BÉARNAIS — BEATUS
bre ï 1 81) ; — Béatrix de Savoie, laquelle épouna, on 1220. Raymond Bérenger, comte de Provence, et mourut ÂAixIo ly août I2»j; —Béatrix de Provence, fiilo do la précédente et do Raymond liérencrer V, dernier comlo do Provence, morte iiS'ocera en I2G7, ''Elle avait épousé, on l.;irj, Charles d'Anjou, frèro de saint Louis, et devint pa r lui rcino do Naples et do Sicile); — Béatrix, reine do Hon-
frio, néo vers H50, morto à Ischia en 1 TjOh. f Elle était fiUo do 'crdinaud, roi de .Naples et d'Aragon, qui lui fit épouser, en 1-17j, Mathias Corvin, roi de Jïongric. Celto princcKso contribua puissamment au développement des arts et des sciences en Hongrie. Le roi Malhias étant mort presque subitement après une longue discussion avec Béatrix, qui lui avait vainement demandé de prendre dos mcsarcs pour lui assurer la couronne, on accusa la rcino do n'avoir point été étrangère ù cette mort. Lorsque Vladislaîi Jagcllon cul été élu roî de Hongrie, Béatrix tenta vainement de se faire épouser par lui. Ello dut quitter le royaume. essayant d'emporter avec elle les diamants do la couronne); — Béatrice î'", de Bigorre, mono vers looo. (Elle succéda à Raymond I", son frère, comte do Bîgorre, mort vers 1080. Ello était fillo do Bernard 1", comte do Bigorre, mort vers 10C5. Ello épousa, on 1078, Ceniulo I", comto de Béarn. De leur union naquit Bernard II, comt« do Bigorre, qui succéda à sa mère vers lOOG); —Béatrix II, dite aussi Benetris, fille unique do Centnlo II, comte do Bigorre. (Elle épousa en II 18 Pierre, vicomte de Marsan, et succéda avec lui au comté de Bigorre, lors de la mort do son père vers 1127. Elle laissa de son union un fils, Centulo III, qui succéda à son père au comté do Ei"orro, en 1103); — Béatrix ni, dite aussi .S'r'WitfmV, qui succéda à son père, Centulo III, au comté de Bigorre, à la fin du XII» siècle (la date précise de la mort de Centulo III est inconnue. Elle épousa on premières noces Pierre, vicomte de Dax, et en secondes noces Bernard IV, comta dos Commingos, qui la répudia).
Béatrix Portinari, Florentine, néo en 1266, morte en 1290, immortalisée par l'amour et les vers de Dante. D'après Boccace ( Vie de Dante), c'est à l'âgo de neuf ans que le futur chantre de la Divine. Comédie aurait conçu pour Béatrix, fille de Folco Portinari, âgé© elle-même de nuit ans, l'idéale passion à laquelle il consacra sa vie entière. La figure de Béatrix est une des plus délicieuses apparitions do la Divine Comédie. Dans son poème immortel, Dante suppose qu'il parcourt en esprit les trois royaumes des morts. Egaré dans une forêt obscure, il arrive au pied d'une colline qu'il s'apprête à gravir. Trois animaux, un lion, une panthère, une louve maigre et atfamée, lui ferment le passage; et déjà, dans son elfroi, il revient sur ses pas, lorsqu'une ombre lui apparaît : c'est Virgile, qu'une dame céleste, Béatrix, lui envoie pour lo secourir et le guider. Virgile, qui est mort sans avoir connu le vrai Dieu, no peut accompagner lo poète que dans les deux premiers royaumes, et c'est sa chère Béatrix, symbole de la science divine, qui l'introduit dans le Paradis et lui en fait parcourir toutes les sphères.
Le nom de n Béatrix o a passédaos le langage poétique et signifie, par antonomase, une amante belle, chasto et pure.
Béatrix Cenci (Sea/nce Cenci "Storiadelsccoloxvi»), roman historique de Guerrazzi. C'est après sa chute du pouvoir et dans sa prison, de 1850 à 1802, que le tribun toscan écrivit cette sombre et sanglante histoire du xvi* s., qu'il publia à Bastia, pendant son exil en Corse (1853). Les malheurs et la fin tragique d'une jeune et belle Romaine, Béatrix Cenci (v. Cenci), forment l'objet do ce roman, dans lequel Guerrazzi a développé uue grande puissance d'analyse.
Béatrix n. f. Planète télescopique, n" 83, découverte par de Gasparis, le 26 avril I865.
BEATSONIE {bl — de Beatson, voyageur angl.) n. f. Bot. Syn. de frankënie.
BÉATRIZET ou Beatrigius (Nicolas), dessinateur et graveur français, né à Lunéville ou à Tbionville, selon quelques auteurs, vers 1 J20, selon Heller en 1507, alla de bonne heure se fixer à Rome, oii il travailla principalement de 1540 à 1562, et où il mourut vers 1570. On lui donne pour maître Agostino de Musi. Il marquait ordinairement sos estampes Beatricius, ou A'. B. F., ou jV. B. L. (Nie. Béatrizet, Lorrain), ou A^ B. L. F. On l'a parfois confondu avec B. Daddi, plus connu sous lo nom do Maître au dé (Maestro al dado), graveur italien qui travaillait à la même époque. Béatrizet a gravé au burin d'après Raphaël, Michel-Ange, Giotto, Jules Romain, Mutiano, etc. Son ceuvre ne comporte pas moins de cinquante pièces, qui se rattaclient par le stylo à l'école de Manloue.
Beattie (James), écrivain anglais, métaphysicien, moraliste et poète, né à Lawrencckirk en 1735, mort en 1803. Fils d'un simple fermier, il dut à un protecteur de sa famille, qui avait remarqué ses dispositions pour les lettres, d'être admis à faire des études classiques au collège Mareschald'Aberdeen. Il on sortit, après les avoir brUlaumient achevées; mais, trop pauvre pour cultiver librement les lettres, il se trouva heureux de pouvoir entrer dans une école do village, pour y enseigner la grammaire (1753). H ne tarda pas, toutefois, à obtenir une place do professeur de latin dans une pension d'Aberdcen, puis une chaire do philosophie morale dans le collège Mareschal, où il avait été élevé. Ce fut alors que, comme distraction à ses sévères études, il composa the Minstret or the Progress of Genius, le plus célèbre de ses poèmes, celui qu'on réimprima le plus souvent, ot que plusieurs critiques mettent au rang des plus belles conceptions de la fin du xviii* siècle.
Comme philosophe, beattiedoit saréputationàsonfjsay on the nature and immutability of truth, ouvrage paru en 1770 et dans lequel il s'attacha à, combattre le scepticisme en général, et le système de Hume on particulier, puis à SG^ Eléments of moral science, publiés en 1790-1793, et en partie traduits par Mallet (Paris, 1840). On lui doit en outre un poème : the Judgment of Poj'is (1765), cl deux ouvrages philosophiques : Fs.sagson poetry and music, etc. 1 1776Cet Dis.^ertalions moral and criticat, etc. (1783).
Beatus iUe qui procul negotiis... (Heureux celui qui. loin des aff'aires...). C'est le premier vers de la deuxièmo épode d'Horace, dans laquelle le poète trace un tableau séduisant do la vie champêtre. II est vrai que cet éloge a quelqiie chose d'Ironique, puisque Horace le mot dans la boucno d'un usurier. ^lais, dans l'application, ces mots expriment réellement la joie aue l'on éprouve à fuir le tracas des affaires.