‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 605 sur 828 · V. Hooo · texte numérisé non relu

V. Hooo

Il Que l'aze te çui^/e/, Imprécation bouffonne dans le même genre que Le diable t'emporte 1, mais qui a un caractèra d'obscénitâ.

eslio.

AzÉ OU AzAY, comm. de Loir-et-Cher, arr. et à 10 kil. de Vendôme, sur le Boulon, affluent du Loir; 950 hab. Le 6 janvier 1871, combat contre les Prussiens, à la suite duquel les Français durent se replier sur Saint-Calais.

AZÉDARACH n. m. Bot. V. azadarachta.

AZEFFOUN, comm. mixte d'Algérie (prov. d'Alger), arrond. de Tizi-Ouzou; 36.693 hab. Orge, liège; ruines romaioes. Le ch.-l. de cette comm., situé sur la mer, dans une situation pittoresque, a quitté son nom de Port-Gueydon pour reprendre celui de Azeffoun.

AZEGLIO (Massimo Tapparelli, marquis d'), homme d'Etat et écrivain italien, né à Turin en 1798, mort à Milan en 18G6. Fils d'un général, qui devint ambassadeur à Rome, il le suivit dans cette ville, où il se prit de passion pour les arts. Après avoir servi comme officier do cavalerie, il revint à Rome (1821), devint un paysagiste de talent, puis se rendit à Milan ( 1830), épousa la fiUo de Manzoni, et publia deux romans patriotiques qui eurent un grand succès : Ettore Fieramosca (1833), et Niccolo de' Lapi (1S41).

Membre actif du parti nationaliste et réformiste, mais catholique et monarchiste, il resta modéré et ne prit part à aucune conspiration. Il publia dos articles et des brochures qui eurent un grand retentissement, et poussa Pie IX dans la voie des mesures libérales. En 1848, il rentra dans l'armée piémontaise lors de la guerre avec l'Autriche, devint colonel, et fut grièvement blessé à Vicence. D"Azeglio, qui était député, fut nommé, le 11 mai 1849, par Victor-Emmanuel, président du Conseil et ministre des affaires étrangères. Il maintint dans le Piémont les réformes libérales. Il fut remplacé, le 30 octobre 1852, par Cavour.

Lorsque ta guerre de l'indépendance eut éclaté de nouveau, en 1859, d'Azeglio fut envoyé à Bologne avec pouvoirs de commissaire du roi Victor-Emmanuel ; la paix de Villafranca, il fut nommé ambassadeur ; dres, puis préfet de Milan. Un des premiers, il se prononça pour le transfert de la capitale à Florence. Il devint sénateur, directeur des galeries royales, général de brigade (major général) en retraite, ot aide de camp honoraire du roi.

Comme écrivain politique, d'Azeglio a le premier essayé de démontrer à ses compatriotes que la formation d'une forte ot saine opinion nationale valait peut-être mieux que les conspirations. Comme romancier italien, on le place après Manzoni et Grossi. Ses brochures politiques ont été réunies en un volume (Turin, 1851 ). — Son frère aîné, Robert Tapparelli, marquis d*Azeglio, écrivain, né en 1790, mort en 1862, prit part ans réformes faites par le roi Charles-Albert, dont il était l'ami, et devint sénateur en 1848. On lui doit, entre autres écrits ; Etudes historiques et archéologiques sur l'art du dessin (1862), et Portraits d'hommes illustres fait s par des peintres célèbres (1863).

AzEKAH, ville forte de l'anc. Palestine (tribu de Juda), entre Jérusalem et Eleuthéropolis. David y combattit et tua !e géant Goliath. (Lorsque Sédécias se révolta contre Nabuchodonosor, Azekah fut une des dernières places de la Palestine à se rendre.)

AZEL (mot arabe) n. m. Nom qu'on donne, en Algérie, à des terres qui appartenaient au souverain ou à la communauté musulmane, et sont devenues propriétés nationales, par suite de la conquête française. (Les détenteurs des azels ne peuvent, en principe, en devenir propriétaires, et doivent payer un fermage qui porte le nom de hockor. Mais le sénatus-consulte du 22 avril 1863 a changé cette législation, et permet, dans des cas déterminés, de rendre les indigènes propriétaires.)

— Adjectiv. Les tei^es azels, au début de l'occupation, étaient les seules dont l'administration pût disposer en faveur des colons.

AZÉLAXquE adj. Se dit d'un acide identique à Vaci'ie lépargyliqne. Il se produit presque toujoursen même temps que Vàcide subérique, duquel on le sépare par précipitations fractionnées.

AZELPHAGE OU AzelfagE n. m. Etoile t. de la queue du Cygne.

AzÉMAR le Noir, troubadour provençal, né à Château-Vieux-d' Albin , florissait au commencement du XIII* siècle. Raymond W, comte de Toulouse, le combla de faveurs et de* biens. Il reste de lui une tenson et trois chansons d'amour.

AzÉMAR (François-Basile), général, né à Cabannes (Tarn) en 1766, mort en 1813. Il fit avec distinction les grandes guerres de la République et de l'Empire, et fut tué au combat de Gross-Drebniiz.

AZEMASOR n. m. Miner. Syn. de cimabre.

Azemmour, ville et port du Maroc, à l'embouchure de rOum-er-Rbia dans l'Atlantique. Cette ville, dont le nom arabe signifie olive, fut fondée par les Portugais, et occupée par eux jusqu'en 1769.

AZER (zèr). Dans la mvthologie parse, l'un des génies supérieurs, qui préside à ïa pureté et, naturellement, au feu ; il est l'ennemi de la mort, de la maladie et des mauvais esprits.

AZER {zèr'), huitième fils de Jacob, père d'une tribu des Hélireux qui portait le même nom et dont le rôle, dans l'histoiro do ce peuple, est assez effacé.

AzERABLES, comm. do la Creuse, arrond. et à 43 kilom. de Guéret, près de la source de l'Anglin, affl, de la Gartempe; 2.266 hab,

AZERAILLE {U mil.) n. f. Nom vulgaire de l'érable champêtre.

AzERAT, comiti. do la Dordogno, arrond. et à 38 kil. do PtTii; lieux, sur In Corn, affluent do la Vézôro; 1.037 hab.

Azerbaïdjan, (icogr. V. Adhhuaidjan.

AzER BehrAm. D'après lo Dounddiesh, \m dos livres los plus mnil.-nu's du parsismo, YAzcr Behrâm est la réuniouiii's [Vins fru.in'irn's ont rt^tonus par les trois Castes : sacordnlal»'. j^uiTiii'Tn, .i^ri.uln.

Azer Bourzin Mihir. IVapr^s lo Jlomiilcliesh,

AZERAT — AZOBENZOL

laboureurs

11 lui.

lit (le

dus, do la fa-

d'Azës.

doimo

duns lo parsis

établi par lo roi Gousli

tasp sur lo mont Rôvoml,

tlaii:^ lo Kborassan.

AZERGUES, riv ièro du départ. liii Rliône, affl.

do la SaAno fr. droite), qui, avant d'avoir reçu la Hrùvonne à Lozanni arrose Laniure-sur-A^crgues, puis Anse, prùs do son confluent. — Cours 64 kilom.

AZEROLE(motar.)n.f.

Fruit rougo do lazorolier, contenant plusieurs noyaux très durs :

ZEKOLE est un fn la grosseur d'une cerise, aigrelet e t légèrement sucré. AziTolicr r

AZEROLIER ( U-é - rad .

azerolt!) n. m. Nom vulçairo du crata*gus aza mille des rosacées, origmaire do la région méditerranéonno. Il atteint 7 ou 8m. do haut et a dos feuilles blanches.

AzÈs, 2" roi de la dynastie des Scythes, fondée vers 130 av. J.-C, par les Sakas expulsés de Bactriane.Enl833, on a découvert à Caboul do

nombreuses médailles et monnaies d'Azôs et des rois de la dynastie des Sakas.

AzEVEDO, riv. du Brésil (prov. de Matto - Grosso ) , affluent du Tapajos. Cours 350 kilom.

AzEVEDO (Ignace d'), jésuite, missionnaire portue:ais, né à Porto eu 1528, mort en 1570. D'une illustre famille du Portugal, il alla prêcher l'évangile au Brésil et obtint, diton, de merveilleux résultats. De rotour en Europe, il choisit et emmena pour une nouvelle mission trente-neuf jeunes jésuites espagnols et portugais. Mais ils furent massacrés en mer par Jacques Sourie, de La Rochelle, viceamiral de la reine de Navarre, et calviniste. Jacques Courtois, dit le Bourguignon, fit de cette exécution le sujet d'un tableau. Azovedo a été canonisé par Pie V.

AZEVEDO (Louis d"), missionnaire portugais, né à Chaves en 1573, mort en 1634. Il prêcha l'évangile en Ethiopie, fil de nombreuses conversions, et traduisit le Nouveau Testament et le catéchisme eu dialecte amara.

AzEVEDO (dom Jérôme), vice-roi des Indes portugaises de 1612 à 1617. Il fit explorer Madagascar, mais se laissa enlever plusieurs places par les Hollandais, et fut rappelé à Lisbonne, où il mourut en prison.

AZEVEDO (Luiza de), femme poète portugaise, née en 1665, morte en 1679. Elle a composé, sur la mort de son époux, une élégie latine qui fut considérée alors comme un chef-d'œuvre, et qui est encore admirée.

AzEVEDO (José DK SouzA de), prélat et historien brésilien, né à Rio-Janeiro en 1753, mort en 1830. On lui doit une Histoire des évêchés du Brésil dep^iis la décou^ verte, et neuf volumes de Mémoires historiques, publié î de 1820 à 1822. Ces écrits sont utiles à consulter.

AZEVEDO (Félix Alvarès), général espagnol, né à Otero, dans la province de Léon, mort en 1808. Commandant des volontaires de Léon, puis colonel^ il se distingua à. Astorga, et fut tué par dos soldats qu'il cherchait à rallier à la royauté constitutionnelle.

AZEVEDO (Manoel Antonio Alvarès de), poète brésilien né à San-Paulo en 1831, mort à Rio-Janeiro en 1852, se révéla de bonne heure, et mourut fort jeune. Attristé par l'idée de la mort, il a laissé des poésies élégîaques, pleines d'imagination et (fémotion : Obras, publiées par son père en 1853.

AZEVEDO-GOUTINHO (Marcos), vovageur portugais du XVII' siècle. 11 fit, en 159G, nne exploration dans les forêts d'Espiritn-Santo, et découvrit des mirn-s .li'iucraudos qu'on ne put rtHruuvcr.

AZEVBDO Y ZUNIGA (Gaspard de), comte de Monterey, vice-roi du Pérou et du Mexique, mort en 1606. Il succéda, en qualité do vico-roi, au marquis de Salinos(l603). Sous s<>ri gouvernement, Pedro-Fernan dez de Quiros fit une expéditi-m pour découvrir le grand conti- Dent du Sud.

AZHAR, célèbre mosquée du Caire, et dont le véritable nom

est Djami' el-Azhnr[\2i mosquée splendide), et non pas, comme l'ont traduit quelques auteurs européens, la mosquée des fleurs. C'est une véritable Sorbonne musulmane, qui

est fréquentée par do nombreux étudiants venant y prendre dos sortes do grades littéruiros. Los éiudiants, après avoir reçu une instruction élémentaire, sont admis par Xacheik à recevoir renseignement supérieur dans cotte ecoIo, qui fait du Caire la capitale intellectuelle do l'islamisme. Les sctencos enseignées à la mosquée tiEl-Azhar sont les inflexions grammaticales et la syntaxe, la rhétorique, la versification, la logique, la théologie ou science do l'unité do Dieu, l'interprétation du Coran, les traditions du Prophète, ta science complète de la jurisprudence, c'est-ù-uiro do la loi religieuse, morale, civile ot criminelle, qui est exclusivement basée sur le Coran et los traditions; enfin, los éh'monts de l'arithmétique, quelques notions d'algèbre, lo ralcul du calendrier manoraétan ot dos heures fixées pour la prière. La majorité des étudiants, natifs du Caire, sont do la secte chaféitc ; lo cheikh ou directeur, appartient (Miiioiirs à cette dernière secte. Les étudiants subviennent I '.- Il Ix'soins en allant lire lo Coran dans les maisons, à ■■ (M[| do solennités extraordinaires. Lorsque leur in- . l'ii est suffisamment développée, ils deviennent ca- . nn.jihfis, itnans de mosquées, maîtres d'écolo dans les villages ou au Caire. D'autros entrent dans lo commerce.

AZiou AZYn. m. Présure composôode lait et do vinaigre, dont on so sert en Suisse pour faire lo fromage.

AZIDINE n. m. Genre de composés chimiques, qu'on obiiciii -Ml kii^s.iiit on contact, pendant plusieurs jours, la j)li("'iiylii\'lr:i/iiio avec

érlinr uiinlo.OiKsontdos corps cristallisés.

AZIER (::/-'•) n. m.

Genre do rubiacécs do Cayenno. Syn, de mé-

LASTOMK.

AziLLE, comm. du départ, do l'Aude, arr.

ot à 33 kilom. do Carcassonne ; 2.000 hab.

Ch. do f. Midi. Corroirie, distilleries.

AZIME(duçr.fl:re'mia, impunité) n. 1. Genre do plantes appartenant à la famille des célastracées, comprenant des arbustes sarmenteux, à feuilles opposées, ot à fleurs blanches ou rosées, dispo sées en cymos ou on grappes de cymes, originaires do 1 Asie tropicale, de l'archipel Indien, 'de l'Afrique australe.

AziMECH, nom quo les Arabes donnent à la belle étoile IiDiii.iir.- I i';pi 'U' la Vierge.

AziM-ED-DAULAH-BÉHADOUR, nabab du Camatik (prosqu iio occidentale de l'Inde), né vers 1770, mort en 1819. 11 vendit ses Etats à la Compagnie anglaise des Indes (1801), et so retira à Madras.

AziMGARH ou AzAMGARH, ville de l'Inde anglaise (prov. du Nord-Ouest, division de Bénarès), sur le Tons, affluent du Gange ; 18.600 hab. Les Anglais la possèdent depuis 1801. Toiles de coton renommées, exportation d'opium. C'est le ch.-l. d'un district peuplé de 1. 730.000 hab.

AZIMIDE n. f. Genre de composés chimiques que Ton obtient par l'action de l'acide azoteux sur les O-dîamines.

AZIMUT {mttf — de l'arab. al semt, le droit chemin) n. m. Astr. Angle que fait un plan vertical fixe avec un plan vertical passant par un corps céleste.

— Archit. Azimut d un mur. Angle que fait ce mur avec le méridien du lieu.

— Physiq. Azimut magnétique, Angle compris entre lo méridien du lieu et le méridien magnétique : il mesure la déclinaison de l'aiguille aimantée, n Azimut du plan de polarisation, Angle formé par le plan de polarisation avec lo plan d'incidence ou de réflexion.

— Encycl. Astron. Soit O Vœil de l'observateur, centre de la snhère céleste (v. astronomie) ; les étoiles paraissent se déplacer sur ce^^te sphère, ce qui revient à envisager, non leurs positions absolues, mais leurs perspectives sur la sphère. Ainsi une étoile a, vue dans la direction OA, est considérée comme située au point A, où le rayon visuel rencontre la sphère céleste ; pour étudier le déplacement du point A, on définit sa position par deux coordonnées : la distance zénitale de l'astre ^angle ZOA) et Vazimut. Soit OZ la verticale du lieu, NWSE le grand cercle, section do la sphère céleste par le plan horizontal du lieu, OZAA' le plan vertical de l'astre, défini par OZ verticale et lo rayon visuel OA ; ce vertical coupe le plan d'horizon suivant OA'. On appelle azimut de l'astro A l'angle formé par la direction OA' avec une droite Hxo quelconque Ow du plan d'horizon. Eu général la droite origine Ou e^t choisie, suivant la direction du sud OS dans le plan méridien du lieu. L'azimut est aussi appelé coordonnée horizontale.

AZIMUTAL, ALE, AUX adj. Qui représente ou qui mesure les azimuts, il Cercle azimutal. Grand cercle de la sphère céleste contenant la verticale du liou. 11 Cadran azimutal. Cadran solaire à stvle vertical. 11 Compas aziitiutal. Grande boussole armée uopinnules, qui fait connaître les variations de l'aiguille aimantée, par l'observation do l'azimut magnétique d'un astre, que l'on compare à son azimut vrai. (Le même instrument sert à diverses autres opérations d'astronomie nautique.)

— n. m. Boussole servant A constater avec exactitude à quelle division des points cardinaux so lève ou se couche un astre observé : Un azimutal. Des azimutaux-

AZINABAN n. m. Nom quo l'on donnait aux fèces séparées Je la pierre philosophale.

AziNCOURT, comm. du Pas-de-Calais, arr. et à 2S kil. de Saint-Pol : 334 hab. Mines do houille. Les Anglais y vainquirent l'armée française en 1415.

Azincourt (bataille d'). Henri V, roi d'Angleterre, remontant vers Calais, harcelé par les troupes françaises, passa la Summo à Ncslo, mais se trouva bientôt on pré-

sence dos Français, commandé par lo connétable d'AIbrot, lioucicaut ot Clignot do Rrabani, qui l'aliendaient sur la roule do Calais, entre Azincourt et Tramccoun. N'ayant pas 20.000 hommes valides, Henri \ fit des propositions qui furent repou.s»éos. Los Français étaient au nombre do plus do 40.000, mais leur seule force sérieuse était rians les hommes d'armes, presque tous seigneurs arma^acs ou nobles des Pays-Bas : les arbalétriers ot le» milices ne devaient rendre aucun service. Lo choc ont lieu le 25 octobre; les doux pnimiors corps français furent taillés en pièces sans lâcher pied ; le dernier, composé de milices do Normandie, do Picardie, d'Ariois ot do Champagne, sa rôtira sans avoir combattu, abandonnant les comtes do Mario, de Dammartin, et autres gens de guerre qui les commandaient et qui allèrent so faire prendre ou toej". A une nouvelle fausse d'un retour off'ensir, Henri V fit massacrer plus de l.ooo prisonniers. La bataille d' Azincourt n'avait duré que trois heures; la chevalerie française y expia, comme â Crécy et à Poitiers, son mépris pour les mesures de prudence et de tactique. Les Anglais perdirent 1.600 hommes dont deux princes du sang, les ducs d'York et de Glocestor, lo comte do Suff'olk. Les Français eurent 10,000 morts dont 8.000 nobles ; 1 .600 hommes d'armes restèrent prisonniers avec le duc d'Orléans, lo duc de Bourbon, Boucicaut, etc. Parmi les morts, on compta le connétable d'Albret, les ducs d'Alcnçon, de Brabant, de Bar. Les religieux do Ruisseauvillo enterrèrent les morts dans lo champ de la Gacogne, près du bois do Tramecourt, où l'on construisit, en 1734, une chapelle commémorative, détruite en 1703. Les Anglais fouillèrent les fosses en 1816 et en retirèrent un grand nombre d'armes et de pièces de monnaie qui formèrent à Londres le musée d'Azmcourt.

— BiBLioGR. : de Belleval, Azincourt (Paris, 18G5).

Azincourt (Josoph-Joan-Baptiste AL&oms, dit D*), comédien français. V. Da/incourt.

AZINE n. f. Le mot azine est employé pour désigner le corps hypothétique représenté par HAz = AzH, d'où le nom do ni/drazine pour le composé iP = Az — Az = H'. ii Dcimis quelque temps, plusieurs chimistes, entre autres O. Widmann, ont proposé de donner le nom do azines à tous les composés contenant un noyau hexagonal formé d'atomes d'azote et d'atomes <le carbone réunis par neuf liaisons.

AZINGHAN (gan) n. m. Nom donné, au moyen âge, aux l'iupli s rrraiits connus sous lo nom de Bohémiens.

AziNGO, lac du Congo français, se déversant par des canaux dans le fleuve Ogôoué. Il reçoit dans sa partie septentr. plusieurs petites rivières. Un navire à vapeur d'un tirant d'eau de l'",05 à 2 m, peut facilement s'y rendre.

AziO, village d'.A.carnanie. qui est voisin do l'ancien Aciium, et qui on a conservé le nom.

AZIZI-KARA-CHELEBXZADE (Abd-ul-Aziz-Effendi), littérateur et homme d'Etat turc, né à Constantinople en 1591, mort en 1667. Il remplit de hauts emplois sous plusieurs sultans. Il a écrit uue histoire générale de 1616 à 1658, des poèmes lyriques, et traduit en turc la Vie de Mahomet, du Persan Kiarzuni.

AzMOOS, village de la Suisse {cant. de Saint-GalP, sur lo Rhin, à 4 kilom. de Sargans. Victoire de Masscna sur les Autrichiens (mars 1799).

AzO (Porcins), jurisconsulte italien, né à Bologne an milieu du xu" siècle, mort vers 1230. D a professé le droit à Bologne et, d'après quelques-uns, à Montpellier. Il appartenait à l'école des glossateurs, et il a joui d'une immense réputation. Il a laissé des Gloses sur le Digeste et le Code de Justinien, des Leçons sur le Code, recueillies ]iar un do ses élèves et publiées par le jurisconsulte Le Conte ('1577), une Somme sur le Code et les Institutes deJustiuien, son œuvre capitale, etc.

AZOALKYLPHÉNYLIQUE (de azote, alcool, et phényle) adj. Se dit des composés azoïques mixtes, contenant d'une part un radical alcoolique de la série grasse, d'autre part un radical phénylique.iiOn dît aussi AZOPHÉ>*TLALKYLi<iUE,

— Encycl. Les dérivés azoïques mixtes alkylphéuiliques ont été découverts en 1875, parV. Meyoret Ambùhl, dans les produits de l'action du sodium-nilfométhane, du sodium-nitréthane et de leurs homologues sur les sels du diazobenzol. — Les composés sodiques peuvent être remplacés par les composés potassiques correspondants. La méthode générale de préparation est la suivante : dissoudre lo dérivé amidé dans une solution étendue d'acide azotique et d'azotite de potassium ; dissoudre, d'autre part, le composé nitré (nitrométhane ou un do ses homologues) dans l'hydrate de potassium étendu, et étendre la dissolution ; mélanger les deux dissolutions, ajouter de la potasse, filtrer et traiter par l'acide sulfurique étendu, qui précipite le dérivé azoïque.

— L'a;oHi/romtîMt///)WnyfeC*H*Az = Az.CH'.AzO'estunô huile qui se soUdifie pou â pou en aiguilles rouées, fond à 1530 et détone à une température plus élevée. Il est insoluble dans l'eau, soluble en rouge dans le sulfure de carbone, en bleu dans l'acide sulfurique.

AZOBENZIDE \bin) n. m. Chim. Syn. de azobenzol, et de DLvzom:NZOL, plus usité aujourd'hui. V. azobbnzol-

AZOBENZOATE n. m. Soi formé par l'acide azobenzoïque : AzomoNZOATK de calcium.

AZOBENZOÏDB (èm — de azote, et bensoide) n. m. Corps que l'on obtient par l'action prolongée de 1 ammoniaque sur l'huile d'amandes douces.

AZOBENZOÏDINE(Am — rad. aroftcn;oïrfe)n.f. Corps isomérique du précédent, obtenu par les mêmes procédés, mais qui en ditTèro par la forme do ses cristaux et par la propriété dont il jouit soûl d'être soluble dans l'éther.

AZOBENZOÏQUE {bin — de azote, ctbenzoïqué) adj. Se ditd'uu acide solide, amorphe, jaune clair, qui se produit quand on réduit le nitrobcnzoato de sodium par l'amalgame do sodium. L'acide azobenzoïque a pour formule C"ïr°Az'0'. On connaît trois isomères.

AZOBENZOL {bin — de azote, et benzol) n. m. Cemposé dérivant de la benzine, qui se produit dans la distillation sèche de l'azoxybonzol et contient les éléments de deux molécules de benzine où deux atomes d'hydrogène sont remplacés par deux atomes d'azote, il On "dit aussi azo-

BENZIDE.

— Enctcl. \:azobenzol C"H''Az'en C*H*-Az = Az-C*H« a été découvert par Mitscherlich en 1834. Il est important

AZOBENZOYLE - AZOPHÉNYLÈNE

comme générateur de plusieurs matières colorantes arti-

*'l°e"''meilleurs procédés de préparation sont les suivants : chauffer doucement l'azoxybenzol avec du chlorure de sodium ou avec de la limaille de fer, ou bien dissoudre 1 aniline dans le chloroforme et y verser une solution de chlorure de chaux, puis distiller dans un courant de vapeur îeau ; ou encore verser de Teau peu à peu dans de la nitrobenzine à laquelle on aincorporé de l'amalgame de sodium. Ce corps cristallise en paillettes rougeatres qui sont fusibles à es» presque insolubles dans 1 eau, mais très solubles dans l'alcool. Lachaleur rouge le décompose. Les oxydants, comme l'acide chromique, le transforment en azoxybenzol fC'H'l'Az'O; les réducteurs, comme la poudre de zmc, en hydraiobenzol (C'H'j'Az'H-. L'oxydation par l'acide azoti'<iue donne les di et trinitroazobenzols.

— Produits d'addition. L'acide chlorhydrique et 1 acide bromhydrique se fixent sur l'azobenzol dans la proportion de trois molécules d'acide pour deux d'azobenzol, en formant des composés cristallins, jaune pour le premier et rouge carmin pour le second.

— Produits de substitution. De même que la benzine, l'azobenzol donne des dérivés, par substitution do radicaux divers à l'hydrogène. . ,, „. , j- ■ ■

1« Dérivés chlorés, bromes, iodés. Citons les dérives chlorés : le métadichloroazubenzol, cristallisé en aiguilles d'un rouge orangé, fusibles à 404° ; \eparadichloroazobenzoi, cristaUisé en aiguilles d'un rouge jaunâtre, fusibles à 183°. 2» Azophénols. Les produits de la substitution du groupe hydroxyle OH à l'hydrogène sont des oxyazobenzols ou azophénols. Ainsi le paraoxyazobenzol dissymétrique : CH'IOH) (.)- Az(,) = AzC'H'.

On connaît deux azophénols ou dioxijazobenzols si/mt!- «rMues.-C'H'.OH— Az = Az— C'H'.OH. .

Il existe aussi des dioxyazobenzols non symétnoues. appelés aussi azobenzolrésorcines, la parazophénolphloroylucine et Yoxyazobenzoltoluol sont des tétraoxyazobenzols. 3° Dérivés nitrés et amidés. Le trinitroazobenzol. C'H'(AzO')'Az = AzC'H', cristallise en aiguilles jaunes fusibles à 112°, solubles dans la benzine et le chloroforme. ,

Les amidoazobenzols sont les plus intéressants des dérivés de substitution de l'azobenzol. V. AzoiguE.

AZOBENZOYLE {bin-zo-i — de azote, et ienioîde) n. m. Corps obtenu par l'action de l'ammoniaque sur 1 huile damandos douces. (C'est une poudre blanche brillante, soluljle dans l'alcool.)

AZOBENZO-SXIDE {bin-zo-i — rad. azobenzoyle) n. m.

Corpsisomériquedu précédent, mais insoluble dans 1 alcool

et différant de son isomère par la forme de ses cristaux.

AZOBENZTLE (6m— de azote, et benzyle) n. m. Corps

cristallisable, obtenu on faisant réagir l'ammoniaque sur

lution de benzyle.

AZOCARBIDE (de azote, et carbone) n. m. Usité seulement dans l'expression azocarbide hydrique, nom donné quelquefois à la cyanide.

AZOCARBIQUE (de azote, et carbone) adj. Chim. Syn. do cyanide.

AZOCARBONIQUE (de azote, et carbone) adj. Chim. Syn. de piciuyliE [uckie).

AZOCABBURE (de azote, et carbone) n. m. Combinaison d'azote et do carbone.

AZOCB {zok') a. m. Nom du mercure, chez les alchimistes. Il Nom que Paracelse avait donné à un amalgame d'or, d'argent et de mercure, qu'il vantait comme une panacée. (On écrit aussi azock, et azoth.)

AZODITOLUIDINE n. f. Corps connu aussi sous le nom de DiAzoAMiDOTOLDÈNE, ciui peut être considéré comme un composé do toluidine et d'azotoluidine. 'V. toluidine.

AZODIXÉNYLAMINE n. f. Produit de substitution qui dérive de la .xénylamino par le remplacement de trois atonies d'hydrogène par un atome d'azote triatomique daus une double molécule de cette base. 'V. xénylamine. AZODBACyLlQUE (contr.de azotique, et dracylique)a.di. Chim. V. iiKACYLlyUES (combinaisons).

AZOÉRYTHRINE (de azo pour o;o<e,et du gr. éruthros, rouge) n. f. Substance rouge azotée, semblalde à l'orcéine, et qui, d'après Kano, existe dans la pâte de l'orseille.

AZOGA ou ASSOGUE n. m. Nom donné par les Espagnols aux bâtiments qui portaient le mercure destiné à l'exploitation des mines d'or en Amérique.

AZO'ÎQUE (du gr. a priv., et zôon, animal) adj. m. Qui est privé de fossiles. (Ne se dit qu'en parlant du terrain primitif ou archéen, qui représente la première croiite du globe et dans lequel on n'a trouvé aucune trace d'organisme.)

AZO'IQUE (rad. a:o(e) adj. Se dit des corps do composition intermédiaire entre la nitrobenzine C*H*AzO' et l'aniline C*H'AzH', résultant de la substitution d'un atome d'azote ou d'un radical azoté à un atome d'hydrogène dans la benzine.

— Encycl. On donne le nom de combinaisons azotques aux corps qui contiennent le groupement — Az = Az — , désigné lui-même sous le nom de groupe azoïque. Celui-ci est bivalent; il peut donc fixer deux restes monovalents R et R' ; la formule tvpe des combinaisons azoïques est donc R — Az = Az — R', qui se prête aisément à une classification rationnelle de ces substances en trois catégories : 1° R et R' sont des radicaux gras ; azoïques gras; 2° R aromatique, R' gras : azoïques mixtes. — Cas particulier : corps diazoiques, où R' est un groupe OH ou AzH', substitué ou non, ou enfin un reste acide; 3° R et R' aromatiques : azoïques aromatiques. — Cas particulier : matières colorantes azoïques, où l'un des corps R ou R' contient au moins un des deux groupes OH ou AzH' (qu'on appelle des auxochromes [v. colorants]) et un groupe salihable. Les azoïques gras et les mixtes, autres que les diazoïques, n'ont qu'un intérêt théorique. Les azoïques aromatiques, et surtout les colorants, ont, au contraire, une importance pratiaue considérable.

— Combinaisons diazoïques. Les diazoïques, ou, comme

on les appelle par abréviation, les diazos, résultent de la

réaction do l'acide nitroux sur une aminé aromatique :

C'H'(AzH') -t- AzO'H = H'O -|- C'H' — Az = Az(OH)

aminé. -^-ac. nitreux:= eau -4- diazobenzine.

La réaction précédente appartient â toutes Ids aminoa

aromatiques : c'est une de leurs propriétés fonctionnelles : elle s'appelle la diazotalion. Généralement, elle exige quelques précautions ; une des plus constantes et des plus importantes, c'est d'éviter l'élévation de température, sinon le diazo se fait mal, ou se décompose en dégageant des bulles d'azote.

— Matières colorantes azoïques. Les premiers colorants azoïques, jaune d'aniline et brun Bismarck, datent de 1864-65 ; ils sont dus à Griess, Martins et Caro. Aujourd'hui, leur nombre est considérable ; ils représentent environ la moitié de la production en matières colorantes artificielles, et ils se font de jour en jour une place plus grande dans le domaine des applications. Cette rapide évolution, fréquente dans l'industrie des colorants, est due aux travaux de Griess et aux premiers résultats obtenus pratiquement par Roussin, pharmacien au Val-de-Grâce.

Les colorants azoïques s'obtiennent par la réaction d un diazo sur une aminé ou sur un phénol de la série aromatique. Préparons une solution alcaline d'un phénol, par cxemide le sel R; après l'avoir refroidie, ajoutons-y une solution de diazo de parasulfanilique froide, et arrangeonsnous pour que la liqueur résultant du mélange soit alcaline. Les deux solutions étaient incolores ; aussitôt qu'elles sont en contact, la coloration apparaît avec une intensité et une rapidité surprenantes. On donne à cette opération le nom de copulation; dans l'exemple précédent, nous avons copule le diazo de parasulfaniliaue sur le sel R ; le diazo est le premier terme, le sel R le second terme de la copulation. Le corps obtenu sera désigné, suivant l'usage général, par les termes parasulfanilique sur set R.

D'après ce qui précède, nous pouvons dresser deux tableaux contenant, l'un, toutes les aminés au nombre de m, l'autre, tous les phénols au nombre de n, de la série aromatique, prendre l'un quelconque des termes du premier, le diazoter, puis le copuler sur l'un quelconque des termes de l'un ou l'autre des tableaux; soitm(m-l-ii) combinaisons; m et n sont égaux à 50 environ ; on a donc 5.000 azoïques possibles; cette diversité étonne, mais elle explique en partie la richesse incomparable de la palette des teinturiers, qui peuvent employer ces colorants seuls ou à l'état de mélanges. La classification toute naturelle do ces produits est la suivante : 1° le second terme est un phénol: colorants oxyazoïques ; 2» le second terme est une aminé : colorants amidoazoïques.

■Voici quelques exemples d'oxyazoïques : orangé n° 2 : parasulfanilique sur p naphtol ; ponceau de xyhdine : xylidine C'H'(CH')'AzH' sur sel R ; roccelline : acide naphtionique sur p naphtol, colorant rouge bleuté très employé. A signaler aussi, parmi les oxyazdïques, ceux qui teignent les tissus différemment selon que ces derniers ont ou non été mordancés aux oxydes métalliques. La plupart dérivent de l'acide salicvlique C"H'(OH),(COOH), et sont connus sous le nom de azoïques pour mordants. Ex. : jaune d alizarine : métanitraniline sur acide salicylique.

Voici quelques exemples de colorants amidoazoïques : chrysoïdine : aniline sur métaphénylènediamine ; brun Bismarck ; métaphénylènediamine sur métaphénylènediamine obtenu en traitant, en milieu acide, deux molécules d'aniine par une molécule d'azotite de sodium; substitut d'orseille : paranitraniline sur naphtionique.

— Colorants polyazoïques dérivés des précédents. L'expérience montre que les groupes OH ou AzH' des seconds termes traversent les copulations sans être finalement altérés ; les molécules formées devraient donc acquérir toutes les propriétés correspondantes à la présence do ces groupes. , , ,

Mais il est loin d'en être ainsi, car les molécules azoïques se prêtent mal à la diazotation, et plus mal encore à la copulation. Quoi qu'il en soit, l'industrie a rapidement tiré parti de cette remarque quand elle se trouvait confirmée par l'expérience. Quoique ces bisazoïques, comme on les appelle, soient relativement récents (1876), on en peut compter au moins une centaine dans le domaine des applications : ce sont, en général, des colorants foncés, parfois même d'un noir plus ou moins pur. Ex. : écarlate de Biebrich : parasulfanilique sur orthosulfanilique , rediazoté et copule sur fi naphtol ; noir naphtol : {i naphtylamine bisulfonée sur orthosulfanilique, rediazoté et copule sur sel R. , , i , , ■

— Azoïques substantifs. On donne le nom de substanlives aux matières colorantes qui teignent le coton non mordancé ; celles qui appartiennent à la série des azoïques dérivent de la benzidine ou de corps analogues.

— Fabrication des azoïques. La fabrication des colorants azoïques se fait en deux temps comme nous l'avons vu ; la diazotation et la copulation.

Les ateliers de fabrication des azoïques comprennent généralement une série de cuves en bois munies d'agitateurs et placées à un étage supérieur : elles servent à la diazotation ; à l'étage immédiatement inférieur, des cuves, en bois également, munies d'agitateurs mécaniques et ayant une contenance environ double des premières, servent à la copulation : on y prépare l'aminé ou le phénol second terme, et on v fait écouler le contenu des premières cuves. Quand la copulation est terminée, on précipite le colorant, s'il ne l'est déjà, en ajoutant du sel marin à la solution. Les liqueurs résultantes sont envoyées dans des filtre-presse qui retiennent le précipité et laissent passer les eaux mères, presque toujours complètement décolorées, et qui sont alors évacuées. La pâte colorante extraite des filtres-presses est étalée sur des toiles tendues sur dos cadres en bois , puis portée dans des étuves à 40-50° ; une fois sec , le colorant est pulvérisé dans des broyeurs mécaniques, pour être plus facilement soluble ; il est alors prêt à livrer à la consommation. Dans certains cas où la dessiccation altère les colorants, on supprime cette dernière opération, et ils sont alors vendus en pâtes

— Nuances et usages des azotques. Il existe actuellement des azoïques donnant à peu près toutes les nuances, depuis le rouge jusqu'au violet et même au noir. Mais ils sont surtout employés pour la production des nuances jaune, orangé et rouge ; dans ces tons, ils donnent des nuances très vives, douées d'un grand éclat, et d'une résistance suffisante. Ils sont presque seuls â posséder ces avantages, tandis que les bleus et les violets sont dus à des colorants de séries toutes différentes. ,

Les colorants azoïques sont employés dans la fabrication des laques pour papiers peints, de certains vernis, pour la coloration des papiers, etc., mais leur principal emploi est la teinture de la soie, de la laine et du coton. lU sont loin d'avoir tous la même affinité pour c»s diffé-

Azolle ; a, anthéridée

rentes fibres, et leur nature chimique présente, à ce point de vue, une grande importance. Les oxyazoïques sont en général de très bons colorants pour les fibres animales, soie et laine, sur lesquelles ils se fixent à chaud en bain acide. Ce sont des colorants acides, à cause de leur groupe OH ot de leurs groupes salifiables ; aussi n'ont-ils aucune affinité pour le coton.

Les amidoazoïques peuvent être basiques, grâce à leurs groupes AzH', à moins que l'influence antagoniste do leurs groupes salifiables ne soit prépondérante ; ceux d'entre eux qui, comme la chrysoïdine et le brun Bismarck, sont franchement basiques, se fixent sur le coton mordancé au tanin et à l'émétique. Les autres, au contraire, n'ont aucune affinité pour ces fibres ainsi préparées, et ont les mêmes usages que les oxyazoïques ; teinture des soie et laine en bain acide. Les véritables couleurs pour le coton, les couleurs substantives, se fixent sur le coton non apprêté à chaud en bain alcalin. La quantité de colorant nécessaire pour teindre est généralement très faible ; 2 à 3 p. 100 du poids de la fibre suffisent pour obtenir des nuances corsées ; on peut avec 2 fr. de matière colorante teindre 50 kilogr. de laine, soit, pour une étoffe ordinaire, environ 200 m. carrés.

AZOLITMINE (lit' — de azote, et de l'angl. litmus, tournesol) n. f. Matière colorante azotée, d'un brun rouge, qui paraît constituer la partie essentielle du tournesol.

AZOLLE n. f. Genre de cryptogames de la classe des filicinées, appartenant à l'ordre des hydroptéri.les, famille des salviniaûées, qui croissent dans les eaux stagnantes de l'Améri.|ue, de l'Océanio et de l'Abyssinie.

AZOMARATE n. m.

Sel formé par l'action de l'acide azomariquo sur une base : ^'azoma- RATE de bai-yte est insoluble. (Gerhardt.)

AZOMARIQUE (do azQ pour azote, et de ,

marique, terminaison qui rapproche l'acide azomanque de l'acide pimni-i^ue, dont le nom dérive de pinus maritima) adj. Se dit d'un acide que l'on obtient en faisant bouillir la colophane avec une grande quantité d'acide azotique. — Encycl. L'acide azomarique constitue une poudre jaune insoluble dans l'eau, mais très soluble dans l'alcool et l'éther ; il est incristallisable. Sa solution alcoolique rougit le tournesol. Chauffé, il fond, et, en même temps, se décompose. L'acide sulfurique le dissout, et l'eau le précipite de nouveau de cette dissolution.

AZOME n. f. Bot. Syn. de azosme.

AZONAPHTYLAMINE n. f. Chim. 'V. NAPHTTLAUrrNE. AZONE-CARBONIQUE (ACIDE). V. MÉCONlQCE (acide). AZONES [azorii Jii) a. et adj. pi. Se disait des dieux qu'on adorait dans tout le monde gréco-romain, par opposition aux dieux qu'on adorait dans une contrée, dans une zone déterminée : Un, une azone. Déesse azone.

AZONIUM (om' — rad. azote) n. m. Les azines sont toutes des ammoniaques composées, aux(juelles correspondent des ammoniums quaternaires que 1 on appelle azoniums. AZOOSPERMIE (zo-o-sper — àa gr. a priv., idon, animal, elsperma, semence) n. f. Absence de spermatozoïdes dans le sperme, il Svn. aspekmatosie.

— Encycl. ï-hysiol. et pathol. L'azoospermie se montre normalement aux deux âges extrêmes de l'existence ; chez l'enfant et chez le vieillard. Dans l'anorchidie complète, ou absence totale de testicules, l'azoospermie est la règle.

La castration, la ligature des artères spermatiques, la section ou la résection des canaux déférents, la produisent fatalement. Il en est de même de la compression sur les vaisseaux ou sur le canal déférent exercée par une tumeur, le varicocèle, Ihydrocèle vaginale ou funiculaire, une hernie ou par un bandage mal construit et de I orchite, qm aboutit souvent à l'atrophie et à la sclérose diffuse de 1 oi^

^ïa'tuberculose, la syphilis, le cancer, localisés à l'épidid /me, produisent l'azoospermie. .

Le traitement de l'azoospermie est variable, suivant la cause. C'est elle qu'il faut traiter. Quand on constate un début d'atrophie, on essaye l'hydrothérapie ; les frictions excitantes, les courants continus, donnent de bons résultats. Usage modéré du coït : l'excès serait très nuisible.

AZOOTIQUE (a:o-o — du gr. a priv., et zôon, animal) adj. Qui ne contient aucun débris de corps organises : Tannins azootiques.

AZOPHÉNÉTHOL (de azote, phénol, et éthyle) n. m. Ethor diéthylique de l'azophénol.

AZOPHÉNINE n. f. Nom donné par Kimich à un corps (|ui so forme lorsque le paranitrosophénol est traité par l'aniline.

AZOPHÉNOL (de azote, et phénol) n. m. Corps dérivant do l'azobenzol, comme le phénol de la benzine, par la substitution du groupe hydroxyle OH à l'hydrogène, n On dit

aussi OXYAZOBENZOL. V. AZOBENZ0L.

AZOPHÉNYLAMINE n. f. Chim. 'V. PHÉNTLAMlNE.

AZOPHÉNYLÈNE (de azote, et phénylène) n. m. Composé basique, cristallisé, jaune clair, formé de carbone, d'hydrogène et d'azote. , ,

— Encycl. Vazopkényléne C'H'Az' se forme dans la distillation sèche d'un mélange d'azobenzoate de calcium et de chaux (Rasenack). L'huile rouge que l'on recueille laisse déposer des cristaux jaunes d azophénylène. Pour le purifier, on le dissout dans l'alcool ammoniacal et on le précipite à l'état à' hijdrazophémjléne C'WAz' par l hydrogène sulfure ; une sublimation suffit pour détruire ce composé et donner l'azophénylène pur.

L'azophénylène cristallise en aiguiUes jaunes fusibles à ni°, distillant au-dessus de 360° avec une odeur de cannelle Il est peu soluble dans l'eau et les dissolvants ordinaires, soluble dans l'acide sulfurique, d'où le précipite un excès d'eau ; son meilleur dissolvant est l alcool Iroiu. L'azophénylène se combine â l'hydrogène naissant en donnant l'hvdrazophénylène. Il peut fixer deux atomes do chlore, de brome, deux groupes AzO', une molécule da cido chlorhydrique ou bromhydrique.

Oïl connaît aussi lo' chloroplalinato, lo rliloranrato, lo cliloronuircurato, d'autres comljinuisons avec lo uilrato d'arf^nnt et l'azotato Jo niorcuro.

La ronstitiilion do l'azopliônylôno pont so roprésontor par la formulo : C'W = Az — Az = C"H'.

AZOPHOSPHORÉ, ÉE (fos8 — do azote, ot phosphore) adj . Qui contient do I azote ot du phosphore : Bases phosphurées et a/oi'Iiospiiohkks.

AZOR II. m. Nom do chion. Il On l'a souvent cmployô pour dosi{<ner un cliion quolcomiue : Un griffon, un doyue, un caniche, le premier azdu venu. (A. Karr.)

— Arj^^ot milit. Lo sac. il Aryot do thôîltro : Appeler* azob.

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