SANGSUES
Bdclls.
BDELLÉPITHÈSE (du gr. bdella, sangsue, et épithésis, apposition) n. f. Application de sangsues.
BDELLIDÉS (du gr. bdella, sangsue) n. m. pi. Famille d'acariens caractérisés par leur corps allongé, presque vermiforme, à rostre très distinct, et vivant dans les endroits humides, où ils rampent sur le soL Genre principal : bdelle.
— Un BDELLIDÉ.
BDELLIUM {li-om' — gr. bdellion, même sens) n. m. Bot. Suc gommo- résineux, produit par diverses espèces du genre balsamée.
— Miner, anc. Escarboucle, cristal.
— Encvcl. Comm. et méd. Le hdelUum d'Afrique est produit par Xçibalsamea africana..\jG bdellinm de l'Inde proviendrait >X\ibalsamea agallocha;et lo bdoUium du Sind du balsamea mukul. Le bdelliura entre dans la composition du diacluflon et de l'emplâtre de Vigo. V. balsamée.
BDELLO'lDINE (du gr. bdella, sangsue, et eidos, forme) n. f. Genre de protozoaires. Syn. de "lituole.
BDELLOMÈTRE (du gr. bdella, sangsue, et métron, mesure) n. m. Instrument qui remplace à la fois les ventouses ot les scarificateurs pour pratiquer des saignées locales, et qui est disposé de façon à régler l'émission du sang et à mesurer la quantité déjà tiréo. (Cet instrument, trop compliqué, n'est plus usité.)
BDELLOSTOME ou BDELLOSTOMA {loss — du gr. bdella. sangsue, et sloma, bouche) n. m. Genre de poissons cyclostomes myxinidés, renfermant des formes cylindriques, vermiformes, avec six ou sept ouvertures brancniales(mers du Sud). Ils vivent en parasites sur divers poissons.
BdÉ-MTCH'OG (en sanscr. Samvara), divinités féminines, à l'allure souvent démoniaque, auxquelles les Thibétains attribuent une très grande puissance. Parmi elles, figurent les l'oiims ou Çaktis, que l'on donne pour épouses aux Bouddhas et aux 'dieux, quand ils remplissent le rùle de yidnms ou protecteurs du monde.
BDÉOGALE (du gr. bdein, pi Genre de mammifères carnivores, famille des herpestidés, fermant des goustes africaines dont la tête est élargie comme celle des loutres. Une des espèces les plus curieuses est le bdeoi/ale niyripes. blanc avec los pieds noirs, qui habite le Gabon et Angola.
Bdoud et Bdoud-PO, démons thibétains qui s'eff'orcent do détourner los hommes du salut en les tentant de toute manière. Les Bdoud-pos sont spécialement les agents de Çin^é {Gçin-rjé), dieu de la mort, auquel ils amènent les âmes dont i'heure dernière a sonné. Leurs erreurs causent les morts prématurées.
BÉ n. m. Nom de la deuxième lettre de l'alphabet français, appelée aussi be. Il Particule préfixe comme ba, bar, bes, bis, avec un sens péjoratif.
BÈ, onomatopée qui figure le bêlement des moutons. Beach (Michael HiCKS-). V. Hicks-Beach.
Beachy ou BevEZIERS, cap d'Angleterre (comté de Sussox), sur la Manche. Près de ce cap, Tourville, le 30 juin 1690, battit la flotte anglo-hollandaise.
Beaconsfield , ville de l'Afritiuo australe (colonie du Cap (prov. de Griqualand West]), dans le bassin du Vaal: 10.500 hab. Un des centres principaux de la région diamantifère. — Bourg de Tasmanie, sur l'estuaire du fleuve côticr Tamar ; 3.700 h. Centre d'un district aurifère. Beaconsfield [bl-kon-sf'M'] (Benjamin Disraeli, comte w.;), liomme d'Etat et écrivain anglais, né et mort à Londres (1804-1881). Il était fils d'Isaac Disraeli, descendant d'une famille juive chassée d'Espagne par l'Inquisition. A douze ans, il se convertit au protestantisme. Après quelque temps de cloricature chez un soliciter, il entra à la fois dans la littérature et la politique en acceptant la rédaction d'un journal, the Représentative, tout dévoué au parti tory. Le journal sombra faute d'abonnés. Il se vengea de l'indifférence que lo parti lui avait témoignée pendant cette courte tentative, en traçant un tableau très vif et pou flatteur des mœurs de l'aristocratie anglaise, dans son roman Vivian Grey (1826). Tel il se montre en cette circonstance, tel on lo retrouve dans presque tout lo cours do sa carrière politique :
s'attachant avec ardeur aux idées et aux hommes qu'il croit propres à aidar ses projets ambitieiLx; les combattant avec âpreté dès qu'il s'aperçoit qu'ils no peuvent pas le servir. Il entra dans la politique active, alors que l'Angleterre était en pleine agitation pour la réforme électorale. En 1832 et 1835, Disraeli échoua aux élections, bien qu'il se fût présenté alternativement comme radical et comme tory. Il n'occupi de siège à la Chambre des communes qu'à partir de 1837 il est vrai qu'il ne le quitta plus. Peu écouté d'abord, il finit par s'imposer à force de talent, et devint, en réalité, le leader de l'opposition jusqu'au ministère tory de lord Derby, dans lequel il entra comme chancelier de l'Echiquier. Dans un remarquable rapport, il proposa tout un plan de réforme des taxes qui amena la chute du cabinet. De 1852 à 1858, il reprit son rôle brillant dans l'opposition, et revint aux alTaires avec un nouveau cabinet Derby. Il présenta un budget qui fut accepté, obtint l'admission des juifs au parlement, mit fin à la Compagnie des Indes. Mais il succomba, en 1859, sur un bill élargissant le cercle de l'électorat. Un ministère présidé par lord Palmerston, puis par lord Russell, tint Disraeli en dehors du pouvoir pendant sept ans.
Lord Derby revint pour la troisième fois aux affaires en 1866; Disraeli reprit son poste à la chancellerie; il fit triompher le bill de réforme électorale, et lord Derby, quittant le ministère pour raison de santé, conseilla à l'a reine de choisir Disraeli pour lui succéder. Malgré de brillants succès, Disraeli fut forcé de donner sa démission en 1868. Jusqu'en 1874, Gladstone occupa le pouvoir; Disraeli on fut investi pour la seconde fois. Ce fut sa période la plus brillante. Il obtint les bills sur les trade-unions, sur les heures de travail, sur l'hygiène publique, sur les logements insalubres. Il racheta îa part du vice-roi d'Egypte dans les actions du canal de Suez, fit déclarer la reine impératrice des Indes, défendit la Turquie contre la Russie, fit signer le traité de Berlin contre le tsar, et obtint du sultan la remise de l'île de Chypre. En récompense de ses services, la reine, en 1876, l'avait élevé à la pairie, avec le titre do H comto Beaconsfield » .
Son activité politique n'entrava jamais sa production littéraire. Les romans où il a exposé ses doctrines politiques otreligieuses, et parfois ses rancunes, sont nombreux. Parmi los principaux, dont plusieurs ont été traduits en français, on peut citer : Toung Duke (1832); Contarini Fleminn (1833); Coningsby (1844); Sybil{\Uô): Tancred (Mil) ; Lothair (1870); Endymion (1880). Il alaisso, en outre, un certain nombre d'ouvrages politiques et des recueils de discours.
— Bini.. : Mill, /?. Disraeli, earl of Beaconsfield, a biogrn- /)/ii/ (Londres, 1877) ; Cucheval-Clariguy, Lord Beaconsfield et son temps (Paris, 1880); Ewald, the Right hon. B.Disraeli, earl of Beaconsfield, and his times (Londres, 1882).
BÉAGE (Le), comm. do rArdèclio, arrond. et à 64 kil. de Largentière, dans les monts du Mézenc ; 1.530 haï). Lignites, pierres de taille.
BEAGLE {bigl'\ ou BIGLE n. m. Espèce de chien courant anglais, de la race des bassets à jambes di'oites.
SeaglE, étroit canal de l'archipel de la Terre de Fcti. (prov. de Ma^allanes, Chili [Amérniuc du Sud]), limité au N. par la partie méridionale de la grande île de la Terre .l.i Feu, et au S. par les îles de Navann et de Hoste. Quoique d'un facile accès, il n'est guère fréquenté par les navires.
BÉAL n. m. On nomme ainsi, dans certaines contrer^; de la France, un très petit cours d'eau, presque un ruisseau, qui sert aux irrigations des prairies.
Beale (Robert), jurisconsulte anglais [en lat. Belm\ né en 1541, mort en 1601. Exilé pour ses opinions religieuses, il parcourut la France, l'Allemagne et l'Italie. Dans ses voyages, il collectionna les livres rares, et sa riclie hibliotnèque lui fournit les éléments de son ouvrage : Berum hispanicarum scriptnres aliquot, ex bibliotheca clarissimi domini Roberti Èeli, Angli (Francfort, 1579). Beale rentra en Angleterre à l'avènement d'Elisabeth, et entra dans la carrière diplomatique. En 1600, il fut l'un des plénipotentiaires envoyés à Boulogne pour négocier la paix avec le roi d'Espagne. Il a laissé des lettres diplomatiques.
Beale (Lionel-Smith), médecin anglais, né à Londres en 1828. Professeur de physiologie et d'anatomio au Collège du roi, il a acquis une granae notoriété par des mémoires et de savants ouvrages, dont les principaux sont : le Microscope dans ses applications à la médecine pratique (1850) ; Coynment on travaille avec le microscope (1857) ; De l'urine, des. dépôts urinaires (1851) ; la Structure des tissus du corps ; Anatomie physiologique ; Anatomie de l'homme ; le Mystère de la vie fl8'7l) ; etc.
BÉALIÈRE n. f. Ouverture ménagée dans un béai pour con<iuire l'L-au d'irrigation dans un pré.
BÉANCE irad. béer, désirer) n. f. Désir, appétence, aspiration. Il Etat de ce qui est béant : Béance des veines.
— Encycl. Anat. et physiol. Dans l'organisme, un certain nombre d'organes sont dans un état de béance continuelle, assurée par leur structure anatomique, afin de favoriser autant que possible leurs fonctions.
Le larynx, la trachée-artère, les bronches, sont maintenus béants par une série de cartilages; les artères, par leur tunique élastique.
Certaines veines sont béantes parce que leurs parois sont intimement adhérentes aux tissus et aux aponévroses qu'elles traversent (veine cave supérieure, sous-clavières, veine cave inférieure au point où elle traverse le diaphragme, veines du corps thyroïde, veines sushépatiques). Cette disposition, nécessaire pour assurer le retour du sang vers le cœur, dans les parties de l'arbre circulatoire où la pression du sang est trop faible, peut devenir, par contre, l'origine de complications redoutables si ces veines viennent à être blessées; l'aspiration est alors assez forte pour faire quelquefois pénétrer l'air avec sifflement dans les veines béantes; il se forme une embolie gazeuse rapidement mortelle.
BEANIA n. m. Genre de bryozoaires chilostomates, famille des bicellanidés, dont l'espèce type ibeania mirabilis) habite les côtes d'Angleterre.
BÉANT, ANTE (rad. béer) adj . Ouvert largement : Gouffre BÉANT. Une bouche toujours bkante est le signe de la sottise.
— Par ext. Etonné ou attentif au point de paraître frappé de stupeur : Figures béantes d'admiration. (Balz.)
— Fig. Gouffre, Abhne béant, Danger terrible, actuel et menaçant, il Plaie. Blessure béante, Douleur cruelle et que l'on ressent actuellement.
— Anton. Bouché, fermé, couvert, oblitéré.
BÉAR (cap), cap des Pyrénées-Orientales, à 9 kilom. du cap Cerbère, entre Port-Vendres et Banyuls, sur lo mont Béar, qui porte un fort et un phare.
BeaRDÉ de L'Abbaye, économiste et agronome, né en 1704, mort à Paris en 1771. Il s'est signalé par dos travaux relatifs à l'amélioration du sort des paysans. Dans ses Essais d'agriculture (1768) et ses Recherches sur les moyeyis de supprimer les impôts (i770), il préconisa les avantages de la petite propriété pour le paysan cultivateur.
"BÊAMi {Pagus Bearnensis, fiene/mr^uï»), ancienne prov. de France, capit. Pau. Compris actuellement dans les départ, dos Basses-Pyrénées et des Landes, le Béarn était borné au N. par la Clïalosse, le Tursan et l'Armagnac, parties de la Gascogne qui le limitaient aussi à TE. et à l'O. Les Pyrénées et le pays de Soulo le séparaient au S. de la basse Navarre. La région du Béarn a été en partie constituée par les amas do boues et de
f raviers que les eaux descendues es Pyrénées ont entraînés vers la plaine, et qui provenaient surtout des vallées d'Ossau et d'Aspe, jadis occupées par d'épais glaciers. Sainte-Marie, faubourg d'Oloron, est bâtie sur une terrasse de débris charriés par le glacier de la vallée d'Aspe. Les rivières ou gaves coulent tout d'abord dans des vallées transversales assez isolées les unes des autres, où les populations ont longtemps conservé de vieux privilèges, des coutumes locales, des costumes nationaux. La réunion de ces petites républiques forma la vicomte de Béaini, dont le centre politique se plaça sur le principal des gaves, celui de Pau. Vins et bestiaux. . .
— Histoire. A l'époque romaine, cette région, qui faisait partie de l'Aquitaine, et plus tard de la Novempopulanie, était habitée par les Venarni ou Beneharnenses, les Huronenses, les Osquidates. Beneharnura (Lescar) et Huro fOloron) devinrent les évêchés de Lescar et d'Oloron. Les Vandales, les Alains, les Suèves, les Visigoths dévastèrent le pays. Les Carlovingiensy mirent des vicomtes qui dépendaient des comtes de Gascogne. Louis le Débonnaire en lit une vicomte héréditaire en'ïaveur d'un des fils de Loup- Cenlule, duc de Gascogne, et le Béarn traversa la période féodale sans aliéner sa liberté. En 1465, le Béarn passa par alliance à la maison d'Albret ; Henri II, successeurdo Jean d'Albret, épouse Marguerite de Navarre, sœur do François I". De cette union naît Jeanne d'Albret, la mère de
, Henri IV. A l'avènement de ce prince, le Béarn conserve
Armes du Béarn.
son autonomie; Louis XIII lo rt^unit ù la Franco en 1620, mais cvéo à. Pau lo parlcmont do Navarro, qui subsista jusqu'en 1789.
— lîiuï.. : P. (lo Marca, Histoire de /?(?arH (Paris, 1640); Mazuro, Histoire du liéarn et du pays basque (Pau, 1839).
BÉARNAIS, AISE, qui ost nô, qui habito on Béarn. — Les BiUknais.
— Le Hihirnais, Nom par lequel on désigne souvent Henri IV.
-^ n. m. L'idiomo qui so parle on Béarn.
— Adjectiv. Qui appartient au B6arn ou à ses babitants : te. patois niJARNAis.
— Encycl. I. Econ. rur. //rf-'- oivn<" /)''rnvia/5t'. Le mouton béarnais a lo corps minco, ikh I.mimmix, ir^s baut monté sur de grosses jambes nuos; r.n> ••\\ur > si im-to et longue, la tôt© Dusquée, lourde et pourvu-- <.i,- r,n-\i<-s. La laino est grosso ot no pout servir qu'à la roiiUMrtion d'étotlfos ^-^rossièros.Layiacdo ost assez bonne. Los brebis donnentbeaucoup do lait.
Hace bovine ht^arnaise. Elevée sur les montagnes, la raco béarnaise juïssi-dci une force, une sobriété qui la rendent, capable do supporioi" les plus fortes chaleurs ot les plus rudes fatigues ; uials elle est, on général, mauvaise pour le lait. Petite, agile, sobro, oUo est remarquable par son aptitude au travail.
— IL Pbilol. L'idiome béarnais ost un sous-dialecto du gascon. Au moyen àfjc, lo béarnais a été en usage menuen dehors de sos limites uaturollos ; beaucoup d'actes dos XIV' ot xv" siècles, ayant rapport au Bigorre, au Nébouzan, au Comingo ot au comté do Foix sont rédigés ou béarnais. Do 1589, datodo laréuuion du Béarn à la France, à la Révolution do 1789, le béarnais resta la langue ofHciello pour les actes publies judiciaires ou notariés ot les procés-vorbaux des Etals. Nécessairomout. jiendant cotte période, il s'ost notablement mélangé do français. Au xviu' siècle ot au commencement du xix'^, dos poètes comme Dospourrins ot Navarrot essayèrent de rajeunir ce vieil idiomo. V. gascon.
BÉAT (bé-a), ATE (du lat. beatus, heureux; nom que les chrétiens ont appliqué à ceux quijouissent en paix, dans le ciel, do la gloire éternelle) adj. Doux, calme, paisible, sans inquiétude ot mémo sans réflexion: Béate tranquilliti}. BÉATE rêverie. Vie molle et bhate.
— Qui témoigne d'une dévotion douce et naïve, en bonne etsurtout en mauvaise part: Un air bèxt. Un sourii'e béat.
Il Faussement, hypocritement dévot : Entendre railler le droit, la justice, la vérité, en lanqaye béat et poli, fait monter en moi une sourde colère. (M""' L. Colot.)
— Titre donné autrefois à différents religieux ot religieuses : Notre béate
Pcrs
Subsla garçon est
— Dans lo stylo béatiliée. ii Persom sainteté, il Personne qui
Il ■ ot tranquille : Le vieux ' I homme marié. {B^\z.) I bienheureux, personne 1.1 H j^'rande réputation de lit le béat ; faux dévot.
Nom que portaient certains moines et même les moines en général ; Faire des aumônes aux béats. (S'est dit aussi do certaines femmes qui, sans avoir fait de vœux, portaient l'habit de religieuse.) V. béates.
BÉATES n. f. pi. Membres d'une institution fondée au Puy-en-Velay vers 16G5, par M"< Martel, se rattachant à la congrégation des jDames de l'instruction, et autorisée en 1843 comme société d'instruction publique. — Une béate.
— Encycl. Les béates sont de pauvres filles, sachant à poino lire, qui ont adopté la robe monacale et la coiffe noire, sans noviciat, sans préparation préalable. Elles viventdans les hameaux perdus de la montagne, habitent une maison qui est la propriété collective de la section de commune, et là, gardent, dans lo jour, les enfants en bas âge. Elles leur
; apprennent à épcler et à réciter des prières. Le soir, pen- ! dant les veillées d'hiver, elles reçoivent chez elles les jeunes I filles et les femmes qui apprennent à tisser la dentelle. j Comme salaire, elles reçoivent des dons en nature: du bois, I des œufs, du laitage, etc. La création des écoles de hameaux I a eu comme conséquence la diminution progressive du I nombre dos béates.
BÉATEMENT adv. D'un air béat, d'une manière béate. BÉATIFIANT, ANTE (l'ad. béatifier) adj. Qui donne la ! béatituilo.
\ BÉATIFICATION (ti-fl-ca-si-on — Tad. béatifier) n. f. Acte [par lequel le pape, assisté du sacré collège, donne à une I personne décédée le titre deubienhoureusoH, sans toutefois I la proposer au culte de l'Eglise universelle, et en restreignant à certaines communautés ou catégories de fidèles le droit de l'honorer comme sainte : La béatification ne peut avoir lieu y»e cinquante a7is après la mort du brenheureux. ~ Béatification électrique. Phys. Expérience dans laquelle, au moyen de la lumière électrique, la tète d'une personne paraît être environnée d'une auréole.
— Encycl. V. canonisation.
BÉATIFIER (lat. beatificare ; do beatus, heureux, et facere, iro. — Prend deux i do suite aux deux prem. pers. plur. de l'imp. de lind. et du prés, du subj.: ]\qus béatifiions. Que vous béatifiivz) v. a. Mettre au rang des bienheureux par l'acte solennel do la béatification, n Mettre au rang des béatitudes : Cette pauvreté évangélique, que Jésus-C/irist a BÉATIFIÉE. Il Rendre heureux, spécialement en faisant jouir du bonheur céleste : Dieu s'est réservé de BÉATiFiiiR les éfrçs sortis de ses m^ims. (Kératry.) [Vx.]
— Syn. Béatifier, canoniser. Béatifier dit moins que canoniser; par ta /"'utification, le pape permet de considé-
ir comme saint nu jiersonnago dont la vie ot la mort ont ô édifiantes; par \:i. canonisation, il ordonne l'inscription un nouveau nom dans lo canon des saints reconnus par uto TEglise. ot, d.s lors, tous les fidèles sont tenus dlio- )ror co nom coinmo appartenant à un habitant du ciel. BÉATIFIQUE al], (,>ui béatifie, qui procure des joies célestes. (^ .-M -11. r.' usité que dans la locution Vision béatifique. E\taso dnn,e ot perpétuelle dont les élus jouissent par la coiitomplaiion de l'essence divine.) BÉATILLE ou BÉTILLE {Il mil. — du mot ind. beatilla) f. Toile de coton ou mousseline blanche qui venait jadis io l'Inde, notamment de Pendichéry.
— n. f. pi. Au moyen âge, on entendait par béatillcs les barbes de mousseline ornant les coiffes et les hennins des remmes. et, par ext.. Divers agréments de coiffure. (Cette expression ne dépasse pas le xvi« siècle.)
BÉATILLES (// mil. — dimin. do bentus, heureux) n. f. pi. Menues viandes délicates, telles que ris do veau, crêtes de
coq, foios gras, etc., que Ton sortù part ou dans dos p&tés: Une assiette de béatillks.
— Menus objets do dévotion et autres, commo agnu.s, pelotes, boitos, etc., qui so confectionnent dans les couvents do femmes.
— Fig. et fam. Menus accompagnomonts, petits détails intimes : Les béatilles de l'hjménêe, ennuis, chagrina, dé- (joùls. (Lamolte.)
Beat! pauperes SpiritU {Bionheureiuc les pauvres d'esprit), jiarolcs qui^o trouvent au début dif Sermon sur la montagne. Elles signifient, on réalité, et si l'on veut une traduction littérale : Heureux ceux oui, en esprit, sont pauvres, c'est-A-diro ceux qui sont détachés do tous les nions terrestres et n'aspirent qu'aux vrais biens du ciel. Mais il était trop facile de travestir le sens do ces paroles de Jésus-Christ pour que l'on résistât à la tentation. On les a donc traduites par : liicnheureux lespauvres d'esprit, ot l'on applique couramment, mais ù. tort, cette expression ù. ceux qui, dépourvus d'instruction ot do talents, voient cependant leurs affaires prospérer.
Beati possidentes {Heureux ceux qui possèdent), paroles dont il est fait de fréquentes applications. Dans les temps modernes, Bismarck les a mises tout à fait à la mode en les adoptant commo locution familière.
BÉATIQUE adj. Qui exprime la béatitude : Les béati- (,'iiKS /ii/iirrs de Haphacl.
BÉATITUDE 'If •■rnfitiffln. mt'^tiin sens) n. f. Félicité souvorari' i' . hiuL-e 'V\\\<]^^\\•\n•\o : La conséquence
de la pvrj. •■■.., ., iiiAMirni.;. . I.arurd.)
— P-"i- .iM.n i .Min- innil. I.lrri-r| ro : Les BKATITODES
(jastronuniujurs .<<>■ pii)/t'?ti cher.
-' Par dénigr. ïjotto satisfaction : L'homme pétri de vanité a la béatitude de la sottise. (Do Ségur.)
— Ecrit, sainte. Béatitudes évangé ligues. Les huit béatitudes, ou simplement Les béatitudes. Les huit moyens qui doivent assurer le bonheur souverain à ceux qui les mettent en œuvre ; elles sont énumérées dans le Sernion sur la Montagne, sous cette forme : Heureux les pauvres en esprit, heureux ceux qui ont le cœur pur, etc. f Matthieu.)
— Hist. occlés. Titre honorifique, donné d'anord aux évoques, ot réservé ensuite uniquement au pape : .S'a Béatitude.
— Tiiéol. Félicité .éteruello dont les bienheureux jouissent dans le ciel.
Béatitude (de la) ou De la Vie heureuse, ouvrage de saint Augustin, qu'il écrivit à trente-trois ans. Ce livre est adressé à Manlius Théodore, qu'il avait connu à Milan ; il se distribue en trois entretiens ou conférences.
Après un récit de sa conversion, l'auteur suppose une conversation tenue, lo jour do sa naissance, avec sa mère, son frère, son fils, ses cousins et ses deux disciples. Los trois conférences du livre exposent ce principe, que la vraie béatitude consiste dans la connaissance de Dieu.
BeatON ou BÉTHUNE (James), prélat écossais, né vers 1470, mort en 1539. II était archevêque do Glasgow Iors(|u'il devint chancelier du royaume d'Ecosse, en 1523. Nonmié archevêque de Saint-André en 1523, il fit partie du i-onseil de régence pendant la minorité de Jacques V. Daliord en butte à l'hostilité d'Angus et de Douglas, il retrouva bientôt tout son crédit, persécuta les protestants, ot fit périr comme hérétiques Patrick Hamilton, Henrv Forest, Dan. Stratton et N. Gourlav. James Beaton fut le principal négociateur du mariage de Jacques V avec Mario de Guise, mère de Marie Stuart.
Beaton ou BÉTHUNE (David), cardinal écossais, né en i-ltfi, assassiné en i.mg. Neveu du précédent, il fut le confident do Jacques V. Il succéda à son oncle James Beaton sur le siège archiépiscopal de Saint-André, et reçut bientôt après lo chapeau de cardinal. A la mort do Jacques V, le comte d'Arran, régent pendant la minorité de Marie Stuart, confia le sceaux au cardinal Beaton. Digne émule de son oncle, il s'acharna contre l'hérésie. Non content d'avoir chassé Knox de l'université de Saint- André, il fit brûler devant lui l'un des plus brillants orateurs de l'Ecosse, George Wisliart. Devenu odieux à tous, il fut poignardé dans sa chambre par quelques gentilhorames protestants.
— BiBLiOGR. : History of the Church of Scotland ; Lanig, Knox's history.
Béatrice City, ville des Etats-Unis (^Nébraska), sur le Big BluOi affinent du Kansas ; 13.800 hab. Carrières, fabriques; six voies ferrées y convergent.
Béatrice di Tenda, opéra on quatre actes, poème de Felice Romani, musique de Bcliiui, représenté à Venise le 16 mars 1833. Philippe Visconti, duc de Milan et mari de Béatrice di Tonda, croit celle-ci coupable d'infidélité et l'envoie au supplice, avec Orombello, son prétendu complice. Agnès de Maine est l'âme de ce sombre drame pour lequel Bellini écrivit une musique inégale qui fait do la partition une des plus faibles du maître italien.
Béatrice et Bénédict, opéra en doux actes, poème et musique d'HectorBerlioz, représenté à Bade le 9 août 18G2. Le livret était une adaptation musicale d'une des plus célèbres comédies de Shakspoare, Beaucoup de bruit pour rien. L'œuvre renferme quelques morceaux agréables, mais no saurait être regardée comme une des meilleurs de l'auteur.
BeATRICIUS. lîiogr. V. BÉATRIZET.
BÉATRIX ou Béatrice (sainte), martyrisée à Rome en l'an 303 do J.-C, sous Dîoclétien. Sa légende rapporte qu'ayant retiré du Tibre les corps de saint Simplico et do saint Faustin, sos frères, qui venaient de subir lo martyre, afin do leur donner une sépulture chrétienne, elle fut, pour cette raison, emprisonnée et étranglée dans sa prison. Féto le 29 juillet.
BÉATRIX, nom de plusieurs princesses du moyen âge, dont les plus connues sont les suivantes : Béatrix de Lorraine, comtesse de Toscane, morte en 1076. (Fille du duc de Lorraine Frédéric, elle épousa, en 1036, Boniface III, duc de Toscane, et de cette union naquit une filJe, qui devait être si célèbre sous le nom do « comtesse Mathilde » ; — Béatrix de Bourgogne, fille du comte de Bourgogne RonaudlILetqui épousa, le lojuin 11-16, l'empereur d'Allemagne Frédéric I", auquel elle apporta en dot la Provence et une partie de la Bourgogne. (Le fait qu'elle aurait été saisie à Milan par une trouve de mutins et promenée sur un âne est légendaire. Béatrix mourutà Spire, le 15 novem-