‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 681 sur 828 · hab · texte numérisé non relu

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Banga, ville do rOcéaoio espagnole (Pbilippinos, lie Panay); 7.100 hab. i r •

Bangaai, Etat indigène des Tndes néerlandaises MIo Célôbes), dépondant du sultanat de Ternato ; 50.000 hab.eov.

BanGALA. On désigne parfois sous co nom lo territoire de l'Etat libre du Congo, entre les rivièros Mobaogi et Mongalla, habité par les Bangalas.

BaNGALA ou Iboko. station bolgo de l'Afrique éqoatoriale (Etat indépendant du Congo), sur lo Congo; on lai a aussi donné lo nom de I\iouvelte- Anvers. Colto station est établie au milieu des Bangalas ou Enfants du fleuve, avec lesquels Stanloy eut & lutter quand, en 1677, il doscendit le Congo.

Bangalas, nation du Congo, formant deux groupes isolés : l'un qui vit au N. do l'équatcur, sui .es deux rives du Congo, entre ce fleuve et l'Oubangui; l'autre, établi & l'extrémité orientale do l'Angola, au N. do Cassangé. — Un Bangala.

— Encycl. Los Bangalas forment uno belle race, de taille élevée, avec des traits plus réguliers et un teint généralement moins foncé que chez les autres nègres de la région. Ils sont divisés en castes comprenant les moukouzis ou notables, lessomis ou hommes libres, et les moun/améo* ou esclaves. Chaque village a à sa tôte un chef qui est presque toujours le notable le plus riche. Les Bangalas des rives du Congo reconnaissent, en outre, l'autorité de chefs de districts et celle d'un chef supérieur qui commando à toute la région. Leur costume se compose do simples pagnes et de lourds anneaux (bracelets et colliers) on fer pour les hommes, on laiton pour les femmes. Lo nombre des femmes que peut posséder chaque individu n'est limité que par ses ressources pécuniaires. La première femme achetée par un Bangala commande à toutes les autres. Cette population est fétichiste et anthropophage. Les Bangalas de r.^ngola montrent une véritable intelligence et une grande aptitude à s'instruire : beaucoup ont appris à lire et à écrire, et ils deviennent rapidement do bons travailleurs manuels.

Bangalore, ville forte de l'Inde anglaise, dans les Indes mérid., sur la Vrichabhavatî, sous-affluent du Cavéry ; 180.000 hab. Tapis renommés, soieries, commerce do soie. — Pop. du district du même nom : 803.000 hab.

Bangar, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines,

ile Lu-^on); 9.600 hab.

BANGARD (gar') n. m. En Alsace, Garde champêtre.

BaNGASSO, poste de r.A,fri(iue équatoriale (Congo français), au confluent du Mbomou et du Chinko. Ce posto est ainsi nommé du sultan Bangasso, qui domino toutes les tribus sakkaras, soit environ 120.000 individus.

BaNGE (Charies-Timothée-Maximilien-Valérand , Ra- GON de), officier français, né à Balignicourt (Aube) en 1833. Il fut attaché à la manufacture de Châtcllcrault, à l'Ecole pyrotechnique de Metz, devint directeur de l'atelier de précision de Paris, et se signala par des perfectionnements dans l'artillerie, par l'invention de l'obturateur et du canon qui portent son nom. Colonel en 1880, il prit sa retraite en 1882, et dirigea, pour la fabrication dos canons, l'usine Cail de 1882 à 1889.

BANGHE n. f. Bot. V. BANG.

BANGHIE n. f. Liqueur provenant des Indes ot fabriquée à laide du bang. V. ce mot.

BANGI n. m. Arbrisseau lactescent indéterminé, mais probablement voisin des strychnos des Philippines, dont les fruits sont comestibles, et dont les graines sont vénéneuses.

BANGIE ou BANGIELLE (de Bang, n. d'homme) n. f. Bot. Genre d'algues de la famille des porphy racées, dont les espèces vivent dans les eaux douces ou salées.

Bangkok, capit. du royaume de Siam (Indo-Chine). Située sur le Mé-Nam (surtout rive gauche), à 30 kilom. du golfe de Siam, elle est peuplée d'environ 200. ooo hab., dont

RiiCode Vat-Phra-K-^o.

plus de la moitié sont des Chinois. Elle occupe une superficie de 40 kilom. carr. Les quais et l'avenu© centrale, » New-Road », offrent un aspect européen : docks, fabriques, tramway électrique ; la « Ville royale » renferme I immense palais du roi et la pagode Vat-Phra-Kéo ; ailleurs, ce n© sont que dos cases de bambou. Grâce à son fleuve, Bangkok est le centre d'un commerce important. Principal marché : le Talat-Noï en relations avec Singapoure, Hong-Kong, Bombay, la Chine qui transportent des tissus, de l'or en feuilles, de l'orfèvrerie, do la quincaillerie, do l'opium, du sucre, des machines. Du Talat-

BANGON — BANKSIE

Noï partent pour Hong-Kong. Singapoure, Bombay, Saïêon Rio-Janeiro, la Chine, du riz, du bois do teck, des poissons, du bétail, des peaux. Ce commerce s'effectue surtout sous pavillon anglais. Bangkok, de plus, tralique avec Xieng-Maï et les Etats slians anglais, Korat et le Laos français, et avec le Yunnan. Chem. de ter avec Paknam, delta du Mé-JNam (1893), avec Ayuthia, en amont (1803)- en construction, avec Korat (265 kilom.). Postes et télé!?raplies (do l'Union postale internationale, depuis 15(!5). Bangkok est capitale, depuis la destruction d'Ayutiiia par le Pégou, en 1768.

BANGON n m. Art. vétér. Tumeur qui pousse sous la ganache du menton.

Bangor ou BanchoR, célèbre monastère d'Irlande (comté do Down), fondé vers le vi' siècle, détruit par les Danois et reconstruit au xll" siècle. Quelques ruines subsistent aujourd'hui.

Bangor, ville et port d'Angleterre (pays de Galles, comté de Caernarvon), sur la baie de Beaumaris ; 11.400 h. Bains de mer, pêcheries, remarquable pont suspendu qui unit l'île d'Anglesev à la Grande-Bretagne. — 'S'ille et port d'Irlande (prov. d'Ulster, comté de Down), sur la baie de Belfast! 7.100 hab. Pèche active, marché. — Ville des Etals-Unis d'Amérique (Maine), avec un bon port sur le Penobscot ; 19.000 hab. Entrepôt de bois de charpente, construction do machines, fonderie.

Bangor, comm. du Morbihan (lie de Belle-Ile), arr. et à 6S Idlom. de Lorient ; 1.511 hab. Monuments mégalithiiiues.

BangoS, peuple de l'Angola, chez lequel existe une sorte de franc-maçonnerie dont tous les afriliés doivent être bons chasseurs. Ceux qui appartiennent à cette secte se ceignent la tête d'une bandelette de peau de buffle ; on peut les employer comme messagers sans avoir à redouter la moindre "infidélité. — Un Bango.

BangouaketsÉS, tribu du désert de Kalahari. — f'ii Bangouaketse- V. Bakalaharis.

BaNGOUÉCLO ou Bemba, grand lac de l'.ifrique centrale, faisant partie du système hydrograpliique du Congo, dont il est le réservoir le plus méridional, situé dans le territoire anglais do l'Ai'rique australe, par une altitude do 1.100 à 1.200 m. Ses rivages ont un développement total de 628 kilom. Traversé par le Tchambezi, la véritable tète du Congo, et alimenté par de nombreux tributaires, le lac Bangouéolo se compose de deux parties : le véritable lac, et une zone de marais. C'est Livingstone qui a véritablement découvert ce lac, déjà signalé par Lacerda et par d'autres voyageurs portugais ; "Victor Giraud, Thomson, Bia et Francqui l'ont, plus tard, exploré à leur tour.

— BiBLiooB. : Ravenstein, If Livingstone and lake Sangweolo {: Scott. Geogr. Mag. », 1889).

BangouéS, nègres du Gabon, qui offrent de grands rapports avec les Bakalais. CV. ce mot.) — Un Bangotjé.

Bang-PLASSY, ville d'Indo-Chine (roy. de Siam}, ch.-l. de prov. et port sur le golfe de Siam ; 6.500 hab.

BANGUE n. f. Bot. V. B.ING.

Bangued, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, île Luçon), sur lo fleuve côtier Abra; 16.600 hab.

Bangui, poste de l'Afrique équatoriale (Congo français), surl'Oubangui.

Bangui, bourg de l'Océanie espagnole (Philippines, île Lucon), sur le fleuve côtier Balo ; 7.800 hab.

BanialOUKA, ville de l'Herzégovine, actuellement sous la domination austro-hongroise, sur le Verbas; 13.650 hab. Fabrication de draps ; commerce de tabac, de céréales, de porcs et do chevaux: mines d'argent aux environs, source thermale. Ch.-l. d'un cercle peuplé de 329.000 individus, et d'un district de 62.700 hab.

BANIAN ou BANIAH (augl. banian, de l'hindoustani baniynn, même sens) n. m. Membre d'une secte de la caste brahmanique des Vaicyas, répandue dans le Goudjerât (Inde occidentale), et qui se rattache au culte de Vichnou.

— Encycl. Les banians sont connus pour leur attachement à leur foi religieuse, et surtout pour leurs aptitudes commerciales, qui en font les Juifs et les Arméniens de l'Inde. Us étendent leurs opérationsiusqu au\ grands cen très de l'Asie et de l'Afrique On les trou\e depuis les frontières du Thibet et de la Chine jusqu'à Zanzibar et au 'Transvaal ; partout leur habileté en affaires, leur probité, leurs richesses, sont devenues proverbiales. Par analogie, on a donné le nom de banian à tous les commerçants indiens exerçant loin de leur patrie.

BANIAN n. m.

Espèce de figuier, qui croit aux Indes orientales, et qu'on appelle aussi ab-

BRE DES BANIANS et FIGCIER DES BA-

NIANS : L'homme

trouve encore des appartements

Banian de l'Inde.

tiers de verdure sous les

arcades du figuier des banians. (B. de S.-P.)

— Enctcl. Le banian est le ficus indica de Linné, ae la famille des artocarpées. V. ficos.

Baniatghang , Tille de l'Inde anglaise (Assam) ; 24.000 liah.

SaniCHI (Barthélémy), auteur dramatique italien du Xvii'siùcle. On connaît de lui deux opéras en prose : ilFiglio ribello OTvero Davide dolente (Milan, 1667) ; i Tradimenti net traditore ovvero la Vigilanza sopera l'inganno (1671).

BANIE n. f. Féod. V. banke.

Banier (l'abbé Antoine), littérateur, membre de l'Académie des inscriptions, no à Balel [Auvergne) en 167;i, mort à Paris en 1741. On ado lui, notamment : Explication

Accord du banjo.

historique des Fables, ouvrage important qu'il refondit à une troisième édition, sous ce titre : la Mythologie et les Fables cxpUqui'-es par l'histoire (1738-1740).

BaNŒRES, né à Toulouse, vécut au commencement du XVIII' siècle, fut successivement ecclésiastique, avocat,

féomètre, soldat, poète tragique et comédien. U a donné es tragédies : Bélisaire; la Mort de Jules César, etc. L'odvssée semi-burlesque de cet aventureux a fourni à Alex". Dumas le sujet de son roman Olympe de Clèves.

Banim (Jolm), romancier irlandais, né en 1800, mort en 1842. Dans ses compositions énergiques, il a peint avec d'autant plus de vérité l'asservissement et la misère de sa patrie, que lui-même vécut et mourut dans le plus affreux dénuement. Ses principaux ouvrages sont : Taies of the 0' Bara family {lS2b~ïS2'!) ; the Battle of the Boyne, et the Croppies (1828), scènes de la guerre civile d'Irlande en 1798; the Denounced {1830) ; etc.

BANXSTÉRIE {îiiss — de Banister, botan. angl.) n. f. Genre de malpighiacées, renfermant des arbrisseaux ou lianes, originaires de l'Amérique tropicale.

BANISTÉRIÉES {niss — rad. bnnistérie) n. f. pi. Tribu de malpighiacées, croissant dans l'Amérique tropicale, notamment le Brésil. — Une EiNisTÉRiÉE.

BANJITE (de Soko Banja, n. de lieu en Serbie) n. f. Nom donné à un type de météorite pierreuse (sporadosidère oligosidère) de' structure bréchiforme et formée der.vlébéQÎte et de montré] ite.

BANJO n. m. Sorte de guitare rustique, dont se servent les nègres d'Amérique.

— Encycl. La caisse de résonance est remplacée par un cercle de

bois recouvert d'une membrane tendue à l'aide de vis fixées sur la circonférence Banjo,

du cercle. L'instrument est monté de cinq cordes de boyau, dont les deux dernières sont filées. Le manche ne porte pas de divisions, comme la guitare, mais, vers le milieu de sa longueur, se trouve une sixième cheville à laquelle est fixée une petite corde dite « octave «, qui donne le 50/ supérieur et qui est placée tout jifès et àlagauche de la cinquième corde.

BANJOLÉE n. f. Genre de plantes placé à la suite des acanthacées, comprenant une herbe de Madère, velue, à feuilles ovales opposées, dont les fleurs, disposées en épis axillaires, ont un calice à quatre divisions, accompagné dune bractée unique, une corolle violette à quatre lobes sinueux et inégaux, à deux étamines. Le fruit est une capsule à deux loges polyspermes.

BANK [bank') n. f. Nom anglais servant à désigner le papier spécial servant à ia fabrication des actions et obligations. V. BANK-NOTE.

BANKA n. f. Pirogue de Manille, creusée dans un tronc d'arbre et recouverte d'ime toiture.

Banka ou BanGA (détroit de), détroit situé entre Vile Banka et la côte S.-E. de Sumatra (Indes néerlandaises). Sa lonerueur est de 170 kilom., et sa plus grande largeur de 40 ^ilom. La navigation y est facile, même pour ceux qui le franchissent pour la première fois.

Banka ou Banca, île de l'Océanie (Malaisie, Indes néerlandaises), à l'E. de Sumatra, dont elle est séparée par le détroit de Banca; 87.500 hab., Malais ou Orang- Seka'is pour la plupart. Mines d'étain célèbres.

— Encycl. Banka appartient aux Hollandais depuis 1816 ; les Anglais, qui la possédaient depuis 1812, l'avaient reçue du sultan de Palembang. Banka forme, au point de vue administratif, une province des Indes néerlandaises.

— BiBLiOGR. : Zondervan, Banga en zijne beiconers (Amsterdam, 1893).

Bankalang, ville des Indes néerlandaises (île de Madoura;, sur la côte O. de l'île, ch.-l. de la division la plus occidentale de l'île ; port très important. C'était autrefois la capitale de toute Tile de Madoura.

Bankert (surnommé Joost van Trappen), amiral hollandais, né à Flessingue, mort en 1646, s'éleva de la position de simple matelot à la dignité de commandant de la côte de Zélande qu'il occupait en 1637. Capitaine sous Piet Hein lors de la prise de la » flotte d'argent » espagnole, il fut fait vice-amiral, accompagna en cette qualité

10 général Loncq aux Indes occidentales, et remporta une victoire à Pernambuco ; attaqué à son retour avec quatre vaisseaux par sept navires sortis de Dunkerque, il en fit trois prisonniers. Il fut l'un des lieutenants les plus audacieux de Tromp. En 1645, il fut nommé amiral de la flotte dirigée sur le Brésil par laCompagnie des Indes-Orientales.

11 s'empara en route d'une flotte portugaise et y fit un riche butin. Ce fut son dernier exploit; il fut emporté peu après par une apoplexie. — Son fils, Adriaan Bankert, mort à Middelbourg en 1684, fut aussi lieutenant-amiral do l'Amirauté de Zélande. Son coura^re la rendu célèbre : en 1659, on Danemark ; en 1666, contrel'amiral ang^lais Monk, auquel il refusa de se rendre, tandis que son vaisseau coulait bas ; en 1672, sous le commandeinent de Ruyter, contre les Français et les Anglais, il défendit vaillamment son pavillon.

Bankes (John), jurisconsulte anglais, né à Keswick (Cumberland) en 1589, mort à Oxford en 1644. Président de la cour des plaids communs (1640). puis membre du conseil privé, il resta fidèle à la cause royale pendant la Révolution. Sa femme, qui avait été assiégée dans son château de Corff'e, y tint tête, plusieurs jours, aux soldats de l'armée parlementaire.

BANKÉSIE {zl) n. f. Bot. Syn. de brayÈRK.

BANK-NOTE ou BANKNOTE (bank'-nof) n. f. Billet de banque anglais. Y. billet de banque. 11 PI. Des bank-notes

lOU BANKNOTES.)

BankourA, ville de l'Inde anglaise (Bengale), sur le î^alkiçor. branche du Roupnaravan ; 18.750 hab. Ch.-l. d'un district peuplé de 910.000 bat.

Banks (dktroit de), situé en Ocêanie. entre la terre de Van Diémen et la petite île déserte qui porte le nom de Cap-Ba}~ren, au S.-E. du détroit de Bass. — Détroit des

Melville et la terre

Banks (terre de), île vaste et encore mal explorée de l'océan Glacial arctique, dans la partie la plus septontrionalo de l'Amérique du Nord ; séparée à TE. de la terre du Prince-Albert par le détroit du Prince-de-Galles, et au N. de l'île Melville par le détroit de Banks.

Banks, groupe d'îles de l'Océanie, qui est le prolongement de l'archipel des Nouvelles-Hébrides, et en forme la partie septentrionale.

Banks, terre de l'Amérique du Nord {^Dominion canadien), île de la côte américaine occidentale, entre l'île do la Reine-Charlotte et le continent. Découverte, en is.,>ri, par le capitaine Parry.

Banks, comté de l'Australie (Queensland), sur la côte orientale de la péninsule d'York; ch.-l. Cookstown.

Banks, ville des Etats-Unis d'Amérique (Pensylvanie); 4.500 hab. Mines de charbon.

Banks (Jean), poète tragique anglais, florissait à la fin du xvir siècle. 11 a composé, dans le style emphatique du temps, des tragédies qui eurent du succès ; entre autres : les Bois rivaus (1677) ; la Destruction de Troie (1679) ; Cyrui le Grand (1696); etc.

Banks (Jean), écrivain anglais, né à Sunning (1709- 1751). 11 est surtout connu par^un Examen critique de la vie d'Olivier Cromwell, ouvrage célèbre en Angleterre.

Banks (Thomas), sculpteur anglais, né en 1735, mort à Londres en 1805. Il commença en Angleterre l'étude du dessin et de la sculpture, et alla se perfectionner en Italie. Après quelques années do séjour à Rome, il revint dans son pays, rapportant avec lui une statue de l'Amour': ce morceau* obtint de grands éloges et fut acheté par Catherine n, qui le fit placer dans les jardins de Tsarkoe- Selo. De même que John Bacon, Banks traita avec plus do succès les figures isolées que les groupes. On cite comme des ouvrages d'une grande pureté de style : une statue de Caractacus, la Chute d'un Titan, Achille pleurant la perle de Briséis, Thétis conso/an^ Ac/«7ie (bas-relief ea marbre à la National Gallery); etc.

Banks (Joseph), naturaliste anglais, né à Londres en 1744. mort en 1820. Passionné pour l'étude des sciences naturelles, il put, grâce à sa grande fortune, s'y adonner sans obstacle. En 1763, il fit un voyage à Terre- Neuve et au Labrador, puis il accompagna Cook dans son premier voyage autour du monde sur YEndeavom (1-68 1771), et en rapporta des col Icctions admirables. En l 2 avec un navire nolise à ses frais, il alla visiter les îles Hébrides, où il découvrit ia grotte de Staffa, puis il ex plora l'Islande.

De retour en Angleterre il passa le reste de sa \ie coordonner les matériaux qu'il avait amassés et a \ i\ r au milieu des savants mettant à leur disposition des collections précieuses et sa riche bibliothèque. Il fut nommé président de la Société royale de Londres (1778), baronnet (1781), conseiller d'Etat, membre du conseil privé (1797) et membre associé de l'Institut de France (1802). Les services que ce grand homme de bien a rendus à sa patrie, à l'humanité et aux sciences, sont incalculables. Il dessécha les marais du comté de Liucoln, perfectionna les instruments de labourage, etc. L'Angleterre lui doit en partie la propriété de la Nouvelle-Galles du Sud. Après avoir amélioré le sort des sauvages, en leur communiquant cmelques-uns de nos arts les plus utiles, il a introduit en Europe une foule de beaux arbustes qui ornent aujourd'hui nos jardins et nos promenades. La France lui doit la restitution des papiers concernant le voyage de La Pérouse et de d'Entrecasteaux. En mourant, il a légué au Musée britannique ses collections et sa riche bibliothèque d'histoire naturelle, dont Dryander avait dressé le Catalogue (1798-1800). Les écrits de Banks consistent en quelques articles et mémoires insérés dans les Transactions philosophiques et autres recueils. Il a publié séparément un Essai sur la t/rotte de Staffa et un Essai sur les causes des maladies des blés. Cook a donné le nom do Banks à une île située au S.-E. de la Nouvelle-Zélande. Depuis, ce nom a été également donné à d'autres terres.

Banks (Nathaniel), homme politique et général américain, né à Waltham (Massachusetts) en 1816, mort à New-York en 1894. D'abord ouvrier, il fut élu à la chambre des représentants du Massachusetts (^1849), puis au congrès fédéral (1851). Président de la chambre des représentants du congrès en 1855, et gouverneur de l'Etat de Massachusetts de 1857 à 1S59, il fut, pendant la guerre do major ge

néral dans l'armée du Potomac, commanda de 1862 à 1864 le d»

partement du Golfe et s'empara de Port Hudson en 18t>3, ope ration décisif e pour le succès des nordistes. Membre du congrès j usqu en 1872, il fut plusieurs années président du comité des affaires étrangères.

BANKSÉE (de Banks, n. pr ) n f Bot. Syn. de costls

BANKSIE (du n de Ban ks,nafara\ ; n. f. Genre de protea cées, comprenant des arbres ou des arbrisseaux qui croissent en Australie et qu'on cultive dans nos serres : La banksie à feuilles en

Banksie

de côoe ,

b, coupe d une porti*'

acte est un arburte à /leurs jaunâtres, dont les fruits n'unis forment un cône assez semblable, (i celui des pins. (Lomairo.^

— Kn<:v<i.. Los banksies ont dos llours roguliôros ot hormaphroditds disposées en un chaton dépourvu d'involucro, chacuno accûmpa;;r"i'0 do trois bractées somblablos. Lo fruit est un folliculo lig^oux, biloculairo. Cos plantes sent ori{^inaire-s d'Australie et do Tasmanio.

BANKSIÉES n. t'. pi. Tribu do la famille des protéacéos, ayjint pour type lo genre banksie. — Une danks[Éiî.

BANLIEUE (do ban, et lieue, ressort du ban seigneurial) n. i". Territoiro qui entoure une villo et qui ou dépend: La BANi,ii:uK de Paris est couverte de villa-'i.

— Admin. Le mot banlieue a dos acceptions diverses Ot pou détinics. En matiùro do contributions indirectes, il srgnifio lo territoire d'uuo ville situé en dehors des limites do l'octroi; on matière de patentes, ce qui est en dehors do l'agglomération d'après lo reconsomont; olc.

— Féod. Ktenduo de pays soumise à la juridiction d'une ville ou d'un seigneur, et dans latjunllo le iugo do la villo ou du soi^rnour avait le droit de taire les bans ou proclamaiiniis rcrormiirs par los chartes ou la coutume, et qui s'éloiidaii cil l:<iii rai à uno liouo do distance.

iiier d'Irlande, traversant lo lac Noagh,

haut Bann ot bas Bann, et so jetant dans iWéan Atlantique, àrontréo du canal du Nord.

BANNAGE {ba-naf — rad. ban) n. m. Dr. féod. Juridiction du sci^^ncur sur son territoire. V. ban.

Bannalec, rli.-l. de cant. du Finistère, arrond. et à M kiluiii. .l.> guinipcrlé; 5.910 hab. Ch. do f. Orléans. — Le cant. a \ oijinni. et 12.92y hab.

BANNARD {ba-nar — rad. ban) n. m. Dr. féod. On nommait ainsi, dans certains pays, un gardo établi pour veiller sur les fruits de la campagne, sur los pacages et los vaines pâtures des bestiaux.

BANNASSE {ba-nass ■ rad. banne) n. f. Civière à transporter les cendres des fourneaux dans les salines. iiPanier dans lequel on porte le suif des savonneries. {On l'appello

aussi BANATTE, BANNATTE, ou BANNATE.)

BANNAT [ha-na) n

Bann, ib'

oui le divise

Ane

idniîn. V. BAN AT.

Bannes (paniers).

Bannay, comm. du Cher, arrond. ot A ' cerre, sur le canal latéral à la Loire; 1.007 hab.

BANNE (du celt. benn , /

voiture) n. f. Grande manne /

d'osier. ^

— Pêch. Nappe du tra- JE mail. ^^

— Techn. Grande toile P-

pour garantir les marchandises. Il Tonte qu'on dispose au-dessus et en avant des boutiques.pour mettre l'étalage à l'abri du soleil, ii Panier d'osier employé au transport des marchandises.iiTombereau pour transporter du charbon, ii Vaisseau de bois pour recueillir le vin sous le pressoir.

Banne, comm. de l'Ardèche, arr. et à 33 kii. goutière,i»rès du Clranzon, affluent du Chassezac ; 1.

à une puissante assise calcaire appartenant à l'étage kimméridion , et dont l'érosion a donné naissance aux escarpements ruinit'ormos du bois do Païolive.

BANNEAUi/jawio

Petit tombereau employé dans les salines. (On ditaus-

si bennÉad.) Il Pe- Banneaus.

tito banne d'osier.

Il Tonneau du vinaigrier ambulant, il Vaisseau do bois pour mesurer ot transporter les grains et les vendanges.

BANNÉE {ba-nè — rad. ban) n. f. Dr. féod. Obligation, corrélative au droit de banalité, de fréquenter le moulin, le four, lo pressoir du seigneur. iiCe mot désignait aussi le droit de banalité lui-môme. V . banalité.

.BannegON, comm. du Cher, arr.

ot à 21 kilom. de Saint-Amand-Monirond, au confluent de l'Auron et du Sagouin : 9G2 hab.

BANNELLE {ba-nèV — rad. banne) n. f. Panier d'osier pour contenir des bouchons.

BANNER [ba-nê — rad. banne, dans le sons do toile) v. a. Couvrir d'une banno, d'une toile.

Banner. Biogr. V. Baner.

ji^"

Bannelle.

BANNERET {lia-ne-ré — de banni-'i-ii n. m. Féod. Seigneur qui comptait tin nombre snflisaiit de vassaux pour lever une bannière, sous laiiuclle ils dovaiont so raiitrer et raccompagner à la guerre. Le uonilire de les vassaux a varié suivant les pays.

— Adjcctiv. Chevalierbanmret. Daus los montrés desxiv

Vol banncrct.

ot XV" «iftclos, la .subordination des chovaliors Ijachclii'm aux chovaliors bimncrctn est nottomont établie. Ijos (icuyors viennent on troisijimo ligne.

— Jilas. ZjO vol banneret eut l'ensenil)ln do doux ailes placées en cimier au-dessus do lécu.

— Encycl. Féod. Lo signe distinctif du banneret consistait à. porter uno bannière carrée au baut de la lance, tandis rpie la bannière dos simples chevaliers était prolongée on uno pointe ; c'était le pennon. On faisait un banneret sur lo cbump do bataille. Les hérauts d'armes, sur l'ordre du connétable ou dos maréchaux, coupaient la queue

du pennon du gentilhomme, et ce ponnon, devenu bannière, donnait à son possesseur le titre de • banneret » . Les chevaliers bannerets apparaissent, dans les textes historiques, la première fois sous Philippe Aup;uste; ils subsistèrent jusqu'aux grandes réformes do Charles VIL

BANNERETTE (ba-ne-rèf — rad. bannii're) n. f. Petite bannière ou banderole. (Vieux.) ll Girouette taillée en forme do bannière. (Gay.) II Expression ancienne qui semble no pas avoir dépassé lo xvifsiècle ot qui fut surtout ou usage dans le Nord, à Lille où on la retrouve dans les comptes du xv" siècle.

BANNEME (in-ne-H) n. f. llr. féod.

Charge du banuior, c'est-à-dire de l'oflicier qui publiait les bans du seigneur. Il I): : la Bresse ot le Daupbiné, fonc, os du gardo des vignes du seigneur.

Bannerman (Alexandre), graveur anglais, né à Cambridge en 1730, mort au début du xix* siècle. ha-Afort de saint Joseph, d'après Velasqucz, fut gravée par lui avec un si rare talent qu'elle assura sa réputation. Cet artiste outre, connu par uno Danse tCenfnnls, d'après Lo

relu

portrait de Simon du Bois; du majo

Bannprole

Lambert ; et "di vers portraits d'artistes parus

dotes de peiiiturr do Walpulo.

2ANNEROLE

'la-ne-roV — rad. __„-^

liannière)i\.t ' • , -i^^^^

Longue pièce "^-i^>^^^

d'étoffe qui était un voile de cornette ou une écharpe, et que les tenants des tournois attachaient après leurs casques : Les BANNEROLES étaient ordinairement fournies par les dames à leurs champions. II S'entend aussi comme Flamme, petite bannière servant à pavoiser les navires. Il est alors sy non. de BANDEROLE, qui est beaucoup plus moderne.

BANNEROTS {ba-ne-rô) des paroisses n. m. pi. Ane. dr.

fi" mol dr-M^'nait, dans les orilonnances de Metz de 1555, des agents chargés de lever, sur les habitants de chacuno des paroisses de la ville, les dons pour les pauvres. — i'nBANNKROT(rd)

BaQDetoDfi (paniers).

BANNETON («a-ne-ton — rad.

banne) n. m. Pêch. Coffre percé de petits trous, pour conserver des poissons daus l'eau. IlOn dit

aussi BASCtJLE, ot BOtJTIQUE.

— Techn. Petit panier sans anses, dans lequel on fait

le pain rond.

BANNETTE (ba-nèf — d luneoupa-

m, de

. panier; ii.f. Petite

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