BELIN — BELL
BruN DE Ballu (Jac<|Uos-Nicolas), liuérateur et be^S< né à Paris en 1-53, mort à Saint-Pétersbourg en IS 5 II fut membre do l'Académie des >nscnp ions f,7S) Outre des traductions estimées, on lu, do't, notamment : Histoire critioue de Véloqueme chez ks Grecs et chez les liomains {\%0i>-
Bel Inconnu (lei, par Renaulddo Baujeu, un des romSsde°a Table-Ronde qui ont eu le plus de réputation au XIII" siècle. Ce roman du Biaus Desconneus, tel est son fiïro véritable, a été publié par Hippeau (1800), sur un manuscrit resté ignoré jusquà nos jours.
BÉUNER (rad. belir, pour bélier) v. n. S'accoupler, en parlant du bélier et do la brebis.
— Fi"-. Faire le doucereux, le galant.
BelINES, ville do l'Austro- Hongrie (Hongrie [comitat de Termes]); 3.100 liab.
BÉUNGÉLE n. f. Un des noms vulgaires do l'aubergine, corruption de miHumienc. li On dit aussi béringène.
BÉUNURE ou BEUNURUS (bé, russ — ortbogr. vicieuse pouf beloncros gr. bflonè, aiguilli
et aura, queue) Genre de crustacés xiphosures, renfermant des formes éteintes voisines u.'Unure.
des limules. L'espèce type du genre, belinurtis trilobitoides, est fossile dnas le carbonifère , beaucoup de bélinures ressemblent à des trilobites; ces êtres formaient le passage entre les morostomes et les xipbosures.
BÉLIONOTE (du gr. bélion, dard, et notas, dos) n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des buprcstidés, renfermant de très beaux buprestes des régions tropicales de l'ancion monde.
Enoycl. Les bélionoles, dont on
connaît une vingtaine d'espèces, sont
de taille moyenne; leurs élytres sont
largement carénés ; leurs couleurs sont
métalliques, éclatantes comme des pier- ^^^^^ j^ moiiis).
res précieuses. Une des plus splendi-
des est le belionota rutilans des Moluques, rouge de rubis.
BÉLIOFHORE (du gr. bélos, dard, et phoros, qui porte) n. m. Genre d'insectes coléoptères serricornes, famille des élatéridés, renfermant des taupins africains, dont les deux espèces connues habitent le Cap et Natal : heliophorus cebrionoides (Cap); beliophorus induus (Cafrerie).
BÉLIS [liss — du gr. bélos, dard) n. m. Bot. Syn. de cuninghamie.
BÉLISAIRE n. m. Nom propre, devenu sert à désigner un pauvre
narfois médiocre. 11 eut trop de complaisance pour sa femme Antonine, et subit trop son influence; pour ménager ou rétablir sa faveur, il se fit parfois trop bumblo et servile devant Justinien et Tliéodora. H aimait trop 1 argent, et sa fortune énorme prêta à la médisance. Dans ses succès militaires même, il y eut parfois plus de chance que d intelligence, et il se montra lamentable dans la seconde campagne d'Italie ; malgré cela, il garda la gloire d avoir double l'étendue de l'empire, restauré le prestige de la monarchie, et fait briller sur Byzance un nouveau règne de g oire.
— BlBLlOGR. :Danb, Prokopiusvon CéPsarea (Berlin, 1S65); Hooskin, Italy and lier inmders (Oxford, 1885) ; Oh. Diehl, l-Afrique byzantine (Paris, 1896).
Bélisaire, tragédie de Rotrou (1643). Cette pièce renferme trop d'éléments romanesijues, parmi lesquels surnagent quelques rares notions historiques. Le nœud de la tr^édie est la haine de l'impératrice contre Bélisaire, qui a liédaigné son amour, et qui cherche aie faire assassiner. N'y pouvant réussir, elle le perd, par ses calomnies, dans l'esprit de Justinien, qui ordonne sa mort. — Le même sujet a été traité par La Calprenèdo (1659).
Bélisaire, opéra en trois actes, paroles de d'AntiUy, musique posthume de Philidor, représenté au théâtre Favart le 4 octobre 1796. Le livret était tiré du roman alors fameux que Marmontel publia en nôT, et qui porto ce titre ; quant à la musique, qui n'était pas indigne du noble r-énie de Philidor, celui-ci, mort l'année précédente, n'avait pu l'achever, et la partition avait dCi être complétée par Berton, qui écrivit presque tout le troisième acte.
Bélisaire (Belisario), opéra en trois actes, paroles de Cammarano, musique de Donizetti, représenté à Venise le 4 février 1836. Les meilleurs morceaux sont le grand air de soprano du premier acte, le duo d'Irène et de Bélisaire au second, et au troisième le duo pour ténor et basse.
Bélisaire demandant Vaumâne. Les tableaux les plus connus qui représentent ce sujet sont ceux de van Dyck, gravé par A. Bosse ; do Salvator Rosa, au palais Doria, à Rome, et dans la collection Tnwn-;li''n.l, en Ani-l.-teirr : de David, au Louvre, gravi> y:ir Ain -AU - v i. i par Gauchard
François Gérard, dans la galerie iuchtet
commun, qui sert a aesignor un iiauvio aveugle, ayant quoique chose do noble, do distingué dans les manières.
. . , ■ ^ -1 Béliophore
Bélisaire, général byzantin du VI" siè- (réd. d'un tiers), cle, né vers 494, mort en 565. D'origine thrace comme Justinien, attache de bonne heure à la maison du futur empereur, il exerçait on 528 un commandement sur la frontière de Perse, lorsque l'avènement de Justinien fît de lui le premier général de l'empire. Nommé commandant en chef do l'armée d'Asie (magister militum Orientis), il battit les Perses à Dara (530) ; et, malgré l'échec qu'il éprouva en 531 àCallinioum, son prestige militaire demeura intact. Rappelé pourtantàConstantinople,ileut la bonne fortune, lorsque éclata, en 532, la terrible sédition Nika, de sauver par son énergie la monarchie chancelante. Devenu ainsi l'homme indispensable, il fut l'instrument do toutes les ambitions de l'empereur. Chargé de reconquérir l'Afrique sur les 'Vandales (533), il ruina, en trois mois et en deux batailles, le royaume do Gélimer, et, dans un triomphe solennel, amena aux pieds de Justinien le prince barbare vaincu et prisonnier (534). Après l'Afrique, ce fut le tour de l'Italie. En 535, Bélisaire occupait la Sicile, et, après un court séjour en Afrique destiné à apaiser une sédition militaire, il entreprit, avec une faible armée, de renverser le royaume des Ostrogoths (536). Naples et Rome tombèrent presque sans résistance : mais bientôt, sous leur nouveau roi Vitigôs, les Ostrogoths vinrent assiéger Bélisaire dans Rome, et, pendant un an entier (mars 537-mars 538), le général byzantin, avec une énergie admirable, s'y maintint contre toutes les attaques, trouvant même le loisir, parmi les soucis du siôgo, de déposer brutalement le pape Silvère, pour complaire à Tliéodora. L'héro'iquo défense de Rome décida de la campagne ; malgré les mauvaises volontés des généraux (jui l'entouraient, et en particulier do Narsôs, en 540 Bélisaire prenait Ravenne. Rappelé à Constantinople par l'empereur, jalou.x de ses succès, mais environné, malgré la mauvaise volonté du prince, de l'admiration générale, il fut, en 541 et 542, chargé d'arrêter les progrès (le Chosroès en Asie, et y réussit; mais, do nouveau disgracié en 543, puis, en raison de la gravité des ôvôneraonts, renvoyé on Italie, où, sous les ordres de Totila, les Ostrogoths reprenaient l'avantage (544), il se montra au-dessous de lui-môme : sans forces suffisantes d'ailleurs, il ne réussit à rien, et ne put sauver Rome (546). Découragé do tant d'oc'ûecs, il demanda et obtint son rappel (548). il vécut dès lors à Constantinople, investi par la faveur do Justinien du commandement de la garde impériale (549), et il s'illustra, en 558, par un dernier exploit, quand il sauva la capitale do l'attaque des Huns. Mais, toujours soupçonné par l'ompereur, il fut, en 562, impliqué dans une conspiration, et dépouillé de ses charges ; pourtant, il était revenu en faveur au moment de sa mort. La légende fameuse de Bélisaire, aveugle et mendiant pour vivre, n'a aucune consistance historique, malgré la longue faveur qu'elle a rencontrée : mise en circulation par un écrivain byzantin du xii" siècle, Jean Tzetzès, elle ne repose sur d'autre fait réel que les disgrâces fréquentes et les soupçons constants dont Bélisaire fut l'objet.
Soldat admirable, plein de bravoure et d'énergie, Bélisaire est le héros du règne do Justinien. Adoré des soldats et du peuple, il a mérité par de réelles qualités l'admiration publique, et il a eu ce mérite, malgré les soupçons et les calomnies, do rester toute savielo loyal et fidèle serviteur de Justinien. Pourtant, sans adraettr'o toutes les faiblesses que lui prête l'Histoire secrète, il faut avouer qu'en lui l'ame fut
Munich ,
Le
vieux guerrier, ayant pour tout vêtement une tunique légère, retenue sur sa poitrine par une agrafe et serrée à la taille par une ceinture, tient dans samain droite un long bâton avec lequelll cherche à reconnaître sa route, et porte sur son bras gauche son jeune guide.
Celui-ci étreint lo cou de Bésilaire et semble près d'expirer ; autour de ses j ambes est enroulé un serpent
qui lui a fait une . , , ,.
blessure mortelle. Ce groupe, place au bord d une pièce d'eau dans laquelle le moindre écart peut laire tomber lo vieillard et l'enfant, se détache sur un ciel éclairé par les dernières lueurs du soleil.
Bélisaire, romance, paroles de Népomucène Lemorcier musique de Garât. Cette romance fut un des engouements musicaux du temps du Directoire. Les pauvres Fimes de Lemercier, la puérilité des idées, ne sont pas dignes de l'auteur de Agnmemnan, de Charles 1 / et de Pinlo. Heureusement pour le poète. Garât couvrit de son art ces strophes indigentes.
Bélisaire, d'après Gérard.
l'en • fant Çui sert le pai
3f tiens le casque du Riierrier Effroi du Goth et du Vandale.
11 fut, dit-on, sans bouclier Contre l'imposture fatale.
Un tyran lit brûler ses yeux.
Qui veillaient sur toute la terre La nuit voile à jamais les cieuj Au triste et pauvre Bélisaire.
L'infortuné pour qui
Il n'eutpoint d'orgueil téméraire.
Quand je le nomme, il me défend De dire ,< le grand Bélisaire ! ■■
i hasards t le spectacle en sa mémoire.
1 jeune guide apprend de lui
BÉLISANE, planète télescopique, a" 178, découverto par Paiisa, le 6 nov. 1877.
BÉLISE, personnage des Femmes savantes, comédie de <| Moliore. V, Puilaminte. '
BelitaRAS, roi d'Assyrie, qui aurait occupé le trône de 1020 à 1010 av. J.-C, d'après la légende grecque. Intendant des jardins du roi, il se serait mis à la tête d'une conspiration de palais, à la suite de laquelle le roi légitime aurait été remplacé par son ancien serviteur. Les inscriptions assyro-chaldéennes n'ont pas confirmé ces faits.
BÉLÎTRE (étym. dont. — Les pèlerins de la confrérie de Saint-Jacques, à Pontoiso, avaient pris bravement le titre de bélistres, et les quatre ordres mendiants s'appelaient les quatre ordres de bélistres) n. m. Gueux, mendiant. ("Vieux.) — Par ext. Misérable, homme de rien, cuistre, ignorant : Allez, BÉLiTEE de pédantl (Mol.) BÉLiTRER V. n. Autrcf., Mendier, vagabonder. CVieux.) BÉLÎTRERIE (rad. bi'Utre)n. f. Autref., Gueuserie, métier de mendiant, de fainéant. (Vieux.)
Belka, ville de la Turquie d'Asie (Palestine), sur lo plateau de Belka, s'étendant à l'E. du Jourdain et de la mer Morte ; 4.000 hab. Beaux jardins. Ville importante au temps des croisades.
Bell (Jean-Adam Schall de), astronome et orientaliste, né à Cologne en 1591, mort en 1666. Jésuite et missionnaire en Chine, il fut chargé par l'empereur de rectifier le calendrier chinois, écrivit un grand nombre do dissertations en langue chinoise, et employa son crédit à la propagation du christianisme.
Bell (Benjamin) , célèbre chirurgien anglais , né à Edimbourg, mort au commencement du xix" siècle, étudia la médecine dans sa ville natale, sous le fameux Monro, et devint dans la suite chirurgien en chef de l'hôpital d'Edimbourg. Ses ouvrages, longtemps regardés comme classiques, sont intitulés : a Treatise on the theorx/ and management of Ulcers (1778), traduiten français par Pasquillon et par Adet et Lanigan ; System of Surgery (1783- 1787), également traduit par Pasquillon ; un Traité de la disette, traduit par P. Prévost (1804) ; etc.
Bell (André), lo propagateur de la méthode dite d / seignemenl miiluel, né â Saint-Andrews (Ecosse) on iv mort en 1832. Ministre de l'Eglise anglicane, il dc\i; r directeur d'une école d'orphelins dans les Indes, à Egmore, près de Madras, et eut l'idée de faire instruire les élèves moins avancés par ceux qui le sont davantage, d'après une méthode ea usage dans les écoles indiennes. De retour en Angleterre, il pul)lia : Expérience sur l'éducation, faite à l'école des garçons, à Madras (1797), et ses Instructions pour la direction des écoles, selon le système de Madras, écrits qui furent à peine remarqués. Mais un quaker, José Lancaster, ayant établi dans un faubourg de Londres une école de pauvres qu'il dirigea d'après la méthode de Bell, celui-ci fut chargé, en 1807, d'appliquer son systèmo dans les écoles anglicanes. Bell fut enterré dans l'église de 'Westminster, après avoir légué une fortune de 3 millions aux établissements publics d'instruction et do charité. Bell (John), chirurgien et anatomiste, né à Edimbourg en 1763, mort à Rome en 1820. Il parcourut le nord de l'Europe, notamment la Russie, puis il revint dans la Grande-Bretagne, où il professa, avec le plus grand succès, la chirurgie et l'art des accouchements. John Bell a publié en anglais plusieurs ouvrages importants : Anatomie du corps humain (Londres, no's-isos); Discours sur la nature et la guérisondes blessures (Edimbourg, 1793-17951; Principes de chirurgie (1801); Observations faites en Italie, particulièrement sur les beaux-arts (1825). John Bell a fait paraître, en outre, divers recueils de planches sur les os, les muscles, les articulations, les nerfs, etc., qui sont dessinées et gravées par lui-même.
Bell (Charles), physiologiste, frère du précédent, né en 1774 à Edimbourg, mort en 1842 près do 'Worcester. Après la mort de son père, pauvre ministre presbytérien, sa mère lui apprit à lire, à écrire et à compter. Le second | de ses frères, John Bell, professeur de chirurgie à Edim- i bourg, l'initia aux études anatomiques. A trente ans (1804), il vint à Londres, où il eut pendant longtemps à subir la pauvreté et l'isolement. En 1805, il fit paraître VAnalunue de l'expression en peinture.
En 1811, Charles Bell se décida â imprimer son Ksqms^e d'une nouvelle anatomie du cerveau, qui conteii.i!i imo U-couverte capitale, mais dont il n'était point m i. ^ur; il no voulut distribuer son livre que parmi ses niin^ ii ^-s confrères. L'indifférence d'un public choisi lui panir u[io condamnation décisive. Il se maria et acheta une jmri io propriété dans une école particulière d'ensoigncnieiit iimdical, l'Ecole huntérienne de Windmill Street. Los aduMiu^trateurs du grand hôpital de Middlescx le noninn n ut inrurgion de cet hôpital, et il sembla ne plus sr !î\ ni .|ii a la pratique et à 1 enseignement. Cependant, il ■ im| lirait à fortifier sa découverte méconnuopardcM^i" i ni' ''s physiologiques. La campagne de 1815 lui offrit rocca^um d'étudier sur un champ de bataille les plaies d'armes à Iru. Il quitta Londres pour aller faire de la chirurgie militaire à Waterloo. Il revint bientôt à la science pliysiologi'iuc. Quand lo mémoire Sur les nerfs parut, en 1821, dans les 11 Transactions philosophiques », le monde médical fut enfin on émoi. On s'en occupa, mais pour en diminuer l'importance ou pour lui en disputer l'honneur. Cli. Bell n'était pas fait pour la lutte; il résolut de retourner dans ^ m Ecosse, où l'Université lui offrit la chaire d'auatomie lo son frère John Bell, mort en 1820.
Quelques années après, il se rendit en Italie en traversant la France. Il préparait une troisième édition de son Anatomie expressive, etc'est à Rome, en présence des chefsd'œuvre de la sculpture et de la peinture, qu'il voulut y mettre la dernière main. Il mourut subitement pou de temps après son retour.
La distinction, dans les nerfs, de conducteurs distincts pour le mouvement et le sentiment, teUe est la découverte do Bell, n fallait d'abord établir qu'il y avait des nerls exclusivement moteurs ; en disséquant les nerfs de la face, il vit que les filets du facial allaient presque tous dans les muscles, et que les filets de la cinquième paire allaient à la peau ; il supposa que le nerf facial était moteur et le trijumeau sensitif; 1 expérience vint donner raison à sa supposition. Mais quelques organes semblaient n'avoir qu un nerf : par une dissection plus soigneuse, il reconnut qu'ils partaient de deux racines et se composaient de deul filets distincts. Une de ces deux racines, la racine posté-
riouro, avait sur son trajet un ganglion, caractère qui la faisait rossomblcr au nerf sonsitif do la faco, au trijumeau. II on conclut quo la racino postôriouro était sensitivo comme lo trijumeau, tandis quo la racino antérieuro était motrice comme lo facial, ot quo facial et trijumeau réunis représontaiont un nerf spinal dont les deux lilots, au lioud'<"-tro rcli('vsdaiisuinMn(^mogaino, couraient chacun à pan et. vcnaioiit alunUir à la surface du visage. Il se coiivaiiiqiiil, par l'oxpi rjmco, quo la racino antérieure était oxclusivi'nioiit iiioiii.o, comme il l'avait induit do l'analogie anatomiquo; il s'ensuivait que la racine postérionro devait être lo conducteur do la sensation. La démonstration (ii'recfe delà fonction sonsitivo do la racine postôrioure no fut pas faite par Ch. Bell, mais par Magcndie. Parmi les autres ouvrages de Bell, il faut citer : Essai sur les forces qui concouj'ent à la circulation du saïig (1819) ; Système nei^veux du corps hurtiaiti (1830); Traité sur la main (1834).
Bell (Henri), mécanicien anglais, né à Torpichen on 17G7. mort on 1810. Il est lo premier qui ait, on Europe, appliqué la vapeur à la navigation. C'est on 1812 qu'il construisit son premier bateau à vapeur ot l'essaya avec succès. Fulton avait, il est vrai, on 1807, navigué sur l'Hudson avec un bateau à. vapeur.
Bell (Thomas), naturaliste ot médecin anglais, né à Poolo on 1792, mort en 1880. Outre sa collaboration au « Journal de zoologie ", recueil important dont il fut un dos fondateurs, il a donné uno Histoire des reptiles de l'Ant/letrrrc (1829i ; uno Monographie des to.studinacés (1883); uno Ilistoin' des quadrupèdes d'Angleterre (1836); uno HisUiin- tirs crustacés (1853); etc. Il fut professeur de zoologie au Collège du roi, ot membre do la Société royale de Londres.
Bell (Robert), publicisto et littérateur anglais, né à Cork (Irlande) eu 1800, mort à Londres en 1867. Il a collaboré à un grand nombre de journaux et revues, et publié uno Histoire de Russie et les Vies des poètes anglais (dans r " Encyclopédie do Lardnor » ) ; les derniers volumes de l'Histoire de la marine anglaise (de Southey), et de l'Histoire d'Angleterre (de Mackintosh) ; une Vie de George Canning (1816); quelques romans : l'Echelle rf'or (1850); Souvenirs de la guerre civile (1849); des Esquisses de voyage à travers la France, la Belgique et la Èollande {\S\9). II a aussi fait représenter des pièces qui ont eu du succès; entro autres, le Mariage, comédie jouée à Londres en 1842, les Mèî-es et les Filles, etc.
Bell (John), statuaire anglais, né à Norfolk en 1811. I Ses plus belles œuvres sont le Berger tirant sur un aigle i(is37); Dorothée, Clorinde blessée, les Enfants au bois, I Oinphale se moquant d'Hercule, Andromède, la Science amire. Jeune fi/ le à la fontaine. Psyché enlevée par Zéphire, l'si/rhé et un cygne. Saint Jean-Baptiste, Un enfant (l845), aiiiiiis par la reine Victoria; Lord Fackland (1847), pour le Parlement; Sir Bobert WinZ/jo^e (1854), également des- U\\>- an Parlement; un monument élevé à Woolwich, à la iiKinoire dos soldats morts en Crimée (1860); une statue 'lu .unité Clarendon au Foreign Office, etc. Cet artiste, qni unit à un sens poétique remarquable une libre fanj taisio, a aussi publié quelques écrits relatifs aux arts.
Bell (Alexander Graham), physicien, électricien amé- ' rirain, né à Edimbourg en 1847. Il fit ses études dans sa t ville natale, et ensuite en Allemagne, à l'université de i "Wurzbourg, où il prit ses degrés do docteur en philosophie. 1 Après un séjour de (uielques années au Canada, il alla s'établir aux Etals-Unis. Il était déjà connu dans le monde scicntiiii|iio comme un des plus sagaces professeurs des sourdsnim is, lorsque ses mémorables découvertes et inventions ôli ■ ( riques lui apportèrent gloire et fortune. La première en daic, parmi les grandes inventions de Bell, a été le télé- (iln.iir (1876). On rapporte que, ayant épousé une sourdeuiiKUe, c'est en cherchant à la guérir qu'il découvrit ce nirivcilleux appareil; la priorité do cette invention a été
< i|i.Midaut contestée parGray, qui fit annuler par la Cour su|Mrieure des Etats-Unis, en 1888, le brevet de Bell pris III isTti. Vint ensuite le photophone ou j-adiophone (1880). l'a lis nn mémoire communiqué à la Société royale de Londrrs, et dans un autre adressé à l'Académie dessciencesde Pans, Bell a fait savoir que des lames d'or, d'argent, de >\i I Mil chouc, de bois, et d'un grand nombre d'autres substan- ( '■^. n^ndent un son distinct lorsqu'elles sont frappées par 'i-- vibrations lumineuses intermittentes. Il faut citer eni-'ii'. parmi les ingénieux appareils inventés par Bell, la luihince d'induction. En outre, Bell a publié un grand
I i''ro do brochures et d'articles sur l'éducation etl'en-
s' luiM-ment des sourds-muets; parmi eux, nous citerons 1. iiiiMnoire adressé à l'Académie des sciences de Paris, vw issi. sur les caractères offerts par la parole, chez les Mpiirls-muets auxquels on a appris à articuler des sons.
Bella, ville d'Italio (Basilicato [prov. de Potenza]); :<.ù^'o liab.
Bella (Giano della), gentilhomme florentin, de l'illusire famille des Bella, qui mourut au xi* siècle, renûiii;a à la noblesse pour consommer la révolution guelfe. En 1290, étant prieur, il souleva le peuple et établit un {.'tiiivornement démocratique. Mais, trahi par les corpora-
' s des notaires et des bouchers, dont il voulait rêpri-
111. r les abus, il dut quitter Florence (1294), ot mourut en
r\il . 1295).
Bella (Stefano della), célèbre graveur italien, né à FI T.'nc-e en 1610, mort dans la môme ville en 1664, était liN 'iii sculpteur Francesco Bella, et se forma sous la dirr. M.'n de Canta-Gallina. Il est surtout connu par les i'I.iiis (lu siège d'Arras, du siège de Saiut-Omer, an siège 'Ir La Rochelle, et divers autres épisodes militaires du rr^uo de Louis XIII. On se plaît à apprécier dans ses plan-
< Im's la finesse et la légèreté de la pointe, l'esprit et le L'iMii (le sa touche, d'une rare distinction.
Bella (Auguste), agronome français, né à Strasbourg en 1777, mort en 1856. Après avoir fait toutes les campagnes de la République et de l'Empire, Bella prit sa retraite en 1815 avec le grade de lieutenant-colonel. Convaincu do la nécessité d'une instruction à la fois théorique et pratique pour lesjeunescultivateurs,il fonda en 1827,avec l'ingénieur Polonceau, une Société agronomique pour la transformation du domaine royal de Grignon en école d'agriculture. (V. ÉCOLES d'agriculture.) Sous la direction de Bella, l'Ecole de Grignon devint bientfit un étabhsscment de premier ordre, dont le nom est devenu inséparable de celui do
son fondateur. Bella a publié le nomiquc de Grignon.
Annales de la Société agro-
Armea de Bcllac.
Bellado
iipe du fruit ;
Bellac, ch.-l. d'arr. de la Ilautc-Vienne, à 37 kilom. do Limoges; 4.771 \\iih. {Bellacquais, aises ou Bellachona, onnes.) Ch. de fer Etat. Tribunal de première instance ot justice de paix. Fabriques de draps, couvertures , chapeaux , tanneries , fonderies, con.structions de machines agricoles. Commerce do bois, vins, châtaignes. Bellac a été la capitale do la Basse-Marche, entre lo xv" sièclo et 1789. — L'arr. comprend 8 cant., 65 comm., 83.576 hab. ; lo cant. a 6 comm. ot U.2G3 hab.
BeLLACATO (Louis), médecin italien, né à Padoue en 1501, mort en 1505. Il professa la médecine à l'université de sa ville natale, et il a laissé divers ouvrages : Consultationes aliqux pro variis affectibus (Bûle, 1.583); Consultationes (Bâlo, 1587); Lectiones medicx practicx (Ulm, 1676).
BELLADONE (do l'ital. bella, belle, et donna, dame) n. f. Plante de la famille des solanacées, appartenant au genre atropa, connue par ses propriétés vénéneuses et son emploi en médecine : Les fruits de la helladone sont un poison violent. Il Espèce d'amaryllis à fleurs roses, cultivée dans les jardins. (On écrit aussi bellaoonne.)
— Encycl. La belladonne est une plante commune dans les pays chauds et tempérés ; elle croît sur les monta-
fnos, dans les fossés ombragés, le longdes haies, dos murs, ans les décombres et les taillis. Considérée par quelques auteurs comme un poison des plus violents, elle a été appelée solayumi furiosum scu lethale, et Dioscorido lui avait donné le nom do strychnos nianicos, d'où est venue l'expression de strychnomanie, employée pour désigner l'espèce de délire produit par la belladone.
C'est une plante vivace, herbacée, dont la tige peut atteindre l'°,50: ses feuilles, alternes, ovales, aiguës, géminées, sont d'un vert foncé et souvent inégales ; les fleurs, grandes, solitaires , pendantes , soutenues par un pédicule axillaire, pubescent, ont une corolle d'un rouge brunâtre, gamopétale, en forme de cloche, dont le limbe otfre cinq divisions courtes et obtuses. Ces fleurs ne paraissent qu'à la fin de juin, en juillet et au commencement d'août. Le fruit est une baie globuleuse, un pou aplatie, marquée d'un léger sillon, indiquant la place do la cloison intérieure, d'une couleur d'abord verte, puis rouge, et enfin noire. Ces baies, dont la saveur est douceâtre, offrent de la ressemblance avec les cerises. Les cas d'empoisonnements par ces fruits sont nombreux.
— Arts. La belladone peut être utilisée dans les arts. Ses fruits, cueillis avant leur complète maturité, produisent une très belle couleur verte, employée surtout par les peintres en miniature. L'eau distillée, et même le suc de ses feuilles, étaient employés autrefois comme cosmétiques par les dames italiennes; le fruit donnait une espèce do fard dont on so servait pour relever les teintes rosées du visage. C'est même de ce dernier emploi que lui vient son nom de belladone.
— Thérap. Toutes les parties de la belladone sont employées en thérapeutique. Les préparations officinales sont : la poudre de cette plante (racines ou feuilles) ; l'extrait, avec un suc clarifie; l'extrait aqueux, la teinture alcoolique, Valcoolature, la teinture éthérée, et enfin le sirop. On préfère généralement, aujourd'hui, les préparations d'atropine, surtout en ophtalmologie. Les propriétés médicinales de la belladone sont celles de l'atropine.
— Toxicol. Toutes les parties de la belladone contiennent un poison violent, l'atropine. (V. ce mot.) La baie surtout est dangereuse, à cause de ses dehors engageants. Quatre ou cinq baies suffisent pour amener la mort chez un adulte. Dans l'empoisonnement par la belladone, comme par l'atropine, la dilatation et l'immobilité des pupilles, la sécheresse de la gorge et le délire peuvent être considérés comme les symptômes les plus constants et les plus caractéristiques. Les soins à donner ont été indiqués au
mot ATROPINE,
BELLADONE OU BELLADONNE Ido-né), ÉE adi. Qui est do la naturo do la belladone.
BELLADONINE n. f. Substance alcaline cristallisable, qu'on peut extraire des feuilles et des liges de la belladone.
— Encycl. Cet alcaloïde fut découvert par Kraut, qui lo retirait de l'atropine commerciale; il constitue la partie insoluble de l'atropine dans l'eau de baryte bouillante. Merling l'a obtenu on traitant les résidus incristallisables résultant de la préparation du sulfate d'atropine par la baryte. Après purification et dessiccation à 110°, elle est en masse poisseuse, jaunâtre, très solublo dans l'alcool, l'éther et le chloroforme; Merling lui attribue la formule C'""!!*' A2O' ; elle forme des chloroplatinates et des clilorauratos. La belladonine brune du commerce est un mélange d'atropine et de belladonine; on isole cette dernière par ébullition avec de l'eau de baryte: l'atropine décomposée se dissout, tandis iiue la belladonine reste libre. La belladonine est dédoublée en présence d'alcool par l'eau de baryte en ébullition ; il se forme de la tropine et des acides tropique, atropique et isatropique. 11 règne, du reste, assez d'incertitude sur cet alcaloïde et ses congénères : l'atropine de la belladone, l'hyoscyamine de la jusquiame. ladaturine du datura stramonium, etc. La quantité de belladonine qui se trouve dans les feuilles sècnes de la belladone varie, d'après Cobleutz, entre 0,01 et 0,4 p. lOO.
BellAGATTA (Ange-Antoine), médecin italien, né à
Milan en 1704, mort en 1742. D'abord prêtre, puis médecin, il reprit plus tard son premier état. Parmi ses écrits,
BELL — BELLANI
on cito surtout : Entretien »ur le» malheurs de la médcctne (Milan, 1733), ot doux Lettre» phitoaophir/ue» (1740), dans losquollos il parlo d'uno sorte do rliumo épidémiquo qui régna CD Europo en IT-iO.
Bellaggio, bourç d'Italio (Lombardio [prov. do CêmeJ), àroxtréniitûsnptcntnonalodupromontoiro qui diviw lo lac do Comoondoux branches; 3.400 h. Foires, sériciculture— Aux environs, nonibrou.sos ot riches villas. Do la pointe do torro eu fonno do triangle sur laquelle so trouve Bcllaggio,
VIH' Ilia^'IiitiqUO.
Bellaire, ville dos Etats-Unis (Ohio), sur l'Ohio;
m '"I liali. Hauts fourneaux, clouteries, vitres, etc.
BnLLAlZE (Hugues-François-Régis dk), évêquo do "Il II 1 iiciir, né on 1732, mort en 1796. Ayant refusé do l'i 11 I. sprmcntoxigé par la constitution civile du clergé, il iiir j.t.'^ on prison, ot fa mort seule de Robespierre l'era- \ti-i]iu (lo porter sa tôto sur l'échafaud. Co fut lui qui convertit Laliarpo, par les conversations qu'ils curent ensemble dans la prison où ils étaient détenus l'un et l'autre. Bellamy (Anno-Goorgotte), célèbre tragédienne anglaise, née à Fingal on 1731, morte en 1788. Grûco au charme do sa voix, à la chaleur de son jeu et à sa beauté, elle s'acquit uno brillante réputation en jouant sur le théâtre do CoventGardcn. Vers la fln de sa vie, so trouvant sans ressources, elle fit paraître, sous lo titre do : Apolor/y of the Ufe o[ G. Anne Hellamy (Londres, 1785), d'intéressants mémoires, dus, croit-on, à Bickncll. Ils ont été traduits eu français par Bonoit et Uclamare (1709).
Bellamy (Jacques), poète hollandais, né à Fle.ssinguo en 1757, mort on 1786, composa des chants patriotiques, de gracieux vers d'amour, qui lui assurèrent une des premières places parmi les poètes do la Hollande. Ses premiers essais, intitulés : Chants patriotiques et Poésie» de ma jeunesse, parurent sous lo pseudonyme de Zkla.ndus (1782), puis sous son vrai nom (1790). Une édition do ses œuvres lut puliliéc dans cotte dernière ville, en 1816.
Bellamy (Edouard), écrivain américain, né à Chicopeo Falls (Massachusetts) en 1850, mort en 1898. Journaliste aux idées avancées, il a fondé, en 1879, les Springfield News, et s'est fait connaître par des nouvelles et des romans, notamment : Six pour un (1878); le Progrès du D' Heidenhoffnsm); la Saur de Miss Ludington (liM), et Looking iaekward (\sitfi), oii il décrit la société future jouissant d'un bonheur parfait. Ce roman utopique, qui a eu un succès énorme, a été traduit en français sous le tilro do Cent ans après et do Seul de son siècle.
BELLAN n. m. Bot. Syn. de pimprenklle épinedse (po-
n. Nom donné autrefois au cornet
Bellange (Jacques), peintre et graveur français, né à Nancy en 1594, mort dans la même ville en 1638 ; élèvo de Claude Henriet et de Simon Vouet. Il alla se perfectionner à Rome, et revint ensuite se fixer dans sa ville natale. Il est peu connu comme peintre, mais ses eauxfortes sont recherchées. C'est un maniériste, mais plein d'esprit et d'effet. — Un autre artiste du même nom, Thierry Bellange, fut son contemporain, et probablement son frère. Il est sans grande valeur.
BELLANGÉ(Joseph-Louis-ir//>/)o/y^e). peintre français, né et mort à Paris (1800-1866). Il se forma sous la direction de Gros, et exposa, pour son début, au Salon de 1822, la Bataille de la Moskowa, et trois petites scènes militaires : une Halte, un Bivouac, un Chariot de blessés. Il se voua dès lors à la peinture des victoires de la République et de l'Empire. Sans avoir la valeur de Vernet ou de Chariot, Bellang^é possédait un talent net, vif, spirituel, et en somme éminemment français. Il excellait à retracer les détails curieux, les particularités anecdotiques de la guerre.
Il mettait en action Tes bulletins militaires. Au point de vue de l'exécution, ses tableaiLX ont peu de variéi' et d'éclat; mais ils sont d'une peinture légère, facile, et éminemment spirituelle. Peu d'artistes do notre époque ont produit autant que Bellangé. Il a envoyé aux expositions plus de cent vingt toiles, dont plusieurs d'une grande dimension. Les plus remarquables sont : le Betour de Vile d'Elbe (1834); la Bataille de Fleurus (1836); la Bataille deWagram (1837); la Bataille de Loano (1838) ; la Bataille d'Altenkirchen (1839) ; la Bataille d'irondschoote{lSA(i);\' Attaque du Teniahde Mouzaia{lS*ï); le Combat devant La Corojne (1843); la Bataille d'Ocana (1845), qui figurent, avec sept autres tableaux de Beliangé, dans les guéries historiques de Versailles. D'autres tableaux de lui sont en province ou à l'étranger. Les guerres du second Empire lui ont encore fourni des toiles heureuses : Malakoff (1859), Solferino, l'Aima, etc. L'année même de sa mort, il donnait un dernier souvenir aux grognards de Napoléon : La garde meurt (1866). Bellange a aussi beaucoup gravé en lithographie, comme Charlet. — Son fils, EuGÎvNE Bellange, né en 1837 à Rouen, élève de son père, a travaillé dans le même genre que lui, mais à plus petite échelle. Son talent est agréable.
BeI«LANGER, ingénieur français, né à Valenciennes on 1790, mort en 1874. Elève de l'Ecole polytechnique, il devint plus tard professeur de mécanique à l'Ecole centrale, et rendit de grands services par son enseignement à la fois pratiq^ue et scientifique. En 1840, il enseigna la mécanique appliquée à l'Ecole des ponts et chaussées, puis il devint professem* à l'Ecole polytechnique. Bellanger a publié des ouvrages importants, entre autres : Essai sur le mouvement des^eaux courantes; Cours de mécanique appliquée et Traité de géométrie analytique.
Bellani (An^e), physicien et chimiste italien, né à Monza i Lombardîe) en 1776. mort en 1852. On lui doit un mémoire intéressant sur ÏÈxamen de l'étullition de l'eau
Bellange.
BELLANO — BELLEAU
et (les atilres liquides (1S09). En outre, il est l'auteur de divers travaux importants sur lo p/ioso/iore (1813-1814), sur l'alcool (1S19), sur le mercure (1823), le platine (1824), etc. Il est 1 inventeur du thermo-graphomètre pour les lieux inaccessibles (1811); du baromètre à maximum et à minimum, et d'un instrument fort simple destiné à déterminer les légères différences de niveau (1836). Bellani a perfectionné Vatmidomètre, inventé par Landriani (1820), et a inventé Yhjijromèlre à vessie de poisson (1836), le collecteur du calorique, Varcomètre universel à cylindre. Dans son Mémoire sur la grêle, il a rectifié les idées de Volta sur les causes de lai grêle. De 1831 à 1835, il publia de très nombreu.v mémoires sur la météorologie, et écrivit, de 1S4I à 1847, sur les fonctions des racines des plantes, sur les bois, sur l'art do filer le verre, et surtout sur les vers à soie. Dès 1836, il avait publié un ouvrage sur la Durée indéfinie de la vie des animaux, avec un appendice sur la Longévité des plantes. On a aussi de lui un ouvrage sur la couronne de fer du royaume d'Italie, comme monument artistique, historique et sacré (1819).
Bellano, ville d'Italie (Lombardie [prov. de Côme]), sur le lac de Como ; 3.300 hab. Autrefois résidence des archevêques de Milan. Manufactures de soie. Aux environs, cascade do la Piavcrna, qui se jette dans le lac. — Patrie du poète Tommaso Grossi.
Bellaque matribus detestata {Et les guerres dont les mires ont horreur), vers d'Horace (liv. 1", ode l"), qui se passe do commentaires et que l'on peut rappeler toutes les fois que l'on parle de la guerre.
Bellardi (Charles-Louis), médecin et naturaliste italien, né à Cigliano (Piémont) en 1741, mort en 1826. Collaborateur d'AUioni pour la Flora pedcmontana, ouvrage devenu classique, Bellardi a publié, en latin et en italien, plusieurs écrits sur des sujets d'histoire natureUo.
BELLARDIE n. f. Bot. Syn. de MiCEOsiîRE.
Bellarmin (Robert), controversiste, théologien et cardinal italien, né en 1542 à Montepulciano (Toscane), mort en 1621. Il était neveu de Marcel II par sa mère Cynthia Cervin, sœur de ce pape. Entré dans la Compagnie de Jésus en 1560, il professa à Florence, à Mondovi, à Padoue, où il compléta ses études théologiques, puis fut envoyé par ses supérieurs à Louvain, où il écrivit contre les soixante-dixneuf propositions de Ba'ius, condamnées par le pape.
Rappelé à Rome, après sept ans de séjour en Flandre, il fut par la suite envoyé en France par le pape Sixte 'V (1589), en qualité de théologien du cardinal Cajétan , légat du saintsiège. Il* était encore à Paris lors du blocus de cette ville, et il y demeura tout le temps du siège. Grégoire XI'V, successeur de Sixte V, appela Bellarmin à faire partie des congrégations établies pour la correction do la "Vulgate. Le pape Clément "VIIl le prit pour son théolog du cardinal Tolet, puis lui conféra les titres de consulteur du saint-office, d'examinateur des évêques, et enfin le créa cardinal (1598). La crainte d'augmenter à l'excès la puissance des jésuites empêcha seule son élection comme pape à la mort de Clément VIIL Vers la fin de sa vie, il se retira, pour v mourir, dans un noviciat de son ordre.
Bellarmin fut le plus grand docteur des jésuites et le plus savant des controversistes de son temps. De ses nombreux ouvrages, le plus important est le corps de controverse intitulé ; Disputaliones de contj'oversiis fidei cliris^ lianx (1613). Parmi ses autres écrits, nous citerons ses traités : De scriptoribus ecclesiasticis ; De officiis episcoporum; De ascensione mentis in Deum, etc., que Brignon a traduit en français. Les œuvres de Bellarmin ont été publiées àCologne(i617).
Bellart (Nicolas-François de), magistrat, né à Paris on 1761, mort eu 1826. Avocat au parlement dès 1786, il s'était fait tellement remarquer que Tronchet conseillait à Louis XVI de le prendre pour défenseur. Sous la République, il se conduisit de manière à laisser croire à ses sentiments républicains, mais, sous l'Empire, il ne né-
fligea aucune occasion d'accabler Napoléon de flatteries, ous la première Restauration, sa conversion fut complète : il anathématisa Napoléon et célébra le nouveau régime. Des lettres do noblesse furent la récompense de l'habile avocat. Pendant les Cent-Jours, il se retira prudemment en Hollande et en Angleterre. Nommé procureur général après !a seconde Restauration, fonctions qu'il garda jusqu'à samort, il y déploya son talent habituel, mais aussi une rigueur excessive, notamment dans le procès du maréchal Noy. Député do 1815 à 1821, Bellart soutint toutes les lois d'exception, on jouant, du reste, àla Chambre, un rôle assez effacé. Outre uu grand nombre de plaidoyers, do mémoires, do discours qui ont été recuoillis dans ses (Eûmes complètes (1827-1828), on doit à Bellart un Essai jar la légitimité des rois, considérée dans ses rapports avec l'intérêt des peuples, et en particulier avec l'intérêt des Français. BblLARY, ville do l'Inde anglaise (présidence de Madras), cli.-l. de district ; 53.500 hall. Contre administratif et militaire important. — Lo district du même nom a 737.000. hab.
Bellas, ville du Portugal (prov. d'Estrémadure) ; 8.250 hab. Sourco ferrugineuse; chJlteau royal.
BELLÂTRE {bé-lcUr' — do bel, beau, avec la termin. péjorat. (i(re) n. Personne qui a «n faux air do beauté, ou une beauté froide, fade, sans exiiression, ou encore des prétentions à la beauté : Une bellâtre.
— Adjectiv. : Un jeune hotnmc bellâtre. (E. Sue.)
Bellatrdc {Irikss — mot lat. signif. guerrière) n. f. ttoi e roiigofuro do seconde grandeur, marquée t dans les catalogues, ot située dans l'épaule occidentale d'Orion.
BEUATRIX Urikss - du lat. bellutrix, guerrière) n. f. Uonre d oiseaux passereaux ténuirostres, famille dos tro-
UtlLu
, à la place
chilidés, renfermant des colibris à collerette moyenne, à grande huppe.
— En'Cycl. L'espèce type du genre, bellatrix regirnr, est vert bronzé, avec une "bande blanche sur le dos; la collerette est émeraude et rouge, la huppe rousse, tachée de vert (Amérique du Sud).
Bella-vista,
ville et port fluvial de la république Argentine (prov.
de Corrientes), sur le rio do Parana; 8.000 hab. Fondée enI825. Al6kilom.
au S.-O.delaville, ruines du village do Garzas. ancienne colonie d'Indiens Alipous, fondée en 1770 et abandonnée en
BELLAVITIS Bell.ilrix.
(comte GiusTO),
mathématicien italien, né à Bassano (Vénétic) en 1803. Très pauvre, il dut, pour vivre, accepter un modeste emploi à la municipalité de sa ville natale ; c'est là que divers travaux d'analyse géométrique lui valurent, en 1842, d'être nommé professeur de mathématiques et de mécanique élémentaire au lycée de Vicence. Peu après (1845), il était élu membre de i'Institut royal vénitien et appelé à professer la géométrie descriptive à l'université de Padoue. Nous citerons, parmi les plus importantes de ses publications scientifiques : Leçons de géométrie descriptive, contenant les principes de la géométrie supérieure ou de dérivation (Padoue, 1851) ; Exposition de la méthode des équipollences (1855, trad. en français par Laisant [1874]) ; Exposition des nouvelles méthodes de géométrie analytique (1860) ; Mémoires sur la résolution numérique des équations (Venise, 1859-1860); Théorie des substitutions linéaires (1860-1861) ; Détermination numérique des racines imaginaires des équati07is algébriques (1864); Leçons de géométrie analytique (Padoue, ma); Mémoire sur les origines de la méthode des équipollences {Venise, 1876).
Bellay (famille ne), famille angevine, remontant au x" siècle. (Armes : D'argent à la bande fuselée de gueules, nccompaqnée de six fleurs de lis d'azur posées en orle.) La I>rincipale illustration remonte au xvi' siècle, et est due à la descendance de Jean III, seigneur du Bellay, mort en 1481. Ce dernier avait eu, de Jeanne Logé du Bois-Thibaut, onze enfants, dont six fils : Eostache, qui fut le grandpère d'un autre Edstache né au commencement du XVI* siècle, évoque de Paris en 1551, mort en 1565 ; Louis, abbé de Saint-Florent de «Saumur ; René, abbé de Notre- Dame-la-Grande de Poitiers ; Jean, seigneur de Flotte, grand-père du poète Joachim du Bellay; Maktin, prieur de Saint-Martin de Thouars ; Louis, père de Guil- LAU.ME, Jean, Martin, dont les articles suivront, et de René, né vers la fin du xv* siècle, conseiller au parlement de Paris, ensuite (1528) évêque de Grasse, puis (I535j du Mans, mort à Paris en août 1546, à qui l'on doit peut-être l'importation en France du tabac.
Bellay (Guillaume DU), seigneur de Langey, fils de Louis du Bellay et de Marguerite de La Tour-Landry, né au château de Glatigny en 1491, mort à Saint-Symphorien, près Lyon, en 1543, général, diplomate et écrivain français. Il assista à la bataille de Pavio et y fut fait prisonnier. L'année d'après, on le retrouve en Italie, soutenant des candidatures ecclésiastiques françaises à la cour pontificale. En 1528, il combat, inutilement d'ailleurs, les répugnances d'André Doria à rester au service de François I". Une trêve signée entre l'Angleterre et l'Ecosse en 1533, un traité de son roi avec les princes luthériens de la ligue de Smalkalde en 1534, sont également son œuvre. En novembre 1537, il prit part à la prise de Moncalieri. Nommé peu après lieutenant du roi à Turin, il employa le reste de sa vie à démasquer les perfides entreprises, en pleine paix, du marquis del Vasto, lieutenant général de l'empereur en Milanais. — Il avait composé des mémoires sous le titre de Ogdoades, choisi à cause de leur division en groupes (au nomore de sept) de huit livres ; la première a paru sous lo titre de Epitome de l'antiquité des Gaules (1556) ; une partie des autres, comprenant le récit des événements survenus de 1536 à 1540, forme les livres V-VIII dos Mémoires de son frère Martin ; le reste est perdu, perte des plus regrettables, malgré le dédain de Montaigne.
Bellay {Jean du), prélat et diplomate français, né en 1492, mort à Rome en 1560. L embrassa fort jeune l'état ecclésiastique, et reçut, en 1528, l'évêché de Bayonne. De 1529 à 1534, il soutint avec une extrême énergie l'annulation du mariage de Henri VIII d'Angleterre avec Catherine d^ Aragon, tante de Charles-Quint, dans le but tout politique d'assurer une puissante alliance à François I" dans ses démêlés permanents avec ce dernier. L'évêché de Paris en 1535, la pourpre en I535.furent le prix de ses efforts, bien qu'ils n'eussent pas été couronnés par le succès espéré. Il ht preuve de talents d'organisation remarquables dans la mise en état d© défense de Paris, lors du siège de Péronne par les Impériaux, l'année suivante. Evêque de Limoges en 1544, archevêque de Bordeaux en 1545, évêque du Mans en 1540, après la mort de son frère René, il se retira à Rome après la mort de François I'^', devint évêque suburbicairo d'Ostie, et jouissait d'une telle considération au sacré-collège que, après la mort de Marcel II (1555), on parla fort do lui donner la tiare.
Bellay (Martin du), né à la fin du xv» siècle, mort en 1559. Son histoire, toute militaire, est celle des guerres entre François I" et Charles-Quint, tantôt en Italie, tantôt en Flandre. Cette période revit dans ses intéressants Mémoires, publiés pour la première fois, peu de temps après sa mort, par les soins de son gendre, René du Bellay, baron de La Lande, ot depuis réimprimés dans les diâ'érentes collections do mémoires sur l'histoire do France.
Bellay (Joachim du), poète français,né en 1525 au bourg du Lire, pris d'.\ngers, mort en 1560. Son enfance fut mal.a-
par hasard, dans une hôtellerie, Ronsard, le futur chef de la Pléiade, qui remmena au collège deCoqueret. Sa Défense et illustration de la langue française, parue en 1549, fut le manifeste des novateurs et leur programme. En 1550, il publie des sonnets amoureux sous le titre de Olive, qui est l'anagramme d'une maîtresse platonique, M"« de Viole ; la plupart sont dursou précieux, quelques-unsontde l'éclat et delahauteur. Des Vers lyriques ou Odes, imitrim6sàla.sn\te^ se recommandent au contraire par le naturel, l'aisance, la familiarité tout unie. En 1551, il va rejoindre à Rome son cousin le cardinal du Bellay, qui se l'attache comme intendant. C'est là qu'il fait deux nouveaux recueils de sonnets : les Antiquités de Hopie et les Regrets, publiés l'un en 1558, l'autre en 1559. Il rentra en France vers 1555. Dans les Jeux rustiques, son dernier ouvrage, maintes pièces sont exquises de grâce légère et de délicate harmonie.
Les Antiquités s'inspirent de deux sentiments ; celui de
la grandeur romaine et celui du néant de toute grandeur,
que le poète a exprimés avec une gravité recueillie et
fervente. Dans les Regrets, plusieurs sonnets, qui pei-
ii' la corruption de la cour pontificale, ont une pré-
II expressive et pittoresque, un âpre relief. Mais du
i y fut, avant tout, un élégiaque. Ces Regrets nous li-
:i( l'homme lui-même dans l'intimité de son âme, ot
c on est le plus grand charme. Du Bellay ne manque ni
d'élévation ni de vigueur; il a surtout la grâce, la douceur,
l'aménité, une tendresse délicate, une mélancolie discrète
et pénétrante. Parmi tous les poètes du siècle, il est
le plus " moderne » , le seul peut-être que nous goûtions
sans effort.
Bellay (Paul- Alphonse)^, dessinateur et graveur français, né à Paris en 1826. Elève de Picot et Henriquel- Dupont, il a remporté lo prix de Rome pour la gravure, en 1852. Il a gravé le portrait de Thiers, d après P. Delaroche; le portrait de Schnetz, etc. Bellay est actuellement inspecteur de l'enseignement du dessin et des musées.
BELLE adj.V. BEAU.
BELLE n. f. En style poétique ou familier. Femme qui a de la beauté, femme en général :
Une bette, d'un mot, rajuste bien des choses.
Molière.
— Amante, maîtresse : Etre aux pieds de sa belle, h Au pi. Les belles. Le beau sexe. Aimer les belles. Courir le» belles. Avoir du penchant à la galanterie.
— Fam. Ma belle, Terme d'amitié, surtout entre femmes, et qui n'est guère usité que dans la bouche d'une per» sonne plus âgée que celle à qui elle l'adresse il Ironiq. La belle, Mot que Ton adresse à une femme dont on veut blâmer les prétentions : Je n'ignore pas, la bklle, que vous vous croyez adorable. Il Faire la belle. Se pavaner, se rengorger, prendre un air satisfait de sa beauté.
— Jeu. Partie décisive, celle qui termine une suite de parties jouées précédemment, ii Carte dont la valeur est supérieure à celle des autres. (Se dit particulièremeni. n boston, de la carte retournée dans la première dom
Il Tirer à la belle ou à la plus belle. Prendre au hasar<i : carte, afin de voir qui aura la plus forte, pour délerni;;i, » qui aura le premier la donne, ii Jeu de hasard qui est une espèce de loterie, dans laquelle le numéro sortant gagne les mises de tous les autres.
— Jeu de cartes appelé Jeu de la Belle et qui est une variété du Trente et un. (V. ce mot.) Il se joue avec cinquante-deux cartes , entre un nombre indéterminé de joueurs. Il se compose de trois chances : la belle, le flux et le trente et wn. On emploie trois corbeilles pour mettre les enjeux des trois chances. Après avoir reçu vingt-quatre jetons, chaque joueur en place un sur la belle, deux sur le flux et trois sur le trente et un. Le donneur que- le sort a désigné donne à chacun des joueurs deux cartes, puis il en retourne une troisième. La carte la plus élevée gagne la belle. Celui des joueurs qui possède trois cartes de même couleur gagne le flux. Avant de risquer la troisième chance, chaque joueur peut, s'il le désire, redemander des cartes. Celui d'entre eux qui a trente et un, ou dont les points s'approchent le plus de ce chiffre, prend l'enjeu 'lo la troisième corbeille, c'est-à-dire la plus importante.
— Mar. Endroit d'un bâtiment le moins élevé, qui ^^^ trouve entre la grande rabattue et la rabattue de l'av-im. et où il conserve à peu près ses mêmes largeurs : ("' ' ordinairement par la belle qu'on arrive à l'abordage. ' dit mieux embelle.) il Sorte de perche qui sert à conti les bannes sur les bateaux, ii Poi»/er Je canon en /■ Pointer carrément au vaisseau, de façon à pouvoir tu i lorsqu'il est sans inclinaison. (Vieux.)
Belle (Alexis-Simon), peintre et graveur français, né en 1674, mort en 1734. Elève de Jean-FraRÇois de Troy, il peignit des portraits et grava à la manière noire. — Sim fils, Clément-Louis-Marie-Anne, peintre, né à Paris ru 1722, est mort en 1806. Il se forma sous la direction de I.cmoyne, et alla se perfectionner en Italie, où il'fitun sêjnur de "deux ans. A son retour, il fut admis à l'Académio 1' peinture. En 1755, il fut nommé surinspecteur de la manufacture royale des Gobehns. Parmi les tableaux de ' * i artiste, on cite principalement :.un Christ, peint pour Yuwo des salles du parlement de Dijon; la Réparation des sai"/- s hosties, dans l'église de Saint-Merry, à Paris. — Son liis et élève, Augustin-Louis, peintre, né à Paris en iTr.:. mort en 1840, exposa, en 1791, le Mariage de Ruth ef >>r Booz. Nommé directeur de la manufacture des Gobcli en 1793, en remplacement d'Audrau, destitué pour < ;i d'jncf'mme, il déploya un républicanisme outré, en fai-.,. brûler solennellement, au pied d'un arbre de la lii^tii. érigé dans la cour de l'étaolissement, certaines tapis:^eries aux armes et chiffres des anciens rois; mais il sut empêcher le démembrement de la manufacture.
Belle-ALLIANGE (La), hameau de (Belgique, prov. de Brabant], à 4 kilom. S. de Waterloo. Ce point fut lo centre des opérations de la journée du 18 juin 1815, et le lieu d'où Napoléon commanda la bataille de Waterloo, que les Prussiens appellent la bataille de la Belle- Alliance.
Belle Arsène (la), opéra-féerie en quatre actes, poème tiré par Favart du conte de Voltaire intitulé la Bégueule, musique de Monsigny, représenté â la Comédie- Italienne le 14 août 1775. Très grand fut le succès de cet ouvrage, dont la musique est empreinte du charme mélodique et de la sensibilité exquise qui caractérisaient le génie à la fois inculte et plein de grâce de Monsigny.
BelLEAU (Rémi), né en 1528 à Nogent-le-Rotrou, mort en 1577 à Paris. Il fut un des sept de la » Pléiade ».
S;i vio n'offre aucune particularité notable ; il la consacra (..lit ontiôro aux lettres. Sos principaux recueils sont les i'rhtrs i, , mit ions I \:,:,V,,où iUlùcrit avoc uno olôganto fldôiii' lis ilriii , .|,s Iruits, dos insectes, etc.; la Bergerie I I I ! M: Itn do prose et do vers, dans laquelle
I I I ; " 1 itent un sentiment délicat do la pocsio
I i.il. . nji^uini.ia ..:l^llod'A^Jn7, restée célèbre; les >lmo«r«
•'"iiDcaux éclianycs (métamorphoses) des pierres prà-
^'^s (1573), qui se rocommanuont par une justesse de
Ml sicniflcalivo et piltorosquo.
lv..iis;ird appelait Belloau le
Peintre de la nature. Il y a
p.iriois, rlu'z l'autour dos Berge-
rns, .|tie)iitio cliusp de la Ié{>èreté,