‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 72 sur 828 · ACCROÎT — ACCUMULATEUR · texte numérisé non relu

ACCROÎT — ACCUMULATEUR

Londres, do l'éclairag;© au gaz. Parmi ses nombreux ouvrages, citons : Traité aur la falsification de» almient*, et Poisons culinaires (1820); Chimie culinaire, exposant Ut principes scientifiques de la cuisine (1820).

ACCUMULATEUR, TRICE D. Celui, celle qui accumule : fJn grand accumulatkur d'écuA, de vivres.

— S'emploie aussi adj. : Machine aclumulatrice.

— Elecir. Accumulateur électrique, Sorte do pile électrique quo l'on charge on y faisant passer un courant, et qui peut ensuite, au moment voulu, rendre l'éDcrgie accumulée sous un petit volume en produisant un coorant inverse, de durée limitée, mais dont l'intensité peut être beaucoup plus grande quo celle du courant chargeur. •Syn. do pile SEcoNUAiiUi.

— Mécan. Nom des appareils qui emmagasinent la puissance vive, pour l'employer à mesure des besoins.

— Encycl. Eloctr. On désigne sous le nom d'accumulateur ou do pile secondaire toute pile dont on peut régénérer les éléments constitutifs en les faisant traverser par un courant inverse de celui qu'elle produit.

Si dans une pile Daniell, qui a cessé de fonctionner, on fait passer un courant dans un sens opposé à celui qu'elle a fourni, lo zinc se dépose sur la lamo qui l'avait laissé dissoudre, tandis que lo cuivre rentre en .solution à, l'état do sulfate de cuivre ; un tel couple est dit réversible, et, si l'on a à. sa disposition une source d'énergie électrique, la reconstitution des éléments ijar l'électrolyse peut être plus avantageuse que le remplacement ^ur et simple du métal et du liquide. Toutes les fois que I on opérera de la sorte, on r.onstituera un accumalateur ou piœ secondaire, qui ne diffère d'une pile primaire do mémo composition (jue par le mode de formation de ses éléments.

Planté a découvert. en 1860 la combinaison voltaïque qui est la base de presque tous les accumulateurs actuellement employés : deux lames de plomb parallèles et très rapprochées étant plongées dans l'eau acidulée, on les met en communication Tune avec le polo positif, l'autre avec le pôle négatif d'une source électrique quelconque: l'électrode positive se suroxyde plus ou moins profondément, l'^lectrodo négative reçoit de l'hydrogène qui la réduit si elle était au préalable oxydée ; à un moment donné, les gaz ne sont plus absorbés et se dégagent, l'accumulateur est chargé, une diffôde potentiel

Accumulateur Planté chargé par une pile. — C, C. Les deux lames de plomb enroulées et séparées par d^-s bandes de caoutchouc. — G, H- Bornes servant K relier les deux lames soit à la <Ue. soit aux fils de ligne. — A, A'. Bornes d'épreuves entre lesquelles on place un âl métallique fin (FJ. qui rougit quand l'élément est chargé. — B. Born'' servant & lancer le courant dans A' par la lame R pour l'épreuve.

de 2 volts ejciste entre les deux pô les : si on les réu nit par un conduc teur, un courant s'établit durant le quel des réactions chimiques inverses des précédentes so produisent, et cet i jusqu'à ce que le lames de plom soient ramenées i leur état primitif il faut alors rechai r/e?' l'accumulateur.

— En réalité, pendant la dé'charge, deux périodes sont à distinguer : pendant l'une, la force électromotrice reste voisine de 2 volts; pendant l'autre, elle diminue très rapidement : l'expérience montre que. pour la durée et la conservation des appareils, il convient de n'utiliser nue la première période de décharge. — On conçoit d'ailleurs que cette première période de décharge sera d'autant plus longue que les gaz se seront fixés en plus grande quantité sur les électrodes, autrement dit, auront pénétré plus profondément dans le métal ; c'est ce qui explique que la caoacité des accumulateurs augmente avec le nombl-e des charges et décharges auxquelles on les a soumis : les oxydations et réductions successives donnent en effet au plomb une structure spongieuse tout à fait propre à la pénétration des ga^, et on dit que ces appareils se forment par l'usage. — On a cherché à accélérer la foi-mation des accumulateurs : on compose les plaques d'une sorte de carcasse inactive servant de support et d'une partie active et spongieuse provenant soit d'un dépôt électrolytique (de Montaud), soit d'un dépôt préalable d'oxyde de plomb (Faure, Sellon, Voickmari ; ces appareils sont d'ailleurs, en général, d'une durée moindre que l'accumulateur Planté. — Des tentatives ont été faites vainement pour constituer des accumulateurs avec d'autres métaux que le plomb.

Les accumulateurs, théoriquement et pratiquement, offrent un moyen commode de transporter l'énergie à des distances quelconques. Bien que la capacité d'emmagasinement de ces appareils soit encore taible par rapport à leur poids, et que le rendement définitif n atteigne que 40 pour 100, les accumulateurs électriques ne rendent pas moins de très grands services à l'industrie, soit pour l'édairage. soit poul la mise en marche des voilures automobiles. Malgré leurs défauts, ils constituent le meilleur procédé qu'on ait encore imaginé pour emmagasiner du travail. Us laissent sous ce rapport oien loin derrière eux l'air comprimé ou les machines à eau chaude.

Ce qui importe le plus, pour obtenir lo meilleur rendement possible, c'est d'entretenir très soigneusement les accumulateurs. On doit notanament éviter de pousser la charge trop loin, tout comme, sous aucun prétexte, il ne faut les décharger d'une manière complète. On doit également veiller à ce qu'au moment de leur formation les accimiulateurs se trouvent à l'abri d'une lumière trop vive. et organiser une ventilation énergique pendant la durée de l'opératioD. Cette précaution est d autant plus nécessaire quil se produit un dégagement considérable d'oxygène et d'hydrogène, gaz qui forment un mélange détonant.

Quoi qu U en soit, les accumulateurs actuellement en usage dans l'industrie appartenant aux systèmes Jullien, Laurent-Cély, Buraett, etc.. dérivent tous, sans exception, des appareils primitifs imaginés par Planté et Faure.

— Mécan. Accumulaieur hydraulique. Inventé par -Vrm-

ACCUMULATIOiN

ACEPHALOPODIE

stroDg, l'accumulateur hydraulique se compose généralement d'un cylindre fixe dans lequel se déplace verticalement un piston plongeur surchargé et guidé. Parfois, le cylindre est mobile, et c'est le piston qui est fixe. C'est'un appareil qui, empruntant la force motrice de l'eau, la transforme en travail mécanique. Son alimentation se fait à l'aide d'une pompe actionnée par une machine à vapeur; elle s'arrête quand l'accumulateur est plein, et marché quand l'outil travaille sous la pression constante do l'accumulateur. Grâce auï accumulateurs, l'emploi des grues hydrauliques s'est généralisé dans les ports. Un entretien peu coliteux et un maniement facile les ont fait préférer aux engins à vapeur. On voit dans les docks de Londres, de Marseille et d'Anvers, des grues de 1 à 120 tonnes mises en mouvement par des accumulateurs. On emploie également les accumulateurs dans les usines, où ils actionnent de nombreuses machines-outils. Ils servent aussi à faire manœuvrer dans les bassins des ports les portes d'écluses ; sur les navires de guerre, ils sont utilisés à la manœuvre des grosses pièces d'artillerie et do leurs tourelles.

ACCUMULATION (si) n. f. Action d'accumuler, au prop. et au fig. ; résultat de cette action : Accumulation de vivres, de mots, de preuves. Une certaine accumulation de vices rend une révolution nécessaire. (J. do Maistre.)

— Dr. Accumulation de droit, Production de titres probants, alors que le droit est déjà sul'flsamment prouvé.

— Physiq. Condensation, plus grande intensité d'une chose sur un point ou dans un lieu donné : Accumulation d'électricité, de chaleur, de vapeur, etc.

— Rhét. Figure qui consiste à rassembler dans une môme phrase, et dans le même mouvement, un grand nombre do détails qui développent l'idée principale.

Français, ADfflais, Lorrains, que la fureur rassemble. Avançaient, combattaient, frappaient, mouraient ensemble.

VOLIMRE.

ACCUMULER (lat. accumulare, même sens) v. a. Amasser, rassembler : Accumuler de Vor, des preuves. Le Jiliin se perd dans les sab/es qu'il a lui-même accumulés. (Buff.)

— En T. de mécan., Accumuler de la force. C'est l'emmagasiner dans des appareils spéciaux dits accumulateurs, alin de pouvoir en faire usage à un moment donné.

S'accumuler, v. pr. S'entasser, s'amonceler, au prop. et au tig. : Toutes sortes de livres s'accumulent chez le biUiomane. Les années s'accumulent derrière nous.

— Syn. Accumuler, amasser, amonceler, entasser. On amasse des choses de même nature, dans une mesure raisonnable. On entasse des choses en les superposant, en les pressant, en les foulant, avec ordre ou en désordre. On accumule une grande quantité d'objets dont on accroît sans cesse le nombre dans l'intention de les conserver. On amoncelle tout ce qu'on jette péle-méle.

— Anton. Désagréger, disperser, disséminer, éparpiller, parsemer. — Dépenser, dilapider, dissiper, gaspiller, prodiguer, répandre, semer.

ACCURSE (François), jurisconsulte, né à Florence en 1182, mort en 1260. Son enseignement fit époque dans I histoire do la jurisprudence ; il fut le plus remarquable des glossateurs et l'un des rénovateurs du droit romain Les écrivains des xu" et xiii» siècles l'avaient surnommé l'Idole des jurisconsultes. Sa Grande Gloseata.it lont»temps auionté et a préparé les réformes de Bartole. — Son fils François (1225-1293) fut aussi un émiaent jurisconsulte. Liante lui donne uno place dans l'Enfer.

AccURSE (Marie-Ange), érudit italien, né à Aquila en 1490, mort vers 1550. Inlatigable collectionneur de manuscrits anciens, auquel Charles-Quint confia diverses missions littéraires en Allemaene, il mit au jour : le Poli/histor de Jules Solin et les A/etamorphoses d'Ovide (1524) ■ il a donné des éditions d'Ammien Maroellin (1553) et de Ckssiodore. '

ACCUSABLE adj. Que l'on peut accuser : Quiconque a menti une fois est toujours accusable de mensonge.

ACCUSATEUR, TRICE n. Personne ou chose qui accuse au prop. et au tig. : Dans la : Journée des Dupes », Jiichelieu confondit ses accusateurs. Aos fautes sont nos Accu-

— Accusateur public, T<om donné, riaada.atla.'Révohaioa au magistrat chargé du ministère public près d'un tribunal criminel. D'après le Codede 1795, ce magistrat était nommé par 1 assemblée électorale. Le plus célèbre de cos accusateurs fut Fouquier-Tinville.

— Adjectiv.T Indice accusateur. Arme accusatrice.

— Encycl. Antiq. En Grèce et à Rome, où il n'y avait pas de ministère public, les particuliers avaient l'initiative (le [accusation. Ils étaient récompensés en cas de succès (a Athènes, une partie de l'amende infligée au condamné revient au dénonciateur; à Rome, en cas de condamnation pour indignité, l'accusateur prend la place de l'accusé c;l le droit de cité est offert, au temps des Gracques, â tout étranger et péregrin, qui accusera et fera condamner un concussionnaire) ; mais ils étaient sévèrement punis dune amende, de l'emprisonnement, do ïatimie ou de 1 in/^aîiiie suivant les cas, quand ils calomniaient des innocents laissaient tomber leur accusation, ou succombaient dans leur attaque.

— Syn. Accusateur, délateur, dénonciateur. L'accusateur s adresse ouvertement à la justice, et donne la preuve de ce qu'il avance. Le dénonciateur s'adresse spontanément à une autorité quelconque, et met seulement sur la trace du coupable. Le rf('(atei;- dénonce en secret, presque toujours laussemcnt, par haino, par intérêt.

ACCUSA.TIF (du lat. accusativus, qui sert à accuser; n. m Dans les langues à déclinaisons (latin, grec, etc.), Cas désignant 1 objet sur lequel se porte l'action. 11 marque par cela même, lo complément direct, et suit ordinairem' le verbe actif : Amo Gallium. (J'aime la France.) ii L'accusatif désigne aussi lo but vers lequel se dirige le suiet ■ Eo Romani. (Je vais à Romo.) 11 peut encore étro ré"i par une préposition : Ecce lupum. (Voilà, le loup.) "

ACCUSATIF, IVE adj. Qui concerne l'accusatif: Le cas accusatif. Locution accusative. Forme accusative. ■ ACCUSATION (s,) n. f. Imputation, reproche d'une action blâmable : Accepter, Repousser une accusation

— Dr. Action de déférer à la justice la connaissance d un crime, pour en provoquer la répression : La procédure criminelle comprend trois périodes distinctes : l'inculpation, la prévention {ou /'accusation) et te jugement. Il Le ministère public lui-même : Quand l'.\cc\j&\Tio:i parvient à éta-

blir la préméditation, elle écarte souvent le bénéfice des circonstances atténuantes.

— Mise en accusation. "V. instruction préparatoire.

— Acte d'accusation. L'un des actes qui précèdent l'ouverture des débats devant une cour d'assises. L'acte d'accusation est rédigé par le procureur général. Il expose : i» la nature de l'infraction sur laquelle est fondée l'accusation ; 2» le fait et les circonstances atténuantes ou aggravantes. 11 se termine par le résumé suivant : « En conséquence, N. . . est accusé d'avoir commis tel meurtre, tel vol ou tel autre crime, avec telle et telle circonstance. » L'arrêt de renvoi devant la cour d'assises, rendu par la chambre des mises en accusation, et l'acte d'accusation doivent être signifiés à l'accusé: il en est donné lecture à haute voix par le greffier, avant l'ouverture des débats, lo jour du jugement (C. instr. crim., art. 241 et 313). L'article 38 de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse interdit la publication des actes d accusation avant leur lecture en audience publique, sous peine d une amende de 50 à 1 .000 francs.

— Théol. Synonyme de confession: Faisons en toute numilité l accusation de nos fautes.

ACCUSATOIRE adj. Qui motive uno accusation, qui s'v rapporte. "^

ACCUSÉ, ÉE n. Celui, celle à qui on impute une faute, un délit, un crime, ii Plus particuhèrom. Celui qui, accusé d un crime, est renvoyé devant une cour d'assises ■ On confronte TACcnsÉ avec les témoins.

— SvN. Accusé, prévenu, inculpé. Pendant l'instruction préparatoire, celui sur qui pèse le soupçon dune infraction à la loi pénale est désigné sous le nom d'inculpé S'il est renvoyé devant la cour d'assises, on lo qualifie d'accusé. S il est renvoyé devant les tribunaux de police correctionnelle ou de simple police, on le qualifie do prévenu

— n m. Accusé de réception. Lettre par laquelle celui a qui 1 on a fait un envoi déclare l'avoir reçu.

ACCUSER (lat. accusni'c, même sens) v. a. Imputer reprocher à quelqu'un un défaut, une faute, uno action' punissable ou simplement blâmable, n Blâmer, rejeter la faute sur : Nous accusons la Providence pour être dispensés de nous accuser nous-mêmes. (J. de Maistre.) n Avouer déclarer : Accuser ses péchés. Accuser son âne. a Indiquer, révéler, démontrer : L'intempérance des mots accuse souvent l absence des idées. (Théry.)

Caché sous des lambeaux, un resta de richesse hemble eiicor de son rang accuser la noblesse. Docis. -- B.-arts. Faire sentir, indiouer certaines parties ou certaines formes du corps cachées sous les draperies sous le costume : Accuser le nu par les plis des draperies.

— Oomm Accuser réception. Donner avis qu'on a reçu telle ou telle chose, telle ou telle lettre. ^

— Dr. Déférer la connaissance d'un crime à la iustico, ahn de laire punir celui qui l'a commis. '

-Jeu. Accuser son point, Faire connaître son point selon les règles dujeu. (Se dit principalement aux jeux do puniet, de besigue, de manille, etc.) ''

S'accuser, v. pr. Se reconnaître, s'avouer coupable • S f,ccvsKR franchement, c'est parfois le moyen de mériter son pardon, il Se confesser : Il faut s'accuser de ses péchés

— Anton. Blanchir, décharger, disculper, excuser innocenter, justifier, laver.

ACÉCHLORPLATINE (klor'~ de acétone, chlorure, et platine) n. m. iSom donné à un corps jaune et cristaUin obtenu en soumettant à la distillation, jusqu'à consistance de sirop, la dissolution de bichloruro do platine dans l'acétone. (Inodore, peu soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther.)

ACÉDIAMINE (rad. acéfiqna ; préf. di, et aminé) n f Base organique dont on obtient le chlorhydrate en fai' saut passer un courant de gaz chlorhydriquo sec dans

I acétamide chauffée. (On connaît aussi le sulfate et le chloroplatinate et le dérivé diphénylé, mais non la base a état libre: les bases plus énergiques décomposent ses sels on acétate et ammoniaque.) Syn. étbenyl-diamine.

ACÉDIE ou AÇEDIA {se - du gr. aUêdia, même sens) n. I. Apathie, aflaissement de la volonté.

ACEILLY (D'). Biogr. V. Cailly.

ACEÏNT {sin — de l'anc. franc, aceindre, enceindre) n m Dr anc. Entour : Les aceints et précldlures d'un manoir'.

II On écrit quelquefois à tort AcciN.

ACÉMÉTES ou AKIMITES n.m. ,.I. Nom donné à des communautés de moines qui se succédaient pour chanter 1 olfico divin nuit et jour, sans aucune interruption (Leur premier couvent fut fondé, vers la fin du iv siècle, sur les bords de 1 tuphrate, par saint Alexandre. Ils se répandirent dans 1 Orient, mais furent supprimés pour avoir adopté Ihérésie do Nestorius.) — Un acéméte ou akimite.

ACÉNAPHTÈNE (rad. acftylène, et naphtaline) n m Carbure d hydrogène cristallisé, qui s'extrait des huiles lourdes du goudron de houille.

— Encycl. L'acénaphténe C"H'°, isomère du diphénvie a eto signalé en 1867 dans les huiles lourdes de la houille' La synthèse en a été faite peu après par Bertholot. C'est

,Ain°''P ,?'"'°,°^^" """"■ ''™iplacés par l'éthylène (C H') ; sa tormule de constitution est

CIP C'H-' I ^CH'.

Lacenaphtèno est un corps cristallisé en longues aiguilles incolores, fondant â 93° et bouillant à -'îî» 5 II est insoluble dans l'eau, plus soluble à chaud qu'à froid dans 1 alcool, soluble dans l'éther.

— Syn. Acénaphtène, naphtacétène, naphtyléthylène. ACÉNAPHTYLÈNE (rad. acénapht'-ne) n. m. Carbure

d hydrogène solide résultant de la déshydrogénaiiou de 1 acenaphtene [lar l'oxyde do plomb. ■' °

— Encycl L acénaphti/lène C'"H' cristallise dans l'alcool sous forme de tables jaunâtres fondant vers 90° en un liquide qui bout vers 270°; il a pour formule de constitution

CH C"H'' Il ^ CIL ACÈNE (du gr akaina, aiguillon) n. f. Nom donné à un genre de lépidoptères nocturnes, tribu des phalénites d„l ^L'"'' ^'■; *'?s'"''' de longueur, qui valait un peu plus do 3 mètres et qu'on appelait aussi décnnode.

— Bot. Même sens que acxna. V. ce mot.

ACENSE, ACENSE, ACENSEMENT, ACENSER, ACEN- SEUR. V. ces mots par doux c : accense, etc.

ACENTRE {santr' — du gr. akenlros, dépourvu d'ai>'ui|. loni n. m. Genre de coléoptères pcntamères, famille'^, Ir. curculionides, comptant une seule espèce qui habile i( midi de la France.

ACENTROPHORE {san — de acentre, et du sr.phoros, <nii portein.m. Genre de poissons ganoïdes fossiles (perniicn

ACENTHOPTÈRE (san — de acentre, et du gr. ptén n aile) n. m. Genre do coléoptères pentamères, famille .1-. chrysoniélidcs, qui se trouve au Brésil.

ACÉPHALE {se — du gr. aképhalos. dépourvu de t." adj. Qui est sans tête : Un monstre acéphale. 11 Fig dit des personnes qui n'ont que peu ou point d'intclligcn

— Qui n'a point de chef, de guide : Concile acéphm i Secte acéphale. — Se disait, chez les Grecs, d'un discom , dune harangue, commencés sans exorde : Le début dn Helléniques est acéphale.

,7 Pi'osod. anc. Vers acéphale. Vers auquel manque iinr syllabe initiale, ou dont la première syllabeest brève, au 11. Ml d être longue. (Il y en a un certain nombre dans Honic-ir

— n. m. Térat. Monstre privé de tête, n Fig. Homiiii' sans intelligence : C'est un aceph.ale.

— n- m. pl. Ethnol. Nom donné par les anciens à peuplades de Scythic, sans doute parce qu'elles étai' sans chefs.

— Hist. ecclés. Nom donné aux monophysites égyptien.^ qui préférèrent ,s© séparer de leur chef ecclésiasthiuo' plutôt que d accepter uno formule de conciliation éditico eu 482 par l'empereur Zenon.

— Zool. Nom donné par Cuvier à la quatrième classn des mollusques et comprenant les brachiopodes et les lamellibranches. (Ce terme est devenu synonyme .!.■ lamellibranches [Blainville, 18161 ou de pélécypodès [GMluss, 1821].) — Un acéphale. (Pour les détails anatomiques concernant les acéphales, v. lamellibranches.)

— Encycl. Térat. On donne le nom d'acéphales (ou ar phaliens) aux fœtus privés de tête. S'il ne manque aucun autre organe, ils sont dits acéphales simples, par oni», sition aux acéphales complexes. On distingue parmi !rs derniers : les /if>aci;,iAafc5 ou acéphalobraches, sans K 10 m bras; les nnjlacéphales ou acéphalomoles, sans tête m membres; les acéphalochires, sans tête ni mains; les ar, phalopodes, sans tête ni pieds, etc. Quant à ceux où 1 .11 trouve encore les os de la base du crâne, quelques nerfs un tous les nerfs des cinq sens, les parties intérieures du c, 1 veau et même la face entière, après avoir longtemps poiio le nom d acéphales incomplets, ils ont reçu des physiolo"i-. tes modernes celui à'anencéphales, c'est-à-dire sans eii. ,■ phale. Dans l'acéphalie simple, on rencontre près,, , toujours quekjues rudiments de la tète. Les membres tl raciques, ou 1 un d'eux, existent dans un tiers environ , cas de monstruosités acéphaliques. Ils sont généralenu rudimentaires. Les membres abdominaux, dont un exisi,. très constamment, sont, on général, inégaux, contournes disproportionnés et terminés par des pieds bots. L.s organes génitaux existent toujours; mais ils sont si détor niés qu'il est difficile de discerner le sexe. L'anus est lo plus souvent perforé, quoi qu'en aient dit Elben et d'autres auteurs. Les acéphales manquent de véritable diaphragme et, lorsqu'il existe, ce n'est qu'une»cloison membran'eus.. ou celluleuse. Le cœur manque dans la plupart des cas [acéphalocardie); il en est de même du foie, de la rate ei des poumons. Le tube digestif existe, mais incomnlet ci offrant, même dans les parties qui existent, des 'traces évidentes d'atrophie. Les organes urinaires sont ass,-, constants chez les acéphaliens. Les reins, et surtout lin deux, no manquent presque jamais; souvent même leui volume est plus considérable qu'à l'état normal. Le squelette est toujours très incomplet. La moelle épinièro se trouve quelquefois réduite à un segment très court do structure anormale. Le système musculaire est toujours très imparfait. — Les acéphales naissent lo plus souvent de femmes qui ont été déjà mères; presque toujours ils sont doubles, quelquefois même ils sont trijumeaux. Los acéphales ne sont pas viables.

ACÉPHALE, ÉE adj. Syn. de acéphale.

ACÉPHALIE n. f. Absence totale de tête. ACÉPHALIEN, ENNE (in, en'- même étymol. qu'à acdp/ia/e m. et adj. Qui est sans tête.

— n. m. pl. Famille de monstres sans têto.V. acéphale.

ACÉPHALIQUE adj. Syn. de acéphale.

ACÉPHALOBRACHE (de acéphale, et du gr. brachion, bras) II. et adj. Qui n'a ni tête, ni bras.

ACÉPHALOBRACHIE {kî - rad. acéphalobrache) a. f. Mouslruosité acéphaliquo, avec absence des bras.

ACÉPHALOCARDE (de acéphale, et du gr. kardia, cœur) n. et adj. Se dit d un fœtus qui n'a ni tête ni cœur. (Les poumons manquent également.)

ACÉPHALOCARDIE (rad. acéphalocarde) n. f. Monstruosité caractérisée par l'absence de tête et de cœur.

ACÉPBALOCHIRE lldr'— de acéphale, et du gr. kheir, mam! n. et a,lj. So dit d'un fœtus sans tête ni mains.

ACÉPHALOCHIRIE (/,/) n. f. Monstruosité acéphaliquo, avec absence des mains.

ACÉPHALOCYSTE (de acéphale, et du gr. kuslis, vessie) n.m. Nom donné par Laënnec aux hydatides (v. ce mot) de I homme. [On croyait â cette époque que nos hydatides no pouvaient produire d'échmocoques ; elles auraient été stériles. Ce mot désigne aujourd'hui celles de nos hydatides qui ne donnent naissance qu'à dos vésicules sans échinocoques.]

ACÉPHALOCYSTIQUE adj. Qui renferme des acéphalocystes, qui est occasionné par les acéphalocystes, qui a rapport à eux : Tumeur acéphalocystique.

ACÉPHALOGASTRE (do acéphale, ot du gr. gasiér. Iras, ventre) n. et adj. Se dit d'un fœtus privé de la tête et de la partie supérieure du ventre.

ACÉPHALOGASTRIE n. f. Monstruosité caractérisée par

ACÉPHALOPODE (do acéphale, et du gr. pous, podos, pied) n. ot adj. Se dit d'un fœtus sans tête et sans pieds.

ACEPHALOPODIE n. f. Monstruosité caractérisée par 1 absence do tête et de pieds.

ACÉPHALORACHE (du (?r. a prîv. ; képhalè, tôto, ot mehis, épinn ihi tlusi a<lj. Qui est privé do la tôto et do l;i coloiiiio vcrtobrali'.

ACÉPHALORACHIE irki — rad. acéphaloracfie)n. f. Etat d'un i'u'tus (jui n;t m lèto ni colonne vertébrale.

ACÉPHALOSTOME . dugr. a priv. ; képhalè, tôto, ot stomn, boui.lit'i a'Ij. (.lui 11 .1 [lasdu tt^to, mais dont lo corps oirro à la pariin i,tiiuTn-iirt' luio cspôco do boucho.

ACÉPHALOSTOMIE (rad. acéplialo'<tomc) n. f. Etat d'un f.rtiis (pli n'a pas do x^lo, mais qui ull'ro dans la partie su- [H 1 i.iiro du corps une ouverture rossL'mblaut ùuno bouclio.

ACÉPHALOTHORACIE OU ACÉPHALOTHORIE(rad. arê-

phnloikoi-e) a. ï. Etat d'un fœtus privô de tôte ot do poi-

ACÉPHALOTHORE (du gr. a priv. ; h^phalè, itio, et thorax, poitrine) adj. Qui n'a ni tôto ni poitrine.

ACER hii^r — mot lat. si^nif. arable) n. m. Genre de plantes, de la famille dos sapindacùes acérées.

~ Encycl. Ce genre comprend plusieurs ospôces de nos forôts ot de nos parcs : l'acer campestre (érablo commun) dont les fleurs forment un corymbe vort drossé; Vaccr ptatanoiiies (érable faux platane) à fleurs jaunâtres et fouilles vertes; Vacer pseudo-platanus (sycomore) à fleurs en grappes pendantes et feuilles blanchâtres eu dessous. Parmi les espèces exotiques , citons l'érable à sucre et Vérable roiuje, qui fournit aux ébénistes le bois frisé. On cultive dans nos jardins des variétés à'acer 7icr/undo à feuilles panachées* do blanc ou de jaune, ot môme une variété à fouilles complètement blanches. V. érable.

ACÉRAGÉES, ACÉRÉES OU ACÉRINÉES n. f. pi. Tribu do plantes de la famille des sapindaoées, qui a pour type le genre acer. — Une aoéracée, acérée ou acérinbe.

— Encycl. Bot. La tribu des acérées se range dans les dicotylédones, parmi los titalamiflores do Candolle et les poli/pétales hypopétales de Jussiou, à côté des malpighiacées et dos œsculacées. Elle offre en général les caractères suivants: fleurs régulières polygames ou dioïques; calice et corolle isomères ; étaraines au nombre de 5 à 12 ; ovaire à loges 1-2 ovulées. Fruit composé do deux samares ; graines sans albumen. Ces végétaux se rencontrent dans le nord de l'Asie, do l'Europe'et de l'Amérique; presque tous contiennent un suc dont on retire du sucre.

— Paléont. Cette famille est représentée à l'état fossile par nombre de feuilles, fleurs et fruits répandus depuis le tertiaire oligocène.

ACÉRAGE n. m. Opération par laquelle on acèro un outil, un instrument, en y soudant de l'acier afin de le rendre plus dur et plus résistant.

ACÉRAIN, AINE (sè-rm, en' — contract. pour acîérain) adj. Qui tient de la nature do l'acier : Fer acerain.

ACÉRAS {rnss — du gr. a priv., et kéras, corne) n. m. Genre d'orchidacées-épidendréesophrydées, renfermant des herbes de l'îiluropo centrale et australe et de rinde orientale. (L'espèce la plus connue est Yaceras anthropophora, appelée vulgairement l'homme pendu, parce que son labello représente grossièrement la figure d'un homme pendu par le cou. On la trouve dans presque toute la France, sur les terrauis sablonneux ou calcaires, ot en Grèce, où ses tubercules sont employés à la préparation du salep.)

ACÉRATE (rad. acer) n. m.

Genre de plantes asolépiadées de l'Amérique. (Trois ou quatre espèces sont fossiles.)

ACÉRATHÉRIUM Q. m. Zool.

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