‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 766 sur 828 · BAYER — BAYNES · texte numérisé non relu

BAYER — BAYNES

do persévérance, semble-t-il, quo de sincérité, tout en 8 eo avouant l'éditeur. Il l'accusa do complot contre le» protestants, le fil condamner par lo Consisloiro pour de» hérésies contenues dans les Pensées sur la comète, et les magistrats d'Amsterdam privèrent Baylo do sa pension el du droit même d'enseigner publiquement, quoiqu'il eût essayé de se défendre dan» la Cabale chimérique et la Chi-

dam :

Fragments àa la tapisBcrle de Daycax.

mère de la cabale de Rotterdam. Il avait, déjà codç n le plan do son Dictionnaire historique et critique; il résolut, dès lors, de se consacrer i cette oeuvre importante. Il écrivit encore : Avis au petit auteur des petits livrets; Nouvel avi» au même; Janua cœlorum reserala cunctis religionibus a celehri admodum viro domino Petro Jurieu ; R^onse aux questions d'un provincial ; Entretiens de Maxime et de Thémisle ou Réponse à M. Leclerc; Cours de philosophie, en latin; Discours historique sur la vie de Gustave-Adolplie ; Opuscules et Lettres à sa famille et à ses amis.

Bayle (Gaspard-Laurent), médecin français, né au Veiiiet (Provence) en 1774, mort en 1816. Après avoir étudié la théologie, puis la jurisprudence, il fit à Montpellier une partie de son éducation médicale, et fut envoyé aux armées. Il vint ensuite à Paris, fut reçu docteur et, en 1805, chargé de faire provisoirement le senice de médecin à l'hôpital de la Charité. Baylo paraît être le premier qui, dans certains cas de maladies du cœur, ait employé l'auscultation immédiate comme méthode de diagnostic; mais il ne sut point tirer parti de cette méthode. Ses principaux ouvrages sont : Considérations sur la noso. logie, la médecine d'observation et la médecine pratique, suivies de l'histoire d'une maladie qangreneuse non décrite jusqu'à ce jour (1801); Idée générale de la thérapeutique); Recherclies sur la phtisie pulmonaire (Paris, 1810). — Son neveu, Antoine-Lacrent-Jessé, né au Vernet en 1799, mort à Paris en 1858, élève de Laënnec et adversaire de la doctrine physiologique, fonda, pour la combattre, la Revue médicale (1824), et fut nommé professeur à la Faculté de Paris. Il a dirigé le vaste re<:ucil de VEncyclopédie des sciences médicales, et publié, entre autres ouvrages remarquables, un Traité des maladies du cerveau ' ' nii'mbranes, couronné par l'Institut, et un Trairt

' . plusieurs fois réimprimé.

B.wiEN (fiai-(én')ou BailEN, ville d'Espagne (Anda- ' ': , j: V. de Jaen); 8.000 hab. Mines de galène et do bleiido, moulins à huile, élevage de bestiaux. — Le 22 juillet 1808, capitulation du général Dupont.

Bayleu (capitulation de). Lors de la première campagne des Français en Espagne, en 1808, le général Dupont avait été envoyé de Madrid vers Cordoue, pour soumettre le sud de là Péninsule. Après s'être emparé de cette place, il rétrogradait vers le Nord, comptant traverser la sierra Morena au col do Baylen, quand il se heurta, en voulant la franchir, aux troupes du général espagnol Reding; son lieutenant Vedel, qu'il avait envoyé pour l'occuper, s'était, en effet, laissé tromper par une ruse de l'ennemi, et s'était emparé d'un autre passage. Comme, d'autre part, il so sentait pris en queue par l'armée de Castaùos, et que ses troupes, épuisées de fatigue, étaient réduites à 12.000 hommes, Dupont crut devoir demander une suspension d'armes, et négocia une capitulation en y comprenant "Vedel, qui, s'étant aperçu de son erreur, accourait à marche forcée pour le rejoindre. Intimidé par les menaces des Espagnols, il signait, le 22 juillet, une convention d'après laquelle ses troupes devaient éiro transportées en France ot neutralisées. La capitulation fut violée par la junte de Séville qui envoya les prisonniers dans les pontons de Cadix, ou dans l'île de Cabrera. Elle eut un retentissement immense en Espagne, où elle força le roi Joseph à évacuer Madrid, et en Europe, où elle l'ut saluée comme lo premier échec de Napoléon. Ce dernier s'en montra violemment irrité, et fit condanmer Dupont a une détention perpétuelle.

Bayly (Louis), prélat anglais, né à Caermartbcn on 1565, mort en 1631. Elève de l'université d'0.xrord, il fut ministre à Evesham, à Londres, devint chapelain de Henrv, prince de Galles, et évéquo de Bangor en 1616. Prédicateur émiuent, il acquit une grande renommée par la publication de son livre : 7a Pratique de piété.

Bayly (Guillaume), astronome anglais, mort en 1810, prit part à d'importantes explorations scientifiques, dont la plus célèbre est le voyage de Cook aux terres australes, eu 1 772. Bayly y fut chargé, avec Wales, de tout ce qui touchait l'astronomie.

BayneS (^Thomas Spencer), écrivain et philosophe anglais, né à Wellington (Somerset) en 1823, mort en 1887. 11 tut rédacteur en chef du • Dailv News > et professeur de logique et de métaphysique à l'imiversité de Saint-Andrews en Ecosse. On doit à ce savant écrivain : Nouvelle analyse des formes de la logique il852); la 9' édition da l'Encyclopédie britannique, l'ouvrage le plus considérable, do ce genre en Angleterre ; etc.

BAYOL - HAZAINE

Tii-o-nr Mpin-Mariel cxiiloratour et administrateur fraf çais n6à l'^ai "résen I8J9. Médecin de marine il éla.t aus/n&alquaid.en issi.ilfut envoyé au Fouta-Djallon, où uSa Ivec iés cliefs du pays, un trailé de protec orat ^f r/ussit à faire cédera la France un grand territoire tlTlZLe Ouest.Il -ga?- le Sénégal |.a; a vallée rf,. Rofintr. inconnue jusnu alors. En 1883, u tut cnarge d^TOlorer de nouveau tout le haut Niger do négocier des consentions avec les indigènes et d'établir la suprématie française sur leurs possessions. Il parcourut, sur la rive droUo dS Niger, 360 kilomètres d'un pays encore inconnu des Europ'i^s; puis, accompagné du lieutenant Quiquandon de nnfanterie de marine, il s'avança de Bamako jusnu"î ^i% iournées do marche de Tombouctou, ayant réussi dans sa mission politique et, de plus, exploré et relevé des ?é°ions encore inconnues. Lo D' Bayol, appelé en 1883 au>c fonctions de lieutenant-gouverneur du Sénégal, a donne, on I8S5, sa démission de médecin do la marine, et, depuis fors, os demeuré dans les cadres do Tadministration coloniale. U a été nommé gouverneur do la Guinée française.

BayON, ch.-l. de cant. do la Meurthe-et-Moselle, arrond. et à 20 kilom. de Lunéville, entre la Mose le et lEuron; 1.251 hab. Ch. de fer Est. Fabriques do plâtre, chau.^ et tuiles. Hayon était jadis une vi le fermée de murs, qui fut enlevée en 1475 par le duc de Bourgogne, et reprise par escalade l'année suivante. — Le cant. a 27 comm. et 9.403 hab.

BATON (Jean de), chroniqueur français, né à Bayon (Meurthe-et-Moselle) vers la tin du xm' siècle. Il a composé une chronique intéressante pour l'époque.

Bayona, ville maritime d'Espagne (Galice, prov. de Pontevedra), port fortifié sur l'océan Atlantique ; 4.320 hab. Fours à chaux et à plâtre, commerce de cabotage.

BAYONNE(4a-io>i'), ch.-l. d'arrond. et de doux cant. dos Basses-Pvrénées, à OSkilom. de Pau, surl'Adour et laNive, nui v forment un port à 5 kilom. do l'Océan; 26.918 hab. (Ballonnais, aises.) Ch. do for du Midi. Evèché suffragant d'Aiich, grand séminaire, tribunaux de 1" instance, de commerce, justice do paix, lycée, école d'hydrographie, bibliothèque ; place de guerre do 1'" classe, ch.-l. de la 36" division mirnaire ; consulats étrangers, hôpitaux civil et militaire ; laines communes, construction de navires de commerce, préparation de cuirs, jambons, fabriques de chocolat, sel, savons, bouchons, draperies grossières. Le port occupe le 3" rang parmi les ports secondaires de la France.

— L'arrond. comprend 9 cant., 53 comm., 109.556 hab. ; lo canton N.-E., 6 comm. et 22.575 hab. ; le canton N.-O. , 4 comm. et 18.572 hab.

— Géqtjraphie. Située à peu do distance de 1 Océan et sur deux rivières, Bayonne est divisée en ti ois quartiers le grand Bayonne, sur la rive gauche de la Nive, le petit

Bayonne, surlarivedroitedelaNi\o

et la rive gauche de l'Adour Saint Esprit, le troisième quartier, a et) détaché du département des Lan li et annexé à Bayonne par la lui t 9 mai 1857. En liaut de ce quai so dresse la citadelle qui comm 1 la ville et le port. Bayonne offi aspect pittoresque, surtout à cai do ses constructions dans le st\lt espagnol. Parmi les édifices, il I iiit citer la cathédrale bâtie au MU" s l'église du Saint-Esprit, construction assez originale du xv s. le vieux château, qui date de la même époque et qui fut témoin du payement do la rançon de François 1*^ en 1529; le nouveau château, et le château ruiné do Marrac, construit par la reine douairière d'Espagne Marie- Anne do Neubourg, et célèbre par l'acte d'abdication du roi d'Espagne Charles IV, en faveur de Napoléon I"'; les ponts jetés sur l'Adour et la ISivo. Citons aussi les allées marines et de Paulmy.

— Bisîoirc. Il n'est question do cette ville dans aucun document romain, i^^ Notice de l'Empire indique une ville nommée Lupurdum, mot basque qui signifie la ville aitx voleurs, et qui a donné son nom au pays de Labourd, dont Bayonne était la capitale. Mais rien n'indique que l'ancienne Lapurdum occupait le mémo eniplacemoiit que Bayonne. On no commence à trouver le nom de cette ville" qu'an X' siècle ; on la voit, alors, possédant un évcché et gouvernée par des vicomtes particuliers jusqu'en 1193. Jean sans Torre s'en empara en 1199, et les Anglais la réunirent au duché de Guyenne sous Edouard II. Lors de la reddition à la France de toutes les villes de Guyenne, en 1451, Bayonne seule voulut rester aux Anglais; mais elle dut ouvrir ses portes â Danois, le 21 août 1451. Les Espagnols tenteront deux fois do s'en emparer par surprise, on 1595 et 1651. C'est à Bayonne qu'eut lieu l'cntrovue entre le duc d'Albe, envoyé de Philippe II, Catherine do Médicis et Charles IX, roi de France, dans laquelle, d'après doTliou, fut préméditée la Saint-Barthélémy. C'est â Bayonne, dit-on, quo fut inventée, en 1523, la baïonnette, arme qui prit son nom de la ville. En 1815, les Espagnols, au nombre do 15,000, essayèrent sans succès une démonstration sur cetto ville, dégarnie de troupes. La ville do Bayonne fut renommée dès la fin du xv» siècle pour ses fa'briquos d'armes ot do coutelleries.

Bayonne est la patrie de l'abbé de Saint-Cyran, fondatour do la secte des jansénistes; du marin fiucasse, des financiers de Cabarrus et Jacques Laflitto, du chimiste Pelletier, du prédicateur de Ravignan, du cardinal Lavigerio ot du peintre Bonnat.

Bayonne, ville des Etats-Unis (New-Jersey), sur le canal Morris ; 19.000 hab. Raffinerie do pétrole.

Bayonne (Jacques de), capitaine français, de la fin du XIII" siècle. II délendit avec beaucoup d'habileté la frontière du nord, après le désastre do Courtrai et, le 4 avril 1303, remporta sur le célèbre Guillaume de Juliers la victoire d'Arqués (Pas-de-Calais).

BAYOU {ba-iou) n. m. Nom, en Louisiane, des canaux naturels dont certains marais sont coupés, et des branches dérivées do grands cours d'eau, tels que le Mississipi.

BayOUDA ou BaRIOUDAH, vaste désert de la Nubie, situé à l'O. de Khartoum, en deçà du Nil, et limité au N. par lo Dongola, et à l'O. par lo Kordofan. Le baron do Barnim et lo docteur Hartmann ont exploré les premiers co désert, suite de vastes plaines herbeuses, interrompues çà ot là par quelques monticules insignifiants.

BayREUTH (ba-ï), ville de Bavière, ch. 1. du cercle de Haute-Franconio et de l'anc. principauté de Bayreuth, sur le Moin-Rougo ; 24.500 hab. Centre industriel important. Fabriques de poterie, cotons, draps; brasseries, distilleries, etc. Commerce de blé; marché aux chevaux. — Pop. du district de Bayreuth : 27.400 hab.

— Encycl. Située dans une contrée agréable et fertile, bien bâtie, cette ville offre un aspect peu animé. Bien que la plupart de ses anciens monuments aient été détruits pendant son siège par les hussites (1430), ou lors de l'incendie de 1C21, elle possède encore plusieui-S édifices qui méritent de fixer 1 attention : l'église de la Ville (Stadtkircho), construction gothique du milieu du xv" siècle, le vieux et lo nouveau château, le théâtre national ou « théâtre 'Wagner » inauguré en 1876 (V. l'art, suiv.), etc. Aux environs de Bayreuth se trouvent : lo château appelé Ermilaye, où la sœur de Frédéric le Grand, la margravine 'Wilhelmine, a écrit ses Aféwoi'res ; le château appelé Fantaisie, dont les jardins en terrasse offrent de ravissantes promenades. Dès la fin du XII" siècle, Bayreuth était le chef-lieu d'une principauté peuplée de 223.000 hab. et appartenant en

grandepartieàlamaisondoMéranie, '

d'où, par le mariage d'Elisabeth, sœur héritière du dernier duc, avec Frédéric, burgrave de Nuremberg, en 1248, elle passa dans la maison de HohenzoUern. En 1362, le burgravo Frédéric V de Nuremberg eut l'investiture d'Anspach et de ses annexes, et partagea le pays entre ses deux fils. Après une série de réunions et de nouveaux partages, elle échut, en 1025, à Christian, troisième fils de Jean-Georges, électeur de Brandebourg, dont les fils formèrent les lignes de Bayreuth et de Culmbach. La première s'éteignit en 1726, et celle de Culmbach hérita de la principauté de Bayreuth. Cette dernière ligne s'étant également éteinte en 1769, la principauté de Bayreuth fut réunie à la principauté d'Anspach, que le dernier prince, Christian-Frédéric-Charles-Alexandre d'Anspach- Bayreuth, céda à la Prusse, en 1791. Conquises par Napoléon en 1806, elles furent abandonnées en isioà la Bavière, dont elles font encore partie aujourd'hui.

Bayreuth (théâtre Wagner, X). Il y avait trente ans que Richard Wagner avait conçu la pensée d'un théâtre spécialement dosiiné à la représentation de ses œuvres.

à Bayreuth.

lorsqu'on 1864, l'avènement de Louis II de Bavière et la protection qu'il accorda aussitôt au compositeur firent entrevoir à celui-ci la réalisation de son désir le plus cher ; mais de graves difficultés financières le retardèrent longtemps. Los études musicales ne purent commencer qu'en 1875, ot le 13 août 1876 eut lieu, avec l'inauguration du théâtre, la première représentation do la première partie de la Tétralogie : l'Anneau du Nibelung.

Le théâtre de Bayreuth, que Wagner appelait un théâtre modèle, a été construit par les architectes Runkwitz et Bruckwald; il peut contenir plus de 1.500 spectateurs. Point d'ornements, point de dorures, l'attention du spectateur devant être uniquement attirée vers la scène, dès que la représentation commence la salle est plongée dans une obscurité complète. La scène n'est point cachée, comme dans les théâtres ordinaires, par un unique rideau descendant du cintre, mais par doux rideaux qui s'écartent comme les rideaux d'une fenêtre. Quant à l'orchestre, rendu invisible au moyen d'un double écran qui le recouvre en partie, il est àisposé sur des gradins qui continuent ceux de la salle et se prolongent, en s abaissant toujours, au-dessous de la scène comme dans une sorte de cave à laquelle on a donné le nom de « espace mystique » ou II abîme mystique ». Elevé à vingt minutes de la ville même de Bayreutn, le Théâtre des Fêtes, extérieurement, est une grande construction en briques rouges, avec poutres apparentes, et soubassement en pierres de taille, dont l'aspect est médiocrement artistique.

Baza (anciennem. BasH, v.

d'Espagne [Andalousie, prov. do Grenade]), ch.-l. de juridiction civile; 12.000 hab. Poteries, toiles de lin, fabrique de chapeaux, tanneries. Enlevée aux Maures après un long siège, en 1489. TJne division de l'armée française y battit les Anglo-Espagnols, en 1810. — Le district de Baza compte 34.800 hab.

BAZA (du gr. bauzô, j'aboie) n.

m. Genre d'oiseaux rapaces, famille des accipitridés. sous-famille des milvinés, renfermant do beaux rapaces des régions tropicales de 1 ancien monde, répanaus Baza.

surtout dans l'archipel Malais et dent certaines espèces ont les plumes et la tête développées en huppe.

— Encycl. Le genre baza proprement dit a pour type le Itftza lophotes de l'Inde ; six autres espèces sont répandues jusqu'au N. do l'Australie. Dans le sous-genre aviii'da, on compte quatre espèces do l'Afrique orientale et de Madagascar.

BAZAC [zak') n. m. Coton de Jérusalem, filé très fin.

BazADAIS {de) ou BazADOIS [do-a) \ei\ lat. Vasatensis Afjer], anc petit pays do France, dépondant de la Guyenne, compris maintenant dans les départ, de la Gironde et de Lot-et-Garonne. Ce pays comprenait deux parties, séparées par la Garonne : le Bazadais méridional, capit. Bazas, et ayant pour principales villes Langon, le Mas-d'Agénois, Castel-Jaloux, etc.; le Bazadais septentrional, capit. La Eéole.

Bazadais (rfèj, aise, celui, celle qui habite Bazas ou le Bazadais. — Les Bazadais.

— Adjectiv. Qui appartient à, Bazas, au Bazadais ou à leurs habitants : Coteaux bazadais.

— liace bazadaise, Race bovine qui tire son nom de Bazas. (Les bœufs bazadais sont remarquables par leur force et constituent une excellente viande de boucherie.)

Bazaine (Pierre-Dominique), général au service de la Russie, né a Scey en 1783, mort en 1838. 11 fut mis comme ingénieur, par Napoléon I", à la disposition du tsar Alexandre, qui le nomma bientôt général-major. En 1812, pour l'empêcher de rejoindre la Grande Armée, Alexandre le fit reléguer dans l'intérieur du pa^s; mais, par suite d'un excès de zelo d'un subalterne, Bazaine fut exilé en Sibérie. Par bonheur, il y l'ut reconnu par un capitaine de vaisseau russe, et oliiint. à titre de réparation, un grade plus élevé dans l'armée. On doit à lingénicur Bazaine, entre autres écrits, un exccllçnt Traité cïihnentaire du calcul différentiel à l'nsaf/e de l'institut des voies de communication (1817).

Bazaine (François-Achille), ex-maréchal de Francei no à Versailles en i8il,mort à Madrid en 1888. Engagé en 1831, Bazaine portait, quatre ans après, l'épaulette de lieutenant et la croix de la Légion d honneur. En 1835, il alla combattre en Espagne avec la légion éirangêre, et revint capitaine en Algérie. Il prit part à presque toutes les expéditions africaines, et devint colonel du 55- do ligne et de la légion étrangère (1851). Il conquit ses étoiles de général en Crimée, et fut gouverneur de Sébastopol. En Italie, il commandait la 3' division du l" corps. En 18G2, U partit pour le Mexique où il succéda, en 1SG3, au général Forey comme commandant eu chef. L'année suivante, il recevait le bâton de maréchal de France. Ici se termine la période glorieuse de la carrière de Bazaine. Investi, au Mexique, d'une autorité sans contrôle, il en vint bientôt à convoiter un pouvoir réellement indépendant, et il ne craignit pas d'entamer à cet effet des négociations secrètes avec les chefs insurgés Il cuiifinna .ses manœuvres

sugi^éivcs contre \es. patriotes mexicains. Dénoncé à Napoléon III par le jeune souverain, Bazaine fut rappelé en -i / France (1867). Accueilli froi- '' ■' dément auxTuilenes, il reçut, Bazaine. néanmoins, le commandement

du 3' corps à Nancy, puis, en 1SC9, celui do la garde impériale. Au début de la guerre de 1870, Bazaine eut d'abord sous ses ordres les 2', 3« et 4« corps ; puis, le 12 août, il fut investi du commandement suprême de l'armée du Rhin. L'opinion publique, comme le gouvernement, oublia lo Mexique pour ne plus voir en Bazaine que le chef énergique et le sauveur désiré. Mais, vieilli, envahi par la graisse et somnolent, Bazaine n'était plus, physiquement, qu'un pâle reflet du vigoureux oflicicr de Crimée et d'.^lgérie. Quant au moral, la ruse, régoïsme, l'amour de l'intrigue et de la domination en faisaient toujours le fond. L'armée qu'il avait ramenée sous Metz après les premiers désastres était presque entièrement formée de cadres ; le devoir du chef était de la soustraire au flot de l'invasion et de la reporter en arrière, pour la reconstituer aux effectifs de guerre, avec les réserves qu'on venait de rappeler sous les drapeaux. Pour cela, il fallait agir rapidement. Or, Bazaine ne se mit en manlio pour Verdun que le 14 aoiît, de sorte que les Prussiens, le gagnant de vitesse, purent attaquer le jour même son arrière-garde, à Borny. Le champ de bataille resta aux Français, mais l'armée retarda de deux jours sa marche vers la Meuse, et, lorsqu'elle reprit son mouvement, elle se trouva en face d'énormes masses allemandes. La bat-aille de Gravclotte (Rczonville, 16 août) resta indécise; celle de Saint-Privat (l8 août) aurait pu se terminer par une victoire éclatante si Bazaine avait su se rendre compte de la situation. Il fait replier toute l'armée sur Metz, où Frédéric-Charles l'assiège immédiatement. Bazaine tentet-il, au moins, de rompre les lignes d'investissement encore peu épaisses? Non; il ne bouge plus. Le désastre de Sedan, auquel il a contribué par ses fausses nouvelles envoyées à Mac-Mahon, ne fait que le fortifier dans son parti pris d'inertie. Il attend les événements, gardant son armée oisive pour la réalisation d'un de ces nv'^^ dictatoriaux : régence impériale ou présidence r<']>nMir:iMic, qui l'avaient déjà hanté au Mexique, et engaijc.ini -- ' ctement, comme alors, des pourparlers avec le 'lu 1 .Ir i armée assiégeante, et même pari intermédiaire de Kcyiner, agent de Bismarck, avec le gouvernement prussien, au lieu de se mettre en relations avec le gouvernement de la Défense nationale. La conduite de Bazaine condamnait à une capitulation prématurée la place de Metz, insuffisamment approvisionnée. Lorsqu'il n'y resta plus que quelques jours do vivres, l'ennemi, au courant de la situation par les aveux du maréchal à Régnier, jeta le masque. Au lieu d'accorder, comme l'espérait Bazaine, la sortie do rarmée avec armes et bagages, il exigea la reddition puio et simple de la ville et de sa garnison. Ainsi tomba Metz " la Pucelle " (27 oct. 1870). V. l'art, suiv. et Metz.

Bazaine (procès). Le conseil d'enquête sur les capitulations constitué après la guerre releva contre Bazaiue tous les faits qui précédèrent la capitulation do Metz. Le rapport du général Seré de Rivières conclut à la mise en accusation du maréchal. Par ordonnance du 24 juillet 1873. le général Du Barail, ministre de la guerre, traduisit Bazaine devant un conseil ,de guerre siégeant au

Gratiil Triannn, rouslaprésidoncoUu duc d'Aumalo, doyen des -riirraiiv '!-• ^Iivision. Los débats s'ouvriront le C octoi.ii 1 .If rarmôo do Metz appelés on tômoi-

Fna . I -' . I' i'" nouvelles charges accablantes pour acru-.. i-ii, iiiM !■■• rclo(|Uoncodo.soii d.-nM.s.nn-, M« Laclian'i. luirccoiiim t^oupablo n r iiiniii.' i m. m av.-.- dé-

fradatioii niiUtairo. Lomarôrlial <[•• M i M i |. mm. lent 0 laHf'pubîiquo, commuais jmmi. . i] , . t, ■ nuM ans do dotontiou. Conduit au fort .!-■ I il-' sami. Mai-'iionto, Bîi/aino s'évada dans la nuit du 9 au lo amit 1K71, on so laissant glisser pur uno cordo dans une barque f|uo sa fommoot son lu-vcu Alvarez Uni avaient amenée au piod do la ibrtrrossp. Li? lendemain, il était à Gènes. De lii il gagna la Suisse, puis l'Espagne.

— I3idlio.;r. : Alb. AUenot, l'Accusé Basaine (1873);

fénéral d'Andiau, Metz, campagnes et négociations (1872^; azaino, la Vi-i'iti' sur le fort Sainte-Marf/uerite (1878); Bazaino, Episode de la guerre de iSlO et blocus de Metz (1883); Dalséme, l'Araire Bazaine (1874); Alfred Duquet, les Derniers Jours de l'amure du Ithin ; comte d'Hérisson, la /Jf/ende de Metz (1883); Marchi, la Vérité sur l'évasion da fiazniiii' ii883); Hossol, les Dei'niers Jours de Metz {ISli); Valfroy, le Maréchal et l'Armée du Rhin (1873). Bazalgette (Joseph-William), ingénieur anglais, d'origine fran(;aiso, né en 1819, mort en 1891. Il fit d'importants travaux do drainago on Irlande, et exécuta la grande canalisation sontnrraino do Londres pour l'assainissement do la grande riti'-.

Bazancourt, comm. de la Marne, arrond. et à 17 kiloni. do K.'lnis, en Champagne pouilleuse, sur la Suippe; l.3i:i hah. Ch. de f. Est. Filature de laine peignée, brasserie.

Bazancourt (César, baron de), littérateur français, né et mort à Paris (1810-1805). Attaché, sous Louis-Philippe, à la bibliothèque de la ville de Compiègne, il se fit connaître par des romans, où il se plaisait à reproduire les mœurs aristocratiques : l'Escadron volant de lareine (1836); A côté du bonheur {ISA^) : le Comte de Bieuny {is\Ti) ; Nnfilesse obli'/r (1K51); ta Princesse PalUanci (1852), etc., et par une Histoire de Sicile sous la domination des Normands i^isiti). A compter de 1855, il donna une série do publications on quelque sorte officielles : Cinq mois au camp devant Sébastopol {IS55) ; l'Expédition de Crimée, jusqu'à la prise de Séoastopol, chronique de la guette d'Orient (18571; la Campagne d'Italie de i 859, chronique de la guerre (1859-1800); Expéditions de Chine et de Cochinchine "(1861- 1862). On lui doit encore : les Secrets de l'épce (1861).

BazANIS, anc. ville d'Arménie, capitale de l'Heptapole, appelée aussi Céontopolis, Jastinia?wpolis, et Byzana.

BAZAR (mot pers. signif. marché, échange, trafic) n. m. Marché public et couvert en Orient : Les bazars sont le centre de toutes les aff'aires. {A.uh. de Vitry.)

— Parext. En France, Endroit couvert où l'on vend toute espèce de menus objets et d'ustensiles, il Grand centre où affluent des marchandises et des produits de tous pays : Paris est le bazar du monde.

— Pop. Maison, appartement mal tenu, en désordre, où tout est pêle-mêle, ii Petit mobilier, vêtements, etc. : Avoir tout son bazar dans sa valise, il Argot. Maison de prostitution.

— Encycl. On donne ordinairement le nom de bazars à de vastes réceptacles de marchandises, de provenances diverses, qu'on a établis dans les principales villes du globe. Mais c'est surtout dans l'Orient musulman que ces magasins atfectent un caractère vraiment original, et les bazars de Constantinople sont célèbres. Le bazar oriental comprend en général toute une rue. ou même un ensemble de rues couvertes. Chaque partie du bazar est consacrée à une spécialité.

A un autre point de vue encore, le bazar joue un rôle considérable dans la vie des Orientaux. Leurs mœurs leur imposent dans leur intérieur, où presque jamais l'étranger n'est admis, une froide réserve, un isolement presque com-

fdet. Au bazar, du moins, on peut se parler, nouer des reaiions qui ont quelque rapport lointain avec celles des sociétés européennes. C'est là, éealemont, que se forment quelquefois des intrigues, car les femmes elles-mêmes peuvent aller dans les bazars, pour apporter un peu de variété dans leur vie monotone. Elles n'y paraissent, il est vrai, que couvertes de longs voiles; mais leur coquetterie sait encore trouver le moyen do laisser deviner les charmes do leur figure ou l'élégance do leurs formes.

On retrouve également aux Indes le bazar musulman, qui a été proliablement introduit parles Persans et les Mogols. Seulement, les bazars indiens ne rappellent que de fort loin les somptueux marchés de Stamboul et du Caire.

Il y a aussi des bazars en Europe. Paris en compte maintenant phisieurs d'une grande importance, qui réunissent ù. la fois les bouti(iues du quincaillier, du bimbelotior, du brossier, du vannier, du marchand de meubles, de l'horloger, de l'opticien, du bijoutier, etc.

Bazar de la charité. Sous ce nom, on créa à Paris, en 1885, une institution philanthropique qui établit des comptoirs dans lesquels des femmes du monde faisaient des ventes au profit a'œuvres de bienfaisance. Après avoir été ouverts dans divers hôtels, les comptoirs venaient d'être installés rue Jean-Goujon, dans des constructions en planches et en décors qui avaient formé la rue du Vieux Paris à l'Exposition du théâtre et do la musique (1896), et, le 4 mai 1897, l.r>oo personnes environ s'y trouvaient réunies, lorsque le feu se déclara au cinématographe. Avec une rapiiiné veriiijineuse, les flammes s'étendirent aux matériaux inrtanimal.les. En dix minutes, le bazar n'était plus 3u'un brasier au milieu duquel se produisirent des scènes 'une indescriptible horreur. Des décombres on retira 117 cadavres, presque tous do femmes. Parmi les victimes de cotte épouvantable catastrophe, qui prit lo caractère d'un deuil national, on comptait la duchesse d'Alençon, les générales AVarnet et Chevals, les vicomtesses de Beauchamp et de Malézieux, les baronnes do Saint-Didier et Yatisménil, et nombre de dames connues par leur dévouement aux œuvres de charité.

Bazar turc (lk), une des bonnes toiles de Decamps, ayant figuré à l'Exposition universelle de 1855. Son succès fut très grand. L artiste continuait à nous initier aux mœurs do l'Orient (le Boucher turc. Enfants turcs, etc., Muit de la même époque). Le Bazar est un modèle de tatdeau do genre et do couleur locale. Le bariolage des iiiarchandises étalées, le caprice et le naturel des groupes,

BAZALGETTK — BAZOCIIES-SUR-IIOÈNE

la variété des types et du.s races, les jeux du soleil et los transparences (lo l'ombro, enfin, font encore aujourd'hui la joie (les connaisseurs.

BA2ÎARA8 (rass) n. m. Grande embarcation do plaisance, on usage sur lo Gange.

— Dernier boiit-dehors d'un màt do beaupré. Bazard (Amand), carbonaro et saint-simonien, né à

Paris en 1791, mort à Courtry on 1832. Il fut décoré en 1815, pour sa belle conduitodans la garde nationale. Après la Restauration, il s'affilia au carbonarisme, fut compromis on 1821 dans le complot do Belfort et condamné par contumace. Après l'extinction du carbonarisme, il s'éprit, en 1825, des idées de Saint-Simon, et fut un des fondateurs du journal le Producteur, q^ui les développa pendant deux ans. La nouvelle écolo prit, depuis 1829, 1 aspect d'une véritable Eglise, et ses cliefs lancèrent un Manifeste aux Français qui fit dénoncer leurs idées à la Chambre. Ils répondirent par une éloquente Lettre de protestation, et le saint-simonisme atteignit un plus vif éclat. Mais des discordes éclatèrent entre Bazard et Enfantin, sur la question do l'afl'ranchissomont du prolétariat et do l'émancipation do la femme; et Bazard, évincé, so retira à la campagne, où il mourut. Son influence fut considérable et durable, et s'exerça sur dos esprits do la valeur de Stuart Mill.

BAZARDER v. a. Arg. Vendre : J'ai bazardé mon saintfriisquin, J'ai vendu ce que je possédais.

Bazardjik, ville de la Turquie d'Europe (Bulgarie [vilayet do Roustchouk]), sur un .sous-affluent du Danube, par le Tabaï-Derch ; 5.000 hab. — Ville de la Turquie d'Europe (vilayet d'Andrinoplc), sur la Maritza ; 8.000 maisons. (Faussement appelée Tatar- Bazardjik.)

Bazardjik, ville de la Turquie d'Asie (Anatolie [prov. de KhodavendikiarJ), sur le Karasou, affluent du Sakaria ; 7.100 hab.

BAZAS(3as* — lat. Cossiuni), ch.-l. d'arr. delà Gironde, à 52 kilom. de Bordeaux, près du Beuve ; 4.806 hab. {Baradais, aises.) Ch. do f. du Midi. Tribunal do 1" instance, société d'agriculture , verrerie à bouteilles, tanneries, •commerce de grains, bestiaux et bois de construction. Vignobles. Belle cathédrale gothique, qui se distingue par la pureté de son architecture; restes de l'ancienne enceinte murale \ source, dite du Trou d'enfer, curieuse par ses incrustations. — L'arrond. de Bazas compte 7 cant., 71 comm. et 51.529 hab. ; le cane, a 13 comm. et 10.528 liab.

— Histoire. Capitale des Vocates avam la > oiM|Tiêto romaine, Bazas, fut, pendant la. période gallo-romaine, une des plus importantes cités de la Novempopuîanie. Charlemagne y fonda uno université. Les Normands la détruisirent en 847. Pendant les guerres des Anglais, elle fut prise et reprise. Les guerres religieuses y firent verser des torrents do sang. En 1586, elle était devenue un des boulevards de la Ligue ; la peste la dévasta en 1606. Urbain II y prêcha la croisade en 1096, et saint Bernard en 1153.

Bazaâ donna, sous l'ancien régime, Am, s i i;,:.'^. son nom à un évêché supprimé en

1790. Patrie de Jules Ausone, père du poète, gouverneur d'Illyrie, du médecin Marcellus Empiricus.

Baze (Jean-Didier), homme politique, né à Agen en 1800, mort à Paris en 1881. Bâtonnier de l'ordre des avocats d'Agen, Haze se rangeait, en politique, parmi les orléanistes. Après 1848, il fut nommé représentant du peuple à la Constituante, puis à la Législative. Appelé à la questure par ses collègues, il fut, en 1851, l'un des auteurs de la fameuse Proposition des questeurs, tendant à assurer la sûreté de l'Assemblée. Exilé après le coup d'Etat, il se réfugia à Liège. Il rentra en France après l'amnistie de 1859, et se fit inscrire au barreau de Paris. En 1871, les électeurs de Lot-et-Garonne l'envoyèrent à l'Assemblée nationale. Il vota constamment avec le centre droit. Le souvenir de son énergique attitude à la Législative lui valut d'être do nouveau chargé des fonctions de questeur. Il les exerça avec une rudesse demeurée légendaire, surtout parmi les journalistes parlementaires. En 1875, rallié aux idées de Thiers, il vota les lois constitutionnelles, fit partie des 75 sénateurs inamovibles recrutés dans l'Assemblée nationale, et devint questeur du Sénat.

Bazeilles, comm. des Ardennes, arrond. et à 4 kilom. de Sedan, près de laMeuse; 1.413 hab. Chem. de fer Est. Filature de laine, moulins, briqueteries. Château qu'habita Turenne enfant. Bataille de deux jours (31 aoùt- 1" sept. 1870) entre Français et Allemands, avant la capitulation de Sedan. V. Sedan.

Bazelle, ancien petit pays de France fprov. du Berry], compris actuellement dans le dép. de l'Indre, arrona. d'Issoudun, cant. de Sauit-Christophe-en-Bazelle.

Bazen, nom d'un souverain éthiopien, descendant do Salomon et de la reine de Saba. Les historiens éthiopiens rapportent que le Christ naquit au cours de la huitième année de son règne. C'est le seul renseignement ù peu près certain que l'on possède sur lui.

BazhENOV (Vassilii Ivanovitch), architecte russe, né à Moscou en 1737, mort à Saint-Pétersbourg en 1799. Elève de l'Académie des beaux-arts, il fut envoyé en 1721 en France, puis en Italie, pour y compléter ses études sur l'architecture ; de retour on Russie, il fut chargé, par l'impératrice Catherine, de reconstruire lo Kremlin sur de nouveaux plans. Cet artiste a traduit en russe les œuvres do Vitruve (1790-1797).

BaziÈGE, comm. de la Haute-Garonne, arrond. et à II kilom. de Villefranche. près de l'Hers-Mort; 1.323 hab. Ch. de f. Midi. Défaite des croisés par Raymond VU de Toulouse (1219).

BaziLLE (Jean-François-Gaston), agronome et homme politique français, né à Montpellier en 1819, mort en 1894. Avocat à Montpellier, il devint chef d'une importante exploitation agricole, et s'adonna surtout à la viticulture. Président de la Société d'agriculture de l'Hérault, membre du Conseil supérieur de l'agriculture et de la Commission supérieure du phylloxéra, il fut un des premiers promoteurs de la reconstitution des vignobles français par les cépages américains. Il fut, en 1S79, élu sénateur de l'Hérault, ^

BAZIN (du n. do Bazin, graveur) adj. m. So dit d'un papior grand m-4'', employé pour lo dessin cl la gravure.

Bazin (JacquoB-liicomor), publiciHte français, né au Mans en 1771, mort dans cette ville on 1820, embrassa dès 1789 los principes do la Révolution, et los défendit toute sa vie dans ses écrits: d'abord cor.tro les membres modérés du Directoire, puis contre iN'apoléon (il fut arrêté comme complice do Malet), enfin contre la Restauration. Il fut tué on duel en 1820.

Bazin f AnaVs de Raucou, dit), historien français, oé et mort à Paris (1797-1850), fut d'abord i^ardo du corps do Louis XVIII. puis quitta la carrière miliiairo pour s'adonner aux études historiques. Son meilleur ouvrage, remarquable par l'intérêt *U3 la narration et la .saveur piuuanto du stylo, est une Histoire de France sou» Louis XJll et sous le cardinal Mazarm (1837-1842), qui valut à son auteur, avec un prix de l'Académie, les éloges de SainlO' Beuve dans les Causeries du lundi.

Bazin (An(oine-Pierre-i,c«ui«), sinologue français, né à Saint-Brice (Seine-et-Oise) en 1799, mort en 1863. Elèvo d'Abel Rémusat et de Stanisla.s Julien, il professa le chinois à la Bibliothèque ro^'ale, puis à l'Ecole des lances orientales ; il fut secrétaire adjoint de la Société asiatique. Parmi ses ouvrages, il convient do citer sa Grammaire mandarine (185GJ, et son Choix de pièces de Ùiéàtre composées sous les empereurs mongols (1838).

Bazin (Antoine-Pierrc-^meJ/), médecin français, frère du pncédent, né à Saint-Brice en 1807, mort à Paris on 1878. Il fut attaché comme médecin aux hôpitaux do Lourcine, Saint-Antoine et Saint-Louis (1847), et acquit uno grande autorité en fait de maladies cutanées. H a publié un grand nombre do mémoires et d'ouvrages.

Bazin (/^ranço(S-EmmanueI-Joseph), compositeur français, né à Marseille en 1816, mon à Pans en 1878, fit ses études musicales au Conservatoire. En 1840, il obtint la premier grand prix de Rome à l'Institut pour sa cantate de Loyse de Mont fort, qui, par un privilège assez rare, fut exécutée à l'Opéra. A son retour d'Italie, il fut nommé professeur do solfège au Conservatoire, où il devint par la suite professeur d'harmonie, puis de composition. Il fît représenter à l'Opéra-Comique les ouvrages suivants : le Trompette de M. le prince

(1 846) ; le Malheur d'être jolie

(1847) ; la Nuit de la Saint-Sylvestre (1849); Madelon{\%â2); Maître Pathelin (1856) ; les Désespérés ( 1859) ; le Voyage en Chine (1865) ; l'Ours et * le Pacha{iS69). Bazin, qui a François Bazin, publié un bon Traité dliar-

monie théorique et pratique, a écrit aussi quelques compositions religieuses; entre autres, une messe solennelle ot un oratorio intitulé la Pentecoste.

Bazin (Ê'me^f-Joseph-Louîs), ingénieur civil français, né à Angers (Maine-et-Loire) en 1826, mort en 1898. U montra un goût très prononcé pour les sciences physiques, mécaniques et mathématiques. Il avait le génie" de l'invention, et ses nombreuses découvertes lui ont acquis une renommée universelle. Parmi ses principales inventions, on cite : un indicateur pour la cuisson des sirops, appliqué aujourd'hui dans les usines; des machines à briques, employées aujourd'hui ; la foreuse circulaire et tubulaire, qui senit au percement du mont Cenis; un avertisseur électrique, que la Compagnie du Nord adoj)ta; des appareils pour l'éclairage électrique des ardoisières d'Ançrers et pour les navires en marche ; une lanterne électrique sous-marine : un observatoire sous-marin. Ces deux derniers appareils ont servi depuis à la pêche du poisson, à l'éclairage et à la visite des passes ot des bassins do radoub, aux constructions sous-marines. Enfin, il réalisa son fameux bateau routeur (v. batead), expérimenté avec succès à Paris et au Havre, et qui, dans I esprit du créateur, devait révolutionner l'industrie des transports maritimes.

Bazin (René), littérateur, né à Angers en 1853. Avocat, professeur do droit à l'université catholique de sa ville natale, il s'est fait connaître par des nouvelles, des romans, des impressions do voyage en France, en Espagne, en Italie. Il collabore au Journal des Débats, au Correspondant, etc. C'est un écrivain délicat et tendre, ayant un sentiment très vif de la nature, et qui excelle à ressusciter les mœurs du passé, les traditions envolées. Parmi ses ouvrages, dont plusieurs ont été couronnés par r.-V.cadémio, nous citerons : Ma Tante Gii-on (1886); Victor Pavie UiSl); Une tache d'encre (1888) ; les Noellet /1889) ; A l'aventure ( 1890) ; la Légende de sainte Bega (1891) ; la Sarcelle bleue (1892); Sicile (1892); Madame Corentine {\S9Z) ; Humble amour (1894) ; les Italiens d'aujourd'hui {ISO i) ; Terre d'Espagne (1895) ; En province (1896) ; De toute son âme (1S97).

Bazinghen (François Abot deI, numismate français, né et mort à Boulogne-sur-Mer( 171 1-1791). Avocat à Paris en 1736. il fut nommé, en 1750, conseiller commissaire général en la cour dos monnaies. On remarque parmi ses œuvres les Tables monétaires, et surtout le Dictionnaire des monnaies (1762), à la rédaction duquel il consacra vingt années d'études. Cet ouvrage estimé est encore consulté avec fruit.

BaziRE (Claude). V. B.\stRE.

BAZOCHE n. f. Hist. V. basocbe.

BazOCHE-GOUET (L.O. comm. d'Eure-et-Loir, arrond. et à 26 kilom. do Nogent-le-Rotrou, sur l'Yerre, affl. du Loir ; 2.000 hab. Ch. de f. Etat. Moulins, briqueterie, chapellerie. Maisons en bois du xvi* siècle; église paroissiale du xiii* siècle, avec de beaux vitraux.

BazoCHES- LES-GALLE RANDE S , comm. du Loiret, arrond. et à 16 kilom. de Pithiviers; 1.123 hab.

BazOCHES-SDR-HOËNE, ch.-l. de cant. de l'Orne, arrond. et à 8 kilom. de Mortagne, sur VBoëne, affl. de la Sarthe ; 880 hab. Fabriques de gants et de sabots. — Le cant. a 12 comm. et 5.138 hab.

BAZOGE — BÈARN

Bazoge (La), comm. de la Sarthe, arrond. et à 1 1 kilomu Mans ; 1.635 hab. Fabrique de cercles ; mine de fer. BaZOGES-EN-PAILLEBS, comm. de la Vendée, arrond. et à 33 kilom. do La Roche-sur-î on, sur un affluent de la Grande-Maine ; 9S0 hab. Menbir.

Bazoges-EN-PAREDS, comm. de la Vendée, arrond. cta2Skilom.de Fontenay-le-Comte ; 1.913 hab. Dolmen, menhirs.

BAZOUGE n. f. Espèce de toile grossière do chanvre, fabriquée en Bretagne.

Bazouge-DE-CHEMERÉ (La), comm. do la Mayenne, arrond. et à 22 kilom. de Laval, , sur la Vaize; 950 hab. Fours à chaux; mine do houille.

BazougeRS, comm. de la Mayenne, arrond. et à 11', kilom. de Laval, sur un sous-affluent de la Mayenne par rOuetto; 1.190 hab. Mine d'anthracite.

Bazouges, comm. do la Mayenne, arronil. et à 2 kilom. do Chàteau-Gontior, jjrès de la Mayenne; 1.565 hab. Carrières de pierres.

BazOUGES-DO-DÉSERT, comm. de lllle-et-Vilaine,

arrond. et à 13 kilom. de Fougères ; 1.719 hab. Cartonnerie.

BazOUGES-LA-PÉROUSE, comm. de nilc-et-Vilaine,

arrond. et à 35 kilom. de Fougères ; 3.038 hab. Cidre et

beurre estimés. Clouteries. Carrières do granit.

BazougeS-SOUS-HÉDÉ, comm. do rille-et-Vilaine, arrond. et à 23 kilom. de Rennes; 940 hab.

Bazouges-SOR-LE-LOIR, comm. delaSarthe, arrond. et à 7 kilom. de La Flèche, sur le Loir; 1.538 hab. Ch. de f. Orléans. Féculeries, minoteries. Eglise du xi» siècle, avec des peintures du xv= siècle très bien conservées.

Bazuel, comm. du Nord, arrond. et à 23 kilom. de Cambrai, sur un affluent de la Selle; 931 hab. Ch. de f. de Cambrai à Catillon. Moulins, fabrique de cidre.

BAZZANl(Alessandro), littérateur italien, né à Asclogna(prov. de Vérone) en 1807. Attaché, comme professeur de littérature italienne, au collège des gardes-nobles lombarde-vénitiens à Vienne, il séjourna dans cette ville une vingtaine d'années, et ne revint en Italie qu'après la révolution do 1848. Après avoir été professeur de langue et de littérature allemandes à Florence, Sienne et Ancône, il obtint une chaire à l'université de Padouo. On lui doit, entre autres ouvrages : De l'épigraphie latme et des épigraphes de Ch. Boucheron (1840) ; De la poésie pessimiste et de son plus illustre représentant, Giacomo Leopardi (Padoue, 1845); Hymnes, odes, canzones et sonnets (Legnago, (1859) ; Poésies civiles et patriotiques (1870-1872). Il est, en outre, l'auteur de nombreuses traductions de l'allemand. BazzanO, bourg d'Italie (Emilie [prov. de Bologne]), sur la Samoggia; 3.100 hab. Soie et céréales. Bazzi (Giovanni Antonio dei). V. Sodoma. Bazzini (Antonio), violoniste et compositeur, né à Brescia en 1818, mort à Mdan en 1897. Après avoir été un des instrumentistes les plus célèbres de l'Italie, Bazzini se consacra presque exclusivement à la composition : et, là encore, il resta l'artiste chaleureux et imbu des pures doctrines classiques. Il avait écrit déjà de nombreux morceaux pour le violon ; il composa des quatuors, des ouvertures {Saiil, le Roi Lear), des symphonies-cantates, plusieurs psaumes, œuvres fort remarquables, au point de vue du fond et de la forme ; enfin, un opéra intitulé Turandot, qui fut joué sans grand succès à la Scala de Milan. Nommé, vers 1872, professeur de composition au Conservatoire de Milan, il en devint le directeur.

Bazzoni (Jean-Baptiste), romancier italien, né à No- Vare en 1803, mort en 1850. Il fut un des premiers, en Italie, à composer des romans dans le genre de "Walter Scott : le Château de Trezzo, le Faucon de la Roche, qui eurent un grand succès et ouvrirent la voie à Manzoni. Bazzoni est encore l'auteur de Récits historiques (1832-1839), de divers autres romans et d'un Mémoire sur la haute Lombardie dans l'antiquité et sur l'origine de Rerqame. Ecrivain élégant et ingénieux, il a contribué, bien qu'au deuxième rang, à la rénovation littéraire de l'Italie.

BDELLE ou BDELLA (dugr. bdelUi, Sangsue) n. m. Genre d'annélides hirudinées, famille des qnathobdellidés, renfermant des sangsues à ventouse ovale profonde et à quatre paires d'yeux, provenant des régions cnaudes.

Syn. LiMNATis. Il Genre d'arachnides acariens, famille des bdellidés, renfermant do Îietites formes dont les mœurs sont celles de a famille. Des formes fossiles ont été trouvées dans l'ambre oligocène.

BDELLÉPITHÈQUE [ték' — du gr. bdella, sangsue, et épithékê, pose) n. m. Instrument servant à poser les sangsues. Syn. i'osii-

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