‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 732 sur 828 · BASILE — BASILIQUE · texte numérisé non relu

BASILE — BASILIQUE

à transformer le christianisme en une cosmologie et à faire prédominer lo coté intellectuel de la religion sur le côté moral, il construisit une métaphysique qui prétendait concilier la religion nouvelle avec l'aristotélismo ot le siolcismo. Suivant lui, le monde n'avait point été créé immédiatement par l'Etre suprême ; mais il est sorti, par une sorte do développement s'expliquant par l'attraitdu parfait sur l'imparfait, d'un principe indéterminé, qui so distinguo à peino du non-étro. La création n'est qu'une détermination do plus en plus grande. Le germe primitif contient trois essences ou modes do l'être. La première vole tout de suite et naturellement vers l'absolu inclfablo. La seconde no peut s'élever si haut ; mais, en retombant, garde de la région supérieure un parfum qui la sollicite â remonter. Dans cette seconde région s'échelonnent les mondes ; leur nombre est égal à celui des jours de l'année (300); il a pour symbole To4rojrnj ou suite des lettres qui lo représentent : ce mot est gravé sur des pierres qui ont pris elles-mêmes co nom. Chacune de ces régions a un roi ou archon ; celui do la région inférieure n'est pas lo mal absolu,' puisqu il tend sans cesse vers le Bien-Un. La troisième essence est engagée dans la seconde région ; elle comprend les «très qui s'en sépareront sous l'illumination définitive. Cette illumination dernière a été préparéo par la révélation patriarcale qui vient du fils de l'archon do la première région, puis par la révélation mosaïque qui vient du lils de l'archon de la deuxième région, enfin par celle de Jésus, q^ui est le fils de Dieu lui-même. Le salut consiste en cette illumination. Le dualisme n'est pas encore, chez Basilide, aussi tranché qu'il le sera dans le gnosticisme ultérieur. Il ne conclut pas à l'ascétisme ; et son fils Isidore proclame la légitimité du mariage. C'est dans les Philosophoumena (VII, 20-27) que son système est le mieux expusé ; tous ses ouvrages sont perdus.

BasiLIDES, peuplade de l'anc. Sarmatie, formant une tribu des laziges et habitant la contrée qui avoisine les cataractes du Borysthène (Dnieper). — Un, une BASiLine.

BaSILIDÈS, prêtre du Mont-Carmel. D'après Tacite, il prédit à Vespasien sa grandeur future.

BASILIDIEN, ENNE Idi-in, en') adj. Qui appartient à la secte gnostique de Basilide, qui est l'ouvrage de cette secte : Ouvrage basimdien.

— Pierres basilidiennes, Antiq. Pierres symboliques dos gnostiques basilidiens ou abraxas. 'V. ce mot.

— n. m. Gnustique de lasecte de Basilide : Un BAsiLiDiBit.

— n. Religieux, religieuse de l'ordre de Saint-Basile. Basilien, gouverneur romain de la province d'Egypte

au m" siècle, lorsque l'empereur Caracalla fut tul par Macrin, préfet du prétoire (217). Appelé parce dernier, devenu empereur, à le remplacer dans cette charge, 11 allait partir, quand il apprit la révolution qui venait de porter Héliogabale à l'empire (218). Basilien dut se réfugier en Italie, et, trahi par un ami, il fut mis à mort (218). BASIUNDB n. f. Antiq. gr. Jeu des enfants qui choisissaient parmi eux un roi. ii Dans les banquets. Jeu analogue qui consistait à désigner un roi du festin.

Basiline, deuxième femme de Jules Constance, mère de l'empereur Julien, morte en 331. Protectrice d'abord de l'Eglise d'Eplièse, puis arienne, elle persécuta les orthodoxes, et fit exiler saint Eutrope, évêque d'Alexandrie.

basilique (dugr. basilikos, royal) adj. Nom donné par les anciens anatomistes à des veines auxquelles ils faisaient jouer un rôle très important dans l'économie.

Il Veine basiligue. Veine superficielle et interne du bras.

Il Veine médiane basiligue, Verne de l'avant-hras, qui naît de la veine médiane.

— Encycl. Veine basiligue. Presque parallèle à l'axe du bras, formée par la réunion des veines cubitale et médiane basilique, plus volumineuse que la céphalique, et située entre le fascia superficiel et l'aponévrose brachiale, elle est visible à travers la peau sur le côté interne du bras. Elle traverse l'aponévrose brachiale dans son tiers supérieur, pour se terminer tantôt dans l'une des veines brachiales, tantôt dans la veine axiUaire.

— Veine médiane basiligue. La veine médiane basilique est la branche interne de bifurcation de la veine médiane, tronc commun des veines antérieures du poignet et de l'avant-bras ; c'est la plus volumineuse et la plus apparente des veines du pli du coude; c'est celle que, pour cette raison, l'on est le plus porté à piquer dans la saignée ; mais ses rapports rendent cette opération assez périUeuse.

BASILIQUE imcme étymol. qu'à l'article précéd.) n. f. Dans I antiq. rom.. Edifice où Von rendait la justice. (Il servait aussi aux mêmes usages que les Bourses de nos jours, et à beaucoup d'autres.) ii Auj.. Très grande église.

— Adjectiv. l'église basilique de Notre-Dame de l'Assomption de Tolède.

— Encvcl. 1. Malgré l'origine grecque du mot, nous ne savons rien de la basilique grecque. Au contraire, la basilique romaine nous est familière. Les basiliques antiques abondent en Italie et dans l'Afrique romaine, et les descriptions que donne Vitruve viennent suppléer en partie aux doutes que laisse subsister l'état actuel des monuments. (V. Vitruve, V, 1 ; V, 2.)

La basilique consiste, en général, en une grande salle oblongue et rectangulaire, avec les côtés doubles ou simples, séparés de la nef principale par des rangs de colonnes. Au-Kiessus des bas côtés régnait ordinairement une galerie constituée par un second ordre de colonnes, avec une balustrade assez élevée, selon Vitruve. pour abriter des regards ceux qui s'y tenaient. La basilique se terminait le plus souvent, à ses doiLX extrémités, par tme abside denii-circtilaire où siégeait le tribunal. D'autres fois, cette abside était remplacée, comme dans les grandes basiliques de Pompéi, par une tribune assez haute. Les basiliques paraissent avoir servi aux usages les plus variés. Des marchands dressaient leur éiafage entre les colonnes, les juges y siégeaient, les banquiers s'y tenaient, les oisits s'y rencontraient, les enfants même y venaient jouer. Là basilit^ue était un forum abrité.

— II. La basilique chrétienne ne dérive pas entièrement de la basilique païenne. En eâ"et, une basilique chrétienne comprend ordinairement doux parties : une cour ou parvis, et un édifice fermé. La cour n'est autre chose que l atrium (v. ce mot) des maisons particulières; autour règne un portique, au milieu est un bassin où l'on se purifie avant

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