‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 722 sur 828 · Barre ordinaire ; 2. Barre à secteur ; 3. Barre · texte numérisé non relu

Barre ordinaire ; 2. Barre à secteur ; 3. Barre

articulée ; 4. Barre franche {a. mèche; b, barre;

chariot ; d, drf.sse ; e, tamisaiUe : f, fausse

approfondie des divers systèmes de monnayage l'avait familiarisé avec toutes les conditions qu'exige uno bonno fabrication, sous le double rapport artistique ot économique. Uno médaille, celle du sacre de Cfiarles X, mesurant 0'»,68 de diamètre, d'une composition diflicilo et compliquée, avec neuf personnages, fut exécutée par Barre en quinze jours. La médaille Irappéo à l'occasion de la visite de la famille royale à la Monnaie, en 1833, est un chefd'ccuvro d'arrangement et do goût. Barre sut y faire figurer non seulement les portraits du roi Louis-Philippe et do la reine, mais encore ceux de tous les princes ot princesses de la famille royale, au nombre do huit. Tiolier étant mort en 1843, Barre lut appelé à lui succéder comme grar veur général. On a de lui une étude Sur les procédés anciens et modernes du monnayage en France (1851).

Barre (Jean-Auguste), statuaire français, né ot mort à Paris (181 1-189C). Elève de J.-J. Barre, son père, et do Cortot, il débuta au Salon de 1831. Ses œuvres, d'un style correct, le rattachent à l'école classique du milieu de ce sièfde. Il est l'auteur de très nombreux bustes, notamment celui d'Alfred de Musset. Il a fait les statues de Me' AlTre à Rodez, et de Berryer à Marseille.

Barre (Désiré-Albert), peintre et graveur français, frère [lulné du précédent, né à Paris en 1818, mort en 1878, suivit l'atelier de Paul Delaroche, voyagea en Italie, seconda son père dans ses derniers travaux et lui succéda, en 1855, comme graveur général de l'Hôtel des monnaies. On cite ses peintures murales do la chapelle Saint-Joseph, dans l'église Saint-Eustache, à Paris. Il est l'auteur d'un travail précieux sur les Graveurs généraux et particuliers des monnaies de France (1867).

BARRÉ (rad. barrer) n. m. Action d'appuyer les doigts sur plusieurs cordes ou même sur toutes les cordes, en travers du manche de la guitare : Il exécute bien les barrés.

Barré (Pierre- Yves), vaudevilli.ste et directeur do théâtre, né et mort à Paris (1749 ou 17.50-1832.) D'abord avocat, puis greffier, il se mit à écrire pour le théâtre, et fut, en 1792, un des fondateurs du théâtre du Vaudeville, dont il conserva la direction jusqu'en 1815. En collaboration avec Radet et Desfontaines, il a écrit de nombreux vaudevilles, très spirituels et très goûtés, notamment: Arlequin afficheur (1792); le Mariage de Scarron; Monsieur Guillaume ; Bené le sage ; Gaspard l'avisé ; les Deux Edmond; etc. On lui doit aussi de nombreuses chansons.

Barré (Guillaume), publiciste, né vers 1760 en Allemagne, d'une famille de protestants français réfugiés, se suicida à Dublin en 1829. Il vint en France au commencement de la Révolution, dont il embrassa la cause, fit la première campagne d'Italie dans l'armée française, devint capitaine, puis interprète de Napoléon I*'. Mais, ayant composé contre lui des couplets satiriques, il dut s'enfuir en Angleterre. Là, il publia l'Histoire du consulat français sous Bonaparte (1807), puis l'Origine, les progrés, la décadence et la chute de Bonaparte en France (1815), dont le premier volume a seul paru. Ces ouvrages (en anglais) sont de véritables pamphlets.

Barré (Léopold), acteur français, né et mort à Paris (1819-1899), était fils d'un libraire. Il joua dans divers théâtres, à l'Odéon (1841), au Théâtre-Historique, aux Folies- Dramatiques, à la Porte-SaintMartin ( 1851), où il créa Denis Ronciat dans Claudie ; puis revint à l'Odéon, où il eut de vifs succès dans l'ancien et le nouveau répertoire (1853- 1868) ; enfin, il fut attaché au Théâtre-Français et nommé sociétaire en 1876. U a rempli avec beaucoup de talent les rôles de pères nobles et de comiques.

BARREAU (ba-ro) n. m. Barre de petite dimension, en

tal, qui sert de soutien, de fermeture, etc. :

Barreaux de chaise. Barreaux d'une fenêtre de pri-

— Phys. Barj-ean aimanté.

Barre d'acier dont on a fait un aimant artificiel.

— Techn. Outil du fabricant de pipes, iifîtïr-

reaudecôtière. Barreau d'une grille qui porte les gonds de la porte, il Barreau de battement. Barreau de grille sur lequel la porte bat. n Barreaux dormants. Nom donné aux traverses do fer qui soutiennent la grille d'un générateur do vapeur, n Barreaux à pique. Barreaux de grille qui se terminent par un fer de lance, n Dans le chauffage des générateurs à vapeur, la grille qui sépare le cendrier du foyer proprement dit est constituée par des barreaux ayant la forme de solides d'égale résistance. L'écartement et le profil de ces barreaux varient. U existe des barreaux creux, à gradins, tournants, inclinés, réticulés, etc.

— Typoer. Levier qui, dans une presse à bras, met en mouvement la partie do la machine produisant lo foulage.

BARREAU {ba-ro — rad. barre) n. m. Espace garni de bancs, réservé aux avocats dans les salles d'audience, et qui était autrefois fermé par une barre de bois ou de fer : les avoués, lorsqu'ils ont à plaider, se placent au bakreac comme les avocats. (Dallez.) . .

— Par ext. L'ordre entier des avocats : Par un rare privitéae le barreau avait eu les avantages des corporations, sans eit avoir les inconvénients. (O. Pinard.) n Ordre des avocats d'un pays, d'une ville : Barreau de Paiis. Le barreau français est à son apogée au xvi- siècle. (Lhemunier.) ii Profession d'avocat: pratiques, langage propre aux avocats : L'éloquence du BARREAU. .... ...

Encycl. histoire des institutions judiciaires. Il n y eut

jamais de ban-cau en Grèce, ni, à proprement parler, dans ■^a Rome antique. Ce fui seulement au iV siècle que Theodoso groupa les avocats en barreau ou ordre (corpus logatorunii constitué sur le modèle des corporations industrielles ou religieuses. Ces barreaux, créés par Théodose, disparurent avec l'empire, mais renaquirent avec les tribunaux des rois francs. Ce ne fut, toutefois, qu'à partir do saint Louis qu'il y eut de véritables barreaux. Au moment

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