‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 777 sur 828 · LA1RE · texte numérisé non relu

LA1RE

Beau PO NT,

comm. do l'Ain, arrond. et à 23 kilom. do Bourg; 1.039 hab. Moulins.

BEAUPRÉ ou MÂT DE BEAU- PRÉ fmd.ôd— do l'angl. bowsprit)

mâts

Un des ajeurs

bâtiment à %' ?; voiles. Son in-

Beaupré : 1, étai de trinquette; 3, drisse de foc; 4, rocambeaii ; ■■ • ' e de foc en l'air; 6, étai de flèche; barbe ; 8, haubans de beaupré ; 9, marchepied ; 10, collier d'étrave; 11, bittes; ciinaison sur a, beaupré; B, bout-dehors de foc; C, bout l'horizontale at- dehors de clinfoc; n. étai de misaine; E, étai teint jusqu'à 25". **" P^*»* i»-"»* de hune; F. drisse du petit foc; Il appuie par son ^■/''?'"® <?e erand fon ; h. drisse de ^rand Tïif>A «1. iJl/^n c,,,. '^°'^* ^ ^*^^ <^« Pet't perroquet; J. draille de U113UUU tdion sur cUnfoc;K. drisse declinfoo; L. étai de flèche ; le pont, et U porto M, sous-barbes; N, arc-bnutant de martinsur l'étrave on- paie ;0, martingales: P. marchepied ; Q. hautre les apôtres, bans de beaupré ; R. haubans de bout-dehors; OÙ so trouve son ^' '^°'""^8 de civadière; T, ûlet de beaupré, étambrai. n Beaupré fixe. Beaupré qui ne peut se rentrer à volonté. Il Beaupré mobile. Beaupré qui peut se déplacer. U Chouque de beaupré, Emplanture du beaupré ; son point d appui. Il Garnitures du beaupré, Haubans de beaupré ; Uure du beaupré, it Mater le beaupré. Tenir le beaupré. Le nï^ôr ô» raidissant ses manœuvres, il Râtelier de beaupré, Rateher où se tournent les manœuvres, il Grand beaupré, Cwadierc, Chouquct de beaupré, Petit chouque do mât ver-

tical. Il Etre beaupré sur poupe, Se tenir juste dans l'axe d'un autre navire.

— Ênxycl. C'est sur le beaupré que se fixent les étais du mât de misaine, et son rôle est considérable dans la tenue du gréement. Jusqu'au xvi* siècle, le beaupré fut divisé en deux parties, l'une inclinée, l'autre verticale. Le mâtereau vertical s'appelait petit beaupré, ou perroquet de beaupré. Il portait une petite hune ronde et une petite vergue carrée, qui s'appelait vergue de perroquet de beaupré (ou beauprette). Sous le beaupré se trouvait la vergue de civadière, dont la voile tombait jusqu'au ras de l'eau.

Dans les grands navires, le beaupré était un mât de forte taille, composé de plusieurs morceaux de bois cerclés. Sur son ton ou tenon se fixait un chouque, dans lequel passait le bout-dehors de grand foc : ce dernier portait un blin dans lequel s'engageait le bout-dehors de clinfoc. Un filet de casse-tête évitait une chute à la mer aux hommes qui travaillaient au grand foc au ou petit foc, appuyés seulement sur le marchepied. Sur un vaisseau, le beaupré avait au total une cinquantaine de mètres, sur lesquels le bâton de foc prenait 17 m., ainsi que le clinfoc ; le diamètre du mât principal atteignait jusqu'à l m. La civadière a été en usage jusqu'à la fin du siècle dernier.

Le beaupré actuel varie de formes et de dimensions, suivant les bâtiments sur lesquels il est employé. Il est toujours proportionné à l'importance de la mâture. Les étais de misaine, de petit hunier et de petit perroquet prennent leur appui sur le beaupré et sur les boutsdehors, de même que les drailles des trois focs. C'est aussi sur les bâtons de foc que ces dernières voiles ont leur point d'amure. Les navires à vapeur n'ont plus de beaupré. La mâture est tenue sur le gaillard d'avant.

BeAUPRÉAU, ville et ch,-l. de cant. de Maine-et-Loire, arrond. et à 19 kilom. de Cholet, près do l'Evre ; 3.834 hab. Beau collège ; fabriques d'étoffes de laine, de toiles et de mouchoirs dits de Cholet; usines. Aux Sablons, près de Saint-Martin, exploitation d'un très beau gisement de sable. — Le cant. a 13 comm. et 19.324 hab.

— Encycl. Beaupréau, remplacé en 1857 par Cholet comme ch.-l. d'arrond., conserve quelques jjans de murs et des tours en ruine de son ancienne enceinte. Château, incendié pendant les guerres de la Vendée en 1 793, restauré par le maréchal d'Aubeterre, qui vint s'y établir après la Révolution. Autrefois, le terre de Beaupréau avait le titre de l'baronnieu. Cette seigneurie appartenait, au commencement du XVI* siècle, à la famille de Montespedon, d'où elle entra par mariage dans la maison de Bourbon. Elle fut érigée en marquisat en 1554, en faveur de Charles de Bourbon, prince de La Roche-sur-Yon, et devint duchépairie, par lettres royales du mois de juin 1562.

BEAUPRÉE(6d-pr(? — de Beautemps- Beaupré, n. d'homme) n. f. Genre de protcacées-persooniées, renfermant des arbrisseaux de la Nouvelle-Calédonie, à feuilles alternes, pétiolées, simples ou imparipinnéesetà fleurs disposées en grappes composées, terminales ou axillaires.

BEAUPRÉSENT (6d) n. m. Variété de poire qu'on appelle

aussi ÉPARGNE, et SAINT-SAMSON.

Beaupuy (Armand-Michel Bachelier de), général français, né à Mussidan en 1757, tué au Val d'Enfer en 1796. Il se distingua, à la tête du bataillon des volontaires de la Dordogne, dans les combats sur le Rhin. Nommé général de brigade en 1793, il fit partie de la garnison de Mayence lors du siège de cette ville par les Prussiens. Envoyé plus tard en Vendée, il contribua à la victoire de LaTremblaye, fut atteint d'un coupde feu lors du passage de la Loire, et reçut une seconde blessure en défendant Angers. Appelé, en 1794, au commandement d'une division de l'armée du Rhin, il se comporta brillamment à Gorick, à Forsheim, et surtout pendant la mémorable retraite de Moreau à travers la forêt Noire. C'est là qu'il fut tué d'un coup de canon, en combattant â l'arrière-garde.

— BiBLioGR. : Legonis et Bussière, le Général Michel Beaupuy (Paris, 1891).

BeauQUESNE, comm. de la Somme, arrond. et à 9 kilom. de Douilens; 2.115 hab. Briqueteries; phosphate de chaux. Ruines d'un château fort, construit au xu" siècle par le comte de Flandre, Philippe d'Alsace.

BeauRAIN (Jean de), ingénieur géographe, né en 1696, mort en 1772 U fut nommé géographe du roi en 1721. Le cardinal Fleury et Amelot l'employèrent comme négociateur dans des missions délicates, où il fit preuve d'une grande habileté. Il avait inventé, en 1724, un Calendrier perpétuel ecclésiastique et civil. Son ouvrage le plus estimé est son Histoire de ta campagne de Flandre var le maréchal de Luxembourg, de f690 à 1094 (Paris, 1756). ~~ Son fils a dressé les cartes pour l'Histoire de la campagjie du grand Condé (1674), et celles pour V Histoire des quatre dei'nières campagnes de Turenne, de f67S à i675.

Beaurains, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et à 3 kilom. d'Arras; 1.092 hab. Moulins à huile.

BeauRAINVILLE, comm. du Pas-de-Calais, arrond. et à 13 kilom. de Montreuil, au confluent do la Canche et de laCréquoiso; 1.214 hab. Ch. do fer Nord. Filature do lame.

Beauregard, comm. de la Drôme, arrond. et à 25 kil. de Valence, sur un affluent de la Drôme; 1.231 hab. Minoterie, bois.

Beauregard (Claude), physicien. V. Bérigard.

Beauregard (marquis de). Cet aventurier, né vers 1772, fils d'un vigneron, du nom de Leuthraud, eut, pendant la Révolution, une fortune rapide, suivie d'une chute prodigieuse. On raconta qu'il avait volé son maître, un émigré qui rejoignait l'armée de Condé ; mais il paraît s'être enrichi dans les fournitures. Au temps du Directoire, il prit le titre de u marquis», acheta l'hôtel de Salm et Bagatelle, donna des fêtes, et faillit épouser M"" de Montholon, mii, par son mariage avec Macdonald, devint duchesse de Tarente. La police arrêta tout à coup Beauregard, qui fut condamné à quatre ans de fers et à la marque. Mais il s'évada, reparut un moment à Paris, puis disparut tout à fait.

Beauregard (Pierre-Gustave TouTANT de), général américain confédéré sudiste, né en 1818 près de la Nouvelle-Orléans (Louisiane), mort à la Nouvelle-Orléans en 1893. Fils d'un très riche planteur et descendant, dit-on, par sa mère, des ducs de Rcggio, il embrassa la carrière

militaire et fit avec la plus grande distinction la campagne du Mexique (1846-1848). Il était, en 1851, directeur de 1 école militaire de West-Point, lorsque les Etats du Sud des Etats- Unis se séparèrent de ceux du Nord et se fédérèrent sous la présidence de Jeff'erson Davis. Il donna sa démission, et se rangea parmi les sécessionnistes. Nommé général de brigade, Beauregard reçut peu après le commandement de l'armée du Potomac, et battit Buttler à Bulls' Run (1861). Accusé de n'avoir pas su, ou voulu, profiter de sa victoire, il fut remplacé par Lee. Il était sous les ordres de Johnston, commandant en chef de l'armée du Mississipi, lorsque celui-ci battit Grant à Pittsburg-Landing (1862); Johnston fut tué dans l'atfaire. et Beauregard, investi du commandement, livra le lendemain une nouvelle bataille; mais il fut défait et dut se mettre en retraite sur Corinth (AlabamaV, où il se fortifia et arrêta deux mois une armée du Nord. En 1864, lorsque déjà Grant avait envahi la Vir-

finie avec sa formidable armée, Beauregard fut appelé à éfendre les lignes de Petersburg. 11 battit les fédéraux, sous le commandement de Buttler, àDrury's Bluff (16 mai), et l'immobilisa dans Bermuda Hundred; malgré d'autres avantages encore, il dut se replier devant Sherman, et il se rendit à lui à Greensboro en avril 1865, lorsque les défaites successives de Lee ne lui permirent plus de douter que la cause du Sud était irrévocablement perdue. Depuis, il devint président du chemin de fer de New-Orléans à Jackson, adjudant général de la Louisiane, jusqu'à ce qu'il vécut définitivement dans la retraite.

Beau REGARD- L'ÉVÊQUE, comm. du Puy-de-Dôme, arrond. et à IG kilom. de Clermont; 1.145 hab. Château, ancienne maison de plaisance des évêques de Clermont.

BeauREPAIRE, ch.-l. de cant. de l'Isère, arrond. et à 29 kilom. de Vienne, sur le Suzon et l'Auron ; 2.779 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Foulons, fabriques de draps, moulinage de soie ; taillanderies, tanneries, commerce de grains, fromages et bestiaux. Autrefois, place forte, assiégée plusieurs fois pendant les guerres de religion, notamment par le duc de Nemours, après sa victoire près de Vienne sur le baron des Adrets. — Le cant. a 15 comm. et 10.808 hab.

Beaurepaire, ch.-l. de cant. de Saône-et-Loire, arr. et à 14 kilom. de Louhans; 861 hab. Etangs. — Laçant, a 7 comm. et 8.845 hab.

BeauREPAIRE, comm. de la Vendée, arr. et à 37 kilom. de La Roche-sur-Yon, sur un atfluent de la Maine ; 1 .514 hab. Moulins, corroirie.

BeauREPAIRE (Nicolas-Joseph de), officier français, né à Coulommiers en 1740, mort à Verdun en 1792. Après être entré dans l'armée et avoir servi obscurément pendant une longue suite d'années, il était, en 1792, lieutenant-colonel du 2* bataillon de Maine-et-Loire, et commandant de Verdun, lorsque cette ville fut assiégée par l'armée austro-prussienne (31 août). Après un bombardement de quinze heures, suivi d'une sommation menaçante du duc de Brunswick, le conseil général de la commune se réunit pour délibérer, et décida, à l'instigation de (luelques royalistes, d'entrer en pourparlers avec le roi de Prusse pour obtenir de lui une capitulation honorable. Beaurepaire, qui avait assisté à la discussion e^ cherché en vain à lui donner une autre direction, se r^itira, lorsqu'elle fut terminée, dans le logement qu'il occupait à l'hôtel de ville même. Tout à coup, vers 3 heures du matin, on entendit une détonation, et les personnes accourues au bruit trouvèrent Beaurepaire dans sa chambre, la tête fracassée, avec deux pistolets à côté de lui. Avait-il été assassiné par les royalistes du conseil communal, irrités de la résistance qu'il opposait à leurs desseins? S'était-il, au contraire, donné volontairement la mort pour éviter la honte d'une capitulation? La première version, appuyée sur la déposition tardive d'un compagnon de Beaurepaire, Lemoine, rencontra une certaine faveur, jusqu'à ce que Chuquet, dans son livre sur la Première Invasion prussientie, en eût montré l'absurdité : il a prouvé d'une part que des assassins ne pouvaient pénétrer, sans donner l'éveil, dans la chambre de Beaurepaire; d'autre part, que son suicide s'explique aisément par le serment qu'il avait fait de ne pas renare Verdun, et par la crainte où il vivait d'être accusé de faiblesse ou même de trahison s'il signait la capitulation.

BeAUREPAIRE-ROHAN (Henrique de), officier, voyageur et géographe brésilien, né vers 1818. Parti de Cuyaba en 1845, il parcourut le territoire qui sépare Rio-Janeiro du Paraguay, et parvint à Assomption en compagnie d'un ancien oî'ficier français, A. Levorger, devenu gouverneur brésilien et capitaine de frégate. Il fit plus tard un voyage au lac Guaïba, entra dans le corps des ingénieurs, reçut, en 1850, le titre de « major », et fut chargé peu après, par le gouvernement brésilien, de réunir des informations statistiques sur les pro\inces du centre de l'empire, où les tribus indiennes vivent presque indépendantes. Il est devenu maréchal de camp, puis lieutenant général dans l'armée brésilienne. Il apublié, enl877, des Estudios acerca da organizaçûo da carta geographica et da historia physica epolitica do Brazil.

BEAU-REVOIR {bô). En T. do véner., Action de voir facilement l'empreinte du pied de la bête : Sur un terrain humide il fait beau-revoir ; sur la terre sèche il fait mau-

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