‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 757 sur 828 · V. PHYSIOCRATES · texte numérisé non relu

V. PHYSIOCRATES

BAUDELAIRE n. m. Blas. V. BADELAIBE.

Baudelaire (Pierre-Charles), poète français, né à Paris en 1821, mort en 1867. Quelques articles de critique artistique avaient à peine révélé son nom à un petit nombre d'amis ou d'hommes spéciaux, quand parut, en 1857, sou fameux et unique volume de poésies : les Fleurs du mal (v. Fleurs), qui eut un très grand retentissement. Ces poésies étranges, d'une forme savante et curieusement travaillée , d'une extrême concentration de pensée, où.les peintures les plus répugnantes se mêlaient à des morceaux d'une grâce exquise, placèrent immédiatement Charles Baudelaire au premier rang. Des poursuites judiciaires intentées à l'auteur pour quelques pièces d'une dépravation un peu trop libre, comme Femines damnées, ou d'une inapiété savante, comme le Éeniement de saint Pierre, accentuèrent le succès du volume et aidèrent à sa diffus!

sible de renouveler un uareil tour de force et d'écrire second volume d'une valeur égale au premier; aussi bien s'en tint-il, comme poète, aux Fleurs du mal, et se contenta-t-il de donner ensuite d'excellentes traductions des principales œuvres d'Edgar Poe.

Les Œuvres complètes do Baudelaire, recueillies en une édition définitive, se composent de : Fleurs du mal ; Petits poèmes en prose; Paradis artificiels, imités de l'Anglais de Quincey ; Histoires extraordinaires et Nouvelles Histoires extraordinaires, traduites d'Edgar Poe; Curiosités esthétiques ; l'Art romantique; Ax^entures d'Arthur Gordon Pym; Eurêka, traductions d'Edgar Poe.

Il a été publié sur le poôto des Fleurs du mal un volume intitulé : Charles Baudelaire, souvenirs, correspondance, bibliographie, suivis do pièces inédites (Paris, 1872).

BAUDELIER (/(-(?), ÈRE n. et adj. Sert à désigner celui ou celle qui transporte du bois à l'aide de bêtes de somme chargées directement.

Baudelocque (Jean-Louis), chirurgien et professeur d'ol)stétri<iue à l'Ecole de médecine de Paris, né à Heilly (Picardie) en 1746, mort en 1810. D'abord élève de son père, chirurgien à Amiens, i>uis du professeur d'obstétrique Solayrès, à Paris, dont il devint le suppléant, il acquit une réputation telle que, occupé continuellement par les accouchements et les consultations, il se vit bientôt obligé d'abandonner ses cours. A la fondation do la faculté de médocino, sous le nom d'Ecole de santé, il fut appelé à la place d'accoucheur de la Maternité. Un jeune rival, Sacombc. saisit le prétexte do l'opération césarienne, dont le puhli.; était peu partisan, et que Baudelocque pratiquait avec talent, pour accuser le célèbre praticien, à la suite d'un cas maUiourcux où la mèro et l'enfant succombèrent, d'avoir manqué aux devoirs professionnels. Les tribunaux firent justice de cette calomnie, et l'impératrice Marie- Louise choisit Baudelocque pour son accoucheur; mais le coup était porté : Baudelocque, on proie à un chagrin mortel, mourut d'une affection cérébrale.

Mais il n'était guère pos-

On doit à Baudelocque : les Principes de l'art des accouchements, par demandes et par réponses, en faveur des élèves sageS'feiyirnes {ni5); l'Art des accouchements (1781); Mémoire sur 'les hémorragies utérines cachées; Rapport sur une observation de renversement et d'amputation de la matrice; Rapport sur la mipture de la matrice au terme de l'accouchement ; Héflcxions sur l'hydroptsie de la matrice ; Rapport sur l'opération césarienne. — Son neveu (Louis-Augtjste), médecin accoucheur, né et mort à Paris (1799-1863), a inventé un instrument appelé céphalotribe (forceps brisetête), pour lequel l'Académie dos sciences lui a décerné un prix en 1833. On a de lui : Compression de l'aorte ventrale (1835); Elytrotomie ou Section dtu vagin (1844).

BaudELOT de DaIRVAL (Charles-César), littérateur et antiquaire, né à Paris en 1648, mort en 1722. D'abord avocat, il s'adonna à l'archéologie et publia : De l'utilité des voyages, et de l'avantage que la recherche des antiques procure aux savants (1686), livre qui lui ouvrit les portes de l'Académie des inscriptions (1705). A la mort du célèbre voyageur Thévenot, il fit l'acquisition des Marbres de Nointel, qui forment aujourd'hui l'un des objets les plus précieux du musée du Louvre.

BaudeNS (Lucien-Jean-Baptiste), chirurgien français, né à Aire en 1804, mort en 1857. Chirurgien militaire, il imagina, pendant l'expédition de Constantine, en 1836, l'ingénieux appareil à fractures auquel on a donné son nom. Il devint professeur à Lille, au Val-de-Grâce (1838- 1842), chirurgien inspecteur, et fut mis à la tète du service «nédical de l'armée française à Constantinoplo et en Crimée {1854). On a de lui : Clinique des plaies d'armes à feu (1836) ; Nouvelle méthode des amputations (1842) ; Efficacité de la glace combinée à la compression, pour réduire les hernies étranglées (1854); etc.

BAUDEQUIN (kin — corrupt. de baldaquin) n. m. Petite monnaie française du xi^ siècle, de 5 à6 deniers.

BAUDEQUIN [kin — de Baldach, anc. nom de la ville do Bagdad, provenance habituelle de cette étoffe) n. m. Tissu précieux oriental dont, au moyen âge, on fit un grand emploi. Le baudequin, ou drap impérial, compte parmi les draps de soie, damas et brocarts, les plus estimés du xii" au xvi« siècle. Le baudequin était dit drap d'outremer et sarrasinois.

BAUDET (iô-rfè — du vx franc, baud, gai, hardi, épithètes qui s'appliquent bien, malgré le préjugé, à l'âne jeune et surtout à l'âne mâle) n. m. Fam. Ane : Etre monté sur un BAUDET. Il Se dit particulièrement de l'âne mâle, de l'étalon destine à la reproduction.

— Fig. et par iron.

Homme sot, stupide.

— En T. de techn..

Tréteau sur lequel les scieurs de long établissent les pièces â débiter. Il On dit aussi chevalet.

— ALLUS . LITTÉR . :

Haro sur le baudet!

Allusion à un hémistiche de la fable des Animaux malades de la peste. V. ANIMAI..

Baudet (Gui),

chancelier de France

sous Philippe de Valois. Né à Beaune, il professa d'abord le droit canon. Il fut ensuite doyen du cnapitre de Paris et évoque de Langres- Dans un voyage qu'il fit à Rome, le pape Benoit XII l'accueillit avec une grande distinction. Il mourut en 1338.

Baudet (Etienne), dessinateur et graveur français, né à Vmeuil (Loir-et-Cher) vers 1636, mort à Paris en 17il, débuta dans l'atelier de Sébastien Bourdon, qui le détermina à s'adonner à la gravure. Ses maîtres dans cet art furent Cornelis Bloemaert et François Spierre. Il obtint un logement au Louvre, et fut nommé graveur du roi. Admis à l'Académie de peinture en 1674, il en fut élu conseiller en 1686. Baudet exécuta pour le roi un grand nombre d'ouvrages, entre autres quarante-trois pièces destinées à compléter la collection de Statues et bustes ayitiqiies , commencée par Cl. Mellan ; mais son talent apparaît principalement dans les estampes qu'il a faites d après huit des plus beaux paysages historiques de Poussin : Polyphème et Galatée, Dioqène jetant son écuelle, Eurydice piquée par un serpent. Enlèvement du corps de Phocion, Femme recueillant les cendres de Phocion, etc. Ces planches lui donnent rang parmi les meilleurs graveurs do son époque.

Baudier (Michel), historien français, né en Languedoc en 1589, mort eu 1645, reçut le titre de gentilhomme de la maison du roi et d'historiographe de France. Ses principaux livres sont : Histoire générale de la religion des Turcs, avec la vie de leur prophète, etc., traduit de l'arabe (1626) ; Histoire de la cour du roi de Chine (1C2G) ; Histoire de l'administration du cardinal d' Amboise, etc. (1634); Histoire de l'incomparable administration de Romieu, grand ministre d'Etat de Raymond Béranguir, comte de Provence (1635), le plus curieux de ses ouvrages ; Histoire de l'udininistration de l'abbé Suqcr (1645); enfin Histoire dr. la vit' du cardiinil de Xi^nénès (1G35).

Baudin des Ardennes (Pierre-Charles-Louis), homme politique français, né à Sedan en 1748, mort en 1799. 11 fut d'abord directeur des postes de sa ville natale (1786), maire en 1790, député des Ardennes à l'Assemblée législative, puis à la Convention ; il s'y signala par sa modération, vota le bannissement de Louis XVI, et fut un des rédacteurs do la Constitution de l'an III. Président de la Convention au 11 vendémiaire an IV, il fit de l'éloquence des girondins uu éloi:c qui lui ouvrit les portes do l'Institut. MciiiluT .i;i ■■ iiC-il ir -, Aihhi,-,, ;l ]int une part active au coiiji i i ■ ni in , . i - i ;illia au parti consulaire. Il : p.: . > n ' ■ l ^ ' ,<% et réflexions générale.^ a/.,- /./ ' ■,,,,,,/.,■ ,■ ^ [>.. hm.i! i-.nn: et des

cultes; l'Esprit de fiction.

Baudin (Nicolas), marin et explorateur français, né à l'île de Ré en 1750, mort à l'île de France en 1803. Après avoir servi dans la marme marchande, il entra dans la

Baudet.

marine militaire en 178G, puis, ciiirainé par sa passion pour l'histoire naturelle, fit doux voyages scientifiques dans l'Inde sous pavillon autrichien. "Quand il revint en France, à l'époque du Directoire, il offrit à l'Etat toutes ses collections. Chargé successivement en l'an IV d'un voyage scientifique aux Antilles, puis en l'an VIII d'une exploration de la Nouvelle-Hollande, il partit du Havre en 1800 avec les deux bâtiments le Géographe et le Naturaliste. Les terres d'Edels et d*Endracbt. une partie des côtes méridionales de la Nouvelle-Hollande, le détroit do Bass, la côte orientale de la terre de Van Diémen, furent explorés au cours de ce voyage, dont des discussions violentes vinrent parfois troubler l'œuvre scientifique. Baudin succomba aux fatigues et aux privations avant d'être rentré en France, et ce furent ses compagnons, Pérou, puis L. de Freycinet, qui publièrent la relation de rexpédition entre 1807 et 1816, sous le titre de: Voyage de découvertes aux terres australes peiulant les années iSOO- 1804. S'ils n'ont pu nier les beaux résultats de ce voyage au point de vue de l'histoire naturelle, les Anglais ont refusé, à tort, d'en admettre les résultats géographiques et hydrographiques, et ont subordonné les découvertes de Baudin à celles de Flinders.

Baudin (Charles), amiral français, né à Sedan en 1784, mort â Ischia en 1854. Fils du conventionnel Baudin des Ardennes, il entra dans la marine, et fut aspirant dès 1800. 11 prit part à l'expédition aux terres australes, commandée par Nicolas Baudin, dont il n'était d'ailleurs pas parent. Il eut plus tard le bras droit enlevé au cours d'une campagne contre les Anglais. Après Waterloo, Baudin s'était employé pour servir les projets de fuite en Amérique formés" par Napoléon. Mis en non-activité sous la Restauration, il obtint sa retraite, et fonda au Havre une maison de commerce qui ne fut que quelque temps prospère. Il rentra dans la marine après 1830, remplit une mission à Saint-Domingue en 1838, fut promu contre-amiral, et, la même année, se distingua par la prise de Saint-Jean d'Ulloa, devant La Vera-Cruz. Baudin fut ministre de la marine en 1841, préfet maritime à Toulon de 1841 à 1847, puis commandant de l'escadre d'évolution. Il mourut quelques jours après avoir été élevé à la dignité d'« amiral»,

Baudin fJ.-B.-Alph. -Victor), médecin et homme politi(|ue, né à Nantua(Ain) en 1801, tué à Paris en 1851. Admis en 1830 à l'Ecole d'application du Val-de-Grâce, il fut, â la sortie, attaché comme chirurgien à l'hôpital militaire de Toulon, puis â un régiment de zouaves ou servait Cavaignac. Il démissionna bientôt, et alla exercer la médecine à Paris. En 1849, envoyé par ses compatriotes de l'Ain â la Législative, il siégea â la Montagne.

Le matin du 3 décembre 1851, il se trouvait, avec plusieurs autres représentants, dans le faubourg Saint-Antoine, prêchant la résistance au coup d'Etat. C'est alors qu'une femme du peuple lui aurait crié, s'il faut en croire un récit souvent répété, mais que n'a confirmé aucun des témoins directs de la scène, au nombre desquels était P. Larousse : « Vous croyez donc que nos hommes vont se faire tuer pour vous conserver vos 25 francs? — Eh bien, aurait répliqué Baudin, vous allez voir comment on se fait tuer pour 25 francs. » La vérité parait plus simple et moins théâtrale. Une barricade de voitures renversées venait d'être improvisée dans la rue Sainte-Marguerite par quelques ouvriers. Baudin y monta, le drapeau à la main, tandis que sept de ses collègues se portaient sans armes au-devant d'un bataillon qui accourait de la place de la Bastille. Débordant les députés, la compagnie de tète, commandée par le capitaine Petit, allait emporter d'assaut la barricade, malgré les protestations de Baudin, lorsqu'une balle partie des rangs des républicains, mais peut-être tirée par un agent provocateur, olessa mortellement un soldat. Sans commandement, ses camarades ripostèrent : Baudin tomba foudroyé. En 1889, ses restes ont été transférés solennellement au Panthéon, en même temps que ceux de Carnot. Une statue, due au ciseau du sculpteur Boverie, lui a été élevée à Paris, dans le faubourg Saint-Antoine, à l'angle de l'avenue Ledru-Rollin et de la rue Traversière, et inaugurée le 22 décembre 1901. — Son neveu. Pierre Baudin, né à Nantua en 1863, fut d'abord avocat à Paris, membre (1894), puis président (1896) du conseil municipal de cette ville, enfin député du XI« arrondissement. Ministre des travaux publics dans le cabinet Waldeck-Rousseau (1899-1902), il a depuis représenté à la Chambre le département de l'Ain.

Baudin (procïîs de la souscription). Pendant dixsopt ans, il ne fut plus question de la mort de Baudin. En 1808, Téuot le rappela dans son livre Paris en décembre !85f, et l'émotion que souleva ce souvenir aboutit, le 2 novembre, à des manifestations populaires sur la tombe du courageux député. Des discours furent prononcés, et, dès le lendemain, plusieurs journaux ouvrirent une souscription pour l'érection d'un monument à Baudin. Mais les promoteurs furent traduits en correctionnelle, pour excitation à la haine du gouvernement. C'est alors que Gambetta, défenseur do DelescJuze, prononça contre le Deux-Décembre ce virulent discours qui inaugura sa fortune politique. Les prévenus n'en furent pas moins condamnés à l'amende ou à la prison. Quant au monument Baudin, consistant en un large socle sur lequel est coucliéo la statue en bronzo du député de 1849, il fut inauguré lo 2 décembre 1872.

BAUDINIE (de Baudin, marin franc.) d. f. Bot. Syn. de

CALOTHAMNE, Ot do SCKVOLli.

Baudiot (Charles-Nicolas), violoncelliste français, né à Nancy on 1773, mort en 1849. Professeur au Conservatoire, on 1802, il a écrit des compositions pour son instrument. Il est, avec Levasseur et Baillot, l'auteur de la Méthode de violoncelle à l'usage du Conservatoire. On lui doit une autre Méthode coinplète de violoncelle.

BAUDIR (de laric. franc, baud, hardi) v. a. Encourager

BAUDISSÉRITE n. f. Carbonate hydraté naturel de magnésie. Vai-ieté siliceuse dliydromagnésite.

Baudissin (Wolff-IIenri-Frédéric-Charles, comte de), littéi-atour allemand, né on 1789 à Rantzau, mort à Dresde en 1878. Il entra en ISIO dans la diplomatie danoise, fut quelque temps secrétaire de légation à Vienne et â Paris, puis s'occupa de travaux littéraires. Baudissin a traduit en allemand les œuvres dramatiques de Shakspeare, d'anciennes épopées germaniques, de vieux drames anglais, des pièces de Molière, do Goldoni, etc. On lui doit une étude

on doux volumes sur Ben Johnson fit son école (Leipzig, 183il). — Son frôro, OTHON-KRiiDKRic-MAuNus de Bauolssin, DÔ & Rantzau on nya, mort àTœpliiz on 1865, so distingua commo giSnéral pendanl, la puorrc contre !o Danemark ot los duclirs de Slo-iwi^ et iiolstoin (18t8-18r)lj, particuliôromont ;l la bataille do Holding (1849).

BauDIUS ou BaudIER (Dominique), historien flamand, uèài.illoen isiîl. mort aLeydeen 16U. Disciple do Th. do Bè20. à Gon6vc, il ]>ussa dos ôtudoii tliéû]ogi(jues à la diplomatie, enseigna le droit à Loydo, et devint historiographe do la république des Provinces-Unios (1611). Son ouvrage lo plus important : De iuditciis belli BeUjîci (1610) est relatif à la trôvc do douzo ans, signco ou 1609.

Baudoin ou Bauduin de Condé, poète français, né à Condé, mort vers 1620, fut un des poètes les plus estimés du règne do saint Louis. On a de lui des Fabliaux. des Dits ot Contes moralises, rmi se trouvent en manuscrit à la Hihliotlièque nationale. On cite surtout son dit moralisé, intitulé : les Trois moj'ts et les Trois vivants, (jui eut alors une vogue extraordinaire.

Baudoin rPanl-Alberti, peintre et décorateur français, né à Rouen en 1844. Klèvc do Gloyro et de Dclaunay. il s'est formé surtout ù récolo de Puvîs do Chavanncs. 11 a débuté par la peinture do genre; il a continué à rajeunir la décoration contemporaine en y introduisant l'élément réel et en le faisant accepter, grâce à son charme vrai. Coloriste délicat, bon observateur des convenances architecturales, Baudoin a montré ses qualités surtout dans les pages suivantes : l'Nistoire du blé (à l'école Dombasle) ; les huit panneaux de Vf/isloire de la 7nusiqiie (ilit-âtre de Rouen) ; les peintures de la Salle des maria(/rs do Saint-Maurdos-Fossés(l885-8r,i; les Maraîchers (ïSS'i; etc.

BAUDOIRE ou BAUDOISE (du bas lat. batidosa] n. f. Instrument de musique à cordes nombreuses, en usa^e au XIII* siècle. Dans le Hnman de Mahomet (12581, on vou dos jongleurs munis de baudoiros. harpes, cïiifonics, etc.

Baudot (Marc-Antoine), homme politique français, mort en 1836. Médecin à Charolles au moment de la Révolution, il fut élu député à l'Assemblée législative, puis à la Convention, où il prit place sur les bancs de la Montagne. Il montra autant do capacité que d'énergie dans les missions dont il fut chargé à l'armée de Rhin ot Moselle, Oli il prit une part glorieuse aux combats de Kaiserslauteru et de Wissembourg-, et devina le génie de Hoche, qu'il défendit contre Samt-Just. Il fut décrété d'arrestation par la réaction thermidorienne, mais il put s'échapper ot demeura caclié jusqu'à l'amnistie de brumaire an IV. Exilé en 1816, comme régicide, il vécut en Belgique, et rentra en France après 1830.

Baudot (Joseph-Eugène-Anatole de), architecte français, né à Sarrebourg (Meurthe) en i834. Elève de Violletle-Due, il est le continuateur de ce maître. Professeur d'architecture française du moyen âge au musée de sculpture comparée au Trocadéro, de Baudot préconise les procédés et le style de l'architecture gothique avec non moins d'éloquenceque devrai savoir. Dessinateur, il a exposé de très nombreux Projets de restaurations. On lui doit I application de ferrements enduits de ciment ou » ciment armé «.Comme écrivain, il a publié : Réorganisation de l'Ecole des beauxarts {liQA); È(f lises de bourgs et de villages (1861) ; la Sculpture au moyen âge et à la Renaissance (1879-1884). Il a, en outre, collaboré à la " Gazette des architectes et du bâtiment Il et au " Journal de la i

Baudot (Jean-Maurice-Emile), télégraphiste français, né ù. Magneux (Haute-Marne) en 1845. Employé à l'admiiiistration des télégraphes, il créa divers systèmes de relais, plusieurs appareils, et inventa un nouveau télégraphe i|ui fut adopté, en 1877, par l'administration et qu'il a perfe.niuiiné depuis. V. télégraphe Baudot.

Baudot de Jully (Nicolas), historien, né à Paris en 1678, mort en 1759, a écrit plusieurs ouvrages estimables : Histoire de la Conquête d'Angleterre par Guillaume le Conij'iérant (1701); les Histoires de Philippe-Auguste (1702), de Charles 17 (1753), de Louis XI (1756).

Baudouin ou Balduin, nom de neuf comtes de Flandre, qui sont; Baudouin I", surnommé fira.ç (ie/"er, mort en 878. (Il épousa Juditli, lillo de Charles le Chauve, i|Ui, ù roc^-asioii de ... mana-'-, érigna la Flandre en '■"intéi: — Baudouin U, ''■ t'hauvc, lils et successeur du pr.-iédont, nimt <'ii yis; — Baudouln III, dit le Jeune. p.iH-tîls du précédent, mort ni y62 : - Baudouin IV, /' Barbu, tils d'Arnoul II, mort à Audenarde en 1036. (Il enl.va plusieurs places de la basse Lorraine, et institua les r.>ires de Flandre. Baudouin IV prend quelquefois lui-même !<• surnom de Barbu ou Belle-Barbe dans ses chartes); — Baudouin V, dit le Débonnaire ou de Lille, à cause des nombreux travaux qu'il lit exécuter dans cette ville, fils du j i-rédcnt. et qui mourut à Lille en 1067. (Il eut de san- -laiirs d.-tii<'lrs aven l'empereur Henri III, gendre du roi i;''l"i', ilniii il .[.iHisa la fille Adélaïde, appelée la Comtesse < '• li d.'uiii, lit 1060, régent de France pendant la miii> I 11.- dr IMiiliiip,- l'"-. Sa hlle Mathilde épousa Guillaume It' t'onquérani, dont il seconda l'expédition en Angleterre • 11 ii>66. C'est lui qui fit creuser, entre la Flandre^et l'Arlois, le canal connu sous le nom de Fossé neuf) ; — Baudouin VI, dit de Mans ou le Bon, fils du précédent, mort «ij 1070. (Il porra on Hainaut le nom de Baudouin I"", et donna à la ville de Grammont sa keure. c'est-à-dire sa i liarto muni<ipal<\ C'est peut-être la plus ancienne du pays); — Baudouin Vil, à la Hache, aiusi surnommé à -ause de son extrême rigueur dans l'application de lajusth-e. (Il fut l'allié fidèle de Louis le Gros contre Henri I" d Angleterre, et périt frappé d'un coup de lance au siège d'Eu. en 1119); —Baudouin Vm, dit le Courageux, et apiK'l.' B\LD0DiN V v. ce nom) en Hainaut; ~ Baudouin IX. V. Baudouin 1", empereur do Oonstautinople. Baudouin, nom do six comtes do Hainaut, qui sont : Baudouin I" (V. Baudouin YI. comte de Flandre.) [11 gouvernait le Hainaut depuis dix ans. lors(pie le décès do son père le mit en possession de la Flandre] : — Baudouin n, fils du précédent, comte de Hainaut en 1070, mort prés de Xicée en 1098. [Baudouin I" avait laissé la Flandre à son fils Arnoul ; Baudouin II eut le Hainaut. Arnoul ayant été tué près de Cassel. la couronne de Flandre .l'irait dû revenir à Baudouin ; mais les Flamands s'y oppo- ■-'■lent, et Baudouin dut renoncer à la Flandre en" faveur '■■ son oncle (1085). Il combattit en Terre sainte et v fut

de Baudouin II.

tué, d'oi^ son surnom do Baudouin de Jérusalem, bien qu'il n'oAt jamais vu cette ville]; — Baudouin lU, fil» du précédent, eonito de Hainaut. [A ta mort «le son pure, il épousa Yuland.' do Gueidrc. Son régne fut rempli par les elforts qu il fit pour reconquérir la Flandre. Il mourut en 11 20]; —Baudouin IV, fils du précédent, né en I09y,mort en U7i. [Il épousa(il27)Alixdo Namur,qui lui apporta des droits éventuels sur lo comté do co nom. Après l'asHassinai do Charles le Bon. il convoita lui auttsilaFlandre.il ravagea uno partie de la Flandre, puis do l'Artois. Les importantes cODsiructioos faites sous son règne, restaurations et constructions d'églises, principalement, l'ont fait surnommer le Bdtisscu}']; — Baudouin V, fils du précédent, né on 1150, mort & Mons en U'js. [Il avait conquis lo sm'nom do Co«raf/e»x dans les guerres soutenues par lui. au nom de son père, contre le duc do Brabant, ci qu'il termina par l'éclatante victoire do Carrières. Il épousa Margueriro, sfpurdu comte de Flandre, Philippe d'.Msace.qui lui donna dos droits sur io comté do Flandre, droits qu'il fit réaliser à la mort de Philippe (ll9l). Marguerite devint comtesse de Flandre, et, quand elle mourut(lii)4). elle laissa sos droits au fils qu'elle avaitou do Baudouin, qui devint Baudouin IX de Flandre ot Baudouin VI de Hainaut. Les dernières années do son règne avaient été marquées par la victoire do Neuvilio-sur-Méhaigno, remportée sur les troupes du duc do Brabant ot do ses alliés]; — Baudouin Vï, comte do Hainaut. V. Baudouin IX, comm de M;indrr.

— BlBLiOQR. : Reirt'enberg, llisinirr </u r-.uité de Jlninaul (1849). V. l'indication critium^ des . Iironiques pour .servir à l'histoire du comté de Hainaut dans Ottokar LorLMiz, Deutscltlands Geschichtsquellen (1887).

Baudouin d'Avesnes. seigneur do Beaumont. chroniqueur, fils de Bouchard d Avesnes ot do Marguerite do Constantinople, né en 1213, mort au Quesnoy en 1289. Une chronique intéressante pour l'histoire du xili' siècle lui est attribuée; mais l'attribution en est douteuse. Un abrégé latin en a été publié à Anvers (i 693), sous le titre: Chronicon Balduini Aveniensis, toparchx Bellimontis sivo Llistoria genealogica comititm Hannonis aliorumque prin cipum.

Baudouin ou Balduin, nom de cinq rois de Jérusalem, appartenant à la famille des comtes do Flandre. Le premier, qui descendait du comlo Baudouin V, est : Baudouin I", roi de Jérusalem, mort en 1118. Filsd'Eustache, comte de Boulogne, et d'Ide de Lotharingie, il accompagna, en 1095, son frère Godefroy de Bouillon en Palestine. A la mort de son frère Godefroy (uOOj, il s'empressa de recueillir l'héritage di chef de la croisade. Baudouin prit lititre de « roi de Jérusalem " , recueillit les débris de l'armée croisée, ot les conduisit au combat de Rama (1102), où ils furent presque tous massacrés.

Assiégé dans Jana. le roi de Jérusalem battit ses ennemis dans une vigoureuse sortie; puis, profitant do sa victoire, il s'empara de Saint- Jean-d'Acre en 1104, de Beyrouth en 1109, et de Sidon en lUO. Après avoir vaincu les Sarrasins en plusieurs rencontres et agrandi son royaume, ce prince mourut à El-Arish, en revenant d'Egypte. — Baudouin n, dit Baudoin du Bourg, cousin du précédent, lui succéda en 1118 sur le trône de Jérusalem. Un de ses premiers actes fut d'aller délivrer Antioche, menacée par les musulmans. Après les avoir battus, il revint à Jérusalem, où il apprit que le comte d'Edesse, Josselin de Courtenay, venait de tomber au pouvoir des Sarrasins. Il partit aussitôt pour le délivrer, mais fut fait prisonnier en 1124.

Josselin de Courtenay, ayant pu s'échapper, délivra Baudouin (1125), qui revint à Jérusalem pour guerroyer de nouveau. Baudouin mourut en 1I3I, laissant son royaume très agrandi à son gendre Foulques d'Anjou. — Baudouin III, petit-fils du précédent, né en 1131, succéda en 1142 à sou père Foulques d'Anjou, et mourut en U62, sans laisser de postérité. C'est sous son règne que se place la seconde croisade, préchée par saint Bernard. Il eut pour successeur Amaury I". — Baudouin rv, né en U60, mort en 1185, succéda, en 1173. à son frère Amaury sur le trône de Jérusalem. Accablé du terrible mal qui lui valut le surnom de roi lépreux, il fut incapable de gouverner par luimême. Baudouin vit son règne troublé par les attaques continuelles des musulmans d'Egypte et d'Asie, en mémo temps que par les prétentions des nobles et du clergé. — Baudouin V, neveu du précédent, n'était qu'un enfant, qui mourut au bout de sept mois de règne, en 1185. Il fut empoisonné, dit-on. par Raymond de Tripoli, barde du royaume, qui convoitait le trône. Un an après (U86j, Jérusalem tombait au pouvoir de Saladin.

Baudouin I", empereur de Constantinople. né à Valenciennes en ii7i, mort vers I206, était fils de Baudouin, comte de Hainaut, et de Marguerite, sœur do Philippe, comte do Flandre.

Il épousa Marie de Champagne, nièce du roi de France. Baudouin réunit entre ses mains, en U95, la souveraineté dos deux comtés de Flandre et de Hainaut. En 1200, il prit la croix et partit pour Venise en 1202, après avoir laissé la réijencede ses Etats ù son frère Philippe, à son oncle Guillaume et au fameux Bouchard d'Avesnes. S'étant embarqué avec Dandolo sur la flotte vénitienne, il se dirigea, sur les instances d'Alexis l'Ange, vers Constantinople, pour y renverser J" «audoum I". l'usurpateur Mursuphle. Baudouin s'empara de cette ville avec son armée de croisés (1204): et, comme le trône se trouvait vacant par la mort d'Alexis, les croisés élurent Baudouin empereur de Constantinople. La nouvelle conquête fut partagée entre les chefs des croisés. C'est ainsi que se fonda l'empire latin de Constantinople. Lorsque les Grecs virent ce partage s'effectuer, ils se jetèrent dans

Monnaies de Baudouin II.

HALDILS — BAUDRIER

les bras dos Bulgares, leurn anciens ennemiff. Joannice, roi de» Bulgares, s'omprcssa d'attax^uer Baudouin, le vainquit ot le fit priHonnicr près d Andrmopic, en 1205. Depuis lors, Baudouin n« reparut plus. On no sut iamais ce qu il était devenu. TJn personnage qui avait avec lui de grandes ressemblances essaya de prendre ses titres on Flandre. Baudouin no laissait pas do postérité mâle.

Baudouin U. dernier empereur latin do Constantinople, né ù Constantinople vers 1217. mort vers 1273. était fils de Pierre do Courtenay 'M d'Yolande do Hainaut, s'cnr du précédent. Jean do Bricnne, un des chefs lerS plus célrbrcs do lu cinquième croisade, fut associé au gouvernement ' à. cause du jeune âge do l'em- Baudouin le^

pereur, et tenta do s'opposer

aux progrès do Vatace, empereur de Nicée, et d'Azan, roi des Bulgares; il parvint à repousser ses ennemis qui l'assiégèrent deu.Y fois dans Constantinople, pendant que la flotte vénitienne battait la flotte grecque (1234). Mais, dénué do ressources en hommes et eu argent, l'activité eue Baudouin II déploya fut vainc. Son règne marqua la fin lamentable de l'empire latin de Constantinople. Michel Paléologuo, qui s'était fait associer à l'empire de Nicée, vint mettre lo siège devant Constantinople, y pénétra par un souterrain, en 1261, et força, sans combat, la faible garnison à se rendre. De son palais, Baudouin put contempler l'incendie do la ville; il se fit porter par une barque â Négrepont, puis se retira en Italie. En 1270, il fut sur le point de conduire une nouvelle croisade à Constantino-

£lo; mais les désastres de saint Louis lui enlevèrent sa ornière espérance, et il mourut bicnt/jt après. Ce fut lui qui donna à saint Louis la couronne d'épines.

Baudouin (François), théologien et jurisconsulte, né à Arras en 1520. mort en l.'>73. Il enseigna successivement le droit dans plusieurs villes, et le chancelier de L'Hospital, qui connaissait son extrême modération, lui demanda do l'aider dans l'entreprise difficile de réconcilier les parlis religieux, et d'éviter la guerre civile. Dans ce but, Baudouin publia un ouvrage .Sur les devoirs des ijrais amis de la religion et de la patrie dans les troubles religieux. Lorsque les ambassadeurs polonais vinrent offrir la couronne au duc d'Anjou (i.^>73), Baudouin fut jugé seul ca- [vihlo de leur répondre do façon à faire honneur à l'élo- .|!K'ni^e française.

Baudouin (Pierre-Antoine), peintre français, né ot iijurt à Paris (1723-1769). Il eut pour maître Boucher, dont il épousa la fille cadette en 1758. L'influence de son beaupere le fit admettre à l'Académie en 1763. Il présenta, pour son morceau do réception, Phryné accusée d impiété devant /■ar<?o/)rt.9e, miniature qui fait partie de la collection dedessinsduLouvre. Il peignitaussidestableauxàrhuile.maisil réussit particulièrement dans la gouache. Parmi les petits maîtres du xvm* siècle, il est un des plus osés. Grimm et Diderot lui-m^me lui reprochaient l'excès de sa licence et de son libertinage.

Baudouin fFrançois-Jean), imprimeur-libraire, né à Paris en 1759, mort à Antony en 1838, fils du précédent. Elu député suppléant du tiers aux états généraux, il fut nommé imprimeur de l'Assemblée nationale, et garda ce privilège jusqu'en 1809. En 1791, il fonda le ■ Logographe » , qui rendait compte exactement des séances de l Assemblée et qui fut supprimé. Il était aussi propriétaire des " Débats». Il suivit avec souplesse les fluctuations de l'opinion : mais il montra toujours le caractère Je plus généreux, sauvant en 1789 l'archevêque de Paris et un garde du corps, et tentant d'arracher Foulon à la mort. Il séiourna en Russie, de 1805 à 1809. Il a laissé des ouvrages "relatifs à la presse et à la librairie.

Baudouin .\otoine). V. Boudewyns.

baudouinagb n. m. Accouplement de baudets. «

BAUDOUINER rad. baudet) v. n. Se dit de l'&ne qui saillit

lànesse.

BAUDOUINIE n. f. Genre de légumineuses-césalpiniées, série des cassiées, renfermant des arbustes de Madagascar et de nie d'Ambongo, à feuilles alternes, simples et munies de deux stipules petites, caduques, et à fleurs solitaires ou en grappes.

BaUD02A (Pierre^ jurisconsulte, né et mort à Genève (1557-1627), appelé quelquefois à tort Baudoche, et dont le vrai nom parait être Pierre d'Aibebaudoize dc Ckst. D fut membre du conseil des Deux-Cents, remplit diverses fonctions dans la magistrature et, en 1610, il devint memi)ro du Conseil d'Etat de la république do Genève. 11 fut inspecteur de la santé publique pendant la peste de 1615- 1616. Baudoza a publié uno édition glosée du Corpus jurig civilis (1593). postérieure par conséquent à celle de Godefroy, qui est de 1583. Gn lui doit aussi une édition des /nstitutes de Justinien (1591). et : .Wa- m Institutiones (1614) ; Pueticy latins thésaurus (1586) ; Poeticr elocutionis formulx (1590) ; Orhis terrarum synoptica epitome (1589).

BaudrigouRT (Robert ur), bailli do Chaumont et rapitainede Vaucouleurs. Ce fut lui qui adressa Jeanne d'Arc (1129^ à Charles VIL — ^on fils BaudricouTt (Jean de), maréchal de Franco, mort à Blois en 1499. Nommé, en 1181. gouverneur de Besançon et de la Bourgogne. U se rangea, après la mort du roi. dans le parti de la régente, .\nno de Beaujeu. reçut le bâton de maréchal en 1486, et contribua à la victoire de Salnt-Aubin-du-Cormier.

BAUDRIER (rfrM— du %'x {r&nç. baudrei, de l'anc. allem. balderich) n. m. Bande ordinairement de cuir, qui se porie en écharpe. et qu^ soutient un sabre ou une épée.

— Encvcl. Archéol. En principe, ce mot signifiait nue bande de fort cuir tanné, comme le prouvent, à une époque assez récente, les statuts des selliers de Bordeaux ri620), qui défendent de faire les fourreaux d'armes à feu d antre cuir que de bon baudrier, bien tanné- Comme terme de costume, le baudrier est une bande de cuir passée sur l'épaule droite et qui tient l'épée suspendue sur le flanc on la hanche gauche. On le trouve depuis l'amiqaité jusqu'à

BAUDRIER — BAUERNFEIND

DOS jours. Eulin, les arbalétriers ilu moyeu îige avaient un baudrier pour accroclier parfois leur arbalète et toujours la trousse de carreaus, les crochets Dionnr"? crics, nu

cranequins. Dans les armées de Louis XIV, le baudrier portant ïe sabre ou 1 epée se croisait avec la bandoulière où s'attachait la giberne, et cette mode subsista jusqu'au milieu de notre siècle.

Baudrier D'OrION, étoiles brillantes, au nombre de trois, disposées eu ligue à peu près droite, dans la constellation d'Orion. Syn. Bâton de Saint-Jacques, les Trois Magks, les Trois Rois, le Râteau, le Bouclier. V. Orion.

BAUDRIER DE Neptune, Dom vulgaire de la laminain" sucrée, ainsi appelée à cause de sa longueur et de sa forme aplatie.

BaudRIÉRES, comm. de Saône-et-Loire, en Bresse, arroiui. et à. 2it Idlom. de Chalon, sur la Marlière et la Ténarre; 1.339 hab. Moulins. Bois.

BaudRILLART (Jaques-Joseph), agronome français, né à Givron (Ardoones) en 1774, mort à Paris en 1832. Fils de simples cultivateurs, il entra dans Tadministration de l'armée, puis, en 1801, dans l'administration des forêts où il devint, en 1819, chef de division. Il est l'auteur d'ouvrages estimés, dont les principaux sont : Plantations de routes et avenues (1809) ; Dictionnaire de la culture des arbres et de l'aménar/pment des forêts (1821) ; Code forestier (1827) ; Code de la pêche fluviale (1829) ; Traité général des eaux et forêts, chasses et pêches (1821-1834) ; traductions de l'allemand de l'Instruction sur la culture des bois, par Hartig, et du Manuel forestier, par Burgdorff ; enfin, un recueil en plusieurs volumes, le Mémorial forestier (1801-1816).

BaudRILLART (Henri-Joseph-Léon), économiste français, fils du précédent, né à Paris en 1821, mort en 1894. D'abord suppléant de Michel Chevallier au Collège de France dans la chaire d'économie politique (1850), puis rédacteur en chef du «Journal des économistes u (i855) et enfinpassagcrement à la tête du a Constitutionnel » ( 1 868), il fut nommé à l'Académie des sciences morales et politiques en 1863. Ecrivain fécond et actif, doué d'un style élégant et littéraire, il a laissé de fort nombreux travaux publiés dans les » Débats », le "Journal des économistes» la «Revue des Deux Mondes », en outre de ses divers ouvrages d'économie et de morale -.le Luxe. Vie de Jacquart. Jean Bodin et son temps. Rapports de la morale et de l'éco- 7ioiniepolitii/ue, etc. Ses derniers travaux sur les Populations agricoles de la France résultent d'une enquête qui lui fut confiée par l'Académie des sciences morales et politiques â laquelle il appartenait et, après sa mort, ont été publiés les Genlils-liommes ruraux, ouvrage qui est une série de monographies historiques fort bien faites. Baudrillart était, à sa mort, inspecteur général des bibliothèques publiques et professeur d'économie politique â l'Ecole des ponts et chaussées.

Baudrimont (Alexandre-Edouard) , chimiste et naturaliste, né à Compiègne en 1806, mort à Bordeaux en 1880. Professeur agrégé à la faculté de médecine de Paris, il devint, en 1848, professeur de chimie à la faculté des sciences de Bordeaux, et, en 1875, membre correspondant de l'Académie des sciences. — Son neveu Ernest, né en 1821 et mort à Paris en 1885, était professeur de pharmacie chimique à l'Ecole supérieure de pharmacie de Paris et membre de l'Académie de médecine.

BAUDROIE (rad. boudraie, nom vulgaire de ces poissons à Nice) n. f. Genre de poissons acanthoptères, famille des pédicules, renfermant des formes singulières à tête

énorme, dont les

rayons de la nag^eoire dorsale sont isolés en filamcnis pêcheurs. Les dciix espèces du genre baudroie (lophius) habitent la Méditerranée et l'océan Atlantique. Citons la baudroie commune {lophius piscalorius)y nommée

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