‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 731 sur 828 · V. PROTOPLASMA, «fUSTANCHS PLABTIQCES · texte numérisé non relu

V. PROTOPLASMA, «fUSTANCHS PLABTIQCES

— SvN. Base, londement. La base est ce qui est en bas : c'est la partie la plus basse d'une chose, et celle sur laquelle toutes les autres parties sont appuyées- Le fondement est au-dessous même de \a.ba»c, et il lui sert d'appui comme à tout le reste; les fondements d'un édifice sont sous la terre. La base d'un système, d'un raisonnement, c'est la proposition principale sur laquelle toutes les autres propositions sont établies ; mais il faut que celte base ellemême repose sur des fondements solides, c'est-à-dire sur des vérités incontestables. Un mauvais raisonnement peut pécher par la base; une fausse nouvelle est dcouée de fondement, même lor.squ'elle a pour hase l'affirmation d'une personne ordinairement digne de foi.

— Anton. Chapiteau, faite» haut, pinacle, sommet, roaronnement-

■— BiBLiOGR. : Huxley , It-s Problhnea de la biologie (Paris, 1892); Dolage, l'/Ién-dité et les problèmes de la biologie ffénérnle {Paris, 1891); Lo Dantcc , la Matière vivante. Théorie nouvelle de la vie (Paris, 1896).

BASE-BALL n. m . Sorte de jeu de }>ane dérivé du cricket. très pratiqué aux Ktats-Unis. V. TnkQUB.

BasËCLlES, comm. de Belgique (prov. de Ilainaut). an*. adinin. Ath, arr. judic. Tournai: 4.257 hab. Exploitation importante du marbre de Basécles. Marchés, moulins, construction de machines à vapeur, brasseries, tanneries.

Basedow ou Bassedau f Jean-Bernard), ou Bernard de Nordalbingen, pédagogue allemand, né à Hambourg en 1723. mort à Magdebourg en 1790. La lecture do V£mi^ de Rousseau tourna ses idées vers la pédagogie. Dans une Adresse aux phi/anthj-opes {17G8), il eîcposa le plan d'un ouvrage pédagogique, obtint des souscriptions, et publia en 1774 son Traité élémentaire on Becueilméthodique des connaissances néce.isaircs à l'instruction de ta jeunesse (Dessau). Cet ouvrage, enrichi de cent planches gravées sur acier, n'était, au fond , que l'Orbis pictus de Coménius, remanié d'après le plan d'études de Rousseau. On y passait de la description des objets naturels à celle des objets d'art; de celle des objets d'art à celle des relations sociales. Trois ans avant la publication de ce livre, Basedow, grâce à l'appui du prince d'Anbalt-Dessau, avait fondé, à Dessau, un établissement, le Philanthropin, qui reposait, quant à la religion, sur le déisme de Rousseau; quant à la morale, sur la philanthropie; quant à la politique, sur le cosmopolitisme des nations civilisées. Il se soutint durant une période de dix années (1774-1785). Parmi les ouvrages de Basedow, nous citerons : Traité de philosophie pratique (1756); Philalèthe{\~6i); Agathocrator {\~11) ; Nouvelle méthode pour apprei\dre à lire, pour connaître Dieu et enseigner les langues avec la plus grande exactitude (1786).

Basedow (maladie dr). V. goitre.

Baseilhac (Jean), dit le frère Côme ou Cosme,

chirurgien français, né à Pouyastruc,près Tarbes. en 1703, mort en 1781, était fils et petit-fils de chirurgiens distingués. II entra dans l'ordre des feuillants après la mort de son protecteur, le prince de Lorraine, et continua d'exercer la chirurgie. Il inventa le lithotome caché, au moyen duquel il obtint de nombreux succès dans l'opération de la taille. Sa réputation devint telle, qu'il jugea à propos de fonder un hospice spécial près de la porte Saint-Honoré. On lui doit également des instrimients pour l'opération de la cataracte et la ponction de lavessie. Il a laissé, entre autres ouvrages : Becueil de pièces importantes sur l'opération de la taille, faite par le lithotome caché (1751) ; Adaition à la suite du recueil de toutes les pièces qui ont été publiées au sujet du lithotome caché (llbZ); Nouvelle méthode d'extraire la pierre pai'-dessus le pubis (1779) ; etc.

Baselice, ville de l'Italie mérid., anc. royaume de

Naples Campanie [prov. de Bénéventl) ; 3.920 hâb. Source

BASELLACÉES n. f. pi. Famille de dicotylédones apétales, se rapprochant des salsolacées, des amaranlacées, des phytoiaccacées, des portulacacées, des polygonées. Elles sont répandues dansles parties chaudes et tempérées du globe, ayant pour type le genre baselïe. — Une basella-

ClÏE.

BASELLE n. f. Genre do basellacées renfermant des herbes â tige charnue et généralement grimpante, de l'Amérique et de l'Asie tropicale.

— En'cycl. On mange la baselle comme l'épinard ^commun. Le fruit est une baie noire qui donne un suc pourpre employé, dit-on, utilement en fomentation sur les boutons de la petite vérole. La baselle rouge est cultivée comme légume en Chine. Elle réussit fort bien en France.

BASELLÉES n. f. pi. Bot. Syn.

de BASELLACEES. — Une basÈl-

LÉlî.

Bas-empire. On a, pendant lonertemps. désigné so ce nom les derniers temps

Constantin (323), et surtout l'empire grec d'Orient, depuis la mort de Théodose (395) jusqu'à la prise de Constantinoplo parles Turcs (1453). C'est qu'en effet, de vieux et tenaces préjugés attachaient à ce terme, comme à celui de empire byzantin, la signification la plus défavorable. On eu a fait « un synonyme de décadence, de corruption, de bassesse ot d'anarchie gouvernementale ; une longue suite d'usurpations et de crimes, au milieu desquels tout sentiment de ce qui fait la grandeur morale et la dignité des nations semble avoir complètement disparu «. U faut se résoudre à rectifier ces erreurs. L'histoire doit plus de justice à ces Bvzantins tant décriés, à cet empire grec d'Orient, qui a àii une existence de six siècles à do réelles

Baselle : a, âeur.

l'empire romain, depui:

BASÉOLOGIE — BASILE

et profondes qualités. Sans doute, il a eu de sfaiblesses et des vices ; mais Byzance n'est point tout entière dans les révolutions de palais, les querelles du cirque et les dis-

Futes théologiques. Elle a, pendant des siècles, soutenu assaut de toutes les barbaries ; elle a eu, grâce à des empereurs, des généraux et des hommes d'Etal éminents, des périodes nombreuses de gloire militaire ; par une administration savante, elle a conservé pendant le moyen â^e les traditions d'un Etat bien organisé; surtout, elle a été lo représentant le plus éminent de la civilisation : par la prospérité du commerce, par l'éclat des lettres et des ans, Constantinople a été la vraie capitale de l'Europe; par sa propagande religieuse, l'empire byzantin a fait entrer l'Orient slave dans le cercle des peuples civilisés: par la supériorité de sa culture, il a contribué pour une forte part à l'éducation de l'Occident.

BASÉOLOGIE (du gr. basis, eôs, base, et logos, discours) n..m. Traité sur les bases chimiques.

BASÉOPHYLLE (du gr. boi. .'S, eôs, base, etphtillon, feuille) n. m. Bot. Syn. de absds.

BASER {rad. base) v. a. Fonder, établir, au prop. et au fig., mais ue semployant guère qu'au fig. : L'homme habile base ses calculs sur l'intérêt d'aiUrui.

Basé, ée part. pass. Corps basé. Corps dont la forme cristalline dérive d'une forme à sommets pyramidaux, dont chacun est remplacé par une face perpendiculaire â l'axe et faisant fonction do base.

Se baser, v. pr. Se fonder, s'appuyer ; Sk baser sur des calculs exacts. Il Etre fondé, appuvé : Toute tyrannie SE BASE sur l'ignorance et la peur. (L. felanc.)

BAS-FEUILLET {bâ-feu-llè \ Il mil. ) — de bas, et feuillet) n. m. La feuille inférieure de la scie du tabletier ; l'autre s'appelle haot-feuillet. — PI. Des BAS-rEUiLLExs.

Basfoin, nom d'un établissement de fous tenu par les frères de Saint-Jean-de-Dieu, près de Diuan (Côtesdu-Nord).

BAS-FOND [bâ-fon—à& bas, et fond) n. m. Terrain bas, par rapport aux terrains environnants : Les bas-fonds sont fertiles, ynais hujnides et soutient inondés.

— Endroit de la mer on d'une rivière où l'eau devient brusquement peu profonde: La mer est grnéralement 7nauvaise sur les bas-fonds. (En ce sens, bas-fond a pour synonyme HAUT-FOND.)

— Plus exactement, mais moins communément, Fond très distant de la surface de la mer, et au-dessus duquel les navires peuvent passer sans danger. (En ce sens, HAUT-FOND est l'autonymo de bas-fond.)

— Fig. Ensemble d'hommes vils ou méprisables à un titre quelconque : Les bas-fonds de la société.

BasFORD, ville d'Angleterre (comté de Nottingham) ; 16.700 hab. Fabrique de lacets et de bonneterie de coton ; construction de machines.

BashinjÉS, peuplade du Congo, remarquable par son front déprimé, son nez très aplati, ses lèvres fort épaisses et ses dents taillées en pointe. Les Bashinjés s'introduisent de petits bâtonnets dans la cloison du nez. — Un Bashinjé.

Bashkirtseff (Marie), peintre russe, née près de Poltava en 1860, morte à Paris en 1884. Issue d'une famille noble et fortunée, Marie Bashkirtseff reçut une éducation raffinée. Organisation artistique et frêle, musicienne d'instinct, improvisatrice, éprise de toutes les formes de l'art, elle s'adonna spécialement à la peinture dès 1878, et y fit de tels progrès que, lorsqu'elle mourut, à viogt-quatre ans, elle annonçait un très intéressant tempérament de penitre pour les sujets dits " modernes ». Son Meeting, ou groupe de gamins dans la rue (Luxembourg), est une scène bien prise. Marie Bashkirtseff, éprise également d'impressionnisme et de littérature à la Goncourt, tenait registre de ses émotions, de ses observations; son Journal (ISSl) est très curieux, parfois touchant. Enlevée par la phtisie, la jeune artiste a laissé un prix de 500 francs qui porte son nom, et qui se décerne toutes les années au Salon.

BASIAL, ALE, AUX adj. Anat. Qui forme la base ; Pièce BASiALE a'une vertèbre.

— n. m. Pièce principale d'une vertèbre : Le basial d'une vertèbre.

BASICÉRINE (de base, et cérine, silicate naturel) n. f. Nom donné par Boudant au fluorure de cénura basique. Variété de tiuocérite.

— Encycl. La basicérine, qu'on a aussi appelée flco- BAsicÉRiNE, BTDROFi.uocÉRiTE, sc reucontro daus les pegmatites de Broddo et de Fimbo, en Suède. Elle est absolument infusible au chalumeau.

BASICITÉ (rad. base) n. f. Propriété qu'ont les acides de nossédor un ou plusieurs atomes d'hydrogène remplavablcs par des atomes métalliques. V. acide.

BASIDE (du gr. basis, base) n. m. Nom des cellules sporifcres dos champignons hyménomycètes â spores acro-

Basiiips : a. h, agaric; c. clatkre; d. lyropprde; e, bolbitc; f, ycasirc, t. melampsorc; h. coUoapore; i, clavaire; j, tréme/le.

gèuos. Sur lo sommet de ces cellules se produisent dos spores en noniljro variable, à l'extrémité d'un filament nomme sténr/nmte.

BASIDIOMYCÈTES (du gr. basîs, base ; idios, particulier, et mukcs champignon) n. m. pi. Ordre de champignons, nommés aussi fiaMdi'osporés, et caractérisés par leurs spores portées sur dos basidcs. - Un basidiomycéte.

— £,N-cycL. Les6nstt/jo»i)/cc{esformont uu ordre immense,

qui a pour types principaux les trémelles, les agarics, les bolets, les polgpores, les liydnes, les lycoperdons, etc . , plantes dont les fructifications do grande taille sont connues de tout le monde sous le nom de « cliarapignons » ou de f champignons à ciiapeau i>. Leur thalle se développe dans tous les endroits humides, et de préférence sur les organismes végétaux en voie de décomposition ou même vivants, dans lesquels s'enfoncent les filaments libres issus du stroma et dont l'ensemble forme ce qu'on appelle un mycélium secondaire.

La division des basidiomycètes en trois familles {tré~ mellacées, hyménomycètes, yaslromycètes) est basée sur les diverses dispositions de l'hyménium arrivé à maturité et sur sa consistance.

— BiBLioGB. : van Tieghem, Traité de botanique.

BASIFICATION [s}~on — du lat. basis, base, et facere, faire) n. f. Passage d'un corps à l'état de base.

BASIFIXE (du lat. basis, base, et fixas, fixé) adj. Se dit d'une anthère lors(|u'elle est attachée sur le filet staminal par son extrémité inférieure ou basilaire.

BASIFUGE (du lat. basis, base, et fugere, s'éloigner) adj. Se dit des parties des plantes dont la croissance est exclusivement terminale.

BASIGÈNE (du gr. basis, base, et génos, génération) adj. Qui produit des bases. (Peu usité.)

BASIGYNE (du gr. basis, base, et gunê, femelle) n. m. Support de l'ovaire, formé par le réceptacle plus ou moins prolongé de la fleur.

BASIHYAL n. m. et adj. Se dit do celle des pièces de l'os hyoïde qui sert de base à cet os.

BASILAIRE adj. Anat. Qui sert do base, ou qui appartient à une base, ii Os basilaire. Nom donné par quelques auatomistes au sacrum ; par d'autres, au sphénoïde, il Apophyse basilai7-e, Angle inférieur de l'occipital, n Gouttière, Fosse basilaire. Face supérieure ou encépnalique de l'apophyse basilaire, ainsi nommée parce qu'elle est creusée en gouttière, il Sur-face basilaire. Face inférieure ou pharyngienne de l'apophyse basilaire.il Artère basilaire, Tronc artériel formé par l'anastomose des deux artères vertébrales. Il Sinus basilaire, Sinus de la dure-mère, situé transversalement à la partie supérieure et antérieure de l'apophyse basilaire; aussi nommé si'nus occipital antérieur, sinus occipital transverse, sirius de la gouttière basilaire.

— Apophyse basilaire. V. occipital.

— Sinus basilaire. V. siNOS.

— Artère basitaire. V. partie encycl.

— Bot. Qui naît de la base d'un organe, n Stxjle basilaire. Celui (jui naît à la base de l'ovaire : Le style est basilaire dans lalchémille. il Embryon basilaire. Celui qui est logé en entier dans la portion du périsperme la plus voisine du style. Il Placenta basilaire. Celui qui occupe la base de ia cavité péricarpienne. il Aréole basilaire. Celle qui est située à l'endroit de la base du péricarpe futur, ii Bourrelet basilaire. Celui qui entoure l'aréole, ii Arête basilaire. Celle qui, dans les graminées, est fixée à la base de l'écaillo qui la supporte. n£'crt(7/t's basHaires, Glumescalicinaies, dans les graminées à épillets multiflores.

— Entom. Qui forme la base, qui naît de la base, qui appartient à la base d'un organe : IVervu7'e basilaire. Article BASILAIRE.

— Encycl. Anat. L'artère basilaire est produite par l'anastomose à angle aigu des deux artères vertébrales ; son volume est supérieur à celui de chacune d'elles prise isolémont, inférieur à leurs volumes réunis. Elle se loge dans un sillon médian et superficiel de la protubérance annulaire, à laquelle elle donne un grand nombre de ramuscules, puis fournit quatre collatérales plus importantes : les doux artères cérébelleuses inférieures et antérieures (droite et gauche) et les deux artères cérébelleuses supérieures (toutes les quatre sont destinées au cervelet), et se divise en deux branches terminales, qui portent le nom d'artères cérébrales postérieures. V. hexagone de Willis.

BasiLAN (détroit de), détroit d'Océanie (Malaisie). entre Mindanao et Vile de BasHan. C'est le passage préféré pour se rendre de la mer do Soulou à la mer des Célcbes.

Basilan ou Bassilan. groupe de petites îles de l'Océanie espagnole (Malaisie), archipel de Sûulou, entre Bornéo -et Mindanao. L'(7^ de Basilan, la plus grande du groupe, est montueuse et peu peuplée. Les îles Basilan ont pour ch.-l. une petite ville du même nom, située dans l'île principale ; repaire de pirates qui furent châtiés en 1840 par les Français. Quelques années plus tard (1853J, les Espagnols occupèrent tout l'archipel.

BASILE n. m. Inclinaison donnée au fer d'un outil à raboter.

Basile, évoque d'Ancyre au iV siècle. Il professait la médecine, et passait pour un homme très instruit. Choisi, en 336, par les eusébiens, pour évêque d'Ancyre, à la place do Marcel, qu'ils venaient de déposer, il vint, en 347, au concile de Sardique, mais il y fut excommunié et dépouillé de ses fonctions épiscopales. Rétabli par l'empereur Constance, il assista aux conciles de Sirmium, d'Ancyre et de Séleucie, mais fut encore déposé au concile de Constantinople (360). Il avait composé divers ouvrages (pli sont perdus.

Basile (saint), surnommé le Grand, célèbre Père do 1 Kgiise au iv« siècle, évéque de Césarée, en Cappadoce, no dans cette ville en 329, mort en 379. Elève, à Constantinople, du célèbre rhéteur Libanius, il passa ensuite à Athènes, où il retrouva un de ses condisciples de Césarée, <.régoire de Nazianze, avec lequel il fut uni toute sa vie fie la plus tendre amitié, et connut également le neveu de (unstance, le futur empereur Julien. C'est alors qu'il conçut l'idée de quitter le monde et de vivre de la vie ascétique. Après s'être engagé dans les premiers degrés du sacerdoce, il alla s'établir dans un monastère du Pont, sur la rivière d'Iris, dont il a décrit tous les charmes dans une lettre à Grégoire de Nazianze.

En 362, Basile avait été ordonné prêtre; en 370, il fut élu évéque de Césarée, et se trouva mêlé aux querelles religieuses qui troublaient alors tout l'Orient. Des schismes et des rivalités se faisaient jour de toutes parts, et l'orthodoxie n'avait euère de refuge que dans les cloîtres. Basile se montra l'adversaire résolu de l'arianisme. Valons étant venu en Orient pour forcer les catholiques à recevoir les

ariens dans leur communion, on lui désigna Basile comme le rebelle le plus redoutable. Un préfet eut ordre de le forcer à se soumettre. Il le fit venir devant son tribunal, et le menaça de l'exil et de la mort, s'il n'ouvrait pas les églises aux ariens. L'évêque sut résister et fléchir Valons.

C'est principalement comme précepteur de la vie cé-nobitique que saint Basile est resté célèbre. Longtemps avant lui, il y avait des anachorètes en Egypte et en Syrie ; mais ce fut lui qui fit prévaloir la vie cénobitique, la vie en commun, sur la vie solitaire.

Moraliste plutôt nue théologien, saint Basile fut surtout le prédicateur de la chanté, le véritable évéque de l'évangile, le père du peuple, l'ami desmalheureux. Pauvre lui-même, il n'avait qu'une seule tunique, et ne vivait que de pain et de grossiers légumes; mais il employait des trésors â embellir Césarée. Il fit bâtir pour les étrangers et pour les indigents un hospice que Grégoire de Nazianze appelle une " seconde ville »; il établit de nombreux ateliers et des écoles. Quand il mourut, tout le peuple de la province accourut à ses funérailles.

II nous reste quatre panégyriques prononcés en l'honneur de saint Basile par saint Grégoire de Nysse, son frère, par saint Grégoire de Nazianze, saint Ephrem et saint Amphiloque. Les ouvrages laissés par saint Basile sont l'ffexaméron, explication des six jours de la création; un certain nombre d homélies sur les psaumes et sur divers sujets ; les traités pour la conduite des moines, qu'on nomme, en génépal, les Ascétiques, et qui comprennent les iV orales, les Grandes régies et les Petites règles de saint Basile; un traité de la Lecture des auteurs profanes, et trois cent trente-six lettres sur divers sujets. Ses Lettres et sermons ont été traduits par l'abbé de Bellegardo (1691 et 1693): ses Morales, par Leroy (1663); V f/examéron, les Homélies, par l'abbé Auger (1788); les Ascétiques, par Hermant (IGGI)-

Basile (règles de saint), ouvrage rédigé en forme de questions du disciple et de réponses du maître, et dans lequel saint Basile a tracé les règles de la vie monastique. Les principales sont: la vie en commun; le silence; la tempérance; l'abstention des aliments qui n'ont d'autre fin que le plaisir; le port d'un vêtement uniforme pour tous les membres d'une communauté; le travail manuel; la pauvreté.

La règle de saint Basile s'est maintenue en Orient depuis le iv« siècle jusqu'à nos jours ; les religieux appelés caloyers la suivent encore actuellement. Elle ne pénétra en Occident qu'au xi" siècle.

La liturgie de saine Basileest encore en usage chez les jacobites, les grecs melchites, les coptes d'Egypte et d'Abyssinie.

Basile, archevêque de Séleucie, en Isaurie, mort vers 458, da is un âge très avancé. Nommé archevêque vers 440, il combattit Ihérésie d'Eutychès au concile de Constantinople, en 448; mais, à celui d'Ephèse, il se prononça dans un sens diamétralement opposé. On a publié sous son nom quarante discours ou homélies sur des sujets de l'Ancien Testament, parmi lesquels quinze seulement lui son* attribués par Photius. On lui attribue encore un Eloge de saint Etienne, une Lettre à l'empereur Zenon et une Vie de sainte Thecle, en vers.

Basilf I'^ empereur byzantin, fondateur de la dynastie macédonienne, né à Andrinople, mort en 886. Dorigine obscure, il sut conquérir la faveur de Michel III, dont il épousa la maîtresse; et, après s'être débarrassé de son rival, le César Bardas (866), il parvint au trône en assassinant Michel (867). Il défendit heureusement l'empire contre les Sarrasins; d'accord avec l'empereur Louis II, il les combattit en Italie et en Sicile, et restaura solidement dans l'Italie du Sud l'autorité byzantine (875). En même temps, par sa politique religieuse, il s'efforça de propager l'influence de Byzance. A l'intérieur, pour se rapprocher de la papauté, il destitua le patriarche Photius et fit rétablir Ignace par le concile œcuménique de Constantinople (869-870) ; toutefois, à la mort d"Ignace (878), Photius fut replacé sur le siège patriarcal. Basile travailla à ramener l'ordre dans les finances; il commença la refonte de la législation en ordonnant la rédaction des Basiliques ; bref, son règne ouvrit une période de réorganisation et de grandeur,

Basile, le Parakimomème, ou grand chambellan, homme d'Etat byzantin du x* siècle. Fils naturel de l'empereur Romain Lécapène, il avait été fait eunuqpe d© bonne heure. Il joua un rôle considérable à l'armée, et montra contre les Arabes (958) des qualités de grand général. Disgracié par Romain II, il se vengea en contribuant puissamment à l'élévation de Nicéphore Phocas (963), et reçut les fonctions de président du sénat (protoproèdre). Il paraît avoir favorisé 1 usurpation de Jean Tzimiscès (969), sous lequel il administra en maître l'empire. Après la mort de Jean (976), il fut le tuteur tout-puissant do Basile II et de son frère, et il les écarta des affaires. Mais, quand Basile II, plus âgé, prétendit gouverner, l'eunuque, mécontent, conspira : l'empereur disgracia le vieux ministre (985). Il fut jeté dans un monastère, et ses biens furent confisqués.

Basile n, empereur byzantin, né en 957, mort en 1025. Agé do six ans seulement à la mort de son père Romain II, il fut, pendant les règnes de Nicéphore Phocas et de Jean Tzimiscès, associé de nom seulement à l'empire; puis, après la mort de Jean (976), il subit durant des années l'influence du grand chambellan Basile, et ne résista qu'avec peine aux soulèvements de Bardas Phocas et de Bardas Skléros. Débarrassé, en 986, do la tutelle de Basile, victorieux des grands barons féodaux, il se révéla un grand empereur.

Il noya dans le sang le royaume bulgare que le tsar Samuel avait fondé au N. de l'empire byzantin, et, après vingtcinq ans de luttes, qui lui valurent le surnom de Bulgaroctone (le tueur de Bulgares), il reporta jusqu'au Danube la frontière de la monarchie. Il mit fin au péril incessant des invasions russes, en obtenant la conversion du grand prince de Kiev, Vladimir, qui épousa la sœur de Basile, la porphyrogénôte Anne (988). En Asie, il acquit une portion de l'Arménie. En Italie, enfin, il fortifia la domination byzantine contre les prétentions de l'empereur d'Aile-

miipino Otton II (988) t et, par los privilèges qu'il conféra aux VéniiioQs (991), il s'assura contre los Sarrasins do solides allit's. Sous son règne, los provinces do l'Italio méridionalo furent pleinomont hellunisôos.

Basile, liérésiarnuo bulgare, mort on 1II8. D'abord niL^decin, Il voulut devenir un réformateur religieux. 11 s'cntcjuradodouzo disciples, et no tarda pas à être le chef de la socto des bui/omiles (du slavon biii/, Dieu, et miiotti, a>;ez pitiô do moi), parce qu'ils imploraient sans cesse la misL^ncordo do Dieu. Basile, dont la doctrine so rapproche do collo dos pauliniens, annonçait quo Dieu avait une forme luiniaino, et attaquait la Trinité on disant que, avant Jésus-Christ. Diou avait eu un lils, Satanaud, qui s'était révolté contre lui, que le Ciirist avait enfermé dans l'enfer et qui n'était autre quo Satan. D'aprùs lui, lo monde avait été créé par les mauvais anges, l'archange Michel s'était incamé, et tous ses disciples concevaient et enfantaient le "Verbe divin. A l'oxceiition des psaumes et dos prophéties, il rejetait l'Ancien "rostamont: il niait la résurrection, ainsi quo tous les mystères catholiques : ne voyait dans la vio et los souffrances du Christ (|u'uno pure apparenco ; repoussait l'eucharistie, lo haptt^mo, toutes los prières, à l'exception de l'Oraison dominicale, le culte des images, l'usago des églises : endn, il se prononçait contre lo mariage, et admettait la communauté des femmes. Alexis Comnène lo lit venir à Constantinoplo. Un synodo fut convoqué pour loiuger. Basile comparut devant cotio assemblée et fut conuamno à périr dans les flammes. L'empereur chargea le moine Enthyme Zygadène de réfuter les erreurs do Basile, dans son ouvrage intitulé Orthodoxx fidei panoplia.

Basile le Loup, vayvodo do Moldavie (1634-1653). Dès son avènement au trône de Moldavie, il usurpa celui de Valachie, occupé par Mathieu Bassarabe. De là ces guerres entre Moldaves et Valaques, qui durèrent pondant presque tout lo temps du règne do ces deux princes. Basile fut battu à plusieurs reprises et fci'cô de se réfugier auprès du khan des Tartares. Celui-ci l'envoya à Constantinoplo, où Basile, grâce aux bakhchichs donnés aux Grecs et au vizir, réussit à faire nommer son fils Jean vayvodo de Moldavie. Lui-même fut relégué à Edicola. Basile le Loup, tout en favorisant l'élément grec, fut le premier à introduire la langue roumaine dans les écoles et l'Eglise roumaine. En 104C, il lit imprimer un code de lois civiles et criminelles. On lui doit la construction de l'église des Trois-Saints.

Basile, un des personnages du Mariaqe de Figaro et du Barbier de Séville^ de Beaumarchais. Basile est le type du complaisant, cupide et surtout du calomniateur p'atelin, cachant ses vices sous un voile de fausse dévotion. C'est Tartul'e, moins la grandeur. Chez l'hypocrite de Molière, la calomnie n'est qu'un des mille engins de l'arsenal diabolique ; chez Basile, c'est l'engin principal auquel tous les autres sont soumis. « Calomniez, calomniez; il en restera toujours quelque chose », telle est la devise de Basile.

Basile 'Valentin, alclumistedu moyen âge. Certains biographes prétendent que Basile Valentin était un moine bénédictin d'Erfurch, en Prusse, et que sa naissance remonte aux dernières années du xiv« siècle; d'ai un de ses ouvrages, le C'/mr triomphal de l'a nous apprend qu'il naquit en Alsace, et que sa jeunesse fut employée à divers longs voyages en Angleterre, en Hollande et en Espagne. Selon d'autres, son existence serait problématique : le nom de Basile Valentin, formé du mot grec ^amlt-j-, (roi) et du latin raletis (puissant), désignait allégoriquement la puissance de l'alchimie, ou la proiH'iété merveilleuse du régule.

Quoi qu'il en soit, il employa le premier l'antimoine eonimo médicament; son ouvrage, le Char triomphal de l'antimoine, est consacré à l'histoire de l'antimoine, créé pour purilier et purger les hommes. Dans le même traité, Basile décrit plusieurs préparations chimiques : notamment celle de Vesprit de sel, notre acide chlorhydrique, qu'il obtenait au moyen du sel marin et de l'huile de vitriol (acido sulfuri(|U6). I! donne le moyen d'obtenir do l'eau-de-vie en distillant le vin ou la bière, et rectifiant le produit de la distillation sur du tartre calciné (carbonate de potassej. Il enseigne à retirer le cuivre de sa pyrite (sulfure), en la transformant d'abord en vitriol de cuivre (sulfate de cuivre) par l'action de l'air humide, et plongeant ensuite une lame de fer dans la dissolution aqueuse de ce produit. Le Char triomphal de l'autimoine offre certaines observations physiologii|ues exactes sur la respiration imaux. Un autre de ses traités, VHaliographie ou "ent un grand nombre de faits li les autres ouvrages qui lui î : Du Microcosme, du grand •decine de l'homme ; les Douze

part,

Tra'tf

les sel chimiques intéressants. Pan:

sont attribués, nous citen mystère du monde et de la

Clefs philosophiques; Traité chimico-philosophitji. iaicT et lies minéraux. Les œuvres de Basile Valentin ont été réunies sous ce litre : Scripla chimica inoo).

BASILE, ÉE (du lat. basis, base) adj. En T. de bot., Elevé sur une base proéminente, comme les poils de l'ortie diuùiuo.

BASILÉE (du gr. bnsileia, reine) n. f. Bot. Syn. du genre

EUCO.MIS.

BasilÉE. Myth. gr. Chef des Délions, dans l'ilo de Cyzi(|ue. (11 fut tué par Télamon, et donna son nom au cap voisin.) — Fille d Ouranos et de Titée, sœur et femme d'Hypérion, mère d'Hélios et de Séléné. (On lui éleva des autels, et on l'a confondue souvent avec Cybèle.)

BASILÉOLÂTRIE (du gr. basileus, eos, roi, et latreia. culte) n. f. Hist. ecclés. Culte religieux rendu à un prince.

Basilewskl icotLEcTioN). Cène helle galerie, qu'on pouvait admirer à Paris, rue Blanche, dans l'hôtel Basilewski, a été transportée à Saint-Pétersbourg. Darcel et Basilowskion ont jiMhKila Catnlooue raisonné (Pans, 1874), qui se partage en quatre parties : l'époque des catacombes, 1 époque byzantine, embrassant 1 art carohngien, le moyen âge ot la Renaissance.

Basili (Francesco), compositeur italien, né à Loreto en 17i;o.niurt â Rome en 1850. élève de Jannaconi. Maître do chapelle en diverses villes et en dernier du Vatican, à Rome, Basili écrivit un grand nombre d'œuvres de musique religieuse; il donna aussi des opéras, dont quelquesuns avec succès : la Bella /ncognita, la Locandiera Achille, il Ritomo d'UUsse, Antigottat etc.

Basilic.

Basilia, ville do la Gaule (Grande Sénuanaiso), chez les llelvétiens, construite avec los débris a'Augutta ttauracorum, la ville romaine qu'Attila détruisit. (Auj. Uâlc, en Suisse.i — Nom d'une autre ville do la Gaule Belgique, chez les licmi.

BASILIC (du gr. basilicos, petit roi) n. m. Reptile fabuleux dont le regard était mortel et qu'on disait sortir d'un œuf de coq cassé par un crajiaud : On croyait gue le basilic se tuait Im-mêmc gnand il se regardait dans une glace.

— Erpét. Genre do reptiles sauriens crassilingues, famille des iguanidés, renfermant des iguanes de moyenne taille, habitant l'Amérique centrale ot méridionale. (Les basilics vivent au bord des eaux, sur les arbustes ; ils grimpent ot nagent avec agilité, so nourrissent d'insectes.) Citons lo basilic a capuchon ( Ijasiliscus americanus). qui atteint environ O^.GO do long (Guatemala), etc.

— Art milit. Grosso pièce d'artillerie ancienne, possédant lo plus fort calibre, ot dont le projectile pesaitjusqu'à 160 livres, en usagede 1530 environ jusque vers 1660. Les synonymes probables de basilic sont : passevolant, DOUBLE COOLKVRIvNE.

BASILIC (du gr. basililcos, royal) n. m. Nom vulgaire du genre ocimum, de la famille des labiées, dont plusieurs espèces sont cultivées dans nos jardins.

— Encycl. Le basilic est originaire do l'Inde ; on le cultive en Europe, à cause de l'odour suavo et pénétrante qu'il exhale ; ses fleurs sont

blanches ou rosées, et ses feuilles sont employées, de mémo une celles du thym, comme conaimeni et aromate. Il entre dans la composition de l'eau vulnéraire rouge. "V. OCIMUM.

Basilic (Jacob héraclide), le Despote, vayvode de .Moldavie ( 1561-1563), l'aventurier le plus téméraire qu'ait connu l'histoire. Fils d'un marin, il naquit en Crète, où il entra plus tard au service d'un noble grec samien, Jacques Héraclide, qui lui laissa son nom et sa fortune. Basilic se composa une généalogie fantaisiste. Puis il prit le chemin de la Belgique, lutta avec Charles-Quint contre Henri II, roi de France. Après diverses pérégrinations à tra- Basilic,

vers l'Europe, il arriva à la

cour de Moldavie, où, accueilli par Lapusneanu, il se mit à tramer des intrigues contre ce prince, et parvint, avec l'aide de Ferdinand de Transylvanie, à le chasser et à occuper son trône. Entre temps, il avait embrassé le protestantisme et était en correspondance avec Mélanchthon. — Les boyards le tuèrent en 1563, deux ans après sou intrusion.

BASILICAIRE (rad. basilique) n. m. Hist. ecclés. Officier qui assistait un prélat officiant.

Basilicate, auj. Potenza (prov. de l'Italie méridionale I ancien royaume de Naples]). sur le golfe de Tarenie, peuplée de 545.000 hab., sur 9.968 kilom. carr., répartis en quatre circondari et 124 comm. La Basilicate comprend la moyenne partie de l'ancienne Lucanie.

BasiucO ou VasilicO, village de Grèce (nome d'Argolide léparchie de Corinihe|), près do l'embouchure du fleuve côtier Asopos dans le golfe do Corinthe ; 540 hab. Ce village, ch.-l. du dème de Sicyone, est bâti sur l'emplacement de l'antique cité de ce nom. V. Sicyone.

BASIUCOGRAMMATE (du gr. basilikos, royal, et grammatetts, éciivain) n. m. Secrétaire ou greffier royal, dans l'antique Egypte.

BASILICON ou BASILICUM Icom'- du gr. hasilikos, royal, souverain) n. m. Pharm. anc. Nom commun à plusieurs drogues qui passaient pour avoir une efficacité souveraine. Il Onguent appelé aussi tétrapharmacon et formé de résine de pin, de poix noire, de cire jaune et d'huile d'olive, qui passait pour favoriser la formation du pus.

Basilicon Doron (le Présent royal), traité de politique et de morale, par Jacques I", roi d'.Angleterre. Le livre est dédié au prince Henri, fils aîné de Jacques, et se divise en trois parties. La première. Devoirs d'un roi chrétien envers Dieu, renferme des maximes excellentes, mais communes ; on n'y trouve guère do remarquable que les passages relatifs à l'athéisme et à la superstition, " deux lèpres » qu'il condamne également. La seconde partie. Devoirs d'un roi en sa charge, a trait aux difficultés du gouvernement, dans les circonstances où se trouvait le roi et où devait se trouver son successeur éventuel. Jacques y traite du droit divin, de la doctrine des puritains, de la noblesse et de ses droits, du commerce, etc. Dans la troisième partie. Des déportements d'un roi es choses communes et indifférentes, il fait à son fils toutes sortes de recommandations sur la table, la tempérance, les jeux, l'escrime, la paume, l'équitation, la chasse, l'art de parler et l'art d'écrire, etc. L'ouvrairo finit par une grande vue : Jacc|ues croit que, tôt ou tard, la réunion de 1 Ecosse à l'.Angloterre produira un puissant empire.

BASIUCULE (dimin. de basiligue) n. m. Nom donné anciennement aux reliquaires qui avaient la forme d'une petite église.

Basilioe, chef d'une des écoles philosophico-relio-ieusesd Alexaoilrie. né en Egypte, en Perse ou en Syrie, mort vers 130 de notre ère. Prép"aré par des maîtres gnostiques

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