‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 758 sur 828 · DIABLE DE · texte numérisé non relu

DIABLE DE

MER, CRAPAUD DE MKR, PESCHETEAU, CtC. et la baudroic

budegassa {lophius budegassa). Au contraire de la baudroie commune, qui peut atteindre 2 mètres, celle-ci ne dépasse guère 0"',70. Elle habite exclusivement la Méditerranée; son nom vulgaire, à Nice, est gianeli; sa chair est plus estimée que celle de la baudroie commune.

BAUDRUCHE (du vx franc, baudre. morceau de cuir) 11. f. Pellicule préparée avec le cœcum du bœuf et du mouton, dont on fait de petit ballons et qui est employée par les batteurs, les parchemioiers, etciiOn l'appelle peau DIVINE, lorsqu'on l'emploie pour la guérison des coupures.

— EncYCI,. V. BATI'EUR D'OR.

BAUDRUCHEUR (rad. baudruche) n. m. Ouvrier batteur a or ou parcheminior.

Baudry. Biogr. V. Baldéric.

Baudry, dit de Bourgueil, né à Meung-sur-Loirc ers 1U47, mort ea 1130. U fut d'abord moine, puis abbé couvent de Bourgueil (Inc

vers

(1079) au couvent de Bourgueil (Indre-et-Loire\' d"où son

nom. Evénue do Dol de U07 à 1130, il a composé un

grand i

bre d'écrits en prose t

vers, dont le plus im-

portant est sou Histoire de la première croisade {Histuria h ierosolym itana) .

Baudry, fils d'Evrard, châtelain de Tournai, nommé évéque de Noyon en 1098, mort en 1113. Il naquit probablement à Noyon même, où il fut élevé ; son administration fut marquée par ses luttes contre les Touruaisicns, oui désiraient affranchir leur Eglise de la suzeraineté de celle de Noyon. C'est à tort que l'on avait confondu l'évêque Baudry de Noyon avec le chanoine de Cambrai qui rédigea les Gesta episcoporum Ca7ne}'o,censiutn. Son principal titre à l'atteution des historiens est d'avoir été le fondateur de la commune de Noyon.

Baudry (Frédéric), écrivain français, né à Rouen en 1818, mort à Paris en 1885. D'abord avocat, il devint, en

1849, bibliothécaire de l'institut agronomique de Versailles, puis fut attaché à la bibliothèque de l'Arsenal et à la bibliothèque Mazarine, dont il devint administrateur en 1879. Cette même année, il fut nommé membre libre de l'Académie des inscriptions. Baudry possédait une vaste érudition; on lui doit des ouvrages sur le sanscrit, l'agriculture, etc.

Baudry (Pa»/-Jacques-Aimé), peintre français, né à Bourbon-Veudée(aujourd'hui La Roche-sur- Yen) en 1828, mort à Paris en 1886. Elève de Drolling, il remporta, tni

1850, le prix de Rome sur le sujet : Zénobie trouvée sur les bords de l'Araœe. Son envoi de dernière année comporta deux toiles : le Supplice d'une vestale et la Fortune et le Jeune Enfant, qui prirent place au musée du Luxembourg, après avoir été exposées au Salon de 1857. Baudry exposa la même année une Léda, inspiration gracieuse et originale, d'une couleur très séduisante ; un Saint Jean- Baptiste enfant, et un très beau portrait de Bculé. Ces œuvres valurent à leur auteur une médaille de V classe. L'artiste se révélait désormais comme un peintre d'un style bien français, avec des réminiscences italiennes. Talent fait de distinction et de grâce exquise, il fut, surtout dans ses tableaux de che valet, un interprète très moderne de la Fable. Une seule fois, Bau dry aborda l'expression violente que réclame le drame historique dans Charlotte Corday gui vient d'assassi7wrMai^at{^3L\ou de IS61) Malgré son sucés, le peintre revint promptement à Diane, à Vénus, à cette indolente et fine per sonnification de la femme (|u il savait traiter avec un art si jjarticulier. Dans la Perle et la \ague, la grâte cherchée, voulue, confine presque à la manière. Plus francs, plus souples sont les portraits que l'artiste a caressés : Guillemette, Guizot, Charles Garnier, Edmond Atiout. Baudry fut, en outre, au premier chef, un peintre préparé pour les décorations murales. L'Opéra, la Cour de cassation, le château de Chantilly, l'hôtel Fould, l'hôtel de Païva et mainte autre résidence somptueuse ont été ornés par lui. Les peintures du foyer de l'Opéra comportent plus de trente toiles, qui occupèrent l'artiste pendant dix années. Ses compositions à l'honneur de la poésie, de la musique et de la danse attestent la fertilité de son imagination, sa science à disposer les groupes sur de vastes parois, la sûreté de son crayon, la richesse contenue de sa palette.

Entré à l'Académie des beaux-arts, où il remplaça Schnetz, Paul Baudry a consacré à son prédécesseur une Notice qui est un chef-d'œuvre d'esprit et de goût. Sa statue, œuvre de Gérome, a été inaugurée en 1897 à La Roche-sur-Yon. Dès 1890, un premier hommage lui avait été rendu par Paul Dubois et Autonin Mercié, auteurs du monument érigé sur sa tombe, au cimetière du Père- Lachaise.

— BiBLiOGR. : H. Delaborde, Notice sur la vie et les ouvrages de M. P. Baudry (1886); Ch. Ephrussi, Paul Baudry, sa vie et son ŒUvre (Paris, 1887) ; H. Sonin, Paul Baudry, dans « Maîtres contemporains » (Paris, 1886).

Baudry (Ambroise-Alfred), architecte français, frère du précédent, né à La Roche-sur- Yon en 1838. Elève de Le Bas et de Louvet, il a été attaché pendant plusieurs années aux travaux du grand Opéra, sous la direction de Charles Garnier. On lui doit d'importantes Etudes sur le Forum romain, e't c'est lui qui a été l'architecte des deux monuments élevés â son frère Paul Baudry, à Paris et à La Rochesur- Yon.

Baudry (Jean), drame eu quatre actes et en prose, par Auguste Vacquerie (Théâtre-Français, 19 oct. 1863). Un riche négociant du Havre, Jean Baudry, essaye de rame ner au bien un jeune voleur, Olivier, qu'il a surpris la main dans sapocne; il y réussit, jusqu'au jour où Olivier tombe amoureux de la tille d'un armateur, M. Bruel, qu'il sait ne pouvoir épouser que s'il devient riche. Olivier va, sur une carte, jouer 20.000 francs qu'il a empruntés, lorsqu'un sinistre maritime ruine son futur beau-père. Andrée, sans dot, sera plus facile à avoir; mais ici entre en rivalité avec lui son bienfaiteur, Jean Baudry, dont Andrée accepte la main, pour rendre à son père la richesse qu'il a perdue. Alors reparait, dans toute son âpreté sauvage, la nature ingrate et encore mal redressée d'Olivier. Il s'indigne contre son bienfaiteur; il le méconnaît et ose l'insulter. De cette situation tendue découlent plusieurs scènes violentes, qui mettent en relief les deux caractères d'Olivier et de Jean Baudry. Ce dernier s'aperçoit bientôt (^ue son jeune rival est aime d'Andrée, et il se sacrifie, inutilement d'ailleurs, car Olivier se dérobe par la fuite à un bienfait aussi écrasant. — Il y a dans cette pièce, dont le succès fut éclatant, des caractères tracés de main de maître et des situations dramatiques très émouvantes.

Baudry D'Asson (Gabriel), chef vendéen, né près do La Châtaigneraie vers 1755, mort en 1793. Nommé, en 1789, commandant de la garde nationale de son canton, il se mit, en 1792, à la tète des paysans, s'empara de Châtillon-sur-Sèvre, attaqua Mortagne, mais fut défait, et vécut six mois caché dans un souterrain. En 1793. il commanda une division de l'armée vendéenne, et fut tué à la bataille de Luçon. — Son frère. Esprit Baudry, servait dans les rangs républicains, et l'on prétend que les hasards de la guerre les mirent souvent en présence; un de ses parents signa le traité de paix de La Jaunaye, en 1795.

Baudry D'Asson i^Lcon-Armand-Charles..

politique français, né â La Rocheservière en 1836. Il appartient à la famille des précédents. Elu en 1876 par Tarrondissement des Sables-d'Oionne à la Chambre des déi)utés, il alla siéger à l'extrême droite, où il s'est signalé pur de nombreuses et bruyantes interruptions.

Baudry DES Loziëres (Louis-Narcisse), voyagoM et littérateur français, né à Paris en 1761, mort en ISii, fut successivement avocat, officier et historiographe i-la marine. Il a écrit : Voyages à la Louisiane {IS02') ; >liV/" sou le Héros chéri des dieîix, une des plus anciennes histoir/'; imitées dugrec (1804), éloge de Napoléon sous forme d'alh gorie ; les Soirées d'hiver du faubourg Saint-Germain (iSu;' , ouvrage qui fut saisi par la police impériale, parce quo l'auteur y donnait son opinion sur la conscription.

BauER (Adolphe-Félix), général au service russe, no dans le Holstein en 1667, mort vers 1717. Il prit part a toutes les campagnes de Pierre le Grand conire Charles XII, remporta la victoire de Kalish, et commanda uuo aile de l'armée russe â PuUawa.

BaueR (Georges-Laurent), antiquaire allemand, né à Hippolstein (près Nuremberg) en 1755, mort en 1806. Professeur à Altdorf, puisa Heidelberg, il se livra pendant touio sa vie à l'étude des antiquités bibliques. On a de cet iniai gable travailleur un grand nombre d'ouvrages d'cxégi de théologie; notamment : Théologie biblique de l' Ain- Testament (1800); Manuel des antiquités hébraïques (ISu.,;.

BaUER (Bruno^, critique, historien et philosophe allemand, né à Eisenberg, dans leduché de Saxe-Altenbourg, en 1809, mort en 1882 à Rixdorf, près de Berlin. Disciple de Hcg^el, il sembla poursuivre la conciliation de la philosophie et de la théologie dans ses premières œuvres : Critique de la Vie de Jésus de Strauss (1835-1836); ariicles dans le « Journal de théologie spéculative » (183^^; Exposé critique de la religion de l'Ancien Testament (1838). En 1839, il fut nommé professeur à Bonn. Ses doctrines le poussaient de plus en plus vers la négation radicale de tout christianisme et de toute théologie. Devenu un des chefs de la jeune école hégélienne, il avait fait paraître : l'Eglise évangélique de la Prusse et fa science (1840) ; Critique des faits contenus dans VExmngde de saint Jean (1840); Critique de l'histoire évangélique des synoptiques (1841), lorsque l'autorité lui interdit de faire son cours (1842). Il se retira alors à Berlin, et rompit avec l'Eglise de son pays, en publiant ; la Question de la liberté et ma propre affaire (1843). Le gouvernement suisse fit saisir, avant l'impression, son Christianisme dévoilé (Zurich, 1843), où il résumait ses opinions sur la religion.

A partir de 1843, il aborde la politique et l'histoire, en une longue suite d'ouvrages. Mais, de 1850 à 1852, Bauer est revenu à la critique théologique et a donné les ouvrages suivants, qui forment une sorte de complément de ses premiers travaux : Critique des Evangiles et histoire de leur ori^me (1850-1851) ; Histoire des apôtres (ISSO) ; Critique des Epitres de saint Paul (1852). — Après les événements de 1870-1871, il s'est fait un des thuriféraires de Bismarck, comme il l'a prouvé dans son dernier ouvrage : l'Impérialisme socialiste de Bismarck et l'Impérialisme romantique de Disraeli.

Bauer (Edgard), publiciste allemand, né à Charlottenbourg en 1820, mort en Hanovre en 1886; il défendit, comme son frère Bruno, les idées libérales avec une vive ardeur. En 1843, il fut condamné à quatre ans de prison, pour une brochure intitulée : la Querelle de la critique avec l'Eglise et avec l'Etat. Il passa, dans un exil volontaire, plusieurs années à Londres. Parmi ses nombreux ouvrages, on cite : Histoire de l'agitation constitutionnelle dans l'Allemagne du Sud (1846); Histoire du luthéranisme (1847); plusieurs brochures sur la question des duchés; la Question d'Orient {l&ll); la Franc-Maconnerie et la Lumière {\9,11) ; etc.

Bauer (Caroline), comédienne allemande, née à Heidelberg en 1807, morte à Zurich en 1878. Elle débuta, à seize ans, au théâtre de la cour, à Carlsruhe, puis elle joua â Berlin. En 1829, elle contracta, à Londres, une sorte de mariage morganatique avec le prince Léopold de Cobourg, le futur roi des Bel§:es. Un an plus tard, cette union fut dissoute, et Carofiue Bauer revint en Allemagne, où elle retrouva ses succès. Elle joua ensuite à Saint-Pi tersbourg, à Dresde (1833-1843), et abandonna, en 184i, théâtre pour épouser le comte Ladislas de Broël-Plaii : Elle écrivit alors : Ma vie de théâtre, souvenirs de Cm. Une Bauer (1866), et Comédiens errants, souvejiirs et étudis (1875), deux ouvrages où, en retraçant ses propres aventures, elle peint sur le vif les mœurs de la haute société de Berlin, de 1825 à 1835. Après sa mort, on a publié sous le titre de la Vie d'une morte, tendres histoires du passé (1884), quatre volumes de mémoires et de lettres, qui complètent l'autographie de la séduisante actrice.

Bauer (Henry), publiciste et critique, né à Paris en 1852. Il commença l'étude du droit, se lança dans la politique d'opposition républicaine sous l'Empire, fut condamné pour délits de presse, s'engagea dans l'artillerie pendant le siège, et devint commandant d'état-major sous la Commune. Arrêté en 1871, il fut condamné à la déportation et envoyé à la Nouvelle-Calédonie, où il resta huit années. De retour à Paris après l'amnistie, il a collaboré depuis lors à divers journaux; notamment, au " Réveil ", au " Gil Blas » et à « l'Echo de Paris «. Chroniqueur et critique, polémiste de l'école de Veuillot et de Barbey d'Aurevilly, il s'est fait remarquer par la vigueur de son style, et p'ar la hardiesse de ses idées; par son aversion pour les vieilles formules poétiques et littéraires, par ses efforts pour la transformation du théâtre par l'introduction de la réalité sur la scène. En même temps, il fut le défenseur et le propagateur, sur la scène française, des auteurs Scandinaves, et notamment d'Ibsen. II a publié en volumes : Une comédienne, scènes de la vie de théâtre (1889) ; Mémoires d'un jeune homme (1895j, sorte d'autobiographie ; De la vie et du rêve (1896).

BAUÈRE (de Bauer. botan. allem.) n. f. Genre de saxifragacées, comprenant des arbrisseaux à feuilles toujours vertes, qui croissent dans l'Australie orientale et extratropicale.

BauernfeiND { Charles -Maximilien de), ingénieur allemand, né à Arzberg (Franconie supérieure) en 1818. Attaché à la construction des chemins de fer bavarois et professeur à l'Ecole des ingénieurs (1844), puis à l'Ecole polytechnique de Nuremberg (1851), il fut, de 1867 à 1874,

directeur do l'Ecole polytechnique do Munich. Ce savant trouva, en 1840, une nouvelle formule pour la construction dos arches do ponts et, en 1851, les prismes croisés, instrument de mesure qui fut bientôt trùs employé. Il exceuta aussi, en 1857, des mesures do hauteurs barométriiiues dans h^s Alpes Bavaroises, et reconnut le premier l'inll'iiMi.n ilu rayonnement calorifique du sol.

Bauernfeld iKdouard de), poète comique allemand, né a Ni.'iiiit- 'Il isu>, mon on 1890. Il a écrit un grand nombre do pièces au dialogue facile, à l'intérêt soutenu. Sa verve intarissable, son aptitude à saisir les ridicules sans trup creuser les caractères, enfin, sa fécondité, on ont fait en quelque sorte le Scribe du théâtre viennois, parmi ses comédies, nous citerons : les Confessions ; Bourgeoisie et romantisme; Industrie et cœur; etc. Parmi ses drames : Guerrier allemand; Franz de Sickingen; etc.

BaUERWITZ. ville do Prusse (Silésie), cercle de Leobschutz ; 2.700 hab. Brasseries ; fabrication de ciment et de sucre.

Baufet (Guillaume) ou Baufeti, dit d'Aurillac, du lieu do sa naissance. Il était chanoine de Paris lorsqu'il fut élu évoque en 1304 (la date précise est incertaine) et consacré en 1305. Il passait pour un médecin savant et habile, au témoignage des contemporains ; il fut médecin du roi Philippe le Bel. Il mourut vers la tin de U19.

BAUFFE ou BAUFE n. m. Péch. Louçue et grosse cordo à laquelle on attache do distance en distance les empiles des lianiff^ons.

— Econ. rur. V. balk.

Bauffremont ou Beauffremont, ou Beaufre-

MONT, nom duiio ancieuuo famille originaire de Lorraine, qui tire sou nom du bourg de Beaufremont (Vosges). Cette maison acquit de grandes possessions en Bourgogne. Bien qu'elle n'ait produit ni grands politiques ni grands capitaines, cette famille joua néanmoins un grand rôle, soit par son crédit, soit par ses alliances. Au milieu du xv" siècle, elle était représentée par Pierre de Bauffremont, qui épousa Marie, fille naturelle légitimée du duc do Bouiv;-;'!*'- Philippe le Bon. — Guillaume de Baufl'reniont, Irore puîné du précédent, fut la souche des diilÏToiiii-'- laaiiches do cette maison.

Bauffremont (Nicolas de, baron de Senecey), né en 1520, mort en 15S2, fut nommé (1572) par Charles IX grand prévôt de France. Il se conduisit vaillamment à la bataille de Jarnac (1569), où il fut laissé pour mort, et à celle de Monconiour, où il portait le guidon du duc de Guise. Il prit part à la Saint-Barthélémy. Député aux états généraux de Blois (1576), il harangua le roi, en qualité d'orateur de la noblesse, et, par une singulière contradiction avec sa conduite, se montra favorable à l'esprit de tolérance. Ce farouclio soldat a laissé une traduction du traité De gubernatione Dei, de Salvien (Lyon, 1573). — Bauffremont (Ci.ACDK de), fils du précédent, né en 1542, mort en 1596, fut, comiiio son père, baron do Senecey, gouverneur d'Auxonne et aillent catholique. II prononça aux états de Blois, en 1588, une tiaraii^'ue qu on trouve dans le tome III des Mémoires de la Lij/ue. On lui attribue les Miracles de la Ligue et le Bccueil de ce qui s'est négocié en la compagnie du tiers état aux états de Blois, de 1576 à 1577. — Bauffremont (Henri de), fils du précédent, mort en 1622, fut gouverneur d'Auxonne, lieutenant du roi dans le Maçonnais, et président de la chambre de la noblesse aux états généraux do Paris (1614). Les harangues prononcées par Henri de Bauffremont sont insérées dans le Recueil général des états tinuis en France fParis, 1651).— Bauffrem,ont (Claude- CnARLES-RociKR de), frère du précédent, mort en 1593, entra dans les ordres, et fut nommé, en 1562, évêque de Troyes. — Bauffremont (Alexandre-Emmanukl-Louis, prince I de), duc et pair de France, né à Paris en 1773, mort en 1833, était fils du prince de Listcnaîs. Gendre du duc de La Vau- ! guyon, ambassadeur en Espagne, il émigra pendant la I Révolution, prit part, avec les princes, à l'invasion de la Cliampagne, et n'en fut pas moins rayé de la liste des émit,'i-.'s en 1795. Fait comte par Napoléon, et appelé par lui a présider le collège électoral de la Haute-Saône, il lui a Iressa une harangue (1812), dans laquelle il proclamait

li> fent-Jours. il fut appelé à la Chambre des pairs (1815).

Bauffremont (Alphonse-Charlks-Jean. duc de), fils aine du précédent, né en 1792, mort en 1860, fut aide do . aiiip de Murât pendant la campagne de Russie. Napoh ou III lui donna, en 1852, un siège au Sénat. Il a eu deux lils . le prince-duc Roger-Alexandre-Jean, né en 1823, mort en 1894, et le prince Paul-Antoine-Jean-Charles, II.' en 1827, mort en 1893. Ce dernier fit la campagne du Mexique, prit part, comme colonel, à la fameuse charge dr Sedan (1870), et devint général de brigade en 1876.

BAUGE (bas lat. baugium, môme sens) n. f. Lieu fangeux ou le sanglier se retire et se vautre pendant le jour, il Pli- ext. LoQ-e de cochons domestiques, ii Par anal. HahitariM,-, snlr- h niis<' rable.

^ I I' 1 ' r 'uil dans un trou d'arbre. A j ; i 11 i 1 ilialas debout et inclinés.

— ("riiiii, hri jiiet de gros fil et de laine grossière, qui ^1' labriquait eu Bourgogne.

- Constr. Mortier de terre grasse mêlée de paille. ' Mortier terreux employé dans les constructions en pisé.

l' Ml dit aussi BAUCHE.)

— Econ. dom. Sac court et large contenant du sel ou <lo la farine.

Bauge, frère du géant Suttung, dans la mvtholo^ N aiiiuiave. (II aida Odin à enlever à Niiiiuiii; l'hydromel divin, breuvage 'lin nispii-e la poésie, et que gardait ba litU- (iunlad.)

BaugÉ (Palgiacum), ch.-l. d'arr.

de Maine-et-Loire, à 40 kilom. d'An- ^:oi-s. au confluent du Couasnon et de l'Atréo ; 3.344 \ia,h. [Bau g e ois, orve.î.) Ch. de f. Orléans. Tribunal <ie 1" instance et justice de paix; coll'L'o, hôpital. Fabriques d'étoffes de lame et do toiles communes; ouvia^^es encorne, huilerie, saboteric. Armes de Baug<î. ' l'iiimerce do fruits cuits, porcs gras, hiiilûs de noix et de chènevis, toiles, bois de charpente, i hâieau du xv* siècle bâti par René d'Anjou, possédant

un admirable escalier en oncorbolloment, couronné par un palmier à. nervures, aux écussons d'Anjou-Sicile. (Près do cette petite ville, au lieu nommé Champ de bataille, lo marccbai do La Favette vainquit les Anglais en 1421.) — L'arroiid. comi>rend G caut., 07 comm. et 70.607 hab.; lo cant. a 15 comm. et 13.842 hab.

BAUGER v. n. Gîter, en parlant du sanglier.

Baugerai (abbayb de| [en lat. Baugeriacum, Baugeseium, Hauzcgumj, comm. do Loche (Indre-et-Loire). Cette abbaye, relevant do l'ordre do Cîteaux, fut fondée en 1 153 ]iar ^onri II, l'année suivante roi d'Angleterre. Elle fut formée par la Révolution; des ruines intéressantes en subsistent encore.

Bauges (les), massif de la Savoie, appartenant à la rangée des avant-monts de la chaîne des Alpes, compris entre l'Isère et le Rhône.

BAUGEUR n. m. Ouvrier qui fait des constructions on

bau-e.

Baugier de BrEUVERY (Edme), lieutenant du roi à Cliàlons-sur-Marne, né et mort dans cette ville (1644-1728). Il écrivit des mémoires estimés sur l'histoire de la généralité qu'il habitait et de la province de Champagne ; notamment : Mémoires historiques de la province de Champagne (1721).

BAUGUE [bôgh') n. f. Bot. V. BAUtjUE.

Baugy, ch.-l. do cant. du Cher, arrond. et à 27 kilom. de Bourges, sur l'Yèvre naissante; 1.823 hab. Vestiges d'un ancien château fort, pris en 1412 par Charles VI. Camp d'Alléan, présumé romain. — Le cant. a 16 comm. et 12.074 hab.

Baugy (Nicolas de), seigneur du Fay, diplomate français. Résident do France auprès de l'empereur d'Allemagne depuis 1 600 jusqu'à 1617 environ, il remplit encore d'autres missions aans ce pays dont personne mieux que lui ne connaissait les affaires. Il fut ambassadeur en Hollande, de 1629 à 1634.

Bauhin (Jean), médecin français, né à Amiens en 1511, mort à Bâle en 1582. Médecin de Marguerite de Valois, il avait dû, après sa conversion au protestantisme, se réfugier à l'étranger, pour se soustraire aux persécutions.

Bauhin (Jean), célèbre naturaliste et médecin, fils du précédent, né à Bâle en 1541, mort àWurtemberg en 1613. On lui doit, entre autres ouvrages : Histoire de la rage, en latin (1591, trad. en franc. [1593J); Traité des animaux sans ailes qui nuisent par leurs piqûres (1593); Traité des animaux ayant ailes qui nuisent par leurs piqûres (1595); enfin, une vaste encyclopédie botanique intitulée : Historia universalis planiarum nova et absohitissima (Yverdun, 1650- 1G5I), éditée longtemps après sa mort.

Bauhin (Gaspard), botaniste et anatomiste, frère du précédent, né à Bâle en 1560, mort en 1624. 11 est considéré surtout comme un érudit. Bauhin a composé un nombre considérable d'ouvrages. Parmi ceux qui ont rapport à l'anatomie, nous citerons : De humani corporis partibus externis (Bâle, 1588); Ins(itutiu7ie8 anatomicêe (1592), et Theatrum anatomicum, infinitis lacis auctum (Bâle, 1592), où il s'attribue la découverte de la valvule iléo-cœcale, qui porte son nom et qui avait été antérieurement signalée par Rondelet et par Varole. Ses principaux ouvrages en botanicMie sont : Phytopinax, seu enumeratio plantarum, etc. (Bâle, 1596), ouvrage où l'on trouve la description de 2.700 plantes, notamment de la pomme de terre; Pinax theatri botanici, etc. (Bâle, 1596), son œuvre capitale, qui a été longtemps classique, et où l'on trouve les premières tentatives d'une classification naturelle des plantes ; Theatrum botanicum sive Historia planiarum (Bâle, 1658). — Son fils, Jean-Gaspard, né à Bâle en 1606, mort en 16S5, enseigna la botanique à l'université de sa ville natale, et fut nommé, en 1656, médecin de Louis XIV.

Bauhin (valvule de). V. iléo-c-ecale (valvule).

BAUHINIA n. f. Matière textile, originaire des Indes, et <jui sert principalement à la fabrication de cordes très résistantes et incorruptibles.

BAUHINŒ (de Bauhin. n. pr.) n. f. Genre de légumineuses césalpiniées, comprenant vingt-cinq espèces environ qui croissent dans les régions tropicales : Les bauhinies forment des ai-brïsseaux élé(/ants. Il On dit aussi bauhine.

— Encycl. Le genre éaw/tin/e renferme une soixantaine d'espèces, répandues dans les régions tropicales des deux continents. Ce sont des arbres ou des arbrisseaux, souvent grimpants, dont la tige présente, dans certaines espèces, une forme et une structure toutes particulières. Les fleurs sont groupées en grappes terminales.

Le fruit est une gousse allongée, très aplatie, à une seule loge, contenant plusieurs graines aplaties, ovalaires ou réniformes.

Toutes les bauhinies se font remarquer par l'élégance de leur port ou par la beauté de leurs fleurs, et quelques-unes par des propriétés médicales que l'on a quelquefois exagérées. La bauhinie grimpante [bauhinia scnndrns) est un grand arbrisseau sarmonteux, qui croit aux Indes orientales et dans quelques parties de l'Amérique du fc>ud. Les habitants d'Amboine attribuent à ses feuilles la propriété d'accélérer, chez les enfants, l'usage de la parole, défaire parler les muets. La bauhinîe cotonneuse (/om^ntosa) a des fleurs d'un blanc jaunâtre, dont les Indiens se servent pour parer leurs idoles; toutes les parties de cette plante, et particulièrement ses racines, sont préconisées comme un excellent vermifuge.

Baujault (Jean-Baptiste), sculpteur français, né à La Crèche (Deux-Sèvres) en 1828, est élève de Jouffrov. Son œuvre la plus remarquée est le Premier miroir, statue de femme, exposée en IS73. L'artiste, dans ce marbre élégant et de bonne facture, a traité la forme avec un sentiment personnel et une pointe d'esprit très parisien. On lui doit aussi un buste de Meyerbeer, une statue du colonel Denfert-Rochereau, etc.

Bauhinîe, — a, fleur.

HALERNFELD — liAUME

BAULD (bâ) n. m. Chien courant. V. baud.

Bauldri (Paul), historien, né à Rouen en 1630. mort en 1706. Protestant, il se retira en Hollande lors delà révocation do l'édit de Nantes, et devint professeur d'histoire sacrée à Utrecht. Il épousa la fille du ministre protestant Basnage do Beauval. On lui doit une édition du irait* de Lactance, De morlihus per^ecutorum, et do l'Histoire dea derniers troubles arrivés au royaume d'éloquence, de Furetiôre.

Il a écrit : Syntagma calendariorum ; Éloge de Mathieu de J^rrogue.H diverses dissertations.

Baule, comm.du Loiret, arr. et à i -^ k i ^ ' lom. d'Orléans, pi < delaLoire; 1.3G2 li i'

BAULÉAn.m. Bateau du Gange, sans quille, de 10 à 20 m. de long, servant do barque de passage aux environs de Calcutta.

Bauli (c.-à-d. parc à bceufs). Antiq. Ville ancienne do Campanie ; auj. Bacolo.

BAULTTE (de BauUi , n. d'une montagne, et du gr. lilhos, pierre. — L'orthogr. étymol. serait BAtTLiTiiP.) n. f. Silicate naturel d'alumine et de potasse, considéré par plusieurs minéralogistes comme une variété compacte de feldspath orthose. La baulito a été trouvée en Islande, associée à l'oxyde magnétique do fer.

Baulon, comm. d'Illc-et-Vilaino, arrond. et à 45 kilom. de Redon; 1.778 hab.

Baulot ou BauliCU (Jacques), connu sous le nom do frère Jacques, lithotomiste français, né en 1651 àL'Etendonne (Franche-Comté), mort â Besançon en 1720. Il s'engagea à seize ans dans un régiment de cavalerie, où un opérateur ambulant, Pauloni, lui enseigna la saignée, l'opération de la taille et de la hernie, avec celle de la castration. Ce fut en Provence que Baulot commença à exercer, sous le costume des frères du tiers ordre de Saint- François, dans lequel il s'était fait recevoir : et, sous le nom de frère Jacques, il fit de nombreuses cures et fut appelé auprès du maréchal de Lorges pour l'opérer. Il l'avait guéri, quand celui-ci succomba aux suites d'une altération organique de la vessie. Baulot a apporté une modification neureuse à la taille, en la faisant plus latérale. Cet habile praticien n'a laissé aucun ouvrage. Il avait autant de désintéressement que de modestie, et, bien qu'il eût gagné beaucoup d'argent, il mourut dans un état voisin de 1 indigence. Pendant le séjour qu'il fit à Amsterdam, le lithotomiste Rau désapprouva publiquement sa méthode, tout en se l'appropriant. Cette méthode porte, encore aujourd'hui, la désignation doublement fausse de taille de Rau ou taille anglaise.

Baulx (Clarette de). Son nom nous a été conservé par Nostradamus, l'historien des cours d'amour; il la cite dans la liste des douze nobles dames tenant cour ouverte et plénière au château de Roraanin, près de Saint-Remy, en Provence, sous la présidence d'Estéphanette de Gantelme, la tante de la belle Laure de Nove, muse de Pétrarque. Elle vécut entre 1125 et 1214.

Baulx (Huguette de), de la même famille que la précédente. Fille d'honneur de la vicomtesse Hermengarde de Narbonne, qui était femme du comte de Foïx, elle fut aimée du troubadour Pierre Roger, qu'elle quitta pour se marier à Blacasse de Beaudiner, seigneur d'Aulps en Provence. On lui doit quelques chansons qui sont perdues.

Bauma, village de Suisse (cant. de Zurich [district de PfefJikonjj, sur la Tœss; 2.810 hab. Ruines du château d'Alt-Landenberg.

BAUMANNIE (ma-ni — de Raumann, n. d'homme) n. f. Bot. Syn. des genres damnacanthk, et cassandrk.

BAUME n. f. En Provence, Grotte, caverne : On prétend qur sainte Madeleine a fini ses jours à la sainte Baume en Provence. Il On dit aussi balme.

BAUME (gr. balsamon, même sens) n. m. Nom commtm à plusieurs résines odorantes, fournies par des végétaux : Les chimistes extraient l'acide benzoique de l'espèce de BAUME appelé benjoin.

— Par ext. Parfum aromatique :

Le vase d'or qni renferma le baume, Apr^s qu'il s'est brisé, garde eacor son arôme.

A. Baroibr.

— Fig. Consolation, adoucissement, douce satisfaction: L'espérance est un baume qui rafraîchit le sang. (G. Droz.)

— Loc. pop. Fleurer comme oaume, Ebchaler une odeur suave. Il Sa réputation fleure comme baume. Il a une excellente réputation.

— Baume de fier-à-bra.t. Baume légendaire et merveilleux, fameux dans les romans de chevalerie, et qui avait la vertu de guérir toutes les blessures. Don Quichotte l'invoque, à cnaque horion q^u'il a reçu.

— Alchim. Battme universel ou Baume de vie, Elixir composé par les alchimistes. De même que la pierre philosojihale devait changer tout en or, lo baume de vie devait guérir toutes les maladies, et même ressusciter les morts.

— Bot. Baume des champs ou sauvage. Espèce de menthe, d'un parfum très agréable, ii Baume des chasseurs. Le piper rotundifolium. w Baume à cochon ou Baume sucrier, Lhedwigie. il Baume focot. Baume vert de Madagascar, Le tacamaque. n Baume de la grande terre, î^a. lantana inrolucrata. ti Baume des jardtns, La balsamite. u Baume de Marie, Baume vert, Le calophylle. n Petit baume. Le croton balsamifère.

— Liturg. Saint baume. Baume que lévêque mêle à Ihuile, pour la composition du saint chrême : Le pape se sert aussi du saint baume pour bénir les Agnus Dei et la Rose d'or.

— Miner. Baume de momie. Espèce d'asphalte que les Egyptiens employaient dans la préparation des momies.

— Pharm. Nonà commun â plusieurs préparations pharmaceutiques très diverses : On ne voit pas un charlatan qui n'ait un paume pour toutes les maladies.

— Prov. ; Je n'ai pas loi dans son baume, Je n'ai pas confiance en cet homme; il est pour moi comme un charlatan dont le baume ne vaut rien.

BAUME — BAUMSTARK

Allus. htst. : Le baume du bon Samaritain. "V. Sama-

— Enctcl. Baumes naturels. Les substances résineuses naturelles, d'odeur agréable, désignées sous le nom de baumes, contiennent de l'acide bemioïque, ou de l'acide ■ cinnamique, et une huile volatile. Les baumes découlent de certains arbres, naturellement ou par des incisions. D'une consistance plus ou moins liouide, ils se dissolvent, coiEme les résines, dans l'alcool, les huiles essentielles, l'éther, et ils sont complètement insolubles dans l'eau. Ce sont : le benjoin , qui contient de l'acide benzoïque, le styrax, le tolu et le baume du Pérou, qui contiennent de l'acide cinnamique. Quelaues-uns, tels que le liquidambar, contiennent les deux aciaes.

Les baumes de calaba, de copahu, du Canada, de La Mecque, etc., ne sont que des résines liquides ou des térébenthines.

— Baume èenjom,'VTa,i baume à odeur de vanille, retiré par incisions du stjjj^ax be7izoi>t.

— Baume bicahyba. Produit naturel retiré du mi/ristica hicahyba, et qui est employé au Brésil pour le traitement des hémorroïdes et des rhumatismes.

— Baume de copahu, Oléorésine de copaîfera.

— Baume liquidambar. Ce baume, appelé aussi « copaline rt , " baume d'ambre » , « liquidambar n , « ambre lifjuide " , découle du liquidambar sttjraciflaa; il a une odeur forte, cristallise à o» ; il contient, outre les acides benzoïque et cinnamique, une essence hydrocarbonèe et une résine.

— Baume du Pérou, Vrai baume produit par le toluifera ou myroxylon peruiferum. On en connaît deux sortes dans le commerce : i" le baume du Pérou solide, demi-fluide, transparent, d'un jaune pâle, d'une odeur suave et d'une saveur acre et piquante {cette variété est aujourd'hui très rare) ; 2" le baume du Pérou noir ou liquide, de consistance sirupeuse, dune odeur forte, mais agréable, d'une saveur amère.

Outre l'acide cinnamique, il contient de la cinnamine, de la cinnaméino, et une résine qui est d'autant plus abondante que le baume a été exposé plus longtemps à l'air. Le baume du Pérou est un excitant, qui est surtout employé dans les catarrhes chroniques ; il entre dans la compoï^ition de la thériaque et des pilules de Morton ; il est miblement diurétique. Autrefois, il était fréquemment omplové à la cicatrisation des plaies récentes.

— Baume de Tolu. Le baume de Tolu, dit aussi " baume de Carthagène u , « baurae do Saint-Thomas » , provient du toluifera balsamum {L\nn.\ ou mijroxyloji toluîferum (Bâillon), ou myrospermurfi toluiferum (Richard), arbre de la famille des légumineuses, qui croît dans l'Amérique méridionale, et notamment dans les environs de Tolu, non loin do Carthagène. Ce baumo découle d'incisions faites au tronc de l'arbre, et, ainsi obtenu, il est renfermé soit dans de grandes bouteilles de terre cuite, appelées potiches, soit dans do petites calebasses. Ordinairement solide, sec et cassant, il est d'un fauve clair, d'une odeur très agréable et d'une saveur douce. Projeté sur des charbons ardents, il brûle en répandant des vapeurs blanchâtres très aromatiques. Cette substance contient : !<■ du tolêne ; 2" de la cinnamôine ; 3" une petite quantité d'acide cinnamique ; 40 de l'acide benzoïque en grande quantité ; 5"» une résine particulière.

Les propriétés médicales du baume de Tolu sont identiques à celles du baume du Pérou ; cependant, on le préfère généralement à ce dernier, et il constitue plusieurs préparations pharmaceutiques, un sirop, des pastilles et une teinture, très fréquemment employés.

— Baume du Canada, Baume de La Mecque, Baume de calaba. V. térébenthine.

— Baumes factices ou pharmaceutiques. Ces baumes, qui sont en réalité des teintures alcooliques, des liniments huileux, des onguents, des savons médicinaux, sont extrêmement nombreux ; ils diffèrent entre eux, autant par leur composition et leurs usages que par leurs propriétés médicales et leur mode d'emploi ; les uns ont jjour base l'alcool ou les huiles essentielles ; les autres de la cire, des résines ou du savon. Parmi los prinrii)aux «jui sont encore en usage, n. ti >,■](,■:■< i[,^ /;,(,. ..^ .j( ■,■/./)., ■^.>1 m nm de savon dans 1 -t- ■ , 1 | , . , , ,. Iquefois du cam[iliM - 1 ... >. , [, .^t employé en frictuMi ■l.i'i- Ir ,iiir, ]j,,i| rhuni.-Mi -.tikiIi-m ; Baume d'Arcéus, composi" Ao stiil, >le grais:se et de térébenthine, que l'on fait fondre ensemble (préparation excitante, qui produit do bons effets dans le pansement des ulcères atoniques); Baume du commandeur. C'est une teinture alcoolique, très chargée de substances résineuses et balsamiques, l'oliban, la myrrhe, le tolu, le benjoin, auxquels il faut ajouter de lalôès, de l'angélique et du millepertuis (stimulant administré à l'intérieur, à la dose de 10 à40gouttes, et qui, à l'extérieur, s'emploie comme le baume d'Arcéus) ; Baume de Fioravanti. Cette préparation est également appelée alcool de térêbent) âne composé. (On l'obtient par la distillation, après macération alcoolique, d'un très grand nombre de suostancos résineuses et aromatiques, telles que la térébenthine, la myrrhe, la résine êlémi, le girofle, le gingembre, la cannelle, etc. C'est un stimulant énergique); Baume nerml ou nervin, Préparation onguentaire opaline, composée d'huiles essentielles, de camphre, de baume du Pérou, d'axonge et d'esprit-de-vin. (Autref., ce baume contenait de la moelle de cerf et de bœuf, de la graisse de vipère, d'ours et de blaireau. Il n'est employé qu'à l'extérieur, dans le pansement des plaies et des ulcères) ; Baume Opodeldoch, Solution de savon animal dans de l'alcool chargé de camphre et d'huile volatile. (A cette solution faite au bain-marie on ajoute, après le refroidissement, de l'ammoniaque liquide. Cette préparation est un des baumes les plus usités ; il est stimulant et constitue un bon remède contre les contusions, les entorses et les douleurs rhumatismales) ; Baume tranquille. Infusion huileuse do belladone, de jusquiame, do morelle, de stramonium et d'un grand nombre de plantes aromatiques. (On l'obtient par macération, au soleil et en vaisseau clos ; il est d'une couleur vert foncé et exhalo une odeur aromatique. Il est très fréquemment conseillé comme calmant, ou seul, ou uni ù d'autres narcotiques.)

Tels sont les principaux baumes employés actuellement. L'ancienne pharmacopée en avait beaucoup d'autres, (jui ne sont plus guère usités.

— Liturg. Le saint bauwc est celui que l'Eglise m^lc à l'huile pour la composition du saint clirémo servant aux onctions, dans l'administration de certains sacrements : iô baptême, la confirmation, l'ordre. Cet emploi du baumo dans les cérémonies religieuses ne remonte pas au delà

du vi« siècle ; du moins, n'en trouve-t-on aucune trace avant cette époque. Symboliquement, le baume, ainsi marié à l'huile, signifie le parfum de la grâce, ou la bonne odeur (lue doivent, pour ainsi dire, répandre les vertus du chré- [jui a dignement reçu les sacrements.

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