BEFFROI
— Machine de guerre nommée badoh des historiens arabes.) '
Blas. Figure en forme de cloche,
représentant le vair, avec cette différenco que le vair est toujours de quatre tires, tandis q^ue le beffroi n'en a que trois, quelquetois même deux.
— Ornith. Nom vulgaire de deux espèces de merles.
— Tcchn. Charpente métallique qui, dans les forges et aciéries, supporte un train do laminoirs. Il Charpente en bois formant un assemblage capable de supporter des poids considérables, comme ceu.t des cloches dans un clocher. 11 Assemblage de charpente qui, dans un moulin, soutient les meules.
— Encycl. Pour les beffrois mobiles, il en est question dans les Commentaires de César ; au moyen âge, on trouve, dansle Romande Garin, une tour de ce genre, ayant 32 m. de haut, divisée en sept étages et contenant vingt arbalétriers.
Par analogie, le nom de «beffroi » fut donné aux tours communales au sommet desquelles un homme d'armes faisait le guet, nuit et jour, pour signaler l'approche de l'ennemi. Ces tours avaient une autre destination non moins importante ; elles renfermaient la ôanc^oc^i/e ou cloche à hanicampana bannalis), qui servait à convoquer les échevins ou les bourgeois aux assemblées, et elles étaient ainsi comme le signe visible de l'affranchissement des communes. Aussi, lorsqu'un seigneur était amené à octroyer à une ville des lettres de franchise , ne manquait-il pas d'y mentionner le droit donné aux habitants d'élever un beffroi et d'y suspendre la banclocque. C'est surtout dans les libres communes des Flandres, d'Artois et du Hainaut, qu'on éleva des beffrois, quoiqu'il s'en rencontre dans le reste de la France et dans les pays limitrophes. Parmi ceux qui existent encore , on peut citer, comme les plus remarquables, ceux de .Soissons , Saint -Quentin, Béthune, Beaune, Evreux, Orléans, pourlaFrance; Metz, pour la Lorraine; Gand et Tournay, pour la Belgique. A partir du xiV siècle, les beffrois reçurent de grandes horloges.
BeffROY de Reigny (Louis- Abel), auteur dramati-
Sue et littérateur, né àLaon en 1757, mort àParis en 1811. [ fit représenter, sous le pseudonyme de Cousin Jacques, une multitude de farces. Parmi ces pièces, nous citerons : Nicodème dans la lune ou la Révolution pacifique (1790), qui eut un grand succès ; le Club des bonnes gens (1791); Nicodème aux enfers (1791); les Deux Nicodème; la Petite Nanette (1796) ; Turlututu, empereur de Vile Verte (1797). Son Dictionnaire néologique des hommes et des choses de la /f^vo/iiîion (Paris, an "VIII) contient quelques renseignements utiles, au milieu de beaucoup d'anecdotes suspectes.
BEG n. m. Linguist. V. bet.
Beg ou BÉGA, rivière de l'Austro-Hongrie (Hongrie [Banat]), affl. de la Theiss, qui arrose Temesvar.
Bega, ville do l'Australie (Nouvelle-Galles du Sud), sur le fleuve côtier Rega; 7.000 hab. Exportation de bétail.
Bega (Abraham Cornelisz), peintre hoUand. V. Begeyn.
Bega (Cornélis), peintre et graveur hollandais, né à Harlem en 1620, mort en 16G4. Il a peint, comme son
maître, Adrien van Ostade, des groupes villageois, des beuveries de paysans, des "alchimistes», et telles autres scènes do genre empruntées à la vie commune. Chez lui, l'exécution est fine, mais souvent laborieuse et terne ; en revanche, le dessin est fort adroit et plein de caractère. Ses principaux tableaux se trouvent ; au musée royal d'Amsterdam [Concert champêtre et la Prière après le repas) ; à la Pinacothèque de Munich [Paysans nu cabaret) ;
à Dresde Berlin, Francfort, Saint-Pétersbourg (Ermitage), sujets analogues ; au Louvre, un Intérieur rustique, etc. Son œuvre gravé se compose de trente-cinq pièces.
BÉGAAR, comm. dos Landes, arrond. et à 27 kilom. do Saint-Sever, près du confluent de la Midouze avec 1 Adour; 1.016 hab.
BÉGABAR, ancienne ville de la Palestine, située au delà du Jourdain. Patrie du prophète Nahum.
BÉGADAN, comm. de la Gironde, arrond. et à 7 Icilom. de Lesparre, dans le bas Médoc; 1.512 hab. Vins rouges. BÉGAIEMENT n. m. Linguist. V. bégayement. BÉGANNE, comm. du Morbihan, arr. et à 39 kilom. de Vannes, près do la Vilaine; 1.996 hab. Minerai do fer, vignobles.
BÉGARD, ch.-l. de cant. des Côtes-du-Nord, arrond. et à 15 kilom. de Guingamp ; 4.919 hab. Minoteries, commerce de toiles communes, tanneries. Suivant la tradition, ce bourg devrait son origine à une abbaye de loi-dre de Cîteaux, la première fondée en Bretagne, vers 1130. — Le cant. a 7 comm. et 11.228 hab.
REGARDS, BEGGARDS, BÉGUARDS (bé-gar') ou BÉ- GUINS (gilin). [Les archéologues no s'entendent pas sur l'origine de ce mot et du mot béguine. Les uns proposent l'étvmologie beggen, prier ou mendier; selon d'autres, ce notn vient de celui de Begga, fille de Pépin de Landen.qui institua des communautés de religieuses ; 1 hypothèse la plus probable rattache l'institution des béguines à Lambert Beggh qui fonda une maison de retraite pour les femmes pauvres. C'était une espèce de tiers ordre] n. m. pi. Sectaires de la fin du xin" siècle. — Un begard (ou beggabd, ou béguaro, ou béguin). , .
— Encycl. Les bégards, qui sont sans doute de création postérieure à celle des béguines, car on ne les rencontre qu'en 1220 à Louvain, étaient des communautés d'hommes, de même caractère. Ils ne prononçaient pas de vœux perpétuels, ne renonçaient pas à toute propriété et n'étaient pas tenus à une stricte clôture. La corruption se glissa parmi eux, ainsi que l'hérésie. Do nos jours comme au moyen âge, ils ont été souvent confondus avec les frères et les sœurs du Libre-Esprit. Il faut distinguer : un certain nombre de bégards et de béguines restèrent orthodoxes, comme le reconnut le pape Jean XXII lui-même en 1318 ; d'autres embrassèrent l'hérésie vaudoise, et Jean Wasmod, dans un traité sur les bégards tjui dato de la fin du XIV» siècle, ne leur reproche que d abuser dos sacremonts et dos moyens de grâce. Mais beaucoup, aussi, adhérèrent à la secte anarchiste et panthéiste du Libre- Esprit ; ils lui fournirent des recrues, sans toutefois l'avoir fondée. Aussi furent-ils poursuivis sévèrement par l'Innuisition, par les papes et par les empereurs, en particulier par Charles IV. Dès la fin du xiv* siècle, les bégards avaient disparu do beaucoup de contrées de l'Europe. Beaucoup entrèrent dans le tiers ordre de saint Dominique ou celui de saint François. Le reste fut dissipé par Innocent X, en 1650. V. BÉGUINAGE, BEGUINES.
— BiBLioGB. : Hallmann, Geschichte des Ursprungs der belgischen Reghinen (Berlin, 1843) ; Mary Darmesteter, Ihe End of the middle âge (Londres, 1889) ; Raoul Allier, Des anarchistes aumoyen âge (1894).
BeGARELLI (Antonio), sculpteur italien, né à Modène probablement en 1479, mort en 1565. Il fut élève de Guido Mazzoni ; mais il n'eut point son vigoureux réalisme. Son art est plutôt idéaliste et gracieux. Il modela des ligures grandes comme nature; il exécuta, dans les églises de sa ville natale, et dans celles de Parme, de Mantoue et d'autres lieux, un grand nombre de crèches, de groupes, de statues. Un de ses meilleurs ouvrages fut un Christ au tombeau (à Modène). Vasari loue les beaux airs de tête, les belles draperies, les proportions admirables de ses figures, et l'habileté avec laquello il imitait la couleur du marbre. — Son neveu, LuDovico Begarelli, travailla à sa suite dans le même style.
Begas ou Begas l'Ancien (Charles), peintre allemand, né à Heinsberg enl794, mort à Berlin en 1854. Il apprit, à Bonn, les principes de l'art de peindre, sous ladirection de Philippart. En 1811, il se rendit à Paris et entra dans l'atelier de Gros. Ses premiers ouvrages ayant été signalés à l'attention du roi de Prusse, il reçut une pension de ce monarque. En 1818, il exposa, à Aix-la-Chapelle, un Christ au jarain des Oliviers, qui offrait une sorte de compromis entre la manière française et la manière germanique. Charles Begas passa en Italie vers 1 822 , fréquenta, à Rome , Overbeck et ses disciples, et se pénétra de son idéalisme. En 1825, il alla se fixer à Berlin, oïl il devint peintre du roi de Prusse, professeur et membre de l'académie des beaux-arts. Il exécuta pour le gouvernement un grand nombre de peintures à l'huile et à fresque. Il a peint beaucoup de sujets religieux ; Résurrection du Christ (1827); le Sermon sur la montagne (1833); la Transfiguration du Christ (1839) ; Adam et Eve devant te corps d'Abel (1848); etc. Il a aussi cultivé le genre et le portrait.
Begas (Oscar), peintre allemand, né à Berlin en 1828, mort en 1883. Fils aîné du précédent, ayant remporté, en 1852, un 1*' prix avec une bourse de voyage, il alla visiter l'Italie, l'Angleterre et la France. De retour à Berlin, Begas, sans toutefois renoncer à la peinture historique, devint un portraitiste distingué. Nous citerons de lui une petite scène de genre : la Causerie, et une Descente de Croix, qui se trouve dans l'église Saint-Michel, à Berlin ; des peintures historiques et monumentales : le Combat de Heiinann dans la forêt de Teutobourg, œuvre magistrale: la Réception des protestants par Frédéric-Guillaume I", à Potsdam; un remarquable Portrait de Frédéric le Grand; etc.
Begas (Roinhold), sculpteur allemand, fils de Charles Bogas, né à Berlin en 1831. A vingt ans il entra dans l'atelier de L. GuiU. Wichmann et de Rauch, et produisit son premier grand ouvrage, Agar et Ismaèl. Il vécut à Rome, où il étudia les œuvres de Michel-Ange. C'est là qu'il exécuta le groupe de Pan consolant Psyché abandonnée, et une Famille de Faunes. Il s'annonçait alors comme un sculpteur d'un réalisme pittoresque. Professeur àl'Ecole des beaux-arts de Weimar de I800 à 1862, il alla encore à Rome, remporta le prix au concours pour le Monument de Schiller à Berlin. Dès lors, il s'adonna de préférence aux
fraudes œuvres historiques et monumentales, où il apporte es qualités remarquables de mouvement, de vie, de passion, et aussi d'expression et de pensée : le Monument de
Frédéric-Guillaume. Entre temps, il revenait à ses scènes mythologiques ou pittoresques : Vénus consolant l'Amour, Suzanne au bain, Centaure et Nymphe, Mercure enlevant Psyché (morceau curieux et hardi [1878]), divers Animaux pour l'abattoir de Pesth, etc. Il n'était pas moins remarquable dans ses bustes de Moltke (1879), de Guillaume /", de Frédéric Jll, etc. Mais il donnait toute sa mesure dans les grands ensembles que l'Allemagne consacrait à sa gloire : Monument de Uumboldt, la Rorussia de la salle d'honneur do l'arsenal de Berlin, et le Monument national de Guillaume I". j|
Begas (Adalbert-François-Eugène), peintre allemand, i] frère dos précédents, né à Berlin en 1836, mort en 1888 à Nervi. Après avoir étudié la gravure à l'académie do Berlin, et à Paris (1860), il s'adonna à la peinture à Weimar, puis à Berlin. Il fit do nombreuses copies d'après Murillo, Titien, Raphaël, mais, parmi ses peintures originales, on remarque: Une mère avec son enfant; l'.kmour trouvant Psyché, puis, une toile de plus grande dimension : la Résurrection du Christ, pour l'église de Nimptsch, en Silésie. Dans ses dernières années, il avait abandonné la peinture de genre et la peinture religieuse pour lo portrait. Begas (Charles), sculpteur allemand, frère des précédents, né à Berlin en 1845. Il étudia son art sous la direction de son frère Reinliold, puis il alla se perfectionner en Italie. C'est dans ce pays qu'il a exécuté son groupe en marbre Satijre et Racchus, qui a figuré à l'Exposition universelle de Paris en 1878. Parmi ses autres œuvres, nous citerons le groupe d'enfants : les Sœurs, qui se trouve à la Galerie nationale de Berlin, une Victoire, dans la grande salle de l'arsenal do Berlin, et une statue de l'architecte von Knobelsdorff, dans la même ville. : BËGAUD igâ), AUDE [rad. bègue] n. et adj . Pop. Nigaud, 1 stupidc, ignorant : Il est begaud. C'est un BÉGAtJD. J
BÉGAUDER v. n. Faire le bégaud, niaiser, s'amuser sottement.
BÉGAYANT (ghé-ian), ANTE adj. Qui bégaye, qui a l'habitude de bégayer : /( est aisé de vaincre des ennemis enivrés, bégayants" e( chancelants. (Fr. Michel.)
BÉGAYEMENT ou BÉGAIEMENT, en poésie BÉGAÎ- 1 MENT (ghê-man) n. m. Action de bégayer ; défaut dans l'organe vocal, consistant à répéter certaines syllabes, i en prononcer d'autres avec un effort qui produit une sorte j d'explosion, à s'arrêter devant d'autres que l'on ne peut 1 parvenir à articuler : Le bégayement est beaucoup plus rare chez les femmes que chez les hommes. (Colombat.)
— Béqai/ement d'avant. Difficulté ou imperfection dans les mouvements que la langue exécute d'arrière en avant.
Il Régnyement d'arrière. Difficulté ou imperfection des mouvements d'avant en arrière. 11 Régayement d'en haut, Difficulté ou imperfection des mouvements de bas en haut.
— Abusiv. Toute articulation vicieuse, comme le grasseyement, le lambdacisme, l'iotacisme, etc.
Par anal. Langage d'un enfant qui a encore de la
peine à articuler ses mots : La mère se sent délicieusement émue aux premiers begayements du bébé.
— Fig. Premiers essais, tentative imparfaite : Les farces, les soties, les mystères, furent les premiers bégayëments de notre théâtre.
— Encycl. Ce n'est guère que depuis le commencement de ce siècle que le bégayement a été l'objet d'une étude sérieuse. Limité quelquefois à de simples hésitations que peut dissimuler la lenteur voulue de la parole, le bégayement est, dans d'autres cas, voisin de l'impossibilité absolue du langage articulé.
Il ne faut pas le confondre avec le bredouillement, le grasseyement, la blésité, les embarras de parole symptomatiques d'affections cérébrales (paralysie générale, ramollissement cérébral, hémorragie cérébrale), ou de névroses (chorée), ou d'affaiblissement par une longue maladie. Le bégayement se traduit par des signes nombreux,
Les lettres g, k, t, qui exigent la rétraction de la langue, sont celles qui donnent le plus ordinairement lieu au bégayement. Arrêté par une lettre comme par une véritable pierre d'achoppement, le malade fait de violents efforts pour surmonter l'obstacle; puis il prononce la syllabe suivante avec précipitation. Quand la consonne est explosive, elle est presque toujours répétée (ta-ta-ta-tapage) ; quand, au contraire, elle est soutenue, la répétition n'a pas heu, parce que le son peut être maintenu jusqu'à l'arrivée de la
vovelle (ch arretle). Il arrive souvent que, pendant
l'effort, la langue du bègue est comme fixée à la partie inférieure de la bouche. On a également remarqué des anomalies dans les mouvements d'inspiration.
Le bégayement n'existe point dans la première enfance; il ne devient apparent que vers la cinquième année, et c'est à l'époque de la puberté qu'il acquiert sa plus grande intensité. A partir de ce moment, il reste stationnaire, pour diminuer, et, le plus souvent, disparaître pendant la vieillesse. . .,,,,,.,.
L'influence des émotions est variable chez les bègues : tantôt elles augmentent la difficulté de parler, tantôt, au contraire, elles délient, pour ainsi dire, leur langue et les délivrent momentanément de leur infirmité.
La crainte, la timidité, exagèrent et peuvent faire naître le bégayement, qui est quelquefois acquis par l'imitation. Los excès vénériens, 1 onanisme, les veilles prolongées, l'ivresse, les fatigues corporelles et intellectuelles, sont des causes provocatrices ou aggravantes du bégayement. Cette infirmité semble être également sons l'influence des conditions atmosphériques. Le bégayement est souvent héréditaire, mais pas toujours directement.
Les auteurs ne s'accordent pas sur la cause du bégayement : on a invoqué la conformation des divers organes de la ])honation ; mais, actuellement, on se range généralement à l'avis émis par Colombat et par Serre d'Alais, qui l'un et l'autre regardent le bégayement comme une affection nerveuse. 11 peut intéresser les divers centres nerveux qui interviennent dans la formation du langage : ouatrième circonvolution frontale de Broca, lo nerf spinal, 1 hypoglosse, le facial, le glosso-pharyngien.
Nous ne pouvons faire ici l'historique de toutes les méthodes qui ont été successivement conseillées pour guérir le bégayement. Nous nous bornerons à citer celles qui nous paraissent être les plus efficaces. Disons d'abord que les opérations, tentées dans l'espoir d'obtenir la cure radicale du bégayement (section des muscles conio-glossesl, sont aujourd'hui et doivent rester complètement abandonnées. Quant aux méthodes préconisées par Itard, M"' Leign,
Malbuuctio ot MaçoDdio, Colombat (do l'Itièro) ot Sorro d'Aluis, Jourilant, Becquerel et 80d élève Violette, elles ont toujours donné des résultats assez bons, mais incomplots, souvent passagers. La méthode Chorvin, qui tist actuolloniont on honneur, n'a recours ni au àrùie-languc de Colombat, ni à. la fourchette de Itard, ni à la. gesticulation de Serre, ni au cinti'c do Ilervez do Chégoin, ni aux boules de caoutchouc do Morin. Cependant, pour faire porter la pointe de la lanf^uo en haut, suivant l'indication do M""* Loigh, l'auteur ap[)Iiquait volontiers un pain à cacheter sous la voûte palatine, ot, si les dents étaient crochetées, il faisait tenir à la bouche un morceau do bois. Cette môme méthode utilise la prononciation sôclio des syllabes, recommandée par Serre ; le rythme de la parole, préconisé par Colombat; les profondes inspirations, cousoilléos par Cornac. La méthode do Chervm, qui so résout en simples exercices de gymnastique vocale, variant suivant la forme du bégayement, et continués avec patience, produit souvent d'excellents résultats.
BÉGAYER {<jhè-ié — rad. bègue [prend un y ot un i de suite aux deux prem. pors. pi. do l'imp. de l'ind. ot du prés, du subj. ; Nousoégauions. Que vous bégayiez]. On peut conserver y dans toute la coniug., môme avant un k muet : Je paye; on peut aussi remplacer l'y par un i : Je paie) v. n. Parler habituellement avec difficulté, avec des etforts particuliers, en articulant mal les mots, en répétant plusieurs fois la môme syllabe : Les bègues tie bkgayiïnt pas en chantant OH en déclamant.
— Par anal. Parler avec un embarras momentané qui ressemble au bégayement : La peur, la douleur, la joie, l'ivresse, etc., font bégayer, il Balbutier, articuler indistinctement, en parlant des petits enfants : Les enfants cojnmeyiceiit de bonur heure à bégaykr. il Parler à la manière des petits enfants : Ainsi qu'un père bégaye et fait lepetit avec ses petits... (Charron.)
— Par exagér. Etre peu avancé dans la vie, peu expérimenté : A peine commence -t-on à bégayer, que l'on décide déjà de la plus importante affaire de la vie. (Mass.)
— Fig. Parler, s exprimerd'une façon vague, indécise :Am xvi" siècle, la France litté7-aire bèga.y ait encore. (V. Hugo.)
— Manèg. Se dit d'un cheval lorsqu'il secoue la bride en branlant la tête, pour se dégager du mors.
— V. a. Prononcer en bégayant, exprimer d'une manière confuse : Bkgaykr utie r.rcus'e, ime langue étrangère.
— Syn. Bégayer, balbutier, bredouiller. V. balbutier. BÉGAYEUR. EUSE {f,hr-ifur) n. et adi. Se dit de celui,
j de celle qui bégaye : Un bégayedb. Enfant bégayeub. I BÉGE, autre orthographe de beige : Soie bège. i Begeyn ou Bega (Abraham-Cornélis', peintre et i graveur, né vers 1630, probablement à Leyde, mort en I 1697 à Berlin, entra dans la gilde de La Haye en 1683, et L fut, en 168S, peintre de la cour de Berlin. Ses tableaux se
trouvent dans beaucoup de galeries. Ce sont, d'ordinaire, , des paysages avec des bergers et des bœufs. l Beggha ou Begghe (sainte), duchesse de Brabant,
première abbesso d'Andeune, morte en 1694. Fille de ■Pépin de Landen, maire du palais en Austrasie, elle
épousa Ansegise, et de ce mariage naquit Pépin d'Hé-
risTal, souche des rois de France de la seconde race.
BEGGIATOA (du nom du botan. Beggiato) n. es appartenant à l'ordre des cyanophycées nostocacées.
i d alg
I division des oscil- I lariées, caractérisées par leur thalle composé do cellules semblables et ( dépourvu de chlo- ! rophylle : Il y a j telles de ces plantes, \ comme ces oscillai^ blanches que
dUnSIUw-^
mj^sm^
Beggiatoa (très gr-).
. appelle les beggiatoas, qui vivent et pullulent dans les eaux \ sulfureuses contenant une forte proportion d'acide sulfurique. (Van Tieghem.)
Begh (Lambert) ou le Bègue, prêtre liégeois, mort à la fin du xiio siècle. Suivant une tradition dénuée do preuves, il aurait combattu les désordres du clergé, et aurait été les dénoncer à Rome. De retour dans sa patrie, Begh fonda un ordre de religieuses qui furent appelées béguines (de son nom), et dont la première maison fut établie à Nivelle (Brabant). V. bégards, béguinage.
BÉGIN (Louis-Jacques), chirurgien militaire, né à Liège on nos, mort ù. Paris en 1859. Après avoir fait les campagnes de Russie, d'AÏlemagne et de France, Bégin se voua à l'enseignement médical en 1815, fut nommé au Val-de-Gràce, où il rendit de signalés services. Membre de l'Académie de médecine de Paris, du Conseil d'hygiène et de salubrité, il échoua, en 1858, à l'Académie des scien- I ces, faute d'une voix. Cet échec fut fatal à sa santé. Il I abandonna dès lors toute étude, et succomba à une attaque I d'apoplexie. Parmi ses travaux les plus importants, nous citerons son traité de Physiologie pathologique ; son traité de Théraptutique; une édition des Maladies des yeux de : Scarpo (iS2ii); une réédition de la Médecine opératoire de : Sabatior ; otitin, ses Eléments de pathologie chirurgicale et de inèdtciNe opératoire (Paris, 1824), et ses Etudes sur le \se,>vice de sauté militaire (1&A9). C'est également à Bogin i que l'on doit l'admirable organisation de l'arsenal chirurgical de l'armée, qui a servi de modèle à la plupart des nations de l'Europe.
Bégin (Auguste-Emile), littérateur, né à Metz en 1803. Après s'être fait recevoir docteur à Strasbourg en 1828, il a longtemps exercé la médecine dans sa vilïo natale, tout en s'occupant de littérature et d'archéologie. Fixé à I Paris depuis 1850, il a écrit quel-
3ues ouvrages estimables, mais il oit d'être connu pour avoir été employé aux travaux de la commission I chargée de pubher la Coirespondance de Xapoléon J".
BEGLER-BEY