‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 682 sur 828 · BANNETTE · texte numérisé non relu

BANNETTE

lAii-wt-r— du i' provenç.ôftnno,corne)n.f.

Aom vulgaire, dans le

midi de la Bonnettes (paniers) .

France, d'une espèce de haricot, ou mieux de dolic. il On l'appelle aussi

HAUINE, et MONGETTE.

BANNETTE (ba-néf) n. f. Anciennem., Pièce de l'accoutrement des nouveau-nés. La bannette est un linge blanc que les mères ou nourrices attachent à leurs petits enfants, sur leurs accoutrements, et qui est d'environ un pied de long ot un demi de large, depuis le menton jusqu'au nombril (Nicot, 1609). Il Ce mot a été remplacé par bavette.

Banneville (Gaston-Robert Morin, marquis de), diplomate, né et mort à Paris (1818-1881). Entré dans la carriéro dès 1835, il était premier secrétaire à Naples en 1852 et à Vienne en 1856, second plénipotentiaire aux conférences de Zurich (aoiit-novemDre 1859), ministre à Munich en 1859 ; il fut ambassadeur à Berne en 1866, à Rome (saintsiège) en 1868, à Vienne en 1871 ; il quitta ce poste en 1873, puis accepta le portefeuille des affaires étrangères dans le cabinet RocheDouct (1877).

BANNI {ba-ni) n. m. Homme chassé de son pays ou d'un pays quelconque : Jtappeter les bannis.

BANNIE {bn-tti — rad. ban) n. f. Dr. féod. Publication solennelle ordonnée par un seigneur justicier, it i>roi( rfe bannie. Dans la coutume do Ciîaumont, Temps oii, à la suite d'un ban du seigneur, la vaine pâture était interdite.

BANNIER [ba-ni-é) a. m. Féod. Officier charcé de la publication des bans du seigneur, ii Individu soumis à la bannie ou obligation d'user des élabirssements banaux.

BAiNKSIÉES — BANNIR

BANNIER (hn-ni-4i), ÈRE {ra^l. ban} adj. S'oBl dit pour banal : Moulin iianmkh.

BANNIÈRE (t«-ni — du rad. ^orman. ban, drapeau] o. f. l>rapoau rectangulaire, suspnn'Jii au haut d'une hampe par une traverse que soutiennent deux cordelettes, otquî »crvait, ou qui sort encore do «igné do rallîomeal  cortaiocs troupes.

— A bannière levée. En hostilitiï ouverte : fj;» seitjneurg furent souvent k danni^.rb lbvi^.k contre Htc/telien.

— Ironiq. La croix et la bannif-re, Lo comble des cérémonies, dos formalités, des instanroH : // faut, pour faire sortir ce casanier, la choix kt l\ UAS^thiR.

— Kara. Morceau d'étolTo .mun tailleur prélève «ur l'habit d'une praliquo : Ce tailleur avoU ai bien accoutumé a faire la BANNifeiiK... (Vieux.)

— Fig. Parti ; La hanni^bk de la liberté, du progrès.

— Pop. CItemiso : Se promener en DANNif<fte.

— Blas. En bannière, De forme carrée, commo les bannières féodales : Amtes (iN BANNiiiKE. Ecu e« BANKièRE.

— Coût. anc. Chef dv bannière, Capitaïae do quartier dans une ville.

— Féod. Enseigne do forme carrée, que le cbovalicr ou seigneur bannorot avait droit de faire porter devant lui, on conduisant ses vassaux à la gufrre. ii Ensemble des vassaux qui marchaient sous la banni«Sre du seigneur.

Il Finfde bannière. Fief de jL,'entilhommc banneret. il Dame de f/rande bannière. Femme d'un chevalier banneret.

— Hist. Bannière de France, Etendard qui accompagnait le roi do France lorsqu'il allait à la guerre ; La das- NIKBK PB FRANCE fu/ d'abord la chape de Saint-Martin, qui fut ensuite remplacée par l'oriflamme.

— Mar. Nom donné longtemps au pavillon do poupo. Il On hisse des pavillons en bannière quand il fait calme

et qu'on veut les faire apercevoir, w Larguer les voiles en bannière. Affaler les cargues de telle façon que les voiles soient disposées comme dos bannières, il Autrefois, on faisait des signaux avec les perroquets et les cacatois largués de cette façon.

— Péch. Longueur de ligne exisUnt entre l'extrémilé de la canne et le flotteur.

— n. f. pi. Recueil d'actes divers enregistrés au Châtelct : Les bannikres sont des registres séparés de celui des audiences. (Trév.)

— Prov. : Cent ans bannière, cent ans civière. Après une longue opulence, une longue misère; parce que la bannière était autrefois lo privilège exclusif de certains seigneurs ajjpebîs " banneret^ », et la civière un instrument des travaux les plus abjects, n Faire de pennon bannière, Monter en grade, parce que le gentilhomme qu'on faisait banneret coupait son pennon pour lui donner la forme carrée de la bannière. (Ces deux proverbes ont vieilli.)

— Encycl. Archéol. La bannière est un long drapeau étroit, ordinairement barlong, et dont le bord libre, parallèle à la hampe, est souvent lacéré en un nombre variable de queues. (La bannière armoriée en signe de droit

1. Bannière de trompptte (1510). — 2. Bannière à lambeaux (tiii" siècle). — a. Bannière de comte (xm« siècle). — *. Bannière royale de France (xiu« au xvi" siècle). — 5. Bannière de Saint-Denis.

féodal et portée devant les seuls princes, seigneurs, suzerains ot cnevaliers bannerets, avait uno forme quadrangulaire, quelquefois terminée par deux lambels, commo roriflamme do Saint-Denis.) Les bannières du xur siècle sont en longueur, attachées à la hampe par leur plus long côté : plus anciennement, c'était le contraire. Au xv* siècle, elles sont presque carrées et semblables, qu'elles s'attachent à une hampe ou après une trompette.

Les officiers du roi avaient le privilège do porter bannière, môme s'ils n'étaient pas bannerets. Le roi à la tèto de ses troupes était précédé do la bannière royale, do soie ou de velours azur, ponant un semis de fleurs de lis d'or. Elle figurait au sacre et aux obsèques du roi ; sous forme de girouette, elle ornait les tours des villes et des châteaux du domaine.

Les églises, les abbayes, eurent aussi leurs bannières, que tenaient leurs avoués.

De même, les communes, tes corporations, les quartiers de certaines villes, se distinguaient par tme bannière, à l'image de leurs patrons généralement. Vers la fin du xv* siècle, les bannières changeront de forme; on los tixa sur un support, fait commo un T, et elles prirent des proportions plus amples. C'est la forme au'afltcctent, de nos jours, los bannières des confréries religieuses et celles des sociétés musicales et autres.

— Syn. On a donné arbitrairement comme synonymes À B.ANNiÈBE les mots étendard, enseigne, oriflamme, gon* falon, labarum, drapeau.

BANNIMENT {ba-ni — rad. 6rt/inir) n. m. Prat. anc. Saisie.

BANNIR \ba-nir' — du germ. bannjan) v. a. Exiler, exj.tiUrr juelqu'un de sa patrie ou d'un pays quelconque ; Luuis -Vi V" A BANNI trois millions de sujets. (B. Consi.)

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