‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 730 sur 828 · V. MIROIR, LENTILLE · texte numérisé non relu

V. MIROIR, LENTILLE

— Technol. Petite moulure de cuivre ornant la partie inférieure d'une balustrade en fçr ou d'une rampe d'escalier, ii Moulure clouée à lapartie inférieure d'une porte cochèro et extérieurement.

— Zool.Chez les insectes coléoptères, orthoptères et hémiptères, la base dns élytres est la partie contiguë au prothorax. La base du prothorax est la partie contiguë aux élytres. A est la base du prothorax, B la "base de l'élytre. Les parties dépendant de la base ou qui en sont voisines sont dites " basilaires

— Encycl. Archit. Conformément à l'étymologie du mot, les architectes entendent par base tout membre d'architecture qui en soutient et en porte un autre, et, plus particulièrement, l'em-

Eattement inférieur de la colonne, du pilastre, du piédestal. es premiers essais de l'art de bâtir n'ofi"raieut point l'idée des bases; les colonnes reposaient directement sur le sol. Le plus ancien des ordres, l'ordre dorique, n'a jamais eu de base cliez les Grecs, et ce ne fut que dans quelques monuments que les Romains lui en donnèrent une. La base la plus simple, celle qui fut probablement employée dès le principe, est la plinthe, qui n'est autre chose qu'un dé de pierre carré. Par la suite, on enrichit cette espèce de socle de tores, de filets, de scotîes.

Laôase toscane, selon Vitruve, se compose d'une plinthe circulaire ayant généralement en liauteur la moitié de son diamètre, et d'un tore mesurantavec le congé ^moulure placée à l'extrémité inférieure du fût) la hauteur de la plinthe.

La base ionique comprend une plinthe, deux senties munies chacune de deux filets et séparées par deux astragales, et un gros tore uni domine le tout.

La 6ase corinthienne a deux tores comme la base attique, deux astragales et deux scoties comme la base ionique. Suivant Perrault, la hauteur de cette base doit être égale au demi-diamètre de la colonne, et la quatrième fiartie de cette hauteur ait celle de la plinthe.

La base composite diffère de la corinthienne en ce qu'elle aordinaireraent une astragale do moins.

L'imitation de la base antique persista assez longtemps au moyen âge; du reste, on n'observa de règles fixes ni dans les proportions, ni dans les prohls. Pour ne parler que des constructions

élevées dans le nord de la Bases decolonnes: 1, 2. Egyptiennes; 3. Assyrienne ; 4. Persane; 5. Judaïque; 6. Byzantine ; 7. Géorgienne ; France aux époques mé- 8. Ionique; 9. Corinthienne ; lO. Composite; il.ld. Toscane; 13, li, 15. Romane ; 16, 1", 18. Gothique,

olin-

furique, on pourra obtenir deux sels différents :

SO'KH et SO'K'; le premier est dit sulfate acide de potassium, le second sulfate neutre.

Dans le cas de n égal à 2, c'est-à-dire pour les hydrates des métaux bivalents comme l'hydrate de plomb Pb (OH) ', il y a deux oxhydriles OH que l'on peut remplacer successivement par des restes d'acide monobasique :

Le premier sel Pb <; qxj est dit un sel basique, le second, Pb Cl*, où aucun oxhydrile basique ne figure plus, est dit un sel neutre.

On étudierait de même les cas de n = 3, 4, 5... Ces exemples suffisent, d'ailleurs, pour indiquer ce que l'on appelle « sels basiques », et pour montrer comment leur formation est liée à la valence « du métal correspondant.

— Anhydrides basiques. Les bases, comme les acides, sont susceptibles de perdre de l'eau ; elles se convertissent alors en anhydrides basiques.

Pour les hydrates de métaux monovalents, il y a élimination d'une molécule d'eau entre deux molécules d'hydrate; par exemple, l'oxyde de potassium K'O peut être re^^ardé comme provenant de deux molécules do potasse qui perdent une molécule d'eau :

vde

de potassium.

.S'il s'agit d'un métal bivalent comme le barvum, l'élimination d'eau peut porter sur une seule molécule d'hydrate : Ba(OHj>— H=0 = BaO hydr-ate eau. o\yde

de baryum. de baryum.

Enfin, dans le cas où la valence du métal est supérieure à 2, il peut exister plusieurs anhydrides successifs où les

gienno,on y remar(|uo parfois des bases très hautes pour le diamètre des colonnes, ou très basses pour de grosses colonnes; elles sont composées tantôt d'un simple biseau, tantôt d'une série de moulures superposées sans motif raisonnable. Au X' siècle, les moulures antiques commencent à faire place à des combinaisons nouvelles : dans plusieurs provinces, on trouve des bases profilées au tour et offrant une grande multiplicité d'arêtes et de filets. C'est surtout dans les constructions élevées par les moines de Cluny, au xi« siècle, que la base s'affranchit de la tradition romaine, adopte des profils nouveaux et une ornementation originale, composée quelquefois de fcuillag'es et même de figures d'animaux. Les architectes du xii" siècle, observant que le tore inférieur laisse les quatre angles de la plinthe vides, que ces angles peu épais s'épaulrent facilement, imaginèrent de les renforcer par un petit contrefort diagonal, partant du tore. Cet appendice, auquel on a donné le nom de griffe, devint bientôt un moùf de décoration et

intermédiaires ont encore des propriétés basiques. Citons, par exemple, le cas de l'hydrate antimonieuxSb(OH)', qui, perdant d abord une molécule d'eau, donne un premier anhydride SbO ',0H), possédant encore un oxhydrile basique : Sb(OH)' — H'O = SbO(ÔH)

hydrate eau. l""" anhydride

antimonieux. anlimonîeux.

L'autre anhydride antimonieux provient de l'élimination

d'une molécule d'eau entre deux molécules de ce dernier :

2 (SbO [OH)] — H^O = Sb'O*

Les acides nous ont donne des exemples analogues de

séries d'anhydrides successifs.

— Biol. Base physique de la vie. L'illustre naturaliste Huxley, en affirmant 1 existence d'une base phi/sique de la vie, voulait dire, non pas que certaines substances d'une composition chimique particulière sont aptes à être animées par la vie, à servir de substratum aux phénomènes vitaux, mais biea que ces substances sont douées de vie.

ou, plus proprement, do vio élémentaire, absolument comme les alcools sont doués de ta fonction alcoolique. Ces substances ne perdent la vio élémentaire qu'en perdant leur composition chimique, mais on s'est souvent trompé à ce sujet, parce que les substances na^icre vivantes sont encore analogues (albuminoïdcs), quand elles sont mortes, à. ce qu'elles étaient précédcmmoot.

Page 1