RÉGNIER
Il On disait aussi Se bander les nerfs, dans le même sens. (Ces deux locutions ont vieilli.)
— .Se bander les yeux. S'aveugler volontairement : Se BANDER Lr:s YEUX pour ne pas voir une chose trop claire.
Banderau (David), chanteur et surtout professeur célèbre, né à Palazzo en 1789, mort à Paris en 1849. Il quitta la scène pour so livrer à l'enseignement du chant au Conservatoire de Milan. Il forma d'excellents élèves, parmi lesquels on peut citer les noms de Pellegrini. de Guglielmi, de M™" Pasta, Schiasetti, de Méric-Lalande, Comelli-Rubini, etc. Sa renommée le fit appeler, en 1828, au Conservatoire de Paris, où il eut pour élèves Barroilhet. Alizard, M"" Méquillet, Nau, Caroline Lefebvro (M"' Faure)...Banderali a publié un recueil de Vingt-quatre vocalises et quelques ariettes italiennes. — Sa fille et son élève, chanteuse et professeur distingué, a épousé Adrien Barthe, professeur d'harmonie au Conservatoire de Paris.
BANDEREAU (ro — rad. bande) n. m. Cordon qu'on passe en bandoulière pour porter une trompette.
BANDERET (rc — rad. bande) n. m. Chef de milice du canton de Berne.
BANDERILLE {Il mil.) n. f. Dard orné de bandes de papier colorié ou de rubans, que les toreros lancent contre les taureaux, et qui reste implanté dans la peau des animaux.
BANDERILLERO (// mil. — mot espagn.) n. m. Torero
Banderillero plantant les banderille;
par un( double pointe
et qu'on attache au haut d'un mât ou d'une hampe, etc. : Les dragons ont des banderoles à leurs lances.
— Bannière pointue et découpée, qui autrefois était propre aux bacheliers.
— Pièce de buffleterie qui porte la giberne, n Bretelle d'un fusil.
— Loc. fam. Banderole de Montfaucon, Vaurien, homme qui mérite d'être pendu, qui le sera tôt ou tard. (Se disait autrefois, à cause des potences établies à Montfaucon.)
— Comm. Nom donné anciennement à une planchette de bois ou de tôle, sur laquelle les marchands de bois à brûler et les charbonniers étaient obligés d'indiquer le prix de leurs marchandises : Les UANDEROLES devaient être placées, sous peine d'amende, sur le point le plus apparent des bateaux et des chantiers.
— Iconogr. Bande étroite usitée dans les anciens tableaux, dessins et gravures, et sur laquelle on inscrivait les paroles que les personnages de la composition étaient censés prononcer. Il Cette bande s'appelait aussi rouleau, parce qu'elle était roulée par une extrémité. V. BANNEROLE.
— Mar. Guidon ou étendard dont on ornait les nefs et les galères, aux jours de fête ou de combat, n On disait aussi bannerole. „ ,
Banderole BANDEUR (rad. bander) n. m. Individu qui tend un arc ; Le bandelr de l'arc, le vainqueur du lion, devait terrasser tous ses 7-ii^aux. (Volt ) [Peu usité.]
— En T. de met., Ouvrier chargé de tendre un ressort. BANDIER [di
femmes, au x\
court demi-corsage formant corset une haute ceinture. Ce mot, cité par Coquillard dans les Droits noureaux (1480), n'est pas absolument expliqué.
BANDIER (di-é — rad. ban) adj. m.
Dr. féod. Banal : Four bandii-;r.
— n. m. Garde d'un territoire banal :
Etre dénoncé par le bandier.
Bandiera (Benedetto), peintre italien, né à Pérouse en 1557, mort en 163-i. Ses productions les plus remarquables sont à Pérouse, notamment dans l'église Sainte-Catherine. On cite encore de lui les Quatre Evangé- /^s^^'!. fresque de l'église Saint-Pierre.
BANDIÈRE (rad. bande) n. f. Bannière. Il Bannière placée au sommet d'un mât de navire et sur laquelle sont brodées les armes du souverain. (Vieux.)
— Front, bordure : Charmante bandière de palais romains, étrusques, palermitains. (Busoni.) [Inus.]
— Art milit. Front de bandière^ Ligne do drapoaux,
- rad. bande) n . m . Partie du costume des " *cle, qui était un
ceinte du baudier-
Baccio BaDdlDelli.
d'étendards ou d'armes en faisceaux, formée on avant des troupes ou du camp, ii Front d'une armée en bataille.
— Comm. Sorte de futaine à barres et à raies.
BANDIMENT n. m. Dr. féod. Publication ou proclamation faite au nom du seigneur haut justicier, dans les formes du ban. V. ce mot.
BANDIN ou BANDINET [né — rad. bande) n. m. Sorte de plate-forme qui servait de ht de camp, sur les galères.
BANDINE n. f. Nom donné, dans certaines contrées, à la farine do sarrasin, et, parext., à la plante elle-même.
Bandinelli. V. Alexandre III, pape.
Bandinelli (Baccio ou Bartolommeo), célèbre sculpteur italien, néà Florence en 1493. mort en 1560. Son père, Michel Agnolo di Viviane, orfèvre des plus habiles, lui enseigna le dessin. Il manifesta, dès son enfance, sa vocation pour la sculpture. Devenu l'élève du sculpteur Gian Francesco Rustichi, il fit de rapides progrès, et mérita les encouragements de Léonard de Vinci, qui était l'ami de son maître. Il voua dès lors à ce célèbre peintre le plus vif attachement. Lorsqu'on exposa, dans une salle du Palais-Vieux, le fameux carton de la Guerre de Pise, que Michel-Ange avait peint en concurrence avec Léonard, et qui avait été jugé supérieur à la composition de ce dernier, Baccio, comme tous les jeunes artistes qui travaillaient alors à Florence, fit plusieurs dessins d'après ce carton, et il parvint même à surpasser dans ce travail le Sansovino, le Rosso, Andréa del Sarto. Il se croyait appelé à devenir l'émule de Michel- Ange ; il ambitionna de l'éfalcr, de le vaincre même ans tous les genres. Fier des éloges qu'il avait obtenus comme dessinateur, il résolut de s'essayer dans la peinture; mais ses ouvrages, d'un coloris criard, d'une exécution sèche et dure, n'ayant pas obtenu le succès qu'il espérait, il renonça à la palette et reprit le ciseau. Travailleur infatigable, il produisit, durant sa longue carrière, une foule d'œuvres remarquables. Parmi celles que l'on conserve à Florence, il nous suffira de citer : à la cathédrale, une statue de saint Pierre et les bas-reliefs de marbre formant le soubassement du chœur et représentant les Prophètes et les Vertus ; devant le Palais-Vieux, Hercule tuant Cacus, l'œuvre la plus importante et la meilleure du statuaire ; dans l'église de l'Annunziata, une Pietà, dans laquelle l'artiste s'est représenté lui-même, dit-on, sous les traits de Nicodème. Cette Pietà fut le dernier ouvrage de Baccio, Les compositions de Bandinelli se distinguent par l'ampleur du style et la force de l'expression ; mais les attitudes manquent généralement de grâce et de souplesse, et l'exécution dénote plus de savoir que de goût. Par son caractère envieux et hautain, par son penchant à blâmer et à dénigrer, Baccio s'était attiré une foule d'ennemis. Il vécut en mésintelligence avec la plupart des artistes do son temps. Baccio se rendit plus que jamais insupportable par son orgueil, après au'il eut été décoré de 1 ordre de Saint-Jacques par Charles-Quint, dont il avait représenté le Couronnement de Clément VIL II eut la prétention de faire croire qu'il était d'origine noble, et se fit appeler tantôt de « Brandini i», tantôt de « Bandinelli u; il finit par adopter tout à fait ce dernier nom, prétendant qu'il descendait des Bandinelli de Sienne. Vasari a dit de lui : « On doit oublier ses défauts en faveur de ses grands talents, qui le placent au nombre des maîtres les plus habiles et les plus dignes de vivre éternellement. » — Un portrait de Bandinelli, exécuté par cet artiste lui-même, figure au musée des Offices, à Florence.
BANDINGUE (du provençal bandengo) n. f. Pêch. Ligne ou filin maintenant un filet et l'empêchant de se renverser.
BandINI (Giovanni), surnommé Dell' Opéra, en raison de ses rapports prolongés avec l'Œuvre du Dôme, sculpteur italien, né en 1540 à Parme ou à Castello en Toscane, mort en 1600. Il reçut les leçons de Baccio Bandinelli. Parmi les ouvrages cm'il a laissés, nous rappellerons : les statues de saint Philippe et de saint Jacques, dans la cathédrale de Florence; deux bas-reliefs en marbre représentant l'un la Présentation, et l'autre le Mariage de la Vierge, dans l'église de Santa-Maria-Novella ; le buste du tasse, dans la maison Batelli ; une statue de l'Architecture, pour le tombeau de Michel-Ange, dans l'église de Santa-Croce. Son stylo permet de le rapprocher do Bandinelli, son maître.
BandINI (Ange-Marie), antiquaire et philologue, conservateur de la bibliothèque Lanrentine de Florence, né dans cette ville en 1726, mort en 1803. Il a laissé un grand nombre de savantes dissertations, dont les principales sont : Spécimen de la littérature florentine au xv" siècle (1747); Catalogue des ma/iuscrits grecs, latins et italiens de la bibliothnque Laurentine (1764-1778).
BANDINS (din) n. m. pi. Pieds qui, placés à la ponpo d'un navire, soutiennent, avec les grandes consoles, uno sorte de petit banc formé par dehors do petits balustns.
BANDIT (rfi— de l'ital. bandito)ï\.m. Individu en révolta ouverte contre les lois et qui vit d'attaques à main armi u : Les BANDITS disparaissent peu à peu des pays civilisés.
— Fam. Etre fait comme un bandit. Avoir des vêtements sales, déchirés, etc.
— Par exagér. 1° Homme misérable, vagabond, sans aveu; 2° Mauvais sujet, mauvais drôle; S*» Fam. Homme qui mène une vie déréglée.
— Encycl. Dr. intern. On ne doit pas confondre les bandits, simples brigands de grands chemins, avec les insurgés, bien que, parfois, la distinction soit difficile, et bien que les gouvernements réguliers tendent à faire traiter en bandits les bandes révolutionnaires. A ceux-là les règles du droit des gens ne sont pas applicables ; ils ne peuvent être traités en belligérants ni en prisonniers de guerre, ni.lo cas échéant, jouir du droit d'asile, soit dans les légatious et consulats, soit sur le territoire étranger.
BANDiTE^do l'alh'm. fmm/, lion) ii. r. Torraïn qui sup-
Ïtorie uno servitude dctcrinim'x', telle, par oxoinplo, quo 0 pâturage pendant une partie de lannéo.
— Encycl. D'après lo droit do banUilc, lo propriétaire du sol ost soumis, vis-à-vis d'une autre personne, à un droit d'usa^^o qui roiistituo, pour ainsi dire, une propriété suporpns.r ;ï crllo do la torro.
BANDITISME \/tss} n. m. Hubitudo do vivre on bandit. Il MiUi.T dr h.iiidit. Il Etat d'un pays infesté par dos bandits. V. BUIGANDAC.K, Ct VKNDF-TTA.
BandJARAS ou Bandjaris, tribu nomadû do l'Inde centrale, qui est aduniu'-n au transport des grains. Ils s'appcllont eux-mt-mes Ooliar. Ce sont des hommes superbes, à traits fins, à nez aquilin et à cheveux longs et bouck-s; ils ont la peau d'un rouge bronzé, sont fiers et courageux, ot no reconnaissent d'autres chefs que lo naik, élu par tous les hoiiiiiii's libres pour diriger un convoi. — Un Bandjaka "Il IUm.jari).
Bandjermassing, fleuve cGtior do Bornéo.V. Barito.
Bandjermassing (hi Bandermassing, ou Ben-
JERMASSING, \ill.« des Iiidrs n.M-|-laiid;u^<-> . Itoméo), près de l nnh.iu.-lnin- .lu il.-uv.' Iî;in((>. rli.-l, d.- la résidence hollandaise d.- Iloiinn Mid-uricnr:il ; I2.r.nii liai). Commerce considérable avec la Chine; diamants, or, fer, poivre, nids d'hirondelles, etc.
BANDOIR (rad. bander) n. m. Ressort employé dans un méLaiiisiiie. ii Roue à bander le battant a'un métier de rul)aiiicr. ii Bâton qui entre dans lo bandage dos battants, chez les passementiers.
Bandol, comm. du Var, arrond. et à 16 kilom. do Toulon, sur la baio do Bandol ; 1.930 hab. Ch. do f. P.-L.-M. Port sur la Méditerranée. Vin, orangers, primeurs.
BANDOLIER {U-é) n. m. V. BANDOULIER.
BANDOLINE (de bandeau, et du lat. linere, oindre) n. f. Dissolniiou aromatisée, qui a pour base !e mucilage de pépins de coing, et dont les femmes se servaient pour maintenir leurs cneveux lisses.
BANDON n. m. Hist. Proclamation que l'on faisait en promenant un drapeau.
— Ane. dr. Permission d'autorité donnée par proclamation. Il D'où, Permission en général.
— A bandon, anc. loc. prov. A volonté, à profusion : Avoii' de l'argent À. bandon. (Vieux.)
Bandon, villo d'Irlande (prov. de Munster, comté de Cork), sur lo fleuve cutior fiandon ; 3.500 hab. Moulins, distilleries ; grains ; eaux minérales aux environs.
BaNDONG ou BandOENG, ville des Indes néerlandaises (Java) ; 23.800 hab. Cli.-l. d'une subdivision de l'îlo.
Bandonina ou Blandonia, femme auteur française du vr siècle. ALtachéo au service do Radegonde, femme do Clotaire I", elle entra avec elle au couvent et continua la Vie de sa maîtresse, commencée par Fortunat, évêquo do Pnitiors.
BANDOULIER OU BANDOLIER {li-é — ospagn. bandokro) n. m. Bandit, ii Partie. Contrebandier dos Pyrénées. On a vu des Césars, et luôme des plus braves, Qui sortaient d'artisans, de handouliers. d'esclaves.
— S'est dit des archers dos maisons de ville, des gardes forestiers et autres employés armés, qui portaient un arc cil bandoulière. (Vieux.)
BANDOULIÈRE(espagn.6anrfo/era)n.f. Artmilit. Bande tic riiir, laiiiàt unie, tantôt plus ou moins ornée, que l'on liiiii.iii :iih icnoementon guise de bauiin r '■{ .jin servait à soutenir uno ainn- ou iHie pièce d'équipement, n
(.)ll dl;.:ill aussi BANDOLIÈRB.
/'■■/■!, r. Mettre, Avoir ime chose rn li'inilnidtt're, La porter, la mettre, laxiiir derrière lo dos et enécharpe, au moyen d'une bretelle, d'une courroir, d^un lien quelconque : L'échurpe N-'hiiiire s'est portée tantôt en ban- I' 1 I ii':re, tantôt en ceinture.
l 'orter la bandoulière, Etre garderiia-;so. 11 Donner la bandoulière à queltlii'ini. \.f nommer gardo-chasso.
- Mai , J'rendre une ancre en bandu'ilnrr. La poser dans une chaloupe puur la [MuiiT là où l'on veut la moud- Irr ■ i/anrre se trouve on travers, MU Ir iiornùre de l'embarcation, susjMuduo comme en équilibre, le jas d lin roté, ot les becs de l'autre.)
I-'ncycl. Archéol. La bandoulière 'Si un baudrier de peau passé de gaucho adroite, et qui -^ (utiiit la poire à poudre, l'amorçoir, les cartouches de l ai luubusier et du mousquetaire aux xvi" et xvii" siècles.
< »ui rt> ces petits objets, la bandoulière portait encore l'étui r.'iun-é oii était engagée l'extrémité allumée do la mèche,
< I sMuvent un crochet servait à accrocher la fourquine. La band.Hilii rt> ost encore en usago chez rrriaiii^ ]uii|des, notamment cTiez les B.l>Mi(, In. ,.( les Hindous du Katch.
BANDOURA n. f. Instrument do musi- ■ |iii' 'Ti fornio de guitare, muni de 8 à ■d i iordos en boyau ou on laiton, qu'on l'iii a- do la mam droite on les pressant • ['■ la main gauche. Cet instrument était ;lii' '<■ HK-nt enusagechoz les Cosaques
drl TLi-ailu^
8ANDREY [drè — rad. bander) n. m.
.Vit nnlit. aiic. Sorte de pince avec laquidlr un i.'udait l'arbalète.
B'VNDTKE (Georges-Samuel), historien <'f luldiugraphe polonais, né à Lublin en i: ■■^, mort on 1835. Il fut professeur et bi- Mi^ihécaire do l'université de Cracovio.
Sr, principaux ouvrages sont : Evéneni.-nf-< >/r l'histoire polonaise {isio) ; Bistoire de l'imprimer>r , n /■-'m;'/. (1826). — Son iVèro J.-ViNCENT, nô à Lublin ou iT^;, ui iii on 1851, professeur de droit à Var.sovie, a puMi' M.ifauiment : De studio jitris poloni ci (ï806); Jus
i>"/"""-""' ;isin.
Bandtkie-STEZYNSKI (Jean-Vincent), jurisconsulte p'dnnais, né à Lublm on 1783, mort à Varsovie eu 1851.
D'abord profossour do polonais à Hallo, il se Axa onsufto à Varsovie, où il occupa dos fonctions administratives ot enseigna lo droit romain, ainsi quo lo droit polonais. Il a écrit sur ces deux droits un certain nombre d'ouvrages, les uns en latin, les autres en polonais. BANDURE (du sanscr. bandhura) n. f. Bot. Syn. do nb-
Banduri (Anselme), bénéâiclin, né à Raguso on 1671, mortù Paris en 1743, auteur do travaux de numismatique; il fut menibro do l'Académie française des inscriptions.
BanduSIE (;1), fontaine du pavs sabin, près de laquelle Hurare avait uno maison uo campagne, et qu'il aimait à rapp.d.-r.
Bandy de Naléches. Biogr. V. Nalèches.
BANÉE on BANIE n. f. Féod. Droit do ban. Syn. do ba-
NAi.iri-:.
Baner (Johan Gustafsson), général suédois, né à Djursholm, près Stockholm, on 1598, mort à Halberstadt en 10-11. Entré au service comme simple cavalier en 1015, général on IG31, il se distingua dans les campagnes do Gustave-Adolphe; commandant en chef de l'armôo suédoise en 1634, il remporta uno série do succès, notamment la bataille do Chomnitz (1639J. et conquit la Bohême (1640). C'était un général aussi prudent qu'habile et un chef aimé du soldat.
Banera, villo do llndo anglaise (Radjpoutana [Mévarj) ; 12.500 hab.
Baneras, villo d'Espagne (prov. d'Alicante), à la naissance du fleuve cotior Vinalopo ; 3.550 hab. Fabriques do papiers, d'oaux-do-vle, tuileries.
BaneRJEA, orientaliste anglais contemporain, professeur au Bishop's Collège, à Calcutta, auteur d'un ouvrage important : Dialonues sur la philosophie hindoue, y compris le }i}jai/a, le sankhya, le védant, suivis d'une discussion sur l'autorité des Védas.
BaNES (Dominique), théologien et dominicain espagnol, né à Valladolid en 1527, mort en 1604. Il fut le confesseur de sainte Thérèse. On a de lui dos ouvrages de théologie, des commentaires sur Aristote, sur saint Thomas, etc.
Baneza (La), petite ville d'Espagne, ch.-l. de juridiction civile (prov. de Léon), sur l'Orbigo ; 3.100 hab. Moulins, marchés.— Pop. du partido dn môme nom : 46.100 hab.
Banff, ville et port d'Ecosse, ch.-I. du comté de son nom, à l'embouchure de la Doveran-River ; 7.600 hab. Marchés, filatures de laines, etc. — Le comté du môme nom, compris entre la mer au N., les comtés d'EIgin et d'Invorness à. l'O., d'Aberdeen au S. et à l'E., a 64.000 hab.
BanffY, famille noble hongroise de Transylvanie, dont les membres se sont distingués dans les diètes et sur les champs de bataille. — Georges II Banffy, né en 1747, mort en 1822, était gouverneur de la Transylvanie; — Le baron Ladislas Banf^, né en 1795, mort on 1840, se distingua dans la diète de 1836. — Baron Désiré Banffy, ministre hongrois, né en 1842 à Klausenbourg (Transylvanie). Après avoir rempli des fonctions administratives en Transylvanie avec une énergie qui était célèbre, il tut élu à la Chambre des députés de Hongrie comme libéral, en de-
Baron Désirt Banffy
iistro (janv. 1895) ; sa politi que s'inspira des idccs nationales hongroises II obtint le vote des loi ecclésiastiques malgr les vives opposition qu'elles soulevèrent un conflit qu'il eut au su jet do l'attitude prise en cette occasion par le nonce, avec le ministre des affaires étrangères de la monarchie, io comte Kalnoky, amena la retraite de celui-ci {mai 1895). Au point de vue extérieur, le baron Banflfy se déclara plusieurs fois partisan de la triple alliance, mais, en même temps, d'une entente avec la Russie sur le terrain du statu quo dans la péninsule des Balkans. Ne pouvant obtenir le vote du compromis austro-hongrois, il ootint de François-Joseph la dissolution de laChanibre; les élections augmentèrent sensiblement sa majorité (oct. 1896).
BANFFYE n. f. Bot. Sj'D. de r.YPSOPHiLE.
Banfoumous, peuplade vigoureuse et barbare dn Coiil;o Ixi-r. L<-s Banfoumous occupent le territoire com pris cutro lo Congo, le Kassaï et le Kwango. — In Banfoumod.
BANG [banq') n. m. ou BANGHE {banf) et BANGUE {banq') n. f. Nom vulgaire du chanvre de l'Inde, a\ I quel on prépare le hnschich. (V. chanvre, haschich [On
rai>pclU.
Bang
i'iques localités.
Bangius (Thomas), philologue danois né dans 1 lie do Fionie on 1000, mort eu 1601. Il professi l'hébreu, puis la théologie, à. Copenhague. Son princi} I ouvrage : Exercitationes philologico-philosophicae, qui! materia de ortu et pror/rcssu litterarum ex intimis et genxn suis principiis pcrtractatur (1091), contient de curieus s rerliorchos sur l'origine des lettres, des signes astronomiques et des caractères cabalistiques.
Bang {Peter Georg), jurisconsulte et homme d'Etat danois, né et mort à Copenhague (1797-1861). Il fut nommé, on 1834, professeur de droit à Copenhague, et membre des états; en 1836, il devint gouverneur do la Banque nationale; en 1848, il fut membre de l'Assemblée nationale constituante, et, la môme année, prit le portefeuille de l'intérieur. L'année suivante, il fut nommé directeur des domaines, mais pour revenir au gouvernement, d'abord en 1851, comme ministre intérimaire des cultes, et, en 1852, comme ministre de l'intérieur. En 1853, il était appelé à la présidence du conseil, et il réussissait, en 1855, à faire votor une nouvelle constitution. Il quitta lo pouvoir un an
BANDITE — BANGKOK
après, ot fut nommé ministre da conseil privé et do la hauto f-our do iusticc. Il a laiss»*, sur lo droit romain ot le droit danois, (les ouvrages fort estimés.
Banga, village do la Hauio-Egyplo fprov. do Girgoh) :