BAVURE - BAYEN
ri, -1 d'un dmahir relovant du fief de Kolapour, arrosé par dos sous-affluents du Kriohna; 39.350 hab.
SAVUBE (rad. baver) n. f. Trace saiUante laissée sur une nifcco mouléo, à l'endroit des joints du moule.
'par anal Macule, dans une impression, dans une épreuve «l'imprimerie, dans une empreinte, etc.
Ba'WR (Alexandrine-Sophie CooRï de Champorand. M»" do) auteur dramatique et romancière, née a Stutteard (Wurtemberg) en n73, morte â Pans en 1860. Emprisonnée à la Révolution et mariée secrètement à un Rohan, nue léohafaud lui enleva; épouse ensuite du comte do Saint-Simon, lo célèbre philosophe, qui se sépara d elle par divorce : remariée à un étranger, le comte de Bawr, qui mourut do mort violente, écrasé sur le Pont-Neuf, elle eut une vie beaucoup plus romanesque que ses romans. Les titres seuls de ceux-ci -.Auguste et FridéricjMi): ta FUle d'honneur (1841) ; Robertine (1842) ; le Petit faiseur df tours (1846); V Enfant paresseux (1846) ; Contes pour les enfants (18r,5), en indiquent le genre anodin. Quelques-uns obtinrent, néanmoins, un certain succès, comme volumes do cabinets do lecture. On doit, en outre, à M— de Bawr : Mes Souvenirs (1852), et, de plus, elle a fait jouer au Theairc-Français quelques petites comédies agréables : kwle d'un bal masque, en m acte (1813); la Méprise, en un acte 1815); l'Ami de tout le monde, en trois actes (1827). M"' An; celot, dans son intéressant ouvrage Un Salon de Pans, lui a consacré quelques pages.
BaXAR, ville de l'Inde anglaise (prov. de Patna [Béhar]), sur lo Gange; 16.500hab. Commerce en sucre, coton et étoffes. Victoire des Anglais en 1764.
Baxter (Richard), théologien anglais, non conformiste, né à Rowdon en 1615, mort en 1691. Ministre à Kidderminster, il se déclara, à l'époque de la guerre, pour le parlement, se signala par son extrême modération, et .se prononça contre l'acte d'uniformité, ce qui devint pour lui la source de longues persécutions. Baxter no craignit point de reprocher à Cromwell sa tyrannie, et contribua, par ses prédications, au rappel de Charles II, qui lui offrit le siège épiscopal de Hereford. Il relusa, pour garder intacte .sa liberté de conscience. Sous le règne de Jacques II, il fut emprisonné plusieurs fois, dépouillé de ses biens, et il n'on continua pas moins de prêcher sa doctrine, dans laquelle il cherchait à concilier le calvinisme et l'arminianisme , et qui reçut le nom de baxtérianisme. Ce théologien a laissé d'immenses travaux. Nous nous bornerons à citer : Appel aux non-convertis, ouvrage qui eut un succès énorme ; le Livre de famille des pauvres; la Concorde universelle (1658), projet d'union entre toutes les Eglises chrétiennes. — Son neveu, GuiL- LAtjMU Baxter, né en 1650, mort en 1723, s'adonna à l'enseignement. Son principal ouvrage est : Glossarium antiquitatum britannicarum (Londres, 1719).
BaY (laguna DE) , lac d'eau douce de l'Océanie espagnole (Philippines [ile Luçon]), donnant naissance au Pasig, nui baigne la ville de Manille. Ce lac donne son nom à la province de la Laguna, au milieu de laquelle il se trouve.
Ba'Y ClT'ï, ville des Etats-Unis (Michigan), sur la rivière do Saginaw, affluent du lac Huron ; 27.840 hab. Scieries, sources salines; ch.-l. du comté de Bay, peuplé de 56.400 hab.
BAYADC {ba-iad') n. f. Variété d'orge tardive.
BAYADÈRE {ba-ia — du portug. bailadeira, ballerine) n . f . Danseuse indienne.
— Par cxt. Danseuse de théâtre, ou même Personne quelconque qui se livre à la danse ; Les bayadiîbes de rOpéra. Les bayadères des bals publics.
— En T. de comm., Sorte de large ceinture en corail.
— Encycl. Les bayadères non musulmanes ont pour oftice d'orner les temples de guirlandes de fleurs, de parer les statues des divinités, et de chanter leurs louanges dans les processions. En général, elles sont chargées, dans les cérémonies religieuses, de tout ce qui n'est pas le culte lui-même. Cola ;ne les empêche pas, d'ailleurs, d'avoir une conduite des plus légères. Elles se divisent en devadasi, ou » servantes des dieux », (jui habitent dans le temple même, et n en peuvent sortir sans la permission du grand prêtre, et on bayadères errantes, qui parcourent le pays. Ces dernières dansent pour tout le monde, aussi bien pour les étrangers que pour les Indiens. A partir de la conquête musulmane, il y eut à la cour de tous les souverains, et surtout des Grands Mongols, des danseuses, soit indiennes, soit musulmanes, dont on trouve de nombreux portraits dans les alluims peints aux Indes à partir du xvi' siècle.
BaYAMO (SaN-SALVADOR de). V. San-Salvador.
Bayamon, villo des Antilles espagnoles (!le de Pucrto- Rico), cli.-l. du dép. du même nom, sur un petit fleuve cotior; 15.150 liab.
Bayan-KARA [montatjnes noires), chaîne de montagnes très élevées (prolongement oriental des monts Nantch;m ou montagnes du Sud), située au N.-E. du Tbibet, qui forme la frontière entre la Mongolie et la région du Koukou-nor. Doux de ses contreforts enserrent au N.-O. et au N.-K. lo désert do Makhaï, et son prolongement oriental sépare lo bassin du Kin-tcha-kiang ou Yang-tsé-kiang (fleuve Bleu) do celui du Hoang-ho (fleuve Jaune) qui y prend sa source. Elle s'étend dans la province chinoise du Kan-sou jusqu'à Kia-yu-kouan, où la Grande Muraille forme l'un do ses défilés.
BaYARD (vx mot franc, qui signifiait 6ai), nom du cheval des quatre fils Aimon. Ce fameux cheval, dont la renommée a traversé les siècles, jouo un rôle important dans l'bistoiro romanesque de notre vieille chevalerie. D'après la légende, il lira ses maîtres d'une foule de situations périlleuses. — Le cheval des quatre fils Aimon a servi d'enseifne à un grand nombre de magasins à Paris, et surtout ans les Flandres, où la renommée de ce vigoureux coursier paraît avoir survécu plus que partout ailleurs.
Bayadè
Bayard (Pierre Teerail, seigneur de), dit le Chevalier sans peur et sans reproche, iils d'Aimon Terrail, seigneur do Bayard, né vers 1473 au château do Bayard. dans la vallée àe Grêsivaudan, près de Grenoble (comm. do Pontcharra), mort en 1524. Il fut laine des enfants d'Aimon Terrail et de Hélène AUeman. Présenté à treize ans au duc Charles de Savoie, il séduisit ce prince par sa bonne mine et son adresse à manier un cheval, prit rang parmi ses pages. Charles VHI. émerveillé du sang-froid et de la grâce du jeune cavalier, le demanda au duc de Savoie; et, quand Charles VIIl, en 1493, passa les monts pour descendre en Italie. Bayard lit merveille â la bataille de Fornoue (1495). Lorsque Louis XII voulut faire valoir SOS droits sur le Milanais, Bayard rejoignit sa compagnie (1499), et chargea un jour les ennemis avec tant de tureur, qu'il entra avec eux dans Milan, Fait prisonnier, et conduit devant le duc, qui lui demanda en nant s'il espérait prendre la ville à lui seul, le chevalier répondit, sur le même ton, qu'il s'était cru suivi d'une cinquantaine do compagnons. Le duc se montra généreux, et lui fit rendre la liberté. Bayard suivit le roi à la conquête du royaume de Naples, soumit la Pouille, combattit contre Gonzalve de Cordoue au siège de Canossa ^..
(1502), et força les Espagnols à l'admiration. Mais, bientôt, l'expédition française tournait à mal; il fallut songer au retour. Dans cette retraite de l'armée française, Bayard se couvrit de gloire ; on le vit un jour défendre seul le pont du Garigliano contre deux cents Espagnols. Nommé écuyer du roi, Bayard fut envoyé on 1507 à Gênes, qui avait proclamé Maximilien, et il obtint bientôt la soumission de cette ville. II combattit ensuite sous La Palisse, et décida le gain de la bataille d'Agnadel (1509). Il ne se distingua pas moins au siège de Padoue. Le bon chevalier, au milieu de ces guerres sanglantes, ne cessait de donner des preuves d'humanité, et, contrairement à l'habitude des gens do guerre de son temps, il ne se mon»
ira jamais avide de pillage. Le duc de Ferrare lui ayant conlié le projet qu'il avaitconçu de faire empoisonner Jules II, Bayard, indigné, lui déclara qu'il avertirait aussitôt le pape s'il ne renonçait pas à une action si lâche. Après avoir décidé, de l'aveu même de Thvulce, la prise de Bologne, Bayard partit avec Gaston de Foix pour faire le siège de Brescia, dont les Vénitiens s'étaient emparés par surprise ( 1 5 1 2) .Chargé de donner l'assaut, le Chevalier sans peur fut blessé grièvement d'un coup de pique à la cuisse. Il fut recueilli et soigné dans une maison que sa présence sauvadu pillage. Quand il partit, la dame dont il avait reçu l'hospitalité voulut lui remettre, comme remerciement, une forte somme d'argent, mais il refusa et la partagea entre les deux filles do la maison, qui se trouvèrent ainsi dotées. Bayard prit une part glorieuse à la sanglante bataille de Ravenne (I5i2), où Gaston de Foix périt pour n'avoir pas écouté ses avis. Bientôt après, l'armée française, épuisée et menacée par les forces supérieures des Vénitiens et des Suisses, se replia sur Pavie, et, malgré les efforts de Bayard, se vit contrainte d'évacuer cette ville. Dans cette situation critique, le Chevalier sans peur, renouvelant un do ses exploits passés, parvint, avec trente-six hommes, à arrêter pendant deux heures l'armée ennemie, et reçut une grave blessure à l'épaule. Cette année même, il se rendit dans la Navarre, que Louis XII voulait reprendre au roi d'Aragon, et, après l'issue malheureuse de cette guerre, où il sauva une partie de l'armée, il fut appelé dans l'Artois, envahi par les Anglais. Les Français, coupés par les Impériaux et les Anglais près de Guinegate, furent saisis d'une terreur panitjue et s'enfuirent. Entraîné par la déroute, Bayard parvint à grouper quelques hommes, et tint bon pendant quelque temps; mais, cerné de tous côtés et ne pouvant se faire une trouée, il conseilla à ses compagnons do se rendre. Avisant un homme d'armes qui se reposait à l'écart sous un arbre, Bayard courut sur lui et lui mit répée sur la gorge, en criant : " Rends-toi, où tu es mort ! ■> Celui-ci se rendit sans résistance ; puis, lu-i ayant demandé son nom : n Je suis, répondit le chevalier, le capitaine Bayard, qui maintenant se reconnaît votre prisonnier. " Bayard fut traité avec les plus grands égards par Maximiiien et par Henri VIII, Lorsque, quelques jours après cotte malheureuse journée des Éperons, !o chevalier voulut s'en aller, l'homme d'armes demanda qu'il lui payât sa rançon ; à quoi Bayard lui répondit : « Vous me devez la vôtre, avant de pouvoir exiger la mienne. » L'empereur et le roi d'Angleterre, devant qui cette contostution fut portée, décidèrent que les deux prisonniers étaient quittes î'un envers l'autre, et Bayard fut rendu à la liberté. François Innomma Bayard"» lieutenant général" du Dauphinô(i5i5). Après la bataille de Marignan (15i5). le roi voulut être armé chevalier do la main de Bayard, dont la bravoure avait beaucoup contribué au succès dos armes françaises. Cinq ans plus tard, Charles-Quint envahit la Champagne et mit le siège devant Mézières. La place était faible, et, néanmoins, constituait la seule défense de Paris; quelques-uns voulaient brûler Mézières et ravager lo pays pour arrêter l'ennemi, Bayard courut se jeter dans la ville. Le bon chevalier fit des prodiges de valeur. Sans vivres, avec une faible garnison, il tint tête à l'armée impériale, forte de cent mille hommes. Grâce à des lettres qu'il eut lo soin de faire tomber entre les mains des ennemis, il persuada aux Impériaux que la ville était parfaitement approvisionnée, et qu'un secours considérable était prochainement attendu. Les assiégeants, découragés, se retirèrent enfin (1521). D'une voix unanime, Bayard fut alors proclamé le sauveur de la France. Le Chevalier sans peur se distingua encore à Grenoble, où la peste et les brigands fal.saient d'horribles ravages (1523); puis, François I" ayant résolu de reconquérir le Milanais, il repassa en Italie pour servir dans l'armée commandée par l'amiral Bonnivet, dont l'incapacité eut des résultats si désastreux. Bayard s'était emparé de Lodi lorsque l'amiral lui ordonna d'aller occuper, près de Milan, le village de Rebecco, position stratégique détestable. Il fallut obéir. Bayard fit tout pour sauver l'armée compromise. Il traversait la Sesia en opérant son mouvement rétrograde, lorsqu'il fut attemt,
dans le côté, d'une pierre lancée par une arquebuse à croc, qui lui brisa l'épine dorsale. Il se fit coucher sous un arbre, le visage tourné vers les Impériaux ; « Je n'ai jamais montré le dos à l'ennemi, dit-il. je ne veux pas commencer au moment de mourir, n Le connétable dp Bourbon, qui poursuivait les Français, vint à passer; il s'arrêta devant le héros, et s'apitoya sur son sort. " Monsieur, lui répondit sévèrement Bayard, je ne suis point à plaindre, car je meurs en homme de bien ; mais j'ai pitié de vous, qui combattez contre votre roi, votre patrie et votre serment. »
Bayard fut le type le plus accompli et le plus pur du chevalier français, tel que l'a conçu 1 idéal poétique.
— BiBLioGR. La vie de Bayard a été écrite par son écuyer, Jacques Jeffrey, L'édition originale parut â Paris en 1527 iy. 1 art. suiv.). Une édition critique en a été donnée dans la ■' Collection de la Société de l'histoire de France », par J. Roman (Pans, 187S). On trouvera la bibliographie des nombreux travaux dont Bayard a été l'objet dans le < Répertoire des sources historiques du moyen âge «, .par l'abbé Ulysse Chevalier.
Bayard (la très-joyeuse, plaisakte et récréative