BAR
BARAGUAY D'IIILLIERS
, d'après Alb Left-vivi
Bara. personnage historique et légendaire do la Révolution, né ii Palaiseau on 1770, mort près do Cholet en 1794. Emmoné comme domestique à la guerre de Vendi-c
Ear lo gén- rai Desmanes, et rovôtu du costumo do hussard, ara fut tué par les Vendéens, à. qui il refusait do livrer les chevaux de son mailre. Dans la séance do la Convention du 8 nivôse an II, Robespierre célébra son héroïsme, en ajoutant qu'il avait péri pour avoir refusé de crier ; Vivo lo roi ! La légende s'empara désormais du nom do Bara, dont elle lit un tambour do treize ans, et qu'elle associa à. Viala dans un vers du Chant du Dénart.
— BniLioGR. : G. Bord, la Légende de Baral» Revue dos questions historiques d, juillet 1882).
Bara (moût nu jieune). L'histoire de Bara a fourni au peintre Louis David le sujet d'une ébauche des plus délicates et des plus gracieuses. Cotto œuvre, que lo peintre n'a jamais achevée, est depuis 1846 au musée d'Avignon.
Lo mémo sujet a été traité par David d'Angers; sa statue on marbre a paru au Salon do 1839, et a été acauise, en 185G, par lo prince Napoléon.
Un tableau eîq>osé par lienner au Salon do 1882 représente Bara mort, étendu sur lo sol. Nous devons rappeler de mémo le tableau do Moreau-Vauthier (1880), les bustes de Gaudran et Auguste Paris, la statue de Félix Martin (i 881), les deux toiles exposées par Weorts on 1882 et 1883, la statue d'Albert Lefouvre, érigée, en 1881, à Palaiseau (Seine-et-Oise).
Bara (Jules), hommo d'Etat beljjo, né à Tournai on 1835, mort à Bruxelles en 1900. D'abord avocat et professeur à l'université de Bruxelles, il fut élu député do Tournai on I8G2, se distingua comme orateur du parti libéral, et devint, à trente ans, ministre de la justice (1865); il occupa co poste cinq ans, et dut lo quitter lors de l'arrivée au pouvoir d'un ministère catholii[ue, qu'il combattit avec acharnement. Quand son parti revint aux affaires, il reprit le portefeuille do la justice, et Je garda jusqu'au retour des catholiques (1884).
BarABA ou Barabin, ou mieux, en russe, BarA- BINSKAIA-STEP, striipo ininienso de l'Asie russe, dans 1rs -..iiv.Mii.'m.Miis ■{,-■ Tubulsk et de Tomsk, s'étendant onire 1 Uhi et llriycli, depuis l'Altaï, qui le borne au S. Quelques parties do ce territoire marécageux, couvert de lacs salés ou saumâtres, sont boisées; d'autres offrent un sol fertile. Depuis 1767, le gouvernement russe opère le dessèchement des marais et en livre graduellement de vastes portions à la culture.
BarABANKI, ville de l'Inde anglaise (Aoudh, prov. de Feïzabad); 14.000 hab. Ch.-l. dun .district peuplé de 1.131.000 hab.
BarABAS (Michel), peintre hongrois, né en 1810, mort en IS98. 11 tit ses études à l'Académie des beaux-arts de Vienne, et visita ensuite l'Italie. Barabas est surtout célèbre comme portraitiste. Il a peint presque toutes les sommités littéraires et politiques, entre 1840 et 1860.
BarABBAS (6asç), Juif qui, lorsque Jésus fut conduit devant Pilato, se trouvait détenu dans les prisons pour crime de sédition et de meurtre. Pilate ayant proposé aux Juifs de délivrer Jésus ou Barabbas, à l'occasion de lafèto de Pâque, le peuple choisit Barabbas. Le mot « Barabbas » apassé dans la langue comme synonyme do personne d'une figure rébarbative, d'un aspect sauvage et méchant, comme le^s peintres représentent Barabbas : C'est U7i Barabbas, unr figure de Barabbas.
Barabo, pays de l'Afrique occid. française (côte de rivuire), envalii'et pillé par Samory en 1895.
BarabOO, ville des Etats-Unis (Wisconsin), sur le Barahoo, affluent du \Visronsin ; 6.000 hab. Mines de fer.
BarabrA (au sing. BeRBERI), nom de plusieurs populations de la basse Nubie.
BaraC, juge d'Israél, vivait dans le xtu* siècle avant J.-C. D'après la Bible, il fut choisi par Dieu pour affranchir les Hébreux de la servitude do Jabin, roi ae Chanaan ; mais il ne voulut partir qu'accompagné de la prophétesse Déborah. Il vainquit avec elle le général ennemi Sisara, mais n'eut point la gloire do le tuer, en punition de ce qu'il avait désobéi à Dieu par son refus de partir seul.
BaraG (Jean) [1779-1848], né dans la commune d'Alaniov, non loin de Sibiu (Transylvanie). Avocat et traducteur assermenté à Brasov, il y publia longtemps une revuo liebdomadaire, la Feuille du dimayiche. En 1800, il fit paraître son poème Arghir et Hélène, qiii fut accueilli avec enthousiasme, etfjui donna le coup de grâce à la littérature apocryphe importée en Roumanie par les sectaires bulgares bougomilois (nommés ainsi d'après le prétro Bougomila). Barac a publié un poème en huit chants, la Destruction de Jérusalem. Des Pérégrinations d'Ulysse. poème écrit en sept chants d'après VÔdyssée d'Homère, un tragment seul a paru dans l'Abeille des Karpathes (Baritiu, Brasov). Beaucoup des œuvres de Barac sont des imitations ou des traductions. La plupart sont inédites.
BaracALDO, ville d'Espagne (provinces Basques [Biscaye]\ sur le fleuve côtier lo Nervion; 10,000 hao. Fonderies de fer et forges.
BARAGAN n. m. Etoffe de laine, plus souvent appelée
BOTIRACAN.
BARACAQUE n. m. Membre d'une secte religieuse au Japon.
BarAGH (Manrire\ écrivain autrichien, connu sous le pseudonvmedo docteur Maerzroth,néàVienneen 1818. Journaliste libéral, écrivain et conteur, il dut son succès à la tournure satiri(|ue de son esprit ; il londa plusieurs journaux comiques et collabora à d autres publications, comme la revue a Uber Land und Meer », pour laquelle il écrivit les Croquis viennois, chronique humoristique de la vie viennoise. La plupart de ses poésies sont écrites en dialecte
autrichien. Nous citerons, parmi ro« œuvre« : Poésie» et liécitB (Berlin, 18r»4j; Litjre de chantons (Dresde, l»j(ij; te Moqueur '1864J; Silhouette de l'ancienne et la nouvelle Vienne; Petite» vérité», épigrammcs f.Salzbourç, 1880); Histoire» amusante» (1880-1881). On lui doit ausHi des comédies, comme : Fritz Numherger, le» Pétition», Madame la profe»»ore»se : etc.
Barac-HAOER, premier sultan cara-catbaïle, daos la première moitié du xiii* sièclo. Il ré^a on2c ans sur la province du Kcrman, après avoir vaincu Ruzoni, qui eo était gouverneur.
Baraghias, père du prophète Zachario. Fils do Mésozabcl. il fut un do ceux qui revinrent do la captivité et qui rebâtiront Jérusalem.
BARACHOIS (cho-a — do l'iad. barra, port, et ehua ou ch'lo, pou prolond, uni) n. m. Nom donne, dans certaines régions, à un abri dans le fond d'une rade, à de petit» ports naturels peu profonds entourés de rochers à fleur u'eao et n'ayant qu'une passe diflîcilo et sinueuse. Dans les possessions frant^aiscs do Saint-Pierre et Miquolon, on trouve le Grand et lo Petit Barachoi».
BARAGOA,villedcsAntillcscspacrnolcs(Caba); 18.000 h. Commerce de fruits avec les Etats-Unis. C'est la première colonie fondée par les Espagnols dans lilo.
Barad, anc. ville de Palestine (tribu de Juda), près de la fontaine d'Agar. Ismaél, nls d'Agar, y vit le jour.
BARADAS [dà) n. m. Grand œillet rouge brun.
BARADEAU [do) n. m. Petit fossé servant à l'écoulement dos eaux pluviales inondant un charnp.
BARADEL OU BARADELLE (du nom do l'inventeur Baradelle) n. m. Ustensile en métal, quelquefois recouvert de peau, en forme d'étui renflé à sa base. (Il servait à renfermer ce qu'il
fallait pour écrire : l'encrier, lo pou- ^^ ^
drier, etc., dans la partie large; le b,„j„,., p^^*
porte-plume, les plumes, etc., dans la piu^e ^3 Eac^îw • partie mince.) 4. Boîw fc pain» à ca*
BaraderO. ville de l'Amérique '^^^'^ V c^achct''"'"^ '
du Sii'l irrj,ul,li,|ue Argentine, prov.
de I^lu•lln^-Av^.'s;, sur le Parana, prés de l'embouchure du rio do Arrccifes ; 3.500 hab. C'était jadis une réduc^ tion d'Indiens Mfaoguas, établie en 1580 par les jésuites. — Le partido du même nom a 12.000 hab. ~- ^ ■ ''-■ —
BARAOINE ou BARRA- DXNE (rad. baradeuu) n. t.
Nom donne à des constru<- ^^ '' '" , .^
tiens rurales, à des fosses ''-.,^..^... ,. Tv^-rï^''- "'^''' pratiqués en écharpe sur le Baradlne.
flanc des montagnes ou des
collines pour recevoir les eaux pluviales et les écoolei avec une faible pente : Les baradines ont pour objet d'empécher le sol d'être raviné et entraîné par les eaux.
BARAGNON {gn mil.) n. m. Fossé latéral d'un champ conduisant l'eau dans un bief.
Baragnon (Louis-Numa), homme politique français, né et mort à Nimes (1835-1892). 11 se rangea, sousI'Empire, dans l'opposition catholique et légitimiste, et fut nommé, en 1871, député du Gard à l'Assemblée nationale, où il siégea à l'extrême droite, et devint un des principaux orateurs de la majorité monarchiste. Sous-secrétaire d Etat du 24 mai 1873 à 1875, il échoua, en 1876 et en 1878, aux élections législatives, mais reçut, en 1878, un siège de sénateur inamovible. Il est resté un des chefs du parti catholique et monarchiste. — Un de ses parents, Pierre- Paul Baragnon, né à Mouriès (Bouches-du-Rhône) en 1S30, puhiu-iste, dirige le Courrie)^ du soir.
BARAGOUIN (du bas breton 6ara, pain, et ^çwin, vin; mots qui, exprimant les premiers besoins do l'homme, devaient être souvent entendus par les Français chez les Bretons. Comme ils n'en comprirent pas d'abord lasignifîcatioD, ils en firent l'équivalent do langage inintelligiole) n. m. Langage corrompu et incompréhensible : Je ne puis rien comprendre à ce BARAGOniN. (Mol.)
— Abusiv. Langue étrangère qu'on ne comprend pas : Le BARAGOUIN anglais, allemand.
— Par ext. Personne qui parle baragouin : Que ditesvous, monsieur le baragouin? (D'Aubigné.)
BARAGOUINAGB n. m. Action de baragouiner, u Quelquelois synonyme de baragouin.
BARAGOUINER (rad. baragouin) v.n. Parler d'une façon inintelligible, par ignorance, à dessein, etc. : On baragouine surtout dans les circonstances embarrassantes.
— Abusiv. Parler une langue que les autres n'entendent point : Des Japonais BARAGOUiNAiiiNT entre eux.
— v. a. Exprimer de travers, ou d'une manière obscure, etc. : Baragouiner de l'anglais, de la politique.
BARAGOUINEUR, EUSE n. Personne qui baragouine : Deux BARAttociNRcsES me sont venues accuser de les avoir épousées toutes les deux. (Mol.)
BarAGUAT D'HillierS (Louis), çénéral, né à Paris en nCiï, mort à Berlin en 1312.11 étaitaidodecamp doCustine lorsqu'il fut arrêté avec ce général. Rendu à la liberté après le 9 thermidor, il rentra dans l'armée comme fénéral de brigade en 1795. se distingua sous les ordres e Bonaparte pendant les campagnes d'Italie (1796-1797), et devint alors général de division. Appelé à faire partie do l'expédition d'Egvpto, il fut chargé, après la prise de Malte, de ramener en France une partie des richesses conquises dans cette île. Pris en mer par les Anglais, avec sa cargaison, il fut relâché peu après. Il se conduisit brillamment à Austerlit^, en Espagne (1810), puis flt la campagne de Russie (1812), où il fut fait prisonnier avec la plus crande partie de sa division, et mourut peu après. Barbier lui attribue les ^fémoires posthmnes ae Custinc, rédigés parun de ses aides de camp {}l&aiho}iTg et Fr&ncforx).
BaRAGUAY D'HiLUERS (Achille, comte), maréchal dû France, ftls du précédent, né à Paris en 1795, mort à
BARAIIONA — BARATIER
Amélie-les-Bains en 1878. Lieutenant en ISIS, i! eut le poignet gauche emporté par un boulet, à la bataille de Leipzig. En 1S23, il fit la campagne d'Espagne, en 1S30 celle d'Alger, et fut alors promu culoncl Apres avoir commandé l'Ecole Samt-C>r il retourna en Algérie (lfi4i) et devint lieutenant gênerai en 184) Pqnite du Doubs a la Constituante (1S4S) et a la Législative (1819) il se rallia au président Louis Bonaparte, qui ren\o\a en mission à Kome, puib le nomma commandant de 1 ai mée de Paris. Sous 1 Empire, il commanda le corps expéditionnaire de la Bain que, prit Bomarsund (IbSii et reçut, avec le bâton de maréchal, «n siège au sénat. Pendant la guerre dlta lie, il gagna la bataille I Marignan (Melegnan 1859). Après la déclarati de guerre do 1870 il i
Quoique temps command u e la place de Pans et après la guerre, il présida le conseil d'enquête sur les capitulations.
BarahÔNA, ville et port d'Haïti (république Dominic 5.1100 hao. Ch.-l. d'un district peuplé de 20.000 hab.
BarahONA y Soto (Louis de), poète espagnol, né à Lucène (Andalousie), florissait à la lin du xvi* siècle. Il avait donné une continuation du Holanddc l'Arioste, dont la première partie est intitulée Larmes d' Anfjélique ; des satires et des églogues; des épîtres, etc. Cervantes fait le plus grand éloge do ce poète dans son Don Quichotte.
Barail (François-Charles Dul, m'-néral français,
banginy d Uilhers s), sur la baie de Ncyba;
,IÎU-
1002. Il
pagnes
à Versailles en 1820, mort à I s'engagea aux spahis en 1839,
d'Afrique. Il en sortit, en 1S54, cunniK iimiciKim-coiouei; y retourna, en 1860, comme colom 1. it j-rii juut, en cette (pialité, à l'expédition du Mexique. Général de brigade en 1870, il fut enfermé dans Metz; général de division en 1S71, il commanda un corps d'armée dans la guerre contre la Commune ; ministre de la guerre de 1S73 à 1874, il prit une part importante à la réorganisation do l'armée. Atteint par la limite d'âge en 1885, il consacra les loisirs de sa retraite à la direction du parti bonapartiste et à la rédaction d'intéressants Souvenirs, parus en 1S94.
BaRAILH (Jean-André, marquis de), vice-amiral, né à Monciar (Lot-et-Garonne) en 1671, mort à Paris en 1762. Il assista à la bataille de La Hoguo, soutint un combat très brillant contre un navire hollandais (1697), et se fit remarquer par sa belle conduite à la bataille dé Malâga en 1704, aux sièges de Gibraltar et de Barcelone. C'est en «ualité de chef d'escadre qu'il commanda, en 1744, la flotte destinée à transporter en Angleterre le prétendant Charles-Edouard Smart. Il devint vice-amiral en 1753.
Baraitgh ou Berattch, ville de l'Inde anglaî^<^' (provinces du Sud-Ouest [prov. de Feïzabad]), sur le Man var, sous-affl. du Gange; 24.000. hab. Pèlerinage.. Ch.-i d'un district annexé aux possessions anglaises en 1856.
Baraka-khan (nommé à tort par beaucoup d'auteurs fiar/caô-AVian), souverain mongol du Kiptchak(Z)e«/(^ i-Kiptchak), régna de 1255 à 1265. Ce prince se convertit au mahométisme, tandis que la plupart de ses parents restaient fidèles à leurs croyances. Il saccagea la Lithuanie, et força les habitants à lui payer tribut. Il reçut une ambassade de Baïbars, sultan d'Egypte, qui l'excita à attaquer Abaga, le souverain mongol de la Perse ; il fit de grands préparatifs contre ce prince, mais mourut àTiflis, avant la campagne. Il fonda Serai", sur la Volga.
Baraka-khan (Melik-Saïd-Naser - ed - Din - Mohammed), 7" sultan baharite d'Egypte, fils de Baïbars, régna de 1277 à 1279. Ce prince, qui était jeune et inexpérimenté, ne tarda pas à être renversé et remplacé par son frère cadet, Selamesh, qui eut bientôt le même sort.
Barakiba, célèbre docteur juif, nommé aussi Akiba Ben-Josepb,, et, par abréviation, Akiba, qui vivait à la fin du i" et au commencement du ii^ siècle de notre ère. Il devint un des plus fameux docteurs de la Mischnah. 11 joua un rôle actif dans la grande insurrection juive à la tête de laquelle se trouvait le Fils de l'Etoile, Barcochebas. Après la prise de Béthars par les Romains, Barakiba fut condamné à être écorché vif. On lui attribue le célèbre livre Sepher Jezirah, qui contient les principes fondamentaux de la doctrine cabalistique. Cet ouvrage a été publié, avec une traduction latine, à Amsterdam (1642-1644).
BARAUPTON, terme mnémotechnique, forgé et usité dans les écoles du moyen âge pour désigner un mode de Ja quatrième figure du syllogisme, dont les prémisses étaient générales et affirrnatives, et la conclusion particulière et affirmative : A figijrant une proposition générale et affirmative,/, une proposition particulière et affirmative. — La consonne initiale B indique que le mode peut se réduire au mode de la première figure : Barbara, qui commence par la même lettre, P indique que cette réduction se fait en convertissant par accidentiaconclusion. Le reste du mot est là pour la mesure du vers mnémotechnique.
Y. BARBARA, et SYLLOGISME.
— Ar(jumenter en baralipton. Tirer une proposition particulière afiirmative de deux prémisses générales affirmatives. Il Voici un exemple de cet argument :
BA Tout mal doit être craint;
RA Toute passion violente est vin mal;
Li Donc, ce qu'il faut craindre, c'est une passion violente.
BARAM {ram' — de Baram, n. de localité) n. m. Usité dans la locution pierre de Baram, Pierre oUaire dont les Eg-yptiens se servent pour faire certaines poteries économiques, et môme des marmites propres à cuire les aliments.
Baranager, ville de l'Inde anglaise (Bengale), sur THougli; 34.000 hab.
BARANDAGE (du provenç. baranda, clôture) n.m. Pêche faite au moyen d'un filet qui barre une rivière, en battant l'eau avec (3es perches, etc., afin do pousser le poisson djMs le lilot : Le BARANnAOK est proUibi'.
BARANDER v. n. Faire la pêche au barandage.
BARANGE (rad. barrer) n. f. Maçonnerie réunissant les murs soutenant la poêle au-dessus du foyer dans une saline.
BaraNOV. bourg de l' Austro-Hongrie (Galicie), sur la Vistule; 2.400 hab. Victoire de Charles-Gustave sur les Polonais, en 1656.
BaRANOV (Alexandre-Andrevitch), gouverneur des possessions russes en Amérique, mort en 1819. Il passa en Amérique en 1790, y augmenta les possessions russes au N.-O., fonda des factoreries, et établit des rapports commerciaux avec les Etats-Unis, Canton, Manille, etc.
Bakante (Amable-Guillaume-Prosper Brugièbk, baron de), historien, publiciste et homme politique français, né à Riom en 1782, mort en 1866, fut successivement auditeur au conseil d'Etat (1S06) et préfet sous Napoléon I", député et directeur des contributions indirectes souc la Restauration, pair de France et ambassadeur sous Louis- Philippe. Bien qu'il eiit servi plusieurs gouvernements, il était resté fidèle à la même cause, en ce sens qu'il n'avait pas cessé d'appartenir à l'opinion libérale doctrinaire qui trouva son expression dans le régime de Juillet. Mais ce fut comme écrivain, plus encore que comme homme politique, que Barante illustra son nom. En 1824, en pleine renaissance de la littérature historique , il publia une Histoire des ducs de Bourgogne, qui le fit entrer à l'Académie et le posa comme le chef de l'école narrative, qui limite la tâche de l'écrivain à la reproduction aussi fidèle et aussi vivante que possible du passé, on lui interdisant toute appréciation personnelle et toute réflexion philosophique. Barante composa encore, soit sur certaines périodes du passé, soit sur des questions du jour, une foule d'autres ouvrages qui témoignent surtout do sa fécondité. Son petit-fils a édité les Souvenirs qu'il a laissés, et qui contien- \ nent de curieux détails sur le monde politique et littéraire \ français pendant la première moitié du xix' siècle. — Son fils, PROSPER-CLAUDii, homnic politique français, né à Paris en 1816, mort en 1889, fut élu député dans le Puy-de-Dôme, qui l'envoya à TAssemblée nationale en 1371, puis fut sénateur de 1876 à 1882.
BaRANYA, comitat des Etats autrichiens 'Hongrie sudoccid.), compris entre le Danube àl'E.. et la Drave au S. ; 322.000 hab. Ch.-l. Pecs (ou Ffmfkirc/ien).
BARAQUE f itai. baracca) n. f. Petites constructions provisoires, on planches, établies dans
Barante.
l. Baraque de campement- — 2. Baraque de
les soldats, il Par ext. Construction analogue qui abrite des pêcheurs, des chasseurs, des ouvriers, des outils, etc. Il Boutique faite de planches : Les bakaqoes des marchands forains.
— Par ext. Maison mal bâtie, ou mal organisée, mal dirigée, où l'on est fort mal.
— Fig. Demeure provisoire : Le corps est ta baraque où notre existence est campée. (J. Joubert.)
— Argot de collège. Armoire où les écoliers enferment leurs papiers et leurs livres : Il se trouvait dans nos salles d'études des BARAQUES OÙ chacun mettait son butin. (Balz.) [Vieux.]
— Jeux. La baraque. Sorte de jeu de billard inventé en 1884. (A un angle d'un billard ordinaire, on place une espèce de casier métallique creusé d'un certain nombre de cavités rondes et très peu profondes, marquées chacune d'un ou de plusieurs chiffres.
Les joueurs se placent à l'autre extrémité du billard, et poussent leur bille avec une queue ordinaire. La bille monte ou ne monte pas sur le casier, car elle a une petite pente à gravir pour y arriver. Si elle la franchit, elle tombe dans une des cavités, en est chassée par. un mouvement de rotation, passe à une autre, et ainsi de suite, jusqu'à ce qu'elle finisse par s'arrêter dans l'une des cases..., ou par redescendre sur le tapis du billard. Le joueur qin amène le plus fort point gagne les enjeux des autres. Ce jeu, dans les premiers temps qui invention, fit fureur dans les cafés, lice dut l'interdi
id érables.)
Jeu de la baraque.
la pôles joueurs y perdaient des som-
— Pêch. Cabane ménagée sur le bateau destiné à la pêcheàl'échiquieretdans laquelle se réfugient les pêcheurs.
BARAQUEMENT n. m. Art OU action de baraquer, d'établir des troupes sous des baraques : Depuis le xvii" siècle, le Q.KRXQVEMEi^T s'est bien perfectionné. ("Walsh.) ii Ensemble des baraques, n Matériel servant à baraquer un corps de troupes : Abandonner les bagages et le baraquement.
BARAQUER v. n. S'étabUr sous des baraques : Troupes qui luHt uaua<^i;kr.
— V. a. Etablir sous des baraques : Baraqiter les soldats. Se baraquer, v. pr. Se construire des baraques, s'établir sous des baraques.
BARAQUETTE (Arf) n. f. Mar. Sorte de poulie Ironconique, percée de deux réas dans le même sens et portant sur les joues deux engoujures permettant de la loger au capelage, entre les haubans ou les galhaubans : La BARAQUETTE Sert au passagc de la balaitcine et des paUinquins,
— Pathol. Nom vulgaire d'une épidémie catarrhale qui sévit en 1761.
BARAS [rass) n. m. Techn. V. barras.
BarASA, anc. ville de la Palestine (tribu de Gad), située au delà du Jourdain, dans le territoire de Hoab, au N. de l'Arnon. Elle fut conquise par Judas Macchabée. „
Baraqueti^-
Barasbai ( Al-Malik-al-Ashraf). Co prince, le neuvième de la dynastie des mamlouks circassiens, régna en Egypte de l'année 1422 à l437, et eut pour successeur son fils Yousouf. Son administration rendit la tranquillité à l'Egypte; il s'allia aux Turcs, triompha du roi do Chypre, et vainquit les pirates qui infestaient la Méditerranée. Son nom signifie, en turc oriental, Il la panthère grise ", tout comme le nom du sixième sultan mamlouk bî^liarite, Baïbars.
BARAT {ra — mot d'origine celt.) n. m. Anc. dr. Dol, fraude, tromperie; d'où baraterie. V. ce mot.
BARAT [ra — du turc barat, lettre, diplôme) n. m. Patente de drogman, délivrée aux sujets du Grand Seigneur par les consuls européens.
BarAT (Nicolas), hébraisant français, né à Bourges vi-rs le milieu du xvi* siècle et mort en 1706. Il suivit les Ic<;ons du célèbre Richard Simon (1638-1712), et collabora avec le P. Thomassin au Glossarium universale hebraicum, dont il publia ensuite une seconde édition. Il fut aussi le collaborateur de Duhamel dans son édition de la Bible (1706). Son éloge fut nrononcé à l'Académie des inscriptions, dont il était memorê, par P. Tallemand. En 1714, parut à Amsterdam uude ses ouvrages, intitulé Nouvelle bibliothèque choisie.
Barataria (Île de). île imaginaire où Cervantes pla<'c? comme gouverneur Sancho Pança, écuyer de don Quichotte, et dans laquelle le brave homme éprouve, sous une forme ultra-comique, tous les désagréments attachés à la puissance. Les écrivains font de fréquentes allusions à l'ile, à la royauté éphémère et pacifique de Sancho, aux déboires que lui valut cette puissance d'un jour, et surtout à sa manière de rendre la justice, fonction qu'il sut remplir avec une bonhomie doublée de finesse.
BARATE n. f. En T. de mar., Sangle qu'on dispose en croix, pour soutenir les basses voiles contre un coup de vent.
Barateau (Emile), chansonnier, né à Bordeaux en I7'j2, mort à Paris en 1870. Secrétaire de Martignac, il l'accompagna en Espagne en 1823, devint chef de cabinet, lors de son ministère, e\ à sa chute, fut nommé inspecteur des hospices. On lui doit plus de 3.000 romances ou chansons, dont quelques-unes, comme Jenny l'ouvrière, ont eu un succès populaire. Outre des romans, il a publié deux recueils de poésies : Bagatelles (l?>3l), et Bigarrures (1833); /<'.î Pigions blancs, fantaisie; etc.
BARATERIE (de barat, fraude) n. f. Volerio impudente: ('cri est ini des moindres malheurs que cause à la littérature française Vignoble baraterie de la contrefaçon. (Balz.)
— Baraterie de patron. Préjudice volontaire porté par celui qui commande un navire, ou par toute personne faisant partie de l'équipage, aux armateurs, chargeurs, propriétaires ou assureurs.
— Encycl. Dr. pén. Les faits dits de baraterie simple, c'est-à-dire qui n'ont aucun caractère criminel, n'entraînent qu'une responsabilité civile. Le code pénal n'atteint pas directement les faits criminels de baraterie; mais plusieurs do ses dispositions peuvent être appliquées, lorsque les actes de baraterie ne sont pas prévus par une loi spéciale. La loi du 10 avril 1825, qui définit et punit plusieurs cas de baraterie, a été complotée et modifiée par le décret du 24 mars 1852.
La peine de mort est portée contre tout individu chargé de la direction d'un navire, qui, en faisant volontairement échouer ou périr ce navire, a causé un homicide : s'il n'y a que des blessures, la peine est celle des travaux forcés à. temps; le fait seul de l'échouement ou de la destruction du navire est puni de dix à vingt ans de travaux forcés, et 'lu maximum si le coupable était chargé de la conduite du navire. Cette dernière peine est aussi appliquée au capitaine ou patron qui détourne à son profit le navire qui lui est confié; il encourt les travaux forcés à temps s'il fait volontairement fausse route ou détruit ou jette à la mer, sans nécessité, tout ou partie du chargement, et à la réclusion dans les cas prévus par l'article 236 du Code de commerce, ou s'il vend, hors les circonstances indiquées en l'article 237 du même code, le navire qui lui est confié, ou s'il débarque des marchandises contrairement à la loi.
Les prévenus du crime de baraterie sont poursuivis devant les cours d'assises.
BaratrrE (du gr. barathron. abîme), ravin situé à ro. d'Athènes, où l'on précipitait les criminels. Les parois en étaient revêtues de lames de fer qui déchiraient les corps dans leur chute. (Le Barathron est aujourd'hui à moitié comblé.)
BARATHROMÈTRE (du gr. barathron, abîme, et méiron, mesure) n. m. Instrument au moyen duquel on peut mesurer la rapidité et connaître la direction des courants sous-marins.
BARATHRON (du gT. barathron, abîme) n. m. Antiq. gr. Nom donné à des jeux solennels en Thcsprotie.
BARATIER(Jeari-Philippe), enfant prodige, né en 1721 à Schwabach, dans le margraviat d'Anspach, mort en 1740. .A. sept ans, il savait l'allemand, le français, le latin, le grec et l'hébreu. Deux ans après, il composa un dictionnaire hébreu des mots les plus difficiles. A treize ans, il traduisit de l'iiébreu en français l'Itinéraire de Benjamin de Ttulèle, et, l'année suivante, il fut reçu magister à l'uni'
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Baratinski (Ku-ciic-Aliramovitoh), poète russe, né on ITJi, mui'i à Naiili'i en 1815. Il quitta l'armée pour s'adonner à la poésie. Selon Pouchkine, son ami, il fut le premier poète olégia(|uo do la Hus.sie. Une édition complète do SOS cBuvrcs a paru eu 1833. Parmi les meilleures, ■l da Clœthe ; le Crâne ; la
, vers le môme temps, plusieurs
lis la Bibliothèque (lermanique.
l'iuos et l'astronomie, il envoya
I ?38, des travaux qui lui méri-
11 venait de publier une dis-
succossiondospontifes romains,
'<'s de travail.
l/o,7 ; AV/n ; BaRATON, liu.lci
le niilu
la Bohémicnn
franr^ais, né dans l'Orléanais vers
1„ mon ,|., iT,>(i ;■, n:iii. on trouve do
lui quciipujs opit,'r;iiin :i r • ,, i.iurnées dans la
collection do Bruzi'ii >h I . M, [,■ Anisierdam, 1720).
Baraton s'y moniic m. u -., i|il,- dit chevalier do
Cailly. La plus ru lo do >o!. ,|.i^iaiiiiiifs est la suivante :
Huissiers, qu'on fasse sileucol l>it, en tnimnt audience.
Un président de RauRii.
C'esl un bruit h tôte fendi-c; Nous avons ddjii jugé Dix causes sans les cntciidi-e.
Baratta (Franceseo), sculpteur italien, no à Massa di Carrara, mort à Berlin en noo. Elève et aido du Bcrnin, il se conforma surtout au stylo de ce dernier, et produisit, entre autres ouvrages : une statue colossale représentant le fleuve de la Plnta, sous la figure d'un Maure, Sour la fontaine do la place de Ravonne; les statues 'Hercule, d Aelirloùs, etc. Plus tard, venu en Allemagne, il dut exécuter des statues pour le Grossgartcn do Dresde ; mais il mourut sur ces ontrol'aites à Berlin.
Baratta (Jean), sculpteur italien, né et mort à Carrare (1670-1747). Il se forma à Florence, sous Saggini, et plus tard sous Soldani. Il travailla dans cette ville, à Gènes, à Pistoia, à Livourne, à Turin, à Carrare, etc. On cite, au nombre de ses meilleurs ouvra-cs, les statues de l'archange Itaphatl et du jouii,^ 7'„/,„.. dans l'église du Saint- Esprit, à Florence. Sun st.vlo olait .issoz maniéré.
Baratta (Eumène), sculpteur italien, de la famille du prr'cédent, né à Carrare en 1823, a étudié à l'académie de ■Mudcnc, et a remporté, en 1842, le grand prix de Rome. Il .1 exposé à Paris, en 1855, une statue de marbre connue -'is io nom do : Innocente endormie .
BARATTAGE n. m. Préparation que la crème do lait Mil.it dans la baratte pour la fabrication du beurre.
Encycl. La pratique a démontré qu'il est de toute iHcTssité, dans l'opération du harallat/e, que deux condiiioiis soient remplies pour obtenir rapidement du beurre do lionne qualité : il faut d'abord que le liquide soit touloiirs en contact avec une quantité aussi grande que possililo d'air; en second lieu, la température ne doit jamais dosroiidre au-dessous de 14», ni dépasser 20° C.
BARATTE (du bas bret. Aara;, baquet) n. f. Vaisseau dans loqnol on bat la crème, pour en extraire le beurre : o„ en,,!/,!,' uti (irand nombre de types de barattes : les unes tiioiuvHrrérs à la main, les autres mues mécaniquement.
— Encïcl. Une bonne baratte doit satisfaire aux condilioiis suivantes : 1° Etre d'un nettoiement facile ; 2» Offrir los moyens prompts do séparer le beurre sans nuire à sa lualité; 3« Etre d'un emploi aisé; 4» Etre solide, d'un modéré ;
1(11 une es- 1.
|M rode baquet
d'' !.ois. un peu moins large que profond, dans lequel la ■roino était battue an mny,,, .l'uno palette. Puis on a eu
'.''' ""''^ ■' j ''ai-att sliiiiii , ■ l'i isiste en un tonnelet,
' '"'^ '''l'"'' "'■ '"'■'!' ''■ liiiii ' 'I '' i ■ ot de bas en haut un I is<|i:o [lorco do trous oi ii\o a 1 oMioniité d'un mauche do
La baratte normande (ou barillet) consiste en un toniioaii horizontal traversé par un arbre arme de palettes ajourons. Ces palettes, douées d'un rapide mouvement de Ti ■ta lion ,|iio I, ut tiaiismet l'arbre, actionné par une mani- ^' "''■ iiMushi iHohi tiès vite la crème en beurre.
' ' '"" ' ' ' '' inxulaire, c'est le tonneau qui tourne, ijiuiis ,|uo los jialoitps demeurent fixes.
Los barattes des systèmes Claës, Bernier, Rowan, I >i luiiiuont, très peu employées, sont des variétés des deux I \ l'os précédents. U en est de même des barattes métalli.|iios siorjnsvard, Lavoisy, Girard, Seiguette, avec ou saiis 1 nu marie, ou encore des barattes flamandes.
1 1.1 us 1. s grandes exploitations laitières, on fait usage d iiiio ii.u.oio mue par la vapeur, du système Claybufn. L.I1 axo \oriical traverse l'appareil, de forme conique. Cet axe, tournant rapidement, est garni par de nombreuses tiges horizoïitales, qui passent entre d'autres séries de tiges seinblables, montées sur les parois intérieures de la baratte. Les résultats obtenus sont des plus satisfaisants. BARATTÉ (rad. baratter) n. m. Babeurre, dans certaines contrées.
BARATTER v. a. Battre dans la baratte, on parlant de Ja crème destinée à la confection du beurre. Se baratter, v. pr. Etre baratté.
BARATTON ou BARATON (rad. baratte) n. m. Batte à beurre. '
Barba (Alvarez Alenzo), prêtre et minéralogiste espagnol, vivait dans le xvii' siècle On connaît de lui VArte de los metatU's Ma Ir, I i o. :,.,„.: (on n-marquable pour le temps lia a,s par Ch. Ilautin
do A illars (17,.. > , , [ i , : „s„ov isous le pseu-
donyme de Gitosiouo , ,iu; iiiMia sa traduction sous le
l'Arl de tuer et de jiun/ie
titre suivant ; Mètulluri les métaux (Paris, 1751)."
BARBACANE ( de l'ar. barbak-kaneh, galcrio servant de rempart devant une porte) n. f. Dans los fortilications du moyen ùge
tout ouvrage avancé garni de meurtrières, et destiné à défendre l'entrée d'un pont ou d'une ville.
Il Meurtrière servant à tirer à couvert sur les as- ^ .
saillants. Il i [' Baie étroito et longue qui donne de
n dr
Barbacancs.
Barbacou.
jour à un local, ou qui facilite l'écoulement dos eaux dans les murs de soutôntment ou do terrasse, il En style do costume, au moyen âge, on entend par • bariiacano n la porto en fer à cheval dans laquelle venait se prendre une agrafe.
BaRBACENA (Felisberto Caldoira Brant Pontes, marquis i)K), général et homme politique brésilien, né en 1772 près do Mnriana (Minas-Geraes), mort à Rio en 1841. Lieutenant général, il fut chargé de plusieurs missions importantes par l'empereur dom Pedro, et nommé ministre des finances ; il introduisit au Brésil la première machine à vapeur.
BARBACÉNIE (do Barbaeena, n. pr.) n. f. Genre de monocotylédones, placé à la suite des hémedoracées, renfermant des herbes vivaces des montagnes du Brésil, croissant dans les lieux secs et ensoleillés, entre le 14" et le 23" degré de latitude.
BarbacOAS, ville de l'Amérique du Sud (Colombie, Etat de Cauca), sur le fleuve côtier Telembi ; 5.500 liab. Mines d'or. — Pop. du municipe du même nom : 22.500 hab. BARBACOLE (du nom de Barbacole, anc. personnage de parades, qui se retrouve dans le Cat-naral, mascarade de LuUi ; du lat. barba, barbe, et colère, cultiver) n. m. Fam. et vieux. Maître d'école, magister :
Humains, il vous faudrait encore, & soixante ans, Renvoyer chez les harbai:oles.
Li Fontaine.
BARBACOLLE n. m. Jeu de pharaon. V. ce mot. BARBACOU (contract. de barbu et coucou, comme ayant des analogies avec ces deux genres) n. m. Nom vulgaire des oiseaux du genre monase. Ils appartiennent à la famille des bucconidés et au groupe ancien des barbus.
— Encycl. Les barbacons sent des oiseaux de petite taille et de couleur sombre, qui vivent dans les régions tropicales de l'Amérique méridionale. Ils ont à la base du bec des poils assez longs qui simulent uno barbiche, d'où leur nom. Ces oiseaux vivent dans les forêts, se perchant au sommet dos arbres pour guetter les insectes qu'ils attrapent au vol.
BarbacO'VI (François-'Vigidro), jurisconsulte et poly- Kr^l'lio Italien, né en 1739 à Tajo, village de Trentin (Tyrol iiahon), mort à 'Vienne en 1825. Professeur de droit à Trente, il fut chargé, en 1784, par Joseph II, de la réforme du code du Trentin, reçut le titre de . comte », et devint, en 17'.)2, chancelier de la principauté de Trente. On a do lui : Considérations pour servir à l'histoire des guerres et du rèi/ne de François I". empereur d'Autriche; Béfîexions ou .Maximes morales, politiques et littéraires; etc.
Barbadanes, commune d'Espagne (Galice, prov d'Orense) ; 3.700 hab.
Barbade, île des petites Antilles anglaises, avec une superficie do 430 kilom. carr. ; le sol est peu élevé, et le climat très sain. Productions principales : coton, indigo, café, et surtout sucre ; les champs de cannes couvrent là majeure partie du sol. La population, qui est de 100.000 hab. (372 au kilom. carr.), se compose en majeure partie de nègres émancipés ; la capitale est Bridge'town, qui est située sur la côte occidentale. 'V. Antilles.
— Encycl. La Barbade souffre cruellement de la crise de l'industrie sucrière ; on s'efforce, actuellement, de remplacer les plantations de cannes à sucre par d'autres (café, cacao, etc.). mais cette œuvre de régénération n'en est qu'à ses débuts. — Découverte et possédée d'abord par les Portugais, cette île est devenue anglaise en 1624, et est actuellement le siège du gouvernement des îles du Vont et des îles sous le Vent.
Barbaoillo (Alphonse-Jérôme de Salas), poète dramatique et romancier espagnol, né à Madrid vers lâso, mort en 1630. Ami de Cervantes, il avait autant de verve que d'esprit. Ses ouvrages principaux sont : la Ingeniosa Helena (1612) ; el CaballcropuntualUdW) ; Rimas cas'tellanas (1018); el Subtil Cordoves Pedro de IJrdemalas {1620); los Triomphes de la bcata soror Juana de la Cruz (1621); Don Diego de Noche (1623); el Cnballero descorles (1681); etc. BARBAJAN n. m. Nom vulgaire du chat-huant. BARBAJOU ou BARBAJOUE {./oii— du lat. 4nr6a. barbe, oXJaris. de Jupiter) n.m. Nom vulgaire de la joubarbe dos toits iscmperrivum tectorum).
BARBALE n. m. Zonl. .Syn. de barbelliî. Barbalho Bezerra (Augustin), voyageur brésilien, né à Saint-Paul, mort vers 1667. Nommé par Alphonse VI administrateur des mines du Brésil (1664), il organisa une expédition pour aller à ladécouvertc de mines d'émeraudes, explora vainement les vastes forêts d'Espirito-Santo, et mourut de la fièvre.
vulgaire, ù Nice, d'un insecte dugonro
) les oliviers, dont il ronge les fouiiïcs.
HARATINSKI - |{.\ni{.M{E
BARBAL0ÏNE n. f. Principe extrait do laloès de la Barbade, et analogue à l'aloïnc.
BARBANn.m thripsqui attaq
BarbançoiS (Charles II ébion, marquis dk), agronome distingué, né en 1760, au château do Villegongis, près do <- hatcauroux, mort en 1822, introduisit le premier en 1 rance les mérinos d'Espagne, et obtint, on 1809, un prix iir le meilleur mode d'irrigation. Il a laissé un grand inbre d ouvrages : Mémoires sur les moyens d'améliorer laines et d'augmenter le» produits des liéles à laine dam département de /'/nrfre (Cliàtcauroux, 1804); Petit traité r les parties les plu» importantes de l'agriculture m /rance (Pans, 18121; Principes gCniéraux d'instruction 1 820) ; etc. — Son fils, Léon-Fok.mose, marquis de BarbançoiS, né au château de Villegongis (Indre) on 1792 mort en 1863, fiit, en 1840, député do l'Indro à l'Assemblée législative, et devint sénateur on 1852. BARBANÇOK n. m. Marbre belge d'un fond noir plus ou
moins riinnolii.t,^ .i,,; i>a *-.... — x.. .1- n 1 * ,.* ■
. mouclicté, >pii se trouve près de Barljançon (Hainauii. [Dans le commerce, on le désigne vulgairement sous le nom do pct'it antique.)
Barbançon (Mario de), HIIo de Michel do Barbancon, seigneur de Cany (en Picardie); elle épousa Jean de Barret, seigneur do Neuvy, un des chefs du parti huguenot. Après la mort de son mari, elle se rendit célèbre par la défense héroïque du château de Banncgon ou Bénégoii (Berry), qtj'elfe dirigea contre Montaré, gouvcrncur'rlu Bijurbonnais (1509). - L'historien de Thou, qui avait luimême épousé une Marie de Barbançon, nièce do l'héroïne, lui a fait une place dans l'histoire de son temps.
Barbanégre (Joseph, baron), général français , né à Pentaci| (Basses -Pyrénées) en 1772, mort à Paris en 1830, entra fort jeune dansl'armée. Il était colonel à Austerlitz et général de brigade à Wagram, et dut sa réputation à sou héroïque défense d'Huningue pendant les Cent-J ours.
{Avec une garnison de 135 hommes, il défondit cette ville contre une armée de 30.000 Autrichiens, commandés par l'archiduc Jean. Forcé de capituler. Il sortit de la place avec les honneurs de la guerre Ce glorieux épisode de notre histoire militaire a été popularisé par un tableau de Détaille.) V. Huningoe. BARBANTANE n. f. Grosse barrique contenant 563 litres. BARBARA, mot de l'ancienne scolastique, désignant un mode de la première figure du syUogisme dont les prémisses et la conclusion sont également générales et affirmatives (A, A, A). Il Raisonner en barbara. Tirer, de deux prémisses générales affirmatives, une conclusion également générale et affirmative. V. syllogisme.
— Encycl. Voici un exemple d'argument en barbara : « Tous les animaux ont des instincts; or les hommes sont des animaux; doue les hommes ont des instincts. >
^ ?,*S^!^''* ' ^'anète télescepinue découverte par