I -lormachor; la Rédejnption (1838); Histoire de la doc
■ ■ chrétienne, de la Trinité et de l'Incarnation divine
- 1 1 - 1 843) ; le Traité d'histoire dogmatique chrétienne (1847);
' / r//;.!e chrétienne des trois premiers siècles {\K-i'.
l'iiur Baur, qui professe les principes de l'hégéiianismo, le -livin s'identitic avec le nécessaire et le général ; c'est le I iii'l d'où sort le particulier, le réel. Ainsi, plus d'antinomie l'inre le divin et le naturel. Considéré à ce point do vue pauiliéisto, le christianisme cesse d'être surnaturel sans isscr d'être divin. L'idée chrétienne a subi la loi commune 'i's niées en voie de réalisation ; elle a germé, s'est déve- I ri'i'o et s'est diversifiée, et la tache de l'histoire est de la suivre dans ses phases successives.
I a seconde série des travaux de Baur concerne la cri- I pie. Son point de départ n'est point dans les Evangiles mais dans les écrits do Paul. Dans les deux dissertations l s,; n : Sur les origines de l'ébionitisme et sur sa dérivation de /a xerte essénienne; Sur le parti du Christ à Corinthe. l'op- [lasition entre l'ébionitisme et le paulinisme est envisa-
i-' emnip le tr.-iit dominant de la physionomie des temps
''r"s''''i l'i' l'i 1- '..dans l'écrit. 'î«rfopr(,VCTirfuM^/)i(,'es '"" '' Paul, il découvre uno opposition
'"'"■'' '1 1 1" la Gnose, et le dessoin formol de fa-
pi scopal naissant. On vit paraître - " le hut et l'occasion de l'Ep'itre écrit Sur l'origine de l'ÉpiS'
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copa<(l838). Mais les deux principales œuvres critiques de Baur furent : Paul, l'aptStre de Jésus-Chriat, »a vie et ses œuvres, ses Epltres et sa doctrine, étude critique-historique du christianisme primitif l^iui), et Jlecherche» critiques sur les Evangile» canoniques, leurs rapports, leur origine et leurs caractères (1847). Citons encore : les Evangiles de Marc et de Marcion (IS51), l'Ecole de 'Tubingue et sa situation présente (1859), Leçons sur la théologie du Nouveau Testament {IMi). — BiuLioaR. : Ed. ZcUcr, Uaur et l'école de Tubingue; Sam. Berger, Daur et les origines de l'école de 'Tubingue 1,1807); Fr. Lichtenberger, Histoire des idée» religieuse» en Allemagne.
Baur (Albert), peintre d'histoire allemand, né à Aixla-Chapelle on 1835. Il lit ses études artistiques d'abord à Dusseldorf, puis à Munich. Baur devint rapidement l'un dos peintres d'histoire les plus estimés de l'Allemagne. Il fut nommé, en 1872, professeur do peinture historique à '\Voimar, mais n'y resta quo quatre ans, ot revint se fixer définitivement à Dusseldorf. Sa première grande composition historique fut le Transport du corps de l'empereur Othon m d'Italie en Allemagne. Cet artiste n'obtint pas moins de succès on 1864, avec sa Scène du jugement dernier. Parmi les œuvres qu'il a exécutées depuis, nous citerons : Chrétiens portant le cadavre d'une martyre hors du cirque; Saint Paul préchant à Home, qui lui valut le 1" prix de l'Association des arts historiques; 0</io« /" deva/it le corps de son frère Thankmar; la Fermeture du saint sépulcre; Après la mise au sépulcre; etc. Un réalisme sain, qui n'exclut pas le style, et un coloris vigoureux et plein, sont les qualités dominantes do cet artiste. Mais sa composition est chargée, et même parfois entassée.
Bausch (Jean-Laurent), médecin allemand, né à Schweinfurt en 1605, mort en 1605. Il fonda, on 1652, l'Académie des curieux de la nature, dont il devint le président, sous le nom de Jason, ot qui fut approuvée par l'empereur d'Allemagne, sous le nom d' « Académie impériale ». On a do lui (juelques écrits.
BausKE, ville de la Russie d'Europe fgouvern. de Courlande), sur l'Aa; 7.175 hab. Tannerie, tuilerie. Ancien château bâti par les chevaliers teutoniques en 1442 ; combat entre les Russes ot le maréchal York on 1812.
Baussaine (La), comm. de l'Ille-et-Vilaino, arrond. et à 20 kilom. do Saint-Malo, sur un affluent du Linon ; 1.055 hab. Commerce de bestiaux.
Bausset (Louis-François de), évéque et écrivain français, né à Pondichéry en 1748, mort â Paris en 1824, était évoque d'Alais au moment do la Révolution, et fut nommé pair de France en 1815, membre de l'Académie française en 1810, cardinal en 1817. Il a laissé, entre autres ouvrages, uno Histoire de Fénclon (1808-1809), et une Histoire de Dossuet (1814).
Baussonnet (Georges), dessinateur et poète français, né ot mort à Reims (1577-1644). La bibliothèque municipale de Reims possède deux recueils comprenant en totalité 74 folios de dessins originaux de tous genres, portant ce titre ; Dessins de peinture, gravure, orfèvrerie, maçonnerie, menuiserie, tournerie, ferrure et autres arts, de la main et invention de G. Baussonnet, de lieims. On trouve dans ces recueils de nombreux motifs, et la suite des décorations employées à l'occasion du sacre de Louis XIII ou des entrées royales et princières dans la ville de Reims. Baussonnet était à la fois dessinateur et bel esprit. On lui demandait aussi bien de se charger des vers et des compliments à adresser aux princes, que d'inventer les ornements des fêtes qu'eu leur donnait.
Bauta, ville des Antilles espagnoles (île de Cuba [prov. do La Havane]) ; 8.000 hab.
Bautain (l'abbé Louis-Eugèno-Marie), philosophe et I théologien français, né à Paris en 1796, mort dans cette ville on 1867. Sorti de l'Ecole normale, il fut, en 1816, nommé professeur de philosophie au collège de Strasbourg, et chargé, on 1817, du même cours à la faculté des lettres de cette ville. S'étant, un peu plus tard, reconnu la vocation ecclésiastique, il se fit ordonner prêtre (1828), et devint successivement chanoine de la cathédrale, directeur du petit séminaire de Strasbourg, supérieur de la maison de Juilly. En 1838, il fut nommé doyen de la faculté des lettres de Strasbourg, et garda ce titre jusqu'en 1849, époque à laquelle l'archevêque Sibour l'appela à Paris et le nomma vicaire général et promoteur de son diocèse. Il fut chargé, en 1854, de professer le cours de théologie morale, à la faculté de théologie do Paris.
Bautain attaqua la philosophie française de son temps, qu'il trouvait matérialiste et athée. Mais, comme pour démontrer l'insuflisancc de la raison en face de la révélation divine, il soutint qu'elle était incapable de trouver et même de prouver l'existence de Dieu, il fut frappé de censure par l'évêque de Strasbourg ; Rome, â son tour, le condamna, et il se soumit en 1838. Bautain a écrit un assez grand nombre d'ouvrages. Les plus importants sont : Pstichologie expérimentale (1839), étude de l'esprit humain et de ses facultés ; la Religion et la liberté (1848), reproduction de conférences faites cette mémo année à Notreliarae de Paris ; la Morale de l'évangile comparée aux divers systèmes de morale (1855) ; Philosophie des lois au point de vue chrétien (1860); la Conscience ou Règle des actions humaines (1861) ; Manuel de philosophie morale (1866) ; les Clioses de l'autre monde, journal cCun philosophe (1868); Méditations chrétiennes (1873).
Baotru (Guillaume de), comte de Serrant, chancelier de Gaston, duc d'Orléans, puis introducteur des ambassades chez le roi (1631), enfin conseiller d'Etat, poète et membre de l'Académie française, né à Angers en 1588, mort à Paris on 1665. Il était le fils de Guillaume Bautru, conseiller au grand conseil, et épousa Marthe Bigot, fille d'un maître des requêtes. Il dut sa fortune à .son esprit satirique et vif, qui amusa Richelieu et .Mazarin : mais ce serait lui faire injustice que do ne le regarder que comme un bouffon de cour. L'estime d'un homme comme Ménaee, lo rôle (|ue lui confièrent les deux grands ministres, témoignent de son mérite ; mais, par une juste vcneeance, les épicramnies dont il mordit le mérite d'autrui attaquèrent son propre mérite : . Risum fecit, disait-on de lui, sed risum fecit. ■.
— BiBLiOGR. : Les dictionnaires de Bayle et de Jal.
Bautsch, ville d'Austro-Hongrio (Moraviel, sur la Bnutsch, affluent du haut Oder; '4.i>no hab. Elevage de bestiaux, industrie de toiles, manufacture de tabac.
BAUMSTARK — BAVARD
Bautzenou Budissin, ville d'Allemagiie (roy. da
Saxe,, ch.-l.du cercle de son nom. , --
sur la Sprée; 21.500 hab. Consis apostolique, cour d'appel, calhé-l:
de Saint-Pierre, fondée en 927 ■ Henri II ; château royal d'On bourg. C'est un contre industriel portant : fabrication do bas, de d r a do toiles ; papeteries, blanchi ries et impressions do tissus; foi, . ries do fer, briqueteries, poudre, tabacs, etc. Commerce d'objols manufacturés et de produits agricoles.
Marchés de bestiaux. Victoire de .,,,,. „, Enuiztn Napoléon I-' sur les Prussien» et les *™ Russes, le 20 et lo 21 mai 1813 ; mort du général Duroc. — Le district de Baulsen est peuplé de lOo.soo hab.; le cercle, do 370.750 hab.
Bautzen (bataille de), livrée par Napoléon aux armées russe et prussienne, les 20 et 21 mai 1813. L'cmjierour, qui les chassait devant lui depuis Lutzcn (2 mai), les trouva, lo 10, solidement retranchées derrière la Sprée. Tandis que ce mémejour, Ney et Lauriston. placés à l'cxtreme gauche, nréparaicnt, par un brillant combat contre Barclay do Tolly, un mouvement tournant qui devait faire
Marmont^^ ^ Cavalerie A^, ^ fSl Carde y^.
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Baulzpn)*'''" ',.,/, f,
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riaii Je la bataille de Bautzen.
tomber les positions ennemies, le 20, Oudinot, Macdonald et Marmont enlevaient la première ligne de défense des alliés. La bataille reprit lo 21 au matin. Bliicher défendit avec acharnement les points qu'il appelait ■ lesThermopyles de rAllemagnc»; Ney, qui arrivait, refoulant les troupes de Barclay, le força à quitter précipitamment ses positions. La victoire des Français était complète, mais le manque de cavalerie les empêcha d'en profiter. Ils auraient perdu 13.000 hommes, et les alliés 15.000.
Bauvais (Louis-Jacques), général haïtien, né à La Croix-des-Bouquets en 1759. mort en mer en 1800, se mit le premier à la têto des esclaves soulevés à Saint-Domingue (1790), mais refusa de prendre part au mouvement séparatiste de 1799, et mourut en venant en France.
BaitvIN, comm. du Nord, arrond. et à 17 kilom. de Lille, sur le canal de la Haute-Deule ; 2.398 hab. Ch. de fer Nord. Houille. Fabrique ot distillerie de sucre, tannerie.
Baux (Les) [Baucium], bourg, autrefois ville assez im- ])ortanto des Bouclies-du-Rhùne, arrond. et à 22 kilom. d'Arles, bâti sur un rocher escarpé ; 338 hab. Récolte et commerce de grains, huile et vin ; carrières de pierre.
— En'Cycl. Les remparts du bourg, les maisons, le château ont été en grande partie taillés en pierre calcaire. Beaucoup de maisons ont des façades élégantes dans le style de la Renaissance ou du xv« siècle. Le bourg entier, murailles, château, maisons particulières, est classé parmi les monuments historiques. C'était, au moyen âge, un fief vraiment puissant.
Baux, nom d'une des plus anciennes familles de Provence, connue depuis Pons le Jeune, seigneur de Baux, qui vivait au commencement du xi' siècle.
Baux (Guillaume I" de), de la famille des seigneurs do Baux, succéda, en 1 isi, à son père Bertrand I", comme prince d'Orange. 11 prit rang parmi les poètes troubadours du temps. Ce prince eut une fin terrible, en juin 1218. II s'était montré un des ennemis les plus implacables des albigeois, lorsque, dans une embuscade, il fut pris par les Àvignonnais. Ceu.x-ci, dit-on, l'écorchèrent vif^ et coupèrent son corps en morceaux.
Baux i Clar.ti,. et Huguette dk). V. Bii'LX.
Baux-de-breteuil (Les), comm. de l'Eure, arrond. et à ;;a kilam, d Kvreiix. sur le plateau d'Ouche; 876 hab. Forêt. Sabots, clous, épingles, quincaillerie.
BAUXIE n. f. Bot. Syn. de cipuee.
bauxite (rad. Les Baux. n. de lieu) n. f. Ce minéral, très variable de composition, est un hydrate d'alumine et de fer. Il se présente en grains ou en masses pisolithimies. (La bauxite est utilisée comme minerai d'aluminium. On la trouve aux Baux et dans diverses localités des Bouches-du-Rhône, du Var et de Styrie.)
BAVALTTE 'de Bavaton, et du gr. lithos, pierre. — L'orthoL'r. étymol. serait bavalithe.) n. f. Silicate hydraté naturel dô fer et d'alumine, à structtire oolithique. ainsi .ippelê parce quon le trouve à Bavalon (Bretagne). Variété de chamoisite.
BAVANG ou BAWANG n. m. Fruit particulier qui a un goiit d'ail très prononcé, ce qui le fait employer pour remplacer ce condiment.
Bavans, comm. du Doubs, arr. et à 8 kilom. do Montliéliard. sur lo Doubs ; 1.107 hab.
BAVARD ivar), ARDE jdu gr. babax, grand parleur) adj. Qui parle beaucoup, qui aime à parler : Femme bavarde.