BELLE-A-VOIR — BELLEGARDE
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Belle au bois dormant (la),
oi.to do Pcn-auU. Un roi rt une Cl ne invitent au liapt^'mo de leur lli' toutes les t'éos du pays. Malciirousement ils en oublient une, [l's vieille, qu'ils croyaient morte n enchantée. Chacune de ces Hissantes marraines fait à sa lli-ule un don merveilleux ; mais i vieille arrive et dit que la prin- <'SM\ dovtMitir ;.:r;iiide, se percera
Ih.hIi.
(.u.rqueUiue l'iiduit sa jeui • î gâter
.11 i.artio le mal ^ç^ii BeUea,
. u-nno. Grâce ù.
, an liou do mourir, s'endormira d'un som- ■ni ans, au bout desqiiels le fils d'un roi ll'T. Kt les destins s accomplissent. La . au tnilieu d'une forêt impénétrable, dans ^otinneille également autourd'ello, quand, n'volus, un jeune prince parvient jusqu'à . «.'11 devient épris et l'épouso. Il est obligé temps son mariage secret ; puis, quand il e femme à la cour, les affaires manquent par la faute d'une méchante reine mère, tout s'arrange à la fin, et le prince vit heureux avec a frinme et ses deux beaux enfants, Aurore et Jour. /.'( Belle au bois dormant et ses aventures sont passées u i>roverbe et donnent lieu à différentes allusions. A la Il il- esse, on compare une jeune fille profondément ii'lormie, ou ayant conservé dans la mort sa beauté, ou H'ii dont le cœur n'a pas encore tressailli au souffle de amour. Le palais et la forêt servent à caractériser des eux où règne un silence que nul bruit ne vient troubler. 'Il fait aussi allusion à ce sommeil de cent ans, après ■squels toutes choses se retrouvent dans le même état, i'ur caractériser les hommes qui, on politique, en littéiiiire, etc., ne veulent rien apprendre ni rien oublier. Au point de vue mythologique, il est aisé de reconnaître ;ujs les péripéties du conte la disparition périodique et l'iTiiontanée de la lumière, de la chaleur, rengourdissel'Mit do la nature durant l'hiver, puis, après des retours llensifs du froid, de l'obscurité, le triomphe définitif du 'It'il. Enfin, la vieille fée apparaît comme une forme noul'Ho du fatum antique, le fuseau fatal fait songer aux arques, et la belle dormeuse elle-même est une sœur de ura, de Persèphonè, do Proserpine, tour à tour entraînées tTs les sombres bords, puis rendues à la lumière. Belle au bois dormant (la), plusieurs pièces à ;<■. tacle ont été données sous ce titre; les principales uii : repéra-féerie en trois actes, paroles de Planard, iiisi.iue de Carafa, représenté à l'Opéra le 2 mars 1825; - le oallet-féerie en quatre actes, scénario de Scribe, mu- '|Uo d'Herold, représenté à l'Opéra le 27 avril 1829 ; — Dlii-ra-féerie en quatre actes, paroles de Clairville et \. Busnach, musique de Henri Litoiff, représenté au ii'àire du Châtelot lo 4 avril 1874 ; — le ballet fantastique I (rois actes et un prologue, musique de Pierre Tschaïiiwskv. représenté à Saint-Pétersbourg, sur le théâtre [arie,'en janvier 1890.
Belle aux cheveux d'or (la), conte en prose par ["'" d Aulnoy. Belle aux cheveux d'or est le surnom d'une niicesse d'une beauté merveilleuse. Un roi voisin s'éprend «■lie sur sa réputation et lui dépêche un ambassadeur Hir la demander en mariage. La princesse refuse. Ce roi I. ait pour favori un jeune garçon beau comme le soleil ; I \o nommait Avenant. Il l'envoie vers la princesse avec is>ion de la décider. Avenant part. En route, il sauve vje à une carpe, à un corbeau, à un hibou, et achète un ■lit chien, Cabriole. Il arrive enfin chez la Belle aux iiveux d'or, qui déclare ne pouvoir épouser le roi si elle ^ retrouve pas sa bague, tombée au fond de la rivière; le géant Galifron n'est pas mis à mort ; si, enfin, elle ne issède pas une fiole de l'eau do beauté qui coule au fond une grotte défendue par doux dragons épouvantables, venant, aidé de la carpe, du corbeau, du hibou et de Ca- ■H>]p, vient à bout de toutes les difficultés, et la princesse • 'iécide à le suivre à la cour du roi. Seulement, ce n'est i^ le roi qu'elle aime, c'est Avenant ! 11 ne tiendrait qu'à ■lui-ci de régner sur le cœur et sur les Etats de la prin- ■^s'' ; mais il veut rester fidèle serviteur de son maître. l'ti s'aperçoit des véritables sentiments de la reine, lait jeter Avenant dans les fers. Par bonheur, co r ingrat, pensant un soir se laver le visago avec 1 eau de beauté, se frotte avec de l'eau qui fait mour. La princesse délivre le prisonnier et l'épouse. L'auteur, parlant d'Avenant, termine par cette moralité :
BELLE-A-VOIR n. f. Plante exotique à fleurs rosacées, cultivée dans les jardins à cause de sa beauté. (On l'appelle aussi BELVÉDÈRE.) |t PI. DcS BELLES-A-VOIR.
Belleck. bourg et paroisse d'Irlande (comté de Fermanagh). sur lErne, près le lac Erne ; 2.600 hab.
BELLECOMBEiPîorrc-r.uillaurae-LéonardSARRAZiNDK), né à Penne, en A-enais iTir.), mort en Allemagne (1796).
Il servit dans 1, s ■■■■] ,.s, a Saint-Domingue, et à l'île
Bourbon, et s illu^ira | ,n sa belle défense de Pondichéry contre les Anglais ,i::si. Fait alors maréchal de camp, puis gouverneur de Saint-Domingue (1780-1788), il devint lieutenant général en 1789; il émigra en 1792.
Bellecombe, comm. do Savoie, arrond. ot à 25 kilom.
do rhambéry, sur un aflluent du Chéran ; 074 hab. Lignite ; forêt.
BellecOUR (Jean-CIaudo-GilIos Colson, dit), célèbre comédien français, né et mort à Paris (n25-ï778j. Fils d'un peintre, il étudia la peinture, puis devint acteur. En 1750, il fut engagé à la Comédie-Française, où M"" de Pompadour voulait l'opposer àLekain. Il échoua dans la tragédie, mais il réussit daus la comédie, et fut nommé sociétaire. Doué do tous les avantages extérieurs, il excella dans les rùles de grands .soigneurs et d'aimables mauvais sujets. Il fit jouer au Tlu'-àtre-Français une comédie on un acte : les i-aufises Apparences, qui eut un certain succès. — Sa femme, Roso-Pétronilio le Rov de La Corbinaye, dite Heaurnénard, née à Lamballo on 1730, morte à Paris en 1799, débuta avec succès à l'Opéra-Comique de la foire Saint-Germain (1743), fit partie do la troupe dramatique du maréchal do Saxe ot devint, en 1749, sociétaire à la Comédie-Française, où elle tint le premier rang dans l'emploi dos soubrettes. Sous la Révolution, elle perdit les pensions qu'elle recevait do Louis XVI ot de la Comédie, et ello finit sa vio misérablement.
BELLE-DAME n. f. Entom. Nom donné par Geoffroy à h'aTàon {vanessa car-
min,
i;ssE.] Il PI. Des belles-
— Bot. Nom vulgaire de la belladone et de l'arroche des jardins.
BELLE-DE-JOUR n. f. Nom vulgaire du convolvulus ou liseron tricolore, qui s'épanouit pendant le jour et se referme au coucher du soloil. Il PI. Des belles-de-jour,
BELLE-DE-NUIT n. f. Bot. Nom vulgaire du mirabilis jalapa, dont les fleurs s'épanouissent après le coucher du soleil, ii PI. Des belles-