‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 679 sur 828 · BANDELETTE — BANDIT · texte numérisé non relu

BANDELETTE — BANDIT

est assez mêlée ; la lanqiuo qu'elle parle est du sanscrit mélangé de persan. — Un Bandéla (ou Boundéla).

BANDELETTE n. f. Petite bande spéciale dont les Egyptiens entouraient le corps et les membres des momies.

— Par est. Petite bande quelcontjuo, et principalement Petite bande de pansement, il Bandelette ai/glntinadve. Bandelette qu'on enduit do diachylon, pour qu'elle adhère à la peau.

— Anat. Partie du cerveau do forme demi-circulaire.

— Antiq. Petites bandes d'étoffe de différentes couleurs, qui servaient à orner la chevelure, les autels des dieux, les sceptres des rois, etc. V. partie encycl.

— Archit. Ornement dans le genre de la plate-bande,

mais plus étroit encore : Les — . .

filets et les listeaux sont des V

bandelettes. Il On dit aussi N —

TÊNIE. i..^.. ........... — -^ .,

— Bot. Raie ou petite ; \

bande colorée. II Tige apla- 1

tie on forme de bande. / .-■ L.^..^;;..\:;w^-;,'. ;.",,.__

— Helminth. Nom vul- a'^-- ■ - S—^

gairo d'un ténia. ■ - . , | " "'t"" ■■■■■■■-■■■ ■- ■

— Techn. Fer de bande- ^'-O

lettes, Fer mince et étroit, qui se vend en bottes.

— Enctcl. Antiq. Les anciens faisaient grand usage des bandelettes. En Grèce, comme à Rome, on s'en servait pour la toilette, pour la décoration des monuments, ou pour les cérémonies du culte. Les bandelettes étaient généralement en laine ; elles étaient blanches, pourpres, ou bleues, suivant leur destination. Elles se composaient d'un flocon de laine {infula), autour duquel s'enroulait un long ruban {vitta) dont les extrémités libres {tœniêe) flottaient sur le dos, lorsque les bandelettes étaient attachées autour de la tête.

Prêtres et prêtresses ornaient leur tète de bandelettes sacrées ; on en mettait aux statues des dieux, on en parait les autels et les victimes. Les suppliants tenaient dans leurs mains des bandelettes. Les femmes s'en servaient aussi pour maintenir les tresses de leurs clieveux.

Bandelrand ou BundeLGUND. contrée de l'Inde anglaise (prov. d'Allahabad), divisée en trente principautés et cmq districts, et peuplée de 3.780.000 hab. Mines de diamants situées sur le plateau de Pannah, et exploitées à ciel ouvert dans une couche d'alluvion d'environ O^.SO d'épaisseur. (Une partie de ce pays appartient aux Anglais depuis 1817 ; le reste est gouverné par des rajahs, ou chefs indigènes, tributaires de l'Angleterre.)

Bandello (Vinconzio), dominicain italien, né à Castelnuovo en 1435, mort en 1506. Il enseigna avec éclat la théologie, et devint général de son ordre en 1501. Il fut un des adversaires les plus ardents du dogme de l'Immaculée Conception. Il écrivit, entre autres ouvrages, un traité, devenu fort rare, qui souleva de vives polémiques entre les dominicains et les cordeliers, et qui a pour titre : Libel- Itts 7-ecollectorius de veritate conceptionis B. Marix VVrginis (Milan, 1475).

Bandello (Mattco), célèbre conteur italien, neveu du précédent, né à Castelnuovo, près de Tortone, vers 1-180, mort à Agen en 1561. Il entra tout jeune dans le même ordre que son oncle, et l'accompagna dans les voyages que Vincenzio Bandello faisait non seulement en Italie, mais en France, en Espagne, en Allemagne, pour visiter les couvents de Saint-Dominique; il séjourna longtemps à Mantoue, où il se lia avec Jules-César Scaliger, et fut le précepteur de la belle Lucrezia de Gonzaguo. Divers princes et grands seigneurs l'employèrent dans quelquesunes de leurs négociations ; mais, attaché au parti français, il se vit en butte aux persécutions du parti espagnol, après que François I" eut été battu et fait prisonnier à Pavie (1525) : sa maison de Castelnuovo fut pillée et brûlée par les soldats, à peine eut-il le temps de s'échapper sous un déguisement. Il dut se réfugier en France avec son principal protecteur, Cesare Fregoso, après la mort duquel Henri II le nomma évêque d'Agen (1550). Bandello laissa le gouvernement do son évèché à un collègue, l'évêque de Grasse, Italien comme lui, et ne s'occupa que de travaux littéraires.

Son œuvre principale est le recueil de nouvelles qu'il commença à publier en 1554 et qui a fait de lui un rival de Boccace : le Novelle del Bandello (Lucques) ; complétées après sa mort par un quatrième volume imprimé à Lyon (1573), elles ont eu de nombreuses réimpressions. Boistuau et son continuateur Belleforest on ont donné, sous le titre de Histoires tragiques (1567), une imitation qui n'est pas sans mérite, mais où ils ont mis trop de leurs propres inventions.

Bandello est un conteur original et d'une grande variété ; un de ses récits a inspiré à Shakspeare son drame de Roméo et Juliette.

BANDER v. a. Couvrir, entourer d'une bande : Bander une blessure, uneplaie, un bras malade.

— Couvrir d'un bandeau, en parlant des yeux : On bande les yeux à un parlementaire ennemi qu'on 'reçoit dans une place de guerre. (Acad.)

— Tendre, replier pour donner du ressort : Bakdkr un câble, un arc, un ressort, w Bander un tambour. Serrer les cordes pour tondre la peau.

— Fig. Appliquer énorgiquemcntct d'une manière soutenue : Bander son esprit, ii Irriter, envenimer : Sa brutalité BANDA entièrement l'assemblée contre lui. (St-Sini.) [Vieux.]

— Archit. Former, en parlant d'une voûte ou d'un cintre.

— Fauconn. Bander au vent. En parlant du faucon, Faire la crécerelle en restant sur les chiens.

— Jeux. Bander une balle. Au jeu de paume, La pousser dans le filet avec la raquette, ii Bander les dames. Au trictrac, Les amonceler sur une flèche.

— Mar. Garnir d'une bande, on parlant d'une voile : On bande les voiles pour les consolider.

— Pâtiss. Entourer d'une bande de pâte, ou garnir do plusieurs bandes croisées.

— Techn. En terme de bijoutier, Redresser une moulure sur le banc. Il Bander le semple. Donner au.x licelles du scmple d'un métier une tension suffisante, it Bander une roue. Adapter un bandage à la roue. (Cette opération se nomme embattage.) [V. ce mot.] ii Bander un ressort, Cintrer les petites feuilles d'un ressort do voiture pour leur donner plus do tension.

— Vénor. Bander sur te trait, en parlant du limier. Quand il tire sur la laisse qui le retient.

Bandé, ée part. pass. du v. Bander.

— Blas. Se dit d'un écu dont les bandes sont en nombre égal aux interstices du champ. Syn.

barré. Il Bandé, Contrebande, Se disent d'un écu parti, coupé, taillé ou tranché, bandé de telle sorte que les bandes de chaque partition sont opposées comme métal ou émail.

— Hist. Se disait, sous le règne de Charles VI, des partisans de ce roi malheureux, parce qu'ils portaient une écharpe ou bande blanche, en signe de ralliement. Ecu band^^ d'az.ir

Se bander, v. pr. Etre, devenir bandé, ti 3 baades d'argent, se tendre : Arc qui se bande difficilement, il Se mettre à soi-même un bandage.

— Fig. Se raidir, faire efi'ort pour résister :

Qui voudrait se bander contre une loi si forte?

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