‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 668 sur 828 · BALLOTTAGE · texte numérisé non relu

BALLOTTAGE

-ïi

BaU-flower.

brcux ouvrages, et reçut le titre de «historioçraphedoremperour d'Autriche ".Nous citerons do Inii Histoire j)olitique et militaire du peuple de Lyon (1845-1846); Histoire de la rt''Vo!ulion de Rome (1851) ; Histoire des révolutions de l'empire d'Autriche (1853) ; Histoire

du la querre de Hongrie en i84S- ^ „-

iS4'? (1853).

BALL-FX.OWER ( bôl-fto-eur — mot angl. signifiant fleur à bouk)x\.rù.. Ornemeat très usité en Angleterre, dans les monuments de la fin du xm" siècle et do tout le xiv', et qui se compose d'une espèce de fleur formée d'une petite boule enrermée au centre de trois pétales arrondis.

BaLLIA, ville de l'Inde anglaise (provinces du Nord- Ouest [prov. de Bénarès]) , sur le G-ange ; 15.000 hab. Grande foire religieuse. — Le district compte 942.000 hab.

BALUE n. f. Genre d'algues de la famille des céramiacécs, à frondes d'un beau rose, qui vivent dans les eaux salées.

BALUÉRIE {ba-li) OU mieux BAILLIÉRIE [ha-lli [Il rail.])

BaLLIN (Claude), orfèvre, né à Paris en 1615, mort en 1678, se forma en copiant les tableaux de Poussin, et porta son art au plus haut degré de perfection . D exécuta, pour Louis XIV, des tables d'argent, des guéridons, des canapés, des candélabres, des vases, etc., qui durent être remis à la fonte en 1689. Après la mort de Varin, Claude Ballin avait obtenu la direction des balanciers des médailles. — Son neveu , appelé aussi Claude Ballin, né vers lG60,mort le 18 mars 1754, sembla hériter de son talent, et donna aussi des ouvrages qui se distinguent par leur pureté et leur élégance. La couronne du sacre de Louis XV passa pour son chef-d'œuvre.

BalliNA, ville et port d'Irlande (prov. de Connaught, comté de Mayo), sur le fleuve côtier Moy ; 5.800 hab. Commerce de grains et de salaisons; pêcheries de saumons et d'anguiUos, station balnéaire. Les Français, commandés par le général Humbert, prirent Ballina en 1798. — Ville d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), sur l'estuaire du fleuve côtier Richmond. Exportation de bois et de sucre ; mines dor.

BallinasLOE, ville d'Irlande (prov. de Connaught, comte de Galway), sur le Suck, affluent du Shannon; 3.400 hab. Importante foire annuelle pour la vente des bestiaux, commerce de blé.

Vase de Ballin {\

,Ues)

Ballintoy, ville et port d'Irlande (prov. d'Ulster, comté d'Antrim) ; 4.600 hab. Mines de lignite, carrières.

BALLISTÉE {ba-liss — lat. ballistea, même sens) n. f. Antiq. rom. Danse licencieuse et chansons qui accompagnaient cette danse.

Ballo in maschera (il) [le Bal masqué], opéra en quatre actes, paroles de Somma (données sous le couvert de l'anonyme), musique de Verdi, représenté à Rome, sur le théâtre ApoUo, le 17 février 1859. Le livret est calqué sur celui de Gustave ou le Bal masqué, opéra de Scribe et Auber, qui avait paru à l'Opéra en 1833. La musique, qui n'est pas sans valeur, n'est pourtant pas l'un des meilleurs ouvrages de Verdi.

BALLON {ba-lon — de balle, en passant par l'ital. pallone) n. m. Vessie gonflée d'air et recouverte d'une solide peau cousue, que deux ou plusieurs joueurs se renvoient mutuellement, à l'aide du poing ou du pied : Les ballons se font également en caoutchouc creux. \\ Aérostat : Monter

— Fig. : L'amour-propre est un ballon gon/lé de vent ; qu'on y fasse une piqûre, il en sort des tempêtes. (Volt.)

— Pop. et arg. Derrière : Enlever le ballon à quelqu'un. Lui donner un coup de pied au derrière, il Prison : Etre en ballon. Etre emprisonné, ii Ventre : Gonfler son ballon, Devenir enceinte, n Verre à boire d'une forme arrondie; contenu da ce verre (généralement de la bière) : Garçon, un BALLON ! Il Argot de théâtre. On dit d'un danseur qu'i7 a du ballon, lorsqu'il unit la souplesse à la légèreté, qu'il s'élève aisément à une grande hauteur, pour retomber à terre et s'élever encore plus haut. (Ce mot viendrait du fameux danseur Ballon, célèbre à l'Opéra dans les dernières années du xvii* siècle, et qui aurait servi à caractériser cette légèreté qu'il possédait à un si haut degré.)

— Ballon perdu, Ballon qu'on lance sans aéronaute et qu'on laisse emporter au gré du vent. (On dit aussi ballon d'essai.) ii Au Hg., Ballons d'essai. Nouvelle qu'on lance, expérience que l'on tente pour sonder le terrain, tàter l'opinion sans se compromettre.

— Carross. Partie mobile d'un break comprenant châssis, baies et impériale transformant ce véhicule on omnibus en plaçant le tout sur les ridelles.

— Chim, Vase de verre muni d'un col et ayant une forme sphérique ; il est obtenu par le soufflage du verre.

— Chorègr. Sorte de pas dans lequel le danseur touche à peine la terre, et rebondit comme un ballon. V. la rubrique Pop.

— Jouet. Les ballons en caoutchouc se composent d'une sphère formée par une très mince pel- * v?^' Uculede caoutchouc et que l'on gonfle de gaz hy- ^ V /i" drogône. Ils ont été inventés on 1857. En 1872, un marchand parisien eut l'ingénieuse idée de s'en

servir comme réclame. D'autres ballons sont gonflés avec de l'air : ce sont des ballons rebondissants, qu'on se renvoie avec le poing, le bras ou le pied ; leur enveloppe est formée soit de caoutchouc, soit de fuseaux de cuir cousus ensemble; elle affecte, d'ailleurs, des formes différentes, suivant le jeu auquel le ballon est destiné. Le ballon dont on se sert pour jouer au football Rugby a uno forme ovoïde ; pour le football Association, il est rond.

poitrlanceravec le pied ; 4. ballon de football Rugby ; 5. Balloo en caoutchouc pour lancer avec la main.

— Mar. Embarcation longue et étroite, portant à son milieu un dôme arrondi, souvent richement orné, dont ou se sert en Perse et chez certains peuples de l'extrême Orient.

— Min. Dans les mines de houille, Nom donné à une masse de gaz inflammable qui flotte dans l'air sous forme d'une poche arrondie, et qui asphyxie, avant de crever, ceux qu'elle ren-

— Obstétr. Petite outre de matière flexible que l'on introduit dans le col de l'utérus et que l'on gonfle, en v injectant de l'eau ou de l'air, pour produire la dilatation et provoquer l'accouchement prématuré.

— Pyrotechn. Grosse bombe en carton.

— Techn. Nom des blocs de terre que l'ouvrier potier façonne à la main, sous forme de gros cylindres, ti Dans les fabriques de papier à la main. Quantité de papier que les étendeuses transportent de la chambre à colle à létendoir, et qui i 2 liaiku* e se compose d'une porse fl-"» fcl hydrogène 3 Bail ou rame de fabrication.

Il Espèce de grande caisse qui sert à immerger le Im pour l'opération du rouissage en eau courante.

— Encycl. Art milit. Depuis la guerre de 1870, on s'est beaucoup occupé de l'utilisation des ballons à la guerre, soit comme instruments de communication, pour faire franchir les lignes ennemies à des personnes ou à des dépêches, soit comme instruments à' observation, permettant d'explorer le terrain au loin, de découvrir les positions ennemies, de régler la direction du tir indirect, de prendre photographiquement des relevés topographiques.

Pour les communications, on emploie les ballons libres, qu'on s'efl'orce de rendre dirigeables. V. aérostat.

Pour l'observation, on a recours aux ballons captifs, dont le service est régulièrement organisé dans, la plupart des armées européennes.

Dans l'armée française, ce service est assuré par les troupes du génie, qui comprennent un certain nombre de compagnies do sapeurs-aérostiers, spécialement instruites au maniement du matériel d'aérostation. Ce matériel est constitué dans les armées en campagne sous la forme et la dénomination de parcs aérostatiques, dont chacun comjirend: 1 ballon normal verni de 540 m. cubes, monté pour ascensions captives ou libres; 1 ballon non verni avec hache, enveloppe, filet et câble de rechange ; 1 ballon auxiliaire de 260 m. cubes, monté pour ascensions captives ou libres ; 1 ballon de 50 m. cubes avec accessoires pour transport de gaz. Chaque parc aérostatique dispose de dix gonflements, c'est-à-dire de tout ce qu'il faut pour gonfler dix fois l'aérostat. Celui-ci peut s'élever jusqu'à 500 m., longueur du câble destiné à le retenir et transporté par une voiture-treuil, enroulé sur un tambour qu'actionne une machine à vapeur. Outre cette voiture, le parc aérostatique en comprend plusieurs autres, dont le nombre varie selon qu'il s'agit d'un parc ordinaire ou d'un parc à hydrogène comprimé. Dans le jjromier cas, une seule voitu7'e à hydrogène porte ce qu'il faut pour produire directement le gaz ; dans le second, 9 voitures à tubes transportent le gaz, préparé à l'avance et comprimé. Les autres voitures sont chargées d'agrès, d'accessoires divers, de vivres, etc.

Chaque parc aérostatique est attelé et conduit par un détachement de sapeurs-conducteurs, et le service en est confié, en campagne, à une sectioîi d'aérostiers, commandée pari capitaine ayant sous ses ordres 2 officiers et 78 hommes.

On a reproché aux ballons de n'être pas utilisables par le brouillard et en cas de grand vent, d'être visibles de très loin par le beau temps, et susceqnibles d'être détruits par l'artillerie. Le tir contre les ballons a fait l'objet d'études spéciales, mais la mobilité même de pareils objectifs et la difficulté, faute do points de repère, de régler le tir, les rend très difficiles â atteindre.

— De. intern. L'usage des ballons en temps de guerre donne lieu aune intéressante question de droit international, qui prendra plus d'importance à mesure que cet usage se généralisera, et surtout si l'on parvient à les rendre dirigeables. L'ennemi peut, évidemment, tirer sur les ballons employés à assurer les communications d'une ville assiégée, ou, au cas où cela serait possible, à remettre des informations ; mais peut-il, comme les Alle-

i oi Miiiair.-. — 2. Ballon fond plat. — 3. Ballon tubulé. — 4, Ballon pour ■JêDùUô de vapeurs. — 5. Ballon à long col (dit malras). —

ubulc; et h pointe. — 7. Ballon de Ladenburg, pour distillation fractionnée. — 8. Ballon tubulé de Pasteur, pour culture.

mands l'ont soutenu en 1870. traiter les aéronautes en espions passibles des conseils de guerre? En fait, un aéronaute, fait prisonnier en 1870 (c'était un Anglais), fut acquitté par le conseil de guerre allemand, et retenu prisonnier. Les jurisconsultes français soutinrent que l'aéronaute doit être assimilé aux informateurs accomplissant ouvertement leur mission, et échapper ainsi au traitement rigoureux réservé aux espions. La conférence de Bruxelles

(1874) a adopté cette règle. On discute aussi la question do la légitimité de l'emploi éventuel des ballons pour le bombardement des places fortes.

— Mar. Dans la marine, le ballon sert ; l" A éclairer. (Il est retenu, soit à un cuirasse, soit à un torpilleur, par un treuil sur lequel s'enroule le câljle) ; 2" A faire des signaux à bord et dans les ports. (Les ballons de signaux et les ballons de marée sont des carcasses en fer recouvertes de filets ou de toiles peints en blanc, rouge ou noir) ; 3" Les tirs se font aussi sur des ballons blancs tenus par un pieu rixe d une plate-forme flottante ; 4° Quand un navire ou une lorte embarcation doit en accoster une autre, on met le long du bord des ballons de défense. (Ce sont des sacs ronds, I emplis de sciure de bois, ou des paquets d'étoupe garnis bolidemeut à l'extérieur et tenus par une longue corde.)

BALLON (ba-lon) n. m. Nom donné à quelques-unes des plus hautes montagnes des Vosges, et signifiant ïTion^açne. Le plus connu est le ballon d'Alsace ou de Giromagny, situé sur les limites des départements des Vosges et du Haut- Rhm, non loin de la frontière du département de la Haute- ■^aone ; 1.403 m. d'altit. Il existe aussi le ballon de Guebwillu, le ballon de Servance, etc.

Ballon, ch.-l. de cant. de la Sarthe, arr. et à 20 kil. du Mans, près de l'Orne Saosnoise ; 1.578 hab. Fabrication de chandelles.

— Histoire. Au xi* siècle, les seigneurs de Bellême et les comtes du Maine se disputèrent la possession de Ballon, qui souffrit aussi des tentatives de Guillaume le Bâtard sur le Marne. Philippe Auguste s'en empara en 1199 et rasa la forteresse. Les Anglais occupèrent cette ville de 14i7 à 1484. Le château de Ballon a été démoli de 1764 à 1794. Patrie du général Coutard. — Le cant. a 13 comm. et 13.340 h.

Ballon fLouise-Blanche-Thérèso Perkucard de), fondatrice des bernardines réformées, née au château de Vanchi (Savoie) en 1591, morte au monastère de Seyssel en 1668. Elle entreprit la réforme à Rumilly (1622), sous la direction de saint François de Sales, et l'appliqua successivement à divers monastères. Le P. Grossi a publié ses Œuvres de piété (1700).

BALLONNEAU [ba-h-no) ou ballonnet {ba-lo-né)n. m. Petit ballon.

BALLONNEMENT (ba-lo — rad. ballonner) n. m. Gonflement et tension de l'abdomen, résultant de l'accumulation des gaz dans les intestins ou dans la cavité péritonéale : Le ballonnement est ti-ès fâcheux dans les maladies aiguës proprement dites. (Chomel.)

BALLONNER [ba-lo-né — rad. ballon) v. a. Enfler, distendre par l'accumulation de gaz intérieurs : Les causes qiti peuvent ballonner l'abdomen sont très nombreuses.

Se ba.Uonner, v. p. Devenir ballonné : Ventre qui se ballonne.

— Fam. S'arrondir, se gonfler en forme de ballon : Robe qui SE ballonne.

— Fig. Prendre de grandes et vaines proportions : Ces riens qui se ballonnent au souffle obligeant du commérage. (G. Sand.)

BALLONNIER (6a-^o-niV) n. m. Fabricant ou marchand de ballons à jouer.

BALLOT (ba-lo) n. m. Petite balle de marchandises ou d'effets : Ballot de soie, de livres.

— Fig. et fam. Le point, l'objet convenable ou désiré, l'occasion favorable :

Cette femme, prends-la : c'est là ton vrai ballot.

PiRON.

— Un des noms que les négriers donnaient aux esclaves. Ballot (Charles), magistrat et jurisconsulte français,

né à Orléans en 1818, mort à Paris en 1885. Avocat et publiciste, il fut collaborateur assidu du Siècle, fonda la Revue pratique du droit français, et plaida avec succès. Après le 4 septembre, il fut nommé premier avocat général près la cour de Paris, fonction qu'il conserva jusqu'à la fin du siège de Paris ; il rentra alors au barreau, devint rédacteur en chef du journal le Droit, et, en mars 1885, fut nommé vice-président du conseil d'Etat.

Ballot (Marie-Paul-Victor), administrateur colonial français, né à Fort-de-France en 1855. Commandant do cercle au Sénégal en 1878, puis directeur des aflaires polidques de la même colonie en 1883, il passa aux établisscmcm^ du golfe de Bénin comme commandant particulier en lï^s:, et il y devint résident en 1889. Il eut à faire tête aux attaques provoquées par le roi de Dahomey jusqu'à l'arrivée des renforts, puis il combattit aux côtés du colonel Terrillon. Pendant l'expédition de 1892, il eut la direction de tous les services civils, et fut l'auxiliaire dévoué du général Dodds. Depuis lors, il a organisé la conquête et préparé la pénétration des Français à l'intérieur, jusqu'au Niger.

BALLOTE (ba-lo — gr. ballôté, même sens) n. f. Genre de labiées, voisin des marrubes, renfermant un assez grand nombre d'espèces, dont la plus intéressante est la balloto noire ou fétide, vulgairement appelée marrube noir, qui croit en abondance dans les lieux stériles, et se reconnaît â ses fleurs d'un brun rougeâtre et à son odeur. Toutes les ballotcs sont originaires de l'Europe et de l'Afrique.

BALLOTÉES (Ôa-;o)'n. f.

pi. Tribu de labiées, avant pour type le genre ballote.

— Une ballotée.

BALLOTINE (ba-lo) n. f.

Principe amer extrait de la ballote.

Ballots, comm de la

nd. et à

Ballote.

19 kilom. de Château-Gonticr; 1.840 hab.

BALLOTTADE (ba-lo-iad' rad. ballotter) n. f. Saut par lequel le cheval, s'enlevant des quatre pieds sans ruade, fléchit les extrémités.

ballottage (ba-lo-taf) n. m. Action de ballotter : H faut, dans le trajisport de ce liquide, éviter soigneusement le ballottage. 11 En ce sens, on dit mieux ballottement.

Jou. Gain suivi d'uno porto qui, cllc-mômo, csl suivie d'un çain. (S'omploio surtout à. la roulotte.)

— Polit. Voto au scrutin, au movon do ballottes ou boules : Le jour titi BALLOTTAOïi approchait; on était presque à la veille de l'élection, il Voto dans lequel on ballotte doux ou plusieurs candidats, après un premier scrutin qui n'a pas donné do résultats : Scrutin de dallottagb.

— Encvcl. Polit. Los élections législatives, dcpartcmentalos ot municipales, donnent liou à balloltar/e lorsqu'au premier tour de scrutin aucun dos candidats n'a réuni la maiorité absoluo des suffrages exprimés et un nombre do suffrages égal au quart do celui des électeurs inscrits. Le scrutin do ballottage a Heu, pour les élections législatives, le deuxième dimanche qui suit le jour do la proclamation du résultat du premier scrutin, et, pour les élections départementales et municipales, le dimanche qui suit celui du premier tour do scrutin. Alors, Télection a liou à la majorité relative, et, en cas dï'^'alué du nomltro de suffrages entre plusieurs candidats, elle est acquise au plus kgè. (Décret organique et réglenieutairo du 2 lovr. 1852; lois des 30 nov. 1875 et 5 avr. 1884.)

BALLOTTE {ba-lot') n. f. Petite balle : Une ballotte de plomb tirée par une arquebuse. (Parô^ [Vieux.]

~ Petite boule pour exprimer un suffrage : Cet homme ae trouva exclu par le nombre des ballottes. (Chapelain.)

— Econ. rur. Vase eu bois dont on su sort pour porter la vendange ii la cuve.

BALLOTTÉ (ba-lo-té) n. m. Pas do danse qui s'exécute soit en restant eu place, soit en marchant ou en tournant.

BALLOTTEMENT [ba-lo-te) n. m. Action do ballotter ; mouvement qui résulte de cette action : Le ballottement d'un navire.

— Obstétr. Mouvement, balancement sensible à la main, que l'on communique au fœtus dans le sein de la mère, pour constater l'état de la grossesse.

BALLOTTER (ba-lo-té — rad. baîîer, danser, ou ballotte, petite boule; v. a. Agiter, secouer en sens contraire : La mer BÀLLorTE les plus gros navires.

— Laisser une élection indécise, par suite de la trop grande division des suffrages : Ballotter des cayididats.

Il Cette expression signifie aussi Décider, dans un dernier vote, <|in 1 ■■m[M.i i.-vA.

— l'.i. ,1 lu^iuter: Ballotter hïic a^aiVe. (Vx.)

— Fiu 1 1 '-'v par des alternatives en sens contraire, a\r Li jiLiaiiije de Se jouer de, railler: La fortune BALLnm: (Uissi bien un pauvre hère qu'un potentat.

— V. II. A la paume, Peloter, se renvoyer la balle, sans fairo le partie réglée. (VieiLX.)

— Remuer, être agité, secoué : Fenêtre qui ballotte.

— Voter au moyen de boules.

— Errer çà et là : Je ne fais que ballotter. (M"" de Sév.)

— En T. de chor., Exécuter un ballotté. BALLOTTER [ba-lo-té) V. a. Mettre en ballot : Ballotter des marchandises. ^Peu usité.)

BALLOTTIN OU BALLOTIN {ba-lo-tin — de ballotte, boulette! u. m. Eufant qui recueillait les suffrages, à l'élection des doges de Venise.

BALLOTTIN {ba-lo-tin) n. m. Petit ballot.

BALLOTTINE {ba-lo-tin' — de ballot) n. f. Mots froid composé de plusieurs petites galantines réunies, dont Tensi'mljle foriïio la ballottine.

Ballou ( Hosea), théologien protestant, né à Richmond (Now-Hampshire, Etats-Unis) en 1771, mort à Boston en 1852. Fils d un pasteur baptiste, il suivit d'abord la carrière do son père. Mais, ayant embrassé la doctrine de l'universalisme, c'est-à-dire la doctrine qui admet le salut final de tous les hommes, il fut chassé de la communauté baptiste. 11 remplit les fonctions pastorales dans diverses communautés protestantes, et fut mis enfin à la tête de la Société uuiversaliste de Boston, qu'il présida jusqu'à sa mort. Il fonda des journaux religieux, et écrivit des ouvrages théologiques ; entre autres -.Notes on the parables (1801), et Examination of the doctrine of future rétribution (1840).

Ball-PLATZ (la), chancellerie de l'empire d'Autriche, à Vienne.

BalL'S Bluff (combat de), bataille de la guerre de Sécession, livrée le 21 octobre 18G1, aux Etats-Unis, sur la rive virt^mienno du Potomac, près de l'île Harrison, entre les forces unionistes du colonel Baker et un corps confédéré, commandé par le général Evans. Les fédéraux furent battus, et lo colonel BaKor resta parmi les morts.

BALL-TRAP (60/^ — de l'angl. 6rt//. boule, et /mp. ressort) n. m. Appareil à ressort, lançant en l'air des boules de verre servant de cibles.

— Encvcl. Le ball-trap s'emploie pour s'exercer au tir des oiseaux se levant brusquement de terre. Cet appareil se compose d'une sorte de cuiller mobile autour d une de

BALLOTTE — BALNÉOTHÉRAPIE

I. Ball-trap simple. — 2. BaU-trap double. (B. B, B. Bculea de verre.) ses extrémités et ramenée en arrière par la tension d'un ressort. On place la houle dans cette cuiller, et le déclenchement du ressort la projette en l'air. On emploie des boules de verre mince, de plâtre creux, de carton, ou de petits ballons de celluloïd remplis do plumes.

BALLU(Théodore).architectefrancais.néàParisenl817, mort dans la même ville en 1885. Il eut pour maître H. Le Bas, et remporta le prix de Home en 1S40. Au retour d'un voyage en Grèce, il exposa, en 1350, des aquarelles représentant divers monuments d'Athènes. Attaché d'abord

comme inspecteur aux travaux de l'église Sainle-Clotildf, à Paris, sous la direction do Gau, il avait remplacé ce dernier en 1851. Il ftc preuve do goût dans cotte succession difficile : il surmonta les tours de flèches ajourées, enrichit la décoration des portes, et dirigea l'heureuse ornomcnlation polychrome de l'intérieur. If s'acquitta do mémo, avec science, des travaux do restauration do la tour Saint-Jac-

3ues-la-Boucherie, ainsi que do la construction de la mairie ostinéo à faire pondant à Saint-Germain-rAuxorrois. Il devint membre de l'Institut, à la place do Vaudoyor (1872), inspecteur général des édifices diocésains (1874) et inspecteur général de la première circonscription du service d'architecture de la ville de Paris (1875). Lors du concours ouvert par la ville de Paris en mars 1873, pour la reconstruction de l'Hétel do Ville, incendié à la lin de ta Commune, le projet de Ballu avait été classé au premier rang, et r.'est lui qui a été chargé, comme architecte en chef, de reconstruire ce monument, en collaboration avec Deporthos.

Ballu (Albert), architecte français, fils du précédent, né à l'aris eu 1819. Elève de son père, Théodore Ballu, il enira à l'Ecole des beaux-arts, où il resta de 18G8 à 1872. Depuis cotto époque, il a été chargé do travaux, dont les principaux sont: [o palais de justice de Charlcroi {Belgi- Cjuoj, à la suite d'un concours (1875-1879); la restauration de Véylise d'Esnandes (Charente-Inférieure); lo couronnement do \3l tour de la cathédrale d'Aix {IS90); la sacristie de Notre-Dame de Lamballe, dans le département des Côtesdu-Nord (1884). ot la restauration do cette môme église, monument historique (1885); la restauration de l'église de Saint- Florent, en Corse (1885). Il a été nommé architecte diocésain d'Alger on 1885. Depuis, il a participé aux fouilles d'Emile Bœswillwald, à Timgad. Ballu a remporté une première médaille au Salon de 1884, et une médaille d'or à l'Exposition do 1889.

BALLUCHON (ba-lu) n. m. Pop. Paquet, petit ballot : Faire son ballucuon. V. baluchon.

Bally (Victor), médecin et membre do l'Académie do -iiédecine, né à Beaurepaire (Isère) en 1775, mort à Salon (Bouches-du-Rhône) en 1866. Il prit part, comme médecin en chef, à l'expédition de Saint-Domingue, fut attaché à divers corps d'armée sous l'Empire, et fut un des médecins français qui se dévouèrent pour aller combattre la fièvre jaune à Barcelone (1821). Bally rédigea avec ses collègues, François et Parizet, V Histoire de la fièvre jaune observée en Espagne, et particulièrement en Catalogne (1823). Ou doit à ce praticien, entre autres ouvrages iDutgphus d'Amérique (1814); Observations sur le sco7'hut {\Sô5)\ Etudes sur la cholorrhée lymphatique ou choléra indien (1833- 1835) ; Recherches sur les épidémies des bords de la Méditerranée (1849) ; Voyage d'Horace à travei-s les marais Pantins, considéré sous le rapport lïiédical {ISAO); etc.

BalLYCASTLE, ville et port d'Irlande (prov. de ConnauL^lit, comté d'Antrim), sur le canal du Nord, à l'embouchure du Glonhosk; I.ISO hab. Mines de houille.

BallymENA, ville d'Irlande fprov. d'UIster, comté d'Antrim), sur la Braid, affluent de la Main ; 8.650 hab. Blanchisseries do toiles, filature de lin, mines do fer.

BalLYMONEY, ville d'Irlande (prov. d'Ulster, comté d'Antrim) ; 9. 100 hab. Commerce de toiles fines, de grains et de salaisons; marché.

BaLLYSHANNON. ville d'Irlande fprov. d'Ulster, comté de Doney;al), sur l'Atlantique, à l'emnouchure de l'Erne, qui est très poissonneuse et forme une belle cascade; 3.200 hab. Importante pêcherie de saumons et d'anguilles.

BalmA, comm. de la Haute-Garonne, arr. et à 4 kilom. do Toulouse ; 965 hab.

BalmaCEDA (José Manuell , président de la république du Chili, né et mort à Santiago (1838-1891). Elu député en 1870, û devint un des membres les plus influents du parti libéral, et fut ministre de l'intérieur en 1882. Elu président en 1886, il favorisa le développement de l'instruction publique, la construction dos chemins de fer et l'introduction de colons européens, fit en Europe des achats importants pour restaurer l'armée et la marine, et conclut un traité de délimitation avec la république Argentine. En conflit depuis 1890 avec le Congrès, il voulut gouverner sans lui, et fut accusé de préparer sa réélection en violation de la constitution, ou l'élection d'un homme de paille. Lo 1"" janvier 1891. il prorogea purement et simplement le budget. Les chefs de l'opposition quittèrent alors Santiago, et formèrent une junte insurrectionnelle. La marine se déclara pour eux, tandis que l'armée de terre restait, en grande partie, fidèle au président. Celui-ci fit inutilement élire un nouveau Congrès, qui se prononça contre lui (15 avr.), et élut président Claudio Vicuiia. Les congressistes refusèrent de déposer les armes, et, après une inutile tentative de médiation du corps diplomatique, livrèrent bataille, le 27 août, près de Santiago, aux troupes présidentielles, commandées par Balmaceda; vaincu, l'ex-président trouva asile chez le ministre de la république Argentine; le 18 septembre, il se tua.

Balmain, ville d'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), faubourg de Sidney ; 28.500 hab.

Balmat (Jacques), montagnard savoisien, né à Chamonix en 1762, mort en 1834. Il trouva le premier une route pour gravir le mont Blanc, dont il escalada la cime le 7 août 1786. Ce guide intrépide périt aux environs de Sixt, où sa témérité l'avait conduit dans l'espoir d'y trouver une mine d'or. La Société géologique de France lui a érigé un monument, qui a été inauguré à Chamonix en 1878.

BALME ( gr. balsamon, môme sens) n. m. Vieux mot qui signifiait Baume.

Balme (La), comm. de l'Isère, arrond. et à 10 kilom. de LaTour-du-Pin, prés du Rhône; 510 hab. On y trouve une grotte {balme, en vieux franc.) très curieuse, une des merveilles du Dauphiné. Elle renferme une chapelle de la Vierge de construction bizarre, un petit lac que l'on parcourt en bateau et une galerie à stalactites dite du Capucin. — Balme {col de), gorge des Alpes, entre la vallée de r.\rve ou de Chamonix et celle du Trient, à la source de l'Arve; 2.204 m. d'alt. Passage très fréquenté. BalmÈS (Jacques-Lucien), publiciste et philosophe, né à Vich, en Catalogne, en 1810. mort en 1848. Il publia, en 1840, sa première brochure : Observations tociales, poli- I tiques et économiques, sur les biens du cleryé, dans laquelle

il s'attachait à montrer le r6to bienfaisant qu'avait joua dans le passé la propriété ecclésiastique, et le danffcr qu'il y avait, pour lasociéié moderne, à dépouiller l'EgliHC. 11 fit paraître ensuite ses Considération» politiques sur la situation de l'Espagne (1841;, puis fonda un journal hebdomadaire : et Penaamiento de la nacion Ha Pensée de la nation), organe du parti conservateur cl religieux, qui cessa do paraître en 1846. Il composa aussi trois ouvrages importants : el Criterio {Art du bon sens), traiJuiC on français (1850j; Philosophie fondamentale (irad. en 1852); te Protestantisme et le Catholicisme comparés dans leurs rapports atec la civilisation européenne (trad. en 1848). Le dernier ouvrage qu'il publia, intitulé Pie IX {Pio nono), est consacré Â la glorification du systèmo do réformes politiques par le<|uel lo successeur do Grétfoiro XVI avait inauguré son règne.

Balmès fut un des plus ardents ot des plus éloquents défenseurs du systèmo monarchique; en dcnorsde 1 institution monarchique, il no voyait que dos périls de toutes sortes pour les sociétés modernes.

Balmoral, résidence royale en Ecosse (comté d'Abordeen, paroisse de Crathyj, sur le fleuve côtier la Dce. Co

château a été construit, en 1855, au milieu de sites célèbres par leur beauté.

Balnaves (Henry DE Halhill), né entre 1500 et 1502, mort en 1579. Il étudia dans sa jeunesse à l'université do Saint-André, et ensuite, dit-on, à Cologne. Il adopta les doctrines des réformés allemands et suisses: étudia le droit à son retour en Ecosse, et remplit diverses charges. Impliqué dans l'atfaire de l'assassinat du cardinal Beaton (1546), il fut longtenaps exilé en France. C'est là qu'il prépara son livre the Confession of Faith, publié en 1584 à Edimbourg, avec une préface de J. Knox. Rentré en Ecosse en 1556, il fut, en 1563, membre de la commission de revision du Livre de discipline, recueil des règlements disciplinaires de l'Eglise presbytérienne.

BALNÉABLE (du lat. balneum, bain) adj. Propre aux bains : Eaux balnéables.

BALNÉAIRE (du lat. balneum, bain) adj. Relatif aux bains ; La science balnéaire, il Propre aux bains : Saison

BALNÉAIRK. Slution BALNÉAIRE.

BALNÉATION (51 — du lat. balneum) d. f. Action de prendre ou de donner des bains.

— Encycl. fîa/n^ah'on se dit principalement des prescriptions qui accompagnent l'usage des bains médicamenteux (v. bains), dans lesquels il faut comprendre les bains d'eaux minérales etlesbainsdemer. Pour un sujet donné, et suivant son âge, son sexe, son état, ses idiosyncrasics, ces prescriptions concernent le lieu ou la station, la composition et la nature (solide, liquide, gazeuse) du bain, son moment, sa durée, sa fréquence, sa température, ses adjuvants internes ou externes (régime, douches, etc.), les précautions qu'il convient de prendre, avant, pendant et après, les mesures propres à favoriser la réaction.

BALNÉATOIRE (rad. balnéation) adj. Qui est fondé sur l'emploi des bains : Thérapeutique balnéatoibe.

BALNÉOGRAPHE (du lat. balneum, bain, et du gr. gra^ pht'i'i. écnrt-i u. m. Auteur d'écrits spéciaux sur l'usage des bains.

BALNÉOGRAPHIE (rad. balnéographe) n. f. Science de l'application des bains à la thérapeutique.

BALNÉOGEIAPHIQUE adj. Qui a rapport aux bains ou à la balnéographie ; Etudes balnéograpbiqcfs.

BALNÉOLOGIQUE (rad. balnéologie) adj. Qui traite des

bains : Ouvrage, article, brochure balnéûlogique.

BALNÉOTECHNIE {tèk — du lat. balneum, et du gr. tekhiié, arij n. f. Théorie médicale à l'usage des bains. V. BAINS, et balnéation.

BALNÉOTECHNIQUE (tèk) adj. Méd- Qui a rapport à la bahi' 'r. iiih' ' uM/iar«(ïnce« BALNÉOT^:cHN^QCES.

BALNÉO THÉRAPIE (du lat. balneuin, et du gr. thérapeuein, soiguerj n. f. Traitement par l'emploi méthodiquû des bains.

— Encycl. On réserve plus particulièrement le nom de balnéothérapie à la méthode do Brand (ou traitement systématique des maladies fébriles par les bains froids). I^e principe de cette méthode est que le bain froid abaisse latempérature (v. bains\ la réfrigération périphérique gagnant les organes profonds. Mais ce n'est pas là sa seule action; à côté de la sédatïon qu'il exerce sur le système nerveux, il agit puissamment sur la nutrition, en augmentant le nombre des hématies et en facilitant la formation de l'oxyhémoglobino ; sur la circulation, en abaissant le nombre des pulsations cardiaques, qu'il rend plus fortes, et en ramenant la pression artérielle à la hauteur physiologique ; par là, il décongestionne lo rein, facilite la diurèse ot l'élimination des toxines; sur la respiration enân, en décongestionnant le poumon et en calmant ainsi la dyspnée. 11 n'est donc pas surprenant que l'on applique la méthode de Brand, non seulement au traitement de la fièvre typhoïde, mais encore à celui d'un erand nombre de maladies fébriles, à la condition qu'on n'administre pas un seul bain froid, mais toute tme série de bains froids.

Ces bains se prennent à différentes températures, suivant l'état et l'âge du sujet : de 30° à 25» C; de 24» à 22" ; de 20» à IS" : de 13« à 14». Cliez les adultes, le bain est précédé de quelques gorgées de potion alcoolique et de lotions sur la

BALNÉOTHÉRAPIQUE — BALSE

face et la poitrine avec de l'eau plus froide que celle du bain; penaaut le bain, ou renouvelle l'administration des alcooliques et des affusions froides ; on peut aussi pratiquer le massage sous l'eau ; après le bain, essuyage rapide, breuvage alcoolique, au besoin seulement, car la réaction doit être lente, boule d'eau chaude ; le cas échéant, repas, puis sommeil. Dans les cas simples des pyrexies, ]es bains à SO» doivent s'administrer toutes les trois heures, quand lo thermomètre marque 39° ; leur durée est de quinze minutes; la température de l'eau des affusions, de 15" C. Dans les cas graves, le bain a lieu toutes les deux heures, à uDo température de 32" à 33" progressivement refroidie. Dans les cas très graves, enfin, on peut recourir au bain des moribonds de Glénard, qui se donne à 32" et ne dure que dix minutes, pendant lesquelles on frictionne énergiquement le malade. Après le bain, vessie de glace sur la tôte, potion de Stokes ; aux pieds, flanelles trempées dans l'eau très chaude et renouvelées toutes les minutes. Juhel-Renoy abaisse la température du bain à 15" et le prolonge même jusqu'au frisson. Chez les enfants, les bains doivent être très courts, dix minutes, et ne pas être au-dessous de 25". On paraît se trouver bien de l'adjonction, à l'eau de leur bam, de farine de moutarde, c[ui modifie leur tendance à la réfrigération, et on insiste sur le massage et les toniques.

Les bams froids sont indiqués dans l'hyperthermie, et comme toniques et diurétiques. On en tire d'excellents résultats non seulement dans la fièvre typhoïde {d'après Vogl, la mortalité des typhiques tombe de 22 à 25 p. lOO à 7 et 6,5 p. 100 avec la méthode de Brand), — exception faite pour le cas de perforation intestinale, qui suspend le traitement, — mais aussi dans la pneumonie et la broncho-pneumonie des enfants, le rhumatisme cérébral, la goutte cérébrale, les maladies fébriles exanthématiques. la suette miliaire. l'infection puerpérale, l'érysipèle, la méningite, le delirium tremens et les convulsions. Ils sont contre-indiqués dans les affections cardiaques graves, l'artério-sclérose, la pneumonie double, le diabète et la néphrite interstitielle.

— BiBL. : Brand, Hydrothérapie du iijphus (Stettin, 1861) ; Fr. Glénard, la Méthode de Brand et le Traitement des pyrexies (Lyon, 1880); Juhel-Renoy, Balnéothérapie froide («1 Gazette' des hôpitaux», 1893); \ogl, Bésultats statistiques delà méthode de Brand {t\ JonrnBTde Winternitz i> , 1895).

BALNÉOTHÉRAPIQUE (rad. balnéothérapie) adj. Qui a rapport au traitement par l'emploi des bains : Méthode

BALNÉOTHERAPIQDK.

Balny D'AvRICOURT (Paul-Adrien), marin français, né à Noyon (Oise) en 1849, mort au Tonkin en 1873. Il fit partie, comme commandant de la cailonnière l'Espingole, de la mission Francis Garnier, envoyée à Hanoï lors des différends survenus entre Dupuis et les autorités annamites du Tonkin (1873). Après la prise de Hanoï, il occupa Phu-Li et Ha'i-Dzuong, et fut tué près de Hanoï, dans une sortie contre les Pavillons-Noirs.

BALO n. m. Bot. Nom vulgaire, à Ténériffe, du placoma pendulum, qui est très commun sur les côtes de cette île.

BALOCHARD fc/far' — rad. balocher) n. m. Personnage de carnaval qui fut à la mode de 1840 à 1850. il Pop. Ouvrier d'un caractère enjoué et tapageur ; Le balochabd..., c'est l'ouvrier spirituel, i7î$oucia7it, tapageur, qui trône à la barrière. (T. Delord.)

BALOCHER V. n. Muser, flâner, dans le langage du peuple parisien.

BALOCHEUR, EUSE (rad. baloche)') adj. Qui muse, qui flâne : Ouvrier balocbeur.

— Substantiv. Personne qui flâne, qui muse: Un grand BALOCHEUR. Une petite dalocheuse.

Balochi ou Balloco (Louis), poète italien, né à Vorceil en 1766, mort à Paris en 1832. 11 se fixa, en 1802. à Paris, où il composa dos libretti et des pièces d'apparat pour le Théâtre-Iialion. Il a écrit, avec Soumet, le Siège de Corinthe, tragédie lyrique (181G), et, avec de Jouy, Moïse, opéra (1827).

Balog-FEKETE, ville de TAustro-Hongrie (comitat de Zolyonii; 4.300 bab.

Balogh (François), théologien réformé hongrois, né en 1836. Il a collaboré à des journaux religieux de Franco, d'Ecosse et de Suisse. Son Histoire des confessions réformées en Hongrie parut en langue anglaise (Philadelpnie, 1880). On lui doit, en outre, une bonne biographie du réformateur Pierre Melius, surnommé " le Calvin hongrois ".

BÂLOIS, OISE, celui, celle qui habite Bâle.— Les BÂlois.

— Adjcctiv. Qui a rapport à Bâlo ou à ses habitants. BÂLOIS-CAMPAGNARD igjiar' Içn mil.]), BÂLOISE-

CAMPAGNARDE, celui, celle" qui habite Bâle-Campagne. — Les Bâlois-campagnards.

— Adjcctiv. Qui appartient à la Bâle-Campagne ou à ses habitants : Coutume bâloise-campagnarde.

BÂLOISE (de Bâle) n. f. Variété de tulipe tricolore.

BalON (Nersès), hérésiarque arménien du x!v« siècle; fut sacré évêque. Il suscita de grands troubles religieux en Arménie, et se réfugia auprès du pape, à Avignon (13-11). Outre des traductions, on lui doit un Abrégé de l'histoire de l'Arménie jusqu'en i730.

BALONGE n. f. Sorte de cuve de bois.

BALOTIN n. m. Nom vulgaire du ci^ro/ziwôa^o^mum.

BALOUANE n. f. Masse cylindrique de sel non complètement épuré, arrondie par les deux bouts.

BaloundaS, peuple du Congo belge qui vit auprès des sources du Kassaï, dans l'ancien empire du Aloutoua- Yamvo. De forte taille, avec un teint clair et des lèvres peu épaisses, les Baloundas sont pacifiques et hospitaliers. Les grands personnages ont l'habitude de déformer la tête do leurs enfants. — Un Balocnda.

BALOUR n. m. Aux îles Moluques, Embarcation de piratps portant quatre canons de six ou do huit en retraite et on chasse, et quelques-uns en batterie, avec trois cents hommes d'éqmpage au moms. n On dit aussi balor.

balourd {lour'), OURDE (de ba péjorat.. et de lourd) n. Lourdaud, personne stupide : Se conduire en balourd.

— Adjcctiv. Baroque et stupide : Critiques balourdes.

— Syn. Balourd, Sne. bête, buse, butor, cruche, ganache, Ignorant, lourdaud. \'. .\ne.

— Anton. Fin, spirituel.

BALOURDISE n. f. Parole ou action do balourd, maladresse, stupidité : Un peu de baloobdise, en matière de. madrigal, ne nuit pas toujours : cela prouve la sincérité. (Th. Gautier.) Il Caractère d'un balourd : Etre d'une balourdise extrême.

— Anton. Finesse, délicatesse.

Balrampour. ville de l'Inde anglaise (Aoudh), sur le Souvavan, sous-affluent du Gange ; 12.800 hab. Cotonnades, coutellerie.

BALS {balss) n. m. Nom d'origine péruvienne désignant un radeau très léger, fait de roseaux, et employé pour la pêche.

Bals (Théodore), caïmacam de Moldavie en 1856. Instrument docile de la Turquie, qui lui avait vendu la cai'macamie de la Moldavie pour 25.000 ducats, il travailla contre l'union des deux principautés roumaines, soutenue par la France seule, et combattue par la Russie, la Turquie et l'Autriche. Il supprima la liberté de la presse, défendit la rentrée dans leur pays des patriotes de 1848, et interdit la représentation au théâtre des pièces conseillant l'union. Il fut sur le point d'extorçjuer aux divans ad hoc un vote contraire à 1 union des principautés, lorsque la mort vint le surprendre, lo i" mars 1857.

BALSAMAIRE {za — du gr. balsamon^ baume) n. m. Vase antique où l'on mettait des parfums et qui était fait en verre ou en terre cuite.

— Kncvcl. I/industrie de ces vases dura longtemps en

4, de Carthagi

Syrie, en Grèce, en Arabie, à Carthage. A l'époque des croisades, on les rapporta comme curiosités.

BALSAMARI£ {za — contract. du lat. balsamum Maris, baume de Marie) n. f. Bot. Syn. de calophyllum.

BALSAMÉE {za — du gr. balsamon, baume) n. f. Syn. de BALSAMODENDRON. Genre de térébinthacées-bursérées, à fleurs régulières et polygames, appelé autrefois baumier, renfermant des arbres ou des arbustes originaires des régions chaudes du globe.

On les trouve sur les bords de la mer Rouge, dans l'Inde, à Madagascar et au Sénégal.

— Enctcl. Les espèces connues sont originaires de l'ancien monde, et quelques-unes sont très utiles.

La balsamea opobalsamum est appelée aussi « baumier blanc « de Judée, de Gilead, d'Egypte, du grand Caire, de Constantinople, « térébenthinier de Judée u .balsamon do Dioscoride et des médecins grecs, balsamon dendron de Théophraste).

Dans l'Ecriture sainte, on dit que cet arbre fournit des baumes et des aromates. C'est cet arbre qui produit les baumes de La Mecque, du Caire, de Constantinople, de Judée, etc. La balsamea myi^ha fournit la myrrhe fluide.

BALSAMÉLÉON {za — du gr. balsamon. baume, et élaion, huile) n. 1 imprégnée de principes balsamiques.

BALSAMIE {za — du gr. balsamon, baume) n. f. Genre de tubéracées globuleuses, qu'on rencontre en Europe, sous terre dansles lieux ombragés, et couvertes de graminées, en automne et en hiver.

BALSAMIER {za-mi-é) n. m. Bot. Syn. de baumier.

BALSAMIFÈRE {za — du lat. balsamum, baume, et ferre, porter) adj. Bot. Qui produit du baume.

BALSAMIFLUÉES {za — du lat. balsamum, baume, et fluere, couler) n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, syn. de la famille de hamamélidées, d'après Bentham et Hooker, et de la famille des liquidambaréos. d'après H . Bail- Ion. V. LIQDIDAMBARÊES. — Une BALSAMIFLUÉE.

BALSAMINA {za) n. m.

Variété de raisin.

BalSAMINA (Camille), célèbre cantatrice italienne, née et morte à Milan (1776-1810). Douée d'une magnifique voix de contralto, elle obtint des succès retentissants en Italie. Appelée à Paris pour les fêtes du mariage de Napoléon avec Marie-Louise, elle fut saisie, en traversant le mont Cenis, d'un refroidissement qui entraîna sa mort.

BALSAMINACÉES ( za ) n. f. pi. Bot. Syu- de bal-

SAMLSÉES. — une BALSA-

Huile aromatique,

, fleuron.

BALSAMINE {za — du gr.

balsamon , baume) n. f. Genre de plantes dicotylédones, type de la famille des hn saminécs, et appelé aussi impatiente, à cause de l'irrît;

BALSAMINÉES {zaj n. f. pi. Famille de plantes dicotylédones, ayant pour type le genre balsamine, et considérée maintenant comme simple tribu de la famille des géraniacêes. V. impatiens. — Une balsaminée.

BALSAMIQUE {za — du gr. balsamon, baume) adj. Qui a la nature ou l'odeur du baume ; parfumé, embaumé : Propriétés balsamiqces.

— Fig. Qui calme, qui apaise l'âme, qui produit un doux sentiment de quiétude.

— Pharm. Qui contient quelque baume : Pilules balsamiques. Sirop balsamique.

— n. m. Médicament balsamique : Bes balsamiques. BALSAMITE {za — du gr. balsamon, baume) n. f. Bot.

Genre de composées, formé aux dépens des tanaisies.

— Enctcl. Ce genre, formé par Desfontaines aux dépens du genre tanacetum, a pour caractères : involucro imbriqué ; fleurons tubuleiLx et graine:^ membraneuses. On en connaît environ dou^e espèces, particulières à l'ancien continent. Parmi ces espèces, la plus connue est la balsamitn suaveolens, appelée vulgairement me/i/^e-co^, baume des jardins. C'est une plante vivaoe.

très aromatique.

BALSAMO {za — du lat. balsai7}um, baume) n. m. Fruit du balsamocaipHin brevifolmm, arbre originaire du Chili.

BALSAMO {za) n. m. Sorte di^ tanin importé du Chili et qui* l'on emploie dans la tannerie, afin de renforcer les jus. Cette substance ne contient pas d'acide gallique.

Balsamo, nom de divers écrivains italions, parmi lesquels : Laurent Balsamo, né à Palerme. vivait au commencement du xvii" siècle. 11 a composé, en dialecte sicilien, des Canzoni sacre, et autres poésies insérées dans les Muse siciliane (1653) ; — Ignace Balsamo, jésuite, né à Messine, mort en 1659, a composé des poésies religieuses, notamment un recueil Sur le martyre de saint Placide (1653);— Ignace Balsamo, ou Balsamone, jésuite, né dans la Pouille en 1545, mort à Limoges en 1618, remplit, en France, les premiers emplois de son ordre. [Il a publié, en français : Instruction sur îaperfection religieuse et sur la vraie méthode de prier et de méditer (1611)]; — Paul Balsamo, abbé et agronome italien, né à Termini (Sicile) en 1763, mort en 1818 à Palerme, où il professait l'agriculture. (Ses ouvrages, où U propose d'importantes réformes, sont estimés.)

Balsamo (Joseph), véritable nom de Cagliostro.

Balsamo (Joseph), roman d'Alex. Dumas, paru d'abord sous le titre de Mémoires d'un médecin. Ce prétendu médecin, qui écrit ses Mémoires, n'est autre que le fameux Cagliostro. De toutes les œuvres pseudo-historiques du grand romancier, Joseph Balsamo est celle qui peut-être prête le plus à la critique, par un mélange abusif de la fantaisie et de l'histoire. Cagliostro ne joua absolument aucun rôle dans les préliminaires de la Révolution française, et il a plu à A. Dumas d'en faire au contraire la cheville ouvrière : c'est lui qui la prépare par l'extension qu'il donne aux sociétés secrètes ; c'est lui qui, pour discréditer l'ancien régime, fait présenter la du Barry à la cour ; c'est lui qui fait écraser la foule sur la place Louis XV, le soir des fêtes populaires données en Ihonneur du mariage du dauphin, pour que la royauté ne s'en relève jamais ; enfin, c'est lui qui se met à la tète du mouvement révolutionnaire, et accélère la crise. Mais Dumas fait tout passer : il est amusant. L'action principale est la suivante ; le baron de Taverney, de concert avec le maréchal de Richelieu, a comploté de donner sa fille André© pour maîtresse à Louis XV, en place de la du Barry. Andrée, endormie magnétiquement par Balsamo, est livrée au roi, qui recule devant l'attentat à commettre ; cependant, elle sait qu'elle a été outragée, mais par qui ? Elle et son frère accusent Balsamo. Le thaumaturge, pour se disculper, endort la jeune fille, et lui fait raconter dans le sommeil magnétique toutes les phases de l'attentat : ce n'est pas le roi qui l'a violée, c'est un autre : Gilbert, son frère de lait, un simple jardinier qui l'aimait dès l'enfance, et (jui, sans la moindre délicatesse, a profité de l'occasion oftcrte ; mais Andrée, réveillée, ne se rappelle rien de ce qu'elle a dit endormie. Gilbert est devenu riche ; il est en mesure de réparer sa faute en épousant Andrée ; il a pour lui le père, qui ne voit que la fortune, et le frère, qui voit surtout la réparation. Andrée, à qui il ofl're sa main, lui répond qu'elle n'appartiendra à personne avant de s'être vengée de l'infâme qui a abusé d'elle. « Frappez donc, dit Gilbert, c'est moi ! » Elle refuse, et se retire dans un couvent. Gilbert s'expatrie, mais il est poursuivi par Philippe de Taverney, qui venge sur lui l'attentat commis sur sa sœur.

Alex. Dumas fils a tiré de ce roman un drame, représenté à rOdéon en 1S7S.

BALSAMODENDRON {za, din — du gr. balsamon, baume, et deudron. arbre) n. m. Bot. Syn. de balsamée. V. ceniot.

Balsamon (Théodore), célèbre canoniste grec, né ù. Constantinople, mort en 1204, était chancelier et bibliothécaire de Sainte-Sophie. On lui doit des ouvrages qui l'ont placé au premier rang des canonistes grecs.

BALSAMONE {za — du gr. balsamon, baume) n. f. Bot. Syn. df CLi'UÉE. V. ce mot.

BALSAMORHIZE ( ja — du gr. balsamon, baume, et rhiza^ racine) n. f. Genre de composées-hélianthoïdées, renfermant des herbes à feuilles radicales, originaires de l'Amérique boréale.

BALSAMUM {za-niom') n. m. Bot. Baume des ia^sam^es, connu dans l'antiquité comme un produit précieux.

Balsar, ville de llndo anglaise (présid. de Bombay), sur le fleuve cùtier Aouranga : 13.230 hab. Etofi'es do coton, soieries : briqueteries.

BALSE ou BALZE n. f. Radeau de la côteoccid. d'Amérique, composé de peaux de veau marin gonflées d'air, maintenues par des bâtons fixés à une extrémité et écartés à l'autre au moven de treillis. Pour manœuvrer, les

indigènes so sorvonl do pagaies à doux pelles. Au Pérou. co sont dos radeaux en ■ '^ ''- "" "" "" "'■*" '"

Indigènes so servoni uo paçaies a «eux poiics. i\n r-orou. CO sont dos radeaux en uois léger de 20 à 25 moires do long sur 6 à 8 do large, ayant derrière une potito cabane.

La voile, rectangulaire, est portée par deux pieux inclinés comme des bigues, et on gouverne au moyen do planches dites « giiares », glissées entre les interstices du radeau.

BALSEM {sèm') n. m. Bot. Nom arabe du baumier.

Balta (autrof. Jozevogrod), ville de la Russie d'Europe (gouvorn. de Podolio), sur la Kodyma, affluent du Boug; 32.r»oo liab. Distillerie, brasserie, "(abriques do savons, tanneries; commerce do céréales, do bétail et d*ol>jots manufacturés. Doux foires annuelles. Cette ville, autrefois frontière do la Pologne ot de la Turquie, était moitié turque, moitié polonaise, et conserve encore des traces do sa double origine. -- Pop. du district du môme nom : 30G.OO0 hab.

Balta (Juse), hommo d'Etat péruvien, assassiné le Î2 juillet 1872. A])rès .ivoir aidé le général Canscco à renverser le prosidont Pczot, il fut l'un des ministres du nouveau clu-f do rEtat(7 nov. 1865), mais le colonel Prado, dés lo 2:^ novembre suivant, renversa et remplaça Cansecû. En 18G6, il organisa une insurrection, qui triompha de Prado à la tin de décembre 18C7. Il fut élu président pour quatre ans, et prit possession du pouvoir le 1" mai 1SG8. Il maintint l'ordre aune main de fer. Il donna une grande impulsion aux travaux publics et à l'exploitation des guanos. Les élections de 1872 ayant donné la majorité à Manuel Prado, candidat de l'opposition, le général Gutierez, ministre de la guerre, ne pouvant décider Balta à faire un coup d'Etat, le tenta pour lui-même, le 22 juillet. Lo colonel Marceline Gutierez, son frère, chargé de s'assurer de la personne du président, l'assassina. Les deux frères furent massacrés par la population soulevée contre l'usurpation.

BALTADJI (mot turc) n. m. Porteur de hache ou de hallebarde, appartenant à un corps chargé de la garde des dames du harem et des jeunes princes ottomans.

BaltadJI (Mohammed), grand vizir de l'empire osniaiili. Cosî lui (|tu commandait l'armée qui cerna Pierre lu (irni'l ,1 Ihi^ili sur lo Pruth ; il aurait facilement pu, à • r M 1 1 1 H n ! I ! , .111 . 1 1 1 1 1 r la fortune naissante du tsar, mais i inliiirto .le r.ii II. i ino, qui ne recula devant aucun sacrit\r.- jinur LUiinufiii les bonnes grâces du vizir, amena la

I I 11* Falezi. 11 parait que, lorsque Charles XII, qui était r jié on Turquie depuis Puliava, apprit que Baltadji

II .\ ut pas anéanti l'armée du tsar, il entra dans une II!- . olôre qu'il lui déchira sa robe d'un coup d'éperon; i. :ir so contenta de lui répondre qu'il n'était pas bon

1'; mus les rois fussent comme lui hors de leurs Etats, (■' (110 c'était pour cela qu'il l'avait laissé échapper. Il m - uut à Lemnos, en 1712.

BalTA-LIMAN, village de Tur^^uie d'Europe, sur lo l;n~.liliorc, à 12 kilom. de Constantinople, au bord d'un |.'m|[o appelé dans l'antiquité golfe do Philadia ou Portus nii'hfi'um. et d'un petit port ayant la forme d'une hache [imita, en turc). La Russie et la Porte y conclurent, le 1"^ mai 1849, le ti'aité de Baîta-Liman, qui accordait pour S' I I ans à la première puissance le droit d'intervenir, L'Miiiiio la Turquie, dans les principautés du Danube.

Baltard (Louis-Pierre), architecte, graveur, peintre CL liLiL-rateur français, né et mort à Paris (1764-1846). Il so destina d'abord à la gravure, et entra à l'école académique établie au Louvre. Bientôt remarqué, il fut employé à la rédaction des projets d'embellissement que Louis XVl avait demandés pour la capital© aux architectes Ledoux, Brongniart et Paris. Un voyage en Italie, en 1788, décida, dit-on, de sa vocation pour l'architecture. La Révolution française l'obligea à quitter Rome. De retour à Paris, il obtint la place de dessina-

teur des décorations l'Opéra, mais il l'abandonna bientôt pour se joindre aux volontaires qui couraient aux frontières. Envoyé à l'armée en qualité d'adjoint au génie militaire, il se distingua par plusieurs proiets de fortilications. Rentré dans la vie civile, il fut Frofesseur d'architecture à Ecole polytechnique, lors de la création de cette école; mais il l'occupa fort peu de temps, et s'adonna de nouveau à l'art de la gravure et publia un grand nombre de planches ; Voyage dans la naute et la basse Egypte.

de Vivant Denon ; Paris et ses monuments, d'Amaury Duval ; Voyage pittoresque dans les Alpes; un recueil de quarante vues des monuments do Rome, exécutées à l'aqua-tinta ; Voyage en Espagne, du comte A. de Laborde; les Aveugles de Jéricho, Jiébecca et Eliézer, le Baptême, d'après Poussin ; etc. Professeur de théorie de l'architecture à l'Ecole des beauxarts, il fut nommé architecte du Panthéon, des tribunaux, des mairies, des prisons, des halles et des marchés de Paris. T! rnnstrni-^it les chapelles de Sainte-Pélagie et de Saim-I i-]'- \\ !.itit aussi le palais de justice de Lyon. Baltakd \ 11!, arcliitecte et dessinateur français, lils Li l1. \r ,iu ]ii .^Client, né et mort à Paris (i805-1874).

Louis-Pierre Baltnrd.

Victor Baltanl.

Il remporta lo grand prix d'architecture on 1833, et parvint aux fonctions do dirocleur dos travaux de Paris ei du département de la Soiue. Il a construit on cotto qualité

plusieurs édiilcos publics; ^

notamment, les bâtiments annexes do l'ilùtol do ViUo, l'escalior d'honneur do la cour centrale du mémo monument, lo nouvel hôtel du Timbre, les Halles centrales. Victor Baltard a aussi dirigé avec beaucoup do goût et dû savoir les décorations et restaurations do plusieurs églises do Paris:

Saint - Germain - des - Prés, Saint-Eustache, Saint-Séverin, Saint -Etienne -du- Mont, etc. Il a dirigé aussi les lV-t(> ot cérémonies du si-i-!i'l !■ iii| Il . , notammoiit ,■1.1 iicuàrni--

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p'.îi >■! 1) 1 i ■■ , 'lessins du Sfuiàtrc de Pumpéi qu'il a faits en 1837, étant encore pensionnaire de la villa Médicis, ont été exiïosés en iS55. U a continué la publication des Grands prix d'architecture y commencée par son père, et a fait paraître, entre autres ouvrages enrichis de ses dessins, la Monographie de la villa Mêdicis (1847); la Monographie des Halles centrales, les Peintures et arabesques de l'ancienne galerie de Diane à Fontainebleau, etc. U avait été nommé membre de l'Institut en remplacement de Caristie.

BaltazariNI, musicien italien ot lo meilleur violoniste do son temps, connu on France sous le nom do Balthazar de Beaujoyeulx. Amené à Paris en 1577 par le maréchal de Brissac, il fut accueilli avec beaucoup do faveur par sa compatriote, la reine Catherine de Médicis, qui le nomma intendant de sa musique et son premier valet de chambre. Henri III le chargea de l'ordonnance des grandes fètos royales, et c'est à cette occasion qu'il se rendit célèbre par la composition d'un vaste divertissement mêlé de cnant, de symphonie et de danse, qu'il a fait imprimer sous ce titre : Ballet comique de la Hoyne, faict aux nopces de M. le duc de Joyeuse et de mademoiselle de Vaudemont, rempli de diverses devises, mascarades, chansons de ynnsiquc et autres gentillesses (Paris, Adrien Le Roy et Robert Ballard, 1582).

Baltchik, ville de Bulgarie, sur lamer Noire; 4.270 hab. Entrepôt de marchandises; marché do bétail.

BALTÉAIRE (du lat. balteum, baudrier) n. m. Antiq. rem. OfUcier préposé à la garde des ceinturons et baudriers de l'armée. Fabricant des mêmes objets d'équipement. Oflicier de la maison impériale chargé de la garde des objets analogues, d'utilité ou de parade.

BalTEN ou Baltens (Pieter CcsTOS, surnommé), graveur llamand, ne à Anvers en 1540, mort en 1579. Ballen a débuté par la peinture de paysages dans le style do Breughel le Vieux, et il exécutait avec esprit les petites figures. Il a gravé et édité diverses estampes ; entre autres la Patience (pièce allégorique), et V Histoire de Liedekerke, Bourse et Rouck, d'après Martin do Vos. On lui a attribue à tort quc^ues planches de Jén.in. \\" . .lunt il n'a

été que l'éditeur. Il a signé quel. p. i 1 1 x, et San-

drart le nomme Balton. — .Sun i i ;> - , ; . lii- Custos, surnommé Baltens, et son petii iJ ^ /;,'.' / lustos, ont aussi pratiqué la gravure, non sans talent.

Baltet (Charles), horticulteur et écrivain français, né à Troyes (Aube) en 1830. Outre des articles dans des recueils spéciaux, il a publié un grand nombre d'ouvrages estimés, dont les principaux sont : les Bonnes Poires (1859) ; l'Horticulture en Belgique (I865j; l'Art de greffer (1868); Culture des arbres fruitiers (1871) ; Enseignement de l'horticulture (1872) ; les Meilleures Pommes à cultiver (1878) ; les Semis d arbres fruitiers (1881); Traité de la culture fruitière (1834); l'Horticulture française (1892); l'Horticulture dans les cinq parties du monde (1895).

BALTEUS [té-uss) n. m. Antiq. rom. Baudrier qui soutenait l'opée ou le carquois. !i Mur qui séparait les différents étages de gradins dans un amphithéitre et les rendait indépendants les uns des autres.

BALTHAZAR OU BALTHASAR (du nom du dernier roi de Babylonej n. m. Pop. Repas abondant ou somptueux: Je vais me donner une bosse et faire un balthazar intime. (Mùrgcr.) 11 On dit aussi Festin de Balthazar, par allus. au fameux festin dont il est parlé dans l'article suivant.

BALTHA2WIR OU Balthasar. D'après le récit biblit(ih- l';inieU ch. V), Balthazar, tils de Nabuchodonosor, sei:iir i.' aernior roi de Babylone (554-538 av. J.-C). Une nuit i|ii il I - lobrait une orgie, il se fit apporter, par une forfanterie d'impiété, les vases sacrés que Nabuchodonosor avait autrefois enlevés au temple de Jérusalem. Cette profanation était à peine commise, que l'impie monarque vit avec épouvante une main qui traçait sur la muraille, en traits de flamme, des caractères mystérieux, que ni Balthazar ni aucun personnage de la cour ne purent lire. Le prophète Daniel ayant été appelé : «C'est Dieu, dit-il au roi. qui a envoyé cette main, ot voici ce qui est écrit : Mané, Thécel, Phares. — Mané, Dieu a compté les jours de ton règne, et il en a marqué la fin ; Thécel, tu as été mis dans la balance, et tu as été trouvé trop loger; Phares, ton royaume sera partagé. » La môme nuit, en effet, Balthazar fut tué, et Darius le Mède usurpa le trône.

Hérodote et Xénophon racontent que Cyrus prit Babylone après avoir détourné le cours de l'Ëuphrate, pendant uno fête, au moment où la population entière se livrait à la bonne chère et à l'ivresse, et la nuit, comme dit le texte do Daniel. Quant au dernier roi do Babylone, il n'est appelé Balthazar par aucun des historiens de l'antiquité profane. Ce nom même est inconnu parmi eux.

Le personnage do Balthazar a longtemps exercé la sagacité des historiens. De nombreuses hypothèses ont été proposées pour expliquer sa présence dans l'histoire.

Les inscriptions cunéiformes, récemment découvertes, ont révélé l'existence d'un Balthaaar (Bel-sar-ussur) fils aîné do Nabonid. Les uns admettent que Nabonid s'absent.-! de la ville pendant une partie de la guerre, et que c'était

BALSEM — BALTIQUE

son dis qui y commandait alorH à. sa place. Celui-ci y exerçait ainsi les fonctions royalon. ?:)Uivant d'autres, ou no peut attribuer uno part quclconquoà.co Balthazar dan.H le» événements qui ont préparé la priHO do Babylone : ils s'appuient sur des textes qui montrent que Nabonid gouverna dix-sept ans sans interruption, et qu'il fut pria t>aus combat dans Babylone par Cyrus. Quant à la date où se produisit la prise do Babylone, on a, pour la préciser, uno sério do contrats d'intérêt privé, dont chacun est da.t6 du jour, du mois et do l'année du règne du souverain soub lequel il a été passé. Or le dernier contrat du règuo de Nabonid est daté du Hetoul (août)do ladix-septièmo année do son règne, et le premier contrat du règne do Cyrus à Babylono est daté à Borsippa (faubourg do Babylonc) du 16 kisclev (novembre) do l'année do son avènement. L'entrée do Cyrus à Babylono est comprise entro ces deux dates, et nous savons, par lo document do Cyrus, qu'elle a eu lieu le 3 du mois arahshamna lociobre 538).

Balthazar de Simbseren {.Jean), baron do Praagins, officier et diplomate, né en 1600, mort en tC88. Il était d'une famille originaire de Transylvanie qui s'était fixée dans le canton do Vaud. Son grand-père, maréchal do camp au service do Henri IV, avait été tué à Ivry ; son père, capitaine des gardes de l'Electeur palatin, était tombé à Prague (lC20j. Jean de Balthazar s'attacha à Mansfeld, puis à Gustave-Adolphe, qui le chargea d'une mission auprès do Richelieu. Il prit alors du service en France, so distingua dans plusieurs batailles, fut maréchal do camp, puis lieutenant général, et revint ensuite auprès de l'Electeur palatin. Il écrivit une Histoire de la guerre de Guyenne (Cologne, lC9i}.

Balthazar (Théodore db), physicien allemand. Il

inventa, on 1710, lo microscope solaire (invention également attribuée à Lieberkuhn), qu'il décrit dans l'ouvrage suivant : Micrometrorum telescopiis applicandorum varia structura et usu multiplici opusculum (1710).

Balthazar, famille suisse, de Lucerne, qui fournit, du xvi" au XI.V siècle, toute une sé,*ie d'avoycrs, do secrétaires d'Etat, d'ambassadeurs, d'abbés, de chanoines. L'un d'eux, Joseph-Antoine-Félix, né à Lucerne (1737- 1810), historien et jurisconsulte, fut membre du conseil des Deux-Cents ot trésorier de la Républiouo. [Il s'attacha à défendre les droits de l'Etat contre la cour de Rome, notamment dans son ouvrage : De Hclvetiorum Juribus circa sacra (Zurich, 1770}.]— Son fils, Jean-Antoine (1761-1837) fut membre du Grand-Conseil et bibliothécaire de la ville de Lucerne.

Balthazar (Casimir-Alexandre-Victor de), peintre français, né à Hayange (Moselle) en 1811, mort à Paris en 1875. Elève de Paul Delaroche, il a exposé un portrait d'homme au Salon de 1833, et, depuis lors, il a pris part à presque toutes les expositions qui ont eu lieu jusqu'en 1868. Nous rappellerons de lui : Lara et Kated, et Goet: de Berlichingen ; Philippe VI après la bataille de Crrcy. Ses meilleures œuvres sont : la Vision de Jeanne d'Are et Jeanne d'Arc dans sa prison, qui lui valurent une première médaille en 1840, et qui permettent de le ranger parmi les peintres d'histoire de la lignée de Delaroche et d'Ary Schefifer.

BaLTIA, ancien nom de la Scandinavie, qui se retrouve dans le nom moderne do a Baltique » , venant lui-même de Belt (détroit).

BALTIMORE (du nom de lord Baltimore) n. m. Ornith. Espèce de iroupiale, qui habite l'Amérique du Nord : Le BALTIMORE a pHs son nom de quelque rapport aperçu entre les couleurs de son plumat/e ou leur distribution, et les armoiries de mylord Baltimore. (Buff.) V. trocpiale.

— n. f. Bot. Genre de composées-hélianthoïdées, renfermant des herbes annuelles, dressées, rameuses, rudes et pubescentes, à feuilles opposées, à âours jaunes, provenant de l'Amérique tropicale.

Baltimore, ville des Etats-Unis d'Amérique, capitale de l'Etat de Maryland et l'un des principaux ports de commerce de l'Union, sur le Patapsco, à 22 kilom. de son embouchure dans la baie de Chesapeako ; 500.000 hab. Siège d'un archevêché catholique, métropolitain des Etats-Unis, avec un séminaire et un collège catholiq^ucs ; évêché anglican ; université, observatoire, musée, bibliothèque publique et plusieurs établissements scientifiques et littéraires. C'est la septième ville de l'Union pour la population. Fabriques de couvertures de coton, de briques, filatures de coton ; usines de for, d'acier, de cuivre ; huîtres, fruits et léeumcs. Port d'exportation de céréales et de farines, de tabac, de charbon, d'étain, etc. C'est un nœud de chemins de fer qui la font communiquer avec Philadelphie, Washington, Wincestcr, Annapolis, New- York, Lancaster et Harrisburg. On y trouve de beaux monuments. Baltimore, fondée en 1729. reçut son nom" de lord Baltimore, qui prit une part glorieuse à la guerre de l'indépendance, et, dans ces derniers temps (1831), vit dans ses murs le premier concile catholique tenu dans le nouveau monde. Elle fut, jusqu'à la construction des chemins de fer, le centre principal du commerce avec l'Ouest.

Baltimore, petit port de pêche d'Irlande (prov. de Munster), comté de Cork ; 150 hab. H fut surpris et pillé en 1631 par des corsaires algériens. Il a donné son nom à la Baltimore rf'Amt'n'çM^, parce que lord Calvert, comte de Baltimore, colonisa le Maryland.

Baltimore (Cecil. baron de Calvkrt. lord), fondateur de la colonie du Maryland, mort en 1676, obtint de Charles I", en 1632, la concession du territoire qui forme aujourd'hui l'Etat do Maryland, et y conduisit, en 1634, deux cents individus, tousVatholiques. Son nom fut donné plus tard à la capitale du Maryland.

BALTIMORÉES n. f. pi. Nom donné à un groupe de plantes de la famille des composées, ayant pour type le genre baltimore. — £;'"He baltimobée.

BALTIMORITE (de ttaltimore, n. do ville) n. f. Silicate naturel de magnésie à structure fibreuse ; variété ferrifère de chrysotile.

Baltique (mer). Elle n'est guère qu'un vaste lac, dont les golfes de Finlande, de Bothnie et de Riga sont les bras, et qui s'ouvre à peine sur le Kattégat par les détroits semés d'îles du Sund, du grand et du petit Belt. Depuis que s'est fermée son ancienne communicatiou avec

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