‹ Nouveau Larousse illustré (volume 3)Chapitre 801 sur 828 · DE-NUIT · texte numérisé non relu

DE-NUIT

— Ornith. Nom vulgaire de la rousserolle ou rossignol de rivière.

— Fig. Femme galante qui passe les nuits dans les soupers, les bals, etc.

BELLE -D'ONZE -HEURES n. f.

Nom vulgaire dune espèce d'ornithogale, dont les fleurs s'épanouissent vers onze heures du matin, pour se refermer vers trois heures de l'après-midi, n PI. Des bellesd'onze-hedres.

Belledonnb, massif montagneux granitique de l'Isère, dans les Alpes du Dauphiné, compris entre les vallées du Oraisivaudan et de la Romanche. Alt. max. : 2.981 m. au grand pic de Belledonne.

BELLE-D'UN-JOUR n. f. Nom vulgaire de l'hémérocalle et de l'asphodèle, il PI. Des belles-d'cn-jour.

BELLÉE OU BELÉE {be-lè) n. f. Pêche qui consiste à prendre les poissons à une profondeur moyenne à l'aide d'une cordelette portant des empiles et des hameçonsdedistance en distance. Des flotteurs maintiennent la corde à fleur d'eau, tandis que seules les empiles pondent, immergées.

BELLE-ET-BONNE n. f. Variété de poire, ii PI. Des belles-et-bonnes.

Belle et la Bète (la), conte charmant de M"' Leprince de Beaumont. Un marchand avait trois filles, dont deux étaient orgueilleuses et méchantes: la cadette était très bonne , et si jolie qu'on l'appelait la Belle. Le marchand s'en allant en voyage, les deux aînées lui demandent de leur rapporter de somptueux présents ; la Belle ne désire qu'une rose. Au retour, une tempête égare le voyageur, et il trouve une hospitalité généreuse dans un château dont le maître reste tout à fait invisible. Un magnifique rosier lui rappelle le désir de la Belle, et il y cueille une fleur. Aussitôt, un monstre horrible apparaît, lui adresse de vifs reproches et le menace de mort. Il ne laisse au malheureux la liberté de s'en aller que sous promesse d'envoyer, dans trois jours, une de ses filles peur mourir à sa place. Le voyageur arrive chez lui désespéré, et raconte sa cruelle aventure. La Belle, injuriée par ses sœurs, déclare qu'elle veut se dévouer pour son père, et, malgré sa frayeur bien légitime, se rend au château. Elle y est reçue avec magnificence par le monstre, qui l'entoure de soins et de prévenances. La Belle avait déjà passé trois mois dans le palais de la Bête, ot déjà la bonté de la pauvre créature lui faisait oublier un peu sa laideur. Néanmoins, quand la Bête lui demandait, chaque soir, si elle voulait l'épouser, la jeune fille ne pouvait se résoudre à dire ouï. Le marchand étant tombé malade, ia ^^/e permit à ^a 5e//e d'aller le voir. La jeune fille partit, promettant d'être de retour au bout de huit jours. Mais lorsqu'elle revint, dix jours s'étaient écoulés et la Bète se mourait de douleur. A la vue du mal qu'elle a causé, la ieune fille pleure ; elle promet à son étrange ami de ne plus le quitter, de l'épouser, elle l'aime!... A l'instant, tout change : la Bête, q^ui était en réalité un prince charmant, métamorphosé jadis par une méchante fée, reprend sa première forme. Le prince épouse la Belle, et les deux sœurs, envieuses, sont changées en statues.

Moralité : La laideur physique la plus repoussante peut se transformer en beauté, quand elle s'éclaire des rayons de la bonté et qu'elle est vue avec les yeux de l'amour.

BELLE-FILLE (v. rét\'m. de BRAU-FiLs) n. f. Fille que le conjoint a eue d'un mariage antérieur, il Bru, femme du fils. Il PI. Des belles-filles.

— Hortic. Sorte de pomme, variété du court-pendu. BELLE-FLEUR n. f. Hortic. Variété de pomme, ii PI.

Des belles-fledrs.

— Min. Sorte de grande chèvre que Ton nomme aussi chevalement. La belle-fleur a sa tète située dans le prolongement de l'axe du puits. Elle porte la molette autour de laquelle s'enroule le câble hissant au iour les bennes chargées et descendant celles qui sont vides.

BellefONDS ( Bernardin GiGAULT, marquis T)k) , général et diplomate français, né en 1630. mort à Vincennes en 1694, servit en Catalogne (^1650-1054), en Flandre en 1657, et fut nommé maréchal ao France en 1668. Il fut ambassadeur à Madrid en 1665, et à Londres en 1673. Il commanda l'armée de Catalogne en 1684.

BellefontaINE, comm. des Vosges, arrond. ot à 14 kilom. do Kemiremont, sur la Semouse; 1.656 hab.

n cinq ; 8571. Il ;

Forges; fabrication do calicots et coutellerie commune. Etangs et tourbières. — Localité d'Algérie, dép., arr. ot à 48 kilom d'Algor; 1.150 hab. — Petite ville des Etats- Unis (Etat de l'Ohio;; 4.250 hab. Usines et fondcrieii nombreuses. BeLLEFOREST (François dk), littérateur français, né on Giisco^nu <mi 1530, mort en 1583. Elevé par les soins do Marguerite de Navarre, sœur do François I". Sans talent, il ne produisit que des compilations, mais mérite d'échapper à l'ouoli par sos f/igtoirea prodigiciues extraites de plusieurs famcu-T auteurs (1580). C'est d'un récii de BoUeforest, emprunté à Saxo Graramaticus, que Sliakspcare, transformant en chef-d'œuvre une nouvelle informe, a tiré le sujet de ffamlet.

Belle Gabrielle (la), roman d'Aug. Maquet (Paris, 1853-1855). L'action se déroule do la fin do la Lif^i'i aux premières années du rôgno do Henri IV. L'intnguo est triple. D'abord, intrigue politique : Henri a le royaume do France â conquérir. Aide notamment par Crillon et par lo frère Robert — c'est le fameux Chicot, caché sous une robe do moine — il est combattu surtout par la duchesso do Moutpensier qui suscite contre lui un prétondant inattendu, un certain La Ramée, qu'elle donne comme fils do Charles IX. Intrigue d'amour : ici apparaît le héros, Espérance, fils naturel do Crillon ot d'une mystérieuse Vénitienne. Brave comme son père, beau comme sa mère, chevaleresque comme Bayard, riche comme Zamot, il a pour ami dévoué Pontis, un cadet de Béarn, et pour maîtresse Henriette d'Entragues. La perfidie de cette dernière l'oblige à rompre, et dés qu'il a rencontré Gabnelle d'Estrées, favorite du roi, elle et lui s'éprennent l'un pour l'autre d'un amour éthéré. Enfin, intrigue ambitieuse : Henriette veut chasser Gabrielle du lit roval pour s'y glisser à sa place. FClle est secondée par sa propre farnille, puis par Zamct, Concini et sa femrne I^éonora Galigaï qui, sous prétexte de la servir, préparent le mariago de Henri IV avec Marie de Médicis. Les politiques et les ambitieux triomphent ; les amoureux sont sacrifiés. Après do longs combats, Gabrielle se donne à Espérance et, dans une dernière entrevue, se résout à fuir avec lui. Mais Henri IV a été prévenu qu'un homme sortirait la nuit do chez sa maîtresse : il charge Pontis de veiller, et le malheureux cadet tuo son ami sans l'avoir reconnu. Désespérée, Gabrielle accepte de Zamet une pèche qu'elle sait empoisonnée et va rejoindre son amant dans la mort.

Le roman, un peu lourd, manque du brio qui caractérise les œuvres do Dumas père ; mais il est spirituel, attachant, et il obtint un grand succès, ainsi que le dramo actes qu'en tira son auteur (Porto-Saint-Martin, ite intitulée la Maison du Baigneur.

BeLLEGAMBE (Jean), né et mort à Douai (1470-1534), a joui de la plus grande renommée. Ses contemporains l'avaient surnommé le Maître des couleurs. 11 tomba après sa mort dans une obscurité si profonde que les historiens, jusqu'à ces derniers temps, ont négligé de parler do lui. Bellegambe est l'auteur du fameuxPo/yP'y?«e (i'Anchin, œuvre de haut style dans les traditions de 1 école de Bruges. BELLEGARDE n. f. Variété de pêche, n Variété de laitue pommée.

BELLEGARDE, nom d'un fort situé dans les Pyrénées- Orientales, près des frontières d'Espagne, à ib kilomde Céret, sur la route de Perpignan à Figuières. Construit en 1679, il fut pris en 1793 par l'Espagnol Ricardos, et repris l'année suivante par Dugommier.

BELLEGARDE, ch.-l. de cant. du Loiret, arrond. et à 23 kilom. de Montargis, sur la Bézonde, affluent du Loîng; 1.240 hab. Ch. de fer Orléans. Safran, cire, miel. Ce bourg, appelé d'abord Soisy, puis Choisy-aux-Loges, a pris en 1645 son nom actuel. — Le canton a 12 comm. et 7.256 hab.

Bellegarde, comm. de l'Ain, arrond. et à 26 kilom. de Naritua, en aT7innt du confluent du Rhône et de la Valserine ; 2.494 hab. Ch. de f. P.-L.-M. Asphalte. — Uno compagnie dite Compagnie de Bellegarde fut autorisée, en 1872. à établir une prise d'eau dans le Rhône et à employer cette eau concurremment avec celle de la Valserine, comme force mécanique applicable à diverses industries. Près de ce village se trouve le petit pont de bois do Luçay, situé à l'endroit où le Rhône, par les eaux basses, disparaît sous les rochers calcaires qu'il a creusés : c'est la Perte du Rhône.

Belixgarde, comm. du Gard, arrond. et à 15 kilom. de Nîmes: 2.594 hab. Ch. do f. P.-L.-M. Fourrages, minoteries, distilleries.

Bellegarde, comm. de la Loire, arr. et à 19 kil. do Muiiti.iis'iu. au l'ied des monts du Forez ; 1.528 h. Etangs. Bellegarde, ancienne seigneurie (Haute-Garonne) que la doruitiro héritière appona en dot à Raymond do Saint-Lary (1498). Les Saint-Lary prirent, dès lors, le titre de « seigneurs de Bellegarde ». Les principaux membres de cette famille sont ; Roger I*"" de Saint-Lary, seii^nour de Bellegarde, homme do guerre français, mort en 1579, qui fit ses premières armes sous son grandoncle le maréchal de Termes. [Il devint, par la suite, l'un des favoris du duc d'Anjou qui le nomma colonel do son infanterie et qu'il suivit en Pologne. Quand ce prince fut devenu lo roi de France Henri III, Roger reçut de lui le bâton de maréchal pour prix de l'alliance de plusieurs princes italiens que son adresse avait précédemment ménagée à la couronne (1574).

Disgracié par la suite, il entra avec le duc do Savoie dans de fort louches intrigues. Quelques mois plus tard, il mourut, peut -être empoisonné] ; — Son fils unique, César de Saint-Lart, né en 1563, et qui fut tué à la bataille de Centras 15S71; — Roger II de , Saint-Lary et de Termes, seigneur, puis duc de Bellegarde, neveu de

Roger I". né en 1562. mort en 1646. [Entre ces deux dates s'étend une longue carrière peu honorable de courtisan délié et sans scrupules. Créé maître de la garde-robe, premier gentilhomme de la chambre et grand écuver par Henri Ul, gouverneur de Bourgogne par Henri iV, duc et pair par Louis XHI en 1619, il mérite le surnom de « Ter-

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