BACHELIER - BACHOT
Actuellom., Celui qui a obtenu le premier et le moins élevé des crrades nue confèrent les facultés do lettres et de science!. Il Dans les facultés de théoloitie, T.tre que l'on accorde à des conditions diverses, suivant que les lacultes sont protestantes et officielles, ou catholiques et libres Il Dans les facultés do droit, Titre accordé, après deuv examens, au bachelier Ss lettres qui a fréquenté detix ans les cours dune faculté do droit, il Dans les facultés de médecine, So disait autrefois de celui qui avait étudie deux ans, et qui, après avoir passé l'examen général, recevait la fourrure, pour entrer ensuite en licence.
— Dr. féod. Le bachelier était inférieur au chevalier; il portait pennon, enseigne carrée avec une queue. Quand le bachelier passait banneret, on coupait cette queue : c'était do • pennon faire bannière», il Par dérivation, on assimila au jeune bachelier, premier échelon de la chevalerie, tous ceux qui débutaient dans une carrière.
— Scolast. Dadieliev fornuK ou simplem. Bachelier, Celui qui avait pris tous ses degrés on théologie, après dix ans d'étuilo.
Bachelier (Lii), par Jules Vallès (Paris, 18S1). Jules Vallès, après avoir raconté dans l'Enfant les premières années do Jacques Vingtras, continue dans k Bachelier son autobiographie. Vingtras a quitté la maison paternelle, où il n'a rencontré ni tendresse ni affection. Il se met en devoir do gagner sa vie, et chacune do ses tentatives se heurte à un obstacle, chacune de ses démarches aboutit à une déception. Sans ressources, sans protections, il est jeté sur le pavé do Paris, il va de pensionnat on pensionnat, et enfin vient échouer dans une sorte de garderie d'enfants, où on lui donne 15 francs par mois. Vallès a dédié son livre • à ceux qui, nourris de grec et do latin, sont morts de faim ». La dure saison des examens à préparer seul, sans appui: la jeunesse écoulée dans une chaire de maitro d'étude, les tourments endurés, la persécution féroce des écoliers, les humiliations subies, la misère atroce ; tels sont les sujets que l'auteur traite avec une verve d'un comique cruel et des mots à l'emporte-pièce.
Bachelier de Salamanque (le) ou Us Mémoires de don Chérubin de La Ronda, tirés d'un manuscrit espagnol, par Le Sage (Paris, 173G). Lo manuscrit espagnol d'où Le Sage aurait tiré ce roman n'existe pas ; mais l'auteur ne s'en est pas moins inspiré do quelques vieux romans castillans ; des Relations du chevalier Obrégon. entre autres. Son héros, don Chérubin de La Ronda, est bachelier, et bachelier de Salamanque, .'.■si-a-dire de la plus célèbre université de tom ■ I r ; unes; mais il est orphelin, sans fortune, ol n < ; ■ '■ ^es études que grâce à la
protection du cm i .. :-; i: ^.ilamanquo. A la mort du corrégidor, il se lau jr ■' ' [i 'ur, entreprend l'éducation do plusieurs enfants, et il nous raconte ce qu'il eut à souffrir dans ce métier, et de ses élèves et de leurs parents, avec une bonne humeur et une finesse qui le cèdent peu à celles des meilleurs chapitres du Gil Blas.
Bachelier (Nicolas), sculpteur et architecte du XVI' siècle, né à Toulouse vers 1487, d'une famille originaire do Lucques, étudia en Italie dans l'atelier de Michel- Ange, puis revint à Toulouse, fut ensuite appelé en Espagne où, sans doute, il mourut peu après (1550). Florence, Rome et l'église de Saint-Etienne de Toulouse ont renfermé des œuvres de très bon style, dues à ce maître.
Bachelier (Jean-Jacques), peintre français, né à Paris en 172-1, mort en 1805. Il fut reçu à l'Académie en 1752 comme peintre de fleurs, et en 1763 comme peintre d'histoire, sur un tableau do la Mort d'Abel, qu'on l'autorisa à remplacer par la Charité romaine, qui est au musée du Louvre. Bachelier fut désigné par M"" de Pompadour pour diriger les ateliers de décoration à la manufacture Se Sèvres. C'est à lui qu'appartient l'honneur d'avoir fondé, en 1705, \ Ecole i/ratuite de dessin, aujourd'hui VEcole des arts décoratifs. Bachelier, ingénieux et chercheur, retrouva en 1749 le secret de la peinture à la cire ou encaustique, en usage chez les anciens, et peignit dans cette manière Flore ei~Zé.phyre, six ans avant que le comte de Caylus, qui ignorait cet essai, fît exécuter sa fameuse Minerve, peinte sur bois par le même procédé.
BACHELIÉRAT (r») n. m. S'est dit pour baccalauréat.
BACHELIÈRE n. f. Mot qui pendant longtemps n'a été employé que par ironie pour désigner une femme connaissant d'une science quelconque plus (|ue n'en savent d'ordinaire ses pareilles : Eve, la première bachelière, puisqu'elle tâta de l'arbre de la science avant son mari. (Volt.) Il .aujourd'hui, bachelière désigne simplement une femme qui a subi avec succès un examen de baccalauréat : Une bachelière es lettres. Une bachelière en droit.
Bachelin (Auguste), peintre de genre et d'histoire, né en 1830 à Nouenbourg (Suisse), mort en 1890 à Berne. Il avait été, à Paris, élève de Gleyre et de Couture ; il lit d'abord du genre et du paysage. 'Mais, à partir de 1859, il s'adonna à la peinture militaire, après avoir servi dans les corps francs do Garibaldi. Bachelin manque de mouvement, et sa couleur est médiocre. Mais sesdessins sont justes; il observe bien, et ses compositions, un peu lourdes, sont la vérité môme. En 1870, il eut l'occasion d'étudier et de peindre l'armée française, comme il avait fait l'armée suisse. Ce ne sont pas de grandes pages d'histoire, mais ce sont des documents exacts que l'Entrée de l'armée de Bonrbaki sur le territoire suisse, et lo Désarmement aux Verrières. Les tableaux et dessins do Bachelin sont fréquents dans les musées do la Suisse, notamment à Neuchâtel.
BachelleriE (La), comm. de la Dordogne, arrond. et à 37 kilom. do Sarlat ; 1 .291 hab. Ch. de t. Orléans. Eaux
Bachelot de La Pylaie (Auguste-Jcan-Maric), botaniste et archéologue, né à Fougères (Ille-et-Vilaine) en 1786, mort en 1S56. Il voyagea en Amérique et en Afrique. Ses principaux ouvrages sont : Ti'ailé des alijues marines (1829), et Etore de Terre-Neuve, des lies .Sainl- Ptcrre et Mifjuclon (1S29).
BÂCHER V. a. Couvrir avec uno biche ou avec quelque chose qui on tient heu : Bâcher un bateau, une voititre.
— HouiU. Revêtir de bâches les parois d'un puits.
Bâcher (Georges-Frédéric), médecin, né en 1709 à Blotsheim (Alsace), mort vers la fin du xvtli* siècle ; connu par ses pilules à l'ellébore contre l'hydropisie.
Bâcher (Aloxandre-.'Vndré-Philippe-Frédéric), fils du précédent, médecin et sociologue, né vers 173p, mort en 1807. Révolutionnaire ardent, il a fait imprimer les
ta /'.