‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 606 sur 828 · V. APPKI.KB · texte numérisé non relu

V. APPKI.KB

AzOR, ville do l'anc. Palestine (tribu do Nephtali), qui fut d'aliord la résidence du plus puissant dos rois chananoiMis.

AzOR ou AzORIUS fJoan), th^olopen, nô à Zamora on lyx.i, mort vn U'.it3. Il entra chez les jésuites ot professa la tlu-oloyio au coUôgo d'Alcala ot à colui de Jésus à Komo. Son ouvrage le plus célèbre, Institutions 7norales, fut attaqué avec vivacité par les dominicains. Pascal, dans sa 7' Provinciale, no ménagea ni le livre, ni l'autour. Malpré ces attaques, le livre, que Bossuot recommanda, olitint un grand succès.

AZORELLE n. f. Genre d'omboUifôros, renfermant des plutitos vivacos, hcrliacées, tantôt très rameuses et couvertes do IV'uiilos imbriquées, tantôt, au contraire, plus ou moins allon^i'^os ot enveloppées par les gaines dos feuilles, ori^inairrs dos Andos ot des régions aiitarrtiquos de l'Amoriiiuo, do la Nouvelle-Zélande et do l'Australie.

AZORITE n. f. Tantalato do chaux (CaTa'O*) rencontré dans un traohyto des îles Açoros, d'où son nom.

AzOROS. Myth, Pilote du navire A7'go, suivant ïlesycbiiis.

Miner. Niobate naturel do zirco-

AZOSALICYLE -io azo pour azotc, et salicyle) n. m. Radi'-al liyiH>(lHii.|iu* au moyen duquel on rapproche les dérivés ;itiiiiiuui.n au\ ilo l'iiydruro do salicyle.

— Encvll. On donne pour formule à ïazosnlicijle : C"H"'Az'0*. Si ou le suppose uni à 3 atomes d'hydrogène, on 3XïT3.\'h}/drure d' nzosaiicy le, com'^osé réel qui so produit lorsqu'on fait agir l'ammoniaque sur l'hydruro de salicyle.

L'Iiydrure d'azosalicyle, appelé encore salicylimide, salhydramide. cristallise en aiguilles blanc jaunâtre. Il est insoluble dans l'eau, peu soliujle daus l'alcool froid ; l'alcool bouillant lo dissout. A 300", il fond en une masso jaune ot brunâtre.

AZOSALICYLURE (do azo pour azote, et salicylure] n. m. Sol formé par lacombinaisonderazosalicyleavèc un métal.

AZOSME (zoss) n. m. Bot. V. cladosporium.

AZOSULFATE {de azote, Ot sulfate) n. m. Genre do sels résultant do l'action du bioxydo d'azote sur les sullitos alcalins.

AZOSULFOPIGRAMYLE (de azote, du lat. sulfur, soufre, et de picramyle) n. m. Composé cristallin qui se forme quand on met l'essence d'amandes amores en digestion prolongée avec lo sulfhydrale d'ammoiiia(|uo.

— Syn. Hydrure de sulfazobenzoyle. sulfhydrate d'azobenzoyle, triobeazaldine, sulfazoture de benzylene.

AZOT ou AZOTH, anc. ville des Philistins, cap. dune do leurs cinq satrapies, entre Ascalon et Ekron (auj. A/c(r). Cette place forte, siège principal du culte do Dagon, fut quelque temps possédée par les Juifs, et fut souvent l'objet des menaces dos prophètes. Clef de l'Egypte, elle eut beaucoup do sièges à subir; Ozias renvor.sa ses murailles; du temps d'Isaïe, elle fut assiégée par les Assyriens; quelque temps après, attaquée par Psamméticus, roi d'Egypte, elle eut à supporter un siège de vingt-neuf ans, le plus long siège dont il soit parlé dans l'histoire. Détruite pendant les guerres des Macchabées, rebâtie par ordre de Gabiuius, elle fut annexée au royaume d'Hérodo le Grand. L'évangile y fut prêché de bonne heure par Philippe, et, dans les siècles suivants, elle devint le siège d'un évêché dont les évoques parurent à divers conciles, depuis celui de Nicée (325) jusqu'à colui de Jérusalem (536).

L'emplacement d'Azot est occupé aujourd'hui par un petit village appelé Esdoud.

AZOTATE n. m. Sol résultant de l'action do l'acide azotique sur une base. V. azotique.

AZOTATïON {si) n. f. Fixation do l'azote libre dans les tissus des plantes ou dos animaux qui n'assimilent pas d aliments organiques déjà azotés. V. azote.

AZOTE (du gr. a priv., atzôè, vie) n. m. Gaz simple, incolore, inodore ot insipide.

— Adjoctiv. : Le gaz azote et l'oxygène sont les deux Puides qui composent essentiellement lair atmosphérique. (Cbaptal.)

— ICncycl. L'rt=o/e, appelé quelquefois aussi nitroqrne, a été découvert on 1772 par Ruterforth. En 1773, Lavôisior reconnut qu'il existe à l état libre dans Vair atmosphérique, dont il forme environ les quatre cinquièmes. C'est un gaz incolore, inodore, insipide. Densité 0,973; poids atomique 14; poids moléculaire 28 ; symbole Az.

L'azoto est peu soluble dans l'eau qui n'on dissout à 0" que 0,02 de son volume.

L'azote, comprimé à 150 atmo- Qsphères, à la température de ~-^.l — 136«, so liquéfie si on provo- ^ que une détonte en maintenant la pression au-dessus do 50 atmosphères. L'azote liquide se soliditio â— 203" sous la pression do 6 centimètres.

L'azote n'entretient ni la res-

fdration ni la combustion. Wrcher et DeviUe ont montré qu'à A. cloche de une température élevée, if se *'"'■ la cuve

combine avec lo titane, le bore, *^'^!"\. ii*r"^' u' *'v' ' * ''oatenant le phoephi

Préparation de l'azote par

mbustîoa du phosphore :

-,„.!__ j. reposant

B. mor-

C, coupelle

le silicium, le magnésium. Bien

J|ue l'azoto ail pour le fer une affinité moindre, tous les ors du commerce en contiennent une quantité appréciable.

Sous l'influence de l'électricité ot do l'humiflité, l'azote n'unit à l'oxygène pour former de l'acide azotique, ce qui explique la présence do cet acido dans les pluies d'orage. L'étincelle electrioue peut déterminer la combinaison do l'azoto et de l'oxygène pour former l'iiypoazotido ot l'anbydrino pcrazotiquo ; colle de l'azoto et uo l'hydrogèuo pour former de l'ammoniaquo; celle do l'azoto et do l'acétylène pour donner de l'acide

tréque,sousrinfluoncedesoffluves électriques, un grand nombre de matières organi(j^ues absorbaient do l'azote.

A la température rouçe, l'azoto s'unit faciloment aussi au carbone pour former lo cyanogène; pour que la réaction réussisse, il faut qu'un alcali absorbe lo produit à mesure qu'il so forme.

L'azoto forme, avec lo chlore, lo brome ot l'iode des combinaisons instables.

L'azote entre dans la constitution des tissus animaux ot végétaux : il est par conséquent un dos principes essentiels des aliments et des engrais. (V. ces mots.) Bcrthelot a annoncé, en 1886, que l'azote do l'air so fixe sur les sols argileux sous l'influence d'organismes microscopiques.

Préparation de l'azote. Ce gaz s'obtient aisément en enlevant l'oxygène à l'air. On emploie à cet efl'et lo phosphore ou lo cuivre. Dans le premier cas, on place un ou doux fragments do phosphore dans une petit© coupelle do torro siip[Hiii.-(> |.;ir un liège qui flotte sur une cuve à eau; on iiiiljiiiiiH' II' |>lios]ihore,ot on recouvre lo tout d'une cloche. I. a- hli- iili.i^iitiorique qui se forme se dissout à mesure Mir enlever les dernières traces d'oxygène,

contenant l'azotKc d'amm ; B, tube do dégagement ; C, cuve h Il k mercure ; D, éprouvette ; Ë, bec de gaz pour chauffer la cornue.

Pivparatioa de l'azote (mêlé d'argon) par le cuivre au rouge : A, (laron à deux tulmlures contenant l'air; B, flacon à potasse qui retieut le gaz carbonique; C.D, tube rempli de cuivre; E, éprouvette où l'azote est recueilli.

il faut introduire dans lo gaz des bâtons de phosphore ; on enlevé l'acide carbonique en agitant avec une dissolution do potasse.

Le second procédé consiste à faire passer lentement do l'air sur de la tournure de cuivre chauffée au rouge et contenue dans un tube en porcelaine : lo cuivre absorbe l'oxygène et l'azote se dégage. Pour obtenir le gaz pur, on enlève l'acide carbonique et la vapeur d'eau de l'air en faisant passer celui-ci dans des tubes remplis de ponce sulfurique et de chaux sodée. L'azote retiré de l'air contient toujours de Vargon.On peut encore absorber l'oxygène de l'air par le cuivre à froid en présence de la dissolution amoniacale; cette réaction a l'avantage de se prêter à une préparation continue.

On peut aussi absorber l'oxygène de l'air par le cuivre on présence do l'acide chlorhydriquo.

Enfin, l'azote s'obtient encore en chauffant l'azotite d'ammonium : la réaction donne de l'azote et do l'eau : (AzH')AzO' = 2IP0 + 2Az.

azotite d'ammonium, eau. azote.

Un grand nombre d'autres réactions dégagent de l'azote et peuvent servir à préparer co gaz.

Dosage de l'azote.

Dans les analyses organiques, on doso ordinairement l'azote en volume. Après quo l'on a brûlé la matière organique par des oxydants énergiques et condon

1 eau et l'acide carbonique , il reste un gaz qui ne peut être que do l'azote. On doso aussi l'azoteen poids, en le faisant passer à l'état d'ammonia- (jue , que l'on dose elle-même après l'avoir fixée par l'acide sulfurique. Pour faire passer à l'état dammoniaquo l'azote d'une matière organique, il suffit de chauffer légèrement cette matière avec de la potasse. Un autre procédé de dosage de l'azote, dans les matières organiques, revient à traiter la substance azo- rà'ât tée par l'acide sulfurique à l'ébullition, en présence du mercure métallique. L'azote se transforme on ammoniaque, que l'on dose par les liqueurs titrées.

— CoMPOSKS OXYGÉNÉS DE l'azotk. L'azoto formo avec l'oxygène sept combinaisons qui sont : le protoxyde d'azote,

Appareil Schlœsing: pour le dosage de t'azotc à l'état d'ammoniaque : A, ballon contenant l'essai saturé par la soude pure; B. serpentin en étain ; C. réfrigé- ; contenant de l'acide titré.

AZOPTIOSPIIORE — AZOTE

le bioxydo, lacido tivpoazoteux, l'anhydride azoteux, lo poroxytlo d'azote, l'anfiydrido azotique, l'anhydride porazo tiquo.

Au contact do l'eau, les anhydrides azoteux ot azotique donnent les acides azoteux ot azotiques.

Tous coH composés sont formé.s à partir des éléments avccabsorption (10 chaleur. (La formation du bioxydod'azoto exigo la plus grande quantité do chaleur.) Tous «ont facilement décomposabics par la chaleur, excepté le peroxyde d'azote, qui n'est décomposablo qu'au rougo'vif.

— Protoxyde d'azote. Lo protoxyde d azote oa oxyde azoteux, Az'O, est formé do 2 vol. d'azote ot de 1 vol. d'oxygène condensés en 2 vol. On l'obtiout en décomposant l'azO' tato d'ammonium par la chaleur : il so forme do l'eaa et du protoxydo d'azoto :

(AzH*)AzO» = 2IP0 + Az'O. azotate d'ammonium. eau. protoxyde d'azote.

La température no doit pas dépasser 250*, car il pourrait y avoir explosion.

Lo protoxydo d'azoto est un gaz incolore, inodore, d'ano saveur légèrement sucrée. L'eau on dissout l **<-,3 à 0*. Sa densité ost de 1,527. Il se liquéflo à zéro sous une pression do 30 atmosphères ot se solidité à too*. Lorsqu'il a pris l'état liquide, il peut conserver cet état un temps assez long, à la pression ordinaire. 11 peut, en s'évaporanc. abaisser Ta température à — -tO'.

Le protoxyde d'azote est peu stable, la combustion du soufre, du pnosphoro peut s'effectuer dans co gaz; elle y est mémo plus active que dans l'air, en raison de la plus grande proportion d'oxygène qu'il renferme. Le protoxydo dazote fut nommé, par iJavy, gaz hilarant parce que, respiré, il produit une ivresse gaio et douce, des sensations agréables.

— Bioxyde d'azote ou Oxyde azotique-he bioxyde d'azote, AzO, so compose de 1 vol. d'azote et de l vol. d'oxygène, unis sans condensation. On lo prépare en faisant agif à froid l'acide azotique sur le cuivre :

3Cu -f 8(HAzO') = 3[Cu(AzO»)'] + 4H'0 -{- nAzO. ^

cuivre. acide azotate eau. bîoxjrde

azotique. de cuivré. d'azoUi.

Au début, le bioxydo d'azote forme, avec l'oxygène do l'air du flacon servant à le préparer, du peroxyde d'azoto qui se dissout. Les vapeurs n itreusos disparaissent lorsque le flacon no contient plus d'oxygène fibre. Le gaz ainsi obtenu n'est jamais pur, il renferme toujours du protoxydo et môme do l'azote; on peut l'obtenir pur en réduisant l'acide azotique par une solution de sulfate ferreux additionnée d'acide sulfurique.

Le bioxyde d'azote est un gaz incolore ; on ne connaît pas son odeur ni sa saveur, car, au contact do l'oxygèno de l'air, il so transforme en peroxyde d'azote ; sa dcnsiiô est de 1,039; il se dissout dans 30 fois son volume d'eau. Co gaz a été liquéfié par Caillotet, sous la pression do 104 atmosphères à — u*.

Il no rougit pas la teinture bleue de tournesol. La chaleur et l'électricité lo décomposent en azote et en oxygène, qui, en présence d'un excès de bioxyde, donne da peroxyde d'azote. Berthelot a obtenu la décomposition explosive de ce gaz en faisant éclater à son contact tme capsule de fulminate do mercure.

Il est comburant : le charbon, le phosphore enflammés y brûlent avec plus d'éclat que dans lair. Le bioxydo d'azoto joue quelquefois le rôle de radical. Il prend alors le nom de nitrosyie. V, ce mot.

Il est absorbé par une solution de sulfate ferrreux qu'il colore en rouge brun, en donnant la combinaison : 2(So*Fe) + AzO, celle-ci Se détruit par la chaleur.

" Acide hypoazoteux. V. htpoazoteux.

— Anhydride et Acide azoteux. V. azoteux.

— Peroxyde d'azote. V. HYPOAZOTit>E.

— Anhydride et Acide azotique. V. azotique.

— Anhydride perazodque. V. perazotique.

— Combinaisons de l azote avec d'autres métalloïdes QUE l'oxygène. Sulfure d'azote. AzS. Le sulfure d'azoto est une poudre jaune, devenant rouge quand on la chauffe à 120" ; ce sel se sublime avant do fondre, ot détone par lo choc ou à ISO". On lo prépare en faisant agir un courant do gaz ammoniac sur le chlorure de thionyle maintenu froid. En lavant le produit brut nar lo sulfure de carbone, on dissout seulement le sulfure d'azote qui cristallise dans cette dissolution. Il forme plusieurs combinaisons avec lo chlorure de soufre.

— Chlorure d'azote AzCP. Ce composé a été déconvert par Dulong en 1812. On obtient ce chlorure, dont la manipulation est particulièrement dangereuse, en renversant sur une capsule contenant une solution concentrée de sel ammoniac une éprouvette pleine do chlore. Le chlorura d'azote tombe au fond du vase. On obtient également lo chlorure d'azote en faisant passer un courant de cbloro gazeux à travers une solution do chlorure d'ammonium. ou on faisant agir sur ce sel en dissolution une dissolution d'acide hypochloroux. Si l'on décompose, par un courant électrioue, une solution concentrée de sel ammoniac, il se produit du chlorure d'azote. Si la solution est recouverte d'une légère couche d'essence de térébenthine, lo chlorure d'azote, entraîné vers la partie supérieure du liquide par les gaz qui accompagnent sa formation, détono au contact do ï'essonco en donnant, comme dans les autres cas d'ailleurs, 3 vol. de chlorure ot 1 vol. dazote.

Le chlorure d'azote est un liquide oléagineux, faune, d'odeur irritante. Sa densité est de 1,653. On peut le distiller, mais on prenant do grandes précautions; il passa vers 71" et détono vers oe*, avec une grande violence.

Parmi les corps simples ou composés qui détruisent lo chlorure d'azote sans détonation, il convient de ranger les solutions alcalines, l'hydrogène sulfuré, l'hydrogène arsénié, les sulfures métalliques, les métaux et le nitrate d'argent. Los corps nui décomposent le chlorure d'azoto avec détonation sont l'hydrogène phosphore, le phosphore, l'éthcr, lo sélénium, la potasse caustit^ue concentrée, 1 ammoniaqtïo concentrée. I arsenic, les huiles essentielles, etc.

— Bromure d'azote AzBr'. Ce composé so prépare, d'après Millon, par l'action du chlorure d'azote sur le bromure do potasssium. C'est un liquide brun noirâtre, oléaginetLX et dégageant une odeur putride très irritante. Co composé est très volatil; il détone sous l'influence de la chaleur, ou lorsqu'on le traite par les acides chlorhydriquo ou bromhvdrique, ou par l'ammoniaque.

— lodu're d'azote. L iodure d'azote s'obtient en soumettant l'iode à l'action du gaz ammoniac, et lavant le produit avec de l'eau, on obtient une poudre noire d iodure dazote

AZOTER — AZOTIQUE

que Ton sèche avec précaution. On peut encore traiter riode pulvérisé par l'ammoniaque. On n'est pas absolument fixé sur la composition de ce corps. Gay-Lussac lui a^ tribuait la formule AzP, et Bunsen la formule AzH*,AzP.

Guyard et Raschig le préparent en traitant les bi-iodures alcalins par l'ammoniaque. D'après eux, on obtient i'iodure d'azote AzH'I avec un excès de bi-iodure, et le composé AzIIP avec un excès d'ammoniaque.

L'iodure d'azote, bien sec, détone plus facilement encore nue le chlorure : il suffit du contact d'une barbe de plume. On doit donc ne le manier qu'avec la plus extrême prudence, n'en préparer que de petites quantités et ne le dessécher complètement qu'au moment de s'en servir. L'eau bouillante et les alcalis, l'acide chlorhydrique, lacide sulfureux, l'hydrogène sulfuré et les sulAtes le décomposent. La lumière le décompose également.

— Azotiires. L'azote peut se combiner directement avec plusieurs corps simples parmi lesquels on peut citer le bore, le titane, le magnésium. Ces azotures. très stables, so forment par l'action de l'ammoniaque sur les oxydes ou les chlorures correspondants. Les acides, la potasse détruisent ces composés en donnant de l'ammoniaque. Quelquesuns détonent par la chaleur ou par le choc. (V. azoture.) Pour les autres combinaisons. V. ammoniaque, cTANOGÎiNt:.

AZOTER v. a. Charger d'azote : Azoter de l'hydrogène.

Azoté, ée part. pass. du v. Azoter. Qui contient de l'azote : Alhneuts azotés. V. albuminolde.

AZOTEUX {eu), EUSE adj. Qui contient de l'azote. \\ AnJnjdride azoteux ou riilretLC, Anhydride formé par la combinaison de 2 vol. d'azote et de 3 vol. d'oxygène et qui n'a pas encore été isolé, il Acide azoteux, Acide correspondant à l'anhydride azoteux.

— ENCYCL.AH/tyrfnrfearofeifxAz'O*. L'anhydride azoteux se forme lorsqu'on fait arriver, dans un récipient refroidi à — 40", de l'oxygène et du bioxyde d'azote mélangés dans le rapport de \ vol. à 4 vol. Le peroxyde d'azote liquide, versé goutte à goutte dans de l'eau à 0', se décompose ; deux couches se forment dans le vase : la couche inférieure bleue renferme de l'anhydride azoteux; la couche supérieure jaune est une dissolution d'acide azotique. On peut formuler ainsi la réaction :

4AzO»-}-H'0 = Az=0'-h2AzO'[OH).

L'anhydride azoteux bout un peu au-dessus de 0", sa densité est 1,449 à 0°. Il se solidifie dans un mélange de chlorure de méthylo et d'anhydride carbonique solide. Sa dissolution dans l'eau est plus stable quand elle est étendue ; celle-ci conserve sa couleur bleue même quand elle est chautfée un peu.

— Acide azoteiix AzO(OH). On admet que la dissolution de l'anhydride azoteux dans l'eau contient l'acide azoteux. Lorsqu'on sature en effet cette dissolution par la potasse, on obtient un sel bien caractérisé, Vazotite de potassium AzO(OK). Cet acide azoteux n'est caractérisé que par ses sels.

— Azotifes. Les azotites résultent de la substitution dans l'acido azoteux, d'un métal à l'hydrogène. Ils sont tous solubles dans l'eau et cristallisablès ; quelques-uns sont colorés en jaune.

Les azotites alcalins s'obtiennent en chauffant au rouge les azotates correspondants. Cette réduction des azotates se fait plus facilement quand l'azotate est fondu avec du plomb ou un sulfite qui s'oxydent.

Les autres azotites métalliques s'obtiennent par double décomposition entre l'azotite de baryum et le sulfate correspondant. Comme les azotates, ils jouissent de la propriété de déflagrersur les charbons ardents. Mêlés à l'acide sulfurique concentré, ils donnent lieu à un dégagement de vapeurs rutilantes. Sous l'influence do l'acide sulfureux, ils donnent des acides sulfazotés. L'hydrogène sulfuré, agissant sur leurs dissolutions, donne'de l'ammoniaque et du soufre. Chauffés avec une solution do sel ammoniac, ils dégagent de l'azote. Cetazoto provient de la décomposition de l'azotite d'ammonium qui se forme d'abord. Le sulfate ferreux agit comme sur les azotates. On reconnaît la présence des azotites dans un liquide en y ajoutant un peu d'iodure de potassium, d'eau d'amidon et d'acide sulfurique étendu : si ce liquide renferme des azotites, il se produit une coloration oloue. Le permanganate de potassium est décoloré si la solution est acide. Ces dernières propriétés permettent de doser les azotites ou l'acide azoteux; on peut aussi pour cette opération se fonder sur la coloration jaune que communique l'acide azoteux à l'acido diamidobenzoïque.

AZOTIDE n. m. Combinaison binaire dans laquelle l'azote est le principe électro-négatif.

AZOTINE n. f. Substance azotée de la laine ou de la soie amenée à l'état soluble.

— Encycl. Lorsqu'on soumet la laine à l'action de la vapeur d'eau surchauffée sous une pression de 5 atmosphères, elle se liquéfie et devient soluble dans l'eau. La soie se comporte de mémo. On a ainsi Vazotitie qui, par évaporation, se prend en une masse solide. L'extraction de 1 azûtine est surtout avantageuse pour l'utilisation des chiffons de laine et coton mélangés. Le traitement indiqué sépare la laine sous forme d'azotine, qui se vend comme engrais et laisse les fibres végétales intactes et propres à la fabrication du papier. L'azotine contient environ 10 p. lOo d'azote, de la potasse et du phosphore.

AZOTIODIQUE (de azote, et iode) adj. Se dit d'un acide formé par la combinaison de l'acide azotique et de l'acide iodique.

AZOTIQUE adj. Se dit d'un anhydride formé par oxydalion de l'azote, en même temps que d'un acide résurtanl de l'hydratation de l'anhydride. Syn. anhydride, et acide

NITRIQDE.

— Encycl. Acide azotique anhydre ou anhydride azotique. L'acide azotique anhydre, ou anhydride azotique, Az'O*, est un solide olanc, qui cristallise en prismes rectangulaires. Il fond à 30° et bout à iT>. H. Sainte-Claire Deville l'a obtenu en faisant passer un courant de chlore sec sur de l'azotate d'argent parfaitement sec et chauffé vers 60°. Un autre procédé, dû à Weber et perfectionné par Berthelot, consiste à déshydrater l'acide azotique fumant par l'anhydride phosnhorique en évitant toute élévation de température. On distille ensuite le mélange très lentement; on en coadense les vapeurs dans un récipient refroidi et

est lut'^

l'on obtient de gros cristaux. Cet anhydride s'obtient encore en faisant passer des vapeurs de chlorure d'azotyle sur de l'azotate d'argent chauffé à 70". Cet anhydride se décompose spontanément en oxygène et peroxyde d'azote. C'est un oxydant très énergique. Au contact de l'eau, il se transforme en acide azotique.

— Acide azotique. L'acide azotique ou acide nitrique a pour formule HAzO'. On l'obtient en décomposant un azotate, ordinairement l'azotate de potassium, par l'acide sulfurique. On emploie poids égaux des deux corps, que l'on introduit dans une cornue de verre légèrement chauffée ; il se forme de l'acide azotique, que l'on recueille dans un ballon refroidi, et du bisulfate de potassium :

KAzO* -f H'SO» = KHSO' -f HAzO'. anotate acide bisulfate acide

de potassium, sulfurique. de potassium- azotique. L'acide azotique provenant de cette réaction peut contenir une petite quantité diacide sulfurique entraînée dans l'opération; on le purifie en le distillant sur de l'azotate de plomb qui retient l'acide sulfurique.

Dans l'industrie, on se sert de préférence de l'azotate de sodium pour préparer l'acide azotique. Ce sel est moins cher que le salpê- ^

tre et rend près d'un quart en plus que ce dernier.

L'azotate de sodium est introduit dans une chaudière pouvant contenir 350 kilogr. do sol et la quantité nécessaire d'acide sulfurique pour en déterminer la décomposition. Cette chaudière , placée J^J^^^g' à côté du fourneau, est enveloppée par

les produits do la combustion. Le couvercle avec l'argile. La réaction, qui commence à froid, devient plus vive lorsque la température s'élève : au bout de huit heures, elle est terminée. L'acide azotique qui so dégage se condense dans des bonbonnes placées les unes à la suite des autres. Les premières chaudières donnent généralement de l'acide à 40" Baume, les autres de l'acide à 36". Il reste dans la chaudière du bisulfate de sodium. L'acide azotique du commerce marque 36" Baume.

L'acide azotique est un liquide incolore, odorant, qui fume à l'air (de là son nom de fumant) et qui colore la peau en jaune en la détruisant. Sa densité est de 1,52. Il bout à 86", et se congèle à — 47». A la lumière, il se décompose en peroxyde d azote, en oxygène et en eau. Cette eau s'unit à l'acide non décomposé, et en augmente la stabilité. Une décomposition semblable s'observe lorsqu'on distille l'acide azotique. Il commence à bouillir à 86" ; mais, à mesure qu'il bout, il se décompose en partie, et l'eau formée se combine avec la portion non décomposée, dont elle élève le point d'ébuUition. La température monte ainsi graduellement jusqu'à 123", où elle se fixe. Le liquide que l'on obtient alors est un hydrate défini beaucoup plus stable que l'acide azotique normal ou fumant, et qui constitue l'acide azotique ordinaire du commerce. Cet hydrate, connu vulgairement sous le nom de eau-forte^ a pour formule (H AzO*)* -H 3H'0 ou Az=0^H-4 H'O, d'oii le nom de acide quadribydraté.

L'acide azotique, étant peu stable, est décomposé parles corps avides d'oxygène. Ainsi, les métalloïdes, tels que le soufre, le phosphore, le carbone, se changent en acides sh^furique, phosphorique, carbonique, au contact de l'acido azotique.

Les métaux sont attaqués vivement par l'acide azotique, à l'exception de l'or, du platine, du rhodium, do l'iridium et du ruthénium. Les produits de la réaction sont ordinairement du bioxyde et du protoxyde d'azote. Toutefois ces produits varient avec l'oxydation plus ou moins facile du métal et la concentration" de l'acide.

L'acide azotique attaque énergiquement les matières organiques ; il en résulte deux sortes de phénomènes : ou bien il y a oxydation, ou bien il y a substitution. Le coton-

Pr-p-xrttlon in lu^iru IIp â^ I sndlum A ch uidiere on fonte B, foyer , C, buiibouneb eu greb

poudre dérive du coton par une substitution de ce genre.

La nitrobonzine diffère de la benzine par la substitution de AzO' à 1 atome d'hydrogène. En ménageant son action, il donne avec les alcools des éthers comme tout autre acide; la nitroglycérine est un éther nitrique de la glycérine.

L'action de l'acide azotique sur les matières organiques détermine même quelquefois leur inflammation. Les moyens de reconnaître l'acide azotique sont les suivants : 1" il dégage des vapeurs rutilantes quand on le chauffe avec du cuivre dans un tube ; 2" il jaunit la solution d'indigo dans l'acide sulfurique ; 3" il colore en jaune la soie, les plumes, etc. ; 40 mélangé à l'acide chlorhydrique, il fournit l'eau régale qui dissout l'or ; 5" si l'on délaye du sulfate de fer finement pulvérisé et ([u'on y ajoute de l'acide nitrique, il se produit une coloration rose ou brune ; mais il faut éviter que la liqueur ne s'échauffe.

L'acide azotique hydraté est connu depuis les premiers temps de l'alchimie. Geber, au commencement du ix* siècle, indiqua sa production par l'action de la chaleur sur un mélange do sulfate de cuivre, de salpêtre et d'alun. Au xii^ siècle, Albert le Grand a décrit qiiciqncs-unes do ses propriétés, et au xiii' siècle, Raymond Lullc le préparait en chauffant un mélange d'azotate de potassium et

d'argile, et il lui donna le nom de esprit de nitre. Mais son analyse exacte est due à Cavendish et à Gay-Lussac.

Les usages de l'acide azotique sont nombreux; la France en consomme annuellement près de 4.500.000 kilogr. pour la fabrication des azotates, de l'acide sulfurique, de l'acide oxalique, de l'eau régale, du collodion, de la nitrobenzine, de la nitroglycérine, du coton-poudre, des matières colorantes. Les graveurs sur métaux s'en servent sous le nom de eau- forte ; les peintres, sous le nom de eau seconde. C'est, enfin, le dissolvant et l'agent d'oxydation par excellence.

— Azotates ou Nitrates. L'aciàe azotique est monobasique ; il forme avec les métaux des sels appelés a^oM^es; la formule générale des azotates est AzO'M si le métal que nous désignons par M est monovalent : {AzO*)'M si le métal est divalent ; ( AzO')' M si le métal est trivalent. Les azotates s'obtiennent en traitant, par l'acide azotique, un métal, son oxyde, son sulfure ou son carbonate. Tous se décomposent par la chaleur en laissant pour résidu soit un oxyde métallique, soit du métal à l'état de liberté, si l'oxyde est instable à chaud. Les azotates alcalins, qui seuls peuvent foudre sans décomposition, laissent un résidu d'azotite lorsqu'on les calcine modérément. Parmi les produits de décomposition des azotates se trouve l'oxygène : aussi, les azotates agissent-ils comme oxydants vis-à-vis des métaux , du soufre, du charbon, etc. Tous les azotates neutres sont solubles dans l'eau. En général, l'eau forme, avec les azotates, des sels hydratés qui perdent de l'eau et de l'acide azotique quand on les chauffe. L'acide azotique, agissant sur les azotates, peut donner lieu à une comoinaison, à une dissolutioiTavec des hydratations, ou à une précipitation. Les azotates peuvent se combiner entre eux et former des azotates doubles.

— Caractères des azotates. 1° ils déflagrent sur les charbons ardents ; 2" chauffés avec de l'acide sulfurliino et de la tournure de cuivre, ils donnent du bioxyde d'azuti-, qui, au contact de l'air, se transforme en vapeurs runlautes ; 3" si l'on mêle un azotate en dissolution avec une dissolution de sulfate ferreux additionnée d'acide sulfurique, il se produit une coloration qui varie du rose au brun, selon la concentration de l'azotate; 4" l'acide suifhydrique concentré, additionné d'acide sulfurique, donne avec les azotates un dépôt de soufre ; 5" une dissolution de sulfate d'indigo, acidulée par l'acide sulfurique, est décolorée sous l'influence de la chaleur.

— Production des azotates. 11 n'existe dans la nature qu'un petit nombre d'azotates : ce sont les azotates do potassmm, de sodium, de calcium, de magnésium. La production spontanée de ces sels a reçu le nom de nitrification. Sous rinfl,uence de l'électricité atmosphérique, l'azote et l'oxygène de l'air forment de l'acide azotique qui, entraîné par les pluies, absorbé par la terre, y rencontre des alcalis et les transforme en azotates. Mais la nitrification naturelle est surtout due à l'influence du ferment nitrique qui détermine l'oxydation", par l'air, de 1 ammonia(i^ue et des substances organiques azotées. L'action de ce ferment no s'exerce que dans un milieu faiblement alcalin et humide. (Schlœsing et Muntz.)Le microbe nitrique, isolé et cultivé par winogradski, est capable do s'assimiler le carbone de l'acide carbonique et l'azote de l'ammoniaque. Ajoutons qu'il existe des organismes destructeurs des nitrates (moisissures, mycodermes). De plus, l'acide nitrique, dans un milieu peu aéré, peut, grâce au bacterium denilrificans, se transformer en azotites ou même être ramené à l'état d'azote libre.

Pendant longtemps, on a retiré uniquement les azotates des efflorescences ou nitre de houssage ([ue l'on recueillait à la surface des murailles calcaires des murs, et qui étaient surtout formées d'azotate de chaux ; cette industrie a aujourd'hui disparu depuis la découverte de bancs naturels, d'azotate de soude au Chili et au Pérou, et de couches salpêtrées aux Indes.

— Usages. Les azotates sont précieux comme engrais ; ils mettent à la portée de l'agriculteur une forme d'azote que l'on peut considérer comme directement assimilable et pouvant être employée presque immédiatement par la végétation. Les azotates alcalins agissent uniquement par leur acide azotique et non par le métal.

Berthelot a montré, par une longue série de recherches, que les azotates augmentent dans la plante depuis la germination jusqu'à la floraison, pour diminuer ensuite. La teneur des différentes plantes en azotates est d'ailleurs très variable : dans les amarantacées, on en trouve jusqu'à 0,100 de la plante sèche.

Plusieurs azotates ou nitrates sont employés en tliéra peutique. L'azotate de potassium et l'azotate de sodium sont utilisés comme contro-stimulants à la dose de 10 à 40 gr. par jour, et comme diurétiques à la dose de l à 4 gr. par jour.

Le papier imprégné d'azotate de potassium sert à faire des fumigations contre l'asthme.

Le sous-nitrate de bismuth (v. ce mot) est un topique contre la diarrhée.

L'azotate d'argent cristallisé s'emploie en pilules ou en potion (sàlOcentigr. par jour) contre lachorée, lépilepsie, î'ataxie, la paralysie générale. La solution à 5 p. ï.OOO est employée comme antiseptique en lotions ou injections contre la leucorrhée, la blennorragie, la métrorragie, les ophtalmies purulentes ; la solution à 2 p. 100 sert comme caustique en instillations urétrales. Ce même sel, privé d'eau par fusion et coulé dans une lingotière, constitue la pierre infernale, fréquemment utilisée comme caustique faible.

L'azotate de plomb s'emploie en solution (1 à 4 p. 100) contre la blennorragie, la vaginite, la conjonctivite.

Deux azotates de mercure sont quelquefois usitées en médecine : l'azotate de protoxvde, qui sert à préparer le tur' bith nitreux, et l'azotate de bioxyde ou deutazotate de mercure, qui sert comme caustique dans les affections lupiques, syphilitiques, les fongosités utérines, les ulcérations. L'azotate de cuivre peut servir comme escarotique.

Le nitrate d'argent est d'un usage courant en photographie. Enfin, la micrographie emploie ce sel pour faire apparaître les contours des cellules épithéliales.

— Azotate d'ammonium, AzH*AzO*, sel cristallisé qui, quand on le chauffe en vase clos, se décompose entièrement en protoxyde d'azote et eau. V. ammonium.

— Azotate de potassium, h'azotate de potassium, KAzO*, n'est autre chose que le nitre, sel de nitre ou salpêtre. V. salpêtre; nitrification.

— Azotate de sodium, NaAzO*. Il est habituellement désiL-nô dans le commerce sous le nom dp salpêtre du Chili, dit l'iron ou des mers du Sud. V. salpèthe.

Pour les autres azotates, v. les métaux correspondants.

AZOTISATTON (fi-zn-si) n. f. Aniion do charpor un corps ■.'i/or<'. Il Acrioti ù'iin corps qui so charge d'azoto.

AZOTOLUIDINE n. f. Cn

DIAZOTOLUI^NE, Ot (|Hi IVSUl

sur la toiuidino. V. roi.i u.

AZOTISATION

AZIM

AZOTO-MERCURIQUE

obtient on fais et qui sort à rc noïuos.

— Encyc'L. La liqueur azoto-mercuriq réaciif de Mitlou, so piV-paro on attaiiua

v> la présence des matières albumiappeldo aussi

■la!.,,..

If .Iriiv

l.lus r..i.i.lomtMit a cliaiul, los niali(M"i*s azolùcs a no donno ct^ttc réaction avec aucun corps non azoté. C'est lo réactif lo plus sensible dos maliôros albuminoïdos.

AZOTOXYDE {to-ks'uV) n. m. Nom générique des minéraux i\\n fontionnont de l'oxyde d'azoto.

AZOTURE n. m. Nom donné d'une manière générale à toute combinaison do l'azote avec un radical (juo l'on peut considérer comme substitué à l'hydrogôno do l'animo- Diaque.

— Encycl. Dans les azotnrcs se rangent, avec l'ammoniaque, los alcalis dits anwioniat/nes composées ou amiiics^ ot les amides comme l'acétamido, la bonzamidc, etc. L'ammoniaquo constitue, dans la classification chimique de Gorbardt, le type auquel so rapportent tous les azotures. Dérivés du type aiiiniunia(]uo par la substitution à l'hydrogène d'un railif.il qiudconfpie, les azotures aontprimaty^es, secondaij-ps, tn-Umn-s, suivant qno cette substitution porte sur un atome, sur deux atomes ou sur trois atomes d'hydrogène. Gorbardt los subdivise on azotures positifs, azoturrs m^qatifs et azotures intermédiaires.

Los azotures positifs sont ceux dans lesquels im métal, un radical d'alcool ou d'aldéhvde, est substitué à l'hydrogène du type ammoniaque. îls comprennent en général

Les azotures ïiri/<iiifs sont ceux dans lesquels un radical d'acide est substitué à. l'hydrogène du type ammoniaque. Ils comprennent les corps (pî'on désigne sous lo nom de amides.

Les azotures intermédiaires sont ceux avec lesquels, à l'hydrogène du type amnioniafiue se trouvent substitués, à la fois, un métal ou un radical d'alcool ou d'aldéhyde d'une part . ot un radical d'acide de l'autre. V. aminé, amÏdk,

ALCALAMIDK, ALCALOÏDE.

AZOTURIE (do azote, et du gr. ouron, urine) n. f. Etat morbide dans lequel l'urée se trouve en excès dans les urines. {L'azotune existe rarement seule; c'est un état commun à une foule d'états morbides. Le plus souvent, c'est un symptôme du diabète ou do la polyurie. Le diabète azolnrique est une maladie générale.) V. diabète.

AZOTYLE (rad. azote) n. m. Nom d'un radical oxyazotiquo qui existe à l'état libre, ou plutôt combiné à luimôme sous le nom do hypoazotide ou de anhydride hypoazotique, et qui entre dans un grand nombre de combinaisons cliimiquos.

— Encycl. l^'azotyle AzO' est un radical univalent, puisque i atomicités ou valences de l'azote, sur 5, sont satisfaites par l'oxygène; il e,xiste combiné à lui-môme dans le peroxyde d'azote (AzO'~AzO'). Il entre dans des combinaisons métalloïdiques telles que le cblorure d'azotylo AzO't'l, lo bromure AzO*Br, l'iodure AzO'I, le cyanure

; AzO^— CAz, la nitrobonziue, la nitroglycérine, etc.'

AZOUNAS (et non Aadjounahs), tribu maure habitant

Srès do l'embouchure du Sénégal, sur la rive droite du cuve, et appartenant à la confédération des Trarzas nomades. Le général Faidhorbe a dirige contre les Azounas sa première expédition au Sénégal (1854). — Un Azouna. Azov ou AzOF, ville de la Russie d'Europe (terril, des Cosaques du Don), sur le Don, à 30 kilom. de son embouchure dans \sLmer (rA^roc ; 25.500 hab. Pêcheries.

— Histoire. Cette ville, l'ancienne Tanaïs dos Grecs, fut au moyen âge l'entrepôt d'un commerce considérable; comme forteresse, elle a joué un rôle important dans l'histoire. Prise on 1392 parTamerlan, en 1471 par les Turcs, en 1572 et en 1637 temporairement parles Cosaques, conquise par Pierre lo Grand en 1G96, rendue aux Turcs on 17 U , elle fut do nouveau prise, saccadée et détruite en 173;». Reconstruite eu 1769, elle appartient définitivement aux Russes .I.qiuts 1774. Son port ayant été depuis ensablé par les atterrissements successifs du fleuve, elle n'a pu, pour cette raison et par suite de la concurrence de Rostof-sur-le- Don, reconquérir son ancienne importance commerciale.

Azov (mkr d'), ou de Zabache, anciennem. mer Putride ou Palus Mseotis. Cette mer intérieure, qui compte 37.GÛ0 kilom. carr. de superficie, communique avec la mer Noire par lo détroit d'Iénikalé ; elle est alimentée par un grand nombre de cours d'eau (Kouban. Manieh, etc.). Aussi son fond est-il très vaseux et ses eaux à peine salées, "'"' ^ " mniuiiication avec la mer Noire. Sa plus

malgré sa ndo pt

st de 13">,40, et elle offre de très i 'iids constituant un grand obstacle à la navigation. La couliiîuration de la mer d'Azov a notablement changé, et tout fait présumer que, dans un temps relativement court, elle finira par disparaître. On a calculé que le fond s'était élevé d'environ a m. en cent cinquante ans. DéjA, une partie considérable do la mer d'Azov n'est occupée par les eaux quo lorsque le vent souffle de l'O. ; c'est la partie qui a reçu le nom significatif de <« mer Putride - , lormée par une sorte do chaussée naturelle (la flèche d'Arabai\ s'étendant d'Arabat jusqu'au voisinage de Pérékop. Par les vents d"E., ollo est transformée en un marais bououx, exhalant des miasmes pestilentiels.

Malû'ré les difficultés de la navigation, lo mouvement

•■-f m.'s actif sur la mer d'Azov, dont les principaux ports

laganrog et Mariapol. On en exporte, surtout par la

:<> Ta mer Noire, les riches produits des pays envi-

^luts. Dos pêcheries très importantes, que ruina pour

UN (cnips, en 1855, une flotte anglo-française, sont établies

lie long des côtes, car la mer d'Azov est très poissonneuse

(esturgeons, oXc.\.

I AZOXIME {ksi) n. f. Genre de composés dérivant de la combinaison des acides et des amidoximes avec élimina-

tion d'eau (Tiemann). On les obtient soit on chauffant lo produit do la réaction d'uno aniidoxino sur un chlorure ou un anhydride d'acide, soit on faisant réagir les chloroformes sur les amidoximes. Les azoximos sont très stables ot

très volatiles.

AZOXYBENZIDC (ksi-bin — do azote, oxygène, ot benzine] Chim. n. m. Syn. do azoxybknzol, V. co mot.

AZOXYBENZOL (bin — do azote, OTmène, et benzine) n. m. Corps qui résulte do la réduction do fa nitrobcnzinepar une solution alcoolique do potasse, ii Syn. do azoxybenzidk.

— Encycl. Ùazoxybenzol C"H"Az'0 a été découvert par Zinin dans la réduction de la mononitrobenzino par la potasse alcoolinuo. Pour le préparer, on ajoute pou à pou 2 parties en poids do nitrobonzino à une solution bouillante de 1 partie do soude caustique dans G parties d'alcool ; puis, après avoir distillé la plus grande partie de l'alcool, on introduit du chlore ot de l'acide chlorhydrique, pour détruire les produits résineux de la réaction, ot enfin on épuise lo résidu par la benzine ; celle-ci laisse déposer par évaporation. Co sont des aiguilles, brunes d'abord, puis jaunes, inodores ot insipides, insolubles dans l'eau, solu- Dles dans l'alcool et l'éther. Soumis à la distillation sèche, l'azoxybenzol donne do l'anilino et do i'azobenzol.

L'azoxybenzol donne lieu, comme la benzine, à. la formation de dérivés do substitution, chlorés, bromes, iodés, nitrés, amides. Ces corps sont presque tous d'un jaune

AZOXYLÈNE [ksi) n. m. Produit do réduction du nitroxylène.

— Encycl. Ijazoxijlène se produit par l'action do l'amalgame de sodium sur lo nitroxyiône. Il cristallise en aiguilles rougo-briquo, facilement solublos dans l'alcool ot dans l'éther. Il tond à 120" et se volatilise complètement à dos températures plus élevées, en produisant une vapeur qui a la couleur et l'odeur du brome.

AZPEITIA, villo d'Espagne (prov.de Guipuzcoa), sur le fleuve côtier l'Urola; 6.015 hab. Cathédrale gothique ; aux environs, château de Loyola, où serait né, d'après les auteurs qui ne veulent pas d'Azartia, lo fondateur de l'ordre des jésuites. A la fin de juillet 9. lieu, chaque année, un grand pélonnage au sanctuaire de Loj'ola .

AZRAËL ou AzRAÏL, l'ange de la mort dans la religion de Mahomet, et celui qui reçoit les âmes des hommes à leur demi

AZRAKI, poète et philosophe persan du xi« siècle, qui a laissé lo Livre de Sindbad, recueil de maximes; V Histoire d'une femme, recueil d'aventures amoureuses.

AZREK, se dit pour Bahr-el-Azrak. Géogr. V. ce mot.

AZRUN uu AZURA. Relig. musulm. Sœur jumelle de Cain, ijiii iIrvaiL être l'épouse d'Aboi. Caïn, qui devait cpniiscr Ovani. --œur jumelle d'Abel, lui préféra Azrun, et tua Ahel par jalousie.

Aztèques, nom des anciens habitants du Mexique. — Vn AzTh:QnE.

— n. m. Langue des Aztèques.

— Adjectiv. Qui a rapport, qui appartient aux Aztèques : Population aztb:qdb. Langue aztèque.

'^ *^ Jl ^^

— Encycl. Les Aztèques sont les derniers arrivés de tous les peuples qui se donnèrent rendez-vous dans l'Anahuac ou Mexique. En 1325, ils fondèrent Mexico, qu'ils nommèrent d'abord Ténocbtitlan {pien-e et cactus). Primitivement, ils faisaient partie de la grande nation des Nahuatlacas, établie sur les bords du lac Chapalla. Leur migration commença vers lo milieu du \ni' siècle do notre ère, et ce ne fut qu'après bien des vicissitudes qu'ils gagnèrent la région où us devaient se fixer. Jusquen i3G3, ils obéirent à un conseil composé des vingt personnes les plus notables do la tribu ; à cette époque, ils choisirent un roi, qui devint bientôt un véritable despote. Leur capitale, construite dans les petites îles du lac do Texcoco, ne comprenait au début qu'une cabane do boue et de roseaux pour abriter l'image de leur dieu protecteur (HuiizilJpochti, dieu de la guerre) et des huttes on terre et en jonc. Peu à peu ils comblèrent les canaux qui séparaient les îles, et bâtirent dos demeures on pierre et en bois. lis imaginèrent do créer les célèbres chinampas ou jardins flottants, oui leur permirent de cultiver du mais, au piment et des deurs. A l'état précaire du début succéda une ère de prospérité inouïe : des temples, des palais s'élevèrent de toutes parts, et la puissance des Aztèques s'étendît sur tout le pays compris entre lo 14* et le SI' degré de latitude. Lors de l'a^Tivée dos Espagnols (1518), Mexico comptait plus de 60.000 maisons, d^ont beaucoup étaient surmontées de terrasses crénelées et de tours. De larges

rues traversaient la villo, mion atteignait par quatre chaussées. Dos arlJKanH (taillours de pierres, joailliors, potiers, tisserand», ouvriers en plumes, etc.). des archiiccles, des sculpteurs, dos médecins, do» poètes, dos artistes (comédiens, musiciens, danscurK), se rencontraient partout. Dos tribunaux rendaient lajuHticc, dos généraux commandaient les troupe» ; des conseillers royaux, des nobles, vivaient à coté du m>narquo, qui possédait ses courriers, ses percepteurs d'impéts. cl qui recevait do nombreuses ambassades. L'uno des castes les plus puissantes était celle des prêtres et des relipcux, qui avaient à leur tète uno sorte do pontife. Un chifl'rc incalculable do victimes humaines étaient annuellement sacrifiées à plus do deux cents divinités principales qui constituaient lo panthéon aztèque. La mythologie romptait deux cent soixante autres dieux, auxquels étaient consacrés autant do jours do l'année, car les Aztèques possédaient un calendrier remarquable. Ajoutons qu'ils savaient fabriquer du papier, qu'ils avaient des peintres, dos dessinateurs qui, au moyen do caractères idéographiques, conservaient le souvenir des événements mémorables- Ce sont leurs manuscrits quo l'on désigne aujourd'hui sous le nom de Codex.

Cette raco trapue, do taille moyenne, à peau tcrno, cuivrée, à cheveux noirs, épais et raides, à tétc allongée, à front étroit, à nez camara, à lèvres charnues, ne réalisait certes pas lo type de la beauté; mais elle no méritait pas lo dédain dont elle a été l'objet. Les Aztèques modernes se réveillent de leur longue apathie : ils envahissent peu à peu tous les postes importants, et commencent 'I à dominer moralement cette société espagnole qui les a si longtemps repousses et n'a guère su que les opprimer n.

— BinLioGR. : Lucien Biart, les Aztèques : hittoire, mœurs et coutumes (Paris, 1885).

AZTÈQUE n. PoD. Individu cliétif; avorton : Un, une véritable AZTÈQUE. (Ce terme de mépris a pour origine l'exhibition à Paris, vers 1855, de deux monstres rachitiques et microcéphales, que l'on présentait comme des Aztèques

authentiques.)

AZUAY OU ASUAY, nom d'une prov. do la républ. do l'Equateur, ainsi nommée du volcan A^tmy (4.727 m. d'alt.}. Elle est peuplée de 132.ino hab. Ch.-l. Azogues (5.000 hab.). Cette province a autrefois dépendu de la Colombie.

AZUCARILLOS (jou, Uoss [// mil.] —de l'esp. arucar, sucre) n. m. Sucre spongieux ot léger, préparé en Espagne.

AZUCARITO [zoH — do l'esp. azncar, sucre) n. m. Nom vulgaire du pauUinia cururu, plante des Antilles dont l'arille a une saveur sucrée.

AZUELA, riv. do la républ. de l'Equateur, affluent du Rio-Coca, premier tributaire important du Napo.

AZDLEJOS {zou-lè-Joss) n. m. Nom donné en Espagne à des carreaux de faïence émaillés, de fabrication mauresque, employés jadis au revêtement des murailles.

AZULÈNE (rad. azur) a. m. Corps organique découvert dans plusieurs huiles essentielles, et notamment dans les produits de la distillation des feuilles du pogostemon patchouli, plante odorante bien connue par le parfum qui porte son nom. 11 On dit aussi azuline. "V. co mot.

AZULHINA n. m. Nom du bengali d'Angola.

AZULINE n. f. Matière colorante bleue, dérivée do 1 a I î [1 nique et de l'aniline.

— Lnc\cl. Ce composé, découvert en 1860, se prépare en traitant l'acide rosolique, ou cet acide transformé par 1 ammoniaque ©n pf'onme. par la naphtylaminc ou l'aniline à lebuUition. La réaction se termine au bout de quelques heures et 1 on obtient une matière bleue, qui est I azuline. pour purifier ce produit, on le lave avec de l'huile do nnphte chaude, puis avec des solutions alcalines ot acides ; enfin on le dissout dans l'alcool, d'où on lo précipite par 1 eau alcahnisée.

te produit aurait pour formule, suivant Ed. Willm, C ^H VzO»-i-H'0.

I azuline est une poudre amorphe d'un beau brun doré, insoluble dans l'eau, à moins qu'on ne Tait chauffée auelmieb lieuret» avec de l'acide sulfurîque concentré ; elle so uis^ïout dans l'alcool et l'éther, on donnant une belle teinte bleue et dans l'acide sulfurique. avec coloration rouge.

Cotte matière a été surtout employée pour la coloration do la soie mais son prix do revient, très élevé, et les nombreuses manipulations qu'exige son emploi, en ont liniinue la consommation.

AZULMATE (do azote, Ot ulmine) n. m. Sel formé d'acide a? Un 1 [UL

AZULMINE (de azote, et ulmine) n. f. Matière charbonneuse obtenue par l'action des alcalis sur l'acide cyanhydrique. D'après A. Gautier, Vazulmîne répond aune douMe molécule de xanthine avec deux atomes d'hydrogène en plus. L'azulniino, oxydée par le permanganate de potassium, donne des corps xanthiques. Elle est soluble dans les acides et dans les bases. 11 On dit aussi acidb azcl-

MIQUK.

AZUHBRB ou AÇUHBRE [zomn-bi'é) n. m. Mesure de capacité espagnole pour les liquides, qui varie, selon les provinces, de !'■'■, 950 à 2'''-, 946.

AzUN (vallke d'), uno des sept rivières du Lavedan (Hautes-Pvrcnées), arrond. de Bigorre, arrosée par le gave d'Azùn, habitée par les Azunois. — A sou extrémité se trouve le cold'Azun, un dos passages les plus fréquentés pour l'Espagne. Tout près, le gouffre appelé puits a' Aubes.

AzUNI (Dominique-.\lbert), jurisconsulte et historien, né à Sassari (Sardaigne) en 1749, mort à Cairliari en IS27. U s'occupa spécialement de droit commercial et maritime. Lors do la réunion de son pays à la France, il fut chargé par Napoléon de rédiger la p'artie du code de commerce qui concerne le code maritime, fut ensuite président du tribunal d'appel de Gênes, membre du corps législatif, et, plus tard, magistrat à Cagliari. Ses ouvrages les plus connus sont : Dictionnaire universel de jurisprudence commerciale (Nizza, 1786) ; Z>roi/ maritime de l'Europe (Paris, 1S05); Histoire géographique, politique et naturelle de la Sardaigne (Paris. 1802) : Origine du droit et de ta législation maritime (Paris, 1810).

AZUR — AZZOLINI

Azur (bli

AZUR (de l'ar. al-aziird, le bleu) n. m. Verre coloré en

— Couleur de la nuance de l'azur ou do toute autre Duaace d'un beau bleu : Z-'azor du ciel. L'azvr des mers. Des yeux d'AZVR.

— Fig. Calme, paix, innoceuce, par allusion à cette couleur bleue que le ciel ne revêt que lorsqu'il est serein :

L'imc de l'homme est une onde limpide Dont l'azur se ternit à. tout ce qui la ride.

Lamartine.

— Pierre d'azur. Nom vulgaire du lapis-lazuli ou lazulito. Il Azur de cuivre, Nom donné parfois à la lazulite.

Ciel d'azur. Ciel bleu et pur : Un ciel d'azur est chose

rare en Angleterre, il Fig. Vie calme et tranquille : Demandons l'un pour l'autre une mer sans nuage, Un ciel d'azur, un port au terme du voyage.

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