avortement ressemble plus ou moins à des règles ordinaires, souvent un peu retardées. L'œuf qui est e.vpulsé entier peut passer inaperçu au milieu dos caillots. Au deuxième mois, les tranchées utérines sont déjà plus violentes, l'hémorragie plus abondante, l'œuf est encore le plus souvent entier. A partir du troisième mois, l'e.xpulsion de l'œuf entier est de moins en moins fréquente, et l'avortement se rapproche de plus en plus d'un accouchement normal. Dans les cas d'avortement par suite do syphilis, le fœtus est le plus souvent mort et macéré. Dans les avortements par albuminurie, le placenta est comme truffé par des hémorragies internes. Dans le cas d'insertion vicieuse du placenta, l'avortement est d'ordinaire accompagné et précédé d'hémorragies abondantes et répétées.
Traitement. Le traitement préventif de l'avortement, c'est d'abord l'hygiène : éviterlaconstipation, les marches, les voyages prolongés, surtout s'il y a prédisposition constatée à l'avortement. Il faut, d'autre part, traiter les maladies de la mère qui peuvent causer l'avortement.
Enfln, lorsque l'avortement parait imminent sans que le
fœtus soit mort, il faut exiger le repos au lit, avec la tète
basse et le siège élevé, donner des lavements laudanisés
ou chloralés, ou mieux des injections sous-cutanées de
. morphine.
Lorsque l'avortement est devenu inévitable, il faut, en générai, le laisser s'achever spontanément et réserver le curettage, de préférence digital, avec lavages antiseptiques, aux cas où se produisent des phénomènes d'infection septicémique par rétention du délivre.
—Avortement provoqué. Substances abortives. Il n'existe aucune substance, à proprement parler, abortive, c'està-dire capable de procurer l'avortement sans produire des troubles généraux, souvent graves, quelquefois mortels, c'est-à-dire un véritable empoisonnement. Parmi les substances pouvant amener l'avortement, il faut ranger les purgatifs drastiques, l'ergot de seigle ou l'ergotine, l'ergotinine, qui provoquent des contractions utérines violentes, la rue, la Sabine, le genévrier (feuilles et baies), le thuya, l'if (feuilles), les cantharides ou la cantharidine. Toutes ces substances, qui ne peuvent procurer l'avortement qu'aux femmes prédisposées, exposent toutes celles qui en font usage à de graves accidents.
L'apiol, le borax, la tanaisie, l'armoise, l'absinthe, le marrube blanc, la cannelle, ne paraissent pas avoir une efficacité réelle, en dépit de leur réputation.
Violences et manœuvres. Les coups sur l'abdomen, les pressions énergiques, les chutes, 1 application de corps brûlants, ne sont pas toujours suivis d'avortement. (Les injections, l'introduction dans l'utérus d'outils pouvant décoller ou léser l'œuf, sont des manœuvres dangereuses autant que répréhensibles.) L'avortement se produit quelquefois aussitôt, ordinairement dans les trois jours, quelquefois huit, dix ou même quinze jours après les violences ou manœuvres.
Avortement thérapeutique. La médecine emploie légitimement, dans certains cas où il y va de la vie pour la femme enceinte (étroitesse du bassin, vomissements incoercibles, maladie organique du cœur, hydropisie de l'amnios, etc.), des procédés certains, qui s"ont presque toujours sans danger nuand ils sont mis en œuvre conformément aux règles de l'art, mais qui deviennent, entre des mains criminelles et inhabiles, extrêmement dangereux. L'avortement thérapeutique est généralement pratiqué par la dilatation du col, soit lentement au moyen de laminaires, d'épongés préparées, soit plus rapidement au moyen d'écarteurs ou de ballons dilatables introduits dans le col de l'utérus. L'avortement provoqué pour cause de rétrécissement du bassin devient de moins en moins fréquent, depuis que l'opération césarienne est pratiquée avec assez de sécurité pour ne faire courir presque aucun risque ù la mère ni à l'enfant.
Signes de l'avortement. Peu de temps après l'avortement, dans les cas où la grossesse datait d'au moins deux mois, on trouve le plus souvent des signes analogues à ceux qui suivent l'accouchement : développement de l'utérus, laxité du col, écoulement de lochies, gonflement des seins, sécrétion d'un peu de lait. Trois semaines après, et beaucoup plus tôt dans les cas où l'âge de la grossesse était inférieur à deux mois, il peut ne plus rester de trace appréciable. L'examen de l'œuf, quand on le possède, peut seul renseigner d'une manière positive sur l'âgo de la grossesse au moment de l'avortement.
— Dr. et méd. lép. L'art. 317 du C. pénal relatif à l'avortement est ainsi conçu : « Quiconque, par aliments, breuvages, médicaments, violences, ou par tout autre moven. aura procuré l'avortement d'une femme enceinte, qu''oUè y ait consenti ou non, sera puni de la réclusion.
« La même peine sera prononcée centre la femme qui se sera procuré l'avortement à elle-même ou qui aura consenti à faire usage des moyens à elle indiqués ou administrés à cet effet, si l'avortement s'en est suivi.
« Les médecins, chirurgiens ou autres officiers de santé, ainsi que les pharmaciens, qui auraient indiqué ou administré ces moyens, seront condamnés àla peine des travaux forcés à temps, dans le cas où l'avortement aurait eu lieu, u Quoique certainement très fréquent, le crime d'avorté-