‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 763 sur 828 · V. bavèqde, et blennil · texte numérisé non relu

V. bavèqde, et blennil

BAVEUX (veù), EUSE adj. Qui laisse couler de la bave : Bouche baveuse. Limace baved.sk.

— Chaii'S baveuses , Bords d'une plaie humectés d'un liquide séreux, ce qui empêche la cicatrisation.

— Art culin. Omelette baveuse, Omelette juteuse, parce qu'elle n'est pas très cuite.

— Typogr. Lettre ba~ veuse. Lettre dont l'encre a macule les bords.

BaVIER ( Siméon ) , homme d'Etat suisse, né à Coire en 1825, mort à Bâle en 1896. Il suivit d abord la carrière d'ingénieur, et prit part à la construction du réseau ferré du Rheinthal (1853- 1855) et de la ligne de Parme à Plaisance (1857-1858). Il publia, en 1871, une brochure sur le percement du SplUgen,

er,, en 1879, une étude sur les lioutes des Alpes. Bavier fut nommé, en 1851, membre du grand conseil des Grisons, et, en 1863, membre du conseil national. Commissaire fédéral au Tessin, lors des troubles électoraux de 1876, il y fit preuve de tact et d'impartialité. Il fit partie du Conseil fédéral de 1879 à 1882, géra le département des finances en 1879 et 1880, et celui des postes et chemins de fer en 1881 et 1882. II fut président de la Confédération pour 1882. De 1883 à 1895, il fut ministre de Suisse à Rome.

BAVIÈRE (rad. baver) n. f. Pièce d'armure qui servait à défendre la partie inférieure du visage.

— Ej.vcycl. La ôaïuVre était une pièce battue, mobile, indépendante du casque, destinée â défendre le cou, le menton et la bouche jusqu'au nez Au xv siècle, la bavière, souvent formée de trois ou quatre pièces articulées, se fixe par sa partie inférieure, façonnée en pointe, soit sur le plastron de la cuirasse, soit sur la jaque ou le collet de buffle ; et, dans ce cas, elle se rattache derrière le cou par des courroies. On ne doit pas considérer comme bavière la mentonnière des armets primitifs, s'ouvrant au droit du visage en doux volets latéraux, comme dans les défenses de tête du type des bicoquets. Le dernier vestige de la bavière du xv* siècle est dans le masque mobile des bourguignotes du xvi" siècle. V. bourgdignote, bico- (jUKT, salade.

Bavière (royaume de) [en allem. Bayern\ Etat de l'Europe centrale, faisant partie, depuis 1871, delà Conlédération germanique.

— Géogr. Ce royaume, dont la superficie est exactement de 75.865 kilom. carr., est le plus grand Etat de 1 Allemagne du Sud. Il est borné au S. par les Alpes Bavaroises, qui le séparent du Tyrol, et au S.-E. par le cours do ITnn, qui vient se jeter d'ans le Danube à Passau. Du Danube, la frontière suit la lirjne de faîte du Bôhmerwald jusqu'au nœud du Fichtelgebirge. Au N., la Bavière est st'paréc de la Thuringe par des collines qui se détachent du Fichtel, jusqu'au confluent de la Saaie; puis, se dirigeant vers le IS., la limite suit les premières assises du Rhôngebirgc. A l'O., la ligne de séparation est encore

plus indécise : d'une façon générale, elle s'adapte pendant quelques kilomètres au cours du Mein, puis, apns avoir dessiné un tracé conventionnel, elle coupe lo l'anube et longe la rivière Hier, pour aboutir au lac i-? Constance. En outre, la Bavière comprend aussi un assf^z vaste territoire, limité au N. par la Hesse et la Prusse rhénane ; à TE. par le Rhin, qui le sépare du grand-duché de Bade; au S. par l'Alsace-Lorraine, et au N.-O. par les provinces Rhénanes et le cours d'une petite rivière, le Glan; c'est la Bavière rhénane, ou Palatinat, dont la superficie atteint à peine 540 kilom. carrés.

Un pays aussi bizarrement découpé n"a pas d'unité géographique. Pendant que la région palatine dépend du système vosgien par les collines du Hardt (de 320 à 350 m.) qui le prolongent au N.-E., la Bavière est comme enfermée dans un cirque de hautes montagnes, dont les unes appartiennent aux Alpes, et les autres au système allemana. Au S. se dressent les Alpes calcaires Bavaroises ou Noriques, que déchirent en profondes vallées les affluents du Danube. Leur sommet culminant est le Hochkampen, qui ne dépasse pas 3.125 m. Au S.-O., la Bavière est coupée de la Bohème par la muraille du Bôhmerwald, à travers laquelle s'ouvrent plusieurs passages, dont le plus important est le défilé deCham à Pilsen. Cette masse graniti- (lue, vêtue d'épaisses forêts, s'étend sur une longueur de 220 kilom. et sur une largeur qui varie de 20 à 25. La hauteur moyenne ne dépasse guère 800 m., mais les monts Rachel et Arber, points culminants du massif, atteignent 1.454 m. et i.48i>ni.

Le Bôhmerwald est suivi parallèlement à l'O. par la forêt de Bavière ou Bayernwald. De même que le Bôhmerwald, lo Fichtelgebirge est un massif extérieur à la

A, bavière (v. IVfi'l

Bavière. Isolé de toutes parts par des vallées profondes (la Saale, l'Eger, le Naab, le Mein), ce massif granitique dresse son pic le plus élevé, lo Schneeberg, à 1.050 m. seulement. Les montagnes qui continuent à 1*0 le Fichtelgebirge élèvent leurs principaux sommets > n dehors des limites poHtiques de la Bavière. Un seulgroii|M. se trouve presque en entier sur le territoire bavarois c'est le Spessart (ou « forêt des Eperviers «), dont le pins haut sommet est le Geiersberg (ou " mont du Vautour > , et qui constitue « la borne angulaire du royaume ».

Entre le domaine du Danuue et celui du Mein, c'està-dire dans la partie centrale de la Bavière, s'élèvent au>si , non des montagnes proprement dites, mais de larjjr^ plateaux auxquels on a donné successivement le nom \\v Jura Souabe et de Jura Franconien, et qui se replient vers les monts de Thuringe. Au S. du Danube, les débris •h--. grandes Alpes ont constitué un autre plateau (le platcini Bavarois), couvert de cailloux roulés, et constitué par d. ^ pierres calcaires et des fragments de granit enfouis sous une mince couche de terre végétale.

— Lacs. Sur ce plateau, où l'écoulement des eaux ne s'' fait pas avec une grande facilité, on trouve un ceriaui nombre de lacs, dont quelques-uns ont une superficie considérable. Le lac à'Ammer, aux rivages boisés, couvre un espace de 42 kilom. carr. ; le lac de Wurm, aux environs de Munich, s'étend sur 54 kilom.; celui de Chiem, beaucoup plus important, présente une nappe d'eau «le 192 kilom. carr. Encore, ces lacs ne sont-ils qu'un failtb^ reste de la mer intérieure qui recouvrait autrefois uno partie de la Bavière.

— Climat. Cette élévation du sol donne à la Bavière du sud un climat froid et inégal. Largement ouverte aux vents du nord, fréquemment enveloppée par des brouillards épais, elle n'atteint en hiver que la moyenne de — 1° et ne subit pas en été des chaleurs supérieures à 4- 14*' en moyenne (Munich : été 14" ; hiver — 0°,22 ; Augsbourg : printemps + 6",93 ; automne ■+■ G-'.eo). Au N. du Danube, la moyenne annuelle s'élève sensiblement, tout en étant inférieure à celle du reste de l'Allemagne. La Bavière rhénane jouît, au contraire, d'un climat extrêmement doux, comparable à celui de l'Alsace.

— Cours d'eau. Le Palatinat est traversé dans le sens d'O. à E. par une série de rivières tortueuses et qui. se dirigeant vers le Rhin, ouvrent des défilés à travers les derniè, res hauteurs des Vo.sges ; telles sont, en allant du N. au S- ;

la lauter, la Quicch, la liliès, lo Speuerhach ot la Nahe.

C'est lo Danube qui fait, on réalité, l'unité gcoffrapIii<(UO do la BaviiTo proprement dite. Ses affluents do la rivo droito suiit (unsidérablos. Sortis des Alpes, ils coulent en formant nno sorte d'évontail, et ont un caractùro nettement torrentiel. Co sont, en allant do l'E. à l'O. : Vlller, la Ctinz. io Arc/t. mii arrose Au^^sl.uur^'; Vlbn, VAbcm, la Grosx- /.((/>'.' r. la Klein l.ahcr, Vhnr. (|ui est la rivière centrale de la BuviL-rc, cl, armso Mminli ; ontin, Vlnn, égal au Danulie, dont le lit est oncunibrù d ilcs sablonneuses qui le divisent on plusieurs bras.

Sur la rivo gaucbe, lo Danube no roi;oit que dos affluents sans iniporlance, sauf au point de vue des communications : la Womitz, VAltinUhl, la IVaah, la liegcn et 17/;.

C'est qu'on eifel, au N., presque toutes les eaux de la Baviôre s'èooulont vers le Moin, qui reçoit, sur sa rivo droite, la /forfac/i et la Saale franconienne, laquelle vient do la Rliœn, et, sur sa rivo gaucho, la Hegnitz.

— Géographie économique. La Bavière est essentiellement un pays agricole : la moitié de sa surface est occupée

Sar dos cbamps, dos vignobles ot des jardins ; lo reste jiar es prairies, des iKiiin-ages ei dos forôts. La m.ijeuro partie du sol ciibivi'i l'ivst en i-cri-ali's, surtout dans la Basse-Bavière. La Ilaute-Havicre esi.eu effet, beaucoup plus pauvre, malgré de nombreux travaux de drainage, (.''est là (jue l'on cultive le seigle, l'avoine et l'orge, tamiis ijn.- Ir véritable grenier do la Bavière est la région ,|iii ~ nn,,! ,[,■ Katisbonno au confluent do l'Isar ». La Bavn rc < uluv .■ aussi, sur les flancs des hauteurs, lo tabac et le huLil.luii, dont la production augmente d'année en année. La betterave est presque exclusivement consacrée à la nourriture des bestiaux. Les vins du Rhio et de Franconie, des vallées duMein et do la Saale, sontaussitrès estimés. On voit dans la Haute- Bavière des pâturages où paissent do nombreux troupeaux, et do grandes forêts qui rapportent annuellement de beaux revenus. Il ne faut pas oublier que la Bavière est un des pays où lo miel est le meilleur et le plus abondant.

Les exploitations minières ne sont pas extrêmement développées, bien qu'au pied des Alpes se trouvent de belles carrières de marbre, de gypse, darduiscs ci de

graphites. On trouve également de hi h' i< mus le

Palarinat, et des mines do fer à Rei. : \\ , , ou

revanche, les établissements industrni .iix.

On y compte des hauts fourneaux, des l^Hi. 1,1 M -. .,■ i,|-, et de nombreuses brasseries. Les bijoux d'Augsbourg et les jouets de Nuremberg sont renommés.

— Voies de communication. La prospérité de la Bavière a été puissamment encouragée par le développement des voies de communication. La Bavière possède, en effet, 7.000 kilom. de routes (sans parler des voies navigables, telles que le Danube, avec les ports de Ratisbonne et de Passau). Le Rhin, le Mein ot le Danube communiquent eniro eux par le canal Ludwig, qui met en relations directes la Regnitz, affluent du Mein, avec l'AUmulil, affluent du Danube. C'est en Bavière que fut construite, en 1835, la première voie ferrée de l'Allemagne, de Nuremberg à Furth ; le réseau bavarois a actuellement une longueur do 6.000 kilom. environ. Enfin, la Bavière possède, sur le Rhin, le port,de Ludwigshafen.

— Géographie politique. La Baviôre est une monarchie cnnsiitutionnelle. Le roi gouverne assisté de deux Chambra s : une Chambre des pairs ou Heichsralh (composée de i<- uu-mbres), et une Chambre des députés (159 membres) rlii" pour six ans par le suffrage à deux degrés. Ces rii:inii>res se réunissent tous les deux ans.

Il- pays est divisé en huit cercles ou provinces, qui s.piii liaurc-Baviôre, Basse-Bavière, Palatinat, Haut- PalaMii.it, llaiite-Franconie, Moyenne-Franconie, Basse-

Fr:i . "-^uuabejOt dont la population totale est de

r..7',i: iii ailles. Los principales villes de la Bavière sont ; Minin-k (caintalo); Nuremberg; Augsbourg; Wurtzbourg ; Furth et Ratisbonne. V. Allemagne.

— Année. L'armée bavaroise se divise en deux corps d'année, chacun à deux divisions, soit 20 régiments de li-tir. i liaiaillons de chasseurs, 10 régiments de cavaleri', Il Au total; 50.224 hommes, en temps de paix, et, sui' Ir pir.! ,1,. u^uerre, 165.000 hommes. Le siège du i""" corps d ami ■ ''--\ a Munich, et celui du 2' corps à Wurtzbourg.

Hi>i t un nue des Romams sous le nom do V'mi/é-

lii-ir. la l;a\ière paraît avoir été occupée par des tribus

1 1 int de 1 être par de^ Germams Conquise par

Armoiries de la Bavit

tiiface)y établit par les ducs contre les

L t iKatisi >iiTi<. t\

i\ s t ele de notre ère (

(j mains, les Marcomans. . „

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\ ils \enaient de la

I me dont le nom a pour (. ! i. comme celui de la Ba \ les Boiens de race ( < I T { 1 [ui étaient mêles à « i mains Les rois d Austias

II I SI lentleur suzeraineté i \ 1 a de aux Bavarois qai ai it des rois ou ducs de la taiiiille des Agilollîng. A la lin du vii= siècle, l'évangile fut pKid' en Bavière : Warnfried (ou; tinaii'e évêchés. La lutte engagée nus -arolingiens se termina par la défaite de Tassilo, qui

fui .Uitrë (794).

!.,! l;a\ Il r.- forma une part du royaume de Louis le Geriiiaiii'|ii, , puis le centre de la domination d'une branche de sa II [Il ! Il s lors, la Bavière, à laquelle étaient adjoints bv p., -, , >, ,M->ins, avait sa personnalité distincte. Ravagée pai- I'-. Ibn-rois, malgré les ducs qui avaient succédé aux farn|iii-i, lis. elle passa aux mains d'une branche de la mais. Il ir ^axe (945). En 1002, Henri de Bavière devint empii iiii-, (^i, depuis, les empereurs en donnèrent l'investiture à |ilii-.ieurs de leurs parents ou alliés. De 1070 à IISO. elle aji|iartint à l'illustre dynastie des Welfs, qui jouèrent un si graud rôle dans l'histoire de l'Allema^^ne et de l'Italie et a(N[uirent do vastes possessions : Saxe, Toscane, Brunswick. Hi-iiri le Superbe et Henri le Lion furent les plus célèbres; < .'1111-01, qui fonda Munich, fut dépouillé de la Bavière par Frfdéric Barberousse en faveur de Othon de Witteïsbach, dont la dynastie règne encore sur la Bavière. A ce moment, la Bavière comprenait la région comprise entre le Lech et rinn, les Alpes et lo Bohmorwald; les ducs avaient à

lutter contre la noblesse ot lo clergé possossionnols, aux dépens desquels ils s'agrandirent sans cosse. Il faut citer coinmo particulièrement importante l'invostituro du Palalinat du Rhin (1214) et l'acquisition d'un© parti© do l'héritage de la maison do Souabe (iZûg) ; mais, à plusieurs reprises, lo duché fut partagé entre les princes. Empereur do 1314 a 1347, Louis réunit pres(iuo tout© la Bavière, et y ajouta pour lui et son fils do vastes territoires. Mais Charles Iv, empereur, réserva la dignité électoral© à la branche qui possédait le Palatinat; lo reste du duché se partagea entre plusieurs branches, parfois ennemies. En 1505, Albert Iv, qui régnait à Munich, réunit entre ses mains toute la Bavière, sauf les principautés de Sulzbach et de Neubourg, laissées à l'Electeur palatin : il proclama, par la pragmatique sanction du 8 juillet I506,rinaivisibilité du ducné. Sous son fils, Guillaume IV, son petit-fils, Albert V le Magnanime, et son arrière-potit-fils, Guillaume V le Pieux, la Bavière prit le rôle du premier Etat catholique d'Allemagne. A partir de 1583, l'archevêché de Cologne, la première des principautés ecclésiastiques allemandes, ap-

partint à des cadets de 1

^Ll

Ir a

le Witteïsbach.

il Ir ilief du parti catholique en iii\.nhMt laiiiurité monarchique 'v\V' ut \n\ V'Ar di'cisif; la dignité lamlÉf palatiiK', lui fut conférée; iirenf, annexés à la Bavière.

ihalie, la Bavière prit une im[)or- IX de la diplomatie franeaise qui, ■vé pendant les dernières années oppo-

donouv.au II, Après !a ; '

tance pan i- n: i

comme elb' 1 a^ a; do la guerre, clie sor les ducs à la maison d"'Âutriche, en leur faisant espérer soit la couronne impériale, soit un agrandissementde territoire.

Cette politique no réussit guère.

Ferdinand-Marie fut un prince pacifique ; Maximilien-Emmanuel, après s'être illustré dans les guerres de l'Autriche contre les Turcs, s'allia à Louis XIV durant la guerre de la succession d'Espagne ; mais il fut battu et perdit ses Etats, qui lui furent rendus ; son fils, Charles-Albert, réclama une partie de l'héritage de Charles VI (1741), et fit la guerre à Marie-Thérèse avec la France et la Prusse; il fut élu empereur sous le nom de " Charles VII » (1742), mais perdit bientôt la Bavière; Maxi milien-Joseph la recouvra à la paix de Fussen (1745).

Quand il mourut, sans enfants, l'Electeur palatin Charles-Théodore devait lui succéder, en vertu d'un accord de 1329, mais Joseph H réclamait une part de l'héritage ; la Prusse s'opposa à tout arrangement qui eût agrandi trop considérablement les possessions autrichiennes, et donné à l'empereur la domination sur toute l'Allemagne du Sud, unie en un tout compact. La paix de Teschen (X77P), après la courte guerre de la succession de Bavière, donna à l'Autriche le quartier de l'Inn, à la Prusse l'expectative des margraviats d'Anspach et de Bayreuth, et garantit au duc de Deux-Ponts la succession de Charles-Théodore, qui n'avait pas d'enfant légitime. Le réunion du Palatinat et de la Bavière formait un Etat considérable.

La Révolution française coûta le Palatinat à l'Electeur, qui le céda définitivement en 1800, mais qui obtint les évêchés sécularisés de Wurtzbourg, deBamberg, d'Au^sbourg, de Freising, une partie de ceux de Passau et d'Eicbsttedt, ainsi que le territoire de douze abbayes et de quinze villes d'empire.

La Révolution et Napoléon doublèrent et rendirent plus compact le territoire bavarois, qui doit à cette période sa grande importance, mais dont Napoléon remania à plusieurs reprises la division. Napoléon témoigna la faveur la plus éclatante à Maximilien IV, auquel il reconnut le titre de " roi » (1806), sous le nom de « Maximilien I"i>. La constitution de 1808 et les réformes du ministre Montgelas firent de la Bavière un Etat centralisé. En 1813, quelques jours avant la bataille de Leipzig, la Bavière se déclara contre la France. Après la paix, la Bavière dut rendre une grande partie des territoires qu'elle avait acquis durant la Révolution ; elle obtint, avec la restitution du Palatinat, des territoires en Souab© et en Franconie, mais perdit sa contiguïté territoriale.

Depuis cette époque jusqu'en 1850, la Bavière essaya de jouer un rôle en formant comme une sorte de tiers parti entre la Prusse et l'Autriche; Maximilien octroya une constitution (1818). Louis I'' fit do Munich l'Athènes de l'Allemagne. Maximilien II combattit les tendances unitaires de la Prusse. Louis II combattit en 1866 la Prusse, qui ne lui enleva que 33.000 âmes; il s'allia aussitôt avec la Prusse, par défiance contre la France, dont la poHtique fut souverainement imprudente ; en 1870, ses troupes combattirent sous les ordres du prince royal de Prusse; et ce fut lui qui proposa le rétablissement" du trône impérial; il réserva, il est vrai, à. la Bavière de larges prérogatives (1871). Le roi Othon (1887), étant atteint d'aliénation, son oncle Luitpold exerça la régence. Depuis 1870, la Bavière, agitée par des troubles religieux (le KuUurkampf) et politiques (lil)éraux et ultraraontains), vit dans l'ombre de la Prusse. Cependant, depuis quelques années, un parti antifédéraliste s'est formé, qui compte de nombreux partisans, surtout dans les grandes villes, et c'est vers la Bavière que regardent aujourd'hui ceux qu'effrayent les empiétements successifs et la tyrannie politique do la Prusse et de l'empereur. A Louis II a succédé son frère Othon I".

— BiBLiOGR.:Rudhart, Atteste Geschichte Bayems{îlambourg, 1S41): Buchner, Geschichte von Bayera (Munich, 1S20-1S55) ; Himly> Histoire de la formation territoriale des Etals de l'Europe centrale (Paris, 1895) ; Riealer, Geschichte Biif/erns (Gotha, 1878-1889).

Bavière (Basse-) [en ail. Niederhayent], un des cercles ou provinces de Bavière, dont le ch.-l. est Landshut. Superf. 10.757 kil. carr. ; pop. 665.000 hab. La Basse- Bavière est montagneuse (l© Bohmerwald) ; les plaines sont cultivées en céréales, ei le sous-sol est exploité aux environs de la capitale. Elle est divisée en 21 gouvernements administratifs et 2 justices seigneuriales.

Bavière (Haute-1 [en ail. Oberbaycm], un des cercles ou provinces de Bavière, dont le ch.-l. est -VukicA. Superf. 16.725 kil. carr. ; pop. 1.185.930 hab. District montagneux (Alpes ot plateau Bavarois). C'est un pays de pâturages, de

BAVIÈRE — liAVllA

céréalos, et aussi d© carrières. C©ito province eitt divisé© en 37 gouvernements administratifs ot 1 justice seigneuriale.

Bavière rhénane. Géogr. V. Palatinat.

Bavière (Jean db), do la maison comtale de ce nom, né on 1373, devint en 1390 électeur de l'eninire d'Allemagne comme évoque do Liège. Violent, amniiieux. batailleur, ce prince do l'Eglise, qui n'avait jamais été prêtre, devait nécessairement entrer en lutie avec la population démocratique qu'il avait â gouverner. Désespérant d© la contenir, il appela à son aide son puissant narent de Bourgogne. La viflo do Liège prit les armes, et Jean de Baviéro lut obligé de chercher un refuge à Dicst (1393;.

Jean sans Peur et le duc Willem de Hollande et du Hainaut coururent à son secours avec leurs chevaliers. Les Liégeois furent écrasés à Oihée. en 1403. Le princcévèque se présenta devant la ville, dont il exigea la soumission immédiate. La répression sanglante qui suivit valut à Jean de Bavière le nom do Sans-Pitié.

Ce fut seulement en 1417 que l'empereur Sigismond^ dans un voyage à Liège, rendit à la ville, au pays et à quelques corporations particulières, leurs anciens droits.

Guillaume VI, comte de Hollandeetde Zélande, et frèro de Jean, venait do mourir, laissant une fille, Jacoba, qu'il proclamait héritière de sa dignité et do ses terres. Jean de Bavière, en vertu de la loi salique, revendiqua la succession, ot ce futle renouvellementde la guerre civile entre les Cabillauds, partisans de Jean, et les Ljtmeçons, attachés à la fortune do Jacoba. Cotte lutte dura plus do quatre ans, avec des alternatives de succès et de revers. En 1426, Jean fut empoisonné, ot sa succession passa à Philippe de Bourgogne. Jean d© Bavière encouragea les artistes, et cette protection accordée aux arts jette un rayon

Baviluers, comm. du territoire et à 2 kilom.de Belfort, à la source de la Douce, affluent de la Savoureuse; 1.508 hab. Tissage, filature, tuilerie. Bois.

Bavius. poète latin, mort en 34 av. J.-C. Détracteur de Virgile, comme Msevius d'Horace, il semble qu'il ait surtout représenté l'étroitesse grammaticale. Virgile a répondu dédaigneusement à tous deux d'un seul vers : Qui Bavium non odit, amel tua carmina, Mxvi.

EOL. 111, V. 90.

BAVOCHER (rad. baver) v. a. Grav. ettypogr. Imprimer

d'une façon peu nette.

— Absol. Donner des épreuves bavochées.

— Peint. Produire des contours indécis et sans fermeté.

— Techn. Chez les doreurs, Salir, tacher de jaune lo blanc destiné à recevoir l'or.

Bavoché, ée part. pass. : Planche bavochéb. Contour BAvocHÉ. Épreuve bavochèe.

BAVOCHEUX {chei'i), EUSE adj. Qui a des bavocbures; dunt lo contour est peu net, maculé.

BAVOCHURE n. f. Défaut d'un ouvrage bavoché.

— En T. de peint.. Défaut de précision, de netteté dans les contours d une peinture.

BAVOIR n. m. Bavette pour les tout petits enfants : Les BAVOIRS doivent être en étoffe douce.

BAVOIS {vo-a — de baviardus, selon Du Cange) n. m. C'était la feuille de compte uù l'un inscrivait l'évaluation des droits de seigneuriagc, selon le prLx courant, prescrit par les ordonnances royales, pour l'or, l'argent, lebillon en œuvre ou hors d'œuvre. (C'était également un terme monétaire.) il On dit aussi bavoder.

BAVOLERv.n.Volerbas.

Syn. de bas-voler.

BAVOLET [lé) n. m. Petite coirt'e de paysanne.

11 Par anal. Pièce d'étoffe ou ruban qu'on ûxe derrière un chapeau ou à un bonnet de dame, et qui couvre la nuque.

Bavon ou Baf Csaint), né près de Liège, en Brabant, vers 589, mort en 657, appartenait à une noble et riche famille, et avait pour véritable nom Allowyn. La mort de sa femme et le regret de la vie dissipée qu'il avait menée le firent se résoudre, d'après la iraaition, à vivre dans la solitude. Après avoir longtemps habité un tronc d'arbre creux, il se bâtit, dans une^forêt voisine du monastère de Saint-Pierre de Gand, une cellule où il finit ses jours. Soixante gentilshommes, entraînés par son exemple, s© seraient consacrés aux exercices de la pénitence, et auraient fait bâtir, à Gand, l'église qui porte son nom. Saint Bavon, dont la fête se célètre le l" octobre, est devenu 1© patron de Gand et celui de Harlem, en Hollande.

Bavon (saint) distribuant ses biens aux pauvres, tableau de Rubens. dans la cathédrale de Gand. La composition embrasse deux sujets distincts : dans le bas, saint Bavon, accompagné de deux serviteurs qui portent des bourses pleines d'argent, distribue sa fortune aux pauvres; dans la partie supérieure, 1© mérite saint, escorté par un page et un domestique, se présente à la porte d'un monastère, où il est reçu par l'abbé, qu'entourent ses moines et qu'assiste un autre prélat. C'est un© scène imposante et complète, où la réalité de l'imitation est portée à ses dernières limites.

Bavoux (François-Nicolas), jurisconsulte et homme politique, né à Saint-Claude en 1774. mort à Paris en 1S48. En 1818. il fit, à la Faculté de Paris, un cours sur la mort civile des émigrés, qui suscita des troubles et donna lieu à des poursuites judiciaires. Elu député, il fut l'un des membres de l'opposition libérale. Lo gouvernement de Juillet le nomma préfet de police (39 juill. 1830). mais il reprit à la Chambre sa place dans l'opposition. On a de lui des ouvrages de droit et des recueils de jurisprudence. — Son fils EvARiSTK, ancien conseiller d'Etat et écrivain politique français, né à Paris en 1809, mort eu 1890, représenta le département de Scine-et-Mame à la Constituante (1S4S). à la Législative, et. après le 2 décembre, au Corps législatif. H fut ensuite nommé conseiller d'Etat. Il rentra dans la vie privée lorsque le gouvernement d© la Défense nationale suspendit le conseil d'Etat impérial.

BavraouBavaDA, villo de l'Inde anglaise (Dekhan),

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