BALANCE — BALANCEMENT
I <fii Xord. fMontc.sfj.j n Pomh'îralion *lc« pouvoirs : /.c réfjime cnnntittitionmd ne vit t/ite de fiction», de balancK' MKNTS. (L. Blanc.)
— C'harp, fiatauccment de» marche* d'un Ptcalier. Lorsf[UO la cago 'l'un escalier est composée do parties plaoe» racconlécs avec des surfaces courbes, les directions des arôtcs des marclics ne doivent pas, dans lo voisinage des raccordements, rester normales ii la life'ne do foulée; c'est pour obtenir cotte déviation des an-les ^juc l'on exécute le balancement des marcbes, ou, plus exactement, leur (jironncmçnt. Cette opération a pour but de répartir sur un nombre plus ou moins considérable do marches la diminution do largeur que doivent supporter les marches vers la partie avoisinant lo limon ou notjnn. On obtient pratiquement ce résultat en augmentant d'autant plus lo nombre dos marches que la courtiurc de l'escalier est plus raido. V. gironnemknt.
— Mar. Balancement de la voilure. Proportion judiciousA entre la surface des voiles avant et arriére, il Ùaùincement '/wcAa^^/em(?n^ Egale répartition des poids pour 3.ssurer udo honno assiette, ii Balancemenldc^ couples, Ôitér^iûon coDsiatant, en construction navale, à donner une bonne position aux couples quandon los a dressés sur cale, ii Balancement de la machine, Manœuvre consistant à faire faire à la macliino quelques tours en avant ou en arriére, après avoir rcchaulfé, pour purf,'er les cylindres et s'assurer que, tous los organes fonctionnant bien, on peut mettre en marche.
Il Balancement d'un torpilleur, d'un bateau léfjer. Immersion spéciale que prennent ces bateaux quand, lancés à grande vitesse, l'arriére s'enfonce et l'avant se soulève.
Il Balancement d'une torpille automobile, Opération consistant à introduire de l'air dans le ser\'o-moteur et às'assu* rer que lo gouvernail horizontal donne les cotes reconnues nécessaires à un bon fonctionnement.
— Méd, Balancement fonctionnel, Rapport inverse exi-s. tant entre l'énergie ou l'activité de deux ou de plusieurs fonctions. C'est ainsi que la sécrétion urinalre supplée au défaut d'action de la peau, ot réciproquement, (i Balancement organique. Sorte d'antagonisme ou de compensation qui s'établit entre les atrophies et les excès de développement dans les anomalies.
— Mus. Syn. de trémolo, cadence, ii Concordance harmonieuse.
— Peint. C'est !a formation d'un ensemble harmonieux par un groupement artistique des diverses parties qui constituent la composition picturale.
— Poids et mes. Dans la balance, Equilibre alternatif.
— Teclin. Oscillations auxquelles les locomotives sont sujettes, soit dans le sens de leur longueur, soit dans le sons de leur largeur, et qui proviennent en général do ce que les rails sont trop faii)les ou de ce que la voie repose sur un remblai fraîchement remué ou détrempé par la pluie : Le balancemknt est une cause de déraillement.
— Encycl. Biol. Balancement oi-ganique on Balancement des organes. Principe formulé par Geoffroy Saint-Hilaire pour exprimer la dépendance mutuelle des organes animaux : « Un organe s "accroit-il d'une manière démesurée, rot accroissement n'a lieu qu'aux dépens des organes voisins dont la forme, l'activité, la grandeur sont modifiées, et même, dans quelques cas, atrophiées. » Ce principe, destiné, dans l'esprit de Geolfroy Saint-Hilaire, à donner, sinon une explication, du moins un exposé succinct et précis de l'existence d'une harmonie générale des formes chez les animaux, conserverait, s'il était cité seul, quelque chose de cette obscurité mystérieuse attachée à toute interprétation des phénomènes do la vie par un plan préconçu.
Il s'impose, au contraire, comme uno nécessité scientifique do premier ordre quand on lo rapproche do la loi de Lamarck : n que, dans tout animal..., le fonctionnement fréquent et soutenu d'un organe le renforce progressivement..., tandis que le repos constant du même organe le détériore insensiblement, réduit progressivement sa valeur et peut finir par le faire disparaître n. (V. cinétogé- NfesE.) Le principe de Geoffroy Saint-Hilaire se ramène, en effet, alors, à cette formule que : « tous les organes d'un animal ne pouvant fonctionner à la fois, si l'un d'eux a un fonctionnement exagéré, et, par suite, s'hyportrophie, il y a forcément un ou plusieurs autres organes dont lo fonctionnement est réduit par cela même et qui, par suite, se dégradent plus ou moins rapidement «. Que tous les organes d'un animal no puissent pas fonctionner constamment à la fois, cela est une nécessité de la nutrition, et particulièrement de lexcrétion. p:n effet, les tissus d'un organe qui fonctionne, non seulement détruisent leur provision do matières alimentaires qui serait, dans certains cas, rapidement renouvelable, mais encore et surtout produisent des substances accessoires nuisibles dont laccumulation produit la fatigue (v. ce mot) de l'organe si elles ne sont pas éliminées de l'organe, la fatigue générale si elles ne sont pas éliminées do l'organisme. Or il v a uno limite à la quantité de ces substances nuisibles que peuvent excréter en un temps donné les organes spéciaux do l'excrétion, et il y a, par conséquent, uno limite à la somme quotidienne des heures de fonctionnement de tous les organes, ce qui fait que le tonctionnement exagéré de l'un entraîne forcément le reiios ex;igéré de l'autre, et le principe de Geoffroy Saint-Hilaire devient une nécessité phvsiologique immédiate. Le fonctionnement au delà dès limites permises entraîne des troubles locaux ou généraux, suivant les cas. V. scBMi-:NAr.K.
Le principe du balancement des organes présente un double intérêt : 1» au point do vue individuel, il nécessite l'état adulte (v. DÉvELorpKMKNT), et il explique pourquoi un même être ne peut pas être à la fois hypertrophié dans tousses organes; un lutteur forain, qui a des biceps énormes, n'est généralement pas un savant (développement cérébral considérable), et réciproquement : 2° les caractères individuels acquis pendant une longue suite de générations so lixant par hérédité, le balancement organique se vérifiera aussi bien dans l'histoire de la formation des espèces que dans celle de l'évolution industrielle, ce qui explique précisément l'harnionto remarquable do formes animales. Los exceptions accidentelles au principe du balancement dos organes constituent les monstruosités, dont l'étude féconde (TÉRATOLOGIE) a été commoncée par Geoffroy Saint- Hilaire, et est devenue depuis une science importante.
Lo principe du balancement des organes est bien plus important en zoologie qu'en botanique, à cause de la limitation plus nette du milieu intérieur animal et de la séparation tranchée des heures de fonctionnement et des heures de repos. C'est, d'ailleurs, pour les animaux surtout, qu'il a été établi par Geoffroy Saint-Hilaire.
BALANCÉ — DALANÇOIRE
— BiBLiofiR. : Claude Bernard, Leçons sur les phérwmènes de ta vie communs aiix animaux et aux végétaux {'Pa.TiSylil&); Kd. Perner, Traité de zoologie (Paris, 1892); F.LeDaatec, Théorie nouvelle de la vie (Paris, 1896).
BALANCÉ D. m. Chorégr.Terme de danso indiquant l'action d'un danseur qui fait plusieurs pas sans changer do place. Les mouvements les plus divers des pieds peuvent s'exécuter dans le balancé, à la condition que le danseur ne se dôiJlace pas. Los pas, dans le balancé, soit à droite, soit à gauche, varient donc à l'infini ; toutefois, il en est de plus gén6ralemontusités,tels que lesglissades et les assemblés.
BALANCER (rad. balance. —Prend une cédille sous le e devant les voyelles a et o : Je balançais. Nous balançorîs) V. a. Faire osciller un corps, do manière qu'il penche tantôt d'un côté, tantôt de l'autre : Balancier ses bras. Le vent BALANXE la cime des arbres, ii Mettre en équilibre ; /-'' danseur de corde balance son corps pour ne pas lo/nber.
— Fig. Etablir, entre dififérentes cnoses, une certaiiM' pondération qui empêche l'une ou l'autre de prévaloir : De petits int<^rêts de commerce ne peuvent plus ualanckr les grands intérêts de l'humanité. (Chateaubr.)
— Compenser, égaler par Tiraportance, le mérite, la vertu, l'influence : La nature balance sans cesse le mal par le 6/en. (Barthél.) il Rendre incertain, tenir en suspens : Balancer la victoire, il Peser dans son esprit, comparer, examiner contradictoirement ; Balancer le pour et le contre.
— Fam. Mystifier : Voilà six mois qu'il me promet ; je crois qu'il me balance!.. H Econduire; renvoyer, quitter, surtout en parlant d'une maîtresse, et réciproquement : Elle m'a. traité de muffle. — Alors, il faut la ralancer. (Monselet.) [Balancer a été remplacé par plaquer.]
— Chorégr. Balancez vos dames. Avertissement pour prévenir le danseur qu'il faut faire tourner la dame avec laquelle on danse. (Vieux.) ti Exécuter le pas nommé " balancé » : Balancez !
— Mécan. Balancer ime soupape de sûreté, Adapter à la soupape, avec ou sans l'intermétliaire d'un levier, un poids proportionnel à sa surface et à la pression qui doit la soulever.
— Peint, Balancer une composition, des groupes, des tnnsses, Les disposer de manière qu'ils s'équilibrent et forment un ensemble harmonieux, sans sacrifice trop marqué de quelqu'une des parties, il Balancer une figure. En disposer les parties dans un état de contraste et en même temjts d'équilibre harmonieux.
— Manèg. Balancer la croupe. Se dit d'un cheval dont hi croupe dandine à ses allures, ce qui est une marque do faiblesse dans les reins.
~ V. n. Osciller pendant un certain temps : Lustre qui