BEAUMONT — BEAUNIER
1" instance (cour d'appel do Dijon), pensions ot écoles nombreuses, école pratieue d'agriculture et do viticalturo; bibhothèque, musées divers. Eglise Notre-Dame fxi["-xni* s.), ou l'on voit une Adoration du Sacré-Cœur, de Lebrun, et do magnifiques tapisseries données on 1500. Hôpital du SaintrEsprii(U43); dans la.sallo Saint-Hugues, fresques do 1682, un tableau île Jugement dernier, attribué à Van dor Weyden. Eglise Saint-N icolas (clocher xiii* s.), befTroi (1403). Maisons de la Renaissance; tours roodes, restes du ch&teau fort démantelé par Henri IV.
— BiHi.iouR. : l'abbé Gandclot, Histoire de la ville de Beaune et de ses antiquités (1772).
Beaune, comm. de rAllier, arr. et à 27 kilom. de Montluçon, près de la source do l'Œil ; 1.054 hab. Houille, tui-
Beaune (de), nom d'une famillo bourgeoise do Touraine, enrichie dans lo commerce et anoblie au commencement du XVI' siècle. Son histoire commence avec Jkan, argentier de Louis XI et de Charles VIÏI, qui eut pour (ils Jac^ces, si connu sous lo nom do surintendant Semblançay (v. ci-après). — De ce dernier naquirent : Goiixadme, baron de Semblançay, général dos finances en 1521, condamhé au bannissement en même temps que son père le fut à la potence (1527), réhabilité en 1529, mort avant 1534 ; Mab- TiN, archovôquo de Tours en 1520, mort en juin 1527 ; et Jacquks II, évètnio de Vannes on 1504, mon en 1511. — Guillaume de Beaune eut à son tour pour fils : Jacques m, baron de Semblançay, et Renaud, archevêque de Bourges ; et pour petits-enfants (fils de Jacques III): Charlotte (la célèbre M"** de .Sauves), et Jkan, en qui s'éteignit la ligne masculine de la famille.
Beaune (Jacques de). V. Semblançay.
Beaune (Charlotte de), née en 1551, morte en 1617. Elle entra fort jeune aux filles d'honneur do Catherine de Médicis, dans V « Escadron volant •, réserve de jolies pécheresses aux charmes de qui la bonne reine demandait volontiers le triomphe de sa politique. Dès 1574. elle partageait ses faveurs entre le duc d'Alençon et le roi de Navarre, avec une si subtile diplomatie que, d'amis qu'ils étaient, elle en (itdes ennemis mortels. En 1583, on la voit tour à tour en relations intimes avec le duc de Guise, avec Avrilli (le tout-puissant favori du duc d'Alençon et d'Anjou), et avec le duc d'Epernon. Le matin du 25 décembre 1588, Guise sortait de sa chambre, qnand il alla tomber sous les coups des « quarante-cinq ». A dater de ce jour, le nom de Charlotte de Beaune disparait de l'histoire. Elle n'avait pourtant que trente-sept ans. Il est vrai que, galante aux gages de Catherine de Médtcis, elle eut, presque aussitôt après, dans la mort de cette dernière (1589), un autre motif de se retirer du service. Durant une carrière si remplie, elle trouva encore le temps de so marier deux fois : Pavec Simon de FIzes, baron de Sauves, secrétaire d'Etat, mort en 1579, et à qui elle ne donna point d'enfants ; 2" en 1584, à François de LaTrémoiUe, marquis de Noirmoutiers. (De cette seconde période matrimoniale descendaient les ducs de Noirmoutiers et de Royan, éteints en 1733.)
Beaune (Florimond de), mathématicien, né à Blois en 1601, mort en 1652. Il a commenté la géométrie de Descartes, laissé son nom à un problème sur les courbes, et inventé divers instruments d'astronomie. Beaune était conseiller au présidial de Blois. On a de lui : De xqua^ twnibus, opuscula duo, etc., publiés dans la Géométrie latine de Descartes.
Beaune (François-Bénigne-Henri), magistrat et écrivain français, né à Dijon en 1833. H fut d abord avocat, puis il entra dans la magistrature, et devint, par la suite, procureur général à Alger (1874), à Aix (J875^, à Lyon (1877). 11 entra ensuite à la faculté libre de droit de cette ville, où il fit un cours d'histoire générale de droit français public et privé. Nous citerons, parmi ses nombreux ouvrages ; Des distinctions honorifiques et de la particule (1861) ; Journal d'un lieutenant criminel au xvii" siècle (i866); les Bë formes jttdiciaires dans les cahiers de 1789 (1867); Voltaire au collège, sa famille, ses études et ses premiers amis {IS61); Introduction à l'étude historique du droit coutumier français jusqu'à la rédaction des coutumes (1880) ; la Justice sous la féodalité (1880) ; le Droit coutumier et l'Unité législative en France {\ao); la Condition civile de la bourgeoisie française d'après le droit coutumier {18S2); Droit coutumier français: ta condition des personnes et des biens {lSB2-lSi5) ; la JVoblesse bourgeoise {ISS3) ; la Vie intérieure au xvu* siècle (1883); Droit coutumier français : les contrats (1889). En collaboration avec J. d'Arbaumont, il a publié une édition des Mémoires d'Olivier de La Marche pour la Société de l'histoire de France.
BeaunE-LA-ROLANDE, ch.-l. do cant. du Loiret, arrond. et à 19 kilom. de Pithiviers, sur la Bolande, affluent du Fusain; l.753hab.(fieaunois» Oïie*.)Ch.de f.P.-L.-M.et Orléans. Eglise du xv* siècle, avec le tombeau du solitaire saint Pipe, originaire de Beamie. — Le cant. a 19 comm. ot 12.837 hab.
— Histoire. Ce bourg, qui remonte à une haute anti- [uité, a subi pendant le moyen âge le sort de beaucoup "autres villes du royaume ; il fat dévasté par les Anglais,
qui en brûlèrent l'é'glise, que Charles Vn fit rebâtir. Délaite, après une lutte acharnée, des Français par les Allemands, le 28 novembre 1870.
Beauneveu (André), sculpteur et miniaturiste français, né à Valenciennes, florissait dans la seconde moitié du xiv« siècle. La première mention do ses travaux se trouve dans des documents datés de 1360. Il est mort entre 1401 ot 1413. Des actes royaux de Charles V, des comptes, et un passage de Froissart, nous font connaître cet artiste, qui e.verça une grande influence sur la sculpture française. Imagier de Charles V, il a sculpté les tombes de Philippe VI (Louvre), de Jeanne de Bourgogne et de Charles v (abbaye de Saint-Denis). En 1390, u travaillait pour Jean, duc de Berry, à son château de Mehun-sur- Yèvre. Beauneveu parait avoir été, avec Jean ou Hennequin de Liège, un des représentants les plus en crédit, à la cour de France, de l'école franco-flamande, qui fit évoluer la sculpture hésitante vers un naturaUsme décidé, quoique encore mitigé d'élégance française. Des miniatures du même maître, en grisaille, se trouvent dans divers manuscrits do Bruxelles et do Paris (Bibliothèque nationale). Au Louvre, une salle de sculpture porte son nom.
BEAUNIER (bà-ni-é) D. m. Hortic. V. beauckieb.
BEAUNIS - BEAUSOBRE
BeaUNIS (HeDri-Etienno),anatomiste, physiologiste et psychologue français, né â Amboiso en 1830. ïl servit Sans le corps do santé de l'armée, et fit la campagne de IS70, comme médecin chef aux armées de la Loire et de l'Est II a publié ses notes sous le titre de Impressions de campagne (1871-1872). Nommé professeur de ph;ysiologie à la faculté de médecine de Nancy, il fut appelé à Pans pour fonder, à la Sorbonne, le premier laboratoire français de psychologie physiologique(i889). U l'organisa et le dirigea jusqu'en 18112. Physiologiste exact et documenté, Beauuis est, en psychologie, un expérimentateur précis, un observateur pratique, dégagé de Vapriorisme et des conceptions mathématiques de l'école psychologique allemande. On lui doit les ouvrages suivants : Anatomie générale et Physiolof/ie du système lymphatique (lèQS) ; J^oiiveaux éléments 'd\matomie descriptive et d'embryologie (1867), en collaboration avec Bouchard (1894) ; Programme du cours complémentaire de physiologie fait à la Faculté de médecine de Strasbourg (1873) ; Principes de la physiologie {IS15) ; Nouveaux éléments de physiologie humaine, comprenant les principes de la physiologie comparée et de la physiologie générale (1876), son principal ouvrage; Précis d'anatomie et de dissection (1876) ; Recherches expérimentales sur les conditions de l'activité cérébrale et sur la physiologie des nerfs ( 1 883-1884) ; De la justesse et de la fausseté de la voix (1884), où l'auteur s'applique à vulgariser les belles recherches de Helmholtz (1889); le Somnambulisme provogué (1886), où il expose les théories hypnotiques de l'école do Nancy, opposées à celles de la Safpêtriéro ; les Sensatio7is internes (1889); l'Evolution du système neigeux (1890); deux séries de Travaux: du laboratoire de psychologie (1892-1893).
BeaUNOIS ou BeaULNOIS {bô-nna — Belnensis pagus), petit pays de France, anc. prov. de Bourgogne, arrond. do Boaune. Le territoire du Beaunois produit les vins de Pomard, Volnay, etc.
BEAU-PÈRE [bô— pour l'étym., v. beau-fils) n. m. Le père du mari par rapport à la femme, ou de la femme par rapport au mari, il Le second mari d'une femme, par rapport aux enfants que cette femme a eus de son premier mariage : Un beau-pêre est presque toujours rnoins injuste pour ses beaux-fils qu'une marâtre pour ses belles-filles.
Il PI. Des BEAUX-PÈEES.
BeauplAN (Amédée Hodsseau, dit dk), écrivain et compositeur, né en 1790, mortà Paris en 1853, avait quatre ans lorsque son pore périt sur l'échafaud révolutionnaire. Neveu de M"" Campan, il reçut une bonne instruction, dans laquelle la musique eut une certaine part. Am. de Beauplan fit représenter quelques vaudevilles en collaboration, et aborda même la Comédie-Française avec une comédie intitulée le Susceptible. De plus, il écrivit la musique de deux opéras-comiques en un acte : l'Amazone et le Mari au bal, qui furent ioués à TOpéra-Comique, d'ailleurs sans grand succès, le premier en i830, le second en 1845. Mais ce qui valut à de Beauplan une véritable notoriété, c'est une foule de romances dont il composait avec facilité la musique aimable et gracieuse. Ces romances obtinrent dans les salons une vogue prodigieuse, et l'on citait surtout : parmi elles, Bonheur de se revoir, Taisez-vous, le Pardon, T Ingénue, et le délicieux nocturne : Dormez, mes chères amours, qui fit véritablement fureur,
Beauplan (Victor-Arthur Rousseau de), autour dramatique, fils du précédent, né à Paris en 1823, mort en 1890. Il écrivit, presque toujours en collaboration, uu g:rand nombre de pièces de théâtre, devint commissaire impérial près de l'Odéon et des théâtres lyriques, chef de bureau des théâtres (l87i), puis fut, jusqu'en 1879, sousdirecteur des beaux-arts. Parmi ses pièces, nous citerons : les Grenouilles qui demandent un roi (1849) ; la Poupée de Nurem- 6erff(l852); Boccac6( 1853); le Lis dans la vallée (1853); les Pièges dorés (is^6); l'Ecole des ménages (1858); Bonsoir, voisin! (1884); etc. On lui doit deux recueils de vers : Dix satires (1883), et les Sept paroles {iS5Z).
Beaupoil
DE SaINTE- AULAIEŒ. Biog.