‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 648 sur 828 · BAJAZET · texte numérisé non relu

BAJAZET

BaisIUS, jurisconsulte du xiii* siècle, qui a professé le droit canouifjuo à Bologne vers i2Sû. Il a écrit sur le décret un rommentaire fm'oD a appelé le Rosaire, par la raison que la doctrine do Baisius sentait bon.

BAISOIR n, m. Numism. Syn. do bajou^e. V. ce mot.

BaISONCOR. Ce nom, qui, en turc oriental, signifie o le sonkor » ou <■ gerfaut gris », a été porté par plusieurs princes orientaux,^dont les principaux sont : Baisoncor, fils do Kaitlou-Khan, descendant de Bouzandjar et ancêtre de Ging-is-Khan et de Taraerlan, souverain des Mongols, qui eut pour successeur Toumen ai-Khan ; — Baisoncor- Mirza, souverain de la dynastie du Mouton Blanc [akkouiounlu), qui fut assassiné en 1491, après vingt mois de rôgiio; — Baisoncor-Mirza, fils de Mahmoud, souverain de Saraarkande, assassiné en 1499.

BAISONGE n. f. Hort- Excroissance que la piqûre df certains pucerons fait naître sur la sauge, il On dit aussi

BADZENGE.

BAISOTER V. a. Donner des baisers répétés.

Se b3.iS0tei\ v. pr. Se baiser souvent 1 un l'autre ; Ma- 7nans et b'%<'s se baisotent à qui mieux mieux. (S'est écrit BAisoTTER jusqu'en 1877.)

BAISSANT, ANTE adj. Qui baisse, qui s'affaiblit : Au soleil BAISSANT, la température se refroidit.

~ n. m. Se dit assez fréquemment pour le reflux de la mer ou le jusant : Au baissant de l'eau.

BAISSE (rad. baisser) n. f. Mouvement d'une surface dont le niveau décroît : BAissii d'une chaussée, des eaux. Le froid amène la baisse du mercure dans le thermomètre.

— Par ext. Affaiblissement des forces physiques ou morales de l'autorité, de l'influence, etc. ; Ma santé est dans une de ses baisses. (Joubert.)

— Sorte de dépression produite à un endroit d'un terrain quelconque et où peuvent séjourner les eaux pluviales. Il Se dit aussi baissièbe.

— Comm. et fin. Diminution du prix, do la valeur, des denrées, et particulièrement des valeurs publiques : Baisse des sucres, des blés. Baisse des fonds étrangers, w Jouer à la baisse. Vendre fictivement des eff'ets publics ou des valeurs industrielles, à condition que, à l'époque de la livraison, on gagnera la valeur dont ils auront baisse ou l'on perdra celle dont ils auront haussé, il Les actions sont en baisse. Se dit métaphoriquement du mauvais état des affaires de quelqu'un, ou du peu d'espoir que laisse une entreprise, un projet, etc. : Le mariage de '" ne se fera pas; ses ACTIONS SONT EN BAISSE près «65 parents de la jeune fille.

— Mar. S'emploie pour indiquer la période descendante de la marée, c'est-à-dire le reflux ou jusant. La baisse de la mer ou de la marée est la différence de ni^'eau de l'eau entre l'étalé du flot et l'étalé du jusant, quantité variable avec l'endroit et la saison. Une forte brise peut influencer beaucoup sur la baisse.

— Encycl. Spéculer en baisse k la Bourse, c'est se porter vendeur à terme : on compte que les cours de la valeur offerte baisseront avant l'expiration du terme fixé pour la livraison des titres, et que l'on pourra les acheter à de bonnes conditions, pour les céder, avec bénéfice, conformément au marché précédemment conclu. Les opérations à la baisse se prolongent à l'aide des reports, primes payées à l'acheteur auquel on ne livre pas les titres pour avoir le droit de recommencer la spéculation. V. bourse,

et REPORT.

— Anton. Hausse, élévatlOD, renchérissement.

BAISSELLE n. f. Ane. dr. Nom qui désignait, dans quelques anciens coutumiers, les valets d'une maison, ou encore la famille.

BAISSEMENT n. m. Action de baisser : Quelques baissements </e /(?(e, un soupir mortifié. (Mol.)

BAISSER V. a. Mettre plus bas, placer eu un heu moins haut : Baisser un tableau, une glace. Il Rendre plus bas, diminuer de hauteur : Baisser un tabouret, ii Pousser de haut en bas, rabattre : Baisser son voile, les paupières. Baisser un store, U7i rideau.

— Diriger en bas ou plus bas : Baisser la lance, baisser l'épée, le drapeau, pour saluer, ii Baisser pavillon, Faire descendre son pavillon, soit pour se rendre à l'ennemi, soit pour faire honneur à quelqu'un. {Dans le premier cas, on dit plutôt amener son pavillon ; dans le second, saluer.)

Il Se reconnaître inférieur ou vaincu : Un homme de vrai mérite ne rougit pas de baisser pavillon devant un mérite supérieur.

— Incliner vers le sol, en parlant d'une partie du corps : Baisser la main, la tète, il Comme le mouvement d'une personne qui baisse la tête ou le front accompagne souvent un acte de soumission, cette locution signifie, au fig., Se soumettre, se résigner : Saint Augustin baissait la tète sous l'autorité de l'Eglise. (Boss.) n Tête baissée, siguif. au prop. La tète inclinée vers le sol, et, au fig. : 1" Etourdiment : Donner tête baissée dans un piège, contre un obstacle; 2" Avec audace, sans considérer le danger : Se jeter tête baissée dans la mêlée.

— Baisser les yeux, Les diriger vers la terre, en abaissant la paupière supérieure, n Témoigner une crainte respectueuse : IjCS étrangers sont venus des tics les plus lointaines baisser les "VEUX devant la gloire de Voire Majesté. (Mass.)

— Baisser l'oreille. No se dit guère, au sens propre, que du cheval qui a peur, ou du chien auquel il arrive quelque mésaventure, ii Au fig. Baisser l'oreilie, Etre confus.

— Par ext. Baisser la voix. Parler moins haut, il Bais- .1er un ijistrument, L' accorder à un diapason plus bas.

Il Baisser le ton. Chanter ou parler dans un ton plus bas, ot, aufig., Parleravecmoins d'audace, d'arrogance, n Baisser un morceau d'un ton. L'exécuter un ton plus bas. ii Au lig. ot absol. Baisser d'un ton. Prendre, en parlant, un ton nîbins élevé ou moins arrogant.

— Fig. Diminuer, en parlant d'un prix, d'une valeur : Baisser le prix du pain, de la viande.

— Âgric. Baisser un cep, uîi sarment, Couper la partie la plus haute, pour concentrer la sève dans la partie basse.

— Fauconn. Bai.^ser le coi'ps du gerfaut. Le faire maigrir.

— Manèg. Baisser la main à un cheval, Lui donner la bride et le lancer au grand galop.

— Typogr. Baisser la pointure. Rectifier le recistre lorsqu'il est imparfait.

— V. n. Perdre do la hauteur de son niveau: La 7tier ne BAissK/amrti*. Il Paraître diminuer d'élévation par un effet

do l'éloignement ; Les montagnes baissent à s'en éloigne, n Etre abaissé, rabattu : La toile baisse dans les entr'actes. il S'approcher de l'horizon, en parlant d'un astre : Le soleil baisse.

— Perdre de son intensité, de sa rigueur : Le vent baisse. La température baisse.

— Diminuer de valeur, de prix : Les actions, les fonds

BAI-SSENT.

— Au prop. et au fig. Décliner sous le rapport de la force, de l'éclat, de l'influence, de la vogue, de la puissance intellectuelle : Le jour baisse. Malade gui baisse. Gil Blas trouva que l'archevêque de Grenade baissait.

— Loc. PROV. : Ses actions baissent. V. baisse.

Se baisser, v. pr. Etre baissé, ii S'incliner jdus ou moins bas : Se bxissgr jusqu'à terre.

— Loc. PKOv. : C'est un homme qui ne se hausse ni ne se baisse. Se dit d'un homme impassible ou d'un caractère toujours égal, li II n'y a qu'à se baisser et prendre, C'est une chose très facile à faire, à obtenir.

— Syn. Baisser, abaisser. V. abaisser.

— Anton. Elever, exhausser, hausser, lever, monter.

Baissey (Antoine de), sieur de Long^ecourt, baron de Til-Chàtel, officier et diplomate français, né en Bourgogne, mort en 1508. Entré au service de la France après la mort de Charles le Téméraire, il fut colonel des Suisses et bailli de Dijon. Il se distingua dans les guerres d'Italie. Il fut chargé de cinq missions diplomatiques (1495-1503) en Suisse. Sa connaissance de la langue allemande et des affaires de Suisse le rendait très populaire dans les cantons. — Son frère, Jean de Baissey, baron de Beaumont, sieur de Charmes, officier et diplomate français, mort à Dijon en 1516, grand gruyer de Bourgogne, se distinguaeu Italie sous Louis XIÎ. (Il fut ambassadeur extraordinaire en Suisse en 1510 et 1513 ; dans cette dernière mission, il chercha vainement à obtenir le rappel des bandes suisses qui servaient Ludovic le More.)

BAISSIER [si-é) n. m. Spéculateur qui, à la Bourse, joue à la baisse : Les baissiers ont intérêt à faire diminuer le pri.T des valeu7's. il Anton, haussier.

— n. m. pi. Nom donné, sur quelques rivières, à des atterrissements accidentels qui constituent des obstacles.

BAISSIÈRE (rad. baisser) n. f. Techn. Ce qui reste de liquide dans un tonneau en perce etqui approche de la lie.

— Agric. Enfoncement qui, dans une terre, retient de l'eau do pluie.

BAISSOIR (rad. baisser) n. m. Dans une saline, réservoir dans lequel se rassemble l'eau concentrée en sel.

BAISURE frad. baiser) n. f. Endroit par lequel un pain en a touché un autre dans le four.

Baisy-THY, bourg de Belgique (Brabant), arr. adm. et judic. do Nivelles; 2.600 hab. — Patrie de Godetroy do Bouillon.

BAITARIEn. f. Bot. Syn. do calandrinia.

BaITELLI (Angélique), femme savante italienne du XVII* siècle, née à Brescia, où elle fut abbesse des bénédictines de Sainte-Julie. Elle a laissé : A7inali istorici delV edificazione, creazione e dotazio7ie del serenissimo monasterio di San Salvat07'e e Santa-GiuUa (Brescia, 1057), histoire du couvent qu'elle dirigeait; Vita, 7narii7'io e 7norte di satita Giulia, Cartaginese (Brescia, 1657).

Baitelli (Jules), jurisconsulte italien, né à Brescia en 1705, mort vers 1765. D'abord avocat à Brescia, il remplit par la suite des emplois importants. On a de lui : Tre lette7'e delV antico Stato de' Cenomani {Brescia., 1745). et un recueil de poésies, où sont réunies les œuvres de divers auteurs brescians : Componimenti recitati in vna adunanza letteraria (1746).

Baitelli (Francesca Giulia). femme savante italienne, née à Brescia en 1706, morte vers 1760. Elle a composé un grand nombre de pièces de vers, dont quelques-unes ont été recueillies dans les Comporiimeiiti recitati in una adunanza letteraria (Brescia, 1746).

Baiter (Jean-Georges), philologue suisse, né à Zurich en 1801, mort dans cette ville en 1S77. Prorecteur du collège de sa ville natale jusqu'en 1865, il a publié, avec Orelli et "Winckelmaun, une édition grecque des (Éuvres complètes de Platon (Zurich, 1839-1842 J; les Orateurs uttiques,.texte grec (Zurich, 18^9-1850); les Œiwres d'Isocrale (Paris, 1846); etc.

BaÏTHE (Etienne), théologien et botaniste hongrois, florissait à la fin du xvi* siècle. Il a laissé beaucoup d'écrits : Historia stirpium rariorum Pannoniae ( 1583 ) ; Fuves Konyo (description d"un herbier, en langue hongroise), etc. C'est lui qui a fourni à Closius les plantes rares do la Hongrie, qui lui ont servi dans ses travaux.

BAÏTHOSISME (;/sm' — rad. Baïthos, nom du fondateur) n. m. Hist. relig. Secte juive qui est la même que le saducéisme.

BAITRE n. m. Chass. Un dos noms par lesquels on désigne le grèbe.

BaÏUS ou BaÏON (Michel de Bay, connu sous le nom de), théologien, né dans le Hainaut en 1513. mort en L'iSO. D'abord principal de collèges, puis professeur d'Ecriture sainte et chancelier de l'université de Louvain (1575), il abandonna la méthode des scolastiques, et soutint des doctrines qui lui suscitèrent beaucoup d'ennemis. On dénonça au saint-siège un grand nombre de propositions extraites do ses ouvrages, et la bulle in globo de Pie V qui les condamnait fut l'objet d'interminables disputes, relatées dans l'ffistoire du bainnisme, du P. Duchesne, et dans la Dissertation sur les bulles contre Baïus, de l'abbé Coudrette.

Les opinions de Baïus peuvent être considérées comme contenant en germe le jansénisme. Ses œuvres ont été recueillies par le P. Gerberon et imprimées en Hollande, mais elles furent datées de Cologne. "V. baïanisme.

Baix, comm. de l'Ardèche, arrond. et à 13 kilom. de Privas, sur le Rhône; 970 hab. Ch. de f. P.-L.-M.

Baixas, comm. des Pyrénées-Orientales, arrond. ot à 9 Ivilom. do Perpiiîuan, au pied des Corbières; 2.510 hab. i Dachanenchs. enclias.) Vins estimés, distilleries, e.vploitation de carrière de marbre.

Bajazet I"' (Bibl.ual.)la tête ; d'autres au-

BaÏZOADA ou BezvadA, ville de l'Inde anglaise, présidence de Madras (Deccan), sur le Kistua ; 21.000 hub. Temples bouddhiques.

BaJA, ville des Etats autrichiens (Hongrie), coraitat tio Bacs, près du Danube; 19.500 hab. Château du princo GrassaUvOwich. Commerce de blé, de vins et de porcs important. Fabrique de chaussures, distilleries.

BAJAM-LOHOR n. m. Bot. Nom vulgaire, à Java, d'un sumac [rhus Cobbe).

BAJAN n. m. Genre de plantes de la famille des amarantacées, créé aux dépens des amarantes, et renfermant deux espèces à pétioles épineux, il On écrit aussi bajang.

BajaSID, ville forte de la Turquie d'Asie. V. Bayazu-.

Bajazet (on turc Bagezid), nom de plusieurs souverains osmanlis.

Bajazet I", surnomme Ildirim (l'Eclair), né en I3<;n. 11 succéda en 792 (1389) à son père, le sultan Mourad I". it ht aussitôt étrangler sou frère Yakoub, qu'il craignait do voir lui disputer le trône. II força l'empereur de Constantinople, Jean Paléologue, à lui payer tribut et à lui fournir un contingent de 12.000 soldats grecs, ce qui ne l'empêcha pas de venir assiéger la capitale de l'empire byzantin dès que Manuel eut succédé *à son père Jean. 11 délit à Nicopolis (1396) la croisade que le roi de Hongrie, Sigismond, avait formée contre lui, et il se serait certainement emparé de Constantinople sans l'invasion de Tamerlan dans l'est de son empire.

Bajazet refusa de se reconnaître vassal du conquérant tarlare, maïs il fut battu et fait prisonnier à Ancyre (1402). Suivant l'historien arabe Ibn-Arabshah, Tamerlan aurait fait enfermer son captif dans une cage de fer contre les barreaux de laquelle le prisonnier se serait bri

teurs, plus véridiques, afHrment que îe sultan turc mourut d'une attaque d'apoplexie, huit mois après la bataille d'Aucyre (1403).

Bajazet II, fils de Mohammed II, le conquérant de Coustantinople, à qui il succéda en 1481, né en 1447. Son frère Djim, que les historiens occidentaux appellent Zizim, lui disputa la couronne, mais ne réussit pas dans ses entreprises. Bajazet II le fit empoisonner en Italie, où il s'était réfugié après de longues pérégrinations. Bajazet II tenta une expédition contre les mamelouks d'Egypte, mais il ne put arriver à détruire leur puissance. En Europe, il battit les Moldaves et s'empara de la Bosnie et de la Croatie. En 1512, les janissaires le forc>.rent à abdiquer en faveur de son fils Sélim-Khan I*', qui ne tarda pas à le faire empoisonner.

Bajazet, fils du sultan Sole'iman-Khan I" et de Khourrem-Sultane. Poussé par les intrigues de son précepteur Lala-Moustafa-Pacha, ce prince se révolta contre son père, qui avait désigné son autre fils, Sélira, comme son successeur. Il fut vaincu à Iconium, et alla chercher un refuge auprès du roi de Perse Châh-Tahmasp, qui le livra à son père contre le payement de 400.000 pièces d'or. Il fut éti angle avec ses cmq fils (1561).

Bajazet, fils du sultan Ahmed-Khan I"^ et frère de Mourad-Khan IV. Après la conquête d'Erivan (8 août 1635) Mourad envoya deux messagers à Constantinople pour mettre à mort Bajazet et son autre frère, Soleïman, dont il craignait l'ambition. Bajazet vendit chèrement sa vie et tua quatre de ses bourreaux avant de succomber. C'est sur la mort tragique de ce prince que Racine a composer sa tragédie de Bajazet.

Bajazet, tragédie en cinq actes et en vers, de Racine, représentée sur le théâtre de l'hôtel de Bourgogne, le 4 ou le 5 janvier 1672. Racine a voulu tracer ici Te tableau d'une cour où l'intrigue se joue au milieu des poignards et des lacets. Il a tracé deux grands caractères : 1 un, le vizir Acomat, représente l'ambition telle qu'elle peut être à la cour d'un sultan, où la mort est au bout de tout dessein ambitieux. L'autre est celui de Roxane : infidèle comme Phèdre, elle est, comme elle, dédaignée par celui qu'elle aime. L'amour de Phèdre est combattu par les remords ; celui de Roxane, qui aime Bajazet, frère du sultan Amurat, n'est point troublé par le cri de la conscience. Amurat a distingué Roxane au milieu de toutes ses femmes; mais elle n^éprouve aucune reconnaissance pour celui qui l'a proférée à ses rivales, et, dès qu'elle a vu Bajazet, elle s'abandonne sans scrupule à la passion qu'elle sent naître dans son cœur. Cependant, Roxane tient entre ses maius l'ordre qu'avant de partir pour la conquête de Bahylone lui a laissé Amurat de faire périr Bajazet, dont il se défie. Elle n'a pas caché à ce prince le pouvoir dont elle est revêtue ; mais elle lui offre de favoriser ses desseins, s'il veut se mettre à la tête d'une révolte qui aura pour effet la mort d'Amurat et l'avcncment de Bajaxct sur le trône des sultans, à condition qu'il la prendra pour épouse. Bajazet, poussé par le vizir Acomat, qui sent qu'Amurat a juré sa perte, accepte d'abord la proposition de Roxane; et, pour éviter les soupçons que leurs entrevues trop fréquentes pourraient exciter, Roxane et Bajazet communiquent entre eux par le moyen d'Atalide, jeune princesse, cousine d'Amurat et de Bajazet, qui vit obscurément à la cour, et que Bajazet aime. Ces deux amours, celui de Roxane pour Bajazet et celui de Bajazet pour Atalide, la nécessité pour Bajazet de choisir entre Roxane et le trône ou Atalide et la mort, forment tout le nœud de la pièce. Elle se dénoue par la découverte que fait Roxane d'une lettre de Bajazet dans laquelle il laisse voir tout son amour pour Atalide. Roxane veut faire auprès de Bajazet une dernière tentative et lui offrir la vie, à la condition qu'il consentira avoir périr Atalide. Cependant, Acomat s'est mis à la tête d'une troupe de soldats pour délivrer Bajazet. Mais il est trop tard. Ce dernier — qui a repoussé avec indignation la proposition de Roxane— succombe aux coups des assassins qu'elle a postés. Roxane est tuée

par un mossagor d'Ainurat. Atalidc ulU'-niôuio mof. fin ù sosjuurs.

Corncillo iivait riiisou do dire quo lo langage mis par Rueino dans la bouche do ses porsouiiagos est biou plus dans les nnours franijaises cpio dans colles dos Turcs. Cola est vrai surtout dr t.!!!!,-. los scènes eu Bajazet et Alalide

expriment lau ■ lu il .|ii-.)uvent l'un pour l'autre : c'est

un amour trop r;iiiiiic, 11.-11 |j|oin do dolioatossos, de subtilités. IJoilcau iinuv.nl uussi la voi-sillcation do llujazct \ui pou n(St;li|,'c'p. Toutolois, cola veut dire simplement qu'en rencontre peut-ôtro dans cet ouvrage une soixantaine do vers l'aihlc\s, sur un millier d'oxcollenls ot trois ou tiuatro cents d'admiral.los. '

BajMAK ,.u BajMOK, viUo d'Austro-Ilouyrio (Uon-

! grio);7.ir,.i hall. Kl.-vagodo hostiau.^.

i - Bajocasses. Hist. V. UaIocassk.s.

BAJOCCO{corrupt. dol'ital.iaïoccojn.m. Petite mouuaio

auiici.iis <'n usage dans les Etats romains. V. ba(0(jde.

BAJOCIEN ( si-m — do Ba/ucasses, habitants du pays

, do Bayi'ux) adj. ot n. Nom donuo on 1843, par Alcide tl'Orbigny, à l'oolitho lulorioum do William Smith. Cot étage

j constitue la partie iiilV-riouro du jurassique moyen.

— Encycl. L'i^tago b.ijucirn est particuliôromont intéressant à étuihcr daus \v d.-|)anpmont du Calvados, où il se divise on trois zoiu's, qui sont, do bas en haut : I» la maliéro ou zouo à Iniid liricrumorplni. dans laquelle Municr- Chalmas a n'couuu les deux zones à harpoceras Murchisonx ot Imrpnrcns concaoum ; 2» l'oolitho ferrugineuse do

j Bayeux, cxtrrnioniont fossilifère et correspondant à lazone

I i. cosmocenis snlifiirailum ; 3» l'oolithe blanche calcaire blaucliâtro, très honiosoue, do 1.', à 2i>

SOUr, avec helemniti's iinirtuittliculnlus. lulmmil terebratula PhiUipsi, tcrchratid'i .sjilnrirndahs, ..f.-.

Les deux premières zones ont tous les caractères de formations littorales; les corrosions produites par divers lithoiiliayes y abondent.

BAJOIRE icorrupt. de baisoir, parce que les deux tètes semblent se baiser) n. f. Médaille ou monnaie à deux têtes affrontées, c'est-à-dire placées face à face, eu superpesées et lie profil. Ce nom a désigné spécialement certaines monnaies dos Pays-Bas et des pièces d'argent de Genève.

BAJOU n. m. La plus haute dos barres du gouvernail d un liateau foncet.

BAJOUE {joà — rad. bas, et Joue) n. f. Partie latérale do la tote de certains animaux (singo, veau, cochon), qui s'étend do l'œil à la mâchoire. V. abajoue.

— Par dénigr. Joue humaine pendante, ou fortement ] prononcée.

— Mar. Planche de gouvernail d'un bateau quelconque occupant la partie la plus élevée de cet organe et touchant à la barre.

1 — Métall. Partie des caisses supeueures dun soufflet , employé pour envoyer l'air au\ hauts fourneaux a cliarbon I de bois, qui, en général, sont de très faibles dimensions

— Techn. Chacune des

uche de >pais-

-...inences qui se trouvent aux jumelles de la machine employée à la préparation du plomb dont on garnit les vitraux BAJOYER Uoa-ii'l n. m Constr. Iiydraul. Nom des deux massifs en maçonnerie qui forment les parties latérales d'une éclu-

! se, et dont les extrémités

,' soutiennent les portes.

j — Mur en maçonnerie hydraulique eu en pierres sèches, à l'aide duquel

jon consolide les berges d]une rivière, aux abords d'un pont, pour empêcher le courant d'attaquer les culées.

— Par ext. Murs ou ailes des culées d'un pont.

— Hist. eccl. Officiai des évoques ou des abbés.

{Dans les monastères.

--r-;-.—' r -— --..-.yo, =^, disait du piocureuret do celui qui taisait les fonctions de moniteur.)

BAJULE (du lat. bajalus, celui qui porte) n. m. Ilist -iuiistre, régent.

; -- Ano. adra. Ce vieux mot a eu toutes les significations de liaile et baith, qui en sont dos formes différentes.

— Hist. eccl. Celui qui, dans les processions, portait la croix ou lo chandelier. .

— Encycl. Lo mot bajule désignait, chez les Romains celui dont le métier était de porter les fardeaux. Il désigna ensuite celui qui, dans la famille romaine, était chargé le faire les commissions ; puis, au sens métaphorique, à 1 époque du bas-empiro, on désignait sous ce nom celui qiu était spécialomont préposé à l'éducation du prince fiontior. Il y avait lo grand bajule et les simples bajules les seconds n étant que des sous-précepteurs. Charlema^ne emprunta ce nom à l'empire grec, et donna Arnulf pïur najule A son hls, Louis le Débonnaire. Dans la suite, on appliqua ce nom à tout magistrat chargé du gouvernement a un.' provinco, ou bailli.

I Bajza (Joseph), poète lyrique et critique littéraire hongrois, ne en 1804, mort en 1858. Il a dirige avec un fsio/ll^S" i??'™^ périodiques les plus importants de i8J0ai843: i.-lurore, l Atlicnmmi — où parurent les preuiMTos poésies de Petôfi - et te Spectateur. Directoui- du I"' ""■ national de Pest, d fit jouer Victor Hugo et Du- "■ I proclama la supériorité du drame romantique ;..! . H.; sur la tragédie classique. Ses poésies lyriques suiii a une forme impeccable. L'avortemont de la Révolution produisit un effet foudroyant sur l'âme sensible de Bajza, qui iimt par devenir fou. Ses Œuvres, en sLx volumes turent éditées par F. 'Toldy (Pest, 1861). -La fille de Baj/a, Lenke Bemczky-Bajza.jiée en 1840, est connue par ses nombreux romans.

BakacS (Thomas), cardinal hongrois, né vers le milieu du xv siècle, mort en 1520. Secrétaire du roi Mathias Corvin, il ctait tout-puissant sous Madislas II, dont il devint le chancelier. En 1509, il lit échouer une alliance projetée entre la Hongrie et la Ligue de Cambrai, sauvant

ainsi Venise qui l'avait suborné et lui avait iiromis la tiaio. 11 rapporta du conclave qui nomma Léon X une nullo do croisade contre les Turcs, mais les 70.000 paysans rounis autour do Pest et de Nagy-Varad, sous la conduite do tTCorgos Dosza, tournèrent leurs armes contre la nofjfesseï et lo clergé. Cette iacquorio eut pour conséquence do réduire i une « étornollo servitude . les habitants dos campagnes.

BakalAHARIS, groupe lie peuplades vivant à l'intériour et sur les liuutcs orientales du désort de Jiulahari. dans 1 Afrique australe. — Un Bakalahahi. ,. ""..p''";^'-'-;, l'I" t>"-kalaliaris ap[)artienuent à la grande familfe des Bochuanas, et rentrent par conséquent dans fe rameau cafre. Tout en ayant la peau moins noire nue beaucoup d autres nègres africains, ils présentent, cependant, dans lo crino ot la face, des caractères nigri tiques bien accuses. Ils ont une vraie passion pour l'agriculturo ot 1 olovage des animaux domestiques ; et, dans lo milieu essentiellement défavorable eu ils vivent, ils réussissent a force do travail, à récolter quelques melons et (luelques courges. Leurs principales tribus sont les Baroloiigs, les Bakouroutsés, les Bakouénas, les Bangouaketsés, les Bakaas, les Bamangouatos, les Batouanas, les Bamatlaros et les Batlapis. V. Béchdanas, et Cafkes.

Bakalais, peuple du Gabon, qui vit sur les deux rives de l'Ogooué. Les Bakalais (ou Akalais) forment la population la plus importante de l'Afrique équatorialo, après__ les Pahouins. — Un Bakalais. Une Bakalaise.

— Encycl. Ce sont des nègres d'un prognathisme exagéré. Ils se font remarquer par une malpropreté dont rien ne peut donner une idée. Commerçants roués et rapaces, ils dédaignent l'agriculture. Leur humeur batailleuse les a mis dans la nécessité de fortifier fours villages, souveut bâtis sur des ilôts entourés de marécages. Mais, comme leurs remparts ne sont pas crénelés, ils no peuvent pas plus tirer sur leurs ennemis que ceu.x-ci ne peuvent tirer sur eux. Les femmes bakalaises sont d'une incenduite notoire, et les maris, loin de s'y opposer, les v encouragent pour en tirer profit. Chaque village bakalais possède son chef et ses féticheurs. Les esclaves, qui constituent une véritable marchandise , sont encore nombreux dans le pays

BakA-NAMOUR, lac du nord-ouest duJThibet, qui con-

^'nun-kmiTAvun, idu uu uoru-ouost au iiiioet, qui constitue une partie de la frontière entre le Thibet et le Turkestan chinois.

Bakau, département de la Roumanie (Moldavie) peuplé de 1.725.000 hab. Ch.-l. Bakau. — Ville de la Roumanie (Moldavie), sur la Bistritza, affluent du Sereth : 12.600 hab. Commerce de bois.

Bake (Jean), savant philologue hollandais, né à Leyde en 1787, mort en 1864. Professeur de littérature grecque et latine à l'université de Leyde, il fut membre de l'Institut des Pays-Bas. Collaborateur de la Bibliotheca critica notta (Leyde, 1825-31), il a publié un grand ouvrage d'érudition classique : Scholia hypomemnata (Leyde, 1837-1852); des cents politiques et autres.

Bakel, grand poste fortifié de l'Afrique occidentale >'iii -.il;, ch.-l. du cercle du même nom; arrond. et à s.-iukilom. de Saint-Louis, sur le Sénégal; 2.800 hab. Centre important d'un commerce de gommes, d'arachides, de mais, de mil, de sel, de gainées, toiles, riz, charbon de terre, papiers, poudre de traite, etc.

— Encycl. Le fort et le village de Bakel sont situés dans le pays qui, jusqu'en 1833, a porté le nom de Gadiaga, et qui avait été appelé longtemps jpnys de Gatam par les Européens. Le fort a été construit en 1820, pour remplacer les anciens bâtiments de la Compagnie des Indes, tombés en ruine. II a été assiégé par Mahmadou-Lamine en 1886. Le cercle de Bakel, dépendant du Soudan français entre 1891 et 1895, a été, à cette dernière date, rattaché au Sénégal duquel il avait dépendu jusqu'en 1891. '

Baker ET Jarvis, petit groupe d'ilôts de l'Océanie (Polynésie), situé au N.-O. des iles Marquises. En vertu de 1 acte du congrès américain du mois d'août 1S56, ces lies sont regardées comme dépendances des Etats-Unis.

Baker (sir John), homme d'Etat anglais, chancelier de 1 Echiquier, mort en 1558. Grand-père de l'historien Richard Baker. Fit partie, avec H. Standish, d'une ambassade envoyée en Danemark en 1526. Elu peu après « speaker « de la Chambre des communes, devint attorney général et membre du Conseil privé. Chancelier de l'Echiquier de 1545 à sa mort.

Baker (Robert), voyageur anglais, mort en Angleterre eu 1d80. Il ht un premier voyage, en 1563, sur les côtes de la Guinée, puis un second rempli d'aventures et de soultrances de toute nature. 11 a donné une Relation fort curieuse do ses voyages.

Baker .sir Ridiard), écrivain religieux et historien, ne a N^sm^ hurst (Wessex) en 1568, mort à Londres en I61... 1 itii-iil^ .1,. sir John Baker, il étudia à Oxford et à Londres, vinayea en Europe, et devint premier shérif du comte d Oxford. Emprisonné pour dettes en 1635, écrit ses œuvres en prison, où il meurt en 1045. Son principal ouvrage est une Chronique des rois d'Angleterre, do l'époque romaine à la mort do Jacques I", livre médiocre, qui eut en son temps un prodigieux succès.

Baker (David ou Augustin), bénédictin et jurisconsulte anglais, no à Abergavenny, près Monmouth, on ls75, mort à Londres en 1641. Il étudia d'abord le droit. Longtemps athée, il entra ensuite dans l'ordre de Saint- Benoit. 11 fit des recherches considérables sur l'histoire de son ordre et sur l'histoire ecclésiastique de l'Angleterre : ces documents ont été plus tard utilisés paroles savants Reynor et Cressy.

Baker (Thomas), érudit anglais, né à Crook on 1656, mort en 1740. Sou principal ouvrage, Réflexions sur la science, a été traduit on français par Berger, sous le lilro de Traité de l'incertitude des sciences (1714).

Baker (Henry), naturaliste anglais, mort en 1774, auteur d un ouvrage intéressant sur la cristallisation, traduit par lo P. Pezonas (1754) sous le titre de : h .Vicroscopc nus a la portée de tout le monde, et qui lui valut, en 1744 le prix de Cowpley. On a aussi de lui des poésies il725 et 172(5;. '^ ^

Baker i sir Samuel Whito), célèbre voyageur anglais ne à Londres en 1821, mort en 1S93. Après huit ans de colo-

Samucl Bakci

BAJMAK — BAKHTICHOU

nisatiou à Ceylan f 1847-1855), où il ,'„nda un établissement très prospère, il j.rit pan a la guerre do Crimée, puis organisa lo premier chemin de for turc. En 1861, accompagniS do sa secoiido femme, il entreprit, & ses propre» frai», do remonter lo Nil 4 la roncoulro do» voyageurs Speko et Grant, qui se dirigeaient de Zanzibar vers le» sources do co fleuve. Il lo» rencontra, en effet, à Gondokoro, lo 15 février IS03, puis, sur les indication» do Spekc, poursuivant sa marche ver» lo S., il découvrit lo lac AII,ert-.Nyauza(1804). Il no rentra on Angloiorrc qu'en 1860, et reçut le titre do « baronnet •. En 1869, le khédive Ismaïl-Pacha lui donna, avec lo titre do • pacha ., la mission do supprimer la iraitô des esclave» dans le bassin du haut Nil. Il y séjourna |u»quen 1873, sans résultats définitifs. Depuis, il voyagea â Cliypro(1878), on Syrie, dans l'Inde, au Japon, en Amérique, puis so retira jusqu à sa mort dans sa propriété du Yorkshirc. On lui doit : les Cluuses à Ceijlan (1853); Suit an» de pérél/rinations (1855) ; VAlhcrt- Nyanza (1866) ; l'Enfant du naufrage (1809), roman ; /»mailia, récit d'une expédition dans l'Afrique centrale pour l'abolition de ta traite des noirs (1875); Cliijprc telle que je l'ai vue en ISIO (1879).

Baker (Valentin), officier anglais, également connu sous lo nom de Baker-Pacha, né en 1825, mort on 1888, est frère du lirccédent. Il fit la campagne do 1853 contro les Cafres, et celle de Crimée en 1855, devint colonel en 1860 fit un voyage en Perse (1873), et dut quitter l'armée anglaise à a suite dune condamnation pour tentative dattentatà la pudeur(1878). Il entra alors dans l'armée turque comme major général, se conduisit brillamment pendant la guerre contre la Russie (1878-1879) puis devint généralissime de l'armée égyptienne (1882), et fut battu en 1884 par les Soudanais. Il a publié : la Cavalerie anglaise (1858); ^Vos défenses nationales; l'Angleterre et la Russie dans t Asie centrale, qui a été traduit on français (1877); la Guerre en Bulgarie (1881); etc.

Baker-BROWN (Isaac), médecin anglais, né à Colne (comte d Essex) en 1812, mort à Londres en 1873. Savant anatomiste, il s'attacha à l'étude des maladies des femmes, et cest lui quia introduit dans la pratique chirurgicale 1 opération de lovariotomie (1852), que Nélaton fit connaître en France. Baker-Brown créa, pour les femmes, une maison de santé, qui reçut le nom de London Surnical Mouse. L ouvrage le plus remarquable de cet éminent chirurgien est son Traité sur les maladies des femmes (Londres, 1854), plusieurs fois réédité.

BakERKANDJ ou BackergandJ ( On écrit aussi Backebkcnd&e) district de l'Inde anglaise (présidence do Calcutta, prov.de Dacca), sur le golfe du Bencale, entre le Gange et le Brahmapoutra. Sol bas et exposé "à des inondations fréquentes, mais très fertile en riz; 1.900 000 hab sur 9.450 kilom. carr. — La ville du même nom, sur lo Barrisol, une des branches du delta du Gange, compte 9.400 hab. Elle était jadis chef-lieu du district.

BakEWEIX, ville d'Angleterre (comté de Derbv) sur la\\ye, affl. du Derwent; 13.000 hab. — Aux environs sources minérales ferrugineuses, mines de plomb ; carrières de marbre noir; beau château do Chatsworth, bâti sur 1 emp acement de celui qui servit de prison à Marie Stuart • superbe manoir de Haddon.

Bakeweix (Robert), agronome anglais, né en 1726 à UislUey (comte de Loicester), mort en 1795. Il fit de belles expériences sur le croisement des races bovines et ovines, et créa la race à laquelle on a donné son nom ou celui de race de Dishteij, qui se reconnaît à la déhcatesse de la cliair. Il s occupa aussi des perfectionnements des races bovines et porcines.

BakbariÉH, oasis de la Basse-Egypte, à 280 kilom. au S.-O. du Caire, à 3G0 Idlom. au S.-E. do l'oasis Siouah: 2.500 hab. Cb.-l. El-Kasr.

BAKHCHICB (mot persan abstrait du verbe bakhchidan qui signifie . donner .). Il est passé en turc et en arabe, où il désigne l'argent que l'on donne à quelqu'un pour lo reiaercier de ses services ou pour les acheter ; c'est, surtout en Turquie, à la fois le pourboire et le pot-de-vin.

BakHMOCT ou Bachmout, ville de Russie (eouv. d lekaiermoslaw), surle Bak/imout, petit affluent du Donetz, au centre du grand bassin houiHcr du Donetz, qui correspond à peu près au district de Bakhnout ; 16.000 hab. Marche important; fonderies de suif et fabriques de bougies. Gisements de sel gemme. Balthmout est le cbef-lieu'd'un district peuplé de 207.600 hab.

Bak-HOY (do bn. fleuve, et de A/ioi/. blanc fou rivière 5/anc/(e]\ branche principale du Sénégal. Il prend sa source dans le Bouré, et rejoint le Ba-Ting (fleuve Noir) à Bafoulabé. Son hyilrographie a été faite par les lieutenants Reichemberg, Bonnacersi ot Famin. Ses sables sont riches en parcelles d'or. Il reçoit près de Niaa-as.sola, à droite, un important affluent, le Kokora, sur les'bords duquel le commandant Combes livra à Samory, le 14 juin 1SS5, un comliat resté fameux dans les aunales soudanaises.

Bakhtegan ou NiRIS, grand lac salé marécageux do la Perse niérid. (Farsistan), coupé en plusieurs bassins jiar des promontoires et des iles.

Bakhtichou, nom d'une famille de médecins orientaux, dont les principaux sont : Georges (Djordjis), médocin de l'hôpital de Djoundisapour, qui fut appelé en 769 auprès du calife .\l-Mansour. atteint de la maladie qui devait le conduire au tombeau. — Le fils du précédeni, Idn-Djordjis Baklitichou, médeciudu calife Al-Hadi, qu'il empoisonna, parait-il. pour éviter qu'il ne mit à mort tous les médecins qui l'avaient soigné et qui n'avaient pas réussià le guérir. (11 fut le principal médecin du calil'o Haroun-al-Raschid.l — Son fils, Djibkil, lui succéda dans la faveur de ce prince, mais finit par tomber en disgrâce.

BAKHTSCHI-SARAÏ — BAL

BakhTSCHI-SARAÏ {Palais des Jardins), villo de Russie (Crimée, gouv. do ïauride), sur le Tchourouksou ; 14 650 hab., dont plus de 11.000 Tartares. Culture du tabac, labrinues de maroquin rouge et jaune ; entrepôt de produits agricoles et d'objets manufacturés. Cotte ville, ancienne capitale de la Crimée sous les khans tartares, possède un oéwbre palais des klians, de nombreuses mosq^uées, des églises chrétiennes, une synagogue. Dans le voisinage est situé Tchoufout-Kalé, ancienne capitale des Juifs karaiies, où fut trouvé l'un des plus anciens manuscrits du Penta'teu(|uo. il On écrivait autrefois Baghtché-Sée.xï, et

B.\KSCHI-SÉR.\i.

Bakin, romancier japonais, né en 1767, mort en 1818. Le plus populaire et le plus fécond des écrivains japona.is. 11 est l'auteur de 290 romans qui ont été illustrés par les plus célèbres artistes : Hokousaï, Toyohiro, Toyokounai. KiguKnoï, etc. Régamev en a traduit en français et abroge un, Oioma, qu'il a publié avec une préface de Guimet.

BakkÉ-BAKKÉ. Ethnol. V. Baboukos.

Bakker (Gerbrand), médecin hollandais, né à Enkluiyscn, mort en 1828.

BAKLAVA n. m. Galette ou gâteau turc : Des pàlissiiTs enfnurimient le baklava. (Tli. Gaut.)

Bakoko, tribu de l'Afrique occid. (colonie allemande du Cameroun), évaluée à 20.000 âmes. Cette tribu appartient au groupe dos Bant(

)ccidentau.\. — Un, des Ba

BakONGOS, peuiilc du Congo belge, qui s'étend depuis Nokki jusqu'à l'Inkisi. Petits et chétifs, les Bakongos sont des marcheurs infatigables ; ils s'arrachent les incisives eurcs. De mœurs douces, ils font de l'agriculture Un Bakonc.o.

supe

conim

Bakonis. Etlmol. 'V. Bassoutos.

BAKONY(ioKiîT de), Bakony-wald ou Bakonieb-

WALD, cbaino de montagnes de Hongrie, savanç.ant, entre le Raab, afiluent du Danube, et le lac Balaton, jusqu au Danube lui-même, et contribuant à en former l'étranglement entre Gran et 'Visegrad. Alt. moy. : GOO m.

Bakou, ville et port de la Russie môrid. (Transcaiicasie), au fond d'un golfe de la mer Caspienne, sur la cote méridionale de la presqu'île d'Apchéron ; 120.000 hab.

jjistoire. Il y a une vingtaine d'années, Bakou n était

qu'un grand village fortifié; aujourd'hui, c'est une ville belle et prospère, tête de la grande ligne ferrée transcaucasienne qui aboutit à Poti, sur la mer Noire. (Sources do naphte et raffineries do pétrole, fabriques de machines, minoteries, manufactures de tabac.) Le sol sur lequel la villo est bâtie offre, sur une étendue d'environ quatre lieues carrées, un très curieux phénomène : la terre y forme une couche peu épaisse, recouvrant un sol rocailleux. En cet endroit, tout près de Bakou, à Sourahaneh, existait un édilice fort ancien, le Temple des feux éternels, appelé Atesh-Gah, où venaient en pèlerinage les descendants des Parsis ou Guibres.

Jadis khanat indépendant, puis vassal de la Perse, Bakou fut cédé aux Russes en 1723, rendu aux Perses en 173",, puis devint définitivement russe en 1813. C'est aujourd'hui le chef-lieu d'un district peuplé de 100.500 hab. et la capitale d'un gouvernement peuplé de 820.000 hab. sur 39.300 kilom. carr.

BiBLioGR. : de Gulbenkian, la Transcaucasie et la péninsule dApcheron (Paris, 1891).

BaKOUBA, tribu du Congo belge, établie entre le Sankourou et le Kassaï. Ce sont d'excellents pagayeurs, ijui s'adonnent presque exclusivement au commerce. — In, des Bakouba.

BakoundOU, tribu de l'Afrique occid. (colonie allem. du Cameroun), sur le versant septentrional du massif des Camerouns. Cette tribu bantoue occupe uu vaste espace de la colonie et habite de nombreux vill^es, dont les plus considérables sont : £?(iftou?!(/oK-ba-Nambel6 et Bakoundimba-Moussaka. — Un. des Bakodndod.

BakOUI ou BabouiRI (c'est-à-dire hommes de la brousse), tribu bantoue de l'Afrique occid. (colonie allem. du Cameroun), au S. du massif montagneux des Camerouns. — Un, des BAKrfui (ou B.iKociRi).

olutionuaire russe.

ipriétaire de Torjok, gou- ! la garde impériale, il prit aller étudier la philosophie dissertation

BakOUNINE (Michel), :

1814, mort en 1876, fils d'un vernement de Tver. Officier do bonne heure un congé poi à Berlin (1841). Bientôt, il publia à Dresde philosophique, qui fut très remarquée. S'étant rendu à Paris, il y connut George Sand et Proudhon, et se lia avec les chefs de l'émigration polonaise \ Zurich il se mclaacti\ ementau mou vement socialiste Le gou vernement lusse lui enjoignit de rentrer en Russie Il nobcit pa-, ses biens furent < nh ,11 1 \enil à Pan 1 '

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cours violent contre le gou vernement russe qui obtint son expulsion do Fiance II y revint après la révolution de 18-18, puis entreprit, dans l'Europe centrale, une violente campagne d'agitation démocratique qui suscita des troubles à Prague, à Dresde et à Berlin. Arrêté en 1S49, il fut condamné à mort successivement en Prusse, en Autriche et en Russie. Mais sa peine fut commuée. Après plusieurs années de détention, il fut envoyé en Sibérie, en 1857. Il parvint à s'évader, gagna le Japon, l'Ainérique, et enfin l'Angleterre en 1861.11 devint un des rédacteurs du journal de Herzen et d'Ogarev, voulut soulever les paysans lithuaniens en 1863, puis s'installa en Suisse, où il prit une part prépondérante au mouvement socialiste le plus avancé. Il entra dans l'.4ssociation internationale des travailleurs, avec l'intention de la diriger dans ses idées, ce qui lui attira de bonne

Michel Balic

heure l'inimitié de K. Marx. En 1868, il fonda la secte des Frères internationaux, qui forment une véritable police révolutionnaire, et r.4((îanee de la démocratie socialiste, qui revendiquait l'athéisme, l'abolition des classes, l'égalité des sexes, la mise en commun de la terre et de toute richesse, la disparition de tous les Etats et de toutes les autorités existant devant l'union universelle des associations libres. Après la guerre de 1870, Bakounine et ses amis tentèrent de provoquer à Lyon un soulèvement communiste, qui échoua. Le congrès de La Haye (1872) amena la séparation définitive de Marx et de Bakounine, uni créa la Fidéra- /l'oïi jurassienne, berceau du parti anarchiste. A partir de 1873, Bakounine, malade, vécut paisiblement à Lugano, dans sa famille. Après avoir débuté par être avant tout un patriote slave libéral, il devint un agitateur international dont l'influence sur l'anarchisme et Te nihilisme fut considérable.

BakOUTOU, tribu bantoue de l'Afrique équatoriale (Etat du Congo), dans le pays où viennent confluer avec le Congo le Sankourou et le Kassaï. — Un, des Bakootou. BaKSA'i (Abraham), historien et jurisconsulte hongrois du xvi' siècle ; a écrit une Chronologia regum et ducum ilungarix (Cracovie, 1567).

BAKSCHl-SÉaA'i. Géogr. V. Baketschi-Saraî. BAKTI 11. m. Doctrine du salut par la foi, la dévotion et la grâce divine, actuellement très agissante, dans l'Inde méridionale, qui combat le panthéisme brahmanique et s'efforce de le transformer eu un monothéisme pur, avec Oiva pour dieu unique.

Encycl. Selon cette école, l'univers est constitué par

trois éléments, Iripadàrtha, qu'elle nomme Pati, J'açou, Paca, « Dieu, les âmes, la matière » (littéralem. ; le berger, le bétail et la corde). Pati, ou Çiva, est éternel, toutpuissant, omniscient, présent partout et en tout, quoique distinct de l'univers, raison d'être de tout ce qui existe, incompréhensible et inaccessible, indescriptible par la pensée et la parole, et no peut être connu que lorsque, par sa grâce (kripa), il se révèle lui-même à 1 âme affranchie des liens de la matière. Le salut consiste en l'union intime de l'âme du saint (Cim-bakta, . serviteur de Çiya n) avec Pati. Dans ce système, les dieux actuels de l'hindouisme sont rabaissés à la condition de simples archanges, créatures de Çiva, et les divinités adorées par les peuples étrangers sont considérées comme des manifestations du Dieu unique appropriées, par l'effet do sa grâce, à l'intelligence de leurs adorateurs.

BAK\JS (ku) n. m. pi. Brahmes cambodgiens qui possédaient jadis, d'importantes prérogatives, aujourd'hui fort réduites. — Un bako.

BAL (du bas lat. ballare, danser; tiré du gr. ballisnws, danse, ballet, bal) n. m. Danse. 11 Donner le bal. Amener des musiciens pour faire danser : iXous endurerons que nos laquais vous donnent le bal. (Mol.) Il Fig. Donner le ou un bal à quelqu'un. Le maltraiter en paroles ou en action. (Ces trois sens ont vieilli.)

— Assemblée, réunion où l'on danse au son d un ou do plusieurs instruments ; local où a lieu cette réunion : Bal bouryeois, champêtre. Aller au bal. Construire un bal.

Quel bonhi-ur de bondir, éperdue en la foule. De sentir p.ir le bat ses sens multipliés !

— Fig. Se dit de certaines sociétés, et de la société eu général ; Le grand monde est un bal masqué. (Marmonicl. ,1

' La vie est un bal que commence La Fortune, tant bien que mal :

Vient l'Amour qui presse la danse, Et puis la Mort ferme le bat.

— Bal paré. Celui dans lequel on n'est admis ((u'eii toilette spéciale, n Bal masqué, costumé, travesti. Celui où les invités sont obligés de venir déguisés ou avec un masque sur le visage. Il Bal de tètes, Bal où les invités sont en tenue de soirée, mais avec des têtes grotesques ou grimées de manière à rappeler des personnages connus. Il Bal blanc, Bal de jeunes filles, où les femmes mariées ne dansent pas. 11 Bal d'enfants. Celui dans lequel on n'admet à danser que des enfants. 11 Bal public, Celui qui est ouvert au premier venu, à la seule condition de payer un droit d'entrée. 11 Bal par souscription. Celui qui est donné à frais communs par une certaine ipriTtii''' de personnes qui se sont <

]\ Bal de bienfaisance, Cehii 1 (lonné soit au profit des ]mu i ^ soit â celui de quelque socic te < iiaritalde, ou au bénéfice de mallieuleux inondés incendies wBalo/ft ciel Balpiae Celui ou Ion n est reçu que sur invitation

- La ! einc du bal Celle pour (jui donne le "

par la loi du 8 thermidor do la même année et par le décret du 9 décembre 1809.

— Bistorique. De tout temps, on a dansé. On sait que les Grecs, chez qui la danse était en grand honneur et formait un art très raffiné, n'ignoraient point ce que c'est que les bals ; à telles enseignes que Socrate lui-même no dédaigna point de danser à Athènes dans un bal de cér.monie, tandis que Platon se vit énergiquement blâmer pour avoir refusé de prendre part à un bal donné par un roi de Syracuse.

En France, on fait remonter l'origine des bals aux dernières années du xiv siècle. On cite un bal donné par Charles V en 1378, et l'on sait que Charles VI faillit être brûlé vif, on 139S, dans un bal où le feu prit à son costume {bal des Ardents). Louis XII donna à Milan, on lSOO,unbal

Le bal des Ardents, d'après une gravure du W' siècle.

qu'il ouvrit en personne, et dont le fasto éblouit toute 1 aristocratie de cette ville. Sous les Valois, les bals de la cour atteignirent un haut degré de splendeur, et Henri IV ne fut pas plus ménag:er de ce plaisir, qui sembla décliner un peu sous le règne de Louis XIII, pour reprendre tous ses droits avec Louis XIV, dont le goût pour la danse est suffisamment connu, et qui donna aux fêtes de ce genre l'éclat dont il faisait briller lotîtes choses. Les gens de cour s'empressèrent de suivre 1'e.xemple qui leur était donné avec tant d'ardeur par leur souverain. Cette rage de fêtes dansantes qui, de la cour, se répandit chez les simples particuliers, finit par donner naissance aux fameux bals de l'Opéra.

En effet, au commencement du xviii' siècle, les bals masqués du Palais-Roval et de Sceaux, les fêtes données par l'Electeur de Bavière et le prince Emmanuel de Portugal, atteignirent une telle somptuosité que les particuliers n'osèrent plus donner de fêtes après eux. C'est dans ces circonstances que, par une ordonnance du 31 décembre 1715, le Régent permit les bals publics trois fois par semaine dans la salle de l'Opéra, qui fut aménagée pour cette nouvelle destination. Cette innovation eut un succès inimaginable; elle permettait aux particuliers de se donner, sans dépense, le plaisir de danser.

On voit que le bal de l'Opéra date de près de deux siècles. Jamais il ne fut de bon goût d'y danser. 11 va de soi que, dans un lieu public, où le premier venu peut en-

Bal paré (sous Louis X\ ), d après Augu

lunneurs la plus i il

dt ttlteci — Alli- 1 a tuée

iith ( Il jui aeti la plus belle. la plusfêtéc,

' / bal rtio le premier à danser.

' lu bal La jouer. Il C'est le bal

1 1 1 Elle aimait trop le bal, c'est ce qui

\crsde% llu^i Uns une pièce des OWckM/cs Fantômes qui commence par cet. autre vers non onnu

flUes :...

Hclas ' qn

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Le poète pleuro la fin prématurée de celles que la mort moissonne dans la fleur de la jeunesse et de la beauté. Il en cite une surtout, un ange, une jeune Espagnole qui mourut pour avoir trop aimé le bal. On rappelle le vers du IJoète dans des circonstances à pou près analogues, qu il s'agisse, ou non, déjeunes filles.

— Encycl. Dr. Les bals ouverts au public doivent, par application dos dispositions do la loi du 5 avril 1884, ctro surveillés et réglementés par l'autorité municipale. A Paris et dans toute l'étendue du département do la Seine, ces bals relèvent du préfet de police.

Les bals publics donnent lieu au prélèvement d'un droit au profit des pauvres, q^ui, d'abord fixé au dixième do la recette par la loi du 7 fnmairc -- ■" " -*•' *" "" "'">''•

I V, a été porté au quart

iinguli.

trer librement et masqué, la société doit être ment mélangée. Aussi, on se Ijorne souvent à a^aiûtei , ui, haut d'une loge, au spectacle des ébats auxquels se Iimo la foule bariolée des masques. Du reste, les entrepreneurs se sont toujours efforcés d'attirer le public par le I" ■ qu'ils déplovaient dans la décoration de la salle, p;i i splendeurs de l'éclairage, aussi bien que par j'impoi > . donnée à l'orchestre. La vogue du bal de l'Opéra maintenue pendant près de cent cinquante ans. ."-^i persiste encore, c'est surtout par le fait d'une sorte ■ e tradition séculaire. Mais on peut dire qu'elle décroît de jour en jour. C'est peut-être sous Louis-Philippe (et Gavarni nous en a laissé le témoignage) que son succès a atteint son apocée, alors que Musard vint se placer à la tète d'un orchestre de plus de 120 musiciens, dont il obtenait des effets de sonorité parfois prodigieux et qu il augmentait encore par des procédés particuliers, tels que le fracas do plusieurs chaises qu'on brisait on mesure au plus fort du quadrille, ou d'un pistolet qu'on faisait part" â l'attaque du galop final. Parfois, les danseurs, grif

> par

ces bruits étranges, électrisés par la verve furieuse de Musard, escaladaient tout à coup l'estrade, se saisissaient de lui, et, le prenant sur leurs épaules, lui faisaient faire triomphalement le tour de la salle

Lo bal do l'Opéra fut lo promior bal public que l'on mtiut <Mi l''raii(0. Divors tlioâtros, sous l'ancinn régime,

niiN'i'iif '\r [, iii|., ,( .mil,-, avGc plus ou moins do sun-

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(1773); lo K:uM L, li n !.. cl ,i Aul..i,,l ,i; (1785). Mais il liiul arriver a la KévolutK rago dansante s'emparer des Parisiens. Dus' 1790, on no comptait guèro moins do quatro cents bals publics dans les aivers quartiers do Paris. On comprend qu'avec lo rôcimo de la Terreur ce plaisir se fit Doaucoup plus rare. Mais, avec lo Dirootoire, la flèvro des fôtos reprit do plus belle, ot c'est alors qu'on vit se créer une foule d'établissements hixiipiix' f'nnsacrés à la danse : Tivoli, lo parc Moiii-oaux Ji.iirs ,!.■ Chartres), le jardin Diron, Papbos, l'Klys.H' un |;iiili[i r.ùurbon (colui-là mémo (lui est aujourd'hui la r,-snlrj„ .. ,lu rhef de l'Etal 1, U' Pavillon de Hanovre, Idalie ij.n'.l . :, \l,,il,..u; I. i.n.iiiir.. .iiv'"..-i,c.Ilvasans

jdiro (jii'oii liaii I ' . . I . i : iipire, touto la

ijounesaoïiiâlc- . I r.: il i h;.. .11 . la Restau-

raiion, iiciis x... i n .mlire do bals

pnlilii". !'■ I i\ ..h .1 . i. , r .1. .1. I I,. i,v , I,..., Montagnes do

Iii'Mi'N lili- . 1.1 1 M .H, '.. ( I, i.iMi , ,i!i .|,.\ ,ni devenir cé-

h'-iiri' : ]■■ 1 i\ .ili .1 In \ .'1 , I II.. ; . ( . ; ..iK.jlr .Saiiil.-IIonoré ; lo ^Wauxllall, l,nii!..var.i Saint .Mailm , le l,al d'Idalio, au passage de ri)[Mra; lo Prado, dans l'ancienno salle du théâtre do la Cité {où se trouve actuellement lo tribunal de commoree) ; le ('olisée, dans l'ancienne sallo du théâtre Molidre, rue Saint-Martin ; le Salon de Mars, dans l'ancienno salle du théâtre des Victoires-Nationales, rue du Bac. Mais c'est avec le gouvernement de Juillet que recommença à sévir la tièvro des bals publies.

Au Prado, au Salon de Mars, à la ("li m I. rinniniieie, vinrent se joindre la Closerie des Lilas I . ,. r.Miln d'été), le bal Vivionne, le bal Chicarl ' ... .. le Salon de Flore, lo bal Dourlans, le jai I n I n. . i i alli- Montesquieu, puis le casino Paganini, le jardin Mabille, le Château des Fleurs, le Jardin d'Hiver, lo Château- Rouge, et, dans un ordre très secondaire, pour ne pas dire plus ; le bal do la Terrasse, rue Saint-Denis ; le bal des Chiens, rue de la 'Verrerie; lo bal des Piliers des halles;

10 bal du'Vieux-Chêno, rue MoufTetard ; le bal de la Boule- Noire; le bal Molière; le bal du Saumon ot, enfin, les divers bals do Belloville, assez mal famés et qui rendirent si fameuse, au mardi gras, la descente do la Courtille, surtout lorsqu'elle était présidée par cet excentrique Anglais qu'on avait si justement surnommé n mylord lArsouillo " . C'est dans quelques-uns do ces bals, [larticulièromont lo Prado, Mabille et Valentino (dont la sallo est devenue celle du Nouveau-Cirque) que se rendirent célèbres toutes ces danseuses échevelées dont les noms ou les sobriquets sont restés dans la mémoire de tous :

I Pomaré, Mogador, Clara Fontaine (dite « la Reine des étudiantes « ), Rose Pompon, Louise la Balocheuse, Maria

, l'Anglaise, Sophie la Bavarde, Clo-Clo, Frisette, Rigoleite... C'est là, aussi, c[\ie brillèrent les danseurs excentriques : Chicard, Brididi, Pritchard et tant d'autres. Le

I Prado et la Chaumière étaient les bals des étudiants et lies ^risettes; Mabille et Valentino étaient les rendez- \'nis dos viveurs et de ce qu'on appelait «la haute biche- 1 n- . Le second Empire vit écloro un certain nombre a nialilissomcnts remplaçant ceux dont l'abandon capritneuv iii piitilie avait causé la ruine. Tandis qu'un à un dispii iissan Ml le l'Iiâteau des Fleurs, le Jardin d'Hiver, le .aaini l'anaiiiai, lo Chàteau-Rouge, on voyait surgir le li.nl Mu.anl. le l'rt'-Catelan, le casino Cadet, Frascati, n . -M niitmartre (Trianon actuel), le bal du Château-

1 I m II miné, on ne sait pourquoi, " le Champ do

11 I, . Il salle Barthélémy (où Rigolboche prenait ses ' I , i-ii . Mais l'invasion toujours croissante des cafésenin ei-ts ne laissa plus aux bals publics qu'une vogue passagère. Tous ont disparu les uns après les autres, mais 'i autres sont nés; tels le Jardin de Paris, aujourd'hui défunt lui-même, aux Champs-Elysées; BuUior (ancienne CLiMi u> lies Lilas); le casino de'la ruo Blanche et le Moulin lin 1 I h . Cest au Casino et au Moulin-Rouge que les aiu.Miiii^ peuvent admirer les exploits dos danseuses .|iii ie|,oudeiii aux uonis expressifs de Rayon-d'Or, Nini Ptiiie-en-l'air, la Goulue et GriUe-d'égout, etc.;tandis que leurs devancières, les Pomaré et les Rose Pompon, se boriiaieut à enlever d'un coup de pied le chapeau placé sur la lete de leur vis-à-vis, celles-ci terminent le quadrille en s .lilaissant avec ensemble et en faisant toutes à la fois le Li ind écart.

Bal d'Auteull (le), comédie en trois actes, en prose, a\is- un prologue et un divertissement, par Boindin, jouée au\ Français en 1702. Cette pièce, très faible, mérite d'être lueutionnée uniquement pour ce motif : c'est à elle que lo iliiati-e doit l'institution de la censure. Une situation jugée si.iliieuse fit dresser l'oreille à la police. DeiLX jeunes tilli s, travesties en hommes, trompées toutes deux par leur iliuuisoment, et se croyant mutuellement d'un sexe diflférent, se faisaient des avances réciproques et des agaceries, qui parurent suspectes ou du moins équivoques. l.iiuis XIV ordonna au duc de Gesvres d'aller répritii.in-ler de sa part les comédiens, puis, prenant une mc- Miie ^'énérale, il voulut qu'à l'avenir les pièces ne fuss. tu jouées qu'après avoir été soumises à l'examen d'un e. n,eur. Deux ans plus tard, la police des théâtres était enntiio d'une manière absolue au lieutenant général de pnlieo de Paris.

Bal (Cornélis-Joseph), dessinateur et graveur belge contemporain, né à Anvers en 1820, mort dans cette ville le 9 novembre 1867, élève de l'Académie d'Anvers, puis do Martinet à Paris. En 1848, il remporta le prix do Rome.

II a gravé notamment le Saint Antoine, de Gallait ; Jeanne la Folle, du même, et la Belle Jardinière, de Raphaël. En 1802, Bal avait été nommé professeur de l'académie d'Anvers!

Bal, autre orthographe do Baal.

Bala, village d'Angleterre (pays de Galles, comté do Morioneth), à la source du fleuve côtier la Dee, sur le lac de son nom; 1.G50 hab. Fabrication renommée do bas et gants tricotés ; vestiges de camps romains aux environs.

Bala, nom do deux villes de la Palestine : l'une dans la triliu do Siméon, l'autre dans la Pentapole ; dès que Loth en fut sorti, elle fut engloutie.

Bala, servante do Racholot concubine do Jacob, dont elle eut Dan ot Nopbtali.

BalaaM, fils de Boor, prophète originaire do Petbor, en Mésopotamie. Pressenti par Balak, roi do Moab, qui voulait lui faire maudire les Israélites, qu'il redoutait, il résista une promioro fois, mais céda, à la seconde tentative, devant les honneurs et les présents que le roi lui offrait. Alors, raconte la Bible, Dieu plaça sur son chemin un ange, qui se tenait debout, une épée à la main. Effrayée par cotte apparition, que son maître ne voyait pas, l'ânosse nui le portait refusa d'avancer, malgré les coups dont il l'accablait, ot, s'abattant enfin, elle lui reprocha de l'avoir frappée. En mémo temps, lui-mémo aperçut la vision menaçante. Bouleversé par ce prodige, le prophète, appelé pour maudire Israël, le bénit au conir.aire par trois fois. (V. Balak.) Los Fèros de l'Egliso ont vu dans Balaam, les uns, un vrai prophète do Dieu, malgré ses défaillances morales, les autres, un dovin, suppôt do l'Esprit du mal.

BalaBAG, petite île do l'Océanio espagnole (archipel desPhiIippirfes),auS.-0.dePalaouan ; 2.100 half. — Détroit do l'Océanio, situé dans l'archipel des Philippines, entre les îles de Balambangan et celles de Balabac.

Balabanov fMaïki.l, éeriv.iîii et homme politique biilttar,-, ii.'i .ui ls;!7 a Clissmira. Il ,-lii.|i.-i lo droit â Paris, et lieviiit avueal :i l 'uiislan I lunule. Imi 1875, il fonda lo ieilrtialtiatiulKliisIe I7e/,- (lo Sieele . i-:,, 1 S7U, lurs des mas- .sacres de Bulgarie, il alla a Loiiil II ,i a l'.,,i, snllniier une intervention des puissances \|i. i, ,. 1 1-,. mi-i,,russe, il fut député à l'Assemlilii n i < ii i. ] nnnMi, elief des conservateurs, vice-presi.iijn Iq .um-a il d lOtat (1882), et ministre des affaires étrangères (^issj-1881). Il a publié : les Turcs en Bulgarie (1868) ; la Bulgarie, ot des traductions d'ouvrages français.

Balaceanu (Constantin), ban de Valachio, né vers iTTu. iiioit \ei-s 1850. Balaceanu est connu par ses idées li'H'iales et II hiirées, dans un temps où l'hellénisme cher- ' liait à étoiitl'er tout sentiment national en Roumanie. ("est Balaceanu qui, en sa qualité de membre do l'éphorie des écoles roumaines, encouragea, le premier, le savant George Lazar, lorsque celui-ci vint de la Transylvanie pour fonder à Bucarest une première école roumaine exclusive des influences grecque ou slave.

BÂLÂCESCU (Constantin), poète roumain, ne et mort à Bucarest (1800-1880). Do ses fables émane un esprit do profonde observation et de satire qui raille les faibles et les ridicules contemporains. Bâlâcescu est par cela mémo un des meilleurs épigramm-atistes de son temps. Son premier recueil de poésies parut en 1845. De ses poésies satiriques, les plus connues sont : le Gentilfionmie cam/tai/nard à Bucarest et J^ais, père, que je le ressemùle. Parmi ses comédies satiriques, la plus remarquable est : Uiie bonne éducation (3 actes).

Balachef, ville de Russie d'Europe (gouv. do Saratov), sur le Khoper, affluent du Don ; 11.000 hab. Commerce de céréales. Ch.-lieu d'un district peuplé do 273.000 hab.

BALAÇOR n. m. Tissu spécial en écorce d'arbre. V. iia-

BALADAN n. m. Pêeh. Nom donné â chacun des compartiiiieiits qui composent les bourdigues.

BALADE ou BALLADE ( du vx fr. baller, s'agiter, se mouvoir) n. f. Pop. Action de se promener : Là balaim-: est la flânerie du peuple, ii Etre en balade. Faire une balade. Se promener.

Balade ou Havre-de-balade, village et port

de la Nouvelle-Calédonie septentr. (Océanie), où Cook débarqua en 1774, lors de la découverte de l'île. — La montagne du même nom renferme des gisements métallifères. BALADER (du vx fr. baller, dans le sens de s'agiter, se mouvoir) v. n. Pop. Flâner, errer, se promener sans but :

Se balader, v. pr. ' 1

Mômo sens. Il Ne rien ^-fairo. ^^jt::^^

BALADEUR, EUSE «^.^7~" n. Pop. Personne mii psS>rim( aime à balader, à lia- " ""* " ner.

BALADEUSE n. f, Petitovoituredemar olumd ambulant.

BaLADÊVA nu

Prativaçoudèva. Par ce nom les Djainas désignent iiLii! lu lus ili-nti-dieux, d'une force et d'une staturo'prodigifuscs, à la fois rois et chefs religieux. Chacun d'eux a succédé, après l'avoir renversé, à un vacoudéva. ou empereur régnant sur la moitié do la terre. Ils forment la transition entre les souverains fabuleux et les monarques soi-disant historiques de l'Inde ancienne.

BALADEVA n. m. Genre d'insectes coléoptères longicornes, famille des prionidés, renfermant de grosses et lourdes formes asiatiques alliées aux cyrtognathos. Citons le baladera Walkeri (Inde centrale); lo baladeva ni'anulosa (Sikkim), etc.

BALADIN, INE (du VX fr. ballei') n. Danseur, danseuse de théâtre. (Vieux.) ii Par ext. Personnage facétieux de la comédie, boutfon : Le baladin était, en France, ce que le gracioso est pour le théâtre espagnol. (St-Germ.) n Farceur do place publique, de tréteaux; saltimbanque : S'atnnser aux parades des baladins.

— Par dénigr. Comédien, acteur, ii Fig. Mauvais plaisant de société, il Personne qui manque do sérieux dans le caractère ou les habitudes : Faire le baladin.

— Encycl. Le baladin était, chez les anciens, un danseur chargé d'exécuter la danse comique formant opposition avec la danse héroïque; plus tard, on donna ce nom à tous los danseurs figurant dans les ballets, et, en France, on appela spécialement baladins les danseurs d'intermèdes qui exécutaient des pas grotesques. Ainsi Polichinelle, dansant dans un intermède, est un baladin. Les valets du prologue de la Princesse d'Elide, de Molière, sont des baladins. Par une large extension, on en est arrivé à confondre sous le nom générique de baladin toutes les

>ER sur les buti-

=as

BAL — HALAFO

classes do farceurs, do bouffons, de charlatans, qui, primitivement, avaient chacun une spécialité nui, f/eneris. Uno généralisation analogue s'est faite pour le mot bateleur. Les anciens baladins, qui no craignaient pas de s'affubler do costumes religieux pour exécuter leurs farces, furent poursuivis d'abord par l'Eglise, puis par le» rois, si bien quau XI» siècle il n'en existait presque plus; mais, au XII* siècle, alors que troubadours et trouvères s'en allaient populariser les gais refrains et les lais plaintifs, le» baladins reparurent et s'associèrent à eux pour courir lo payf et débiter, avec accompagnement do danses ot do musique, les plaisantes histoires quo les trouvères inventaient. Ce fut rage d'or des baladins.

Plus tard, à mesure quo les grands ot lo peuple prenaient plaisir aux représentations théâtrales, le goiit s'affina, devint plus exigeant. Alors se formèrent des troupe» de comifdiens, et les baladins, descendant du rôle do sujets principaux à celui d'accessoires, no parurent plus sur lo théâtre que pour y danser entre deux pièces ou dan» une scène épisodique. Quelques-uns, plus désireux do conserver leur indépendance, continuèrent à faire de la rue leur théâtre do prédilection, et, joignant à leur talent de mimes ot de danseurs celui de jongleurs ou d'escamoteurs, do dompteurs d'animaux ou de faiseurs do tours, ils s'empalèrent de la place publique. Les foires Saint-Germain, hiaint-Clair, Saint-Laurent ot Saint-Esprit, étaient les endroits où se réunissaient de préférence, au xviii' siècle, tous les baladins de Paris; mais la plus fréquentée do toutes était, sans contredit, la foire Saint-Germain. Pour lutter contre les comédiens, dont la faveur grandissait, les baladins, se transformant une fois de plus, joignirent à leurs exercices habituels des farces au gros sel, et mémo des ballets, .sans compter quelques timides essais do comédies. Tricassin rival et l'AndouiÙe de Troijeê furent joués par des baladins. Si bien que, vers 1678, l'usage se généralisa d'appeler « baladins • les acteurs forains, et, par extension, les charlatans, les opérateurs, les vendeurs <le drogues et leurs gagistes beaux diseurs qui, par leurs lazzis, amassaient la foule autour d'eux, en un mot, tout ce qu'on peut désigner sousle nom de < acteurs de la rue ■ . Parmi ceux-là, que de noms célèbres dans les fastes du boniment ! Combien d'éclats de rire ont provoqués tous ces joyeux comiJères, qui avaient la langue aussi bien pendue que les premiers baladins avaient les jambes agiles! En tête, figure Tabarin, dont le seul chapeau, a dit un de ses contemporains, « plus fait rire do gens en un jour que les comédiens n'en sauraient faire pleurer avec leurs feintes et regrets douloureux on six ». A mentionner aussi Guillot Gorju, Bruscambille et Jean Farine, qui furent de simples baladins, avant de devenir les premiers comédiens de l'Hôtel de Bourgogne. Padclle remplaça Tabarin ; mais il no valait pas Gilles lo Niais, un farceur qui faisait rire son auditoire à gueule bée, et qui tenait ses séances auprès du cheval de bronze du pont Neuf, en 1646. Un autre baladin célèbre fut le baron do Grattelard, valet de l'empirique Desiderio Descombcz, facétieux auteur de « gaillardises admirables, de conceptions inouïes et de farces joviales » . Gringalet, Goguelu, Franc â-Tripes, Jean-des-Vignes, Jean Doucet, peuvent être appelés les derniers baladins. Bobèche et Galimafré, venus plus tard, furent surtout des paradistes, variété d'un genre qui connut des jours glorieux, mais qui semble entré définitivement dans la phase de la décadence. BALADINAGE n. m. Métier de baladin ; farce, parade.

— Par ext. Ce qui manque de sérieux et do portée ; C'est un BALADINAGK que deux tomes de Mires dans lesquelles il n'y en a pas une seule d'instructive. (Volt.)

— Danse avec sauts, qu'on appelait aussi danse par haut. Les danses nobles, sans sauts, s'appelaient, par opposition, danses par bas.

Faire le baladin. le boutîon.

d'une danse

BALAOINER '

BALADOIRE (de baladin) adj. Qualificati lieencieuse, autref. usitée le premier de l'an et le premier mai. En 744, le pape Zacbarie rendit un décret pour abolir celte danse, décret qui fut appuyé par les ordonnances sévères des rois de France.

BALADOU n. m. Cliamhro iluiie IiiMirdigue flestinée a

la |iéelie du thon.

BALjENICEPS 0 n BALÉ- NICXPS {sèpss — du lat. 4atuna, baleine, et ceps, tête) n. m. Genre d'échassiers, famille des hérodiidés, sous-famille des cancrominés, renfermant de singuliers oiseaux africains dont le bec, démesurément élargi, est caréné Bateniccps rcx et ressemble à une barque.

— Encycl. La seule espèce connue {balxniccps rex), vulgairement nommée bec-en-sabot, est de la taille des marabouts et vit dans les grands marécages du Bahr-el-GhazaI, sur los bords du Nil Blanc. Son régime consiste en poissons, en reptiles, et même en cadavres. Un balainiceps vivant a figuré, en 1860, au Jardin zoologique de Londres.

BaL£DS (Jean). V. Balk.

BALAFO n. m. Instrument des nègres de la côte occid. d'Afrique, qui n'est, on somme, qu'un genre d'harmonica.

— Encyc. Lo balafo se compose d'un châssis de bois sur lequel reposent un certain nombre de lamesdeboisdur (do seize â dixneuf), do longueurs diver- - Balafo.

ses; qui donnent une échelle diatonique. Sous les lames sont suspendues des calebasses creuses, dont la capacité d'air est ingénieusement réglée de façon â vibrer â l'unisson de ces Tames, et, par conséquent, à en renforcer la sonorité. L'instrument, qu'on emploie surtout dans les réjouissances et les grandes solennités, est mis en vibration à l'aide d'un

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