BALANCE
— Fig. Etre indécis, hésiter : Faut-ilopter entre les graiuls et le peuple? Je ne BM. AîiCKpas : je veux être peuple. {La.Bruy.)
— Sans balance?". Sans hésiter.
— Demeurer en suspens, incertain, douteux : La victoire balança. (La Fontaine.)
— Art milit. Se porter alternativement sur un pied, puis sur l'autre, en marquant le pas.
— Comm. Balancer un compte. Equilibrer le débit et le crédit en rendant égales les sommes qui s'y rattachent.
— Mécan. En pariant d'une locomotive. Éprouver dos oscillations dans le sens de la longueur et de la largeur.
— Techn. Se dit des lisses d'un métier lorsqu'elles se lèvent et se baissent plus d'un côté que de l'autre.
— Balancerun escalier. Etablir le ualancement, ou mieux le gironnement des marches.
Se balancer, v. pr. Etre balancé, osciller, se mouvoir, en penchant alternativement d'un côté et de l'autre ; Lampe qui SE balance au plafond. L'ours se BALANCEen marchant.
— Se placer sur une balançoire, une escarpolette, etc., et se mettre en oscillation, ou Mettre à tour de rôle en mouvement la balançoire ou l'escarpolette : Eprouver le vertige en se balançant.
— Fig. Etre compensé : Profits et pertes se balancent.
— Comm. Se solder : Compte qui se balance de tant au passif et tant à l'actif.
— Peint. Se dit des groupes, des masses qui sont disposés dans un équilibre harmonieux.
— Stn. Balancer, hésiter. Le premier se dit surtout quand deux partis se présentent, et qu'on ne sait lequel prendre ; le second quand, sachant ce qu'il faudrait faire, on recule devant l'action, retenu par la crainte, par le manque d'énergie, etc.
BALANCERIE n. f. Fabrique de balances, li Art do fabriquer des balances.
— Action de balancer.
BALANCIER (si-é — rad. balancer) n. m. Mécan. Pièce en bois ou en métal, auiméo d'un mouvement oscillatoire ot destinée, le plus souvent, à transformer ou régulariser un mouvement.
— Acrob. Longue perche dont se servent ceux qui dansent sur la corde tendue, pour .se tenir en équilibre.
— Ch. de for.
Tigemétalliquehorizonîale, oscillant autour d'un point fixe et réunissant deux à deux les extrémités des ressorts qui supportent le poids de la machine. Cette disposition est prise afin de répartir également la charge sur les fusées des essieux.
— Econ. dom. Traverse aux deux extrémités de laquelle étaient autrefois suspendues les coupoles de certaines lampes, et particulièrement de celles qui servaient à. éclairer un billard, avant l'invention du gaz.
— Filât. Se dit do l'arbre qui^ dans les métiers à filer MuXl-'Jcnny, porte les aiguilles de l'cnvidage.
— Mar. Appareil de suspension, composé de deux cercles de cuivre concentriques, qui permet aux objets qui en sont munis de se mouvoir en tout sens, et de conserver la position horizontale, quelle que soit l'inclinaison du navire. Il Grosse pièce au moyen de laquelle on ouvroou l'on ferme
les vantaux.
— Mines. Bras armés à l'une de leurs extrémités d'un poids suffisant afin d'équilibrer en partie la pesanteur de
du balancier.
la maîtresse tige qui, dans les puits de certaines mines, transmet le mouvement aux pompes d'épuisement.
— Monn. On donnait autrefois le nom de balancier à l'atelier dans lequel on frappait, à l'aide du balancier monétaire, les médailles et les monnaies.
— Navig. Pièce de bois que les Indiens fixent en dehors de leurs embarcations au moyen de traverses en bois léger. Elle a pour but de donner à la piroguo une pTus grande stabilité.
— Péch. Traverse ajoutée aux lignes pour pêcher cortains poissons.
— Techn. Pièce d'horlogerie animée d'un mouvement régulier d'oscillation, et qui règle l'échappement. Il y en a do deux certes : rectilignes pour les horloges fixes, annulaires pour les pièces porlatives comme les montres. (Le terme scientifique est pendule.) h Balancier compeiisateur, Balancier combiné de façon que les dilatations produites sur lui par les variations de température soient compensées liar des dilatations en sens contraire.
— Nom vulgaire donné au fléau d'une balance.
— Pièce du métier à fabriquer les bas. il Dans les papeteries , Tige de fer avec laquelle on délaye la matière contenue dans l'auge, il Dans les forges, Pièce de fer recourbée à l'aide de laquelle on manœuvre les soufflets, ii Barre servant pour ouvrir et fermer les vannes d'une porte d'écluse. Il Croix de fer placée sur l'axe d'une vis sans fin actionnant un tourne-broche. (Cette barre joue le rôle de régulateur de mouvement.)il Balancier de pompe. Pièce de bois ou de fer oscillant autour d'un axe et reliée à Tune do ses extrémités à un piston de pompe, tandis que l'autre est mise en mouvement par une manivelle.
— n. m. pi. Entom. Petits appendices bacuHformes qui remplacent, chez les insectes diptères, los ailes métaihoraeiquos.
— Enctcl. Techn. Le balancier des machines à vapeur est
d'une manière alternative, produisant ainsi et ù volonté le mouvement rapide d'ascension ou de descente de la vis verticale. (Cette machine s'emploie pour l'estampage des tôles et des métaux précieux; elle sert à la fabrication des couverts et au gaufrage du carton, du papier, etc.)
Balancier à ressort. Jusqu'à la fin du xvii" siècle, la vitesse des oscillations du balancier des horloges dépendait do l'impulsion qu'on lui donnait; les constructeurs français, vers 1674, appliquèrent un ressort au balancier, do façon à rendre les oscillations régulières. Cette invention est due à Hooke, suivant les Anglais; en tout cas, Pierre Leroy, constructeur français, reconnut le premier qu'il fallait donner au ressort une épaisseur et une longueur convenables, afin d'obtenir l'isochronisme.
— Entom. Les balanciers, qu'on nommait autrefois haltères, sont constitués par une petite tige ou style, terminée par un bouton ou capitule.
Ils s'insèrent à nu, ou bien sont recouverts à la base par une expansion membraneuse nommée " cuilleron n . Les balanciers semblent servir à maintenir l'équilibre du corps de l'insecte pendant le vol; si l'on . vient à les couper entièrement, ou ^.^jj^' même à enlever le bouton terminal, lo vol, sans être complètement empêché, est ficile.
BALANCIER {si-é — rad. balance) n. m. Techn. Celui qui lait ou qui vend des balances, ii Balancier ajusteur. Ouvrier qui faliri(|ue les poids et les mesures.
— Encycl. Hist. Balanciers [Corporation des). Ils ne formaient pas, à l'origine, une corporation indépendante. 11 n'est pas question d'eux dans le Livre des MélierSf
ndu très dif-
1. Balancier compensateur Gramme. — 2. 3. 4. Balancie nnulaire compense au moyen de masses fixées à l'cxtrém dilatables.)—'?. Balancier Mai-tin, compensi
un organe qui oscille autour d'un axe horizontal occupant son centre. Son but est de transmettre le mouvement du piston à un arbre moteur à l'aide d'une bielle et d'une manivelle. Quelquefois, cette transmission s'opère directement, lorsqu'il s'agit d'actionner une pompe, par exemple. Ce balant:ier possède la forme d'un solide d'égale résistance, c'est-à-dire composé de deux paraboles se raccordant au milieu de l'organe et dont les sommets constituent ses extrémités. (On le construit généralement en fonte.)
Balancier hydraulique. Cet appareil, inventé par l'ingénieur Perraut au xvii* siècle, a pour but l'utilisation des chutes d'eau. La machine se compose d'un levier oscillant on son milieu et portant un seau à chacune de ses extrémités. L'eau remplit celui de ces récipients se trouvant en haut de sa course. Son poids le fait descendre tandis que le seau vide monte; ce dernier s'emplissant à son tour et le premier se vidant automatiquement, il s'établit ainsi un mouvement alternatif de montée et de descente. Cette machine ne donne qu'un faible rendement.
Balancier moyïétaire. Cet appareil, inventé vers la fin du XVI* siècle, puis perfectionné en 1803 par Gingembre, ainsi appelé parce qu'il. servait à la frappe des monnaies (v. ce mot) et à l'emploi duquel on a renoncé depuis longtemps déjà en France , se composait d'une vis verticale à filet carré et à pas très allongé. L'extrémité supérieure de la vis portait un levier horizontal aux deux extrémités duquel se trouvaient fixées deux masses métalliques très lourdes et ayant la forme de lentilles. On obtenait un rapide mouvement de descente en exerçant, à l'aide de lanières, une vive traction sur chacune des extrémités du levier.
(Cette machine a étcrem placée par la presse monétaire mue par la vapeur et inventée par Tingénieur de Thonnelier; la frappe s'opère par l'intermédiaire d'une bielle et d'un volant.)
Balancier de Zamboni. C'est un appareil avec lequel on utilise la tension existant aux pôles d'une pilo sèche de Zamboni, pour obtenir des efl'ets d'attraction ou de répulsion sur un petit balancier de très faible poids.
Balancier Chéret [machine à). Elle se compose d'un volant horizontal, calé à la partie supérieure d'une vis verticale ; deux plateaux de friction, placés e.xtérieurcment au volant, suivant un de ses diamètres, entraînent le volant. Ces plateaux, mus par la vapeur, frottent contre la jante du volant
isateurs ordinaires. — 5, 6. Balanciers annulaires. — 7. Balancier iplles placées sur le pourtour. {Ces lamelles sont formées de métaux ?n de deux lames soudées longitudinalement et formées de métaux • des machines à épuisement (mines). — 11. Ancien balanciernion-:-nonétaire de Thonnelier. — 13. Pirogue à. balancier.
d'Etienne Boileau. Les balanciers dépendaient sans doute, à cette époque, delà corporation des orfèvres ou de celle des batteurs. Au xv" siècle, ils marchent sous la même bannière que les « fondeurs, chauderonniers, espingliers et graveux de sceaulxu. Au xviii' siècle, ils sont avec les chaudronniers et potiers d'étain. En 1691, à Paris, ils n'étaient encore que six maîtres; en 1766, ils sont quinz-^ Les jurés balanciers avaient le droit d'assister aux visu es des marchands qui usaient des poids et balances.
BALANCINE (rad. balancer) n. f. Mar. Cordage classé dans les manoeuvres courantes.
— Loc. fam. Etre pris dans la balancine, Expression usitée chez les marins, pour signifier, Etre dans une situa tion pénible, embarrassante.
— Pop. Au pi. ; bretelles.
— Encycl. La balancine peut être en chaîne. Elle sert à maintenir et à dresser les vergues, à appuyer les cornes de goélettes, à soutenir le gui7 les tançons, les bossoirs d'embarcation, les arcs-bou'tants ; aussi on dit : BalanciNKsrfe hunier, de perroquet, de basse-vergue, de tangon. etc. (Suivant l'etTort à faire, la balancine est simple ou douhl<^ Quand on veut renforcer une vergue qui doit subir un efiort par son extrémité : embarquement d'une ancre, de matériel, etc., on y ajoute une fausse balancine, qu'on enlève après l'opération.)
BALANÇOIRE n. f. Longue pièce de bois, soutenue dans son milieu par un point d'appui, et à laquelle deux personnes, placées sur ses deux bouts, impriment un mouvement alternatif d'ascension et de descente : La balançoire est à la fois un objet d'amusement et un instrument de gymnastique.
— Planchette suspendue à deux cordes et sur laquelle on se balance assis ou debout. Syn. escarpolette, ii Balançoire russe, Nacelle, fauteuil, etc., qui s'élève et redescend autour d'une roue, etc., et qui sert d'amusement dans l'S fêtes foraines.
— Fig. et fam. Baliverne, sornette, conte en 1 ;t i-. chose peu sérieuse : Je n'entends pas que ce serment .s ■ / une BALANÇOIRE. (Labiche.) il Envoyer quelqu'un à la bnhuiçoire, L'envoyer promener, se débarrasser de lui.
— Argot de théâtre. Faire la balançoire. Ajouter à son rôle des saillies, dos jeux de scène improvisés.
— ENOYcr,. La Imlanr.oirc romonlo à uno très hauto ti<liiiu'', pt aurait, dit-on, unn oriKiiu) ii'ayii|UO. Œbalus, 1 flo Laconu', avant appris ilo liui-rluis 1 art do plantor
TIALANÇON — BALANTIDIUM
et il.' ruUi\
hi ■
Icarius, Jils d'Œbahis. A poino que les épouses dos meurtriers rt do fureur ot de ra^^o (juo rioti
paysans. Coux-ci, daus li prfs du poison, ot tU(>ron co crime out-il été commii furent saisies d'un transpi no pntoalmor. L'orai'l". «■"iisultê, ordonna que, ]Mnii- .'v
on instituât dos lotos vu 1 Iimh nour d'Icarius; ces lotcs lurent nommées les jeux icariens. On les célébrait on se balançant sur uno corde attachée à deux arbres : la balançoire était créée. De la Ori"co, ce jeu passa on Italie, «ù les Latins, pondant les fôios dos vendanges instituées en l'honneur do Bacchus, se balançaient sur une cordo lixéo à des pins.
Lo jeu do la balançoire constitue un exercice agréable; mais, comme tous les exercices gymnastiques, il demande à otro pratiqué avec prudence. Il faut notamment éviter : l» do se oalancor trop fort, trop haut ; 2^ de persister à balancer une personne qui demande à s'arrêter ; 3» do se livrer ù ce jeu immédiatement après les repas.
BALANÇON n. m. Bois do sapin dôliité on pièces de très faibles dimensions.
Balanda, villaiïo do la Kussio orientale (gouv. do Saratof), sur la Bahmda. sous-aniuont du Don par la Mcdviéditza; ti.iioi» hab. Cumiucr.n dr- iH-réales.
BALANDRAN OU BALANDRAS [dra — bas lat. balan-
' Mh iiic sons) u. m. Manteau ou caban sans manches.
: iK xvi" et xvij" siècles, et qui présentait, do r.ba-
II m- fonte par laquelle on pouvait passer le bras,
- .,1.1 ■■■ iHMifnnn.'îit par
Balauçoit
devant.
I i. ; I ' 1 ' miule cftV.iHer,
La Fontaine.
Encycl. D'après Furetière, lo ndrcin est un manteau do canine qui est double depuis les nies jusque sur le devant : on ^<^ les bras entre les deux étofifes
une ouverture faîte exprès.
ait, en somme, un manteau dans l'iire dos modernes macfarlanes.
distinguait les balandrans de I pagne, de chevauchée, de camp, juerre, de galère. Gay le consi- ■ comme un long manteau de r. L'origine du baladran doit ' recherchée dans les manteaux moyen âge munis do fentes ou
BALANDRE D. f. Grand bateau pl.iT on forme de chaland, employé • Inis les canaux du nord de la France, en Belgique et en H illando. Il On dit aussi bélandre.
BALANE ou BALANUS hiitss — du gr. balanos, gland) n, [ii. Genre do crustacés cirrhipèdes, famille des balani- '!■ . ;i test formé de six pièces iiKuiLiulaires.
Encycl. Les balanes ou
:■ lauds de mer » sont répandus il iiis toutes les mers du globe.
Il ; vivent fixés sur les rochers, 1' -■ loquillages, les corps floti.i'iis. Les formes fossiles apj M laissent dans lo terrain terii.nro (éocène). Bahuif.
B ALANEA ou BaLANE.£, OU BalanÉE, anc. ville maritime (auj. Damas) de la Syrorip iiicie, qui dépendit d'abord du territoire d'Aradus, fit [ai 110 de la Syrie Seconde lors de la réduction do la Syrie h l'i-ovince romaine, et enfin fut comprise par Justinien 'I iij> la Théodoriade. (Hab. Balanéotes.)
BALANCE n. f. Sorte de cuvior ovale, fixé à demeure r II niip charrette, et qui sert, dans certains pays, pour iiaiis|Hirtcr la vendange de la vigne au pressoir.
BALANGHAS {gass) n. m. Bot. Syn. de sterculier.
BalangUINGUI, petit groupe d'iles de TOcéanie (archi- |M I NmiiIoii iPhilippinesJ), au s. de la partie sud-ouest de .Mil 1,111, m il est, encore aujourd'hui, peuplé de pirates.
balanide n. m. Nom donné aux fruits formés do deux iciitisdans un involucre épineux. Tels
BALANIDÉS i
Famille de crustacés cirrhipèdes, s.'ii> urdio lies llioraeniaos, tribu des operculés, renlcriii iiit Ijs balanes ù carapace faite de pièces mobiles et à I rauchies formées chacune d'un repli. Genres principaux:
- ' rhmobin, pyrgoma, balane, acaste, etc. — Un BALANtni^:.
BALANIFÊRES (du gr. balaiios, lI, ml, cl 'Il lat./'en-c, porterjn.m.pl. >■ ni pro^Hi^ë pour la famille dont 1' .siicccsontpourfruitdosglands, l'Is ,[ue lo chêne, etc. ^Le nom de ' ' Il LiFÊREs a prévalu.) — Un ba-
'l XMi'IiRE.
BALANIN ou BALANINUS {nuss
— du gr. balanos, gland) n . m . Genre d'insectes coléoptères curculionidés-^a/an/nmf's, renfermant do nombreuses espèces de taille petite ou moyenne, répandues sur lo globe, notamment dans l'hémisphère boréal, et dont dix habitent l'Europe.
Les femelles pondent leurs œufs dans los glands, les noisettes, les châtaignes, etc. ; los larves, développées, quittent le fruit et s'enfoncent dans la terre, où elles achèvent leurs métamorphoses.
Balanin (gr. 3 fois).
BALANININÉS (du gr. balanoH, gland) n. m. pi. Tribu d'iiisoctos coléoptères rhynchophoroSt famille des curculionidés, renfermant dos charançons à rostre lon^ nt grêle, avec mandibules insérées côto à côte, disposition (|ui imprime à leurs mouvements uno direction forcément verticale fBodel). Los balanininés comprennent los seuls genres balaninus ot balanobius. — Un dalaninini^.
BALANITE (du gr. bulajws, gland) n. m. Goure Uc ruta- <éos, formé pour des arbustes à rameaux épineux, à. fouilles alternes et à lleurs disposées en cymes axillaires. Le fruit est une drupe analogue à uno olive, dont le noyau charnu contient une graine à onibryon cliarnu et sans albumen.
— Encycl. Bot. Le balanitt:
d'Egypte porte des fruits sucrés que l'on mango en ce pays, lorsqu'ils sont mftrs, sous lo nom do " dattes du désert», et qui, avant la maturité, sont amors, acres et
Purgatifs. L'embryon fournit de Imilo, et l'on fait avec sa pulpe une boisson fcrmenléo.
BALANITE (du gr. bnlanos, gland) n. f. Inflammation do la membrane muqueuse qui revêt lo gland et la face interne du prépuce.
— Encycl. Méd.Laônknîiesim- Balanite ■ a fleurpie ou accompagnée do posthito i,^ fruit. ' (balano-posthite) peut être produite par les infections les plus diverses : chancres ou plaques muqueuses syphilitiques, chancres mous, blennorragie, herpès préputial. Elle peut encore avoir pour agents les microbes communs de la suppuration : staphylocoques, streptocoques, etc., et être alors provoquée par l'excès de coït ou la ma.sturbation, ou simplement par l'insuffisance des soins de propreté. Le phimosis congénital, le diabète, sont des causes prédisposantes.
La muqueuse sécrète un liquide muco-purulent qui a iiuolc|uofois une odeur très repoussante, analogue à celle ilu vieux fromage. Toute la région est le siège d'une vive chaleur et d'une démangeaison incommode. Les parties so gonflent et il peut survenir du phimosis ou du paraphimosis et, par la suite, de la gangrène.
Le traitement consiste, outre l'abstention des rapports sexuels, en lavages, bains locaux à l'eau boriquée et grands bains, injections entre le prépuce et le gland. Il convient de placoi', quand on lo peut, de la charpie fine, ou de la gaze, ou une bandelette de linge, ou de la ouate aseptisée, dans la rainure qui est au-dessus de la couronne du gland. On a conseillé, pour les bains locaux et les injections, des décoctions de mauve ou de pariétaire. On peut encore tremper la charpie dans du vin aromatique, des solutions astringentes de tanin, de sulfate de zinc, d'acétate de plomb, ou bien cautériser avec une solution légère de nitrate d'argent. On a quelquefois recours à la cautérisation par le nitrate d'argent. Quand la balanite est symptomatique do chancres siégeant sous le prépuce et compliquée ae phimosis rebelle, il est utile de débrider le prépuce d'un coup do ciseaux, le long de sa face dorsale ; ce débridement est nécessaire s'il y a gangrène ou imminence de gangrène. La prophylaxie, en cas de phimosis, consiste dans la circoncision.
— Vétér. La balanite, appelée aussi acrobiistite, s'observe chez les animaux domestiques ; elle se reconnaît à la tuméfaction, à la chaleur de la région et il la difficulté de l'écoulement de l'urine. Elle est surtout fréquente chez le chien. Les causes sont à peu près les mêmes que chez l'homme. Traitement : lotions détersives, antiseptiques et astringentes.
BALANOBIUS {bi-uss — du gr. 6alanos, gland, et bios, vie) n. m. Genre d'insectes coléoptères de la famille des curculionidés-balanininés, qui renferme dos charançons ayant les mœurs des ^.
balaninus. .--^
— Encycl. Les balatwbius difl'èrent / / des balanins par leurs antennes à massue ovoïde ; on en compte sept on
huit espèces d'Europe. Citons le bala nobius crtux, sur les saules (la larvo vu, dans les galles); le balafwbiiis pyivhoccras (larve dans les galles des chênes [France]).
BALANOGLOSSE OU BALANOGLOS-
SUS (suss — du gr. balanos, gland, et f/lôssa, langue) n. m. Genre d'animaux types de la classe des entéropneustes.
— Encycl. Les balanor/ losses sont des vers d'assez grande taille, vivant dans le sable en diverses mers ; beaucoup d'espèces sont phosphorescentes et exhalent une odeur d'iodoforme. La gross<' trompe eu forme de langue dressée à la - partie antérieure du corps sert d'orga- j; ] ,ri, i . -k,'. ne locomoteur et de siphon respiratoire.
Certains fréquentent dans les grandes profondeurs. V. entéropneustes.
BALANOMORPBE (du gr. bnlanos, gland, et morphc. forme) n. m. Genre d'insoctes coléoi)tères phytophages, famille dos halticidés, renfermant des attises d'assez grande taille, arrondies, dont les dix ou onze espèces connuos habitent l'hémisphère boréal.
BALANOPE n. f. ou BALANOPSiV*/)S5l n. m. Genre de plantes dicotylédones, renfemiant dos arbres ou des arbustes do la Nouvelle-Calédonie, à feuilles alternes dispo:^ées en faux verticilles, sans stipules, coriaces, entières ou dentelées, pinninorves. Les fleurs sont dioïques et nues.
— Encycl. Les fleurs mâles, composées do six ou neuf étamiues, ont une bractée à la base
do la fleur. Les fleurs fom'-ll
Le (r
iqUO
Batniio(i
b, Heur femelle.
BALANOPHAGC
Cdugr./w/«»jOJï.gIand.
ot phafft'in, manger; adj . Qui se nourrit do glands : fiiseaux
IIALANOPnA'.nS.
BALANOPHORA-
CÉESn.f. pi. Famille, do plantes dicotylédones, ayant pour type le genre balanopltore. — Une bala-
NOPHORACÉE.
— Encycl. Les baltmophoraci';es sont des plantes à tige épaisse, charnue, garnie d'écaillés au lieu de feuilles, et presque toujours renfermée, avant leur développement dans une spathe tubuleuse. Les fleurs, petites, monoïques ou dioïques, sont réunies sur un réceptacle ou nhorante, quelquefois nu, mais le plus souvent chargé d'écaillés ou de soies de formes très variées.
Les fruits sont généralement coriaces, secs ou légèrement charnus. La graine se compose d'un tégument coriace et presque osseux, contenant un petit embryon globuleux. La famille des balanophoracées vient se placer à côté des santalacées et des rafflésiacées. Daprès la structure du pistil, les genres qui composent cette famille ont été distribués on trois tribus : mystropétah^cs, hrlusiili-ci, balanophorées .
BALANOPHOREfdugr.irtifiHOS,
gland, ot ji/ioros, qui porte) adj.
Bot. Qui porte des glands.
— n. f. Genre de balanophoracées, renfermant des plantes charnues, fongiformes, jaunes, rouges ou blanches, parasites sur les racines de divers arbres de l'archipel Indien, de la Chine, de l'Australie, des Philippines et des Nouvelles-Hébrides. (Ils sécrètent une substance cireuse que les indigènes utilisent) : Une ba-
LANOPHÛRE.
BALANOPHORÉES n . f . pl.Tribu de planios do la famille des balanopnoracées, n'ayant qu'un seul
carpelle fermé "produisant à sa Balanophore: a. fleur. base un ovule dressé, orthotrope
et nu, ou bien, vers son milieu, un ovule pendant, anatrope et réduit au nucelle, ou semianatrope et unitégumonté. — Une balanophorée.
BALANOPHYLLIE (du gr. balanos, gland, et phullas, feuillage) n. ni. Genre de zoanthaires madréporaires, famille des eupsamraidés, renfermant des polypierssimples, à cloisons minces, à columelle spongieuse.
— Encycl. Les balanophyllies habitent diverses mers: uno espèce {balanop/iyllia italica) se trouve dans la Méditerranée ; d'autres sont fossiles à partir de l'éocène.
BALANO-POSTHITE {poss — du gr. balanos, gland, et prtsthè. prépuce) n. f. Inflammation simultanée do la sur. faco du gland ot de la muqueuse préputiale. V. balanite.
BALANO-PRÉPUTIAL (si-al), ALE, AUX (gr. balanos, gland, et préputial) adj. Qui se rapporte à la fois au gland
BALANOPS n. m. Bot. V. BALANOPE.
BALANOPSÉES n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones voisine des salicées, des myricées, des lacistémées et des pipéracées, et ne comprenant que le genre balanope.
— Lne BALANOPSÈE.
BALANORRAGIE fdu gr. balanos. gland, et rhëgnumi,
je fais jaillir n f. En T. méd.. Ecoulement mu queux qui a son s\<-'^c au L:iand.
BALANORRAGIQUE adj. Qui a rapporta la balanorragie.
BALANORRHÉE (du gr. balanos, gland, et rAein, couler)
u. ï. Med. S\ 11. do BALANORR.AGIE.
BALANORRHÉIQUE adj . Qui a rapport à la balanorrhée.
Balanos, et non Balanus, chef gaulois qui, vers lan liis avant notre ère, ofl'rit ses services au sénat ronuitn contre los Macédoniens. Il est remarquable que Tite-Live (XLIV, 4) cite ce mot sous sa forme celtique os, et non latinisée us. Le nom do ce personnage parait siirnifier « brillant ", en celtique.
BALANTfrad. baleroxxballer, danser) adj. m. Flottant, - illani. 11 On écrit mieux ballant.
— n. m. Mar. Objet qui nest pas tendu et que lo vent a:t balancer, u Balancement que l'on donne à un objet
avant de le lancer : Donner du balant à un plomb de sonde.
— Métall. On chaufl'e une pièce au balant, en lui imprimant de légères secousses pendant qu elle est dans le feu, pour juger de son état do ramollissement.
Balantes, peuple de la Sénégambie, qui habite surtout la rive cauche de la Casamance et le bassin supérieur delà rivière Géba. Par leurs caractères physiques, les Balantes paraissent se rattacher aux Mandingues. D'humeur belliqueuse, ils obéissent à un chef ou roi, qui a non seulement le droit de vie et de mort sur tous ses sujets, mais aussi le droit du seigneur dans toute la tribu. La polygamie n'est limitée ni par les lois, ni par la religion. Les Balantes sont fétichistes, et chaque individu accusé d'avoir jeté un sort à un voisin est obligé de se soumettre ù l'épreuve du poison, de boire le tali préparé par le féticheur. Malgré leur caractère quelque peu turbulent, ces nègres se livrent au commerce et trafiquent principalement avec les Portugais. — Un Balante.
BALANTI n. m. Nom d'un ricin des Philippines dont les racines sont utilisées comme antidysenténques.
BALANTIDIUM [om' — du gr. balantion, bourse, et eidos, forme) u. m. Genre d'infusoires hétérotriches, famille des
BALANTIN — BALBE
bursaridcs, dont le type est le balantidium coli Stein, vivant dans l'intestin du cochon et parfois dans celui de riiomme, chez qui il peut produire des afl'ections très graves.
BALANTIN n. m. Sorte de pf-cheà la ligne, qui se fait sur les côtes d'Espagne, et qui ressemble a la poche au libouret. V. ce mot.
BALANTINE n. f. Bot. .S.vn. de hernandie.
BALANTION (du gr. balanlkw, Ijourse) n. m. Bot. Fougères arborescentes, constituant uuo section du genre aicksonie. il On écrit aussi bai-antium.
— Métrol. Monnaie grecque qui valait 250 deniers, il un l'appelait aussi tholtis.
BALANTIOPHTALME (du gr. balantion, bourse, et nphthatmos. œil. — Lortliogr. otymol. serait ealantioph- TiiALME) adj. Qui a les paupières pendantes et formant une bourse ou poche.
BalaOAN, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, lie Lufon, prov. de La Union); 12.000 hab. Une des plus anciennes fondations des Espagnols aux Philippines, datant de 1507.
BalapoUR, ville de l'Inde anglaise (Bérar), sur un sousaffluent de laTapti; 11.250 liab.
Bala-RÂMA ou BaladÊVA , fils de Vasoudôva et do Rohinî, sa seconde femme, frère aîné do Krichna et, comme lui, incarnation du dieu Vishnou. Renommé pour son habileté à manier la massue ou le coutro do charrue. Il assiste Krichna dans les nombreux exploits qui le rapprochent de l'Héraclès des Grecs. Il meurt do chagrin après la ruine des Yiidavas, et son âme s'échappe de sa bouche sous la forme du serpent Çécha.
BalARD (.\ntoine-Jérôme), savant chimiste, né â Montpellier en 1802, mort en 1870. Professeur de chimie â Montpellier, il se signala en 1826 par la découverte du brome, puis devint professeur de chimie à la Faculté des scien.^es de Paris, au Collège de France, et membre de l'Académie des sciences. Il a rendu les plus grands services aux arts industriels en ex- Bala-Ràma
trayant directement de l'eau de mer le sulfate de soude, avec lequel on prépare la soude factice et les sels de potasse. Travailleur modeste et infatiga- Balard n'a écrit que des mémoires insérés dans les tue, et dans les Mvmoirea
Annales de ^}h>jsiqiie et de ch de l'Àcadrmie drs sciences.
BALARDIE l'i' n. f, Bnf. Syn.
BaLARES "II. d.iiui ■^ Suai,
lilr il.-
■■I.iiu
il ru avait rir
gié dans les n Balkaros [rtiss].)
Balaruc-les-bains,
à 21 kilom. de Montpell
i do la ;
iii.Baleari . (st-à-dire
M', iniuinaii-c il l'Àpagne ; iiiiaLTinois, cl s'i-iait réfuilaigne.— Un Balahe (ou
im. de l'Hérault, arrond. et l'étang de Thau ; 1 .008 hab.
du Midi." Raffineries d'huiles minérales. Eaux thermales contre les maladies chroniques, connues dès l'époque romaine. — Il existe non loin de Balaruc-les-Bains une commune de Balaruc-le-'Vieux (517 hab.); et un écart de la commune de Balaruc-les-Bains, nommé aussi Balaruc, a des hauts fourneaux.
Balas (Alexandre). Hist. anc. 'V. Alexandre Bai.as. Balasch, transcription arabe du nom des souverains arsacides Vologèses. "V. Vologèse.
BALASÉE n. f. Toile de coton des Indes. Il On écrit aussi
IJALAZËE.
BALASIE (s/) n. f. Nom ancien du rubis balais. BalasinoRE, ville de l'Inde anglaise (Goudjerate) ; 9.7110 iiab. Cai>i(alo dune principauté tributaire du Gaïko-
Balasore ou Balassor, ville maritime de l'Inde anglaise (présidence du Bengale, prov. d'Orissa), sur le fleuve côtier Barabalang; 20.500 hab. Cette ville fut cédée en lG-i2 par Chah Djehan à la Compagnie anglaise des Indes-Orientalcs ; elle est actuellement en décadence. Ch.-l. d'un district peuplé de 91i).000 hab.
BaiASSA-GYARMATH, ville de l'Austro-Hongrie, ch.-l. du comitat de Nograd, sur l'Ipoly, affluent du Danube; 7.700 hab. Vignobles ; source minérale de Podluzsàng.
BAliASSE n. f. Paillasse formée d'une toile pleine de l)alo d'avoine, n "Vase en terre poreuse, qui sert à rafraîchir 1 eau.
BALASSI(Valentin), poète lyrique hongrois, né en 1551, mort on luttant contre les Turcs en 1594. Sa vie tragique, ses amours et sa mort héro'ique font de lui une des figures les plus sympathiques du Parnasse madgyar. Ses poésies religieuses furent éditées par son élève Rimai, mais ses chansons d'amour, qui font entendre des accents que la lyre hongroise no retrouvera que vers la fin du xviii» siècle, ne furent découvertes qu en 187-1, dans un manuscrit de Radvany. Le rythme en est gracieux et léger ; des strophes artistiques, avec des vers de six à huit syllabes, le vrai rythme national, appelé «la strophe de Balassi », remplacent l'alexandrin. Ses Œwres lurent éditées par Aron Szilady dans la collection dos Anciens poètes hongrois.
BALASSOR n. m. Etoffe fabriquée avec des fibres d'écorce do certains arbres ec originaire des Indes orientales, ii On écrit aussi balaçor.
BALAST (Insf) n. m. Techn. 'V. ballast.
BALASTRI {lass) n. m. Nom donné, en Orient, aux draps (le Venise.
BALATA n. m. Nom donné, dans la Guyane, au mimusops hatata, arbro dont le bois est utilisé pour la charpente. Il fournit une gutta-percha.
Balaton (lac) [en allera. Platten See] , lac de l'Austro-ilongrie, dans les comitats de Somogi, Veszprem et Zala, entouré de vastes marais ; ce lac Tcçoit de nombreux ruisseaux et communique avec le Danube par le Sic, sons-ainui'iil du Kapos, et i)ar le Sarviz. Des services do navigation relient les rives opposées du lac.
BalATON-FURED, bourg de l'Austro-Hongrie (comitat do Zalai, sur le lac Ualulun ; 1.8UU hab. Sources minérales, bains très fréquentés.
BALATONITE (de Balaton, lac de Hongrie) n. m. Genre d'ammonites tracliyostracées, division des tirolitines.
— Encvcl. Le genre balalonite, fondé par Mojsisovics, dérive, pour ce savant, d'ammonites tirolites. Il distingue trois groupes de balatonites : le premier est celui des iinnmati;\e second, celui desariétiformes; le troisième, celui des nculi. Les balatonites se trouvent dans le trias alpin.
BALATRO (du lat. balatro, vaurien) n. m. Genre de rolateurs, famille des atroques, renfermant des formes aveugles, dépourvues d'organes rotatoires, vivant en parasites sur diverses annélides. Citons le balatro calinis (côtes de France), sur les oligochètes.
Balaun ou Balazun, troubadour provençal du xiii- siècle. Sainte-Palaye a recueilli un de ses poèmes, où il peint son amour pour'la dame de Joviac. Il fut accueilli à la cour de Raymond V, comte de Toulouse.
BALAUSTE (lost'— du gr. balaustion) n. f. Nom donné autrefois, dans le commerce, à la fleur du grenadier sauvage.
— Bot. Se dit de tous les fruits multiloculaires, présentant les mêmes caractères que celui du grenadier.
BALAUSTIER (M.s,!-(i-(? — rad. balauste) n. m. Variété sauvace de grenadier ; nom que l'on donne aussi au grena- <iier à'fleurs doubles : Les anciens se servaient du fruit du D\LAUSTiER pour In teinture des draps. (Loisel.)
BALAVRI n. m. Variété do raisin.
Balawat , nom d'un village de la Turquie d'Asie situé
,, ,.,,M , 1,1..! I au N. de Nimroud et à 28 kilom.
,, 1 |.: i, M 1 hrs Arabes ayant découvert, en 1877,
I,., lin ' I I ii|ues de bronze sur lesquels on voyait
, [I rrlii : 1 - i: 'i i^svricns analogues à ceux qui décoraient les palais de Ninive, Hormuzd Rassam, vice-consul il'Angleterre, fut chargé par son gouvernement d'aller explorer le tumulus dans lequel la trouvaille avait été faite; il y mit au jour les ruines de plusieurs palais assyriens construits par Salmanasar, le troisième du nom, fils d'Assur-Nasir-Habal (900 av. J.-C). La plus grande partie des plaques décoratives exhumées est déposée au musée Britannique ; quelques-unes d'entre elles sont parvenues en France.
— BiBLinGR. : H. Rassam, Kicarations and discotiertes dans les Transact. ofS. II. A.; Pinches, the Brome Cales from fln/nimr (Londres, 1880).
BALAYAGE {lè-iaf) n. m. Action do balayer, de pousser didiors les ordures avec un balai : le balayaok des rues, d'une c/iambre.
— Fig. E.xtermination, action do faire disparaître : A la Chine, de temps imnuhiiorial, c'est la famine qui est chargée du BALAYAGE rfc.îpaHiTcs. (Proudh.)
— Esoycl. Dr. Dans beaucoup de communes, le balayage des voies publiques comprises à l'intérieur des agglomérations d'habitants est à la charge des propriétaires des fonds riverains : 1° soit en vertu d'anciens usages locaux; 2" soit en vertu d'arrêtés du maire prescrivant aux riverains le nettoiement de la voie publique, chacun au devant de sa propriété, jusqu'à moitié do la largeur. Aux maires, en ctlet, appartient, en vertu de leurs pouvoirs de police municipale, et aux termes mêmes de l'article 97, § I", do la loi du 5 avril 18S1, le droit de réglementer le balayage de la voie publique. Les usages locaux ou les arrêtés municipaux prescrivant le balayage ont pour sanction l'amende de 1 à 5 francs prononcée par l'article 471, § 3, du C. pén. contre » ceux qui auront négligé de nettoyer les rues ou passages, dans les communes où ce soin est laissé à la charge des habitants » .
Dans d'autres communes, le balaye est érigé en service municipal. A cette occasion, -certaines villes, notamment Paris, avaient adopté le sj/stème de l'abonnement : un concessionnaire se chargeait d'exécuter le balayage et se rémunérait au moyen du prix de l'abonnement payé par les particuliers. Mais, en l'absence d'un texte, l'abonnement ne pouvait être que facultatif; de là, des complications et des difficultés. Aussi la loi du 26 mars 1873 établit-elle, pour la ville de Paris, une taxede balayage, c'est-à-dire la conversion en une redevance pécuniaire obligatoire de la charge de balayage incombant aux propriétaires riverains de ta voie publique. Une loi du3i juillet 1880 autorisa de même la perception d'une taxe de balayage à Alger et à Oran. Finalement, la loi du 5 avril 18S4 a, par son article 133, § 13, conféré au gouvernement le pouvoir d'étendre le bénéfice des dispositions de la loi du 26 mars 1873, par décrets rendus dans la forme des règlements d'administration publique, aux communes de France ou d'Algérie qui en feraient la demande. Lorsqu'une municipalité Veut solliciter l'autorisation d'établir une taxe de balayage, elle doit, avant tout, faire procéder à une enquête dans les formes fixées par l'ordonnance du 23 août 1835.
Balayan, ville maritime de l'Océanie espagnole (Philippines, lie Luçon), au fond du golfe de Balayan:
hab.
. Action de balayer, ii On
BALAYEMENT (/é-w-mfin) n.
dit plutôt BALAYAGE.
BALAYER {lê-ié. — Je balaye, tu balayes, il balaye, nous balayons, vous balayez, iU balayent. Je balayais, nous balayions. Je balayerai, nous balayerons. Je balayerais, nous balayerions. Balaye, balayons, balaye:. Que je balaye, que nous balayions. Que Je balayasse, que nous balayassions. Balayant. Balayé, ée. — Ce verbe prend un y et un i de suite aux deux prem. pers. pi. do l'imp. de l'ind. et du prés, du subj. On peut encore conjuguer le verbe balayer en changeant y en i devant un e muet : Je balaie, Je balaierai, etc. Seuls, les poètes peuvent, par licence poétique, écrire bala'irai, balairais) v. a. Enlever, pousser avec le balai : Balayer des ordures. Balay'er la boue, il Nettoyer avec le balai : Balayer une chambre.
— Par anal. Pousser, chasser, disperser : I^e vent BALAYE la neige nouvellement tombée, il Balayer la rue avec sa robe. Entraîner la poussière, etc., avec la traîne trop longue d'une robe, il Balayer les antichambres, Avoir l'habitude de solliciter. Se dit des courtisans, des intrigants.
— Traverser violemment eu renversant tous les obstacles : L'artillerie qui balayait la plaine, n Se dit des personnes ; Balayer les emiemis, les insurgés.
— Fis. :
— Par. ext. Débarrasser, purger : Le sàné balaye Ccstoniac, la rhubarbe nettoie le duodc/niin, et te sel d'Epmm ramone les intestins. (V. Hugo.)
— Argot de théâtre. Balayer les planches, Jouer un bout de rôle dans un lever de rideau.
Se balayer, v. pr. Etre balayé : Les rues de Paris se BALAYENT avec des brosses mécaniques.
BALAYETTE {lè-ièt' — dimin. do balai) u. f. Petit balai ([ui sert à nettoyer les tables, le devant du l'eu, lo dessus des fourneaux, elc.
BALAYEUR [lê-ieiir), EUSE n. Personne qui balaye : Une troupe de BALAYEURS et de balayeuses.
— Par dénigr. Personne de peu de valeur, dans une profession quelcon(|UO :
iesBALAYEURS/iV^é:
Balay.
Fig. Ce qui détruit, ce qui fait disparaître : Le temps est un qrand balayeur.
— aàj. Qui balaye : La hise balayeuse de l'automne, ii Poils balayeurs. Bot. Poils qui garnissent le style des composées, et dont l'usage est, dit-on, de faire sortir le pollen en irritant les anthères.
BALAYEUR n. m. Agaric, appelé aussi « glaireux gripa5 été assez complètement décrit pour déterminer le genre.
pui-
Balay
écanique.
sât riu'
BALAYEUSE (/('-?>(/;'— ra«l. balayer) n.f. Mod. Volant do ilcntolle, oie, cousu au bas d'une jupe, d'une robe.
^- Techn. Dans les ateliers d'impression sur étoffes en coton, on donne le nom do balayeuses à un tissu impriniô noir et blanc, en rayures. A laide li'un plissage spécial, la couleur blanche n'est pas visible; elle no s'aperçoit que lorsqu'on développe le tissu.
U Machine pour le balayage des chaussées macadamisées.
— Encycl.I1 existe un grand nombre de balayeuses mécaniaues. Ccllo dont on se sert le plus, aujourd'hui, est la balayeuse de Taillefer. Cette balayeuse, traînée par un cheval, se compose d'une charrette à deux roues. L'appareil balayeur, Jixé à l'arrière, consiste en un rouleau garni de brins dn piazzava et monté obliquement, de sorte que les balayures sont amassées et abandonnées toutes du même côté. L'extrémité du rouleau qui reçoit le mouvement, à l'aitli' d'un pignon engrenant avec une grande roue dentée caK'' sur l^ssieude la voiture, le transmet à son tour, par uw chaîne de Galle, à un second pignon monté sur l'arbre du balai. Une tringle, placée sous la main du conducteur sur son siège, permet de déclencher et d'abaisser vers lachati--sée le balai; la même manette sert à relever le toui. Comme le poids du balai cylindrique pourrait briser les brins contre le sol, des contrepoids remédient à ci:i inconvénient.
BALAYURE {lè-iiir') n. f. Ordures avec le balai : Les balayures de rue ne doivent être pmployées comme engrais qu'après avoir été longtemps exposi-r.s à l'air. (Raspail.)
— Par anal. Balayures de la mer. Débris variés que la mer repousse sur le rivage.
— Fig. Rebut : 0 â7ne pécheresse, qxt'as-(u mérité, sinon d'être la balayure du monde? (F en.)
— Prov. : Il y a des balayures â chaque porte, Chaqun famille a ses ennuis, ses misères.
— Encvcl. Dans beaucoup de fermes, les balayures sont jetées au hasard auprès des habitations, dans les cour.-s, le long des murs, qu'elles salissent. Cette négligence, autrefois à peu près générale et encore très commune de nos jours, est pernicieuse. Les débris, qui, recueillis avec soin et rassemblés en monceau dans un endroii écarté, auraient pu faire en peu do temps un excellent fumier, riche en carbone et en matières azotées, se changent en véritables foyers d'infection, vicient l'air, et ni» sont pas moins nuisibles à la santé de l'homme qu'à ccllo des animaux.
BalazÉ, comm. d'Ille-etVilaine, arrond. et à 7 kilom. de Vitré, sur la Pérouse, sous-affluent de la Vilaine; I.T-M hab.
BALAZÉE n. f. Comm. V. BALASÉE.
Balazsfalva (en allem. Blasendorf), district de l Au-^ir-i-IlHiiL'rio (Transylvanie, comitat d Also-Feher) ; : (,)(!(( liai'. Ch.-l. Balazsfalva -Varos, au confluent des deux Kukiilio, affluents du Maros : 1.200 hah. Siège de l'évêché grec -uni de Transylvanie; lycée, sémmaire épiscopal.
BaLBAN (Gleias-Eddin-Balban-Schah), roi de Delhi, de 1265 à 128G. Il comprima de nombreuses révoltes, étendit les frontières de ses Etats, et devint lo prince le plus puissant de l'Inde. La cour de Delhi éclipsait alors par sa splendeur toutes les monarchies de l'Orient.
BaLBASTRE (Claude), organiste français, né à Dijon en 172t>, mort à Paris en 1709, fut accueilli à Paris par Rameau, son compatriote, qui lui donna des leçons. Reçu organiste de Saint-Roch en 1756, il composa pour cette église des noëls en variations qu'il exécutait chaque année à la messe de minuit, lorsque, en 1762, l'archevêque de« Paris le lui défendit, parce qu'ils attiraient trop de monde, et changeaient la cérémonie en spectacle. Devenu organiste de la cathédrale de Paris, puis organiste de Monsieur, frère du roi, Balbastre conserva ces emplois jusqu'à la Révolution. Très habile comme virtuose sur lo jeu de l'orgue, cet artiste n'a montré que des qualités médiocres comme compositeur.
Balbe (Prosper, comte de), homme d'Etat et littérateur italien, né à Cliieri ou Quiers(Piémont) en 1762, mort en 1837. Ambassadeur des Etats sardes auprès de la République française, de 1796 à 1798, il fut chargé par le gouvernement provisoire d'organiser les finances du Pié'
mont (17911) ot (ioviiit iiispoclour gônùial do l'uuivor.silô. Apn'-s l;i rcsiîitii'iiiiun do la maison do Savoie, il fut minis- Iro 1.1'' riiiiiMirur. Il ùiait président do l'Académie des sciL-Euc^dc' riiriii.S,sujuvresantot6i)uljliêos(Tnriii, i8yu). BaLBEK un BaaLBEK {raiicienno I/éliopolis ou ville lin Suivit des Grecs, la /iclca'a des Arabesj, villo do la Turquie d"Asie (Syrie, prov. do Damas), au pied de l'Anti- Liban, sur le plateau tlit do EL-Deka'a; 3.000 à 4.000 hab. Cultures dos céréales, de la vigne, du colou. — Ch.-l. du canton de Balbck.
— Histoire. On connaît fort mal l'histoire de Balbok, ot on ignore son oripinn. Pla.-.'e sur la route do Tyr à Palrnyrp, » 11. .!uî j , . f (,■ i[i, n i n !'. ir.- do bonne heure l'un dos-iH; i ,, I , , Il I , ,!,■ l'Orient. Enveloppée ilaii I ' II! ; ' I m 1 I II . li. [Nirvint, sous les succosbiMir . .. .- |.:iii . I , r, r-' do prospérité : c'est par eux, ^.llls iliMih-, i|ii. . i:i m . ;. s plusieurs des monuments dont on adniirr m i Im ii- , ruines. Auguste réduisit Hi-liuiiolis en rnl. i,i. 1 111,111,. Antoniu le Pieux y fit de notables embi-lli -s-iu.m l'iiiiiant la période by- «antino, la ville do Baal, convertie au christianisme ot devenue le sit'go d'un évoque, fournit plusieurs martyrs à l'Eglise. Lns Arabes s'en emparèrent au x" siècle, transformèrent ios (>di!i'-fs clir<-ti(Mis on ninsqnêes, ot les palais antiipi.-s rn .-ii.i.l.'ih-s A p.nnr M.- r.-ur .-pnquo, BaU.ek décimi. ru|ii.i.iii.'ii(. Imi i:..'', iiH liruiliiriiiciit (Ic torro acheva hi^lrsiriin iiui .le l:i \ illi-, <|iii iir .■..iiiptait plus que 5.000 liubiiams, ei (jUi e>,t atijuurdlau dialiue.
— Les mines. Le itiuieau sur le(piel se dressent les ruines de Balbek ulfre une disposition assez analogue à celle de TAcrup-.le ,i-AtlirMus. On v rencontre le lemi.Ie
do Jupiter, ;.|.|H.l,-.-,,isM !.■ \\\\\ Trù^y\- Ir m fii-hi !.■
mieux. niiNciA.' Jr l;.Hi.. I,. -nur ,,,...
Ruines de Bulljek.
iliMsn de toute la Syrie; il en subsiste six colonnes canliilces et portant encore, sur leurs chapiteaux corinthiens, II !i entablement avec frise et corniche richement sculptées. (■e^ six colonnes gigantesques dominent majestueusement t'iutes les ruines de Balbek et annoncent ce que devait eue ce merveilleux temple du Soleil, que la science ar- <lHulogique, s'appuyant sur un passage de Jean d'Antiociie et sur des inscriptions latines trouvées dans les déciiiiiljres, rapporte au règne d'Antonin le Pieux.
1 les constructions modernes, dont les ruines sont êparscs au milieu des débris de l'antique Balbek, une seule otfre •juelijue intérêt, une ancienne église chrétienne, située en lare du pronaos du temple de Jupiter, et qui, à une époi|ne incertaine, a été transformée en ouvrage défcnsif par les Arabes. La ui-cropole de Balbok, située au sommet d'une
eollnie, ,; i.'iii I ica 11. - 'U | > . 1' ■ lïa L^iiieiits curioux ; daus Ics
re. iiiTs .lr Ij . ..;iiiH- •■■■il' l'i.i : ....■■■s dos gpottes sépuieralc-. Au ^ n .!-■ r.,ili>ri , ,i i l.il.iiii, environ, se trouvent
les ,infirinir.^ r.n'fifrrs d'.Mi -.niii ~..niOS ICS plOrrOS ColoS-
^ales employées aux con^truciioiis de la ville.
-' BiBLiOGB. : Dawkins ot Wood, the Buins of Baalliek (l.-iidres. 1757): Ch. Reynaud, i>e PaWs « iJaa/ic/.- (Paris, isM- : do Sanicy, Voyage autour de la mer Morte (Paris, is,.' :,i ; i.nriet, /a .S'if/'i'e rf'aiyourrfVa» (Paris, 18S3j ; Frau- Im I „ r, ,/ , Ahi'opolisvon Baalbek (Francfort, 1891).
Balbes uu Balbi, ancienne famille piémontaise, di- Ms( r .M un ;^'rand nombre de branches, et puissante, au Mil -^1' II-, ilans la république de Cliieri (Quiers), qu'ils liitiieiii \Kiv livrer à Amédée do Savoie (1347). Les ruinés il um- hi^iio de forteresses dont ils avaient ceint leur terniniie sont encore désignées aujourd'hui sous le nom de. t'uirs des Balbes. Une de ses branches, fixée à Avignon Vers 1456, fut la tige delà maison de Grillon.
Balbi Jean de), do Gônesfou Genuensis), dominicain, II' ;i '■■ nr>, mort vers 1298, auteur d'une encyclopédie, 'liM-n . -MUS le nom de Catliolicon, c'est-à-dire universel. <"es( uu les premiers livres qui aient été imprimés.
Balbi mu BalbO (Jérôme), littérateur vénitien, mort en ]->.'.'■, lut iiMi.sseur do belles-lettres et de droit, puis < iii[ii..yè (Ml qualité do négociateur par Maximilien I" et i h.nles-Quint. Il est auteur do poésies, d'ouvrages histo- 1 1 jiies et politiques, et d'un traité assez curieux De coroi:!'unepi'incipum (Lyon, 1530).
Balbi (Dominique), auteur dramatique italien, fîorissait à Venise vers la fin du xvii« siècle. Il a donné des pièces représentées avec succès, et dont les plus connues sont : la Sfortunaio Paziente, opérette en prose (^1667); il Pantalone burlao^ comédie (1G75) ; il Primo zanne disgraziato mezzano de' matrimonii, comédie (1677).
Balbi (comtesse de), femme célèbre par sa liaison avec le comte do Provence (depuis Louis XVUI), née en 1753, morte en 1S32. Fille d'un marquis do Caumont La Force, elle épousa le comte de Balbi, noble génois, qu'elle fit eusuite mterdire. Ses folles dépenses causi reni lie -raves embarras au prince. A réi"M|M. .i, 1, mi ,,i,, , "il,- se retira à Coblentz avec Monsi.i, , , Vn-lo-
terre, ot revint on France son ,( . relé-
guée à Montaubau, pour sa pam. i|.aii..ii a .1< s uuii^'uos
1 I 1111 îles ].r'-niiers asoces piilili.atmiis sont nomer et llonueguy, les Ar~
mémo sens) n. f. Antiq.
ndiquant le point de do-
royalistos, cUo établit dans cotte ville un tripot, fit de vains cfiurts pour rentrer on faveur à. l'époque do la Kostauratiun, et vécut dès lors dans l'oubli.
Balbi (Adrien), géographe italien, né ù. "Venise ou 1782, mort en 1848, autour d'un Compendio di gcografia univcrsale, qui lui valut l'amitié de Malte-Brun. Conduit on Portugal par dos afl'aires de famille, il y ramassa de iirécieux matériaux qu'il mit en œuvre dans son très inégal £'5«oi de statistique sur le royaume de Portugal et des Algarves, comparé aux autres Etats de l'Europe (Paris, 1822), suivi dos Varii'U-s politiques et statistnjues de la monarchie portugaise. Quelques années plus tard, Balbi publia V Atlas et/inographi(jue du globe ou. Classification des peuples ancictis et modernes d'après leurs langues (Paris, 182G), puis différents ouvrages de statistique comparée, enfin im Abrégé de géographie (Paris, I832j, où il a résumé, en un seul volume, toute la science géographique de son temps.— Son fils, Edgène Balbi, né à Florence en 1812, mort à Paris en 1884, a aussi publié un certain nombre do travaux géographiques, mais aucun d'eux n'a obtenu le succès de ceux qu'avait publiés son pèro.
Balbiani (Edouaril-Gérard), savant français, né à Saint-Dominguo en 1825. Elevé à Francfort-sur-le-Mein, il vint à Paris, étudia le droit, puis les sciences naturelles, Docteur en médecine (1854), chef des travaux histologiquos du laboratoire de Claurlo Bernard au Muséum (18G7), il fut nommé professeur «i'oml>rvnrr,v„i,. ,-.>niparô.' au Collège de France (1874). On bn .Imm" .IH,, [«Mitants ira vaux sur les phénomènes de la {.'mimi aii..ii ■-.•■■.wr,- ■{.■^ mfnsoires ciliés, sur la pébrino. sur 1.- mii^s Mifllm -les ir-niies ovules des animaux, sur le 'ie\elo|i|i.nieii( .lus pucc-
. urlo pliylloxcra, eie. 1
Mil France de cyloioLie
l'i'N.s. 11 a fondé, avec Ua
rfiii'cs d'auatomie juicroscopiq
BALBIDE (du gr. balbis, ÏO gr. Autrefois, en Grèce, Lign part des concurrents dans les courses,
BalbiGNIT, comm. de la Loire, arrond. ot à 31 kilom. de Roanne, sur la Loire ; 1.742 hab. Ch. de f. P.-L.-M.
Balbilius (Caïus), gouverneur do l'Egypte sous le r< Ljiie de Ner.m, en 55 de notre ère. Il était sénateur et aita. lie au jiarti d'Agrippino, qui lui fit attribuer le gouiietiieiit de I lOgyptc. Il avait écrit, sur cette contrée et sur ses propres voyages, des ouvrages intéressants qui sont perdus.
Balbin (Decimus Cœlius), empereur romain (237-238). A la mort des Gordiens, créés empereurs par le sénat en Mpposition avec le Gote Maximin choisi par les soldats, lialbin et Pup- |iieii furent
li..!nines par Ic
Il Ot le I" N[ !.■ rumain.
M:it~ la foulo forea les deux Augustes à confirmer au jeune Gordien lo titre de " César», bien qu'il n'eût que douzo ans. Après avoir calmé une violente sédition entre
les prétoriens ^ Balbio (musée du Vatican). — 2. Monuaie et le peuple, de Balbiu (denier en argent).
Balbin et Pup- ^ ° '
pieu vinrent à bout de Maximin, puis gouvernèrent avec sagesse. Mais la mésintelligence se mit entre eux. D'autre part, les prétoriens supportaient malaisément les o empereurs du sénat ". Profitant d'une fête, ils envahirent un jour le palais impérial ; Puppien appela la garde germaine. Mais Balbin, craignant une trahison de son collègue, refusa de la faire venir. Les prétoriens en profitèrent pour massacrer les deux empereurs, dont les corps furent abandonnés dans la rue.
Balbis (Jean-Baptiste), savant botaniste italien, né à Morctta (Piémont) en 17(î5, mort en 1831. Médecin et professeur, il devint, en 1798, après la conquête du Piémont, membre du gouvernement provisoire, ot directeur du Jardin des plantes do Turin. Etant venu en France, il obtint, en 1819, la chaire de botanique et la direction du Jardin des plantes à Lyon. Il a laissé de nombreux ouvrages sur la botanique ; entre autres, une Flora taurinensis et une Flore lyonnaise.
BALBISIE (:i — du nom de Balbis, botan. ital.) n. f. Genre de composées-sénécionidées, comprenant des arbustes glabres, résineux, qui croissent au Mexique.
— Genre de géraniacées, renfermant des plantes herbacées des Andes de l'Amérique austro-occidentale.
— Genre de plante. Syn. de thridax.
Balbo (Cesare), homme d'Etat et publicisto italien, né à Turin en 1789, mort en 1853. Fils du comte Prosper Balbo, homme d'Etat piémontais, Cesare passa son enfance auprès de lui.
dans l'exil, à Florence , de retour à Turin, on 1S07, il fut auditeur au conseil d'Etat de l'empire irançais, dont le Piémont faisait alors partie, et il rempht diverses missions ou fonctions.
Après la chute do l'em- Cesare Balbo.
pire, il entra dans l'ai-mée
piémontaise. et fit, pendant les Cent-Jours, la campas^no du Dauphiné.
Lorsque éclata la révolution do 1821, Cesaro Balbo se déclara l'adversaire des sociétés secrètes et. des révolutions militaires, ot partisan do la monarchie constitu-