‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 762 sur 828 · BAVARDAGE — BAVIÈRE · texte numérisé non relu

BAVARDAGE — BAVIÈRE

Avocat BAVARD. 11 Relatif aux bavards ou au bavardage : Habitudes ijavardes.

— Par est. Indiscret, qui ne peut garder aucun secret : Il faut se défier d'une voisine t^'op bavarde, ii Qui trahit, mémo sans parler, certaines pensées qu'il faudrait cacher: Des yeux bavards.

— Par anal. Qui fait un bruit continuel : Ruisseau bavard.

— Fiiï. En bonne part, Qui aime à s'épancher : Les vieilles amitiés S07it BAVARi>ES. (V. Hugo.)

— Chass. C/iieîï bavard. Celui qui crie d'ardeur, le nez en l'air et hors la voie, ii On dit plutôt babillard.

— Substanliv. Personne qui parle beaucoup : Le bavard n'est pas celui qui pense et parle beaucoup, ?nais celui qui parle plus qu'il ne pense. (Joubert.) Il Personne indiscrète : Le bavard est presque toujours méchant. {Mavlès.)

— n. f. Argot. Langue, bouche : Se mordre la bavarde.

— Syn. Bavard, babillard. V. babillard.

— Antox. Discret, silencieux, taciturne, muet. BAVARDAGE n. m. Action, habitude de bavarder : La

sottise et la fatuité qui ne doutent de rien produisent le bavardage. Il Discours, propos de bavards : Les bavardages deviennent souvejit de solennels an'éts. (Balz.)

— Par ext. Caquet de certains oiseaux : Le bavardage impei-tinent des merles. (E. About.)

— Syn. Bavardage, loquacité. Le bavardage oblige à parler celui qui est atteint de cette infirmité; aussi, quand le bavard n'a rien â dire, il invente. Il devient donc facilemont un indiscret et un menteur, ha. loquacité consiste à dirri quelque chose en beaucoup de mots, lorsqu'un petit noniI)ro pourrait saflire.

— Anton. Discrétion, mutisme, silence, taciturnité.

BAVARDER v. n. Parler beaucoup, faire des bavardages ; Bans le pays oit l'on fait les choses, il ne reste point de temps pour en bavarder. (Griram.)

— Parler indiscrètement : Que de réputations l'on perd

— Activ. Dire en bavardant : Le duc de Béthune bavardait des misèi-es. (St-Sim.)

— Syn. Babiller, caqueter, jaboter, jaser. V. babiller. BAVARDERIE n. f. Passion pour le bavardage, it Propos de bavard. (Vieux.)

BAVARDIN, INE n. ; BAVARDINAGE n. m. ; BAVARDI- NER V. n. Mots dont M"" de Sévi^né se servait en plaisantant, pour dire Bavard, Bavardage et Bavarder. Elle dérivait ces diverses formes du nom des Lavardin, famille do bavards avec laquelto elle avait de fréquents rapports.

BAVAROISE n. f. Bavardage, propos de bavard. (Vieux.)

BavarIA n. f. Planète tf^lescopique, n" 301, découverte par Palisa. le \G novembre 1890.

Bavarois, OISE, qui est né en Bavière, qui habite la Bavière. - Les Bavarois.

— Adjectiv. Qui a rapport à la Bavière ou à ses habitants : Forêt bavaroise.

BAVAROISE (Pendant un séjour que les princes de Bavière liront à Paris, au commencement du xviii" siècle, ils allaient souvent prendre du tlié au café Procope. Leurs Altesses avaient demandé qu'on le leur servît dans des carafes de cristal, et, au lieu de sucre, elles y faisaient mettre du sirop de capillaire. Cette boisson nouvelle fut appelée ôai'aroise, du nom des princes) n. f. Boisson faite dune infusion de thé, à laquelle on ajoute du sirop de capillaire, et du lait, qu'on peut supprimer ou remplacer par du chocolat ou du café : Bavaroise à l'eau, au lait, au café, auckocolat. {On absorbe couramment, sous le nom de bavaroise, des boissons qui ne ressemblent que de loin à cette composition.)

— Bavaroise de gelée. Entremets sucré qui se prépare avec du lait, du sucre, des jaunes d'œufs, etc., et que l'on fait cuire jusqu'à consistance de gelée.

Bavay (en lat. Bagacum), ch.-I. de cant. du Nord. arr. et à 24 kilom. d'Avesnes, près de l'Hogneau, sous-affluent de l'Escaut par la Haine; l.oao hab. Ch. de f. Nord. Brasseries, tanneries, clouterie, fonderie de cuivre. — Le caat. a 18 comm. et 17.7S0 hab.

— Histoire. Bavay est une ville très ancienne, qui commença, sous Auguste, â prendre de l'importance; mais, détruite par les Vandales en 451, elle ne se releva jamais complètement. Elle semble, cependant, avoir repris quelque importance au moyen âge. et son commerce était florissant au XIV* siècle. Elle fut saccagée par Louis XI en 1477, incendiée en 1554 par Henri II, brûlée de nouveau par les protestants en 1572. Après avoir longtemps fait partie dos Pays-Bas, Bavay fut définitivement cédée à la France par le traité de Niiiiègue, en 1678. L'armée française y campa après la bataille indécise de Malplaquet, en 1709.

BAVE {mot qui paraît être une onomatopée exprimant la salive qui accompagne le premier babil des petits enfants) n. f. Salive visqueuse, mais non écumeuse : Essuyer la bave d'un enfant, ii Salive écumeuse, sécrétée par' la bouciie de certains animaux : La bave d'un cheval, d'un

chien t

raffe

■ Par anal. Liquide lubrifiant que sécrètent les hélices terrestres, et qui les aide à se glisser pour avancer : La bave des limaçons, des escargots.

— Fig. Venin : La calomnie dénature les plus belles actions en les infectant de sa bave.

— Techn. Fil très délié que le ver à soie dispose d'abord autour de l'endroit où il va faire son cocon, n On dit aussi

ARAIGNÉE, nOURRKTTE, FRISON.

Bavean, île do la Malaisie ^ndes néerlandaises), au N. du détroit de Madoura, dans la mer de Java. Elle est peuplée de 38.000 hab. environ, et relève administrativemont de la province javanaise do Sourabaya.

— BiBL.:QuarlosvanUfford, j7e?e/;aHrfZîrtrmn{"Tijdschr.

van het Aardrijkskund. Genootsch. » [Amsterdam, 1892]).

BAVÉOle n. f. Nom vulgaire de la centaurée-bluet.

BAVÈQUE fré/r') ou BAVESQUE {yè^/:') n. f. Ichtvol. Ryn.

do uLENNiii ^On dit aussi mavkuse). ii Nom vulgaire de la raie.

BAVER v. n. Laisser couler do la bave par la bouche :

Le chien enragé bave beaucoup.

Par anal. Couler en souillant, au lieu de jaillir à dis- ■'' ' ^ jaillit pas, il bave.

. Infecter, souiller, calomnier : Baver

Ce:

- Fig. Bav, ar.R le talent.

. lai

BAVERELLE ou BAVERÈLE (rad. baver) n. f. Petit feuil-

let ou anneau de métal attaché au pas d'âne des anciens mors, aux xvi" et xvn" siècles : La baverelle flottait sur la langue du cheval. {Quelques spécialistes nomment les baverelles des amusettes, parce qu'on supposait qu'elles amusaient le cheval.) V. mors.

BAVERETTE [rèf — dimin. de bavette) n. f. Partie d'un tablier qui couvre la poitrine.

BAVEROLLE (rad. baver) n. f.

Pièce d'étoffe attachée à une trompette de guerre. V. bannière.

BAVETTE {i:èt') n. f. Pièce du vêtement des petits enfants, que l'on attache sous leur menton, pour les empêcher de se salir en bavant :

Bavette en toile cirée, n Baverette.

— Etre à la bavette, Etre en âge H Par ext. Etre très jeune.

— Fig. Tailler des bavettes, Bavarder. (On entendait sous le nom de bavette, au moyen âge, un surtout de lit à l'usage des femmes en couches. C'est, sans doute, de là que vient l'expression tailler «ne bavette, à cause de l'échange de commérages qui se faisait autour du lit de l'accouchée.)

— Art culin. Bavette d'aloyau, Partie du bœuf comprise entre Taloyau et le pis.

— Pèch. Tuile faîtière en terre crue pour donner issue à la fumée, dans les saurisseries.

— Techn. Lame de plomb couvrant le bord des chénoaux. ii Lame de zinc rejetant les eaux en avant des fenêtres.

Il Plastron de cuir en usage chez les boyaudiers.

BAVEUSE n.f. Ichtyol.

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