BLINDER - BLOCK-SYSTEM
rt milit. Recouvrir un ouvrage de sape de fascines chargées de terre et soutenues par des blindes, pour le soustraire aux coups plongeants de l'ennemi : Blinder la descente du fossé, ii Mettre un édifice à couvert contre la chute des bombes et autres projectiles : On BLINDE un magasin à poudre en chargeant le plancher des étages supérieurs d'une couche épaisse de fumier ou de terre. Il Blinder une porte. Etablir au-devant une espèce de toit incliné, avec de grosses pièces de bois recouvertes de fumier ou de terre.
— Mar. Blinder un vaisseau. Autrefois, Couvrir le pont ou le bordage d'étoupes, devieux câbles, etc., pour amortir le choc des boulets, il Aujourd'hui, Revêtir, dans le mémo but, la coque du navire de pla()ues métalliques.
— Trav. publ. et mines. Disposer des pièces de bois ou des armatures de fer, pour empêcher que des ébouloments ne se produisent dans une excavation quelconque.
BlinDHEIM ou incorrectement BlenheiM, village d'Allemagne (roy. de Bavière [Souabe]) ; 100 hab. Ce village, qui dépend du bailliage d'Hochstœdt, fut, avec cette autre localité, le théâtre d'une victoire des Anglais de Marlborough, et des Autrichiens du prince Eugène, sur l'armée austro-bavaroise de Tallard et Marsin (n04). Do là le nom de Blenheim donné par les Anglais et de Uoclistœdt donné par les Français à cette bataille. V. Blenheim, et HOCHST^DT.
. f. Genre de mousses de la tribu des séli- ,e l'on rencontre sur les rochers humides de euse ou granitique, dans les régions septenrionales et tempérées du globe.
BLINCR V. a. Frapper avec le blin, enfoncer au moyen
du blu
nàt.
BLINKWORTHŒ (kou-or-ti) n. f. Genre de convolvulacées, fondé sur un seul arbrisseau des Indes.
BLIQUE (blik') ou BLICCA n m Genre de poissons physostomes, famille des cyprinidés, renfermant des brèmes à nageoire anale courte et à dents pharyngiennes rangées par séries de deux et cinq. L'espèce type du genre est la brème bordelière ou brêmette (bliccabjorkna),Ae l'Europe septentrionale «t moyenne. Les natu- onqu- .
ralistes allemands distinguent sous le nom de bliccopsis abramorutdus une forme bâtarde de ce poisson.
BUSSINÉS (rad. blissus) n. m. pi. Tribu d'insectes héniiptères-hétéroptères, famille des lygéidés, renfermant les genres blissus, ischnodemus, dimorpbopleurus. — £/nBLissiNE.
BLISSUS (suss) n. m. Genre d'insectes hémiptères, type de la tribu des blissinés. renfermant des petites punaises i grises ou noirâtres. On connaît une douzaine de blissus, dont six habitent l'Europe et 1 Al-
Blitilde, 1
Francs. V. Caii
■.Uni
I la vérité his-
DÉR
BLITON n. m. Bot. Syn. de edxole.
BlittersdORF (Frédéric-Landolin- Charles, baron de), homme d'Etat allemand, né en 1792 à Mahlberg (Bade), mort en 1861. Envoyé du grand-duc de Bade près la Diète de Francfort (1821), il succéda plus tard au baron de Tiirkheim, comme ministre d'Etat et des affaires étrangères. 11 adopta une ligne politique d'arbitraire qui mécontenta tout le monde. Envoyé de nouveau à l'assemblée de Francfort, il y préconisa son système antilibéral, mais fut mis à l'écart des affaires par les événements de 1848. 11 publia, sous le titre de : Quelque chose du portefeuille du baron de Blittersdorf (Francfort, 1849), une curieuse justification de sa vie politique.
BLIZON n. m. Nom que les pêcheurs du littoral français donnent fréquemment à l'éperlan.
BLOC (blok' — de l'anc. haut allem. bloch ; allei derne block) n. m. Masse considérable et pesant de marbre, de pierre.
— Par ext. Amas, réunion : Un bloc de marchandi
— Fig. Quantité considérable ; masse accablante : bloc de propositions, il Ensemble dont on ne peut rien tacher, qu'il faut accepter ou repousser sans réser Que cela vous plaise ou non, la Révolution française BLOC dont on ne peut rien distraire, parce g, ' torique ne le permet pas. (G. Clemenceau.)
— Piège à rats, que l'on nomme plus ordinairement ASSOMMOIR. 11 Pièce de bois où l'on emboîtait et oil l'on serrait les pieds des esclaves, aux colonies, pour les punir.
Il Pop. Prison, fers, arrêts : FoM-rer au bloc un soldat, un matelot.
— Blocs erratiques. Géol. Fragments plus ou moins considérables de roches qui se trouvent isolés de leur gisement primitif, et qui ont été transportés par les glaciers de la période dite glaciaire. "V. ERRATiQtiE.
— Fauconn. Perche récouverte de drap, sur laquelle on mettait l'oiseau au retour de la chasse.
— Jeu. Au billard. Action de bloquer la bille de son adversaire, l'appliquer contre une bande.
— Mar. Massif ou crapaud sur lequel repose une bombarde. 11 Nom des deux parties d'un canon agrafé : Bloc de volée. Bloc de culasse, il Système de fermeture de culasse de certaines pièces de canon de petit calibre : Fermeture à bloc ou à com. (Au lieu d'une vis qui entre et ferme l'oritice arrière, c'est un bloc de métal qui so déplace verticalement et vient supporter l'effort des gaz. Ce mode de fermeture domine dans l'artillerie Krupp.) n Bloc, Chantier de ouille. Il A bloc, loc. adv. Une chose est
de mettre quelque chose à bloc. — Fam. Signifie qu'on ne peut plus rien faire ; Je suis tout à fait À bloc
— Mécan. A bloc. V. la rubrique Mar.
— Techn. Masse de métal composant la base de la presse hydraulique, n Planche portant en relief les dessins qui doivent être reproduits sur l'étoffe, et dont se servent les imprimeurs sur tissus. 11 Feuillets de uapier collés comme ceux d'un calendrier, et que l'on détache les uns des autres au fur et à mesure des besoins, il Billot sur lequel les graveurs fixent leur ouvrage, il Partie inférieure d'une enclume et masse de bois sur laquelle elle repose. H Sorte de mandrin employé par les ciseleurs, il Masse de bois sur laquelle le raffineur frappe la forme du pain de sucre afin de la détacher, n Sorte de presse dont se servent les tabletiers. 11 Billot sur lequel on coupe les hameçons à longueur. Il Bloc d'échantillon, Bloc de pierre taillé sur carrière à la dimension voulue.
— Loc. ADV. : En bloc, En gros, en masse, sans entrer dans un examen détaillé : Acheter, vendre en bloc, ii En bloc et en tâche, Ensemble, en parlant de travaux à exécuter ; Faire marché en bloc et en tache. CVieux.;
— Allus. littér. :
Ce bloc enfariné ne me dit rien qui vaille. Vers de la fable de La Fontaine : le Chat et le'Vieux Rat. Cette déclaration est faite par le vieux rat regardant de loin le chat qui s'est couvert de farine pour tromper le peuple souriquois. (Se dit, dans l'application, de tout piège que l'on soupçonne.)
— Encycl. Constr. Au lieu d'enrochements, on fait souvent usage, dans les travaux publics, de blocs artificiels de béton. On les emploie de préférence dans l'établissement des jetées, des culées ou piles de ponts, et aussi dans les ports, pour supporter la maçonnerie des quais. V. bktos. [Travaux hydrauliques en bélon.)
BLOCAGE n. m. Constr. Petites pierres, débris de moellons, de briques, qui servent à remplir les fondati édifice quelconque ou l'entre-deux d' paveur. Disposer les pavés à côte les uns des autres, d une manière toute provisoire Il Genre de maçonnerie en pierres sèches, c'està-dire sans mortier, sur la surface des talus.
— Jeu. Au billard àblouses. Action de bloquer.
— Typogr. Action de bloquer.
BLOCAGEUX (yeii), EUSE adj. En T. de constr.. Qui est formé de blocage, il On dit
aussi BLOCAILLEO-V, EnsE.
BLOCAIL (kày') n. m. T. rural. Nom donné fréquemment au sarrasin, dans les environs de Paris.
BLOCAILLE (kày') n. f. En T. de constr., Débris provenant de la taille des pierres ou fragments de briques dont on fait usage pour le béton, u On désigne aussi sous ce nom les pierres de trop petite dimension pour servir dans un parement.
BLOCAILLEUX (ka-lleû [H mil.]), EUSE adj. Constr. Syn.
possible de
; faire. Le paviUo
quaiid les poulies se touchent ; les pièces de chine sont à bloc ou bloquées quand elles ne peui plus prendre aucun mouvement, n A bloc! Commanden
T. de
EDX,
médecin aile
Bloch (Marc-Eliézer), naturali mand, né en 1723 à Anspach, d'une fjmille juive, mort en 1799. Ce savant distingué fit partie de la Société des curieux de la nature et acquit une grande réputation. Ses principaux ouvrages sont : Traité sur la génération des vers intestinaux et sur les moyens de les détruire (1772, trad. en franc., 1788) ; Histoire naturelle des poissons étrani/ers (1782, trad. en franc, par Lavaux, 1785). Cet ouvrage est un des plus remarquables qui aient été publiés en ce
arts de Copenhague, et donna, à
énage de pêcheurs ;
rapporta, en 1863, Samson chez les Philistins, En 1865, il fit pour le roi de Grèce la Délivrance de Prométhée. Sa toile la plus remarquable fut le Roi Christian II en prison. Pour le château de Frederiksborg, il a peint vingttrois scènes du Nouveau Testament et deux grands tableaux d'histoire pour l'Université. En 1865, il devint membre de l'académie des beaux-arts, et, en 1871, professeur à Copenhague.
BLOCHET {ché — de bloc) n. m. En T. de constr., Pièce de bois aux angles de la toiture, recevant le pied des arbalétriers et reliée à la sablière.» On l'appelle aussi entretoise.
— Blochet mor-
dant. Celui assem-
ronde avec le chevron. Il Blochet d, recnie. Celui qui es droit dans les ang\es.i\ Blochet àmi
Block (M
rice ) , économ français, né à 1
blockhaus (blok'-âss — de l'allem. block, bille de bois,
improvisé au moyen de troncs d'arbres équarris; qui procuraient promptement un abri à l'épreuve des balles.
— Encycl. Recouvert d'un toit, le blockhaus pouvait offrir un logement relativement confortable à des défenseurs. On le complétait occasionnellement en l'entourant d'un fossé dont l'excavation fournissait la terre nécessaire pour blinder le toit et les parois et les mettre, dans une certaine mesure, à l'abri des projectiles de l'artillerie et les garantir contre l'incendie. Car ce dernier moyen de détruire les blockhaus était souvent employé par les assaillants.
Aux blockhaus improvisés ont succédé les blockhaus portatifs, dont tous les éléments, transportés séparément,
à Paris en 1901. Il se fit naturaliser Français et fut, jusqu'en 1862, sous-chef du bureau de statistique générale au ministère de l'agriculture et du commerce, llfut élu en 1880 membre de l'Académie des sciences morales et politiques. Il a beaucoup contribue à vulgariser les connaissances relatives à l'économie politique et à J'organisation administrative française. Ses principaux ouvrages sont : Annuaire de l'économie politique et de la statistique (années 1856 et suiv.) ; Statistique de la France comparée avec les divers Etats de l'Europe (1860-1874); Puissance comparée des divers Etats de l'Europe, avec cartes (1862): Dictionnaire de l'administralion française (1856, 4" édit., 1808); Dictionnaire général de la politique (M&i): l'Europe politique et sociale (1869) ; les Progrès de la science économique (ISS9) ; Petit Dictionnaire politique et social (1896), etc. Il a, enfin, fourni un nombre considérable d'articles spéciaux au i Journal des économistes n, à la " Revue des Deux Mondes », à « l'Economiste français », au » Journal des Débats », au journal « le Temps ».
pouva
!nt être rapidement montés et permettaient d'étaouvrage de ce genre, même où le bois faisait défaut. C'est ainsi organisés et employés que les blockhaus rendirent des services dans les guerres d'Algérie où l'on n'avait, le plus souvenj, atfaire qu'à des ennemis dépourvus d'artillerie.
Tout d'abord, les blockhaus furent simplement carrés ou rectangulaires ; puis on modifia leur tracé en leur donnant la forme d'une croix ou d'un zig-zag, ce qui permettait à leurs diverses parties de se flanquer mutuellement. L'entrée du blockhaus — le point faible — était alors placée dans un rentrant. On organisa aussi des blockhaus à étage : celui-ci débordant et surplombant le rez-de-chaussée dont les approches se trouvaient ainsi flanquées et défendues au moyen de feux verticaux partant de meurtrières disposées comme les mâchicoulis du moyen âge. Avec les armes actuelles, le principe des blockhaus icore être appliqué. Mais leur construction exige î matériaux, en raison de la puissance de pénétration des balles de petit calibre. Des rails de chemins de fer superposés et engagés par leurs extrémités dans des piliers en maçonnerie, voilà ce qu'on emploierait le plus volontiers aujourd'hui.
— Mar. Le blockhaus est un abri blindé destiné à protéger des balles et des projectiles de petit calibre, le commandant qui s'y tient pour surveiller le combat et donner des ordres ; on y abrite aussi la roue qui permet de gouverner, les transmetteurs d'ordres et le personnel indispensable. La vue est assurée par des orifices faisant tout le tour du blockhaus, ménagés entre la toiture et les parois verticales blindées. Les hunes des mâts militaires des cuirassés, avec leur enveloppe d'acier et leur artillerie, sont aussi de véritables blockhaus ; souvent, d'ailleurs, on a ménagé dans ces mâts à bonne hauteur, au-dessus du pont, un abri où peut se tenir le commandant.
BLOCK-SYSTEM (sis5-(éni' — de l'angl. (o block, fermer, et System, svstème) n. m. Mode d'exploitation des chemins de fer àestiné à prévenir les collisions.
— Encycl. Le block-system nous vient d'Angleterre. La voie est partagée en sections de longueurs variables, suivant l'abondance ou la rareté des trains d'autant plus courtes que la circulation est plus active; chaque section est gardée, à son entrée, par un agent chargé, à l'aide de
signaux, d'admettre ou d'empêcher le passage des t -
qui se présentent. Le poste phiquement à ceux qui le précèdent ou le suivent. La section sur laquelle circule un train est dite bloquée lorsque le signal ou sémaphore indiquf que la voie est fermé(
la section. On dit alors que le block-system est absolu.
Le block-system est permissif quand le train , suivant le premier sur la même section, ralentit seulement de manière à
formé est relié télégr,
System permissit es e"n usage en Angle terre (
; en France.
les
spéciale!
ployés pour ' tre les signaux entre chaque poste sont les appareils Tyer, sortes de cadrans dont l'aiguille donne pour chaque voie deux indica-
voie libre. On les a complétés presque partout par les appareils Jousselin.
Dans chaque gare se trouve un cadran à aiguille, qui porte les 12 indications suivantes :
1. Tyer voyageurs; 2. Tver marchandises; 3. Tyer machine isolée : 4. Arrêtez et visitez le train ; 5. 'Wagon échappé sur voie n» 1 ; 6. 'Wagon échappé sur voie n» 2 ; 7. Arrêtez train venant sur moi ; 8. Train en détresse sur voie n" 1 ; 9. Train en détresse sur voie n" 2 ; 10. Rentrez dans le circuit télégraphique ; II. Essai de l'appareil; 12. Le dernier signal envoyé est annulé. Ces douze phrases suffisent pour tout ce qui peut se présenter dans le service.
Les sémaphores ou signaux optiques sont très différents des sif/nauT disques^placés en amont et en aval des
Appareils de block-system : (
ielin : 3. Appareil Tyer : i. Mi ro-sémaphorique pour double
,',11,;: I, :i|,;ii,iK ffloctrifiuos, parmi lesquels flguro
I, Il . .ml. les compagnies qui on font usage.
I, I, .1 . Siemens, dans lesquels sémaphores
. I ij, , 11, 1 , , l' ' Il I |tii's sont solidaires les uns dos autres. I,.'. appareils Uo^-nault, ceux do Tosse, de Lartiguo, qui, 1,1, Ml que moins compliquas quo les premiers, donnent des r.-,ultats identiques.
Blockx (.lan), compositonr l.olpo, n,\ 4 Anvers en 1851. i:ir%,. ihi Cuh ., rv,,j,,iiv r\ir(r , ,1,111 riorl<xa fait^opré- ^,,„l,.r,■, \!iv,r ,' ,' n 'M.iHl.àla Monnaie
,1,. l;n]M-[l, , 1/ . U 'rt; Martin, opÙTa.