V. FLAMANDE {éColc), PEINTURE
— Sculpture. La sculpture eut moins d'éclat que la peinture ; elle fournit cependant aussi de nombreux artistes de talent, et elle eut plusieurs centres de production, sinon de véritables écoles, à Bruges, Gand. Tournay, Louvain, Audenarde, etc. Elle s'appliqua d'abord à la ciselure de pièces d'orfèvrerie, puis aux ornements et aux bas-reliefs en pierre ou en bois qui décorèrent d'abord les édifices religieux, et à la construction de tombes ; pour ces dernières œuvres, le xiv* siècle fut particulièrement remarquable. Au xv*> siècle, les œuvres de sculpture, très nombreuses, furent les stalles des chœurs, les tabernacles, des jubés magnifiques, la plupart en style gothique flamboyant, tels que ceux de Louvain, Lierre, Aerschot, Walcourt, Tongerloo, etc. — La Renaissance imprima à la sculpture des formes nouvelles ; à cette époque appartiennent la cheminée du Franc de Bruges, le riche portail de l'hôtel de ville d' Audenarde, le jubé de la cathédrale de Tournay. De tout temps, les artistes belges allèrent en grand nombre s'établir à l'étranger ; mais, durant les troubles religieux du xvi" siècle, cette émigration fut plus considérable et ralentit l'essor de la sculpture en Belgique; l'apparition de Rubens lui donna une nouvelle impulsion : les premiers maîtres furent alors François Duquesnoy (mort en 1646), do Bruxelles, Arnold Quellyn (mort en 1668), d'Anvers, et son neveu. Les artistes qui suivirent, nombreux encore, eurent une importance moindre. Après 1830, une nouvelle génération de sculpteurs a commencé avec Guillaume et Joseph Geefs, Simonis et Fraikin. Elle s'est continuée avec J. Lambeaux, Meunier, Vinçotte, de Lalaing, de Vigne, etc.
— Musique. La musique a toujours été et est encore en grand honneur en Belgique. Pendant une période de deux siècles, de 1380 à 1560, les musiciens belges, allant s'établir à l'étranger, où ils avaient un grand crédit, exercèrent une action sérieuse sur le développement général de l'art. Cette période commence avec Guillaume Dufay, né dans le Hainaut (vers 1350), qui fut attaché à la chapelle pontificale (1380), et revint à Bruges (1439); elle fut continuée par les maîtres de chapelle des ducs de Bourgogne. La musique, gracieuse et douce avec Dufav, prit un caractère plus ferme et plus complexe avec le Flamand Jean Okoghem, qui fut maître de chapelle des rois de France Charles Vil. Louis XI et Charles VIII.
La Belgique peut citer avec orgueil les noms des grands théoriciens tels que Jean Tinctor, et des compositeurs Josquin Desprez, Gombert, ■Willaert. Roland de Lattre ou Lassus, et beaucoup d'autres qui, avec ceux de France,
ont provoqué la grande renaissance musicale des xv et xvi^ siècles. Après eux, l'art musical belge perdit sou éclat ; du xvii^ siècle, il n'y a guère à citer que l'organiste Henri Dumont , qui devint le maître de chapelle de Louis XIV, et dont une messe, devenue fameuse sous la désignation de «Messe do Dumont", se chante encore dans les églises do Franco.
Au xviii* siècle, deux musiciens belges, Grétry et Cessée ont fait eu France leur brillante carrière. De nos jours, deux compositeurs, Grisar et Limnander, ont pris place dans le répertoire des théâtres français ; deux maîtres, Fétis et Gevaert, successivement directeurs du conservatoire do Bruxelles, ont exercé une action puissante sur le développement de l'art musical belge; depuis plus d'un quart de siècle, il s'est formé toute une école do compositeurs distingués, parmi lesquels se trouvent Adolphe Samuel, Benoit, Radoux, Emile Mathieu, Edgar Tinel, Jan Blockx, Paul Gilson, etc. La Belgique possède, au surplus, d'excellentes institutions musicales, et les conservatoires de Bruxelles, de Liège, de Gand, d'Anvers, pour ne citer que ceux-là, sont organisés et dirig^és d'une façon supérieure, et produisent des artistes distingués.
Les virtuoses n'ont jamais manqué en Belgique. L'école de violon a toujours été l'une des plus belles de l'Europe, et il suffit de rappeler les noms de Wéry, d'Artot, de Ch. de Bériot, de Vieuxtemps, de Léonard, d'Ysaie, etc. Servais et Batta pour le violoncelle, M°"* Ployel pour lo piano, Hasselmatis pour la harpe, n'ont pas acquis uno moindre renommée. Quant aux chanteurs, on peut citer : M™" Marie Sasse, Gueymard, Artot, Marie Cabcl ; van Dyck, Sylva, etc. Ajoutons enfin que la littérature musicale est redevable à la Belgique, dans la personne de Fétis, de Van der Straeten, de Gevaert et de quelques autres, de travaux extrêmement remarquables et dune importance exceptionnelle.
— BiBLiOGR. : Cartes de l'Institut cartographique militaire ; Annuaire statistique, publié par le ministre de l'intérieur (Bruxelles, 1896) ; J.-C. Houzeau, Essai d'une géographie phys. de la Belgique (Bruxelles, 1854); A. Lancaster, la Pluie en Belgique (Bruxelles, 1894) ; Histoire de Belgique, de Namêche, Moke, Juste, etc. ; Patria belgica, encyclopédie do toutes les connaissances relatives à la Belgique (Bruxelles, 1873-1875); parmi les monographies de cette encyclopédie : L. Vanderkindere, Ethnologie; Ang.Sche]eTf Êistoire des langues; Ch. Potvin, Littérature en langue française;^. Stechùv, Littérature flamande ; Ch. Buis, TArchitecture ; Em. Leclercq, la Peinture ; G .-J . Dodd, laSculptîire; Ad. Samuel, la Musique.
Belgique (Gaule) [en lat. Gallia Belgica], nom donné par César et par quelques autres auteurs latins à toute la partie N.-E. de la Gaule, depuis la Seine jusqu'au Rhin; elle formait une des quatre grandes divisions de cette contrée. Conquise par César en 57 av. J.-C, elle forma une province dont la capitale était Reims. Plusieurs tribus germaniques s'y étant établies, on en démembra, sous Auguste, le territoire le plus voisin du Rhin (I" et 11" Germanie). Le reste du territoire, sous Dioclétien et Constantin, forma deux provinces romaines, sous le nom de Belgique U" et Belgique II*.
Belgooere, ch.-i. de cant. de la Corse, arrond. et à 43 kilom. de Calvi, près de la mer; 999 hab. Culture du mûrier. — Le cant. a 6 comm. et 3.804 hab.
BelgorOD ou BeELGOROD {Belogradum), ville de la Russie d'Europe (gouvernem. de Koursk), sur le Donetz; 22.900 hab. Archevêché. Carrières de craie, fours à chaux; culture maraîchère. Cette ville, fondée probablement en 1593, eut beaucoup à soutïrir, aux xvii" et xviii' siècles, des invasions des Tartares. Depuis 1719, c'est le chef-lieu d'un district qui compte une population do 168.000 hab.
Belgrade i lat. Singidunum), capit. du royaume de Serbie, au confl.de la Save" et du Danube; 54.350 hab., presque
Plan de Belgrade : 2. Palais-Royal. — 3. Université. — 4. Cirl-.
drale. — 5. Théâtre. — 6. Forteresse. — 7. Kalémeïdan (plare i!
la forteresse). — 8. Place Térésia. — 9- Place du Théâtre et siaïuo
du prince Michel.
tous Serbes. Belgrade est la résidence du roi du Parlement (skouptchina), d'un archevêque grec, d'un évêque catholique, et dos représentants étrangers. La ville n'a que
BELGIQUE (armes, drapeaux, akméeI
;. Infanterie Je ligne. - 2. Chasseur â pied (c»poral|, - :i. tirena.li.r - 4 Carabinier (tenue de ean,,iagnei. - =. offiei.r dinranlerie d.. ligne. - 6. Cdonel d infaulerie. - 7. onicier Je grenadi. S. Offieier de carabiniers - 9 Général (petite tenue). — 10. Oiricier d'artillerie h cheval. — 11. Artillerie de campasne. — 18. Artillerie ii cheval. - l:i. Trompetle d'arlillerie ti cheval. Artillerie ft pied. — lô Génie. — 16 Oeiidarme ù pied — 17. Gendarme ft cheval.
. oiTitkT des lanciers (grande tenue). - !. Onicier des lanciers (petite tcniiei. — 3. Offlcier des guides (petite tenue). - 4. Officier des guides (grande tenue). — B. Lancier. — 6. Offlcier des chasseur il cheval. — 7. Chasseur à cheval. - 8. Lancier (petite tenue). — 9. Général (grande tenue). — 10. Capitaine d'état-major. — 11 Médecin. — 12. Offlcier des lanciers. — 13, Guide. — 14. Chasseur
dos industrios do faiblo Importance, fabriques d'armes,
dotullos, dohjoi rani.'Hoi-jUhMi .It vial assfi/ li< i|Pi.
clu'iniiKh- r.'i-.l.
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iiuo, depuis les an lor, un port flust ù la t^'to do liL'no du silion sur uno collino on
lorto, pour laquelle luttc- •s Hongrois. Plus tard, les tir la proniioro fois sous le lo (1512), et la maison d'AusL'ssion {1717, prise par lo (•n turque depuis 1812, quand
grôs^de liorlin en fit, aprùs la guorro'russo-turquo do 1878. la capitale du nouveau royaume do Serbie.
Belgrade (si/îgks dk). La situation do cotte villo on a l'ait, tout d'abord, lo poste avancé de la Hongrie du côté dos invasiiiiis turques, puis lo boulevard do la Turquie contrains riMours offensifs des armées chrétiennes. Amurat H on lit inulilomont le sit-gL'^ en iKt'.i. Kn 1456, Joan Huniadootlo nioin» Joan Capistran la .l<-r('ndirent contre MaliHtnotn.dont rarméo futprosciuo cnti.M'iMnontdétruite ; Hiuiiadc muni'ut, nialluMircuscmont, dos blessures qu'il roi;iii. Kii ir.Ji, ShIihkin II init lîelgrado aprt^s un siègo do six SL'niani'Vv V.n h;ss. I llicririir do Bavière, commandant l'arnu'O iiniM-nali-, [ini l.i \i]l(> d'assaut après de formidaldcs cuiubats. Lo -raiid vizir Mustapba Coprogli la reprit eu IG'JO do vivo force. En IG'.'i. lo duc de Croï avait prcs(|uo réduit la place à merci, quand parut une arméo turque devant laquelle il dut so retirer. Kn 1717, lo prince Eugène mit le siège devant la ville, et battit l'armée de secours; lo londoinain de cette victoire, Belgrade capitula. En 17:t'.', les Turcs reprirent Belgrade sans coup férir; le marc. -haï Landon s'en empara en 1789, mais l'empornur la rendit à la Turquie par la paix de Sistova (niu). Depuis lors, Helgrade »'a pas eu do siègo à subir ; mais, en I8i;2, les Turcs, qui occupaient la fortesse.bombardéi eut la ville. L'indignation provoquée par cet acte contribua an su. ers Irs négociations engagées par lo prince Wieliel jx.iir ni. tenu- lo départ de la garnison turque (1807). Belgrade ( ruAirr. i>Kj,conclule iSseptombre 1739 entre la Russie et lAutncho d'une part, et la Turquie de l'autre. Par ce traité do paix, signé sous la médiation de la Franco, l'Autricho restituait à la Turquie Belgrade, les parties do la Bosnie, do la Serbie et do la Valachio qui lui avaient été enlevées par la paix do Passarowitz en 1718 ; la Russie aliaiidonnait ses confi^uètes on Moldavie, en Crimée, et renoni.ait à la navigation sur la mer Noire.
Belgram ou BiLGRAM, viUo do l'Inde anglaise (prov. do I.akno [pays do Ramganga]); 16.000 bab. Exportation do froment et d'orge.
Belgrand (Eugène), ingénieur français, né à Ervy (Aube) en 1810, mort en 1S78. Membre de l'Institut, ancien directeur des eaux et égouts de Paris, c'est à lui que l'on doit la construction de son admirable système d'égouts, se déversant dans lo grand égout collecteur. C'est également lui qui adirij^'o lis travaux de dérivation de la Vanne et la e.instru'ihiri do Imiroense bassin de Montsouris, etc. En imiro, 1 ici- i:iiid a publié de savants ouvrages, parmi lesqiirls : Ir.s Ira, au : ftouterraw S de Paris ; Etudcs préliminaires, la Sri?it\ rt'ijime de la plniSy des sources, des eaux couranffs. n/iplicalinns à VayriciUtnre (1873); les Travaux soutr.rrains de Paris, les Eaux, Introduction, les Aqueducs romains (1X75); J^'ulice sur l'aqueduc romaÎJi de Sens; les Eau.r ancif'intes de Paris (1877); etc.
Belgrand, comte de Vaubois. V. Vadbois.
I Belgrave, ville d'Angleterre (comté de Leicester),
' sur la Soar ; 1 1 .500 hab. Fabrique de bas et de bonneterie.
I Bel-HAÏRANE, point d'eau et poste français du Sahara,
' à l'entrée du Gbassi Touil.
j BELHAR n. m. Titre que prenait le plus puissant des
I rois iudous. suzerain de tous les autres; il correspond au
1 persan /)rtrf/s/mA et she/iryar.
' BÉLIAL. Ce nom paraît pour la première fois dans la l\' é pitre aux Corinthiens, do saint Paul, où il désigne Satan.
' Il devint d'un usage courant dans la langue des premiers chr. -tiens. Les uns lo font venir d'un mot araniécn qui
, signilie abîme, les autres y voient une corruption du nom du dieu Baal, véritable démon pour les chrétiens.
Bel-IBUS, roi de Babylone, du vm< siècle avant notre ère. I^orsque Siu-Akhé-Irib, au printemps de 703, marcha
I contre les Chaldéons révoltés, il vainquit à Kis, près de Babylone, Marduk-Ball-Iddin, le héros de la résistance, et plaça sur le trône Bel-Ibus, fils d'un astrologue babylonien. Mais Bel-Ibus pactisa, trois ans plus tard, avec les chefs d'une nouvelle conspiration aotiass\'- Tienne : Sin-Akbô-Irib accourut, le tît jeter eu prison, et lo remplaça par Assour-Nadira-Sum Î6y..).
BÉLIDÉ OU BELIDEUS
I (bé, diUuss — du gr. bélos, trait, et eidos, for-
I me) n. m. Gonro de mammifères marsupiaux grimpeurs, famille des phalan-
^ gistidés, renfermant de petits phalangers volants, propres
'■ aux régions uéoguinéenno et australienne.
, — Enxycl. Les bélidés sont des animaux nocturnes, à
j fourrure fournie et soyeuse, grise et blanche; passant lo jour dans le creux des arbres, ils sortent la nuit et volent
I de branche en branche, à l'aide de leur parachute. Citons
I \q belideus scïureus (Nouvelle-Galles du Sud); lo belideus arie^Nouvelle-Guinée).
I Belidor (Bernard Forest de), savant ingénieur français, né en 1693, mort à Paris en 1701.11 travailla au prolongement de la méridienne de Paris du côté du nord.
■ Professeur à l'Ecole d'artillerie de La Fèro , Belidor démontra que, contrairement à ce qui était admis, la portée d'un boulet de canon n'est nullement proportionnelle à la quantité de poudre employée pour la charge. Belidor
I a publié do remarquables ouvrages, dont quelques-uns
! sont encore estimés aujourd'hui : Sommaire d'un cours d'architecture 7nilitai7-e, cirile et hi/drauli<{iir il-!20); Cours de mathématiques (1725) ;/« Science des in(/i-nieurs dans la conduite des travaux de fortification et d'architecture civile (1729-1749); le Bombardier français ou Nouvelle méthode de jeter Us bombes avec précision (1731) ; Traité des fortifications (1736) ; Architecture hydraulique; etc.
BéUdé.
Bélier.
fiÈLlC n. f. Espèce do papillon du gonro antodiaris.
BÉUER ili-é — du flam. bell, clochotto. parce que lo bélier, chef du troupeau, porto ù. son cou le grelot rpii .sert au ralliement) n. m.
Mâle non châtré do la brebis : Le mÎLiKB est réservé pour la reproduction.
— Coup de bélier. Hydraul. On nomme coup de bélier lo choc qui so produit contre les parois d'un tuyau de distribution, lorsque, après avoir laissé couler l'eau, on ferme brusquement le robinet. La masse d'oau supérieure, animée d'une certaine vitesse, doit la perdre instantanément, co qui produit un choc violent qui pourrait faire crever les tuyaux ou les désunirait à la longue. Pour éviter ces inconvénients, on a soin, dans les conduites destinées ù la distribution do l'eau, do ménager, au-dossus do chaque robinet, un réservoir en forme de cloche, rempli d'air, qui, sous l'action du choc produit, se comprime et l'amortit dans uno proportion considérable.
— Art milit. ot mar. Machine do guerre dont les anciens so servaient pour battre les murailles, n Nom donné à un type do navires cuirassés destinés à agir par lo choc. (Cette dénomination n'a pas duré.)
— Fig. La vapeur est le bélier qi démolit toutes les frontières. (L. VeuiUot.)
— Blas. Animal héraldique, représenté avec les cornes en spirale, de profil et passant. La tête de bélier, vue do face, prend le nom do rencontre, n Instrument do
fuerre qui figure sur les blasons, et qu'on distinguo du élier animal en l'appelant bélier militaire.
— Mécan. Machine à battre les pieux. (On l'appolle lo plus souvent sonnettk.) w Bélier siphon. Bélier hydraulique auquel on adapte un siphon, n Bélier aspirateur. Bélier hydraulique dont l'effet se produit par aspiration.
— Encycl. Econ. agr. Quelle que soit la race de moutons qu'on exploite, on pourra toujours l'améliorer stirement par un choix raisonné des reproducteurs mâle et femelle. Le choix du mâle est surtout important, puisqu'il féconde un grand nombre de femelles. On peut donner, eu co qui le concerne, quelques préceptes généraux dont il y a heu de s'écarter plus ou moms dans chaque cas particulier.
Le bélier paraît surtout apte à la reproduction de dix-huit mois à six ou sept ans. Il doit présenter les caractères de sa race, non pas toujours telle qu'elle existe exactement, mais (du moins dans la mesure du possible) telle qu'on peut la concevoir modifiée par uno culture intelligente, c'est-à-dire le squelette réduit, les gigots développés, la laine longue et fine autant que la race le permet, etc. Il doit être vi-
foureux et sain, avec un poitrail large, des testicules ien conformés et développés, l'œil vif, les veines de l'œil d un rouge < lair la croupe très résistante.
— Art milit On appelait ainsi une machine de guerre
' bat,
i perce et qui
Tac de bcl-lier
t Bélier militaire
(blas.).
gée. Ce.,, trémités [ charpeuH' ou montée sur
La machine et les hommes qui la manœuvraient étaient on général protégés par une sohdo charpente(lortuo bélière ), qui, sur toutes ses faces, était couverte do matières incombustibles.
Cette machine de siègo a été connue de tous les peuples anciens. Elle est mentionnée encore jusqu'au xv« s.
—lléctkn. Bélier h}/draulique. En 1796, Montgolfier eut le premier l'idée d'utiliser le choc do l'eau dans uno conduite, choc désigné sous le nom de coup de bélier, pour remonter à une
adu , 2. Bélierà tortue ; 3. Bélier à bras.
réche les murs d'une ville assiéitre, terminée à l'une de ses exiiélier en fer, et suspendue à une r des cordages ou des chaînes,
Bélier hydraulique de BoUée : A, corps de bélier,; B, soupape d arrêt; C. contrepoids équilibrant la soupape d'arrêt au moyen delà ttpe T; D, rainure annulaire où l'eau forme matelaa
Eour atténuer Je choc de B ; E, balancier oscilmt sur deux couteaux ; S, soupape de refoulement; R, rt'-servoir d'air; P. tube de fonte de hauteur supérieure À l'altitude des eaux d'aval ; G, chambre h air; H, tube par lequel l'air, refoulé au moment du coup de bélier, est amené
forcer une partie de la masse liquide à hauteur plus considérable que la hauteur
BELGRAM — BELIN
do clmto. Il créa ainsi lo bélier hydraulique, qui foQCtioiui« do la manière Kuivanto :
I/oau, provenant d'un réservoir élevé, arrive dans la machine par un tuyau appelé corps de bélier. Elle 8'écbappo d'abord par uu tuyau que lai»fio ouvert une soupape, appiîléo aoupapc d'arrêt, quo son propre poids lond à faire doscondro. La vitesse do l'eau détermine bientôt* à l'intérieur, uuo augmentation do proHsion qui soulève la soupape d'arrêt. Lo pansage dans le tuyau correspondant so forme ; il on résulte un coup de bélier auquel cèdent des soupapes appelées *ou/>ay)e» ancensionnéUen, qui font pénétrer l'eau dans un tuyau vertical communiquant avec doux cloches renfermant de l'air destiné à amortir les chocs.
Aussitôt après, les soupapes a.sccnsionncllcs «o referment, la soupape d'arrêt retombe, ot los choses se pa.ssent do nouveau comme la première fois. Un tube muni d'une soupape s'ouvrant du dehors en dedans permet, à cha^|ue coup do bélier, à uno certaine quantité d'air do pénétrer sous les cloches.
Lo bélier hydraulique dépasse en puissance tontes les autros machines propres à élever l'eau, pourvu quo le rapport do la hauteur do l'élévation à la hauteur de la chuta no surpasse pas 5 ou G. Lo bélier hydraulique, perfectionné par BoUée, a été appliqué à l'épuisement do fouilles* et aussi comme compresseur d'air au mont Ccnis.
BÉUER [li-f), ÈREadj. Art milit. anc. So disaitd'un engin quo portait un bélier : Tour ubl^rk. Tortue» bblièbes.
BÉLIER, nom commun à une constellation et aa premier signe du zodiaque, constellation et signe qui coïncidaient
autrefois, mais qui no coïncident plus, pour des raisons que nous avons indiouées au mot Balance.
Lorsque le soleil, dans sa course apparente, quitte l'hémi.sphôre austral pour entrer dans l'hémisphère boréal, il passe sur l'équatcur lo2i mars (premier jour du printemps), et c'est à cet instant qu'il entre dans le signe du Bélier, quoiqu'il se trouve alors dans la constellation des Poissons.
La constellation du Bélier coïncide aujourd'hui presque entièrement avec le signe du Taureau. Lo catalogue britannique attribue à cette constellation soixante-six étoiles. Une seulement de ces étoiles, Hamat, est de seconde grandeur, les autres ont un éclat moindre.
Dans les calendriers, lo signe du Bélier est marqué \/-
BÉLIÈRE (du flam. bell, clochette) n. f. Econ. agric. Sonnette attachée au cou du bélier qui conduit tm troupeau.
— Techn. Anneau mobile de suspension supportant le fourreau du sabre ou de l'épée, une montre, uno breloque, un pendant d'oreilles. Il Anneau à l'intérieur d'une cloche et portant le battant, il Anneau auquel est suspendue une lampe d'église.
BÉLIET, comm. de la Gironde, arrond. et à \(S ki-
lom. de Bordeaux, dans les Grandes Landes, sur un affluent de la Leyre ; 1.409 hab. Ch. do f. de Lesparro à Saint-S>Tnphorien. Poteries, briqueteries, tuileries, moulins, hauts fourneaux ; taillanderies. Foires.
BELIÈVRB n. f. Nom donné, en Normandie, à une argile plastique qu'on emploie comme terre à poterie, et comme terre réfractErire dans la construction des fourneaux.
BÉLIF OU BÉLIC n. m. En T. de blas., Cotilour rouge, synonyme de gckcles.
BÉLILLE n. f. Genre do plantes, delafamille desrubiacées. Syn. de mtjssende.
BELIN n. m. Mar. Syn. de blin.
BÉLIN, INE (mot qui a signif. agneau; même rad. que bélier) n. Nom d'amitié que l'on donnait jadis aux petits enfants : Mon petit BÉuN.iiS'est dit autrefois pour Niais, sot.
— Hortic. Nom du court-pendu rouge, n Nom commun à deux variétés de tulipes.
Belin, ch.-l. de cant. de la Gironde, arrond. otà42kilom. de Bordeaux, près do la Leyre, dans les Grandes Landes; 1.G78 hab. {lielinois, oises.) Ch. de f. Médoc. Apiculture; commerce do miel, cire, résine.^ Près de ce village, traces d'une voie romaine, ruines d'un pont antique, grand tumulus. — Le cant. a 6 comm. et 9.727 hab.
Belin (Le) [Pagus Bellinus des anciens], petit pays de l'ancien Maine, dont le nom a subsisté dans ceux de Kuaudin-en-Belin, Laigné-en-Belin, Saint-Dié-en-Belin, etc.
Belin (François-Alphonso\ orientaliste, né à Paris en 1S17, mort en 1877. Il étudia les langues orientales, devint secrétaire interprète de l'ambassade de France à Coostaniinople, et, depuis, consul général dans cène dernière ville. Belin s'est fait connaitre par d'intéressants travaux sur l'Orient, particulièrement sur la Turquie. Belin a publié : Extrait d'un mémoire sur l'origine et la constitution des biens de mainmorte en pays musulman {1854K' Etude sur la propriété foncière en pays musulman (1862) ; Essais sur l'htstoire économique de la Turquie, d'après les écrivains originaux <\SS5) ; Caractères, maximes et pensées de Mir Ali Chir Sévàli (1866) : Bibliographie ottomane ou Notice des livres turcs imprimés à Constantinople durant les années fS8i, 1383, f38S, {384 et 1385 de TA^p ire(l868-«9); etc.