‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 73 sur 828 · V. ACÉROTUEKIUM · texte numérisé non relu

V. ACÉROTUEKIUM

ACÉRATOSIE (du gr. a priv., et kérns, atus, corne) n. f. Alonstruosité des ruminants, caractérisée par le manque de cornes. (On est parvenu à la rendre héréditaire et à créer ainsi une race bovine sans cornes; on l'appelle la race sarlabot.)

AcERBAS ou AkhERBAS, le môme que Sichée, mari de Didon. V. Didon.

ACERBE {sèrb' — du lat. acer, acre) adj. Qui est d'un goôt âpre, acide, d'une saveur astringente : Fruits acerbes. Les substances ackrbios, en général, sont de difficile digestion, et leur abus est des plus pernicieux.

— Fig. Dur, rude, désagréable : Humeur acerbe. Paroles acerbes. Louis Veuiliot fut un critique acerbe.

— Sy'N. Acerbe, acide, acre, acrimonieux, aigre. Ce qui est aigy-e a été doux et ne l'est plus : ce qui est itcerbe n"est pas encore doux; ainsi, le lait devient aîyre quand il se gâte, ot les fruits sont toujours pins ou moins acerbes avant leur maturité. Ce qui est (levé, lost naturellement. Ce qui est acrimonieux, a une disposition constante à Tâcreté. n Au fig., aigre se dit de ce qui vient d'une personne irritée. Acerbe se dit des paroles, d'un ton qu'il serait nécessaire d'adoucir. Une personne acre a de la haine, une personne acrimo7\ieuse a de l'humeur.

ACERBI (Joseph), voyageur et naturaliste italien, m'' â Castel-Gotfredo, près de Mantoue, en 1773, mort en ISIG. Il publia son Voyage an cap SS'ord par la Suède, la Finlande et la Laponie (1802). Par la suite, il fonda à Milan la Biblioteca italiana, recueil littéraire. Envoyé en Egypte en qualité do consul général d'Autriche, il explora le pays et y collectionna des objets antiques qu'il donna aux musées du nord de l'Italie et de Vienne.

ACERBITË [sèr') n. f. Qualité do ce qui est acerbe : Les fruits sauvages conservent toujours un certain degré d'A.CEK- BiTÉ. Il Fig. : L'acerbité du langage.

AGERDÈSE (du gr. akerdrs, non profitable) n. f. Oxvde de manganèse hydraté (H'M'oO*) qui se présente à l'état de cristaux prismatiques, striés ou cannelés longitudinalement, ou de dendrites. Il Ce corps, presque noiri se nomme

aussi MANGANITB.

ACERE (du gr. a prîv., et kérat, corne) adj. Qui est privé de cornes, d'antennes, de tentacules.

ACKl'HAI.OHACHi: — ACKTAMIDE

Acéras. — A,

i fleur.

— n. m. Genre de coléoptères pontamôros, famille des lamellicornes, qu'on trouve au Brésil.

— n. m. pi. Conchyl. Famille do mollusques gast<^ropodos, caractérisés par l'absence do tentaculos ou leur réunion en un disque tentaculairc.

(Kilo ronfermo pou do genres, parmi lesquels los bulles ou oublias de mer. Les espèces fossiles abondent dans les terrains tertiaires.) — Un ACÈBK.

— Arachn. Terme employé par Walkonilor pour désigner un groupe d'anmiaux articulés qui correspond aux arachnides.

ACÉRÉ, ÉE (sé — de acérer) adj. K<Mi'Ui tranchant par l'acier, aigu, cftilé : Lame acérée.

— Fig. Mordant, qui blesse profondément : Langue acérée. Les traits' acérés de la calomnie.

— Hist. nat. Epithôte donnée à toute partie animale ou végétale qui est plus ou moins cylindrique, acuminée et piquante : Les feuilles du pin sont acérées. Les rayons des nageoires de la perche sont acérés.

AGÉRELLÉ, ÉE (rad. acéré) adj. Se dit de ce qui se termine en une |. élite pointe pou aiguo.

ACERENZA, ville de la Basilicate ou prov. de Potenza (Italie); 4.030 hab. Archevôché (avec MateraJ. Sa cathédrale ost l'église « la plus normande « do l'Italie.

ACÉRER (rad. acier) v. a. Garnir, armer d'acier; appliquer de l'acier sur du fer, afin de donner à celui-ci plus de dureté dans la partie de l'outil destinée à percer, à scier, etc. : Acérer un burin, un couteau, un sabre.

— Fig. Rendre piquant, mordant : Le doux Racine acé- RAiT bien ntie épigramme.

ACÉREUX, EUSE adj. Se dit des feuilles allongées, minces, pointues comme celles du pin.

ACÉRIDE (du ç;r. a priv., et kéi'os, cire) n. m. Emplâtre dans la composition duquel il n'entrait pas de cire.

ACERINA {se) n. f. Genre de poissons acanthoptérygiens, famille des percidœ, munis d'une nageoire dorsale pourvue de 18 à 19 rayons, et d'une nageoire anale à ■l rayons. [Uacerina cernua vit dans les ruisseaux.)

ACÉRINÉES n. f. pi. Bot. V. ACÉRACÈES.

ACÉRITES (rad. acer) n. m. pi. Feuilles fossiles appartenant presque toutes au genre érable. (Leurs empreintes sont nombreuses dans les couches tertiaires.) — Un acé

RlTli.

ACÉRODON [du gr. a priv. ; kéras, corne, et odous, odontos, dent) n. m. Genre de mammifères chéiroptères, qui a pour type une espèce do roussette.

ACÉROFAIRE (du bas lat. aceris, navette dans Ducange, et de ferre, porter n. m. Trépied ou support sur lequel on posait, au moyen âge, l'encensoir, qui était de forme sphérique. (Il ne faut pas confondre Vacérofaire avec la navette destinée à recevoir les cendres et les scories de l'encens.)

ACÉROTHÉRIUM OU ACÉRATHÉRIUM {se, ri-om' — du

fr. u priv.; kéras, corne, et thérion, animal) n. m. Genre 0 mammifères fossiles, difl'érant des rhinocéros par l'absence de corne et par leurs incisives très nettes. (Ils avaient aux pattes antérieures trois doigts bien développés et un quatrième en voie de disparition ! miocène].)

ACERRA (r4cerrœ antique), ville d'Italie, à 12 kilom. N.-E. de Naples ; 13.000 hab. Sources minérales. Ancienne cité osquo, devenue plus tard raunicipe romain, brûlée par Annibal, puis reconstruite, et assiégée par les Italiens pendant la guerre Sociale. — Ane.

villo de la Gaule cisalpine, sur lAdda ; auj. Glierra, près de Pizzighettone.

ACERRE (lat. acerra, môme sens) n. f. Antiq. rom. Petit cofi"ret de bronze, contenant l'encens pour le sacrifice. Il Petit autel portatif placé au pied du lit d'un mort et sur lequel on brûlait de l'encens et des parfums. Il Au moyen âge, Boite à encens, aujourd'hui navette.

ACERSECOME (gr. akersékomês, qui ne s'est pas fait couper les cheveux), surnom d'Apollon et de Bacchus.

— Par ext. n. et adj. m. Adolescent, homme efl'éminé. ACÉRURE n. f. Morceau d'acier préparé pour être

soudé à une pièce ou un instrument qu'on veut acérer.

ACERVULARIA (du lat. acervuîus, dimin. de ncei'vits, monceau) n.f. Genre de polypiers fossiles (dévonien et silurien).

ACERVULE (même étymol. qu'à l'art, précéd.) n. m. Nom donné à des granulations calcaires qu'on observe dans les plexus choroides et la glande pinéale.

ACESCENCE n. f. Disposition à s'aigrir, à devenir acide : // c.'it difficile de guérir les vins tournant à Tacescence.

— Se dit de la fermentation acide qui peut se produire dans tout l'organisme : sécrétions cutanées des organes génitaux externes. (IClle a lieu surtout dans les voies digestives, où elle a pour résultat la dyspepsie ocide. II faut s'abstenir des féculents, du sucre, du vin et faire usage des alcalins et des poudres absorbantes.) Syn. de acidisme.

ACESCENT, ENTE (lat. acescens, entis, même sens) adj. Qui s'aigrit, qui commence à devenir acide : Les herbes potagè7-es et les fruits sont des substajices acescentes.

— S'empl. substantiv. : Le petit-lait, le vin tourné, le cidre et la àiri-e, conservés pendant un trop long espace de temps, sont rangés dans la classe des acescents.

AcESEUS ou ACESAS, artiste grec, né à Salamine, en Chypre, vers le v* siècle av. J.-C. Il exécuta des tapisseries célèbres; entre autres, un pépins (lo premier, dit-on), pour la Minerve ou Athéné Poliaac d'Athènes.

ACESINES, flouvo de rindo ancionno, affluent do l'Iiidns, aujourd'hui le Tchenab. — Fleuve de Sicile, auj. Cantara, près de Tauromonioa.

ACESTA n. f. Genre de mollusques lamellibranches, présentant les caractères suivants : forme ohliquo, valves allonfj'écs et ornées do fines slrios rayonnantes, orcillo antériouro très petite et fossette ligamentaire oblique.

ACESTE, fondateur ot roi à'Acesta ou Ségeste, en Sicile. D'origine troycnne, par sa mère Egeste, il secourut Priam lors du siège de Troie, accueillit Knéo on Sicile, et fit ensevelir Anchiso surlo mont Eryx. VirgiloTa célébré dans VEnéide.

ACESTOR fgr. akesfôr, sauveur), surnom grec d'Apollon considéré comme dieu do la médecine. — Poète tragique grec (fin du V s. av. J.-C).

ACESTORIDÈS ((A'ts), mythographo grec, qui vivait, supposo-t-on, au 1" siècle av. J.-C. Ses compilations n'ont été conservées que par fragments,

ACÉTABULA (du lat. aeetabulum, calice) d. f. Genro do champignons ascomycètes, créé parFuckel pour l^peziza acelubuîtim. (Il est remarquable par ses larges cupules campanulées.)

ACÉTABULARIA ou ACÉTABULAIRE (du lat. aeetabulum, calice) n. f. Genre d'algues siphonées. {L'acetalmlaria Mediterranca est la seule espèce bien connue: son thalle uniccllulaire so termine par une sorte de ddme drossé en tube ressemblant au chapeau d'un champignon. Elle était considérée comme un zoophyte par Tournofort, Lamarck et Cuvier.) Syn. acétabule.

ACÉTABDLE (lat. aeetabulum, vase à vinaigre) n. m. Antiq. Coupe remplie do vinaigre ou autres condiments, que les anciens plaçaient sur leurs tables, n Mesure de capacité chez les Romains pour les liquides et les matières sèches, valant 6 centilitres 8-i. ii Gobelet d'escamoteur.

— Anat. Cavité articulaire profonde, qui reçoit la tête d'un os. (Syn. de cavité cotyloÏde.) il Lobes ou cotylédons du placenta des ruminants.

— Zool. Excavation d'une coquille ou d'un polypier dans laquelle l'animal est fixé, il Suçoirs dont les bras des mollusijues céphalopodes sont garnis, il Espèce de ventouse produite chez certains poissons par la réunion des nageoires pectorales, il Cavité de l'arrière-poitrine des insectes, dans laquelle s'implante la patte de derrière.

ACÉTABULE, ÉE OU ACÉTABULEUX, EUSE adj. Qui a

la forme d'une coupe ou de l'acétabule des anciens.

ACÉTABULIFÈRES (du lat. aeetabulum, vase à vinaigre, ot frrre. porter) n. m. pi. Mollusques céphalopodes, pourvus de cupules ou ventouses. — Un acétabulifère.

— Encycl. Les acétabulifères sont encore appelés dibranches (deux branchies). Ils se divisent en Jeux familles : la famille des octopodidées (qui comprend tous les céphalopodes à huit bras); ex.: poulpe, argonaute; — la famille des sépiadées, caractérisée par la présence de dix bras, dont huit sont égaux et assez courts, et les deux autres sont longs et portent des ventouses à leur extrémité; ex. : sèche, calmar.

ACÉTABULIFORME (de acétabule, et forme) adj. T. d'hist. nat. Qui a la forme dune coupe, d'un gobelet appelé acétabule.

ACÉTABULUM {loin) n. m. Anat. Syn. de cavité cott-

LOlDE.

~ Antiq. rom. V. acétabule.

— Bot. Nom donné par Hofi'mann à l'organe des champignons vulgairement appelé réceptacle.

ACÉTAL (de ace7ique ot a/déhyde) n. m. Corps résultant de l'oxydation de l'alcool de vin.

— Encycl. L'acétal C*H'*0' a été découvert dans le vieux vin, par Dœbereiner, en 1833. Il se forme notamment dans l'action de l'aldéhyde sur l'alcool chaulfés ensemble en tubes scellés

2C4P0 -f C'H'O = C*PP*0' -H H*0.

alcool. aliivhyde. acétaL eau

Cette réaction explique la formation de l'acétal dans les vins vieux et dans les alcools bruts, qui contiennent toujours un peu d'aldéhvde.

— C'est un liquide incolore, d'une odeur éthérée et suave : sa densité est 0,821 (à 22"). 11 bout à 104». Peu soluble dans l'eau, il est complètement isolé de cette solution par le chlorure de calcium et les sels très solubles. il est très soluble dans l'alcool et l'éther.

L'acétal ne s'altère pas à l'air; sous l'action des oxydants, il donne l'aldéhyde et l'acide acétique. L'hydrogène peut y être partiellement remplacé par le chlore ou le orome. On connaît un monobromacétal, un monochloracétal, un dichloracétal, un trichloracétal et un pentachloracétal.

— Acêtals. Envisagé comme combinaison de l'aldéhyde et de deux molécules dalcool avec élimination d'eau, ràcétal est le type d'une catégorie de corps auxquels on donne le nom générique d'acétals.

Alsberg a indiqué une méthode générale de préparation des acêtals : on chautfe en tubes scellés l'aldéhyde acétique avec les divers alcools en présence de l'acide sulfureux ou de l'acide acétique.

ACÉTALAMINE fde acétal. et Ammoniaque) n. f. Corps résultant de la substitution du radical CH'.CH^OC'H^]» à un atome d'hvdrogène du gaz ammoniac. (C'est un liquide incolore, d'odeur désagréable, soluble dans l'eau, l'alcool, l'éther et le chloroforme, bouillant à 163*. Elle donne des sels.)

ACÉTALYLE (rad. acétal) n. m. Nom donné par A. W'ohl et \V. Marckwald au radical univalent CH'.CH(OC'H*}'.

ACÉTAMIDE (rad. «ct'fique. et amide) n. f. Monamide primaire do formule C'H'0..\zH' correspondant à l'acido acétique, et type du groupe des monamides primaires.

— Énxycl. 'L'acétaynide est un corps solide, blanc, cristallin, d'une saveur fraîche et sucrée; elle fond à 7S» et bout à 2210. Elle est soluble dans l'eau, l'alcool et l'éther.

La meilleure méthode de préparation consiste à distiller l'acétate d'ammonium qui se dédouble en acétamide et eau :

C»H»O.O.AzH* = H'0 + C*H'O.AzH'.

L'acétamide, bien que neutre au tournesol, se combine aux acides.

ACETANILIDE — ACETOMEI,

— Diacètamide(C'H'0)*.AzH. Solide blanc, qui fond à 70" et bout à ■2VZ'>. On l'obtient dans l'action de l'acide acétique cristallisable sur racétonitrile. Strecker l'a obtenue daus l'action de l'acide cMorhydrique gazeux surracétamide.

— Tbiacêtamide (C*H'0}'Az. Ce sont des aiguilles blanches, flexibles, fondant vers 78»; ce corps se forme en très petite quantité, quand on chauffe à 200", pendant long» temps, l'anhydride acétique et l'acétonitrile.

ACETANILIDE (de acète, et anilide) n. f. Syn. de phé-

NYLACÉTAMIDE.

— Enctcl. On trouve do Vacétanilide dans la rosanilino préparée à l'aide de l'acide acétique et du fer. On peut la considérer comme de l'ammoniaque où un atome d'hydrogène a été remplacé par le phénvle C^H* et un autre atome d'hydrogène par l'acétyle C'H^Ô; on la représente par

la formule C'H'O-Az < jr • On l'obtient en distillant l'aniline avec l'acide oxalique. C'est un corps blanc, qui cristallise en lames. Elle fond à ilS", bout à 295", et est soluble dans l'eau bouillante, l'alcool, l'éther, la benzine. Les acides sulfuriquo et chlorhydrique, qui la dissolvent à froid, la dédoublent à chaud en aniline C^H'-AzH' et acide acétique C'H'O.CH. en lui fournissant H^O.

ACÉTATE (du lat. acetitm, \'inaigre) n. m. On désigne sous ce nom tous les composés dérivant de l'acide acétique par substitution à l'hydrogène fonciionnel d'un métal ou d'un radical alcoolique. (On a alors ou des sels, ou des éthers acétiques.)

— Encycl. Chim. Les acétates sont, en général, très solubles. Ils sont tous décomposés par une chaleur rouge : ils distillent alors, suivant la température, de l'acide acétique, de l'acétone ou du gaz des marais. — Les acides jîuissants, par exemple l'acide sulfurique, en dégagent de l'acide acétique. L'odeur du vinaigre qui se manifeste alors sert à reconnaître les acétates. Le chlorure ferrique les colore en rouge foncé. — Ils s'obtiennent, soit par 1 action de l'acide acétique sur les oxydes ou les carbonates, soit par double décomposition.

Acétate d'aluminium (C'H'O')* AP. Sel liquide, incristallisable, d'une saveur astringente, employé comme mordant dans la fabrication des toiles peintes.

Acétate d'ammonium [esprit de Mindererus), C'H'O'AzH*. Sel incolore d'une saveur très piquante. Il est très soluble dans l'eau. On l'emploie en médecine comme sudorilique, stimulant, etc.

Acétate de potassium, C'H'O'K. Ce sel, autrefois nommé terre foliée détartre, cristallise en petites aiguilles blanches et brillantes; il est très soluble dans l'eau et dans l'alcool. On l'emploie en médecine comme diurétique et comme fondant.

Acétate de sodium, C'H'O'Na. Sel qui cristallise en prismes rhomboïdaux obliques. Il sert à la purification du vinaigre de bois.

Acétates de fer. Il y en a deux : l'acétate ferreux et l'acétate ferrique.

10 L'acétate ferreux (C*H'0^j*Fe se présente sous la forme de petites aiguilles soveuses et incolores, attirant loxygène de l'air avec avidité.

a» L'état ferrique (C'H'O'j^Fe» est liquide, incristallisable, de couleur brune, de saveur astringente, soluble dans l'alcool, très soluble dans l'eau. Il est employé dans la fabrication des indiennes comme matière colorante (jaune) ou comme mordant. On le prépare en grand en mettant en digestion, pendant quehjues semaines, de la vieille ferraille dans de l'acide pyreligneux ou vinaigre de bois.

Acétates de cuivre. Il y a plusieurs espèces de ces sels ; les deux principales sont :

1" L'acétate neutre de àioxyde de cuivre, dont la formule est(C'H*0')'Cu-i-H'0,et que l'on trouve dans le commerce sous le nom de verdet cristallisé, cristaux de Vénus.

2" L'acétate bibasique de bioxyde de cuivre (ou vert-degris) (C'H'0')»Cu,Cu(0H}'-l-5H'O, est obtenu en recouvrant des lames de cuivre avec du marc de raisin en fermentation. Le vert-de-gris, soumis à l'ébullition avec une solution d'acide arsénieux, donne le vert de Schweinfurt.

Acétates de mercure. On en connaît deux : l'acétate de protoxyde de mercure, et l'acétate de bioxyde de mercure. L'un et l'autre sont employés comme antisyphilitiques.

Acétates de plomb. Les deux principaux acétates de plomb sont l'acétate neutre de plomb (C'H'0')= Pb-|-3H'0 et le sous-acétate (C»H*0')=Pb,2Pb0,H'0. Le premier sert à la préparation de l'acétate d'alumine et à la fabrication du blanc de céruse. La dissolution du sous-acétate porte le nom d'extrait de Saturne ou d'eau blanche. On obtient l'acétate neutre en faisant dissoudre de la litharge dans l'acide acétique, et le sous-acétate en faisant dissoudre de la litharge dans l'acétate neutre.

■— Phot. Les acétates les plus employés en photographie sont ceux d'ammoniaque, d'amyle, d*'argent, de chaux, de cuivre, do fer, de mercure, de morphine, de plomb, de potasse, de soude, d'urane.

ACÈTE (du lat. acetum, vinaigre) n. m. Ancien nom des acétates.

ACÉTÉ, ÉE adj. Qui est devenu aigre, qui s'est tourné en vinaigre.

ACÉTÈNE (rad. acétique) n. m. Nom donné à un carbure d'hydrogène C'H% qui est un homologue du gaz des marais. Syn. de hydrcre d'éthyle et de éthane.

ACÉTÉNYLBENZINE. Syn. de phentlacétylêne. V. ce mot.

ACÉTEUSE {du lat. acetosa, chose aigre) n. f. Nom donné anciennement à l'oseille, à cause de son goût aigrelet.

ACÉTEUX, EUSE adj. Qui tient de la nature du vinaigre : Le vinaigre distillé a longtemps porté le nom d'acide ACÊTEUX. Il Fermentation acéteuse, Fermentation qui donne naissance à l'acide acétique.

ACÉTHINE (de acétone, et du gr. theion, soufre) n. f. Base sulfurée que l'on obtient par l'action simultanée de l'ammoniaque et de l'acide sulfhydrique sur l'acétone. L'acéthine, appelée encore Ikiacétonine, se présente sous la forme de cristaux rhomboédriques jaunes, très brillants.

ACÉTIDINE(rad. acétique) n. f. Liquide huileux incolore, d'une odeur agréable , obtenu en faisant réairir l'acide acétique et la glycérine à 200° et au-dessus. EÎle est encore appelée diacétine.

ACÉTiriCATlOîi (ti'fi'ca-si] n. f. Action d'acétitier ou de

s'acétifîer; opération chimique naturelle par laq^uelle se forme l'acide acétique : /.'acetification est produite par le saccharomyces mycoderma. V. vinaigre.

ACÉTIFIER V. a. (du lat. acetum, vinaigre, et fieri, devenir. — Prend deux i à la première et à la deuxième personne du pi. de l'imparf. de l'indicat. et du prés, du subjonct.). Convertir en vinaigre, en acide acétique : Acêti- FiER au vin.

S'acéi/fier, v. pr. Se convertir en vinaigre.

ACÉTIMÈTRE , ACÉTIMÉTRIE , ACÉTIMÉTRIOUE .

Chim. V. ACETOMÉTRE, ACÉTOMÉTRIE, ACETOMETRIQUE.

ACÉTINE (rad. acétique) n. f. Liquide neutre, odorant, dune saveur piquante, que l'on obtient par la réaction de l'acide acétique et de la glycérine, n Nom générique que l'on donne aux éthers acétiques des alcools polyatomiques.

ACÉTIQUE (du lat. acetum, vinaigre) adj. Qui tient du vinaigre, qui est de la nature du vinaigre ; qui a rapport à l'acide acétique, qui dérive de l'acide acétique. Il Odeur acétique, Qui rappelle celle du vinaigre : L'odeur normale de la sueur est acétique et acerbe ou hirciiie. (Raspail.) il Fermentation acétique. Fermentation qui donne naissance au vinaigre, à l'acide acétique, il Acide acétique. Acide auquel le vinaigre doit sa saveur et la plupart de ses propriétés, n Ether acétique, Ether que l'on obtient par la distillation d'un mélange d'alcool et d acide acétique concentré. Il Groupe acétique, série acétique. Groupes de composés qui dérivent de l'acide acétique et s'y rattachent.

— Enxycl. L'acide acétique est un corps extrêmement important en chimie organique, autant par sa fonction chimique bien caractérisée que par ses applications. Cette fonction chimique, la plus anciennement connue, en fait le type des acides organiques et en particulier des acides monooasiques dits n de la série grasse » . Il forme la base du vinaigre.

— Constitution, synthèse, modes de formation. 1° L'acide acétique ou hydrate d'acétyle

C=H'0' ou CH»-C

yyO vOH

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