‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 795 sur 828 · TER^ DE BELFORT · texte numérisé non relu

TER^ DE BELFORT

crôtosduJura L<. Li n d p ii rt

— 'BlBLlOGR

Bel fort et sesenvmns (Soc. de ptiblicat. do la section des Hauts-Vosges du club alpin) ; Liblin, Belfort et son terri- : (Mulhouse, 18871 ; Dussieux, le Sièi/e de Belfort (Pa- '""■• '- '""— ■'■^ Belfort (Limoges, 1882).

ris, 1882) ; Mcny, le Siège .

Belfort (territoire de), partio de l'ancien département du Haul-Rliin demeurée française après le traité de Francfort en 1871. Il est compris entre l'Alsace au N. et à

I E., la Suisse au S., les départem. du Doubs, do la Haute- Saône et des Vosges à l'O. Sa superf. est de 62.464 hect., sa population de 88.169 hab., répartis en lOG comm. Densité de la population : 141 hab. au kilom. carr. — Ce territoire (ch.-l. Belfort) est divisé en cinq cantons : Belfort, Belle, Fontaine, Giromagnv, Rougomont-Massevaux.

naàsa tHe un admini'strateur faisant fonctions de préfet et un conseil général (pas de conseil d'arrond.).

II fait partio de la 7' région militaire, dont le quartier

Mulh.

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it A Dclloot liile. Un eml.rani-liciiit'iit UMii Délie à Montbehard ; un autre remonte la vallée de la Savoureuse jusqu a Giromagny.

Ce couloir, où s'engoutfrent les vents, a un climat ri-

toureux. L'hiver y est long : la neige couvre le sol ponant plusieurs mois, et on a vu le thermomètre s'abaisser iusqu à — 28". La longueur de l'hiver et les variations brusques de température au printemps et à l'automme y rendent impossible la culture de la vigne, qui prospère dans les vallées alsaciennes. L'été, par contre, y est souvent très chaud. Abondamment arrosé (près de 1 m. de pluie par an), le territoire do Belfort a de nombreuses rivières. Les unes, comme la Savoureuse qui descend des pentes imperméables du ballon d'Alsace, sont des torrents irréguliers ; d'autres servent de déversoir aux étangs du Sundgau méridional ; d'autres, enfin, viennent dos premières hauteurs du Jura, comme l'Allaine, qui, née en Suisse, reçoit toutes les eaux du territoire et les porte au Doubs.

L'iiumidîté naturelle, augmentée encore par un savant système d'irrigation, explique la présence de superbes prairies naturelles et artificielles. L'élevage est florissant dans le territoire. Iltendméme de plus en plusà dominer exclusivement, et les prairies s'étendent sans cesse aux dépens des cultures de céréales. De belles forêts couvrent les pentes des Vosges et les collines du sud. Le canton de Délie possède un syndicat agricole ; il y a, de plus, une société d'agriculture du territoire.

L'industrie est prospère. Le centre principal est Belfort avec Valdoie et Danjoutin. (V. Belfort.) Il faut y ajouter les fabriques d'horlogerie et de quincaillerie de Beaucourt, les usines métallurgiques du groupe de Morvillars, les fabriques d'instruments aratoires de Châtenois, les filatures et tissages dos vallées vosgiennes (groupe de Giromagny), etc.

Comme tous les départements de l'Est, le territoire a vu sa population augmenter et son industrie s'accroître, surtout depuis 1870, à la suite de l'émigration alsacienne.

La langue française y a toujours été employée, mcnio sous la domination autrichienne. Les paysans parlent encore un patois roman, dérivé du dialecte bourguignon. La limite des langues française et allemande co'ïncide à peu près avec la frontière actuelle.

Belfort (CONSPIRATION de). Pendant la Restauration, les libéraux de Belfort, affiliés au carbonarisme, tentèrent un soulèvement, avec l'appui de la plupart des officiers "du Haut et du Bas-Rhin, de la Meurtho et des Vosges. Les garnisons de Belfort et Huningue devaient les premières se soulever, prendre lo drapeau tricolore, et marcher sur Colmar, tandis qu'un gouvernement provisoire serait installé à Belfort avec La Fayette, d'Argenson, Kœchlin, Armand Carrel, Fabvier, etc. Le soulèvement faillit réussir dans la nuit du !<:' au 2 janvier 1822. Mais une indiscrétion permit au commandant de la place d'organiser la défense; les conjurés durent s'enfuir; ceux que l'on ]iut arrêter furent conduits à Colmar et exécutés, malgré la tentative du colonel Caron pour les délivrer.

BeLPREDOTTI, famille italienne du xiv siècle. L'un do ses membres, Ottaviano, ayant délivré Volterra du joug du duc d'Athènes, alors tyran de Florence, devint seigneur de Volterra, mais son successeur, Bocchino, avant voulu vendre la ville aux gibelins de Pise, le peuple Je Volterra appela à son aide les Florentins et fit décapiter son tyran, lo 10 octobre 1361. (Cf. Viltani Cronaca, liv. X.)

BelgaM ou BelGAUM, ville forte de l'Inde anglaise (présid. de Bombay), sur la Bellary, affl. de la Markandi, au pied des monts Ghattes; 40.100 hab. Commerce actif. Pri.se par les Anglais en 1818. Ruines de deux temples antiques. — Pop. du district de Belgam : 864.000 hab.

BelgARD, ville d'Allemagne (Prusse [prov. de Poméranie]), sur la Persanto ; 7.000 hab. Fonderie de for, scieries à vapeur. Cette ville aijparaît pour la première fois dans l'histoire en 1125. — Pop. du cercle de Belgard : 44..Î00 hab.

Belge, personne née en Belgique, ou qui habite ce pays. — Les Belges.

— Adjectiv. Qui a rapport, qui appartient à la Belgique ou à ses habitants : Un tapis belge.

— En poésie, se dit pour Flamand.

— Encycl. Les Belges constituent l'une des brancUes dos peuples celtiques. Demeurés les derniers dans la contrée appelée • Germanio », ils franchirent le Rhin vers lo m* siècle avant notre ère et s'établirent entre ce fleuve et la Seine. Plus tard, vers l'an lOOou I50av. J.-C.,ils traversèrent la Manclie et conquirent la Grande-Bretagne tout entière, sauf l'extrême nord, où ils refoulèrent les Pietés qui les avaient précédés dans cette île. A l'époque de César, ils étaient la plus belliqueuse et la plus puissante des peuplades gauloises.

Selon César, la plupart des Belges so souvenaient d'avoir jadis franchi le Rhin et se prétendaient issus des Germains. Certains ont pleinement accepté cette assertion et ont admis que les Belges étaient d'origine germanique. D'autres (tel Desjardins dans sa Géographie de la Gaule romaine) ont pris un moyen terme : ils ont déclaré celte tel peuple belge, germain tel autre. Ce procédé est inadmissible, ne reposant sur aucune base sérieuse. Il faut accepter en bloc les renseignements de César, ou les repousser de même. Il n'est plus douteux, aujourd'hui, qu'il ne faille prendre ce dernier parti : l'étude de la topographie et de l'onomastique démontre que les Belges parlaient une langue celtique, et non germanique. D'ailleurs, au dire de Tacite, la langue des Bretons ressemblait fort à celle des Gaulois. Or les Bretons, nous venons de le dire, n'étaient autres que des Belges ayant fait la conquête de nie de Bretagne. Il n'y avait de Germains, parmi les Belges, que les Eburons, les Condruses et quelques autres petits peuples que César appelle « Germains cisrhénans ». Encore les noms de leurs chefs (qui sont de langue gauloise) donnent-ils à penser qu'au i" siècle avant notre ère ils étaient déjà celtisés.

La méprise des Belges sur leur origine s'explique facilement. Ils se rappelaient avoir habité autrefois les pays au delà du Rhin. Cotte contrée était, du temps de César, occupée par des Germains. Les Belges en concluaient, par un efl'et do fausse logique populaire, qu'ils descendaient des Germains. Les théories des peuples sur leur origine n'ont presque jamais, du reste, de valeur sérieuse. Ainsi, les Renies se prétendaient parents des Romains (par suite d'une vague analogie de nom évidemment).

BELGHRA n. f. Pantoufle de cuir, en usage chez les Arabes.

BelgiojOSO, ville d'Italie (Lombardie [prov. de Paviej); 4.550 hab. Filature de soie, foires et marchés. Château des princes de Belgiojoso.

BeLGIOJOSO (Christine Trivdlzio, princesse), née et morte à Milan (1808-1871). Elle réalisa pleinement lo type de l'héro'ine romantique, véritable amante de son pays, et lui consacrant toute sa vie. Exilée volontaire dès 1831, elle se rendit à Paris, où elle organisa le parti italien patriote, installant un club dans son salon, et subventionnant des journaux, condensant une philosophie dans la Formation du dogme catholique (1846). En 1848, elle passe en Italie, lève des troupes, fait des ambassades, se multiplie. Après la défaite, elle revient en France, puis fait un voyage en Orient, publie des mémoires d'exil et des souvenirs de voyage dans les périodiques français. Sur la fin dosa vie, elle s'était ralliée à la monarchie do Savoie.

BELGIQUE adj. Qui est delà Belgique, qui appartient à la Belgique ou à ses habitants : Provinces BELOigri^^. AH?îa/es belgiques. ll Aujourd'hui, on dit belge.

Belgique (en flam. Belgie), Etat de l'Europe occidentale, situé entre 49° 30' et 51" 30' de latitude N., 0« 16 4" et 3» 43' 37" de longitude E. do Paris. La Belgique est limitée au N.-O. par la mer du Nord sur une étendue de 67 kilom., au N. et au N.-E. par le rovaume des Pays-Bas (431 kilom.l, à l'E. par l'Allemagne "(97 kilom.) et par le grand-duché de Luxembourg (129 kilom.), au S. et à l'O. par la France (614 kilom.). Sa superficie est de 29.456 kil. carr., ou, plus exactement, de 2.945.589 hectares.

— L Géographie physique. Géologie. Les terrains primaires occupent, en Belgique, une grande partie des provinces de Luxembourg, Liège et Namur, et quelques points du Hainaut et du Brabant. Ce sont : le massif cambrien de Stavelot, dont on exploite les phyllades comme ardoises près de Viel-Salm ; le silurien, dont on exploite, comme

pavi's, les roches porphyrifjuos qu! travorsont lo terrain à Qiionast et à Lcssinos; lo dévonien, qui s'étond au S. do la Sanibro et do la Mouso, dans lo Condroz ot l'Ardoiino, ot dans lequel on exploite dos calcaires, marbro noir, calraii'o rouj^o, calcaire pour la chaux hydraulique ; lo Carbon i fi' rv, représenté d'abord par lo calcaire carbonifère, qui s'étend, disloqué on longues bondes, dans le Condroz, sur los doux rives do la Sambro ot do la Mouso, ot quo l'on exploite aux carrières do Tournay, d'Kcaussines, do Soignios, de marbro noir à Diiiaut, etc., ensuite parle terrain kouiller qui traverse touto la Belgiquo de VO. à J'K., en formant les riches bassins houillors do Mens, de Charloroi et do Liégo. — Los terrains secondaires sont représentés principalomont par \o crétacé, qui so présente en doux massifs : celui do Mons, dans la vallée de laHaino (où l'on oxi)loito l'argilo pour la fabrication des produits réfractairos, la craie brune phosphatée ot la craie blanche), et lo massif do Maoslrichl, qui s'étond ontro la Mouso ot son affluent le Goor, ot roniermo des marnes, argiles et couchos do craie. — Los terrains tertiaires, (\m s'étendent sur presque toute la partie du pays au N. do la Sambre ot do la Mousc, so cumposout d'abord du calcaire grossier do Mons, do sables tins, do marnes terreuses, do sables argileux, do grès listuloux; puis, des marnes do Tongres et de l'argilo dos liords du Rupol, quo l'on exploit© pour la fabrication dos briques; enfin, dos sables jaunes, parfois argileux ot ferrugineux, dans la province d'Anvers, dans lo Dassin de la Nèthe et sur l'Escaut inférieur. — Quant aux terrains quaternaires, ils sont représentés par le limon do la Heshayo, le sable campinien, qui forme la bordure septentrionale du pajs et présento des dépôts tourboux, enfin, par les alluvions maritimes ou fluviales qui ont déposé l'argilo des polders.

— Orographie. Lo sol do la Belgique descend, en général, vers la mer du Nord, et dans la direction du S.-E. au N.-O., par une suite do plis de terrain courant du S.-O. au N.-É. L'arête principale, qui forme l'Ardonne, passe par les plateaux de Saint-Hubert (574 m.), des Tailles (er.l m.) et de Jalhay, dont le point culminant (674 m.), désigné sous le nom de Baraque Michel, et situé sur la frontière orientale, ost aussi lo point lo plus élevé de tout le territoire ; do ce point, l'aréto se continue vers lo N.-E., pour aller se joindre à l'Eifol, dans la Prusse rhénane. Sur ces plateaux do l'Ardenne, le sol, devenu imperméable par la désagrégation des roches schisteuses, s'est transformé par places en marais fangeux que l'on désigne sous le nom de fagnes. De cette arête supérieure, le sol descend, d'un côté, vers le S.-E., jusqu'à la frontière méridionale du Luxembourg (300 m.), ao l'autre, vers le N.-O., dans la Famenne (200 à 100 m.), puis il se relève avec les plateaux du Condroz ot do i'Entre-Sambro-et-Mouse (300 m.). — Au N. de la Sambre et de la Meuse, il n'y a plus que quelques points do 200 m., près do la rive gauche de ces deux cours d'eau ; la ligne do partage du bassin de la Meuse et de celui de l'Escaut n'a que 175 m. à 100 m. entre Erquebnos et Maeslricht; au delà, lo sol commence à s'étaler et à descendre en vastes plaines peu ondulées jusqu'à une courbe de 20 m. d'altitude qui passe vers Diest, Louvain, Vilvorde, Alost et Wetteren; au-dossous do cette faible altitude se trouve une grande partie des provinces d'Anvers, de Flandre orientale et de Flandre occidentale.

- Climat. La Belgique se trouve à la limite méridionale du climat froid : la température moyenne de l'année pour tout le pays ost do 10o,3C. ; celle do l'hiver, 3o,l; du printemps, 9°,5 ; do l'été, 17°, 8; de l'automne, 10*',7 ; la plus grande chaleur observée a été do 35", 3, et le plus grand froid de — 20', 2. L'eff"et de l'altitude du sol est sensible : sur les plus hauts plateaux de l'Ardonne, la moyenne annuelle n'est que do 7".

La moyenne annuelle de la hauteur d'eau de pluie est d'environ 750 millimètres. Il en tombe une plus grande quantité dans la région élevée, c'est-à-dire dans le bassin de la Meuse, et notamment dans l'Ardenne.— Le nombre des jours d'eau recueillie est de 195. — Les vents prédominants sont ceux du S.-O., puis ceux do l'O., ensuite ceux dus. et do l'E.

— Hydrographie. La Belgique est située presque tout entière dans le versant méridional de la mer du Nord, à l'exception d'une très petite partie à l'extrémité méridionale du Hainaut, où se trouve la source de l'Oise. Elle est traversée par trois fleuves qui viennent de France : la Meuse (sur 186 kilom.), l'Escaut (240 kilom.) et l'Yscr (41 kilom. J. Tous les trois suivent dos directions à peu près semblables. — La Meuse reçoit les eaux de la région élevée ; ses principaux affluents sont : à droite, la Semois, la Lesse, lo Hoyouxet l'Ourthe qui reçoit l'Amblève et la Vesdre ; à gauche, la Sambre, la Mehaigne et le Geer ; les rivières de la rive droite ont des vallées encaissées et pittoresques. — L'Escaut, ainsi que la plupart do ses affluents, coule en plaine ouverte; il reçoit à droite la Haine, !a Dendre, lo Rupcl qui est formé do la Dyle ot de la Nèthe ; à gauche, la Lys. La marée se fait sentir jusqu'à Gand.

— Flore. Malgré l'exiguïté do la superficie de la Belgique, le règne végétal y présente des caractères différents suivant la nature des terrains ot suivant l'altitude. Ainsi, on trouve toutes les cultures : froment, avoine, lin, colza, trèfle, chicorée, houblon, tabac, dans la fertile région limoneuso et sablo-limoneuso qui s'étend au centre du pays, de l'O. à l'E. ; de grasses prairies dépourvues de plantatipns, dans la zono dos polders, dans lo pays do Hervé (prov. de Liège), où lo sol est formé par la désagrégation des roches du sous-sol, ou dans le fond des vallées de l'Ardenne; le seigle, les sapinières et des bruyères dans la région sablonneuse du nord ; les bois, les marécages et aussi des bruyères dans le Luxembourg ; on rencontre des bois étendus dans les provinces de Namur, Brabant ot Hainaut.

— Faune. Les forêts de l'Ardenne renferment encore le sanglier, le loup, lo renard, lo chevreuil, l'écureuil; ces deux derniers se trouvent aussi dans les grands bois des autres régions ; la couleuvre et le lézard sont très répandus dans la région accidentée ; on aperçoit souvent, près de la côte, le phoque et le marsouin. Parmi les animaux domestiques, on constate que, d'une manière générale, les mêmes espèces ont des caractères difi'érents dans le bassin do l'Escaut, où la taille est plus élevée et les formes sont plus massives, et dans lo bassin de la Meuse, où les animaux sont plus petits, mais plus endurants; c'est ainsi (lu'on distingue le cheval flamand et le brabançon du cheval ardennais; 5 en est de même dos banifs. des moutons ot des porcs.

— Elhnoqraphir. On distingue dans la population de la Belgique deux éléments ethniques : l'un brun, l'autre blond,

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