‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 793 sur 828 · BÉJAUNE — BÉLANGER · texte numérisé non relu

BÉJAUNE — BÉLANGER

de Psyché, dans Psyché, faite en collaboration par Molière, Corneille et Quinault; de Henriette, dans les Femmes savantes; d'Angélique, dans le Malade imaginaire. Non seulement elle les joua tous dans la perfection, mais, ce qui est intéressant au point de vue de l'art dramatique, il y avait dans ces rôles, imaginés tout exprès pour elle par Molière, beaucoup d'elle-même, de son propre caractère; on peut donc dire (ju'elle a contribué pour une large part à féconder le génie de notre grand comique. L'a-t-elle rendu aussi malheureux qu'on le croit généralement? C'est encore une de ces questions sur lesquelles ceux qui ont étudié minutieusement les faits ne sont pas d'accord. Toujours est-il que, après quelques années do veuvage, elle épousa un comédien insignifiant, mais fort bel homme, Guérin d'Estriché. Elle se retira du théâtre en 1694.

BÉJAUNE {de bec, et jaune) n. m. En T. de fauconn.. Bec des jeunes oiseaux, lorsque la partie membraneuse est encore jaune. (On dit aussi quelquefois bec-jaune.) Il Jeune faucon dont le bec est encore jaune. (On le désigne aussi sous le nom de niais.)

— Nouveau venu dans une corporation, ii Repas ou régal quelenouveauvenudonnait à ses camarades, ou que payait rapprenti qui devenait compagnon, et le compagnon qui passait maître : Payer son bejaune.

— Fig. Jeune homme inexpérimenté, novice ; personne d'une simplicité un peu niaise ; Mille séjatines sont obsédrs de l'idée au suicide, qu'ils pensent être la preuve de leur supériorité. (Chateaubr.)ii Mésaventure, stupéfaction niaise ot qui prête à rire : Oh! que j'aurais voulu voir Crésus ressuscité au milieu de ses trésors dans Vile des Patagons, pour rire de son béjaune! (Ch. Nod.)

— Lettres de béjaune, Sorte d'inscription que les élèves obtenaient pour justifier leur temps de stage au palais.

Il Abbé des héjaunes. Elève en théologie qui percevait le droit d'entrée des béjaunes, ou nouveaux venus, il Montrer son béjaune ou son bec jaune à quelqu'un, Proprement, Lui faire voir qu'il manque d'expérience, qu'il n'est qu'un sot.

Bejucal, ville des Antilles espagnoles (Cuba), ch.-l. d'un départ.; 7.900 hab.

BÉJUCO (mot espagn.) n. m. Bot. Syn. de hippocratée.

BerASI, ville dos Indes néerlandaises (Java [prov. de Batavia]), sur le fleuve côtier Bekasi. Villégiature préférée des habitants de la capitale; marché important.

Heke (Charlos-Tilstone), voyageur anglais, né à Londres en 1800, mort en 1S74. Il partit pour l'Ethiopie en 1841, pénétra dans l'Abyssinie méridionale, puis explora le Godjam, ainsi que des pays de l'Ouest et du Sud, entièrement inconnus des Européens. Revenu en Europe, il publia le résultat de ses découvertes, et nia les résultats géographiques que d'Abbadie prétendait avoir obtenus dans son voyage en Ethiopie. Il avait auparavant publié ses Origines Biblic^. (ou Recherches sur l'histoire des premiers âges) [1834], qui furent, en Allemagne, l'objet d'une vive critique, et qui l'amenèrent à faire, en 1861, le voyage de Syrie pour vérifier l'exactitude de certaines de ses assertions. Vers cette époque, le gouvernement anglais donna à Beke la mission de se rendre en Abyssinie, auprès du négus Théodoros, afin de négocier avec lui la mise en liberté des prisonniers anglais. Malgré toute son habileté, il ne put rien obtenir. A la fin de 1873, Beke lit un voyage dans l'Arabie Pétrée, et prétendit avoir retrouvé le véritable mont Sinaï, non dans la presqu'île Sinaïtique, maïs dans le Djebel-en-Nour, situé aune journée de marche d'Akaba. Il mourut avant d'avoir pu justifier cette innovation, passablement paradoxale.

BÉKÈS ou BÉKESEAR. ville de i'Austro-Hongrie, comitat de même nom, au confl. du KorOs-Blanc et du Kùros- Noir; 25.000 hab. Vignobles ; cultures maraîchères et de grains; élève de bétail et apiculture; ruines d'un vieux château fort. — Le comitat de Békès, ch.-l. Guyla, est un pays bas et plat, arrosé par le Ktirôs et peuplé de 258.000 h. 11 produit en abondance du froment et des fourrages.

BEKKER(BaUhazar), théologien hollandais, né àMetselawieren 1634, mort en 1698. Fils d'un ministre protestant, il devint lui-môme successivement pasteur dans plusieurs villes de Hollande. Il fit paraître, pour démontrer que la philosophie de Descartes pouvait s'allier avec la théologie, un écrit intitulé : De philosophia cartesiana admonitio sincera (Wesel, 1665). Bekker se retira à Amsterdam en 1679, et fit paraître, en 1983, les Recherches sur les comètes (en flamand), livre dans lequel il combattit le préjugé qui attribue une maligne infl,uence à ces astres. C'est à Amsterdam qu'il composa l'ouvrage qui a rendu son nom fameux : de Betooverde Weereld (le Monde enchanté) [Leuvarden, 1G91]. Il tend à montrer que les sorciers et possédés sont des malades. Cet ouvrage, qui a été traduit en allemand, en anglais, en italien et en français (Amsterdam, 1694), souleva contre son auteur d'incessantes persécutions.

Bekker (Elisabeth WoLF, née), poète et romancière hollandaise, née àFlessingue en 1738, morte en 1804. Elle publia des poésies remarquables ; Walcheren{nG9); Plaintes de Jacob sur le tombeau de Rachel (1779); etc. Devenue veuve (1776), elle habita avec son amie, Agathe Deken, et elles écrivirent ensemble de nombreux romans, fort remarquables par la pureté du style et par l'observation des caractères ; entre autres : Histoire de Guillaume Leevend (1785J ; Lettres d'Abraham Blankaart à Cornélie Wildschest (17891; Histoire de Sarah Burgerhart, traduite en français (1790). On lui doit aussi : Chants populaires (1781).

Bekker (Emmanuel), philologue allemand, né et mort à Berlin (1785-1871). Il devint professeur de littérature grecoue à l'université de Berlin en 1807, puis membre de l'Académie des sciences en 1815. Il fut chargé, en 1817, d'aller déchiffrer en Italie le manuscrit palimpseste des Jnstitutes, découvert par Niebuhr. II publia les Anecdota grwca (1814-1821), et sa grande édition de P^afon (I8i4-i82i); prépara le Corpus inscriptionum gi'xcarum, rectifia le texte dos principaux historiens grecs et latins, et donna de belles et excellentes éditions d'auteurs classiques : les Orateurs atttques (1823); Thucydide {\S2\); Aristophane (1825); Aristote (1831-1836), etc. Bekker prit une grande part à la publication du Corpus scriptorum historié byzantine.

Bekry ou Albekrt (Abou-Obeyd-A llah-Ab d- Allah \ yizir des princes de Séville, géographe arabe, mort en 1094. 11 a écrit une Description géographique de l'Espagne et de l Afrique, dont la Bibliothèque nationale de Paris possède lo manuscrit; un Dictionnaire géographique, se rapportact

à l'Arabie et à quelques cantons espagnols; et peut-être aussi un Traité sur les plantes et les arbres d'Espagne.

BektascH ou BektASH (Hadji) [littér. le Compagnoyi du prince], dévot musulman célèbre par ses austérités, que le sultan Amurat l'i^pria de bénir l'étendard d'une troupe nouvelle qu'il venait de former. Bektasch mit sa manche sur la tote du soldat qui était le plus proche de lui, et donna à cette troupe le nom de yeni-schery (nouveaux soldats), dont on a fait janissaires.

BEKTASCHITE (de Bektasch, n. pr.) n. m. Nom donné à certains derviches danseurs.

BEL adj. m. Linguist. V. beau.

BEL n. m. Pf'ch. Installation aménagée sur les navires qui vont à la pêche de la morue.

~ Bot. Fruit du palmier rondier.

Bel. Ce nom s'applique particulièrement à la principale divinité du panthéon assyro-chaldéen. Suivant Bérose, Bel, en se sacrifiant, aurait aonné naissance au genre humain.

— Encycl. Les inscriptions représentent Bel comme le maître des dieux et l'auteur ou l'inspirateur de ce grand ouvrage d'astrologie ou d'astronomie dont on a découvert de nombreux fragments dans la bibliothèque de Ninive. Bel était principalement adoré à Ninive et à Babylone ; son nom se confondait, dans cette localité, avec celui de Marduk ; c'est ainsi qu'il avait son temple au N. de Babylone. (V.ce mot.) — Dans les inscriptions assyro-chaldéennes, le mot Bel signifie souvent « Maître, Seigneur ». Ce n'est plus, alors, qu'un simple qualificatif qui accompagne le nom de certaines divinités ; il prend, en ce cas, la forme féminine Belie ou Bcltis. dont on a fait l'épouse de Bel. Plus tard, ce nom a servi à désigner toutes les divinités féminines. Les Grecs ont considéré le nom de Bel comme l'équivalent du nom de leur dieu suprême Zeû?

ou Jupiter, et c'est en ce sens qu'ils l'ont entendu quand ils en ont parlé.

Bel (Jean Le), chroniqueur belge, né à Liège à la fin du XIII' siècle, mort en 1370. Issu d'une famille patricienne de g ,

Liège, il devint, dans cette ville,

chanoine de Saint-Lambert. On a de lui des chroniques sur les événements et les guerres de son temps, dont Froissart se servit lorsqu'il écrivit son histoire. Elles ont été publiées par L. Polain : les Vj'ayes Chroniqiies de messire Jehan le Bel (18G3).

Bel ou BELIUS{Mathias), savant hongrois, néàOrsova en 1684, mort àPresbourg en 1749. Il traduisit la Bible en tchèque, édita plusieurs ouvrages de Castellion, mais il dut surtout sa renommée à ses ouvrages historiques et géographiques, dont le plus célèbre est : Notifia BuîigarisB novas historico-geographica, dédié à l'empereur Charles VI, qui nomma Bel son historiographe.

BÉLAouBÉLOU (mot ind.) n. m. Nom donné par le botaniste Adanson à une plante que l'on croit être Vêpglé marmelos, de la famille des rutacées, habitant les Indes orientales.

BÊLA n. m. Jeux. L'un des synonymes de bâtonnet.

BÉLA, ville privilégiée de I'Austro-Hongrie (Hongrie [comitat de Zips]), sur le Poprad; 3.000 hab. Fabriques de toiles ; brasseries, distilleries de genièvre ; eaux minérales.

BÊLA ou Beila, ville du Béloutchistan. ch.-l. de la prov. do Lus , prés du Pouraly ; 10.000 hab. Commerce actif; plantations de cannes à sucre. Résidence de Djam de Lus, vassal du khan de Kélat.

Bela ou Bjela, ville de Bulgarie (district de Roustchouk), sur laJantra; 3.750 hab. Point de jonction des routes qui relient Svistov et Roustchouk avec Razgrad, Choumla, Tirnova et Philippopoli. — Pop. du district : 30.000 hab.

BéUV, nom de quatre rois de Hongrie, appartenant à la dynastie arpadienne (886-1301). Bêla I" (I06i-i063) réduisit les impôts, établit l'uniformité des poids et mesures, et contribua à la propagation du christianisme dans ses Etats. — Bêla II, surnommé l'Aveugle (1131-1141), subit l'influence do sa femme Hélène, qui se vengea cruellement sur les. partisans de Coloman à la diète d'Arad. [Bêla II annexa la Bosnie à la couronne hongroise.] — Bêla m (1173-1196) s'acquit une grande réputation de sagesse et de vertu. [Elevé à la cour de Byzance, il montra beaucoup de goût pour les lettres. Il fonda la première université de la Hongrie à Veszprém, sur le modèle de l'université de Paris, que lui avait fait connaître sa femme. Marguerite, sœur du roi de France, Philippe II. Bêla III reprit sur les Vénitiens les villes de la Dalmatie.] — Bêla IV (1235-1 270), un des rois les plus vaillants et les plus énergiques de la dynastie des Arpades. [Sous son règne eut lieu l'invasion dès Mongols, qui, après avoir dévasté la Pologne, firent irruption en Hongrie (1241). Vaincu dans ia bataille sur les rives du Sajo, Bêla se réfugia en Autriche, et de là en Dalmatie. Revenu dans son pays, il s'efforça de réparer les maux et les ruines causés par l'invasion.]

Bela (le chevalier de), historien basque, qui vivait au Xvii* siècle. On ne sait presque rien de sa vie, sinon qu'il était, en 1748, colonel du régiment du Royal-Cantabre. Le chevalier de Bela a consacré trente ans environ à composer une Histoire des Basgues, depuis leur origine jusqu'en 1748. Cet ouvrage est resté manuscrit. Le bénédictin Sanadon en a publié un extrait sous le titre de : Essai sur la noblesse des Basques, pour servir d'introduction à l'histoire générale de ces peuples, rédigé sur les mémoires d'un militaire basque, par un ami de la nation (1785).

BÉLA-AYÉ {a-ié) n. m. Arbre de Madagascar, dont l'écorce amère et aromatique sert à fabriquer une sorte do bière, n On dit aussi bélahé.

BelaBRE. ch.-l. de cant. de l'Indre, arrond. et à 13 kilom. du Blanc, sur l'Anglin ; 1.918 hab. Fours à chaux, clouterie, moulins, taillanderies, saboteries. Aux environs, restes du vieux château de Belabre, où fut étranglé, par ordre de son épouse, le sire de Flavi, qui avait fait fermer sur Jeanne d'Arc les portes de Compiègne. — Le cant. a 7 comm. et 8.784 hab.

BELAD ou BELED, BILED OU BLAD (mot arabe qui signifie terre, pays, ville, et, pa-v exl., district) n. m. Il entre

dans la composition d'im certain nombre d'appellations géographiques, telles que la suivante : BKLAi>'Èldjerid ou Bii^ED-Uldjerid (pays des dattes), nom générique sous lequel les Arabes comprennent toute la partie méridionale du Maghreb ou Barbarie.

Beladori, historien et géographe arabe, mort à Bagdad en 892 de J.-C. Il fut précepteur d'un fils du calife Motavakkcl, et composa, sur les conquêtes des Musidnians, un livre dont les géographes postérieurs donnent do nouilireux extraits.

BÉLAHÉ n. m. Comm. V. béla-até.

BÉXJVÏA ou BielaÏA, rivière de la Russie d'Europe (gouvern. d'Orembourg}, qui sort des monts Curais et va se jeter dans la Kama, après un cours très sinueux de plus de 1.000 kilom. Son principal affluent est l'Oufa.

Belain D'Esnambuc (Pierre), navigateur français, né en 1585 à AUouville, près d'Yvetot (Seine-Inférieure), mort probablement en décembre 1636. La France lui est redevable des premiers eflforts faits au début du xvn« siècle pour la colonisation des Antilles françaises. En moins de neuf ans, de 1627 à 1636, Belain colonisa les îles Saint- Christophe, de la Guadeloupe et de la Martinique.

BelaiR. Biogr. V. Laval.

BelAIR (Alexandre-Pierre Julienne de), général français, né et mort à Paris (1747-1819), était officier du génie on 1792, et s'occupa en cette qualité d'organiser, au moment de l'invasion prussienne, la défense de la capitale. Après avoir commandé la garde nationale de Paris, il servit avec distinction à l'armée du Nord comme général de division. Retraité en 1794, il passa le reste de sa vie à s'occuper de travaux philanthropiques, et publia un grand nombre de brochures sur différentes questions économiques et sociales.

Bel-AIR (combat de), livré le 16 décembre 1870 par les troupes du général Chanzy, en retraite de Vendôme sur Le Mans, à l'armée prussienne qui les poursuivait. Elles cherchèrent à dégager une batterie d'artillerie embourbée dans un chemin creux, et, entourées par l'ennemi, ne purent y parvenir, mais luttèrent héroïquement contre des forces bien supérieures.

Bel-AIR, ville des Etats-Unis (Maryland), ch.-l. de comté; 6.900 hab.

BELAIRIE ou BELAIRIA {bèl-è) n. f. Genre de légumineuses-papilionacées-sophorées, fondé pour des arbrisseaux de Cuba.

BÉLAJITE (de Belaja, n. de lieu) n. f. Nom donné par St. Meunier à un type do roche météoritique pierreuse (sporadosidère oligôsidère), à structure oolithique et formée d'augite et d'enstatite. (Ce type se retrouve dans les matériaux de sept chutes dirférentes.)

Belal, nom d'un affranchi de Mahomet, dont il fit son confident, et à qui il donna ensuite la charge do muezzin, laquelle consiste à faire ïizanon appel à la prière.

BelalcazaR, bourg d'Espagne (Andalousie [prov. de Cordouej); 7.440 hab. Mines de plomb argentifère.

Bel-Ami, par Guy de Maupassant (1885). Georges Duroy, ancien maréchal des logis aux hussards, employé dans une compagnie de chemins de fer, traîne à Paris une existence misérable. Il a cependant une belle prestance, une jolie figure, et... une conscience élastique où l'on chercherait en vain un scrupule quelconcjue. Tout cela ne lui sert de rien, faute de bonnes occasions, quand il rencontre son ami Forestier, journaliste bizarre, dont la moindre singularité est de faire écrire tous ses articles par sa femme, la jolie et énigmatique Madeleine. Duroy, introduit par lui dans le journalisme, demande aussi de la copie à la jeune femme, finit par devenir son amant, constate que c'est elle qui a lancé son mari, et décide formelU^ment que désormais il se servira des femmes pour arriver. Ses qualités de beau garçon lui valent une infinité de maîtresses, qui toutes l'aident à se pousser dans le monde. Forestier mort, Duroy épouse Madeleine ; puis, quand il n'a jtlus rien à espérer de sa femme, il la fait prendre en flagrant délit d'adultère avec un ministre, divorce, et convole à nouveau avec la fille d'une vieille maîtresse qui lui apporte plusieurs millions de dot. Il devient baron, homme influent; il atout, fortune et honneurs. Guy de Maupassant flagelle d'une main ferme ce misérable, ainsi qu un lot d'autres êtres louches, saisis dans différents milieux. Sous une forme élégante et concise, ce livre offre une étude de mauvaises mœurs d'une remarquable vigueur.

BÉLANDRE (angl. hilander. même sens ; de by. auprès, et

•id, terre) n.f. Navig. Barque hollandaise destinée à r

guer sur les canaux servant au transport des marchandises, sont gréées en sloops. (Le plus souvent, les bélandres n'ont qu'un mât à bascule, pour passer sous les ponts, et une grande voile trapézo'idsue.)

— Art milit. Caisson muni de rideaux, qui sert à transporter les militaires malades.

BÉLANDRIER((/nV) n.

Dunkerque, quelques biîlandres.

qui

une bélandre,' qui fait partie de son équipage.

BÉLANGER (Jean- Baptiste-Charles-Jos ep h ) , matliématicicn français, né en 1789 a Valenciennes, mort à N e u i 1 1 y-s u r-Seino en 1874. Après avoir été in- B^'-Iaudre.

génieur des ponts et

chaussées, inspecteur des études à l'Ecole centrale, il devint successivement professeur de mécanique à l'Ecole des ponts et chaussées et à l'Ecole polytechnique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages scientifiques fort estimés : Essai sur la solution numérique de quelques problèmes (1828); Géométrie analytique (1842); Cours de mécanique (ISil); Théorie de la j'ésistaytre et de la flexion plane des solides, etc. (1858); De l'équivalent mécanique de la chaleur {1SG3) ; Traité

de cinématique {1864); Traité de la dynamique d'un point vKiti'riel (1864); Traité de la dynamique des systèmes maté' riels (1806); oto.

BÉLANGÈRE (do BfHnngcr) n. f. Bot. Syn. do lamanonib.

BÊLANT, ANTE adj. Qui b/'-le : Brebis nftr.ANTK.

— Poét. L'animal hiUant , I^a brebis ou lo mouton. Il Peuple bâlnnt. lîrobis et moutons considérés comme formant uno nation.

— Prov. : Bœul saignant, mouton bôlant, Lo rôti do bœuf doit <>tro peu cuit, lo rôti do mouton moins encore.

BelASPOOR ou BelaspOUR, ville do l'Indo anglaise (ProviaeesCiMitralesj; 7.800 liab. Jailis capitale d'un Etat qui appartient aux Anglais depuis 1832. — Lo district du m^mo nom est peuplé do 1.105.000 liab.

BÊLASSE n. m. Nom donné à do grandes jarres, dont on fait di's sortes do radeaux pour naviguer sur lo Nil.

BeLBEIS ou BeLBEYS, ville forte do l'Kgypte, sur lo bras oriental du Nil et sur le ranal Ismaïliob ;" 7.300 liab.

BELBELTA, BELBIDA, BELBILLA ou BOLBIDA n. m. Noms abyssins de la r-'-losio [rrlosin nrvcn.^is), dont les graines, piléos et bouillies, sont employées on Abyssinio comme antbolminthiques.

BelCAIRE, ch.-I. do cant. do l'Audo, arrond. ot â. 50 kilom. de Limoux; 897 hab. Récolte ot commorco do céréales ot fourrages; forêts do sapins. Eau minérale. — Lo cant. a 17 comm. et 6.867 hab.

BelcasteL, comm. do l'Avoyron, arrond. ot à 19 kilom. do Rodez, sur un rocher de la "rive droite de l'Avoyron; 1.011 hab. Ruines d'un château qui, au xiv" siècle, servit de repaire aux brigands connus sous le nom de routiers.

BelcasTEL (' ■! e;in - Baptiste - Gaston - Gabriel - Marie- Louis m: L\. i.sn- ]nO, né à Toulouse on 1821, mort à Colomiers, pnK <[,' TiMilouse, en 1890. En février 1871, il fut élu di.'^put.' ;i !'A -s''inblée nationale par la Haute-Garonne. A Bordeaux, il siégea à l'extrême droite. A Versailles, il so rangea en toutes occasions parmi les adversaires do Thiors. C'est lui qui, en 1873, organisa lo pèlerinage à Paray-le-Monial, à l'occasion duquel la France fut vouée au Sacré-Cœur. Après l'avortement des projets monarchistes, il aida à constituer le septennat du maréchal de Mac-MahCa (1875); mais, en 1875, il so prononça contre la prorogation du septennat et contre les lois constitutionnelles. Il échoua aux élections sénatoriales de 1879, et rentra depuis dans la vie privée. On lui doit des brochures de polémique.

Belchbr (sir Edouard), navigateur anglais, né en 1799, mort en 1877. Avec le navire Sulphur, il explora et étudia les côtes occidentales de l'Amérique et quelques archipels do rindo-Chine. De 1843 à 1848, il fit, sur le Samaj^ang, son

firincipal voyage, explorant Bornéo, les ports de Chine, es Manilles, Célèbes, la Corée, lo Japon, les Philippines, etc. Chargé, en 1852, de rechercher les traces de sir J. Franklin, il dut abandonner son bâtiment dans les glaces pour en sauver l'équipage. Sir Edouard Belcher, anobli en 1843, contre-amiral en ig.'ss, a publié d'intéressantes relations des voyages du Sulphur et du Samarang, ainsi que de son voyage au pôle Nord. On lui doit encore un Traité de topographie nai'a^e (1835), deux traités d'hydrographie, enfin un roman : Horace, Edward, Brenton (1856), tableau fidèle et pittoresque des mœurs maritimes.

BelGHITE, bourg d'Espagne (prov. de Saragosse), sur l'Almonacid; 3.400 hab. Manufactures do draps, fabriques do tissus de laine et de rubans. Victoire des Français sur les Espagnols (1809).— Pop. du district : 20.200 hab.

BelcikoWSKI (Adam), écrivain polonais, né à Cracovio en i839. Il a professé la littérature à Varsovie, Cracovio ot Lemberg. On lui doit des ouvrages d'histoire littéraire : Gustave et Werther; la Poésie polonaise au xix* siècle ; etc.; des drames historiques, dont plusieurs ont été joués avec succès, comme Adam Tarlo (1869); Hunyady (1870); Franceska rfi^immi(l873), et des romans de mœurs.

Belcredi (Richard, comte), homme d'Etat autrichien, né en 1823, d'une famille originaire de Pavie et établie en Moravie au xviii* siècle. Après avoir exercé diverses fonctions administratives, il fut nommé vice-roi de Bohême en 1864. Président du conseil, il s'efforça vainement de donner quelque satisfaction aux idées fédéralistes; le comte do Beust le remplaça en février 1867. Il fut nommé, en 1881, président de la haute cour administrative. Il fut membre à vie de la chambre des seigneurs.

BeldiGEANO (Nicolaë), poète et archéologue roumain, né et mort à Jassy( 1844-1896). A fait des pastorales dans le genre des npasteluri« (pastels) de Basile Alexandri. Plus tard, il a écrit dans la note pessimiste de Michaïl Eminesoo.

BelDIMAN (Alexandre), né en 1750, mort en 1825, littérateur et grand vomie (ministre de l'intérieur) de Moldavie, écrivain célèbre de la « régénération » dans les pays danul)iens. Sou ouvrage le plus remarquable est Jalnica tragodie (tragédie funèbre), poème dans lequel il chante les malheurs que la Moldavie a subis pendant la révolte des Grecs contre les Turcs en 1821. En dehors de la Jalnica tragodie, Beldiman a publié la Mort d'Abel (isish Numa Pompiliu (1824), et la Maisonnette de bois. „.,

BÊLE (du gr. bélos, trait, dard) n. m. Balist. Espèce de javelot du moyen âge, qui se lançait comme un trait.

— Jeux. Petit bâton pointu des deux bouts, appelle aussi

BÂTONNET, BÊLA, BIOARûLLE, BIGARELLE, PIC et BlSTOQniîT.

BÉLÉBEÏ, ville de la Russie d'Europe (gouv. d'Oufa), sur la Bélt^beika, sous-affl. du Volga; 4.800 hab. Distillexie, fabrique de savons. — Pop. du district : 368.000 hab.

Beledougou (Pays de pierre) [de bêlé, pierre, dans le dialecte des Bambaras], province du Soudan français, comprise dans l'angle formé par le Baoulé (affluent du Sénégal) et le Niger, et limitée au N. par la région française dite du Sahel.

— Géogr. On divise communément ce pays en doux parties : le grand et le petit Beledougou, bien que, au point de vue ethnologique, on ne puisse faire la momdre distinction entre ces doux zones. C'est un beau pays, parcouru ■par dos collines hautes de 500 à 600 m., arrosé par le Baoulé ot ses affluents, qui produit le riz, le tabac, l'indigo et le coton : on s'y livre également à l'élevage du cheval. Les habitants du Beledougou sont de race oambara et appartiennent aux familles des Diara, des Ta-

raouré, dos Kourbary ©t dos Konaré. Ils portent lo surnom do belcri (hommes des rochers), A cause do la nature de leur pays. Ils sont grouriés sous l'autorité do leurs chefs do canton, qui portent lo nom do kafoutigui.

— Ilist. La pénétration française dans lo pays no date guère quo de 1880, éjjoquo du passage do la mission du capitaine Gallioni qui so dirigeait sur Segou. L'explorateur, attaqué à Dio, n'échappa qu'àgrand'peino aux armes des Bambaras. Lo colonel lîorgnis-Dosbordos vengea, on 1883, cotte insulte on enlevant le taia do Daba après un sanglant combat, et lo petit Beledougou fut aussitét occupé. Le P'^Bayol ot le lieutenant Quiquandon furent alors chargés d'une mission au grand Beledougou, au cours do laquelle ils signèrent do nombreux traités avec les chofs dos divor.s cantons. En 1886, le D^ Tautain et le lieutenant Quiquandon complétèrent les résultats obtenus dans cette région, qui fut définitivement rangée sous les lois françaises par lo comman<iant Vallière et lo capitaine Audcoud en 1887. Le Beledougou dépend du cercle de Bamako.

BÉLÉE n. f. Longue cordelette garnie d'empilos munis d'hameçons, que l'on maintient entre deux eaux au moyen de poids en plomb et de morceaux de liège, ou avec des bouées : Pécher à la bélée. il Nom donné autrefois au cordage confectionné avec du filin blanc.

BÉLÉGUIC [ghic' — de Béléguic, n. pr.) n. et adj. Se dit d'un système spécial de filière destinée à faciliter la ma-

Ris biMttguic.

nœuyro do prendre des ris. (On dit filière de ris béléguic, ou ris béléguic, ou simplement un béléguic.)

BÉLELAC [lak) n. m. Taff*etas du Bengale.

Belem, ville de Portugal (Estrémaduro), à 7 kilom. de Lisbonne, dont elle forme un faubourg, sur lo Tage ; 8.250 hab. Cette ville, fondée par le roi Emmanuel le Fortuné, renferme un palais, une écolo latine et un couvent d'hiéronymites, commencé en 1500 et servant, depuis 1838, d'asile aux enfants abandonnés, dont l'église possède les tombeaux de plusieurs rois et princes do la famille royale. — Pop. du concelho : 31.500 hab.

Belem, ville du Brésil. V. Para.

BELEMCANDA n. m. Bot. Nom vulgaire de l'ixio {ixia

BÊLEMENT (rad. 6^/er) n. m. Cri particulier au mouton, à la brebis, à l'agneau et à la chèvre.

BÉLEMNITE (du gr. belemnitès, pierre en forme de flèche) n. f. Genre de mollusques céplialopodes fossiles, appartenant à la famille des hélemnitidés, groupe des rétrosiphoniens.

— Encvcl. Les bélemnites sont caractérisées par : corps allongé, nageoires situées vers le milieu des côtés du corps, tentacules courts, bras armés de crochets cornés. (Hœrnes.) Un cônecreux ou phragmocône partagé en loges traversées par le siphon, une pointe allongée ou rostre entourant le phragmocône et une coquille dorsale ou pi'oostracum, en lame cornée, constituent les trois parties de la coquille des bélemnites. La poche à encre a été quelquefois conservée. La présence ou l'absence de sillons sur lo rostre ont permis do diviser les bélemnites en trois groupes : dans le premier, il n'y a pas de sillons ; dans le second groupe, il y a dos sillons ventraux ; et dans le troisième, sillons dorsaux et latéraux. Le rostre seul est réellement abondant dans certains terrains. Les formes les plus anciennes datent du trias ; le genre se poursuit jusqu'à la craie blanche.

BÉLEMNITELLE (dim. de bélemnite) n. f. Genre de mollusques céphalopodes fossiles, appartenant à la famille des bèlemnitidés, groupe des rétrosiphoniens.

— Encycl. Les bélemnitelles sont caractérisées: l» par un phragmocône avec saillie longitudinale dorsale et prolongement ventral persistant dans la fente du rostre ; 2* par un rostre présentant une fente verticale au côté ventral. La belemnitella mucronata est très commune dans la craie blanche sujjérieure.

BÈLEMNITIDÉS (rad. bélemnite) n. m. pi. Famille de mollusques céphalopodes dibranchiaux, sous-ordre dos décapodes, renfermant des formes éteintes dont la coquille présente un phragmocône, un proostracura, et souvent aussi un rostre. (Claus.) — Un belemnitidé.

— Encycl. L'animal» chez les bèlemnitidés, paraît avoir été semblable aux onychoteuthis et avoir été pourvu de nageoires médiocrement larges et de bras armés de crochets. (Hœrnes.) Suivant quo lo conduit du siphon est dirigé en avant ou en arrière, on divise les bèlemnitidés en deux groupes : 1" prosiphoniens (genres : aulacocéras, atractite, bactrite); 2° rétrosiphonieris [senres : bélemnite, diploc6ne,xiphoteuthis,bélemnitelle,béTemnoteuthis,etc.). Les bèlemnitidés apparaissent dans lo silurien, et se continuent jusque dans le crétacé, qu'ils no dépassent pas.

— Bini,. Hœrnes, Manuel de paléontologie (Paris, 1886). BÉLEMNITIQUE adj. Se dit d'un terrain qui contient

dos bélemnites.

BÉLEMNOGRINUS (miss — du gr. bélemnon, pointe de flèche, ot krinon, lis) n. m. Genre déchinodormes crinoïdes fossiles, famille des potériocrinidés, à opercule calicinal, formé de plaquettes solides avec conduit anal latéral, à dix bras à longs pinnules, à tige pentagonale (carbonifère de l'Amérique du Nord).

BÉLEMNOÏDE (du gr. bélos, trait, et eidos, aspect) adj. En T. d'anat.. Qui a la forme d'une flèche : Apophyse be- LEMNOÏDE. Il On dit aussi DÉLONOïDE. V. cQ mot.

A, bel.

B, be-

nne Ute de DéU-nui.

BÉLANGÈRE — HELFORT

I BELENNE n. m. Nom vulgaire d'an poisson du genre callionyme (callionymus bvlenus). V, callionymk.

BÉLÉNUS, dieu gaulois quo les Romains ot Gallo- Komains ont fini par identifier avec Apollon. Plusieurs monuments portent : Apolloni Beleno. Des monnaie» gauloises, qui remontent au II* ou III' s. avant l'èro moderne, représentent la téie et les attributs de l'Apollon grec. Auso- 00 parle des prêtres de Bélénus.

Belentes,

ville de l'Austro-Hongrio (HoDcrio fcomitat de Bibarl), sur le KOrôs-Noir; 3.000 hab. Cfiâloau fort; mines do fer ot do cuivre; carrières de marbres noirs.

BÉLÉOPTÈRE (du gr. bélos, trait, et ptéron, aile) n. m. Genre d'iusectos coléoptères, syn. de nyctew. V. co mot.

BÊLER (lat. balare, quo quelques écrivains latins ont écrit belare) v. n. Faire un bêlement, pousser des bêlements.

— Fam. Pousser des gémissements plaintifs : Qu'est-ce que vous avez à béler comme ça ? (Mariv.) |] Balbutier, parler sottement, sans savoir ce que l'on dit (peut, dans co sens, s'employer activement) : Frédégaire vaut mieux que les moines cartovingiena, /,êtes muettes' qui peuvent à grand'peine bégayer, bêlkr quelques mots. (Mich.) [A été dit par plaisanterie du style maniéré et fade do certains auteurs do pastorales.]

— Paov. Brebis qui bêle perd sa goulée, Parler à tahto, cest perdre son temps et ses morceaux, et. au fig., Uno occasion favorable est bientôt échappée, si Ton n'a pas soin de mettre le temps à profit, ii La brebis bfile toujours de même, On ne change pas do caractère, on ne corrige pas son naturel.

BÉLÉSIS, roi légendaire de Chaldée, suivant les bisloriens grecs. Gouverneur de Babylone, il so révolta contre Sardanapale, qu'il renversa conjointement avec Arbacès (759 av. J.-C). Il est regardé comme le premier chef du second empire de Babylone.

BEL ESPRIT n. m. V. BKAU.

Bélesta, comm. de l'Ariège, arrond. et â 29 kilom. do Foix, sur le Grand-Hers ; 2.125 hab. Extraction de marbres, porphyre, calcaire ; carrière d'albâtre. Commerce important de bois de sapin. Aux environs, fontaine intermittente de Fontestorbe ; ruines du Castol d'Amont ou Vieux Château. — A l'E. du bourg s'étend iù. forêt de Bélesta, la plus belle des Pyrénées.

BELETTE (^é^ — dérivé de 6eaK;proprem., « belle petite béte O n. f. Petit mammifère carnassier : La belettk ne va qu'en bondissant par petits sauts inégaux et précipités. (Buff.)

— Dans les forges, Lopin do fer que l'on a cinglé aa martinet. V. ce mot.

— Encycl. Zool. La belette est une espèce du genre putois, ot son nom scientifique est putorius vulgaris. Ce petit carnassier est d'un brun rougeâtre en dessus, le ventre est blanc: mais,

en hiver, toute la , .^,' - ■ '

robede vient blanche ou jaunâtre. On a décrit comme espèces des variétés jaunâtres ou plus claires. La belette habite toutes les régions tempérées de l'ancien monde, depuis l'Inde jusqu'au nord de l'Afrique. Très audacieuse, elle vit autour des lieux habités, et fait la chasse aux souris, aux taupes, mais pénètre dans les poulaillers, les volières, et saigne la volaille, les petits oiseaux et les lapins. Des formes fossiles se trouvent dans le quaternaire parisien et ne semblent pas difl'érerdo l'espèce vivante, et aussi dans le tertiaire nord-américain.

— Cbass. La belette ne se tire pas au fusil ; on se borne à la capturer ou à la tuer en faisant usage de traquenards quo l'on amorce avec un œuf.

BelÈZE (Guillaume-Louis-Gustave), littérateur français, né à Montpellier en 1803, mort en 18*8. Elève de l'Ecole normale, il so voua à l'enseignement libre. On lui doit notamment un Cours complet d'enseignement élémentaire, formant environ vingt volumes; Dictionnaire universel de la vie pratique (1859), compilation qui abonde en renseignements utiles ; Dictionnaire des noms de baptême (1863), et Dictionnaire de l'instruction primaire (18"7).

Belfast, villo et port de mer d'Irlande (anc. prov. d'Ulster [comté d'Autrim ), à l'embouchure du Lagan, qui y forme un large canal ou golfe; £56.000 hab. Ancienne place forte; siège de l'évécné de Down et Canner. Université fondée en 1807; école dite Académie de Belfast; bibliothèque publique; jardin botanique; nombreuses sociétés littéraires et scientifiques.

— Encycl. Comme Leeds et Dundee, Belfast est un des grands centres do l'industrie linière du Royaume-Uni ; on ne s'y occupe plus d'mduslrie cotonnière, mais des blanchisseries, des teintureries, des minoteries, des htiileries, dos brasseries, des distilleries, des corderies, des fabriques do produits chimiques V existent. Commerce considérable d exportation, ayant Arm^s de Belfast, principalement pour objet les jambons et lards, les liqueurs, les oies, les harengs salés, le minerai do fer. Belfast est la troisième ville d'Irlande, par son étendue et sa population, et la seconde au point do vue du commerce, des sciences et de la littérature.

Belfast, ville des Etats-Unis (Maine), avec un petit port à l'entrée de la baie de Penohscot: 5.300 hab. Comniorce de poissons, chantiers do construction.

Belfort, comm. du Lot, arrond et à 22 kilom. de Cahors; 1.135 hab.

Belette.

de Bel fort.

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