BÔME
Baumc (Charles-Joseph de La), littérateur français, né à Nîmes en 1644, mort à Marguerites en 1715. Il fut un des fondateurs de l'académie royale de Nîmes en 1682, et fit partie de la députation du tiers état des états généraux du Languedoc, chargé de présenter les cahiers au roi (1696). On lui doit une Relation de son voyage en Italie, une Relation de la révolte des fanatiques, et des Remai'ques sur l'Histoire générale.
Baume (Antoine), chimiste français, né en 1728, mort en 1804, fils d'un aubergiste de vSenlis. Après avoir reçu une simple instruction primaire, il entra à quinze ans chez un apothicaire de Compiègne, puis, à dix-sept ans, se rendit à Paris et entra dans la pharmacie du célèbre Geoffroy. .\ vingt-quatre ans (1752), il fut reçu maître apothicaire, avec une grande distinction. De nombreux et intéressants mémoires lui ouvrirent les portes de l'Académie des sciences, en 1773. Baume a écrit plus de cent articles dans le n Dictionnaire des arts et métiers ". Il indiqua une méthode pour teindre les draps, un procédé pour dorer les pièces d'horlogerie, des moyens jpour éteindre les incendies, d'autres pour conserver le blé. Avec Macquer, il fit de nombreuses expériences pour élever la fabrication de notre porcelaine au niveau de celle de la Chine. Le premier, il établit en Franco une fabrique de sel ammoniac, et parvint à blanchir les soies jaunes par un procédé chimique. Il perfectionna la teinture écarlate des Gobelins, et indiqua un procédé économique pour purifier le salpêtre. Enfin, il se livra à un long travail pour rendre les thermomètres comparables et perfectionner l'aréomètre qui porte son nom. (V. aréomètre.) Ruiné par la Révolution, il rentra dans la carrière commerciale, qu'il avait abandonnée en 1780. Pensionnaire de l'Académie des sciences en 1 785, il fut élu associé à l'Institut en 1796.
Voici la liste des principaux ouvrages de Baume : Dissertation SUT l'éther, dans laquelle on examine les différents produits du mélange de l'esprit-de-vin avec les acides minéraux (1787) ; Eléments de pharmacie théorique et pratique (1762); Manuel de chimie ou Exposé des opéralions et des produits d'un cours de chimie (1765) ; Mémoire sur les argiles ou Recherches et ExpéHences chimiques et physiques sur la valeur des terres les plus propres à l'agriculture, et sur les moyens de fertiliser celles qui sont stériles (1770); Chimie expérimentale etraisonnée (1773) ; Mémoire sur la meilleure vianière de construire les alambics et fourneaux propres à la distillation des vins (1778) ; Mémoire sur les majorons d'Inde [1191).
BAUMÉE (de Baume, chim. franc.) n. f. Genre de cypéracées-rhynchosporées, comprenant des herbes à chaumes comprimés, qui croissent aux Moluques, aux îles Mariannes, Sandwich, et en Australie.
BauMEISTER (Frédéric-Chrétien), philosophe allemand, disciple de "Wolf, né à Grossenkœrner (Saxe-Gotha) en 1709, mort en 1785. Il devint, en 1736, recteur du gymnase de Goerlitz, et il a laissé des ouvrages importants, dont les principaux sont : Philosophia definitiva (Wittemberg, XIZ^); Institutiones philosophie rationalis (Wittemberg, 1736); Institutiones metaphysics (Wittemberg, 1738); Elementa philosophite recentioris (Leipzig, 1747); etc.
Baume-LES-DAMES , ch.-l. d'arrond. du Doubs, à 31 kilom. de Besançon, sur le Doubs et le canal du Rhône au Rhin ; 2.991 hab. Ch. do fer P.-L.-M. Tribunal de 1 ■■* instance et j ustice de paix ; collège communal. Carrière de gypse et de marbre rouge; moulins, tanneries; commerce de bestiaux.
Cette ville, dont on admire la belle église paroissiale, possédait autrefois une abbaye do chanoinesses, dont l'église sert actuellement de halle : a cette abbaye, enrichie par Charbmagne et Louis le Débonnaire, fan allusion la dénomination de u Bannir les-Bames » (ou les Nonnes). Ruines d'un château fort, détruit par les Suisses en 1476, à la suite des défaites jju'éprouva Charles le Téméraire à Granson et à Morat. — L'arrond. compte 7 cant., 186 comm. et 54.162 hab. ; le cant. a 30 comm. et 7.S3S hab.
— Il existe dans le Jura (arrond. et à 7 kilom. do Lonsle-Saunicr) une commune de Baïuue-les-Messieurs, devant son nom à une ancienne abbaye de bénédictins de la congrégation de Cluny; 452 hab. Cavernes importantes au point de vue de leur iaunc.
Baume-MONTREVEL La. famille de Bresse Montreicl, dans l'Ain, arrond. et cant. de Bourgi. Le comté de Montrevel, qui était dans la maison de Châtillon, passa dans la maison de La Baume par le mariage de Etienne de La Baumo II, dit le Galois (grand maître des arbalétriers en 1338, mort en 1362) avec Alix de Châtillon, dame de Montrevel. De la branche principale se détache celle des seigneurs du Monl-Saint-Sorlin. comtes de Montrevel. Plusieurs des représentants de cette famille occupèrent des charges importantes dans l'Etat. Le plus connu est Nicolas- Auguste de La Baume, mai-quisde Montrevel. nui devint maréchal de France en i703, et qui mourut, dit-on, de la frayeur que lui occasionna une salière renversée (1645-1716).
— BiBLioGR. : Guichenon, Histoire de la Bresse ; Moreri, Dictionnaire historique.
Baumes (Jean-Baptiste-Timothée), médecin français, né à Lunel en 1777, mort en 1828. Professeur à la faculté de Montpellier, il se signala par son antipathie contre la plupart des hommes et des livres qui appartenaient à la faculté de Paris, et par ses incessantes querelles doctrinales, môme avec ses collègues. H est l'auteur d'une théorie médicale, dans laquelle il subordonne toute la médecine à la chimie. Praticien distingué et observateur exact. Baumes a laissé un grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont ; Fondement de la science méthodique dct maladies (1802) ; Essai d'un système chhnigue de la sciejice de Vhomvie (1798); Traité élémentaire de. nosologie M801). Ajoutons qu'aux yeux de Baumes les chirurgiens ne devaient être que de simples manœuvres.
de B.iuuie-l
BaumgARTEN (Sigismond-Jacques), théologien protestant, né à W'olmirstaedt en 1706, mort à Halle en 1757, enseigna la théologie à Halle, appliqua la méthode philosophique de AVolf à la théologie. II commença, en 1744, la publication, en langue allemande, de la grande Histoire universelle dite de Halle. On lui doit : Théologie morale 11738); Abrégé de l'histoire ecclésiastique depuis J.-C. 11742-1745); la Doctrine évangélique (1759-1760); etc.
Baumgarten (Alexandre-Gottlieb), philosophe allemand, né en 1714 à Berlin, mort à Francfort-sur-l'Oder en 1702. Il obtint, en 1740, une chaire de philosophie à Francfort-sur-l Oder. Il appartient à l'école philosophique de Leibniz et de Wolf. Son principal titre est d'avoir, le premier, séparé, sous le nom de esthétique, la science du beau des autres parties de la philosophie. Il définit l'esthétique "la science de la connaissance sensible ou gyjoséologie inférieure». Il faut se rappeler que, d'après Wolf, nous avons deux espèces de facultés de connaître : les facultés supérieures, comprises sous le nom d'" entendement » , et les facultés inférieures, qui ne dépassent pas la sphère des sens. Les idées claires, logiques, appartiennent aux premières ; les perceptions confuses aux secondes. Selon Baumgarten, ce sont les facultés inférieures que l'idée du beau met en jeu. Il y a deiLX perfections : la perfection rationnelle, qui constuue le bien, l'objet de la morale, et la perfection sensible, qui constitue le beau, l'objet de l'esthétique. En quoi consiste la perfection sensible? Elle consiste en un triple accord : !*• entre les pensées et les choses; 2" entre les pensées et les pensées; 30 entre les pensées et les signes extérieurs. Cet ordre triple constitue la perfection de laconnaissancesensible, c'est-à-dire la beauté. Baumgarten a laissé : jEstheticailiha) ; Philosophia generalis {\130) ; Mefaphysica (1739) ; Éthîca philosophica (1740) ; Jus natura; (1765) ; De nontiuiis ad Poema per~ finentibus (.1735).
Baumgarten (Michel), théologien allemand, né à Haseldorf (Holstein) en 1812, pasteur à Slesvig en 1846. Ses idées libérales, la part qu il prit au mouvement en faveur des duchés do Slesvig-Holstein, le firent destituer. Il en fut de même à RostocK, où il s'établit ensuite. Ses principaux ouvrages sont : Doctrina Jesu Christi de lege mo.m/ca (Berlin, 1838); Commentaire théologique sur l'Ancien Testament (Kiel, 1843-1844); Douze thèses sur leprésent et l'at^enir de l'Eglise (1848) ; Histoire des apôtres ou Marche de l'Eglise de Jérusalem à Rome (1852) ; les Visions nocturnes de Zacharie (1854); etc.
Baumgarten-CRUSIUS (Charles-Guillaume), philologue, né à Dresde en 1786, mort en 1845. Il professa (1807) à Leipzig, et se fit remarquer par l'ardeur avec laquelle il attaquait les ennemis de sa patrie. En 1833, il devint recteur de l'école de Meissen. On lui doit : Vier Reden an die Deutsche Jugend iiber Vaterland, Freiheit, etc., discours adressés à la jeunesse allemande sur la patrie, la liberté, etc. (Leipzig, 1814); des éditions avec notes de Xénophon, Suétone, des Métamorphoses d'Ovide, de l'Odyssée d'Homère, etc.
BAUMGARTÉNIE (de Baumgarten, botan. allem.) n. f. Bot. Syn. de borye.
BAUMGARTIE (du n. de Baujngarten) n. f. Bot. Genre do ménispermacées, réuni aujourd'hui aux cocculus.
Baumgartner (André, baron de), physicien et homme d'Etat autrichien, né à Friedberg (Bohême) en 1793, mort à Vienne en 1865. Il professa la physique à Olmutz en 1817, puis à Vienne en 1823, où il ouvrit des cours do mécanique industrielle, à l'usage du peuple, et fonda, en 1826, le Journal de physique et de mathématiques. Par la sui^e, il devint ministre des travaux publics (1848), commissaire au congrès douanier de Vienne (1851), ministre du commerce et des travaux publics (^1851), des finances (déc. 1851-1855) et membre de la chambre haute (1861). On lui doit, entre autres ouvrages estimés : Aréométrie {1S20) ; ta Mécanique datis ses applications aux ai'ts et à l'industrie (1823); Histoire naturelle ; Guide du chauffriirdrs machines à vapeur (1841).
Baumgartner (GaHus-Jacques),publiciste et homnio IM>iiTi.ji]-' suisse, né en 1797 dans le canton de Saint-Gall, murt a Saint-Gall en 1869. Il prit une part active aux luttes qui agitèrent ce canton, et le représenta au conf>eildes états de la Confédération. Entre autres ouvrages, il a laissé : la Suisse, ses luttes et ses tra/is format ion s de tS30 à iS50 iZurich, 1853-1866).
BAUMGÀRTNER(Charles-Henri), médecin allemand, né à Pforzhcim en 1798, mort à Baden-Baden en 1886, professa la clinique médicale à Fribourg. Ce savant est surtout connu pour ses observations sur l'embryologie et sur la circulation du sang. Il fut le précurseur de Schwann, qui formula d'une façon définitive la théorie cellulaire. Parmi ^es nombreux QU\TBges,no\is citerons: Système dualis; , !■ '/ '■Jfcine l&3b-l8Zl); De la physiologie des malaih i- .' .\- -(.//e* recherches de physiologie et de médecii' j' ^ ' isis^; Traité de physiologie (1853) ; le Développa ■'' "'- ' ' .^'brïion par la division du germe\l%î>\); Histoire physiologiqi": if>la création (1855); Pensée créatrice, en deux parties ; VHojnme (1856), et l'Univers (1859) ; Ecrits et éludes drann,tiques sur la vie (186.''>-1866) ; les Cellules de l'univers (IS'Jô, ; la Nature et Dieu (1870).
BAUMIERfm(-é) n.m. Nomdonnéauxvégétaux qui fournissent lies produits assez variés, confondus dans le commerce .sous le nom de baume.
BauMSTARK (Antoine), philologue allemand, né en isoo â Sinzheim. mort en 1876. Il fut, de 1836 à 1871, prolesseur de philologie à Fribourg, et directeur du séminaire philologique. On lui doit de nombreux ouvrages : Commentaires sur les poésies d'Horace (ISM): Etudes sur l'antiquité pour servir de commentaires aux pnésie.'; fVflornrp (1841); Anthologie grecque {\SAO) ; Anthologie romaine lMi\l); l'Interprétation religieuse libre (isiù): Le-rique populaire {I6il-:>1)^ sous le pseudonyme de Hermann von Busche; Antiquités de l'empire allemand (1873) ; Explication complète de la partie spécialement économique de la Germanie de Tacite (Leipzig, 1880). —Son frère EDOtTARo, économiste allemand, né à Sinzheim en 1807, mort en 1889. Professeur à l'université de Greifswald. il fut membre de la Chambre des états d'Erfurt (1850), puis de la Chambre des seigneurs de Prusse; il y défendit les principes ron.stitutionnels. Au Reichstag allemand, il fut un des chefs du parti national libéral. On lui doit une traduction des Principes de
Ricardo (1837), uno Bhloire de» claaiea ouvrière» (1853), plusieurs ouvrages d'économie rurale, un recueil de chants populaires, etc.
BAUM8TARK(Roinlioldi,Iiotnnio politique allemand, né i Fribourt' en 1831, tils d'Antoine Buumstark. Consoiller au tribunal do Constance, il fut, au Landtag do Dudo, do 186D à 1882, un dos chefs du parti catholique. Il a publié de remarquables ouvrages sur l'Espagne : Voyage en ICapanne (ISôO); D. Francisco de Qucvedo (1871); Cervantes (187.1); la Litlérature espagnole au temps des Habsbourn 118771; le Parti catholique populaire dans le pays de Bade (1870); Vicissitudes d'un eatholique allemand {ISS3). —Ses trois frères, Heumann, Christian et Adolphe, se sont signalés dans les questions religieuses.
BauNABD (Louis), écrivain français, né à Bellegardc (Loiret) on 1826. Docteur es lettres et on théologie, il est devenu, en 1877, professeur d'éloquence sacrée et d'histoire ecclésiastique 4 l'université catholique do Lille; on 1881, supérieur du colliigo Saint-Joseph, puis recteur do celte université et prélat do la maison du papo. On lui doit un très grand nombre d'ouvrages, dont les principaux sont : riu'odulphe, ém'que d'Orléans (1860) ; Vies des saints et pcrs, limages illustres de l'Enlisé d'Orléans (1862-1803); le li'JHte et ses victimes dans le siècle présent (1865) ; Histoire • Ir saint Ambraise (1871); le Pontificat de Pie IX (1871); './ Foi et ses victoires (\ii2 ot 1883); le Combat de la foi, riu.les biographiques et apologétiques (1883-1891) ; .ff«(oire .1., rardinal Pif (1893) ; etc.
Baune (DE La), diplomate français. Il n'est guère connu que par la négociation des préliminaires de vienne, qui assuraient à Stanislas Leczinski le Barrois et l'expectative do la Lorraine (1735), et qui furent modiriés par le traité do 1737.
Bauny (Etienne), jésuite, né à Mouzon on 1564, mort à Saint-Pol en 1649. Il a laissé, en latin et en français, des ouvrages do casuistique, qui furent condamnés ù. Rome en 1040, et censurés par l'assemblée du clergé, à Mantes, en 1042. Pascal attaque vivement sa doctrine dans le.s Provinciales. Ses principaux ouvrages sont : la Somme de tous les péchés (IMO-lSii), et la Théologie morale (1040-1047). BAUQUE [bdk) n. f. Nom vulgaire de la zostére, plante marine employée pour l'emballage et la confection do matelas. Il On écrit aussi baugce.
BAUQUIÉRE ki] n. f. Ceinture intérieure d'un navire reliant h", i iMi|il.s .t, supportant les baux par leurs oxtrémi- I tés : J.n nAin,'i-ii;RR est renforcée par une sous-bauquiére. iSnr les bitimcuisen fer, les bauquières sont des cornières ^1.' 1er rivées sur la membrure.) n Bauquiére de canot. Pièce i|iii reunit les couples à hauteur des Dancs. V. bah.
BAUQUIN (Jcin — eorrupt. de bouquin, tuyau de pipe) n. m. KmlHiuehure do la canno à souffler le verre.
Baur ■lu B AUER, ou Bawer (Jean-Guillaume), peintre on miniature et i,'r:ivcur français, né à Strasbourg en 1600, uu, suivant quchpies auteurs, en 1010. Il travailla pondant plusieurs années à Naplcs, à Venise ot à Rome, où il 'iliiint la protection des ducs do Bracciano et Colonna. Apiiolé ensuite à "Vienne par l'empereur Ferdinand, qui le nomma peintre de !a cour, il s'établit dans cette ville, et y mourut en 1642. C'est un graveur do la manière de Callot. Son œuvre, d'environ 500 pièces, se compose do vues d'Italie, de paysages, de batailles, et d'une suite do ir.o pièces pour illustrer les Métamorphoses d'Ovide.
Baur (Ferdinand-Chrétien de), célèbre théologien et
eiiii.|ue allemand, né en 1792, mort on 1800. Il occupa,
Hiis 1820 jusqu'à sa mort, une chaire de théologie
I ;ii,'oliquo à l'université de Tubingue. Il est le chef d'une
'!•• théologique très importante, dite école de Tubingue,
t les tendances sont ra-