ACCROISSEMENT
Colonnes accoapléei
— Par eit. Joindre, attacher ensemble deux ou plusieurs choses : Accoupler rf» linge, des bateaitx.
— Fig. Réunir, rapprocher deux choses, deux mots, deux idées, etc. : Accocpler deux
idées disparates.
— Archit. Accoupler des colonnes.
Les disposer deux à deux sur un même stjlobate.
— Jeu. Au trictrac, Accoupler ses dames, Les disposer deux à deux sur it'S flèches du jeu.
— Physiol. Apparier le mâle et la femelle, en vue de la reproduction :
(M ACCOUPLE les chardonnerets et les serines.
Accoupléf ée part. pass. du v.
Accoucher. Archit. Colonnes accouplées. Placées deux à deux, très près liine de l'autre, quelquefois couronnées par le même tailloir, exhaussées sur la même plinthe, mais ayant des hases et des chapiteaux di^érents.
— Bot. Qui est disposé par couple :
Feuilles accouplées.
— Sculpt. Têtes accouplées. Adossées sur le même buste ou sur le même socle, comme le Mercure et la Minerve au musée Capitolin ; Sérapis et Jupiter Ammon. Bacchus et Ammon, Mercure et Hercule, au musée du Vatican. Beaucoup de médailles représentent des têtes accouplées.
S'accoupler, v. pr. So mettre, être mis deux à deux : Des strophes, des colonnes gui s'accouplent.
— Phy^ol. En oariant des animaux, Se réunir par couples de sexe différent, .se rapprocher pour l'acte de la L'cnération : Les grenouilles s'accouplent encore après (/u'on leur a coupé la tête, (Maquel.)
— FifT. Se mêler, s'unir : Le siècle de Louis XVest une or- (/"■ de taverne oit la démence s'accouple au vice. (V. Hugo.)
ACCOURCIE. Archit. V. accourse.
ACGOURGIR (rad. court) v. a. Rendre plus court, retrancher de la longueur : Accourcir une robe, un bâton, etc.
— Par anal. Abréger : Accourcir ««escen;, wn discours.
— Rendre brève, en parlant d'ime syllabe.
— Chass. Accourcir le trait. Le plier pour retenir le limier de plus près.
— Manèg. Accourcir la bride. Tirer les rênes par lo bouton avec la main droite, en les faisant couler dans la main gauche.
S'accourcin, v. pr. Devenir plus court : La flanelle s'accouKciT au lavage.
— Syn. Accourcir, abréger, raccourcir. V. abréger.
— Anton. Allonger, prolonger, raUccger. — Paraphraser. AGCODRCISSEMENT n. m. Diminution d étendue ou do
durée : t^n août, Taccodrcissement des jours est sensible.
ACCOURIR V. n. (lat. accurrere, même sens ; formé de ad, vers, et currere, courir. — J'accours, tu accours, il accourt, nous accourons, vous accourez, ils accourent. J'accourais, 710US accourions. J'accourus, nous accourûmes. J'accoui'rai, nous accourrons. J'accourrais, nous accourrions. Accours, accourons, accourez. Que j'accoure, que nous accourions. Que j'accourusse, que nous accourussions. Accourant, accouru, ue). Venir promptement en un lieu ou vers quelqu'un : Un peu d'or fait accourir la multitude. Dans la viedlesse, les infirmités accourent.
ACCOURRES (rad. accourir) n. f. pi. Plaines ou lamlo^ situées entre deux bois, et dans lesquelles on place les chiens qui doivent coilTer l'animal au débucher.
ACCOURSE (rad. course) n. f. Archit. Galerie extérieure par laquelle on communique dans les appartements.
— Mar. Nom de trois passages ménagés à fond do cale dans la longueur d'un navire, un au milieu, et un sur chaque côté. Il byn. accourcie, et mieux cocrsieou coursive.
ACCOUS, ch.-lieu de canton (B.-Pvrén.), arrond. et à 28 kilom. d'Oloron, sur la Berthe, âffl. de dr. du gave d'Aspe; 1.2S0 hab. Eaux minérales,
ACGOUSINER {rad. cousin) v. a. Fam. Traiter de cousin, de parent, d'allié.
S'accous/ner, v. pr. Se traiter de cousin, etc.
ACCOUTREMENT n. m. Lo vêtement considéré dans son ensemble : Les nègres aiment les accoutrements voyants.
— Syn. Accoutrement, habillement, habit, vêtement. Le vêtement se dit de co qui a pour destination de couvrir le corps. L'habit désigne le vêtement quant à sa forme et â son apparence. Vhabillement désigne la manière de s'habiller qui est propre à une personne. L'accoutrement est un habillement singulier, bizarre, ridicule.
ACCOUTRER fdu bas lat. accosturare, rapiécer par des coutures} v. a. Parer, orner, habiller, mais sans goût et d'une manière ridicule : Pitre comiquement accoutré.
— Chez le tireur d'or, Serrer le trou de la filière ; lo polir.
— Fig. et fam. Maltraiter quelqu'un, de fait ou en paroles ; en dire beaucoup de mal : La critique accoutre parfois de toutes pièces des œuvres excellentes. i
— Arranger, disposer : Scarron accoutra TEnéide d'une façon burlesque. I
S'accoutrer, v. pr. S'habiller, se parer d'une façon grotesque. !
— Syn. Accoutrer, affubler. Accoutt^er désigne une sorte «le recherche bizarre et de mauvais goût dans la manière dont on s'est habillé. Affubler marque simplement qu'on ! s'est vêtu sans soin et à la hâte.
ACCOUTREUR, EUSE n. Ouvrier tireur d'or, qui resserre, arrondit et polit lo trou de la filière par où passe lo trait. {
ACCOUTUMANCE n. f. Action de s'habituer, résultat de i cette action : Les répugnances diminuent par Taccoutc;mance. (Nicole.) ;
— Sy;n. Accoutumance, coutume, habitude, us, usage. > En obéissant à l'habitude, on cède à une impulsion naturelle. La coutume est une manière d'agir très générale, qu'on trouve partout. Vusage est quoique chose de plus restreint. L'accoutumance est l'action de se familiariser avec une chose. Us no se dit que familièrement, et ce mot est presque toujours joint au mot coutumes.
ACCOUTUMER (rad. coutume) v. a. Faire prendre une habitude, habituer : La solitude accoutume à laréflexion, Accoutumé, ée part. pass. du v. Accoutumer.
— Avoxr accoutumé, Avo'ir coutume : Richelieu «avait pas accoutumé de trouver de la résistance. (Péliss.)
— A l'accoutumée, loc. adv. A l'ordinaire, comme on a coutume de faire : Il en a itsé k l'accoutumée. (Acad.)
S'accoutumer, v. pr. S'habituer, prendre l'habitude : On s'accoutume a regarder comme des nécessités de la vie des choses superflues. (Fén.) il Se construit quelquef., mais rarement, avec la prép. de : S'accoutumer de donner. (Le plus souvent on dit 5 accoutumer à, s'accoutumer avec.)
— Anton. Désaccoutumer, déshabituer.
ACCOUVER (rad. couvei-] v. a. Préparer un nid avec des
œufs, jjour qu'un oiseau couve : Accouver une poule.
— Neutralem. Couver : Poule qui accovvb. S'accouver, v. pr. Commencer à couver en parlant des
oiseaux : PouUs qui s'accouvent.
Accra ou ÂRRA, ville de Guinée (Afrique), cap. du petit roy. de ce nom. sur la cùte d'Or ; 10.000 hab. (le roy., environ 40.000). Tous les comptoirs européens de ce territoire appartiennent aux Anglais.
ACCRÉDITATION (si) n. f. Action d'accréditer auprès
d'un gouvernement étranger un délégué diplomatique,
nonce, ambassadeur, résident, etc. ii Action de donner du
iTédit, une bonne réputation commerciale : L'exactitude
dans les payements contribue beaucoup à ^accréditation
d'une maison de commerce, ii Lo mot crédit est plus usité.
ACCRÉDITER (rad. crédit) v. a. Mettre en crédit, en
( bonne réputation, inspirer la confiance : L'exactitude à
I poT/er est ce qui accrédite le plus les commerçants. (Acad.)
j II Donner de l'autorité, rendre vraisemblable : JRien n'AC-
CRÈDITE plus les faux bruits que le silence. (B. Const.)
— Comm. Accréditer un commissionnaire, un voyageur. Leur ouvrir un crédit dans une maison de banque ou auprès d'un correspondant.
— Dr. intern. Donner des lettres de créance : Le chef de l'Etal seul peut accréditer un ambassadeur.
S'accréditer, v. pr. Obtenir du crédit, de l'influence, de la réputation.
1 —Fig. Se propager, obtenir créance : Les mauvaises nouvelles s'accriîditent facilement.
— Anton. Décréditer, discréditer.
I ACCRÉDITEUR n. m. Celui qui donne sa garantie en faveur d un tiers pour une somme quelconque.
ACGRÉMENTITIEL, ELLE (ti-si-cl) adj. Se dit d'un mode de génération propre à beaucoup de végétaux et d'animaux inférieurs : il consiste en co qu'une partie organique se détache de l'individu par lequel elle a été formée et avec lequel elle no faisait qu'un primitivement, pour constituer un nouvel individu et vivre d'une vie indépendante.
ACCRÉMENTITION [ti-si — du lat. acn^eme7}(um, accrois- -semeni) n. f. Syu. de accroissement.
— Génération par accrémentition. Genèse d'éléments anatomiques se formant entre ceux qui existent déjà et semblables à eux. C'est de cette façon que le nombre des éléments anatomiques augmente, et par suite que s'accroissent les tissus dont l'ensemble constitue un organisme.
ACCRESCENT, ENTE (lat. accrescens, qui croît) adj. Se dit des parties de la fleur autres que l'ovaire, qui continuent après la fécondation à s'accroître jusqu'à la maturité du fruit : Le calice est accrescent dans le rosier. Il Ou nomme feuilles accrescentes celles qui, chez des plantes vivaces, continuent à croître même après la mort des tiges fructifères ; ex. : la violette.
ACCRÉTÉ, ÉE (rad. crête) adj. Qui est fier comme le coq, dont la crête se drosse : Ct^tte fdle était si accrètée quelle n'eût point voulu traiter le roi de cotisin. (G. Sand.)
AGCRÉTION (.îi — lat. accrctio, onis, accroissement) n. f. Action de croître, de se développer. (V. accroissement.) Il S'emploie aussi comme synonyme d'AUCMENTATioN : L'accrétion du poids d'un corps.
ACCRINGTON, ville d'Angleterre (comté de Lancastre), , à 9 kilora. E. de Blackburn ; 31.450 hab. Importante exploitation de houille ; filatures de colon. '
ACCROC [cro) n. m. Déchirure faite par ce qui accroche, clou, épine, etc. : Accroc à une robe.
— Fig. Tache, souillure : La moindre imprudence fait un accroc à la réputation d'une femme, il Fam. Obstacle, embarras, difficulté imprévue : // est peu d'entreprises atixquelles il ne survienne un accroc.
— Tpchn. Partie dépolie d'une glace provenant d'un défaut de coulage. j
ACCROCHAGE n. m. Action d'accrocher : résultat de cette action ; Z- "accrochage, à l'église du Sacré- Camr [Paris), de la dock» dite " la Savoyards , fut difficuUueux. |
— Min. L'accrochage ou recette d'à bas est l'endroit ou des ouvriers spéciaux, dits omn'iers d'accrochage, accrochent les berlines pleines au câble qui doit les amener au jour par le puits d'extraction.
— Techn. Opération qui, dans la fabrication des châles, consiste à mettre la carte en contact avec le métier.
ACCROCHANT, ANTE adj. Tcchn. Qui sert û accrocher. à arrêter : qui est muni d'aspérités crochues : Clou accrochant. Machine accrochante.
— Bot. So dit des surfaces munies de petites aspérités :
Tige accrochante.
ACCROCHE n. f. Agrafe, attache, croc. (Peu usité.)
— Fig. Difficulté, embarras :
Gare aux accrochijs !
ACCROCHE-COEUR n. m. Petite mèche de cheveux lisséo pn crochet et appliquée sur ou sous la tempe, ii P. Ùes accro-
CHE-CfEUR.
— En accroche-cœur, loc.
adv. En forme d accroche-cœur.
ACCROCHEMENTn.m. Action d'accrocher, de s'accrocher ; état d'une chose accrochée :
/,"accrochement de deux voiturefi
oclic-plat.
ACCROCHE-PLAT OU ACCROCHE-PLATS n
port formé de petites lames métalliqu minées en crochet, à l'aide desquelles sur les murs des porcelaines, des faiences,etc.iiPl.Z>e5 ACCROCHE-PLATS.
ACCROCHER (rad. croc) v. a. Attacher, suspendre à un croc, à un crochet, à un clou : Un Italien qui aime un tableau /'accrochk en fare de son lit,pourlevoirens'évetllant.{H.Beyle.) Il Par est. Pendre : Sous la Terreur, on accrochait volontiers les Sîtspects à la lanterne. ^ Retenir par quelque pointe crochue : Les ronces accrochent les vêtements flottants, il Heurter, arrêter, en parlant des voitures : A Paris, malgré leur nombre, les voitures ACCROCHENT rarement, n Saisir avec force : Les reptiles accrochent les corps qu'ils rencontrent. (Fén.) Il Entreprendre quelqu'un, l'arrêter quand il passe : Les fâcheux, les importuns nous accrochent à chaque pas.
— Fam. et pop. Mettre au mont-de-piété : Accrocher sa montre, ses bijoux, son linge.
— Fig. Retarder, susciter des obstacles : Au Palais, il suffit d'un rien pour accrocher une affaire pendant un an et plus, n Gagner, contracter, recevoir par accident : Chacun voudrait accrocher une bonne place. Il est facile rf'ACCRocHER unc mauvaise fièvre en Afriqite.
— Mar. Aborifer un vaisseau en y jetant des grappins.
— Techn. Dans les fabriques de papier peint, Faire sécher un rouleau do papier sur Vétendoir, après l'application dune couleur.
S accrocher, v. pr. Etre retenu par quelque chose do pointu, de recourbé, il Se prendre par les roues, il Se retenir, se cramponner à quelque chose : Les naufragés s'accrochent aux épaves,
— Fig. Tenir fortement à une chose, à une position. Poursuivre quelqu'un avec importunité ; s'attacher à lui, à sa fortune.
— S'accrocher à tout. Faire tous ses efforts pour se tirer d'affaire, au prop. et au fig. n Se saisir avec des grappins d'abordage, en parlant des vaisseaux.
— Anton. Décrocher.
- ACGROGHECR n. m. Ouvrier qui a pour fonction d'accrocher certains objets dans les travaux à la mécanique.
— Fam. Se dit d'une personne qui obtient quelque chose par ruse, par adresse : Un accrocheur d'argent.
— Techn. Outil oui sert à retirer les portions brisées des tiges de sonde dans le creusement des puits artésiens.
H Cloche d'accrocheur. Sorte d'écrou conique qui n'est qu'un appareil à tarauder lunedes extrémités des tringles d'une sondo brisée, afin de relever ces dernières.
ACCROCHEUSE n. f. Nom que l'on donnait ironiauement aux femmes du demi-monde, qui conduisent ellesmêmes leur équipage sur les boulevards ou au bois de Boulogne, et qui, peu habiles dans l'art de diriger un cheval, accrochent souvent les autres voitures.
ACCROIRE v. a. (de à et de croire, pris dans un sens défavorable ; n'est usité qu'à l'infinitif, et est toujours précédé du v. faire). Faire accroire. Faire croire ce qui n'est pas vrai, ce qu'il ne faudrait pas croire : Les charlatans font accroire beaucoup de choses aux badauds.
— Fn faire accroire à quelqu'un. Lui en imposer, le tromper.
^'en faire accroire, v. pr. Présumer trop de soi-même, s'attribuer des avantages que l'on n'a pas : Heaucoup de gens ont quelque mérite, mais ils s'en font accroire. ACCROISSANCEn.f. Augmentation, accroissement. (Vx.) ACCROISSEMENT n. m. Action de croître, de pousser ; augmentation d'un corps par l'agglomération de nouvelles molécules constituantes : Chaque espèce a sa durée particulière rf'ACCRoissEMENT. (Flourcns.)
Par ext. Augmentation, agrandissement, au prop. et
en étendue.
poids.
Accroche-i
Fig. Difficulté, embar-
des ACCRocHEMENTs avant qu'une
Il sunient bii affaire soit terminée.
— Horlog. Vice de l'échappement en s'accrochant à ! ancre qui fait arrêter une montre, une pendule.
au fig., en puissance, en haut' on nombre, etc. : Z, 'accroissement général de la ricliesse implique la hausse permanente du salaire. (E. de Gir.)
— Encycl. Hist. nat. L'acci'oissement est l'augmentation que présentont les corps par suite de l'addition de nouvelles molécules à. leur masse primitive. C'est un phénomène commun aux corps bruts et aux êtres organisés.
Les êtres vi%'ants polycellulaires s'accroissent : 1" par la prolifération de cellules nouvelles (v. ce mot) : Z" par l'ac- !
croissement des cellules : la cellule croît par apposition et par intussusreption . L'apposition , c'est encore le dépôt de sul>stance à la surface ; c'est ainsi que s'épaississent les membranes: l'intussusception, c'est l'introduction de particules nouvelles dans l'inter^'alle des parties intérieurement édifiées, dans les pores d'une membrane, par exemple ; il en résulte une disjonction des éléments anciens et, par suite, un agrandissement de l'ensemble.
Les animaux et les végétaux s'accroissent par intussusreption, ou par absorption de matériaux qu'ils assimilent et incorporent à leur propre substance.
Lo minéral s'accroît exclusivement par Juxtaposition ou apposition, c'est-à-dire par superposition extérieure do nouvelles particules. Cet accroissement peut être continu ou interrompu, selon les circonstances extérieures. Les cristaux s'accroissent soit en conservant leur forme première, soit en la modifiant successivement. Quelquefois, les divers accroissements peuvent se déboiter les uns des autres, et présentent même, parfois, un vide entre chacun d'eux. La structure d'accroissement varie naturellement avec la nature minéralogique de la substance.
— Ane. Av. Accroissement légal en faveur de l'aîné. So disait, en Bretagne, du droit accordé à l'aîné des enfants sur la portion de sa sœur mariée à moindre part, ou d© son frère, qui se faisait religieux.
Accroissement des ti^ro' Hcotyiéiioiies pendant le:
trois premières aauées.
Droit d'accroissement. Kn droit romain comme on ilinit. français, on appelle droit d'accroissement lo droit on \ni( Il duquel dos cohôritiorsoudoscolôgaiairosrocuoillont, luiiimo vouant so réunir aux leurs, les portions do ceux do li'iiis colôgatairos qui no peuvent les recueillir ou qui y n'n<'ncont.{V. donation, tkstament.) En Franco, lo droit .1 ,L. rroissomont est réglé pour les héritiers i<ar les :ii t. ISG et 787 du Codo civil, et pour les légataires par les aiM , 1011 et 10 15. Ou donne aussi lo nom do droit d'accroisw '/u'fW au droit d'accession.
— Ldgisl. nouv.Taxo représentative dos droits do mutation perçus surlavalcurdesbioDsdocortainosassociations.
L'art, i do la loi du 28 décembre I880,qui établit lo droit dit rf'accrotMemc«(, est ainsi conçu : « Dans toutes les sociétés ou associations civiles qui admettent l'adjonction do nouveaux membres, les accroissements opérés par suit© do clauses do réversion, au protit des membres restants, de la part de ceux qui cessent do faire partie do la société ou association, sont assujettis au droit do mutation par décos, si raccroissemont se réalise par lo dôcôs, ou au droit do donation, s'il a lieu de toute autre manière, d'après la nature dos biens existants au jour do l'accroissomont, nonobstant toutes cessions antérieures faites entre vifs au protît d'un ou do plusieurs membres do la société ou do l'association. '>
Lo droit d'accroissement fut confirmé et généralisé par l'art. 9 do la loi du 29 décembre 1884.
La porcoption de ce droit donna lieu, do la part dos associations rofigieuses, à un mouvement do résistance considérable, et par suite à des procès. La question revint devant lo Parlement et aboutit à la substitution d'une taxe obligatoire et annuelle au droit d'accroissement. Tel fut l'objot des articles 3 à 10 de la loi du 16 avril 1895, aux termes desquels la taxe est due :
10 Par toutes les congrégations, communautés et associations religieuses, autorisées ou non autorisées, sans distinction ni exception ;
2" Par toutes les sociétés et associations civiles dont les statuts contiennent la double clause d'adjonction et la réversion prévue par l'article 4 de la loi de 1880 et confèrent explicitement aux associés, sur les valeurs communes, un droit personnel qui les appelle au partage de ces valeurs lors de la dissolution de l'entreprise.
A la ditférence de l'ancien droit, pour l'assiette duquel la valeur des biens devait être déterminée comme en matière de mutation à titre gratuit ou par décès, la taxe ansuelle et obligatoire est due, dans tous les cas, sur la valeur brute, c'est-à-dire la valeur vénale, qu'il s'agisse do meubles ou d'immeubles.
— Mathém. Augmentation qu'éprouve une quantité variable. Si l'accroissement est fini, il prend le nom de différence; s'il e^t iulîuimeut petit, on l'appelle différentielle, et il s<\]'i iiiii' |':ii' !o signe d. Les accroissements des fonctions ,1 I II :i des lois particulières, qui ressortent du*' ;i,nces ou calcul di/féreniiel, y, CA.hCVh, et l>li I I i;i .1111
— Mocan. Actroissement de vitesse, augmentation produite dans la vitesse d'une machine, soit accidentellement, lorsque lo moteur s'emballe, soit d'une manière voulue, pour précipiter son allure.
ACCROÎT (Atoï) n.m. Accroissement, augmentation d'un troupeau. Il Kn parlant d'une plante. Action décroître. i.Vx.)
ACCROÎTRE V. a. (du lat. accrescere, croître. — J'accrois, tu accrois, il accroît, nous accroissons, vous accroissez, ils accroissent. J'acc7'oissais, nous accroissions. J'accrus, 710US accrûmes. J'accroîtrai, nous accroîtrons. J'accroîtrais, nous accroîtrions. Accrois, accroissons. Que J'accroisse, que nous accroissions. Que j'accrusse, que nous accrussions. Accroissant. Accru, accrue). Augmenter, agrandir, au prop. et aufiç. : Lamisère accroît l'ignorance, l'ignorance ACCROÎT la misère. (M""» de Staël.)
— V. n. Aller en augmentant, devenir plus grand, plus étendu : Le domaine de la science ACcr.oÎT chaque jour.
— En parlant d'une portion d'héritage, dun legs. Incomber, revenir à quelqu'un par la mort, l'absence, la renonciation d'une autre personne : Entre colégataires, la portion de l'un accroît à l'autre.
S'âCCVOÎtre, v. pr. Se développer, s'agrandir, s'augmenter au prop. et au fig. ; Le spiritisme, lésotérisme ont des organes dont le nombre s'accroît tous les jours. (C. Saint- Saëns.) il Se multiplier ; suivi de la prép. par : Des polijpiers s'accroissent par bourgeonnement. {M il ne-Edward s.)
— Syn. Accroître, agrandir, augmenter. On se sert d'agrandir lorsqu'il est question d'étendue ; d'augmenter, lorsq^u'il s'agit do nombre, d'élévation ou d'abondance. Ainsi l'on dit qu'on agrandit la maison quand on lui donne plus d'étendue par l'adjonction de bâtiments élevés sur les côtés ; mais on dit qu'on V augmente d'un étage. .\ccroUre est lo mot général, qui renferme en lui les deux autres.
— Anton. Amoindrir, décroftre, diminuer, réduire, restreindre.
ACCROUPETONNERiS') [rad. croupeto.
tro â croupetons, s'accroupir.
s), V. pr
ACCROUPIR (rad. croupe) v. a. Mettre dans la po turo d'un individu accroupi ; représenter un personna;,'o accroupi ; Les peintres accroupissknt généralei Orientaux. (Cotte forme active est rarement employée.)
Accroupi, ie part. pass. du v. Accroupir.
— Blas. Se dit du lion et des autres ani maux quand ils sont assis ou ramassés.
Saccroupir, v. pr. S'asseoir sur les talons : Les nègres s'accroupissent/jowï' r ger. il Eo parlant des quadrupèdes. Plier les quatre pattes, se baisser, s'asseoir sur la croupe : Les chameaux s'accroupissent K'" jusqu'à terre pour se laisser charger. (Buff.) a*^*^
ACCROUPXSSEMENT n. m. Etat, position d'i sonne ou d'un animal accroupi.
un personna;,'o néralemcnt les
- Fij
All'aissemont moral, abrutissement
ACCRU n. m. Rejeton produit par les racines : ta prescription de trente ans fait reconnaître comme acquis au propriétaire d'un arbre le terrain sur lequel des accrus de cet arbre ont rejeté pendant cet espace de temps.
ACCRUE n. f. Augmentation que reçoit une forêt, par suite do l'extension sur le terrain voisin des racines de ses arbres, ii Augmentation d'un terrain par la retraite insensible des eaux, ou par atterrissement.
— n. f. pi. Mailles ajoutées à chaque rang dans un fllet do poche ou do chasso afin d'en augmenter Ta largeur.
ACCUBITEUR (lat. accuhitor, mémo sens) n. m. Chambellan des empereurs d'Orient, qui couchait auprès du prince, pour la sûreté do sa por.sonae.
ACCUBITOIRE ou ACCUBITUH [toni — lat. accubitorium, mémo sens) q. m. Lit ou sofa destiné â, un convive
navire qui frappe la mer
dans les repas romains. — On a cependant trouvé un accuintoire en forme de croissant, propre à recevoir plusieurs personnes. Ce genre de .sofa remplaça, sous l'Empire, lo Icctus tricliniaris qui servait à neuf personnes.
ACCUEIL {keuy' ; Il mli.)n. m. Réception, bonne ou mauvaise, que l'on fait à quelqu'un par qui l'on est abordé : Voulez-vous connaître le cœur d'un homme, observez l'\ccUEiL tfue lui font ses égaux. (Boiste.)
— Faire accueil (sans épithète), Faire une réception gracieuse : Saint Louis faisait accukil aux humbles, it En T. de comm. Faire accueil ou Faire bon accueil à une traite. L'accepter ou la payer à échéance.
ACCUEILLANT, ANTE {keuy'; H mil.) adj. Qui fait bon accueil : Féndon était très accueillant.
— Par ext. Se dit des choses, de l'air, des manières : Recevoir quelqu'un d'un air accueillant.
ACCUEILLIR V. a. {keuy' ; Il mil. — du lat. ad, à, et col- //^ere, cueillir. — J'accueille, tu accueilles, il accueille, nous accueillons, vous accueillez, ils accueillent. J'accueillais, nous accueillions. J'accueillis, nous accueillîmes. J'accueillerai, nous accueillerons. J'accueillerais, nous accueillerions. .Accueille, accueillons, accueillez. Que j'accueille, que nous accueillions. Que j'accueillisse, que rtous accueillissions, .iccueillant. Accueilli, ie). Recevoir bien ou mal une personne ou une chose. Ce verbe est ordinairement accompagné d'un adverbe ou d'une locution adverbiale qui en détermine le sens : Accueillir favorablement une proposition, une requête, il Seul, il se prend toujours en bonne part : Accueillir un ami.
— Par ext., avec un nom de chose pour sujet. Surprendre, fondre sur, en parlant des accidents fâcheux : La tempête Kcci^KUut.'E par fois les vaisseaux au port.
S'accueillir {kemf ; Il mll.),v. pr. Etre accueilli, être reçu : Les honneurs s'accueillent toujours bien.
— Anton. Chasser, éconduire, exclure, expulser, rebuter, rejeter, repousser.
ACCUL (kuV) n. m. Lieu étroit et sans issue, d'où l'on no peut sortir ([u'en revenant sur ses pas : Etre pris dans un ACCUL. Syn. de impasse.
— Artill. Piquets que l'on enfonce en terro pour empêcher le recul du canon après la décharge.
— Chass. Fond du terrier des lapins et des blaireaux. Il Etre à l'accul, Etre acculé.
— Mar. Petit enfoncement de la mer, moins ouvert qu'une baie et pouvant servir de refuge à des navires.
— n. m. pi. Limites d'un bois, d'une forêt. ACCULÉE n. f. Action d'i
avec sa poupe.
ACCULEMENT n. m. Etat de ce qui est acculé, au prop. et au lig. : Z'acculement d'une voiture, Z'accule- MENT des ennemis, des insurgés.
— Manèg. Mouvement précipité du cheval, marchant en arrière, la croupe contractée et l'encolure tendue.
— Mar. Courbure plus ou moins prononcée des varangues. Un navire a les varangues plates, ou acculées, ou très acculées. Les varangues du maître couple sont naturellement moins acculées que celles do l'avant ou de l'arrière. Celles des extrémités qui sont les plus acculées, sont appelées fourcats.
ACCULER (de à et cul) v. a. Pousser dans un endroit oii l'on ne puisse plus reculer; Acculer un sanglier, l'ennemi.
— Fig. Mettre dans l'impossibilité de répondre, d'agir : // est facile d'AccuLERu?* menteur.
— En T. de manège. Amener le cheval à l'acculement.
— V. n. Plonger par l'arrière, enfoncer : Dans de forts mouvements de tangage, un vaisseau qui a ses fonds trop éridès, trop fins, accule.
Acculé, éQ part. pass. du v. Acculer. Blas. Se dit soit du cheval et de quelques autres animaux cabré; eu arrière, soit de deux canons posés sur leurs atfùls, la bouche tournée d'un côté opposé : tels ceux que le grand maître de 1 artillerie mettait au-dessous de armes comme marque de sa dignité.
— Mar. Se dit do la courbure des varangues d'un vaisseau : Les varangues sont d'autant plus ACCU- LÉES, quelles s'éloignent davantage de la maitr'esse varangue, ^ui est droite.
S'acculer, v. pr. Se retirer dans un coin, contre un mur, s'adosser : On s'accule pour mieux se défendre.
— Fig. Se fourvoyer, se réduire à l'impossibilité do répliquer à son adversaire : Les meJiteurs s'acculent parfois eux-mêmes par leurs propres mensonges.
— Mar. Se dit d'un navire qui s'enfonce trop au tangage vers sa partie postérieure.
— Manèg. Se dit d'un cheval qui se jette sur sa croupe quand on veut le faire reculer, ou qui se jette brusquement sur les jarrets au moment où on l'arrête court.
ACCUM 'Frédéric), chimiste allemand, né à Buckebnurg en 1769, mort eu 1838. Il contribua â l'établissement, à
Cheval acculé, — Canons acculés.