BLEUISSEMENT
Passage d'uno coule
couleur bleue. (Peu , . .
BLECISSOIR n. m. Outil Bleu.sso.r.
qui sort à faire prendre lu couleur bleue à l'acier. (S'e ploie en horlogerie.)
BLEU-MANTEAU \to) n. m. Nom que les pêcheurs < chasseurs du littoral français de l'Océan donnent au got land à manteau eris. il PI. Des bleus-manteaux.
Bleus et les Vorts "- f' |en gr. Biïtxot {Veneti) et npidivoi (/')•.!% Il', Ml ainsi, à Rome déjà, et surtout à Coiinii is entre lesquelles le peuple se parliiL ' ■ D , nme, d'après la couleur des casaques drs ., :i ■! i »[ i ns.'os en véritables corporations, avec leurs ohiMs élus ou démarques, constituées même en véritables milices urbaines, ces sociétés avaient eu pour objet primitif l'organisation des plaisirs du cirque; mais, bientôt, la population entière s'était groupée autour de ces factions ofticielles, et la rivalité des bleus et des verts, passant du cirque à la vie publique, et de la capitale s'étendant à tout l'empire, agita profondément, au VI' et au vu" siècle, la monarchie byzantine. Comme, en outre, l'empereur, non moins passionné que ses sujets pour les jeux du cirque, arborait, lui aussi, une des deux couleurs, le parti moins favorisé, souvent même écarté des emplois publics, se trouvait par là rejeté dans l'op-
fosition. De là, sons le moindre prétexte, des luttes dans Hippodrome et dans la ville, et, quand le peuple était mécontent de l'empereur, de redoutables insurrections : il y en eut sous Anastase en 491 et 501, sous Maurice, sous Piiocas, mais sous Justinien surtout, la faveur du prince pour les bleus décliaina, en 532, la formidable sédition Nikn, où l'empereur faillit perdre son trône. Il ne semble
Eoint, pourtant, malgré leur constante intervention dans îs affaires publiques, que les bleus et les verts aient représenté des opinions politiques et religieuses bien précises : leur attitude dépendait de celle que prenait l'empereur. En eifet, quand, à partir du vu" slocle. le scuverain
rent de troubler l'Etat. Elles Mili.i ■ n ■
très surveillées, elles ne jouèr'iir |li ,i ' i
rôle d'apparat dans les oéréiiinnn., ■■! m, . h v, ,,, ;. i faveur impériale, les bleus gai-JaK-iii la pie.^rai.. o. wan^ les deux factions, magistrats et cochers même étaient nommés et payés par l'empereur.
— BiBLiodR. : A. Kanibaud, l'hippodrome à Constantinople(t Revue des Deux Mondes . [IS'îl]).
BLEUTAGE n. m. Teinture légère ayant pourobjet d'aviver l'éclat du blanc, à l'aide d'une faible quantité de bleu.
BLEUTER V. a. Passer légèrement au bleu : On bledte le linge de corps pour faire disparaître la couleur jaunâtre qu'il acquiert par le blanchissage.
BLEUTÉ, ÉE adj. Légèrement coloré en bleu : Des besicles bleutées.
BlÉVILLE, comni. de la Seine-Inférieure, arr. et à I •' I. 'IV ' >;,r-,'ii •!.■ Taux; 2.897 hab.
Sou
BLEWFiri.DS Bl
mémo nom, ou Escoiidido.
BlEYMARD (Le), ch.-l. d, canl. do la Lozère, arrond. et ii 20 kilom. do Monde, près det sources du Lot; 649 hab. Commerce do laine et de bestiaux — Le canton a 12 oomm. e1 6.396 hab.
BUAS. Myth. Nom d'une femme de Cyllène (Arcadie) fcllo inspira, dit-on incestueux à son fils Méné-
BLIAUT ou BLIAUD !bli-o — «ne. blinlt. et aussi blmi) n. m.
Longue robe étroite, presq
1 des Champs
— Encycl. Le bliaut des foniœes était uuo langue tunique serrée , dont les manches traînaient souvoot jusqu'à terre. Fendu seulement sur la poitrine où il s'agrafait, le bliaut du xii< siôcio est parfois lacé aussi sur les côtés. Los jeunes filles le portaient flottant, ot les dames avec une liante et vastô ceinture d'étoffe qui formait corsago en bridant sous les soins. La plupart du temps, les femmes en nouaient les manches pour les empocher do traîner, ot laissaient passer dessous colles do la chemise et do la camisole. Les hommes avaient des bliauts aussi longs, à manches étroites venant jusqu'aux poignets, et à fentes latérales à hauteur des hanches, <le manière & pouvoir les porter à cheval. En armes, on portait lo bliaut sous le haubert. Les bliaux étaient de toutes étoffes, souvent de soie, brodés au col, au poignet, aux ourlets du bas. On entendit plus tard sous le nom de biaude, blaude, bloy, une sorte de blouso portée par les deux sexes, surtout aux champs.
BLICCA n. m. Iclityol. 'V. BLIQUE.
Bi ri:itrn - -n Steenseu), poète et littérateur danois,
1' ' ■ .', mort en 1848 à Spentrup, oii, depuis
I 1 ' ' iir. Il eut une existence difficile et dou-
I '■ ' 'I I' ii'uiha dans une sorte de sauvagerie. Il
pulilia dahord une traduction d'Ossiaii I Mi, , im i, i,i mans et dos nouvelles qui lui valurent 1< , , W.û-
ter Scott danois, et des poésies lia , , ,,
et sombres qui mirent le romlile à sa r- i ,
torons de lui : Hecueil de nowellcs ( m i; i ,, ,, i^i^u ,,m
futaussitût dans t..nii l,-)i:,i:h /;, , , ,/.,,î ( is;ir,-
1836); Poèmes en «//,' ,j, ouvrage
resté jusqu'ici sans II , , ,, , ,, \ ,//<.s(i846-
1848); enfin, des rc. n , !,■ i,n.,jr , ,h -ii,,i,, et dans les duchés.
BLICOURT {cour) n. m. Etoffe de la môme nature que la serge, mais en difl'orant par la largeur et aussi par la qualité inférieure de la matière première.
Blida, comm. d'Algérie, arrond. et à 51 kilom. d'Alger, sur l'oued Sidi-el-Kébir, qui a toujours de l'eau, au pied de l'Atlas, à la lisière do la Mitidja ; 27.772 hab. [Blidéens ou Blidiens, ennes.) Ch. de f. d'Alger â Oran. Tribunal de première instance. Tanneries, teintureries, minoteries, norticulture. Commerce d'oranges renommées. Mélange de constructions arabes et françaises, Blida est enfouie dans des jardins de mimosas, d'orangers, de citronniers, d'oliviers. C'était une sorte de Capoue musulmane. Les désastres du tremblement de terre de 1825 ont été vite réparés. Conquise par 'Valée en 1838.
— BiBLiOGR. : Trumelet, Blida (1887).
Blieskastel, petite ville d'Allemagne (Bavière rhénane [PalatinatJ), surla^iies, affluent de la Sarre ; 1.700 h. Combat entre les Français et les Prussiens, en 1793.
Bligh (William), navigateur anglais, né en 1753, mort en 1817. En dirigeant une expédition destinée à importer aux Antilles l'arbre à pain et d'autres plantes qui croissent dans les îles du Pacifique, il découvrit, en 1788, au S. de la Nouvelle-Zélande, un groupe d'îles qu'il nomma îles du Bounly; quelque temps après, l'équipage de son navire s'étant révolté, Bligh fut déposé dans une chaloupe, avec dix-huit hommes qui lui étaient restés fidèles. Il navigua plus d'un mois au milieu des plus grands périls, découvrit
"— -■ îles de B
bien accueilli, voyages et découvrit l'île du Lagon, puis l'archipel du Duc-de-Clarence. Il fut, enfin, lommé gouverneur de la Nouvelle-Galles du Sud ; mais ion excessive sévérité provoqua un soulèvement général, it on le força à s'embarquer pour l'Angleterre, en 1808. Il i publié une relation de ses Voyages dans la mer du Sud 1790), dont il ctiste une traduction française (1792).
BLIGHIE (ghi — de i
pr.) n. f.
. Syn. de cu-
bàton de 1
Bligny-SUR-OOCHE, ch.-l. do cant. de la Côte-d'Or,
I! i,i ri à 18 kilom.de Beaune, sur l'Ùuc/ie naissante :
-, il,. Corderies, tuileries, teintureries. Restes d'un
I ii>rt ruiné en 1478; vestiges de voie romaine; co-
,11 fut, croit-on, élevée en l'honneur de Constance
1 i ;, I . In engagement eut lieu le 3 décembre 1870, entre
les Prussiens et les troupes commandées par Garibaldi
et le général Cremer, entre Bligny-sur-Ouche et Arnay-le-
Duc. — Le canton a 22 comm. et 6.061 hab.
BLIN (vx franc, belin, bélier, machine à frapper) n. m. Mar. Doubles cercles en fer, placés sur les vergues et destinés à servir de supports aux bouts-dehors ; Blins de bouts-dehors de bonnettes. (Ces blins sont en deux parties, à charnière, et un galet placé à la partie inférieure facilite la manœuvre de pousser ou de rentrer le boutdehors. Dans les manœuvres de voiles ; plus facilement, on oi dehors. Les embarcati
blin à l'avant, dans le-
ne (XIII* siècle).
, portée par les deux
loge le bout-dehors de foc. Le bout extérieur du e foc porte un blin pour le passage du bout-dehors de clin-foc.) ii Sorte de bélier, pièce de bois forte, courte, carrée, dont l'usage est souvent nécessaire pour décider le lancement. (On s'en sert en frappant avec les langues ou coins placés sous l'étrave ou sur l'avant du ber.) il Le blin ou burin sert aussi pour serrer les pièces des mâts ou
— Techn. Une des pièces de l'ourdissoir.
Blin de Sainmore (Adrien-Michel-Hyacimhe), litné a Paris en 1733, mort en 1807. Il se onnaîtré par des liéroïdes et des épîtres en vers. m censeur, puis L'arde des archives, nistoriographe. Il ses rnipl,'!^ s, M!, l.i Révolution, et devint enfin , iNaii'ir ,!,■ il I, 1 ' ,,,|iio de l'Arsenal. Parmi les 1 i,- ,1 , ii\,ii;i I, iii.re, qui jouit d'un certain
■rphanis (1773) ; un drame en
de blinder, assemblage de
I recouvre les parois ou
la toiture d'une construction ou abri quelconque, pour lui permettre do résister au choc des différents projectiles pleins ou explosifs.
— Mar. Protection extérieure donnée aux batteries de côtes, aux tourelles, aux navires, au moyen de platjues métallique» d'épaisseurs et do formes variables. (Autrefois, on couvrait le pont ou le bordage de vieux câbles, de sacs de sable, de tours do chaîne.)
— Trav. publ. Construction en charpente et on planches ou en ter, servant à consolider les parties éboulcuses d'une tranchée ou d'un
tunnel. .
— Encycl. Art milit. '■-,,- -^, . . ■ " ■ .'- -— ,. A l'origine, le blindage ' * fut surtout employé
pour résister au tir vertical des bombes, contre lesquelles il était particulièrement difficile de j;i ,„i , „.
protéger les toitures, -, parce qu'on ne pouvait impunément accumuler de la terre ou autres matériaux au-dessus de celles-ci, comme on le faisait en avant des murailles : le poids du blindage luimême pouvant en effet défoncer le toit qu'il était censé protéger. Aussi a-t-on eu recours aux matériaux les plus variés pour la construction des blindages, qui, généralement, en comprennent de deux sortes : les uns. très résistants, tels que le bois, la maçonnerie, ou même le fer ; les autres élastiques au contraire, et relativement légers, comme la terre, le fumier, les fascines, qui sont des paquets de minces branchages. On alterne souvent par couches ces deux sortes de matériaux.
Les substances élastiques contribuent, en effet, à diss^ miner dans toute la masse, en l'affaiblissant, la force du choc du projectile frappant en ' "
était un exe " bombes splié
l^effe''t"i'i.' ii'i'.
■ que une couche de matériaux lement assez près de la surface r un projectile qui n'éclaterait " ' ' ' couche de
plus violent
'/es
fs ont conduit à augmenter la résistance des blindages. On emploie actuelle-
durs, qui |,|,,-,,,,,,...,.
qu'après s'être profol
terre produirait un effet destructeur d'
que la terre placée au-dessus de lui formera'it bourra^
Les progrès de l'artillerie, la puis.saoce projectiles " ' ' " ' "
force de r^
ment dans leur construction, concurremment avec la terre et le bois, des rails de fer ou d'acier et du béton de c dont il faut porter la couche jusqu'à 0",4d et même d'épaisseur, pour avoir une protection " contre les projectiles chargés d'explosifs brisants.
— Mar. La cuirasse est devenue indispensable, à la suite des progrès incessants de l'artillerie et des ravages causés par les projectiles. Au début de leur emploi, les plaques de cuirasse étaient en fer et formaient un revêtement extérieur complet. Mises en service d'abord sur les batteries flottantes, elles ne tardèrent pas à recouvrir tous les vaisseaux de la flotte. Avant 1870, les frégates cuirassées étaient bardées de fer dune épaisseur de 10 & 15 centimètres du pont au-dessous de la flottaison, et se trouvaient complètement â l'abri du canon. Avec les progrès de l'artillerie, on décuirassa par places pour renforcer la ceinture qui atteignit jusqu'à 51 centimètres, en même temps que les navires se construisaient exclusivement en fer. Les plaques compound remplacèrent le fer. Les plaques d'acier, beaucoup plus résistantes, permirent d'en réduire l'épaisseur. Mais le maximum de résistance a été donné par les plaques a harveyées », c'est-à-dire rougies de nouveau à la surface après martelage et trempées, puis par les plaques d'acier-nickel, qui ont permis de réduire les épaisseurs de cuirasse d'à peu près la moitié. Actuellement, on met un blindage à la flottaison, aux tourelles, aux passages des munitions, à un ou deux ponts, aux hiloires des panneaux, aux réduits des canons, au kiosque on blockhaus du commandant, et la multiplicité des organes à protéger semble avoir donné à l'artillerie un rang qu'il sera bien difficile de lui faire abandonner.
— Métall. Lés usines métallurgiques emploient deux méthodes distinctes pour la fabrication des plaques de blindage, que l'on fait principalement en acier et en fonte ; quelquefois aussi on fabrique des blindages mixtes ou conipounds, mi-fer et mi-acier. Ce dernier métal se trouve tantôt accolé e.vtérieurement, tantôt coulé entre deux plaques de fer.
Dans la fabrication des blindages, les usines de Saint-
Cbamond emploient le laminage ; les aciéries du Creuset
f..,.. ,,..age du forgeage au marteau pilon. Les aciéries do
In et de Commentry fabriquent de préférence les
■s en acier ; il en est de même du Creuset.
Il adages en fonte se font plutôt en Allemagne, à
Il : les procédés de fabrication resleut secrets.
— .\iines. Quand la natui-i' u.- i.it.iii,<. ;.,:i^ :.• r.,i..;aEre des puits de mine ou le per,:, i.., :.' - '^ ^a.- i., , r^: i ,auvaise, on substitue aux
anciens boisages des blindages métalliques.
Les cadres se font avec des rails hors d'usage ; des feuilles do tôié jouent le rôle de remplissage. Il y a économie dans l'emploi de ces blindages : en effet, la matière première, étant inusable , peut servir de nouveau dès que les anciens travaux d'exploitation sont terminés. I.K>rs de la construction des timnels, on a aussi recours aux mêmes procédés.
BLINDE (de l'allem. blende; do blenden, aveugler, et par ext. boucher) n. f. Art milit. Châssis rectangulaire en bois que l'on emploie à la guerre, principalement dans les sièges, à soutenir une voiite de fascines ou d'autres objets. au moyen de laquelle on soustrait certains travaux de sape, tels que les descentes et les passages de fossé, aux coups plongeants de l'eanemi. (L Acad. n'admet ce mot qu'au fém. pi.)
— Mar. Ouvrage qui a pour but de garantir le bordage e^ de mettre à l'abri ceux qui travaillent ou qui combattent sur le pont. (Vieux.)